mercredi 13 novembre 2013

LE RACISME ET LA FEMME.


Pendant que j´y pense. En sachant que chacun lit et capte selon son niveau d'éducation, d´instruction, de compréhension, de susceptibilité et de ses besoins, puisque la liberté d´expression semble être faite pour les chiens de luxe, afin d´éviter des malentendus et ne pas être encore une fois mise en quarantaine, bizutée ou lynchée pour avoir exprimer ma lucidité, cette fois sur le racisme en France et ailleurs, expressions à dessein de protéger le pigment des fibres de ma sensibilité féminine et créative de certains comportements, je vous rassure que je suis aussi consciente que c'est une situation aberrante pour Madame la Ministre de la Justice Christine Taubira d'être ainsi traitée dans son propre pays la France, qu'elle défend avec acharnement contre typhons et tsunamis. Son pays, votre pays, notre pays, leur pays, où devrait régner la devise "Liberté, Égalité, Fraternité". C'est triste et pathétique ! 

J'écrivais à un ami que j'ai quitté la France entre autres pour des raisons racistes et méchancetés, et voilà que les actualités me montrent que rien n'a changé et ne changera, puisque cela semble s'empirer sur tout le globe. Ma mémoire qui n'est pas celle d'une poule se souvient de ce que la première femme à qui on a sculpté un monument à Basse-Terre à la Guadeloupe, je nomme l´avocate Madame Gerty Archimède, a subit des… SIENS. Petite fille, ahurie, impuissante je l'ai vécu, vu, entendu. Ils s'en prenaient à son physique. C'était la première fois que j´entendais l´expression "un derrière volumineux", ceci ajouté au titre de démon, Satan dû à son appartenance au communisme. À son baptême, les prêtres ont refusé à ma petit soeur son prénom de Gerty qui rappelait l'engouement à cette grande dame qui soi-disant représentait le Mal alors qu'elle ne voulait qu´inculquer leur droit aux travailleurs. Ma mère, Louisette Beaugendre, en femme fonctionnaire travailleuse qui découvrait son droit, était communiste et dû menacer de faire un scandale à l'église. Bref ! Et plus récemment Lucette Chevry que je suis depuis mon enfance à Basse-Terre car une des premières femme que je voyais serrer les main à un homme les yeux dans les yeux sans ciller et que j'ai rencontré. Qu'est-ce qu´elle a dégusté aussi de la part des Français et sur le continent et sur les îles. On l'accusait d'être à la fois une prostituée et la maîtresse de Jacques Chirac... et que sais-je ? 

Et alors ? Ce n'est pas pareil me dira-ton. Allons donc ! On ne peut comparer les humiliations. N'avez-vous pas remarqué que toutes les nations, les peuples qui insultent, dénigrent et mortifient la Femme, ce genre qui accouche l'Univers, sont en décadence ? 

Malgré ces souvenirs, j'aimerais croire et espère en fanm tonbé pa janmé dézèspéré moi-même, que ces tollés en l'honneur de Christiane Taubira qui à l'instant catalyse la rage d'un peuple dernier boyau de l'esclavage, un peuple en souffrance toujours en quête d´identité, de réhabilitation et de libération, auront pour résultat d'effacer désormais cette "théorie de la hiérarchie des races (III., 1), qui conclut à la nécessité de préserver la race prétendue supérieure de tout croisement, et à son droit de dominer les autres" selon la définition du racisme dans le Grand Robert. Ce même racisme qui je répète le bel air est une hostilité violente qui me menaçait d'être sans domicile. Oui une des raisons pour laquelle je me suis exilée en Suède. Exilée seule pour avoir le droit d'être Négresse, de ne pas être battue et d´avoir un toit.


j'ai cru lire que Madame la ministre attendait et réclamait le soutien d'une belle et haute voix, c´est-à-dire une voix comme celle de son employeur le Président de la République Française. Une voix qu'elle aurait dû entendre naturellement, spontanément, tout simplement. Bon c'est mon avis, mais finalement elle l'entendit, ainsi que celle de toutes ses personnalités certifiées de civisme. Mais je me demande depuis quand une affaire de racisme met mal à l'aise la République Française ? Depuis quand ? Je ne sais pas, car je ne sais pas tout, mais si c'est sincère, (un adjectif que je ne sais pas lier à la politique), c'est un bon début… de la fin du racisme en France.

Off track : Voilà en passant l´actualité en Suède où je vis : "... dans la commune de Trollhättan en Janvier de cette année : Un homme qui avait cherché un stage municipal ne voulait pas donner la main à la personne en charge parce qu'elle est une femme. Comme explication, il a dit qu'il ne peut pas prendre ou toucher la main des femmes à cause de sa foi musulmane. L'homme ne fût pas engagé et les dirigeants municipaux horrifiés ont réagi. Ils ont payé rapidement des dommages et intérêts au jeune homme pour éviter d'être signalés pour discrimination. En outre les employés municipaux punirent la femme qui n'avait pas employer l´homme. Elle reçut un sévère avertissement écrit qui relatait son manque de jugement en refusant un stage interne à ce pauvre jeune homme qui ne voulait pas lui serrer la main, parce qu'elle avait violé la loi de discrimination et le plan de la diversité urbaine de sa commune."
Depuis, il semble que le comportement de l'homme (soit le refus de prendre la main de la femme directrice du personnel) vient d'une coutume et ne concerne pas la liberté de religion, écrit Reinhold Fahlbeck, Christer Sturmark et Bengt Westerberg. Le débat continue. dn.se/debatt

Revenons donc à nos moutons. J'attends et pas impatiemment, car avec de la patience disait ma grande tante on peut voir les tétés d´une puce. J´attends tout simplement le changement que toutes ces manifestations SOS RACISME à venir en France en soutien à Madame la Ministre de Justice Christiane Taubira apporteront. En attendant, je surveille les gestes macaques, est l'expression d´une sagesse créole qui signifie que l'attention et la vigilance sont les premières vertus de la patience… et longueur de temps qui font plus que force ni que rage. 

En ce qui concerne le racisme en Suède voilà comment je le vis : http://www.potomitan.info/maxette/racisme.php
Paix et Unité ! est ma devise.
Maxette Olsson

CELUI-CI LUTTAIT CONTRE LES MOULINS A VENT, MAIS AUJOURD'HUI EN FRANCE...



Aujourd'hui en France il y a ceux qui prétendent lutter contre le vent lui-même, celui de l'histoire qui les bouscule et les emporte bien plus vite qu'à leur gré et qui, en provoquant une altération sensible de la "race" des Français, altération qui est à la fois un héritage inévitable du passé de ce pays, et une nécessité indispensable à son avenir, remplit ses citoyens d'un sentiment qui leur devient insoutenable, celui d'un péril biologique et d'un péril sociologique, qui leur barre l'horizon...

Pour ces citoyens qui manquent de comprendre que "l'altération", c'est à dire le fait de se faire "d'autre", est le propre de "l'être", puisqu'il ne peut rien être qui ne devienne graduellement "autre" selon le temps, celle-ci leur semble mortelle, à cause de ce qu'ils croient être la mauvaise qualité nominale de cet autre s'en venant les polluer.

Ils se montrent cependant moins pertinents que les anciens qui avaient bien compris que la solidité résultait de termes "d'alliance", et qui pour renforcer un métal mou, le cuivre, lui ont adjoint un métal encore plus mou, l'étain, pour finalement obtenir un "alliage dur", le bronze.

Plus tard leur héritiers vont allier au robuste fer, un banal métalloïde inconsistant, le carbone, pour obtenir le redoutable acier...

Ceci pour dire que la qualité prétendue à un allié par destination, ne permet pas de préjuger de la qualité de "l'alliage", ou de "l'alliance", et que des insignifiants peuvent cependant très bien occuper une place irremplaçable dans un dispositif efficace, tout comme le simple mais indispensable fusible d'une installation, sans lequel rien fonctionne...

La difficulté réside alors dans le fait tout comme le corps physique, le corps social ne supporte que de lentes et partielles modifications. Mais, c'est le monde occidental lui-même qui au nom de sa modernité, et en se posant comme modèle au devant des nations, a par son entreprise, transformé la brise qui assurait jusqu'alors la marche tranquille du temps et des peuples, en cette tourmente qui aura tôt fait de détruire le cadre des familiarités...

Ce fut d'abord celui des autres qui fut détruit, mais la "bête" du consumérisme étant devenue vorace, c'est à son tour le cadre de familiarités du monde occidental qui lui aussi à voltigé en éclats, et les citoyens de ces nations se constatant devenus étrangers à tout ce qui normalement les concerne, en n'ayant plus aucune prise sur cet événement, en ont alors rendu confusément coupables, les étrangers, ce phénomène n'étant ni nouveau, ni inattendu...

Ceci étant, quel que soit le "mal vécu" des gens, il demeure qu'il n'y a pas à prétendre inverser l'ordre logique des choses et que c'est d'un "règlement général" que naitront les solutions à tous les problèmes particuliers, y compris le problème particulier que posent les étrangers dans ce pays, et non pas l'inverse, et que ce n'est certainement pas par la chasse menée contre ces derniers, que viendra le règlement du problème global qui se pose à la nation...

D'autre part, c'est précisément de ce bouleversement démographique que naitra la nécessaire et prochaine "capacité" de la nation, et comme on ne remontera pas le vent de l'histoire, et qu'on ne l'arrêtera pas davantage, il faut comprendre une bonne fois que s'acharner comme certains le font pour empêcher "qu'il se passe", c'est se garantir "qu'il va mal se passer".

En fait, les choses ne peuvent bien se passer, que par une anticipation de leur formes "à venir", telles qu'elles sont obligées selon l'époque, et il est facile de comprendre que l'exclusivité raciale n'en fera pas partie. Car il doit être bien clair pour tous que dans le monde de demain, il se trouvera partout des gens de toutes les origines. Ceci impose alors de construire un nouvel imaginaire incluant ces données, quant à la représentation de que sont, la France, et les Français...

Paris, le 13 novembre 2013
Richard Pulvar

dimanche 10 novembre 2013

QUAND LE SORT EN EST DEFINITIVEMENT JETE, 1er AOUT 1914


C'est le 28 juin 1914, que l'étudiant nationaliste serbe Gavrilo Princip, partisan d'un mouvement qui se proposait de rassembler tous les "slaves du sud", selon la signification même du mot "Yougoslavie", dans une même nation, y compris ceux de la Bosnie-Herzégovine, laquelle faisait alors partie intégrante de l'empire austro-hongrois, va assassiner l'archiduc François-Ferdinand, l'héritier de la couronne d'Autriche-Hongrie, et son épouse, à Sarajevo.

Soupçonnant la Serbie dont les ambitions territoriales et nationalistes étaient connues, d'avoir elle-même fomenté cet attentat, les Austro-hongrois qui se trouvaient alors liés à l'Empire allemand et à l'Italie dans la "triple alliance", et après une intense activité diplomatique qui malheureusement n'aboutira pas, vont lui lancer le 23 juillet, un ultimatum en dix points, dont un qu'elle n'acceptera pas, celui de permettre à des enquêteurs autrichiens de se rendre en Serbie, pour pouvoir établir une éventuelle complicité des autorités serbes, dans cette affaire.

C'est à la fin de cet ultimatum, le 28 juillet, que l'empire austro-hongrois, en accord avec son allié allemand, déclare la guerre à la Serbie, tout en sachant cependant que les Russes qui lui étaient alliés, risqueraient de se porter à son secours. Ces empires "centraux" tentent d'en dissuader la Russie, mais celle-ci cependant mobilise...

Tout n'était peut-être pas encore perdu, mais c'est alors qu'à Paris, Jean Jaures, un des plus farouches opposants à cette guerre annoncée, se fait assassiner par un nationaliste, partisan de la "revanche", Raoul Vilain, et la dernière chance de pouvoir éviter la conflagration générale, par l'intermédiaire de "l'Internationale socialiste", étant perdue, la France, alliée à la Russie et à l'Angleterre dans la "triple entente", mobilise à son tour.

On peut donc dire que c'est par la "déclaration de guerre", de l'Allemagne à la Russie, datée du 31 juillet et officialisée le 1er aout, que débute, sans que dès lors plus rien ne puisse l'arrêter, la "grande guerre". Car face à l'ultimatum lancé par l'Allemagne à la France, lui enjoignant de ne prendre aucune mesure pour se solidariser de la Russie, et donc de ne pas honorer son alliance, le gouvernement français répondra que la France prendra toutes les mesures nécessaire à la défense de ses intérêts, ce qui constituait une fin de non recevoir, le sort en était jeté. 

Les Allemands qui craignaient bien davantage la France que la Russie, ont confié pour l'essentiel le front de l'est, aux troupes austro-hongroises, se réservant le front de l'ouest où, selon le plan "Schlieffen", ils se proposaient de mener une offensive éclair, en passant par la Belgique et donc en violant la neutralité de celle-ci, afin de contourner et d'encercler l'armée française qui par respect de cette même neutralité de la Belgique, ne se trouvait massée que le long de sa frontière avec l'Allemagne.

Ainsi, en même temps que sa déclaration de guerre à la France, l'Allemagne lança son offensive à travers la Belgique le 3 aout. 

Cependant, cette opération qui selon le haut commandement allemand ne devait durer que 6 semaines, pour anéantir l'armée française, un peu à la façon de l'offensive de 1870 qui se fit dans les mêmes conditions, buttera tout d'abord sur une résistance inattendue de l'armée belge, sur l'entrée en guerre de l'Angleterre qui était garante avec la France, de la neutralité de la Belgique, et surtout, sur la mémorable manoeuvre du général Gallieni qui, avec ses fameux taxis, et alors que le gouvernement s'était déjà réfugié à Bordeaux, va parvenir à porter des troupes sur la Marne, en faisant ainsi échec à la manoeuvre d'encerclement...

Ces nations européennes possédant d'immenses empires coloniaux, la guerre deviendra de ce fait, une guerre mondiale qui mobilisera au total sur ces quatre années et tout autour de la planète, le chiffre absolument ahurissant de 60 millions de soldats...!

Partant de là, imagine-t-on ce que serait aujourd'hui un conflit mondial comme les cloportes qui nous gouvernent actuellement, s'activent d'une façon maladive et obsessionnelle, à nous en préparer une au proche orient...?

Non, on n'imagine pas, car c'est totalement inimaginable...!

Paris, le 1er aout 2013
Richard Pulvar

vendredi 8 novembre 2013

AUX COMMANDES DU TUPOLEV TU-160


Cet appareil est de conception déjà ancienne, les études ayant commencé en 1973, il a fait son premier vol en 1981, et est devenu opérationnel en 1987, mais il demeure cependant tout à fait impressionnant, même pour notre époque.

Il s’agit d’un bombardier stratégique russe, qui est donc capable d’emporter des engins nucléaires, bombes ou missiles. Il est à géométrie variable et il possède des performances tout à fait exceptionnelles.

Sa vitesse maximale est de 2200 km/h ( mach 2,1 ), sa masse en pleine charge est de 270 tonnes, il est propulsé par 4 puissants turboréacteurs Kouznetsov NK-32 de 24,5 tonnes de poussée chacun, ce qui avec un rapport de la poussée à la masse de 0,37, lui confère une vitesse ascensionnelle impressionnante même en pleine charge de 4000m/mn, pour atteindre un plafond de 15 000 m. Quant à son autonomie, elle peut atteindre 12 300 km...!

Il ne manque pas d’être observé à chacune de ses sorties, et lors d’une de ses visites au Venezuela, le président Chavez s’était offert de le piloter. Et, le fait qu’il demeure jusqu’à de nos jours, un engin redoutable, nous permet de remarquer que jamais il n’y eut autant de génie technologique développé que durant la guerre froide, et malheureusement, pour se préparer à une guerre chaude, et maintenant que cette guerre froide n’est plus, les ambitions et les puissantes motivations, tout comme les crédits, semblent avoir disparu avec elle.

En effet, les progrès et les innovations désormais se font rares, la voiture électrique que nous attendons n’est toujours pas là, et il est certain que si les militaires en avaient eu besoin, il y a bien longtemps que cela en aurait été fini avec les moteurs thermiques, et les bonnets rouges ne seraient pas obligés d’incendier des portiques d’écotaxe.

Le fleuron de notre aviation que nous tentons sans grand succès de vendre au reste du monde, le “Rafale”, est un avion qui date déjà de trente ans, alors que sur une même durée de temps, de 1950 à 1980, la même société des avions Marcel Dassault, a produit plus d’une quinzaine de modèles d’avions différents, et de plus en plus performants.

Une version civile du TU 160 avait été envisagée, mais elle a été abandonnée, il n’y a plus de transport civil supersonique, et quant à la conquête spatiale, il n’y a plus que les Chinois pour se passionner pour cela. Et, maintenant que les navettes américaines ont été mise à la casse, ce n’est encore qu’avec la bonne vielle Semiorka, cette fusée qui a emmené le tout premier homme dans l’espace, Gagarine, et qui date de 1957, qu’il est possible de se rendre à la Station Spatiale internationale...!

Bien sûr, nous ne pouvons par pour autant regretter cette époque de terreur que fut la guerre froide, où comme lors de la crise des missiles de Cuba, nous sommes passés et sans même le savoir, à un cheveu du cataclysme nucléaire. Mais, force est de remarquer, à notre époque où il n’y a plus que quelques gadgets électroniques, bien souvent sans grand intérêt, pour se prétendre être le progrès, que nous n’avons rien su trouver d’autre, pour générer la même ambition, la même détermination, et la même créativité, et surtout, pour générer autant d’activité.

Il nous faudrait une autre forme de compétition, pacifique celle-là, pour qu’il puisse y avoir une nouvelle ambition et de nouvelles passions, car rien ne se fait sans cela...


Paris, le 8 novembre 2013
Richard Pulvar

lundi 4 novembre 2013

EXPULSION, QUAND L’INAVOUABLE SE PRETEND SOLUTION...


Ceux-là n’étaient pas nègres ni maghrébins, ils étaient blancs, et même d’une catégorie de blancs dont certains s’attacheront à en proclamer la supériorité en les désignant “aryens”, puisqu’il s’agissait d’hommes et de femmes qui provenaient de cette région d’une Pologne ressuscitée par le traité de Versailles, mais qui faisait jusque là partie de l’empire allemand.

Ainsi, à l’heure où la France souffrait gravement pour sa reconstruction d’avoir laissé dans les tranchées près d’un million et demi de ses enfants, lesquels constituaient l’essentiel de ses forces vives, ces ouvriers très qualifiés furent vivement souhaités pour venir offrir ici leur compétence et la force de leurs bras, pour les durs travaux de la mine. Ils furent ainsi au cours des années qui suivirent la première guerre mondiale, plus de 900 000 à venir participer à cette aventure française.

Mais, lorsque les conséquences de la terrible crise de 1929 finirent par atteindre même la France, qui s’était jusque là trouvée protégée grâce à l’importance de son domaine public, et qu’on commença à fermer les mines, ces hommes et ces femmes qui pour certains d’entre eux étaient établis dans ce pays depuis près de quinze ans, et qui y avaient vu naitre leurs enfants, furent instamment priés de rentrer dans leur pays.

Il est remarquable alors que dans une ambiance rendue déplorable par la crise, cet état d’esprit qui en se maintenant allait conduire plus tard au désastre dès lors prévisible de 1940, cette démarche fut accompagnée des mêmes récriminations qui furent entendues récemment contre une autre communauté priée elle aussi de quitter le territoire français et parmi celles-ci,  la dénonciation là aussi du caractère “inassimilable” de ces gens, par la nation française.

C’est donc justifiée par cette dénonciation que l’expulsion se fera avec une incroyable brutalité, puisqu’on enverra carrément la troupe pour déloger et expulser promptement en les jetant dans des trains, déjà oui, ces centaines de milliers d’indésirables et de ces événements peu glorieux, curieusement, les manuels d’histoire n’en rapportent aucun témoignage...

Cette idée selon laquelle en évacuant les chômeurs, on évacue le chômage, n’est donc pas nouvelle et même si en toute rigueur économétrique, elle est totalement stupide, elle n’en demeure pas moins persistante jusque de nos jours. Car, c’est bien à partir de la conviction qu’il convient absolument d’empêcher l’installation en ce pays de nouveaux arrivants, et qu’il serait même souhaitable de renvoyer chez eux un grand nombre d’immigrés, que s’organise le débat public français, même si l’INSEE ne cesse depuis trente ans de dénoncer cette erreur.

Cependant, on ne peut croire que des cadres supérieurs sorti de l’école Polytechnique, ou de la fameuse E.N.A. ou encore d’écoles supérieures de commerce, ont pu si durablement soutenir par simple maladresse une telle bourde, et il est clair que s’ils en ont fait le principal instrument de leur politique, c’est parce que cette vision primaire des choses pouvait servir très commodément de prétexte pour pouvoir masquer sous couvert de raison, des sentiments autrement inavouables, et qu’ils savaient que les électeurs leurs seraient reconnaissants pour ce service.

Il demeure ceci étant que le chômage s’établit au sein d’une population active selon un “taux”, et que personne n’a encore prétendu la loi de la variation d’un taux selon le nombre auquel il s’applique et qui ferait que si 10% de 1000 font bien 10%, pour le cas où ces 10% seraient appliqués à 10 000 ils risqueraient alors de faire plus que 10%.

Ceci signifie clairement que le taux de chômage qui est l’élément important que nous devons considérer dans cette affaire, puisque c’est selon lui que s’établit les chances d’un individu de trouver ou non un emploi, ne se trouve absolument en rien modifié, que l’on fasse venir ou que l’on évacue des gens par milliers.

Comprenons ici que si par exemple par une gigantesque opération, on parvenait à faire partir du pays les plus de trois millions de chômeurs tels qu’ils représentent environ 10% de la population active, compte tenu que la réalité physique des moyens économiques, qu’ils soient logistiques, financiers, commerciaux, fiscaux, monétaires ou intellectuels de la nation, et dont l’ensemble constitue les données selon lesquelles s’établit ce taux, ne serait absolument en rien modifiée par ce départ, fatalement, il s’en reformerait mécaniquement à hauteur de 10%. 

Disons pour forcer le trait en caricaturant un peu que, si après avoir successivement évacué tout les chômeurs au fur et à mesure qu’il s’en reformait, il ne devait plus y avoir dans le pays que dix actifs, sur ces dix, il y aurait un chômeur, car le taux demeurerait invariable.

Toute l’illusion de beaucoup de gens même de bonne fois concernant cette affaire, tient au fait qu’ils constatent le volume des emplois disponibles dans le pays, sans jamais se poser la question de savoir d’où il provient, celui-ci est donc sensé de la sorte tomber du ciel. Partant de là, ils se disent que s’il y avait moins de gens pour se partager ce volume de travail, cela en ferait un peu plus pour chacun. Car ils ne doutent alors pas un seul instant du fait qu’il y aurait bien-sûr toujours autant de travail à se partager, mais entre moins de gens, puisqu’ils ne voient absolument pas pourquoi le ciel se montrerait soudainement moins généreux.

Cependant, sauf cas d’une exceptionnelle abnégation où des individus se sacrifieraient à ne travailler généreusement que pour les autres, nous admettrons que dans le cas général, les individus travaillent pour eux, pour satisfaire toutes leurs nécessités. Ceci, de telle sorte que quelque soit la complexité du cheminement selon lequel des individus parviennent par leur travail à satisfaire leurs besoins, il doit être bien clair que puisque justement ils ne travaillent que pour cela, il ne peut absolument pas y avoir d’occasion de travail dans un pays, détachée de la nécessité des gens qui y vivent.

C’est donc par la présence des individus dans un pays et par absolument rien d’autre, selon leurs nécessités et la capacité de l’appareil productif à satisfaire celles-ci, que s’établit le volume d’activité qu’ils ont alors à se partager, de sorte que renvoyer des gens, ou empêcher qu’il en arrive, c’est se priver d’un volume corrélatif d’emploi directement lié à leur présence, et c’est la raison pour laquelle empêcher des gens de venir, ou en reconduire à la frontière, ne peut en rien améliorer la question du chômage. Or, tout se passe selon la philosophie de certains, comme si les nécessités des individus, qui constituent les occasions de travail pour ceux qui, les uns pour les autres, font profession de les satisfaire, pouvaient demeurer dans le pays afin d’y maintenir le même volume d’emploi, même si ces individus n’y étaient plus...!

En réalité, pour lutter efficacement contre le chômage c’est au niveau des composantes du taux de chômage qu’il faut exercer, pour pouvoir faire diminuer celui-ci et certainement pas sur le nombre auquel ce taux se trouve appliqué. Car, il doit être bien entendu que si avec un taux demeurant constant de 10%, on se trouve avec 100 chômeurs pour 1000 personnes, et qu’après avoir évacué tous ceux jugés indésirables, on se retrouve avec 10 chômeurs pour 100 personnes, cela ne change absolument rien à la situation de ceux qui se trouvent au chômage.

Or, l’élément qui concernant ce taux est de très loin le plus pénalisant dans la situation française, réside dans la totale “incohérence démographique” de ce pays que des années d’un faible taux de fécondité le privant d’avoir en temps et en heure suffisamment de jeunes qui aujourd’hui, auraient constitué autant d’actifs, allié à des années de fermeture des frontières n’ayant pas permis que ce déficit d’actifs puisse être compensé par des apports extérieurs, ont réduit celui-ci en l’état d’un pays de vieillards.

Et par extraordinaire, bien qu’ils n’ont pas manqué de constater ce fait au fur et à mesure des années qui passaient, d’autant que l’INSEE n’a eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme, et comme si on pouvait ignorer quelle peut être la fatalité en ce domaine comme dans les autres, du vieillissement continuel d’un “être” serait-il social, les responsables politiques pour ne surtout pas changer le discours par lequel ils se sont constitué leur clientèle, sont restés sans réagir face à l’engagement progressif du pays dans une impasse...

Car, ce qui frappe la société française d’aujourd’hui et qui fait qu’aucun des problèmes qui se posent à elle ne peut trouver de solution, c’est tout simplement que dans son état, elle n’est en fait strictement pas “viable”, et qu’on ne peut insulter la logique physique des choses. Car, depuis déjà quelques années, le poids de la population dite précisément “à charge”, laquelle se compose essentiellement des vieux qui deviennent de plus en plus nombreux et qui vivent plus longtemps, et des jeunes qui bien qu’étant moins nombreux, demeurent plus longtemps à la charge de leurs parents, est devenue écrasante sur les épaules de la population dite “active”, de plus en plus réduite par manque de jeunes...

C’est cette charge, laquelle ne se décide pas, puisqu’elle correspond tout simplement à la réalité physique du pays, qui, par des chemins plus ou moins détournés, constitue d’une façon ou d’une autre la charge qu’ont “in fine” à supporter les entreprises du pays. Et ceci, quoi que peuvent bien raconter les politiciens qui prétendent par quelques mesurettes parvenir à faire diminuer celle-ci, puisque ce sont tout simplement ces entreprises et absolument rien d’autre, qui de toutes les façons produisent la richesse permettant de faire face à cette charge.

Ceci, de sorte que par delà toutes les combines mensongères, concernant la fiscalité ou les charges sociales, par lesquelles certains prétendent avoir sainement diminué la charge pesant sur les entreprises, mais qui dans un état fauché, se traduisent fatalement par du déficit budgétaire et donc par un accroissement de l’endettement la nation, ne peuvent être viables dans ce pays, compte tenu de la charge qui pèse normalement sur elles, que des entreprises de très haute productivité, c’est-à-dire qui fonctionnent avec le moins possible d’employés.

Dans ces conditions, prétendre lutter efficacement contre le chômage qui sévit dans ce pays, sans jamais s’attaquer à ce qui en constitue une des causes les plus fondamentales, à savoir “l’incohérence démographique” qui le frappe, n’est que de la fumisterie. Et, tous ceux qui prétendent comme solution, de procéder à un recul de l’âge du départ à la retraite pour régler ce problème, se moquent du monde, puisqu’ils feignent de croire qu’il suffirait de maintenir un individu à son poste, pour que celui-ci puisse avoir du travail, alors même que les entreprises n’ont vocation qu’à diminuer leurs effectifs pour gagner en productivité.

En réalité, reculer l’âge du départ à la retraite n’est qu’une manipulation politicienne, qui permet bien d’augmenter la population active, ou bien sûr, mais de l’augmenter par des chômeurs...!

Car, en supposant que les entreprises continuent d’embaucher des jeunes, puisqu’on ne voit pas quel pourrait être l’intérêt de reculer l’âge de sortie d’activité, si c’était pour reculer d’autant l’âge d’entrée en activité, ce qui n’aurait tout simplement pour effet que de rendre la population active encore plus vielle, le recul de l’âge du départ à la retraite correspond à une augmentation d’effectif qui suppose pour faire face à celle-ci, des millions d’heures de travail en plus, et dont on ne voit pas d’où elles proviendraient soudainement... 

Tout l’intérêt des politiciens c’est de décharger les caisses de retraite d’une charge qui normalement leur incombe, mais qu’elles ne peuvent plus assumer puisqu’elles accusent en ce moment un déficit de près de 20 milliards d’euros, en faisant en sorte que des gens qui autrement seraient à leur charge, se retrouvent à la charge des caisses de chômage, d’où il est alors possible de radier des chômeurs parvenus en fin de droits. C’est d’ailleurs exactement ce à quoi nous assistons, une explosion des chiffres du chômage, depuis que l’âge légal de départ à la retraite à été modifié.

En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que de s’arranger pour rayer de la réalité chiffrée du pays, des milliers de gens pour prétendre ainsi en présentant de bons chiffres, avoir réglé le problème. Mais il doit être bien entendu que s’il suffisait de maintenir autoritairement des gens en poste, pour qu’ils aient du travail, il n’y aurait plus un seul chômeur dans ce pays, puisqu’il suffirait alors de déclarer interdits, les licenciements...

Plus sérieusement, il est possible d’augmenter la productivité des entreprises, sinon par une réduction des effectifs qui conduit à du chômage, mais par une réduction des salaires et donc des charges afférentes à ceux-ci, et telle est l’option de l’Allemagne qui oppose sur un an un excédent commercial de 192 milliards d’euros, à la France qui accuse quant à elle sur la même période, un déficit de 60 milliards d’euros. Mais ceci, en faisant massivement appel à des immigrés qui sont les seuls à pouvoir se contenter selon leur mode de vie, de très bas salaires.

Il apparait ainsi clairement que des pans entiers de l’économie, ne peuvent se faire qu’avec des immigrés, et que ces activités basiques permettent alors d’en entrainer d’autres plus complexes pour les nationaux, ce qui explique à la fois l’excédant allemand par rapport au déficit français, et le fait que le taux de chômage allemand est sensiblement plus faible que le français.

En réalité, ce qu’il faut comprendre simplement quant à l’intérêt d’un recours à des personnels immigrés, c’est qu’avec par exemple un taux de chômage à 10%, s’il arrivait dans ce pays 1 000 000 d’actifs supplémentaires venus de l’étranger, ceux-ci produiraient bien sûr dans un premier temps 100 000 chômeurs de plus, mais ils produiraient également 900 000 producteurs de plus. Et c’est alors, et seulement de cette façon, que le rapport de la population à charge sur la population active pourrait être considérablement amélioré, ce qui correspondrait à une authentique diminution de charge pesant sur chacune d'elle, permettant aux entreprises de retrouver de la compétitivité, et de faire diminuer, et le chômage, et le déficit budgétaire…
Tel fut avec bonheur pour eux, le choix des Allemands qui y étaient il faut bien le dire condamnés, puisque leur population à déjà commencé à diminuer...

Ce choix comme on le comprend ne sera plus jamais fait en France, et il ne reste plus alors aux Français que d’inventer autre chose pour pouvoir contester la logique de la réalité physique des choses, et pourquoi pas un élixir de jouvence pour faire des hordes actuelles de vieillards, des actifs pleins d’entrain…

                                     Paris, le 4 novembre 2013
                                             Richard Pulvar

dimanche 3 novembre 2013

L'offrande aux morts

Felicien Rops (1884)
Un ami d'un certain âge, habitant dans le Tessin (Suisse) à Orselina, mais originaire de Pura, me confiait en ce jour de Toussaint, que dans son village, il y avait cette tradition de faire griller des châtaignes, et le soir venu de les déposer dans une assiette    sur le coin de la table, ils étaient destinées aux défunts. 

Cette offrande aux morts notamment à ceux de notre lignée, dans une certaine mesure me rappelle ce que ma famille pratiquait à la même période le samblani, une cérémonie d'offrande aux morts, les plats que les défunts aimaient lorsqu'ils étaient vivant étaient préparés, des bouteilles d'alcool posées, des cigarettes allumées, bref une cérémonie d'origine indienne pratiquée les descendants des travailleurs indiens venus aux Antilles vers la fin du 19e siècle.

S'il y a des différences dans la pratique de l'honoration, le sens reste le même, ce jour des hommes font des offrandes à leurs morts.


E-Z 

samedi 2 novembre 2013

Riyad al Asaad, mort?


Une photo fait en ce moment le tour de tous les réseaux sociaux : la photo du corps du commandant de l'ASL , Riyad Al Asaad !! Selon le site Kurde Street, Riyad al Asaad aurait été tué au cours d'affrontement entre les terroristes de l'ASL et les soldats de l'armée arabe syrienne dans la localité de Rabiya . Asaad avait déjà perdu une jambe en été au cours d'un attentat commis par ses adversaires au sein des mouvements takfiris alors qu'il roulait dans une localité de Lattaquié.