vendredi 22 septembre 2017

Rente viagère pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites

15 Arrêté du 13 septembre 2017 modifiant le montant de la rente viagère mensuelle versée au titre des dispositions du décret n° 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites 16 Arrêté du 13 septembre 2017 modifiant le montant de la rente viagère mensuelle versée au titre des dispositions du décret n° 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d'actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale.

mercredi 20 septembre 2017

AU COMBLE DE L'IMPUDENCE...!


C'est donc à la tribune même de l'illustre assemblée, cette institution créée selon la sagesse des hommes afin de pouvoir procéder en toutes circonstances, à un règlement pacifique des conflits, que le représentant de la nation la plus belliciste que notre Terre aura jamais portée, s'en est venu proférer avec une incroyable obscénité, des menaces de dévastation d'un pays qui à cette heure, n'a mené aucune action contre aucun autre...

L'argumentaire n'est pas nouveau, il a déjà été employé par un dirigeant de triste mémoire de cette même nation, auquel les peuples du proche-orient doivent un océan de douleurs, et il consiste à dire qu'il conviendrait de faire préventivement la guerre, pour ne pas risquer de la subir...

Ce ne sera pas la première fois que des malfaisants s'emploieront à instrumentaliser l'institution de règlement pacifique des conflits, pour en obtenir en la déviant totalement de sa vocation fondamentale, l'aval, afin de mener une guerre criminelle. Mais malheureusement, nous ne sommes plus en ces temps où un brillant ministre des affaires étrangères de notre nation, parvenait à les confondre, sous les applaudissements des nations désireuses de paix...

Richard Pulvar

vendredi 15 septembre 2017

Consultations "complexes" la double peine appliquée aux patients cancéreux, obèses, malvoyants...


TARIFS - À partir du 1er novembre 2017, deux nouveaux types de consultations vont apparaître chez votre médecin (généraliste ou spécialiste). Une consultation dite "complexe" sera désormais tarifée à 46 euros et une consultation "très complexe" sera, elle, facturée 60 euros. Voici les cas précis où ces tarifs seront appliqués. Suite


Ça commence, un grand  pas vers la libéralisation de la médecine, quoique avec les dépassements d'honoraire  on avait déjà franchi un pas.

D'un autre côté, que ceci se mette en place sous Macron n'est guère étonnant, les macronistes ont une certaine propension à s'en prendre aux moins nantis, aux plus pauvres de notre société, maintenant  avoir dans le collimateur les cancéreux, malvoyants, les obèses,  faire payer plus cher la consultation aux mal-en-point  est un glissement tout naturel pour ces enviandés.

mercredi 13 septembre 2017

La France va droit dans le mur !


Portugal : un redressement économique et social qui prend Bruxelles à contre-pied

La France quant à elle renforce sa politique d'austérité, ce qui occasionnera subséquemment un accroissement de la misère et une augmentation du chômage, ainsi qu'une pressurisation fiscale excessive sans pour autant réussir à réduire substantiellement la dette publique, relancer l'économie et freiner la montée du chômage.

Nous allons vers un accroissement de la misère, une recrudescence de la précarité, une paupérisation massive de la population, la situation se dégradera à cause d'une politique économique insane.

Evariste Zephyrin

mardi 12 septembre 2017

Bande de fainéants !


Comme à la foire, le bonimenteur qui nous sert de président vient allécher les sinistrés saint-martinois avec ses propos artificieux et des promesses fallacieuses.

Les fainéants répondent au président raté !


Le président stipendié des Rothschild a profité pour se rendre en Guadeloupe faire des salamalecs aux sinistrés saint-martinois, et ainsi d'éviter de se confronter aux manifestants, qui battent le pavé contre sa politique visant à réduire les droits et la protection des salariés.

Une amie m'écrivait que face à ces rapaces il fallait sortir les pieux, j'ai pris ça comme une boutade, mais les événements de Saint-Martin ont montré qu'en cas de crise extrême, que les gens de peu, les gens de rien, du moins une partie d'entre eux se transforment rapidement en bêtes sauvages, en barbare, alors il n'est pas dit que 1789 soit derrière nous et que les pieux ne serviront de porte tête de ceux qui veulent nous esclaver.

#LoiTravailXXL

Evariste Zephyrin

jeudi 7 septembre 2017

A quoi sert un député LREM ?


Une députée LREM organise des visites de l’Assemblée facturées 119 euros



On est dans un système libéral, on ne va pas s'en prendre à la petite entreprise, laissons cette dame faire son beurre, elle officie en tant que guide touriste à l'Assemblée, il faut bien qu'elle s'occupe vu que les députés LREM n'ont à faire, rien à dire, ils ont signé un accord les obligeant à voter ce que le "groupe" a décidé.

Allez ma petite dame, un euro de gagné est un euro dans la poche !

La réaction de Kémi Séba suite à son expulsion du Sénégal.

La réaction de Kémi Séba suite à  son expulsion du Sénégal. 



Le gouvernement de Maky Sall lui reproche d'avoir tenu des « propos désobligeants ». Kemi Seba vient d'être expulsé du Sénégal vers la France, dans la nuit du 6 au 7 septembre 2017. La lecture du communiqué de presse diffusé par le ministère de l'intérieur sénégalais, qui tente ainsi de se justifier, est tout simplement désopilante et/ou délirante (à vous de voir) :

- Les autorités sénégalaises jettent gratuitement la suspicion sur Kemi Seba à propos de sa qualité de président de l'association (via la formulation « il se présente comme... »)

- Les autorités sénégalaises lui reprochent également d'avoir été « traduit en justice ». Ce qu'elles ne disent pas, c'est que Kemi Seba a été traduit injustement en justice pour les faits mentionnés, et qu'il a été relaxé. N'importe qui peut traduire n'importe qui d'autre en justice, ce n'est pas une preuve ou même un signe quelconque de culpabilité.

- Les autorités sénégalaises lui reprochent « les propos désobligeants qu'il formule à l'encontre des chefs d'Etat et dirigeants africains » ; ce faisant, elles reconnaissent que le Sénégal est une dictature (car c'est dans une dictature qu'il est interdit d'être désobligeant avec les dirigeants du pays).

- Les autorités sénégalaises, enfin, préjugent que Kemi Seba « envisagerait » (on est loin d'un acte tangible...) d'appeler à des rassemblements, qu'elles estiment « intempestives »

Nous avons posé quelques questions à Kemi Seba lors de son arrivée à l'aéroport d'Orly. Il appelle à des rassemblements le samedi 16 septembre dans les capitales africaines francophones, à Paris, et dans les caraïbes.

Propos recueillis par Sly et Raphaël Berland

http://www.cercledesvolontaires.fr

mercredi 6 septembre 2017

KEMI SEBA EXPULSE DU SENEGAL !

video

La jeunesse africaine consciente se prépare à riposter à l'expulsion ce jour de Kemi Seba du Sénégal, par arrêté n°1635 du 05/09/2017 du Ministre de l'Intérieur du Pays-de-la-Teranga, Interpellé à son domicile, Kemi Seba est en ce moment reconduit à la frontière, pour être expédié par le premier avion en partance pour la France.

mardi 5 septembre 2017

FRANC CFA: "LA FRANCAFRIQUE A TRÈS PEUR DE L'ENGOUEMENT POPULAIRE DE CETTE LUTTE ET VA CHERCHER A TOUT FAIRE POUR ME FAIRE TAIRE"


Kemi Seba:"Le MINISTERE DE LA JUSTICE (LE GOUVERNEMENT SENEGALAIS), sans aucun doute sous pression du GOUVERNEMENT FRANÇAIS après l'annonce de la prochaine GROSSE MOBILISATION anti FRANC CFA en date du 16 SEPTEMBRE que nous avons lançé (en réponse aux propos des Macron-Ouatarra), a décidé de relancer l'affaire, comme pour tenter de fouetter une nouvelle fois l'esclave rebelle qui anime les fronts de contestation sur la plantation. Ils pensent nous intimider et pouvoir nous faire taire mais qu'ils sachent que nous irons jusqu'au bout dans ce combat africain pour la souveraineté monétaire , politique, militaire. Nous avons la justice morale avec nous. Et nous nous mobiliserons partout. NUL NE PEUT ARRETER ce combat."

#ilsfinirontparcomprendre

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[APPEL A LA RÉVOLUTION ANTI-FRANC CFA LE 16 SEPTEMBRE EN AFRIQUE ET DANS LA DIASPORA]

Contact whatsapp: 0033651322695 pour organiser une mobilisation dans votre ville (en Afrique ou dans la diaspora). 

Kemi Seba:"En une période où la jeunesse africaine proteste avec la dernière énergie contre ce pillage économique que symbolise le FRANC CFA, le couple Emmanuel Macron-Alassane Ouattarra a décidé d'enfoncer le couteau (de notre oppression économique) dans la plaie , en persistant et signant que non seulement le FRANC CFA est une bonne monnaie , mais qu'ils veulent de surcroît l'étendre aux pays africains anglophones de la CEDEAO. Pendant que la jeunesse africaine hurle avec désespoir son souhait d'avoir une monnaie africaine indépendante et autodéterminée, Macron et Ouatarra répondent qu'ils veulent ÉTENDRE le FRANC CFA à d'autres pays africains qui ne l'utilisent pas. Ceci est pour nous non pas seulement un mépris pour le peuple africain, mais aussi et surtout une déclaration de guerre. En ce sens, l'Ong Urgences Panafricanistes (structure initiatrice et régulatrice du Front Anti CFA) appelle chacun d'entre vous (individus ou associations) à se mobiliser bruyamment le 16 Septembre dans les capitales d'Afrique francophone et de la diaspora contre la servitude monétaire. Notre génération sera celle qui terminera le travail de la décolonisation en Afrique. L'heure n'est plus à la palabre, mais à l'action."
L'Afrique LIBRE ou la mort, nous VAINCRONS.
#AmortLeFrancCFA


Pour organiser une mobilisation dans votre ville, contactez nous au numero Whatsapp suivant: +33 6 51 32 26 95 ou urpanaf@gmail.com

Le régime nord coréen, c'est l'affaire des Coréens !


Le régime nord coréen, c'est l'affaire des Coréens qui sont dans une phase particulière de leur histoire, difficile certes, mais comme il en eut chez tout les autres peuples, tels que ceux qui en leur temps furent esclavagistes, ce par rapport à quoi le régime nord coréen fait encore figure d'apprenti, et il leur appartient à eux et à eux seuls de traiter leur problème, ce qu'il feront de toutes les façons tôt où tard. Et ceci, tout comme Louis XVI fut l'affaire des Français, et ceux qui à l'époque ont prétendu s'en mêler l'on fait à leurs dépens... 


Dans la mesure où ce qui se passe en Corée n'interfère en rien dans ce qui se passe chez les autres, ces autres n'ont qu'à s'occuper de leur derrière, puisque manifestement il y a beaucoup à faire...!

Maintenant, il faut être d'une malhonnêteté intellectuelle sans borne, pour qu'après les désastres d'Afghanistan, de Somalie, du Liban, d'Irak , de Libye, et de Syrie, et d'autres encore, dus à des opérations guerrières menées par ceux qui se proclament les justiciers du monde et qui s'en vont bombarder des nations qui ne leur avaient pourtant strictement fait, au prétexte de défendre la veuve et l'orphelin, pour s'en venir ici justifier cette pratique criminelle, au nom de la démocratie et de la liberté...

Il y a fort heureusement de belles choses dans les sociétés occidentales, mais la malfaisance intégrale et la criminalité de leurs politiques et interventions étrangères,et les atteintes gravissimes qu'elles ont portées contre des peuples innocents, ne sont plus à démontrer...

Bien sûr leur propagandistes continuent à faire leur travail, puisque c'est pour cela qu'il sont payés...

Richard Pulvar

lundi 4 septembre 2017

KIM LE TERRIBLE...!


Ainsi, toute la fameuse "communauté internationale" tremblerait nous dit-on, car la puissance de la secousse tellurique enregistrée par les sismographes semble confirmer qu'il s'agirait bien de l'explosion d'une bombe à "hydrogène", autrement dit, "thermonucléaire", et par le fait potentiellement, extrêmement dévastatrice.

C'est donc une nation qui n'a pas vu un seul de ses soldats hors de ses frontières depuis plus de soixante ans, et encore s'agissait-il alors, d'une tentative de reconquête de la moitié de son territoire arbitrairement divisé par d'autres, qui serait la nation dangereuse, et ceux qui promettent de la dévaster tous les mois et dont les hordes guerrières n'ont pas cessé de porter la mort et la désolation aux quatre coins de notre planète depuis plus de 70 ans, qui seraient les nations de la paix...!

Il y a des fois où on se demande si nous faisons réellement bien tous partie de la même espèce, tant les schémas de raisonnement des un et des autres peuvent à ce point diverger.

Bien-sûr on peut toujours préférer une malfaisance de tous les instants à une malfaisance possible, puisque dans le premier cas au moins, on évite la surprise.

Richard Pulvar

samedi 2 septembre 2017

FRANC CFA ( Deuxième partie ) UN ESPACE DE POUVOIR A ABANDONNER OU A CONQUERIR…


Ce texte fait suite à une première partie publiée ici même, qu’il vaut mieux bien-sûr, lire préalablement…

…Héritant forcément de leurs activités passées lors de la remise en ordre du système monétaire qui allait conduire à leur transformation, les deux instituts d’émission issus de l’opposition entre le régime de Vichy et la France libre, c’est-à-dire la banque AOF-Togo issue de la Banque d’Afrique de l’Ouest (BAO) qui se trouvait sous l’autorité de Vichy, et la banque AEF-Cameroun, issue de la “Caisse centrale de la France libre”, crée par le général de Gaulle pour financer l’AEF, n’ont pas pu fusionner. Et ceci, d’autant qu’il apparaissait déjà que les deux zones avaient des structures économiques différentes qui laissait présager des évolutions différentes pour les monnaies que ces instituts émettraient. C’est d’ailleurs ce qui a manqué d’être récemment le cas, compte tenu des difficultés dues à la baisse des cours du pétrole rencontrées par les nations pétrolières de la zone d’Afrique centrale, où l’option d’une dévaluation du franc émis pour cette seule zone a un moment été envisagée.

Ainsi, à la création du franc CFA en 1945, l’institut AOF-Togo qui deviendra la “Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest”, la BCEAO, en 1959, émettra le franc XOF, selon son identification internationale, et l’institut AEF-Cameroun qui deviendra la “Banque des Etats de l’Afrique Centrale”, la BEAC, en 1973, émettra le franc XAF.

Ce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, c’est que nous sommes là à la création du franc CFA, dans le cadre de l’empire colonial français, où une métropole doit mettre une monnaie à la disposition de ses colonies, ce qui ne peut se faire directement depuis la France qui possède une structure économique qui n’est pas du tout celle de ses colonies et que gère directement la Banque de France, et qui ne peut donc se faire que par des instituts d’émission spécifiques, compte tenu des nécessités d’une dynamique économique, qui sont propres aux différentes régions. Ces nouveaux instituts africains remplaçant la BAO, viennent ainsi rejoindre les autres instituts d’outre-mer, d’Indochine, du Pacifique, et des Antilles…
Cependant, si le franc alors émis par la BAO s’ajustait par rapport au franc de France, compte tenu de la parité fixe par rapport au franc français, et la garantie de convertibilité qui se trouvaient désormais imposées dans le nouveau système selon les accords de Brettons Woods, comprenons bien dans de telles conditions, liée de cette façon, cette émission de monnaie par les instituts africains n’équivalait ni plus ni moins qu’à émettre des francs tout simplement, exactement comme cela se faisait en France.

Comme il n’était pas pensable que pour satisfaire des nécessités locales, les instituts africains se laissent aller à émettre ainsi des monnaies correspondant à des francs de France en lesquels elles étaient convertibles, en faisant tourner la planche à billets, et en risquant ainsi de mettre en péril ce franc de France, c’est tout à fait logiquement que leur émission fut placée sous le contrôle du Trésor Public, qui ouvrit pour chacun de ces instituts un compte à la banque de France, comme cela se passe d’ailleurs pour toutes les autres banques qui créent du franc par le crédit, et qui possèdent forcément pour cela un compte à la Banque de France…

Ainsi, le Trésor Public pouvait-il contrôler à travers la Banque de France, la création de monnaie par le crédit, dans ces instituts. Restait alors la création de monnaie par le change, étant entendu qu’une entreprise qui reçoit des devises de l’étranger pour une prestation quelconque, et qui s’en va à sa banque pour les échanger contre des francs, provoque par cela une création de francs, correspondant à une augmentation de la richesse globale qui se trouve alors disponible dans le pays…

Dans le cas général, une entreprise qui commerce avec l’étranger conserve une partie des devises qu’elle reçoit en échange de sa prestation, pour pouvoir effectuer directement ses achats vers l’étranger avec celle-ci, et change le reste pour pouvoir faire ses opérations dans la zone monétaire du pays, en l’occurrence ici, la zone franc.

Lors du lancement du système CFA, les colonies effectuaient l’essentiel de leur commerce avec la France ou plus largement, à l’intérieur de la zone franc. Il fut donc décidé qu’elles conserveraient 20% de leurs avoirs en devises, pour pouvoir effectuer directement leurs opérations à l’étranger, et que le reste, soit 80%, elles le transformeraient en franc CFA pour pouvoir faire leurs opérations à l’intérieur de la zone et particulièrement, avec la France.
Elles faisaient donc leur dépôt de devises sur des “comptes d’opération”, dont il faut comprendre qu’il s’agit tout simplement d’opérations de change, à la banque de France qui centralisait ainsi toutes les “réserves de change” relatives à une même monnaie, ce qui leur permettait de recevoir en échange des francs CFA par l’intermédiaire des instituts d’émission.

Qu’on comprenne bien une bonne fois qu’il ne s’agit selon cette disposition que d’effectuer de banales opérations de change où les nations déposaient des avoirs en devises pour recevoir en échange des francs CFA…

Or, que n’a-t-on lu et entendu dire de sottises au sujet de ces comptes d’opération ? Ignorants que ces dépôts se faisaient en échange de CFA, ce qui montre qu’ils n’ont vraiment pas poussé bien loin, ni l’effort de réflexion, ni l’effort de documentation, certains ont proclamé qu’il s’agissait en ceux-ci d’un “impôt colonial”, par lequel la France rançonnait 80% de la richesse résultant de l’effort des Africains, pour en disposer à sa guise, et que c’était grâce à ce hold-up permanent, qu’elle assurait son train de vie…

Dire qu’il s’est trouvé des hordes de gens à la fois, assez incohérents pour penser qu’un tel système fonctionnerait, c’est-à-dire que des nations pourraient vivre avec seulement 20% de ce qu’elles produisent, et méprisants, pour penser qu’il se serait trouvé des chefs d’état à ce point peu courageux, indignes, et indifférents à leur compatriotes, pour en avoir accepté le principe. Serait-ce que Senghor appelait “l’émotion nègre”, là où pas une idiotie aussi grotesque soit-elle, n’éveille pas le moindre soupçon chez ceux que la passion aveugle ?
D’autres ont prétendu qu’il se trouverait accumulé depuis des années sur les comptes d’opération, des sommes faramineuses qui logiquement selon eux, reviendraient de plein droit aux africains…
Soyons clairs…
Si vous vous présentez à un bureau de change pour échanger par exemple des dollars contre des francs, vous ne pouvez pas une fois que vous avez empoché ces francs, avoir encore quelque prétention que ce soit sur les dollars que vous venez de déposer et d’échanger. Ceci pour dire très clairement, qu’il n’y a que la partie “excédentaire” du dépôt fait par les nations sur les comptes d’opération, par rapport aux CFA qu’elle ont tirés, qui demeure leur propriété, tout le reste n’est justement plus leur argent…

Une fois fait leur dépôt de devises, les nations peuvent retirer normalement des CFA à hauteur de celui-ci. Ces dépôts sont placés par la Banque de France, de telle sorte qu’ils sont générateurs d’intérêts pour les comptes excédentaires, lorsque les nations ont retiré moins de CFA qu’elles n’ont déposé de devises, ce qui, il faut le noter, est aujourd’hui le cas de la plupart d’entre elles, et d’une façon logique, les comptes déficitaires, lorsque les nations ont retiré davantage de CFA qu’elles n’ont fait de dépôts et utilisent ainsi un crédit, sont frappés d’agios pour que cette création d’argent demeure limité, comme cela se passe dans n’importe quelle banque…

Ainsi, l’argument de certains opposants au CFA selon lequel les nations se trouvent obligées de payer des intérêts pour emprunter leur propre argent n’a-t-il aucun sens, car il ne s’agit plus en ces dépôt une fois qu’elles ont tout transformé en CFA, de leur argent…

Les réserves de change sont telles qu’elles sont dites, des réserves, c’est-à-dire qu’elles peuvent être “placées”, mais pas “dépensées”, puisqu’elles doivent assurer la convertibilité du CAF, c’est-à-dire le fait que d’une façon inverse, on puisse venir rapporter à la banque des CFA pour obtenir en échange des devises, ce qui pouvait se faire librement et d’une façon intégrale jusqu’en 1993, qui s’opère depuis cette date d’une façon plus restrictive pour les francs CFA exportés hors zone, mais qui demeure assuré à travers l’euro auquel le CFA se trouve lié à parité fixe.

Ainsi, l’idée de certains selon laquelle ces sommes importantes devraient être utilisées pour favoriser le développement à l’intérieur de la zone n’a-t-elle pas de sens, puisque cela nécessiterait de transformer ces réserves de devises déjà transformées en CFA à l’intérieur de la zone, en une autre série de CFA…

La centralisation des réserves de change fait que dans le cas habituel, l’excédent de certaines nations compense le déficit de certaines autres, de sorte que le système demeure en équilibre. Cependant, s’il doit y avoir dans une période critique un déficit de l’ensemble, dans ce cas c’est à la Banque de France d’intervenir pour combler les trous afin de maintenir la parité et la convertibilité, ce qu’elle redoute d’avoir à faire. C’est pourquoi en plus du contrôle exercé par le Trésor Public, un membre de la Banque de France disposant d’un droit de véto, siège au conseil d’administration de chacune des deux banques, BCEAO et BEAC.

Notons pourtant que la couverture minimale de devises que la Banque de France exige pour l’émission totale de francs CFA est de 20%. Or, cette émission se trouve couverte aujourd’hui à 100%, ce qui fait dire à certains que le CFA pourrait être garanti sans elle.

Voici en ses grandes lignes ce qu’est le système du franc CFA, étant entendu que dans le détail, bien des dispositions statutaires et techniques, et bien des décisions de politique économique et monétaire, peuvent et doivent être l’objet de critiques, de propositions de réforme, et de négociations, afin d’un meilleur fonctionnement de l’ensemble…

Cependant, on ne voit absolument pas d’un point de vue purement structurel, tel qu’il fut pensé au départ afin de servir les nécessités de l’empire, et en comprenant que la question de la souveraineté de ces colonies qui allait devenir des nations, ne se posait pas encore, où se trouve le mauvais coup, la manigance prétendue du général de Gaulle dénoncée par certains. On ne voit pas non plus même maintenant, où se trouve le dispositif d’exploitation éhontée qui serait responsable du manque de développement de l’Afrique, et l’instrument par lequel la puissance coloniale se remplirait d’aisance en dépouillant ces nations du sud de leurs richesses…

Car ce qu’il faut bien comprendre à cet instant c’est que si ce sont bien les nations occidentales et parmi celles-ci, la France, qui exploitent l’essentiel des richesses de l’Afrique, elles le font tout simplement sans autre artifice, par le moyen de leurs entreprises, lesquelles exercent et continueront de le faire, franc CFA ou pas, et il est temps de comprendre que cette monnaie ne joue qu’un rôle totalement accessoire dans cette affaire, celui de faciliter les échanges, ce qui d’ailleurs pourrait et devrait tout aussi bien, favoriser les Africains…

A sa création, ce système était donc parfaitement adapté aux nécessités de l’empire colonial français et à bien rendu le principal service attendu de lui en assurant aux colonies, une exceptionnelle stabilité monétaire…

Toute la question maintenant est de savoir pourquoi s’est-il maintenu au-delà des indépendances, alors qu’il semblait d’évidence bien moins adapté pour cela… ?

Pour la France, il est certain que son maintien présentait un avantage économique d’abord, parce que les échanges entre elle et les nouvelles nations se faisaient directement en CFA, sans risque ni difficultés de change, ce qui assurait à ses produits un marché privilégié que l’on appellera bientôt le pré carré français, et un avantage géopolitique considérable dans la mesure où exercer le contrôle monétaire d’un pays, confine indirectement mais fatalement à exercer un contrôle politique sur celui-ci.

Cette situation revenait donc à continuer l’empire sous une autre façon, et s’il doit être fait un reproche au franc CFA, c’est d’avoir mécaniquement frustré les nouvelles nations indépendantes de leur pleine souveraineté. Mais contrairement à ce que prétendent certains, il n’a pas été imaginé exprès pour cela par des esprits mal intentionnés, puisqu’il a été crée à une époque où cette question de souveraineté ne se posait pas, et cet inconvénient n’est né que parce qu’en toute connaissance de cause, les nouvelles nations l’ont conservé pour la plupart d’entre elles…

D’autre part, en ne se trompant pas d’ennemi, rien ne permet d’affirmer comme le font certains que c’est cette atteinte à leur autonomie et à leur dignité par le moyen du franc CFA, qui constitue la cause de leur manque de développement. Car, c’est toute la structure économique elle-même, héritée de la colonisation où ces nations étaient vouées à ne produire que de la matière première et des produits agricoles, qui explique leur structure actuelle et leur manque d’industrialisation. Le mal est donc bien antérieur au franc CFA, ce qui signifie notons le bien, qu’il ne disparaitra donc pas comme par enchantement avec lui…

Notons au passage pour tous ceux qui demeurent persuadés que la France se trouverait furieusement attachée au maintien du franc CFA, qu’il n’en est rien, parce que l’avantage économique que lui conférait cette zone n’est plus le sien, mais celui de l’Union Européenne, à travers l’euro auquel le CFA se trouve désormais indexé. Ceci de sorte que les entrepreneurs européens bénéficient exactement des mêmes avantages qui étaient jusque là ceux réservés aux Français, pour investir leur pré carré, et que les Africains disposent par le fait d’une offre bien plus étendue…

En se souvenant maintenant que le franc CFA possède nécessairement les défauts de ses qualités, il faut comprendre que c’est bien pour celles-ci que les chefs d’état ont majoritairement fait le choix de demeurer dans la zone, en acceptant d’en supporter les défauts dont le principal est bien sûr, le manque de souveraineté qu’il induit…

L’avantage principal et indéniable du franc CFA, c’est sa grande stabilité. Il serait trop long de reprendre ici le récit de toutes les aventures monétaires catastrophiques qui furent celles des autres nations africaines en empoisonnant tant leur vie sociale, qu’économique, et que n’ont pas connues les nations de la zone CFA. Cependant, il est clair que quand on choisit la sécurité, c’est qu’on ne choisit pas l’audace et que si on ne risque pas les inconvénients de cette dernière, on ne risque pas davantage d’en avoir les avantages et qu’en ce sens, le CFA n’autorise pas aux nations les audaces monétaires qui leur permettraient de donner par moment, un bon coup d’accélérateur à leur économie…

L’autre avantage du CFA, c’est sa convertibilité garantie à parité fixe avec l’euro, qui en fait finalement une subdivision de la monnaie européenne qui représente 3% de la masse monétaire de celle-ci. Cela rend pour les investisseurs et les entrepreneurs, très attractives les opérations dans la zone, puisqu’ils se trouvent à l’abri des risques, des frais, et des difficultés de change. Mais, là encore, cet avantage incontestable possède son revers, celui tout d’abord de lier les économies des nations de la zone aux fluctuations éventuelles de l’euro qui risquent de rendre, soit plus chères les importations que celles-ci font avec des dollars, si l’euro baisse par rapport à la monnaie américaine, soit de rendre leur produits à l’exportation plus chers, si l’euro monte par rapport au dollar…

L'euro semble être ainsi trop élevé pour que les nations de la zone puissent être compétitives à l’exportation. Une solution pourrait être la dévaluation du CFA, comme ce fut le cas en 1994 et pour exactement les mêmes raisons, mais cela placerait les populations qui verraient tous les produits d’importation augmenter d’un coup, dans une grande difficulté…

Un autre avantage réside dans le fait que, dans la mesure où c’est la banque de France qui garantit la stabilité de cette monnaie, c’est mécaniquement elle qui garantie également les emprunts que les nations de la zone contractent auprès des grandes institutions internationales telle que le FMI, ce qui leur ouvre un accès à ces financements qu’elles n’obtiendraient autrement que bien plus difficilement…

Enfin, un des avantages dont on ne mesure pas encore l’importance parce qu’il na pas encore produit d’effets tangibles, réside dans le fait qu’en tant que monnaie commune, le CFA est de nature à favoriser l’intégration économique entre les nations de la zone. Cependant jusqu’ici ceci ne s’est malheureusement pas produit, parce que ces nations commercent très peu entre elles, du fait qu’elles produisent principalement des matières premières et des produit agricoles pour l’exportation hors d’Afrique, et que n’ayant pas encore suffisamment diversifié leurs économies, elle ne réalisent pas les produits manufacturés qu’elles pourraient s’échanger. Nous retrouvons là encore le poids de la structure coloniale des économies des états africains, qui n’a rien à voir avec la zone CFA qui tout au contraire, aurait du favoriser la restructuration de ces économies. Mais cette disposition constitue indéniablement un avantage pour l’avenir…

En fait, c’est là que se situe le point essentiel de ce débat. Car nous constatons qu’avec cette affaire de franc CFA, il n’y a pas eu de malédiction jetée sur l’Afrique ni de mauvais coup fomenté pour asservir les Africains comme certains le proclament, mais un système colonial qui s’est maintenu de la même façon que les économies qu’il gère, le premier parce qu’il permettait aux chefs d’état de se garantir sur la dangereuse question monétaire, et de s’épargner ainsi un flot de difficultés, et le second, parce qu’il existe une terrible inertie qu’oppose tout un système de production, quant on tente de faire évoluer.

Cependant, il est certain que ce système a vieilli, et ne répond plus exactement aux nécessités nouvelles des économies des nations de la zone et qu’une évolution de ce point de vue doit se produire. Mais elle ne peut se produire favorablement que dans le sens d’un élargissement de la zone d’intégration, pour pouvoir obtenir une plus grande diversité de produits, et particulièrement des produits manufacturés, pour dynamiser un marché intérieur qui rendrait les nations moins tributaires de leurs exportations hors zone…

C’est dans ce sens que le projet de monnaie commune, “l’Eco”, impliquant une zone d’économie intégrée de la “Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest”, la CEDEAO, prend tout son intérêt, avec le rassemblement dans un même ensemble, des pays de la “Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest”, la ZMAO, autour de celle qui a le bonheur de déjà exister “l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine”, l’UEMOA, avec son franc CFA…

Ce projet qui date déjà d’une quarantaine d’années, dont l’engagement ferme de sa mise en œuvre fut pris déjà en 2000, mais dont la date de sa réalisation ne cesse d’être reportée, tant les difficultés sont énormes, représente cependant la voie vers laquelle il faut aller, parce que l’avenir est dans le développement de telles zones d’unité monétaires, tout autour du monde, en plus de la zone euro déjà réalisée, des projets identiques existent pour l’Amérique du nord autour de l’ALENA, pour l’Amérique du sud autour de l’UNASUR, et pour l’Asie du sud-est autour de l’ASEAN.

Ceci pour dire que la fin du CFA ne peut se faire positivement qu’en vue de l’Eco, ou d’une façon plus lointaine encore, en vue d’une monnaie unique africaine que certains ont déjà baptisé “l’Afro”, mais certainement pas dans le développement de monnaies nationales qui engageraient les nations dans un cycle infernal de difficultés sans fin, en les éloignant d’autant plus d’une nécessaire monnaie commune…

En attendant, il va falloir tout simplement faire quelques traitements pour soigner la vieille dame, et abandonner les passions autour d'elle...


Paris, le 2 septembre 2017
Richard Pulvar