mercredi 19 juillet 2017

Macron le jupitérien


Ce jeune et impétueux président n'a pas fini d'avaler des couleuvres, tempêter haut et fort en criant c'est moi le chef, ne fait de vous un chef, dans son cas, donne l'image d'un ado qui s'excite.

Ce quinquennat s'annonce comme une présidence immature, une présidence embarrassée.

samedi 8 juillet 2017

POUR CERTAINS, RATTRAPER L’OCCIDENT ET LES AUTRES NATIONS, SEMBLE ETRE UNE MISSION IMPOSSIBLE


L’Afrique est de très loin le continent le moins développé et l’explication la plus immédiate de ce constant c’est que, compte tenu de la logique historique selon laquelle les nations par-delà même les continents, se passent les unes après les autres la charge de se trouver à la pointe du développement humain, si l’Afrique le fut dans un lointain passé, elle ne l’est tout simplement plus actuellement, et qu’elle le redeviendra peut-être un jour…

Cependant, il existe un nombre de plus en plus élevé d’Africains, d’autant plus sensibles aux thèses panafricaines et afrocentristes que leur procurant un lâche soulagement, celles-ci leur permettent ne n’assumer aucune responsabilité quant à eux-mêmes, ni en regard de leur histoire, ni en regard de leur réalité d’aujourd’hui, et pour lesquels cette défaveur n’a qu’une seule, unique, et simple explication, à savoir le fait que les nations africaines se font déposséder de leur richesse par les nations occidentales et particulièrement, par la France.

A entendre ces gens, s’il n’était cette intervention prédatrice des nations occidentales, les nations africaines serait immensément riches…
Riches… ? Mais d’avoir produit quoi…?

Il faut déjà prendre conscience que tout le continent n’assure que 4,5% seulement du produit mondial brut, et ce chiffre est encore trompeur parce qu’il englobe les pays de l’Afrique du nord qui ne relèvent pas de la même catégorie de développement économique. Car, concernant l’Afrique subsaharienne, celle-ci ne participe qu’à hauteur de 2,3% seulement du produit mondial brut. Ceci, de sorte qu’on ne voit pas d’où pourraient bien provenir les sommes faramineuses qui, selon certains qui parlent de milliers de milliards, seraient dérobées.

D’autre part soyons clairs. Les ressources qui se trouvent enfouies sous terre ne deviennent des richesses qu’une fois qu’elles en ont été extraites et rendues favorablement disponibles, par celui qui sait le faire et qui est alors le véritable producteur de ces richesses. Car autrement, celles-ci ne demeurent que potentielles, c’est-à-dire dans un état qui n’a jamais enrichi personne. Il est d’ailleurs manifeste que des hommes sont demeurés des siècles les pieds au-dessus d’elles, sans en avoir retiré le moindre avantage…

Il est certain qu’au contraire des Chinois qui accordent généreusement des prêts aux états africains, d’une part, afin de placer leurs énormes réserves de change et d’autre part, afin d’obtenir de ces états des commandes d’équipements qu’ils font réaliser par des entreprises et des personnels chinois, mais qui investissent peu, ce sont les occidentaux qui sont de loin les premiers investisseurs en Afrique, bien loin devant les Africains eux-mêmes, ce qui valu des foudres à monsieur Zinzou pour l'avoir signalé.

Ce sont donc eux qui exploitent principalement les ressources du continent et en tirent un grand profit. Mais on ne saurait parler de vol, dès lors qu’il s’agit d’exploiter une ressource selon une concession accordée par une nation qui ne possède pas les moyens de l’exploiter elle-même, et tel est bien le problème des nations africaines…

C’est entendu, l’Afrique est un continent qui possède un énorme potentiel du fait de ses ressources naturelles, mais utiliser un raccourci pour dire que par cela tout simplement, il est riche, c’est ne nullement tenir compte de la nécessité de les exploiter et surtout, de savoir le faire. Si donc il y a bien exploitation des ressources du continent africain par des sociétés de nations occidentales, et même s’il est manifeste que le pourcentage accordé aux états pour les ressources exploitées par ces sociétés, n’est pas moralement équitable, il n’y a strictement pas vol, et il demeure de la haute responsabilité de ces états et d’eux seuls, soit de tout mettre en œuvre pour exploiter ces ressources eux-mêmes pour en faire des richesses, soit de trouver de meilleurs partenaires…

Il faut donc en finir avec cette légende selon laquelle les Africains se font voler par milliards de ce qu’ils n’ont pas produit, surtout si on remarque que par-delà l’exploitation de matières premières, produits énergétiques, métaux ou autres, qui sont des produits à très faible valeur ajoutée et qui représentent l’essentiel de leur activité industrielle, concernant cette fois les produits à très haute valeur ajoutée, c’est-à-dire les produits manufacturés, cet immense continent ne produit que 1,1% seulement de l’ensemble des produits manufacturés dans le monde. Ceci, de sorte que ces pays doivent pratiquement tout importer comme équipements et même comme objets ordinaires, de Chine ou d’ailleurs, jusqu’aux allumettes…

L’autre bobard très à la mode, c’est celui selon lequel par le moyen du franc CFA, les Français parviendraient à capturer l’essentiel de la richesse produite par les nations de la zone franc, et d’assurer ainsi leur train de vie. On ne comprend pas comment une telle idiotie peut-elle être partagée par tant de gens qui montrent à quel point ils sont totalement hors du coup, et qu’ils n’ont pas la moindre notion des choses.
En effet, le Pib nominal de l’ensemble des nations de la zone franc, n’atteint que 163 milliards de dollars, alors que le Pib nominal (pas en PPA) de la France s’élève à 2847 milliards de dollars soit 17 fois plus…!

Ainsi, même si par un subterfuge les Français parvenaient à s’emparer de la totalité de la richesse produite par les nations de la zone franc sans leur laisser un seul centime, on ne voit pas comment suite à ce vol, ils se retrouveraient par miracle 17 fois plus riches qu’elles…

De toutes les façons, tout ce baratin de gens qui, en parlant de richesse volée, évoquent des milliers de milliards sans avoir la moindre notion de ce que représentent ces chiffres, devrait correspondre concrètement à une production considérable puisque qui dit richesse dit évidemment produits, selon un important volume qui nécessite pour sa réalisation de nombreux équipements.

Car, même pour un voleur qui s’en viendrait tout simplement s’emparer des ressources africaines sans rien demander et sans rien donner à personne, l’exploitation de celles-ci ou le vol d’une exploitation de celles-ci faites par les nations, surtout s’il s’agit de matières premières, nécessite de toutes les façons des équipements gigantesques puisqu’on n’imagine pas produire de tels volumes sans moyens pour cela. Or, le sous équipement manifeste du continent suffit à montrer qu’aucune richesse n’a pu y être produite à ce niveau, pour qu’un voleur vienne ensuite s’en emparer, tout cela n’a aucun sens…

L’inconvénient de tout ce baratin, c’est qu’il éloigne les Africains d’avoir à considérer les véritables raisons de leur faiblesse, c’est-à-dire ce qui fait qu’ils ne sont pas en mesure d’assurer eux-mêmes l’exploitation de leurs ressources.

Pour ce faire, il leur faudrait bien sûr de l’argent ce qui n’est pas le moindre problème, mais il leur faudrait surtout les personnels hautement qualifiés pour concevoir et réaliser les équipements et installations nécessaires.

Or le dénuement total de l’Afrique en ce domaine est désespérant et la photo en illustration montre à gauche, une classe d’école au Congo, et à droite, une classe d’école en Europe. La différence de condition pour les élèves saute aux yeux, et c’est là que se situe le problème, celui essentiel de la formation des citoyens.

En effet, il n’y a en Afrique que 50 ingénieurs pour 1 million d’habitants…!

Rendez-vous compte qu’il y en a 3500 au Japon, 2700 aux Etats-Unis, et 1700 dans l’Union Européenne.

Les 206 écoles d’ingénieurs en France forment 34 000 ingénieurs par an, les Etats-Unis en forment 137 000, les Indiens en forment 340 000, et sur les 800 000 annoncés en Chine, on en retient 352 000 qui sont effectivement du niveau des ingénieurs occidentaux, ce qui est malgré cela considérable.

Nous ne disposons pas de statistique au niveau de toute l’Afrique mais la formation d’ingénieur sur le continent même, est à ce point dérisoire, que les Nations Unies ont indiqué qu’il manque d’ores et déjà à l’Afrique le chiffre impressionnant de 2,5 millions d’ingénieurs.

La question est donc de savoir où, par qui, et quand, ces ingénieurs seront-ils formés et il est clair dès le départ, qu’une capacité à former un si grand nombre d’ingénieurs n’est tout simplement pas envisageable en Afrique même. Verrons-nous des hordes d’ingénieurs indiens ou chinois venir massivement, avec tout ce que cela comporte, en Afrique, pour assurer les nécessités de ce continent…?

Quant au domaine de la recherche il est tout aussi déprimant.

Dans un classement des nations selon le budget qu’elles consacrent à la recherche, la première nation africaine n’est que quarantième, il s’agit de l’Afrique du sud qui consacre à la recherche 0, 93% de son Pib, à comparer aux 3,3% qu’y consacre le Japon.

L’Union Africaine quant à elle exhorte les nations africaines à consacrer au moins 1% de leur Pib à la recherche, mais elle n’est pas entendue, et là, la distance qui sépare les Africains du reste du monde ne semble pas rattrapable.

En effet, les Etats-Unis disposent de 1 413 000 chercheurs, la Chine, 1 312 000, le Japon, 657 000, la Russie, 448 000, l’Allemagne 328 000, la France, 240 000.

La statistique pour l’Afrique est imprécise, mais ils seraient aux alentours de 95 000, pour tout un continent de plus de 1, 2 milliards d’habitants, soit peu de chercheurs, mais surtout ne disposant ni des installations, ni des budgets, pour faire favorablement de la recherche.
Il vient de là rendez-vous compte, que l’ensemble des chercheurs africains sur le continent ne sont les auteurs que de 1% seulement de toutes les publications scientifiques qui sont faite dans le monde…!

En fait, pour l’essentiel les chercheurs africains sont ceux qui, ayant été formés en occident, ont décidé d’y demeurer afin d’exercer, au détriment du continent.

Ainsi, au contraire des Asiatiques qui il y a quelques décennies, ont convenu qu’ils constituaient les “générations sacrifiées” afin que l’essentiel de leur effort participe à la formation des nouvelles génération, c’est dans cette impréparation de “l’avenir” par les Africains qui n’ont pas fait le choix de se sacrifier pour leur enfants, qu’il faut chercher les raisons de leur actuel dénuement qui a conduit à l’exploitation de leurs ressources par d’autres, et certainement pas dans le piratage d’un trésor qu’ils n’ont pas encore eu les moyens ni l’occasion de constituer…

Richard Pulvar

jeudi 6 juillet 2017

Un génocide se déroule en ce moment-même dans notre pays, le Brésil.


Davi Kopenawa Yanomami, chaman et porte-parole yanomami
Notre gouvernement est en train de nous détruire, nous les peuples autochtones, premiers habitants de notre pays. Au nom du profit et du pouvoir, notre terre nous est volée, nos forêts sont brulées, nos rivières polluées et nos communautés dévastées. Nos proches, membres des tribus isolées qui vivent au cœur de la forêt, sont régulièrement agressés et tués.

Notre gouvernement diminue la protection de nos territoires, change la loi pour permettre à l’agro-industrie et à l’industrie minière d'en prendre le contrôle et cherche à faire taire notre mouvement de contestation. C’est l’attaque la plus violente que nous ayons eue à subir de notre vivant.

Mais nous ne nous tairons pas. Nous refusons que les richesses de notre terre soit volées ou vendues. Car d’aussi loin que nous nous souvenions, nous avons toujours pris soin de nos terres. Nous protégeons notre forêt car elle nous donne la vie.

Frères et sœurs autochtones issus de plus de 200 tribus, nous avons uni nos voix en signe de contestation. Depuis le cœur de la forêt amazonienne, nous vous lançons un appel. Il y a urgence, nous avons besoin de votre aide : faites savoir à notre gouvernement que notre terre ne peut être volée. 

S’il vous plait, aidez-nous ! Et aidez notre planète


samedi 1 juillet 2017

AFRICAINS REVEILLEZ-VOUS...!


Bientôt les puissants de ce monde se réuniront à Hambourg dans le cadre du G20.

Or, si les Amériques y auront 5 représentants, L'Europe avec la Russie, 6 représentants, l'Asie avec l'Australie, 8 représentants, il n'y en aura qu'un seul pour l'immensité du continent africain avec ses 1,2 milliards d'habitants.

Il s'agira de l'Afrique du sud qui vient de reprendre la place de première puissance économique du continent au Nigeria, suite à la baisse de 30% de la valeur de la monnaie nigériane, le Naira, conséquence de la baisse dramatique et spectaculaire des cours du pétrole, qui a plongé ce pays dans la régression.

Encore faut-il d'ailleurs remarquer que cette invitation à la table des grands relève-t-elle du principe et de la complaisance, tant les performances économiques même de ce premier d'Afrique, demeurent éloignées de celles des autres nations représentées.

Ceci tient au fait que le continent tout entier ne représente encore que 2% seulement du commerce mondial, soit près de dix fois moins que ce que devrait logiquement impliquer son poids démographique, et seulement 4,5% de la production mondiale brute.

Face à cela, le G20 représente 85% du commerce mondial, et plus de 90% de la production mondiale brute, et c'est dire face à ces 20 nations les plus puissantes, le peu que représentent les 174 autres nations membres de l'Organisation des Nations Unies.

Il est d'autant plus important pour les Africains qu'ils prennent bien la mesure de cette réalité, que les prévisions de la Banque Mondiale sont apocalyptiques, puisqu'elle prévoit qu'à l'horizon de 2040, la robotisation va supprimer 70% des emplois dans les pays émergents chez lesquels les nations occidentales avaient massivement délocalisées les activités nécessitant une importante main d'oeuvre.

Le mouvement inverse de relocalisation d'activités entièrement robotisées, mais nécessitant un nombre réduit de personnel hautement qualifié, s'est déjà amorcé puisque à ce jour, les robots ne paient pas encore, ni de charge, ni d'impôt.

Cette robotisation laissera d'autant moins de chance aux nations vivant de la rente que leur confère l'exploitation de leurs matières premières, et dont les économies ne se sont pas suffisamment diversifiées, que la fin de l'utilisation des énergies fossiles est programmée, et qu'un éventuel renchérissement des autres matières premières rendra rentable l'exploitation des ressources du fond des océans où là encore, ce seront les mêmes nations déjà puissantes, qui le deviendront encore davantage.

Rappelons à ce sujet que la France possède désormais le premier domaine maritime au monde, devant même les Etats-Unis, et la hiérarchie des puissants se continue là encore avec des pays tels que le Canada, le Brésil, la Russie, la Chine, et l'Australie.

Pour les Africains, la solution passera dans tous les cas par une urgente prise de conscience des nouveaux défis auxquels ils devront faire face, car leur qualité de pourvoyeurs de matières premières sera de plus en plus fragile, alors qu'ils demeureront importateurs de produits manufacturés.

Richard Pulvar