samedi 8 mai 2021

Le Martiniquais



Il fut un temps où la Martinique recelait l'élite intellectuelle de la Caraïbe, des gens capables de rayonner et d'informer le monde.

Cette génération en lutte a trépassé, leur mémoire perdure, parfois on leur érige des musées.
Nous qui fûmes un flambeau, un phare ne sommes plus qu'une lumière déclinante, on ne rayonne plus sur rien, même pas sur nous-même, quand bien même d'aucuns le proclament.
Le pays se dépeuple, nous sommes devenus une île habitée par des gens schizophrènes et paranoïaques, des gens qui se complaisent avec eux-mêmes, et en ayant pour toutes ouvertures qu'eux-mêmes, ils sont leur propre horizon.

Evariste Zephyrin

vendredi 30 avril 2021

Lettre ouverte adressée au général d'armée François LECOINTRE



Chef d'Etat-Major des Armées (CEMA)
Le vendredi 30 avril 2021

Mon général,

Vous êtes le Chef d'Etat Major des Armées et à ce titre votre premier devoir est de
défendre et soutenir les militaires d'active ou retraités. Manifestement vous préférez
la chasse aux sorcières.

Par votre discipline intellectuelle servile et sans faille, votre carriérisme consternant,
votre soumission lamentable au pouvoir politique, vous faites le contraire et êtes prêt
par complaisance et bassesse à couper la tête à tous vos pairs et vos Anciens.
Lamentable !

Vous le savez, le devoir d'un chef digne de ce nom est de protéger ses subordonnés,
ses frères d'armes, ses Anciens au lieu de les livrer en pâture à la vindicte d'un
pouvoir politique aux abois.

Sans doute avez-vous peur de déplaire à la ministre des Armées que vous servez
avec un zèle sans égal et un comportement de carpette !

Etant au sommet de la hiérarchie militaire qu'attendez vous donc ? Les étoiles de
Maréchal de France ?

Il est bien loin le temps des Juin, De Lattre, Leclerc, Bigeard adorés de leurs
hommes et parlant d'égal à égal avec le pouvoir politique. Au lieu de cela, votre
autorité morale ne sert qu'à mettre le genou en terre et le petit doigt sur la couture du
pantalon. Vous reste-t-il donc encore un peu de fierté ?

Comme beaucoup de Français et de militaires, j'ai pour vous un immense dédain.
Oui, j'ai été radié des cadres par décret du Président de la République du 23 aout
2016 suite à l'avis du Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT) réuni
disciplinairement (6 officiers généraux d'active ayant, à la majorité des voix,
demandé ma radiation des cadres) mais je ne regrette rien. Face au non-respect de
l'état de droit à Calais, j'ai été un lanceur d'alerte qui a permis la modification de la
situation de la jungle par l'Etat.

Vous avez osé écrire dans le Figaro, me concernant : "Je vais lui envoyer une lettre
pour lui dire qu'il est indigne, salit l'armée, la fragilise en en faisant un objet de
polémique nationale".

Mon général ne vous fatiguez pas, ne perdez pas de temps à écrire, je n'ouvrirai
même pas votre torchon. Celui qui salit l'armée, c'est vous, uniquement vous, ne
vous méprenez pas. Les Français qui le savent ont choisi leur camp et ne s'y
trompent pas.

Oui, je préfère être dans ma peau que dans la vôtre. Sachez-le, l'opinion et le
jugement de vos pairs et de vos subordonnées ne sont pas flatteurs et c'est un
euphémisme ! Je peux me regarder dans une glace, je crains pour vous que ce ne
soit pas votre cas.

Vous préférez "couper des têtes", sanctionner des pairs, courber l'échine et servir
avec un zèle sans égal le pouvoir politique. Non, le jour de votre départ sachez que
vous ne serez pas regretté.

Pour terminer, je vous rappellerai deux citations qui illustrent parfaitement votre
comportement !

"Quand la prudence est partout, le courage n'est nulle part". Cardinal Mercier
"En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui
sonnent le tocsin". Nicolas de Chamfort

Avec votre soumission et votre assujettissement au pouvoir politique, votre
comportement est plus celui d'un technocrate que d'un militaire. Le vrai déshonneur
d'un général est bien le vôtre.

Avec mon profond mépris.

Général de corps d'armée (ER) Christian Piquemal

mercredi 21 avril 2021

Il l'a dit !



 "2012 ce fut un énorme et beau succès,

la France était de gauche massivement, sans précèdent, elle avait la majorité dans toutes les institutions inclus le Sénat pour la 1e fois depuis 200 ans, ensuite Hollande et Valls nous ont trahi." Gérard Filoche

lundi 8 mars 2021

Nous sommes l’Université



Nous, membres de la 22e section du Conseil national des universités, créé par ordonnance à la Libération pour représenter nos pairs, dénonçons 20 ans de politiques de destruction cynique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Du sommet à la base de l’université, le sabotage a été systématique. Le manque de moyens, la baisse du nombre de postes, la précarisation des personnels, la dégradation des conditions d’enseignement et de recherche, constituent le résultat de décennies de mise à sac de l'université, et ont créé l’état d'urgence qui nous oblige à rédiger cet appel.

L’abandon actuel des étudiantes et des étudiants de l’Université alors que les classes
préparatoires restent ouvertes n’est que la dernière marque de cette mise en faillite délibérée et du mépris organisé au sommet de l’État envers l’Université.
L’incapacité des ministres Vidal et Blanquer à gérer la crise sanitaire dans l’enseignement, que leurs attaques ineptes et dangereuses n'ont pas réussi à camoufler, les discrédite absolument. La défiance du monde universitaire à leur égard est totale et irréversible. Indignes, ils n’ont plus la légitimité suffisante pour exercer leurs fonctions. Ils doivent démissionner.

Face à ce gâchis, nous décidons aujourd’hui de reprendre en main notre destin collectif.
Au nom des libertés académiques et de la souveraineté universitaire :

• Nous exigeons que le Conseil national des universités soit replacé au centre des
processus d’évaluation individuelle et collective de la recherche universitaire, dans le
respect de son indépendance.

• Nous appelons l’ensemble des sections du CNU à se réunir en États généraux de
l’Université.

• Nous invitons l’assemblée générale des directions de laboratoires et unités de recherche à nous rejoindre.

C’est collectivement, titulaires et précaires, que nous lutterons désormais pour refonder
l’Université. Et c’est ensemble que nous combattrons pour rétablir un service public
démocratique de l’enseignement supérieur, de qualité et accessible à tous.

Motion votée à l’unanimité des membres de la 22e section du Conseil national des universités

mardi 2 février 2021

Les relevailles ou la chandeleur des chrétiens


 
Le 2 février est pour les Chrétiens le jour de la « purification de la Vierge ». Il marque la célébration de la présentation du Christ au Temple, ce qui correspond aux relevailles. 

Il est écrit que Marie, femme juive se conformait à la loi de Moïse,  voulant que la mère se rende au Temple, présenter son fils nouveau-né 40 jours après sa naissance au Seigneur, leur dieu.

« Selon la loi juive de cette époque (Lévitique, XII), une mère qui accouche d'un garçon était considérée comme impure pendant 7 jours et devait ensuite attendre la purification de son sang pendant 33 jours (donc pas question de se rendre dans un lieu sacré durant cette période). Après la naissance d'une fille, les délais étaient plus longs: la mère était impure pendant 14 jours et la purification avait lieu au bout de 66 jours ! »

 A cette occasion tout un rituel était opéré par les prêtres et pour les chrétiens, lors de l’office religieux des cierges étaient « allumés et  bénits ». Les Juifs outre leur cérémonie religieuse, à cette époque, sacrifiaient des tourterelles ou des pigeons. Cliquez sur  le lien relevailles pour plus de détails. 

Cette cérémonie (relevailles) était en vigueur dans la Grèce antique et au (Ve siècle) le Pape Gélase pour certains, pour d’autres c’est le Pape Vigile au (VIe siècle) qui institue cette cérémonie dans la chrétienté afin de remplacer la fête de Proserpine, célébrée par des courses aux flambeaux.

Au culte païen  un rite chrétien a été substitué …

L’Eglise a simplement substitué la Vierge Marie à Proserpine, les hommes  continuaient de brandir des torches lors des processions, dans les églises les chandelles bénies ont remplacé les torches. 

Des chandelles bénies sont allumées afin de contraindre le mauvais sort, repousser le Malin, s’attirer de bonnes grâces et de bonnes récoltes.  

Des chandelles bénies sont ramenées dans les foyers afin de les protéger contre la foudre et le feu.

De nos jours les cierges sont bénis pour se souvenir que Jésus est la lumière du monde.


Evariste Zephyrin

lundi 1 février 2021

LA CONCESSION FRANCAISE DE SHANGHAI OU A ETE FONDE LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS...

 


Depuis la lointaine antiquité, la Chine exportait de nombreux produits vers l’Occident et particulièrement, la soie, qui donnera son nom à la route qu’elle empruntait. Cependant, ayant constaté que la démarche commerciale des nations européennes se poursuivait souvent par une entreprise coloniale, les empereurs chinois s’opposaient à ce qu’elles développent leur commerce en Chine.
Profitant de l’instabilité qui régnait dans ce pays, dans le sillage de la Grande Bretagne qui ira jusqu’à déclencher une guerre pour contraindre les Chinois à laisser pénétrer chez eux l’opium qu’elle produisaient en Inde, et dont l’empereur de Chine avait interdit l’usage à cause des dommages que cela causait à la population, les nations impérialistes européennes vont imposer à la Chine par leur puissance militaire, une longue suite de traités dit “inégaux” puisqu’ils se faisaient à leur seul bénéfice, et qui constituent jusque de nos jours le souvenir d’une profonde humiliation dans la mémoire du peuple chinois...
Par un de ces traités, celui de Huangpu signé en 1844 entre la France et la Chine, cette dernière lui concédait l’ouverture à son commerce de cinq ports et d’un territoire associé à chacun, pour y installer ses comptoirs et bénéficiant de l’exterritorialité, c’est-à-dire où non seulement l’administration se fera par la puissance concessionnaire, mais où ce sont ses lois qui s’appliqueront, y compris sur les ressortissants chinois de la zone. Il s’agissant en ces concessions, de Canton, Fuzhou, Ningbo, Xiamen, et Shanghai...
En cette dernière concession il s’agissant d’une zone de marais située au bord de la ville chinoise, mais dont les Français sauront très bien en tirer parti pour y développer une ville selon leur style architectural dont de belles réalisations demeurent jusque de nos jours, et ils y planteront des centaines de platanes que les Chinois désignent depuis, “arbre de France” et qui donnent ce caractère si particulier à ce quartier...
Jusqu’en 1940 la concession va avoir un très grand développement et son agrément va faire qu’elle sera très prisée des étrangers des autres concessions qui viendront s’y installer, de sorte qu’au coté des 450 000 Chinois qui y résidaient, sur les presque 20 000 étrangers de cette concession parmi lesquels de nombreux “Russes blancs” ayant fuit la Russie suite à la révolution de 1917, il y avait à peine 1500 Français, principalement dans l’administration et les forces de police...
L’entrée du Japon qui avait déjà envahi une grande partie de la Chine, en guerre aux cotés de l’Allemagne va faire mécaniquement la Chine entrer du coté des alliés, ce qui lui permettra d’exiger en retour, la fin des concessions. Celle de Shanghai lui sera ainsi rétrocédée par les Français en 1946.
Aujourd’hui, compte tenu de son caractère et de son atmosphère, c’est le quartier le plus original de Shanghai, et celui où séjournent les personnalités chinoises ou étrangères de passage, comme les chefs d’états. Mais il y a un autre caractère très particulier à ce quartier. En effet, pourchassé par la police chinoise qui menait une lutte acharnée contre les opposants, c’est là que profitant de l’exterritorialité qui le mettait à l’abri des poursuites, le jeune militant Mao-Tsé-Toung a trouvé refuge avec quelques uns de ses compagnons, et c’est à l’abri des murs en briques d’une maison de ce quartier devenue aujourd’hui un musée, qu’ils ont fondé en 1921, le Parti Communise Chinois...
La suite du parcours exceptionnel de cet homme on la connaît, mais on peut se demander quelle aurait été celui-ci s’il n’avait pu bénéficier en ces instants de sa plus grande vulnérabilité, de cette protection...

Richard Pulvar

dimanche 13 décembre 2020

COMME DANS LA PIRE PERIODE STALINIENNE, UN OPPOSANT SE TROUVE INTERNE DANS UN HOPITAL PSYCHIATRIQUE...

                             

Ceux qui ont encore des doutes quant au caractère dictatorial du régime actuel, ne peuvent continuer à se voiler la face et ne pas voir, parce que pour l'instant ils ne se trouvent pas encore personnellement inquiétés, la tournure dramatique qu'aura pris à l'occasion de la crise sanitaire, la direction de ce pays. Ceci, sous la conduite d'individus qui procèdent méthodiquement à l'anéantissement des libertés individuelles fondamentales, et qui soumettent la nation toute entière sous une surveillance policière de tous les instants...

Nous en sommes déjà rendu au point que désormais on procède à de la "psychiatrie punitive" pour réduire au silence les lanceurs d'alerte (Professeur Fourtillan) et les opposants à la politique malfaisante qui est conduite dans ce pays pourtant encore proclamé des "droits de l'homme"...
Personne ne peut ignorer ce que cela signifie clairement et l'extêtme gravité de la situation...
Rappelons que sous la terreur stalinienne, rien que dans l'après guerre et jusqu'à la fin de l'Union Soviétique, plus de 2 millions d'opposants au régime ont été ainsi "traités", dans un dispositif fort de 80 hôpitaux psychiatrique spécialisés pour cela...
Jusqu'où allons-nous continuer à subir...?
Richard Pulvar


Le professeur 



Fourtillan est en grand danger