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lundi 27 juin 2022

La guerre en Ukraine


Les buts de guerre de la Russie sont de faire main basse sur l'Ukraine russophone (ce qui lui est acquis) et sur tout le littoral ukrainien, coupé l'Ukraine de la mer noire ce qui est en passe d'être fait et de faire la jonction des territoires russophones jusqu'à la Transnistrie.


Et les généraux US et GB sous couvert disent que la Russie ne peut pas perdre la guerre, et dans l'éventualité ce que cela arriverait, ils disent que les Russes utiliseraient leur armement nucléaire pour y mettre fin.

Le mieux pour l'Ukraine est sa reddition et la perte de ses territoires, c'est ce que lui recommande un certain nombres d'états et de diplomates.

Quant à la Russie, elle n'a engagé que 7% de ses effectifs dans cette guerre, d'après ce que je sais.

Et tous ceux qui pérorent sur les plateaux TV, les Gamelin qui prédisent la défaite de la Russie, que les Ukrainiens ont une chance de l'emporter, ne vous disent que des sornettes, des bobards, depuis plus de cent jours, ils racontent les mêmes salades.

Tous ces politiciens et généraux occidentaux qui prennent leurs rêves pour la réalité, je leur dis d'arrêter de prendre les gens pour des cons.
Rien de ce vous avez prédit ou actions engagées n'ont porté leurs fruits, donc il faut arrêter, faire autre chose et surtout éviter un embrasement généralisé, d'autant que le locataire de la Maison Blanche n'a pas toutes ses facultés et celui du Kremlin se montre inflexible.

vendredi 11 mars 2016

Liste des crimes commis par les Russes contre le monde civilisé


1) En 1802 et 1918, les Russes ont perfidement accordé sa souveraineté à la Finlande.

2) En 1918, odieusement et traîtreusement les Russes ont donné le statut d’État aux Lettons et aux Estoniens, qui n’en disposaient pas auparavant.
Nous continuons la liste sans numérotation, car elle est ouverte. Quelqu’un se souviendra sûrement de quelques crimes. À propos, le blogueur finlandais Veikko Korhonen, de la ville de Oulu, l’a commencée pour rigoler sur Facebook.

Ensuite :
– La Lituanie a retrouvé son indépendance en 1918, grâce aussi à la Russie.

– La Pologne a retrouvé son indépendance par l’intermédiaire de la Russie à deux reprises, en 1918 et 1944.

– La Roumanie est née à la suite des guerres russo-turques, et sa souveraineté lui a été accordée sur ordre de la Russie en 1877-1878.

– La Bulgarie a renaît en tant qu’État à la suite de la victoire de la Russie dans la guerre russo-turque de 1877-1878. En signe de gratitude, les Bulgares ont intégré les coalitions anti-russes lors des deux guerres mondiales. De nos jours, la Bulgarie est membre de l’OTAN, et accueille les États-Unis sur son territoire. Après 1945, il n’y avait pas un seul soldat russe sur son territoire …

– L’Azerbaïdjan a été formé en tant qu’État pour la première fois seulement en URSS.

– L’Arménie a été préservée physiquement et a ressuscité en tant qu’État dans l’Empire russe et en URSS.

– La Géorgie a été préservée physiquement et a ressuscité en tant qu’État dans l’Empire russe et en URSS.

– N’ayant jamais été indépendants, le Turkménistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan sont devenus des États sous l’URSS.

– Le Bélarus et l’Ukraine ont également gagné le statut d’État pour la première fois à la suite de la grande Révolution d’Octobre. Ils ont obtenu leur indépendance totale en 1991.

– La Suisse a obtenu son indépendance grâce à Suvorov, qui l’a prise à la France il y a 217 ans.

– En 1945, la Russie a abominablement libéré du Troisième Reich l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne.

– En 1780, la position de Catherine II de Russie, qui a soutenu les États-Unis d’Amérique dans la guerre, a provoqué la défaite de l’Angleterre et l’indépendance des États-Unis.

– Au cours des 2 derniers siècles, la Russie a rendu deux fois leur indépendance à la plupart des pays européens, en vainquant les armées des dictateurs Napoléon et Hitler.

– Lors des négociations avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, la position de Staline a permis à l’Allemagne de conserver son statut d’État après la défaite de la Seconde Guerre Mondiale.

– Gorbatchev a tout fait pour détruire le mur de Berlin et réunifier l’Allemagne en 1990.

– Sans l’aide soviétique, l’Égypte n’aurait pu survivre et consolider son indépendance lors de la guerre contre Israël, la Grande-Bretagne et la France en 1956-57. En 1967, l’intervention de l’URSS a arrêté la guerre entre Israël et l’Égypte, et effectivement sauvé les Arabes de la défaite dans les deux guerres de 1967 et 1974.

– L’Angola a obtenu son indépendance en 1975 seulement grâce à l’URSS.

– La plupart des colonies de l’Europe occidentale ont obtenu leur indépendance grâce au mouvement mondial de décolonisation après la Seconde Guerre Mondiale, dans lequel le rôle principal a été joué par l’Union Soviétique.

Mais vous pouvez aussi prendre en compte le rôle de la Russie et de l’URSS dans la naissance et le développement d’États comme la Chine, le Vietnam, la République Populaire de Corée, et l’Inde. Au fait, la Russie a aussi repoussé les Turcs de Grèce en 1821. Et l’Algérie, Cuba, le Mozambique, …

Eh bien, les Russes, n’avez-vous pas honte [en vous comparant aux Étasuniens] ?

Traduit du russe en anglais pravoslavie par Ollie Richardson pour Fort Russ

lundi 18 février 2013

Moscou: le corps d'un député coulé dans le béton


Moscou: le corps d'un député coulé dans le béton 


Le corps de Mikhaïl Pokhomov, député du parti Russie unie porté disparu depuis le 12 février, a été retrouvé coulé dans du ciment dans la banlieue de Moscou, a appris l'agence RIA Novosti auprès du service de presse du Comité d'enquête de Russie.   "Le corps de M.Pakhomov a été retrouvé dans un tonneau, coulé dans le béton (…) dans la région de Noguinsk (54 km à l'est de Moscou)", a indiqué la source. 

D'après l'interlocuteur de l'agence, le tonneau contenant le cadavre se trouvait dans le sous-sol d'un garage privé. Les enquêteurs procèdent à une série d'expertises. 
Député du parti Russie unie de Lipetsk (508 km au sud-est de Moscou), M.Pakhomov a été aperçu pour la dernière fois le 12 février dans le sud-ouest de cette ville. Une enquête pénale a été engagée suite à sa disparition. Quelques jours plus tard, la police a arrêté dans la banlieue de Moscou un véhicule dont le conducteur transportait des effets personnels de M.Pakhomov. 
A ce jour, cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement du député. 
Selon une des pistes, l'assassinat pourrait avoir été commandité par Evgueni Kharitonov, ex-ministre adjoint du Logement et des Services communaux de la région de Moscou. 



dimanche 20 janvier 2013

Syrie : une provocation se prépare contre la Russie



Dans le cadre d’une guerre de l’information contre Bachar al-Assad on prépare une nouvelle provocation contre la Russie. C’est ainsi que les experts ont commenté, dans une interview à La Voix de la Russie, l’information sur l’enrôlement, par des services spéciaux d’Occident et du Proche-Orient, des personnes d’apparence slave. Elles auront à jouer le rôle de «mercenaires» russes, ayant combattu du côté de Bachar al-Assad et capturés par les rebelles syriens.

Des «acteurs» pour le futur spectacle sont recrutés, en Russie, au Bélarus et en Ukraine, a appris aux journalistes russes, une source anonyme informée. Les qualités requises sont les suivantes : avoir une notion du service militaire, savoir manier les armes et savoir ce qu’est une pièce de DCA. Ensuite, ces soldats de fortune, devront reconnaître, devant les caméras, avoir été embrigadés par les services spéciaux russes, pour aider l’armée de Bachar al-Assad et envoyés, en Syrie, à bord de navires de guerre.

La même source a appris un autre détail. D’après elle, les scènes seront tournées, en Turquie ou en Jordanie, où des décors d’envergure de villes syriennes détruites servent, depuis longtemps, à des fins de désinformation.
Des villes fantômes analogues, il est vrai, libyennes, avaient été construites, en son temps, au Qatar et en Arabie Saoudite, afin de discréditer le régime de Mouammar Kadhafi. C’est ce qu’a rappelé Sergueï Demidenko, expert à l’Institut des évaluations stratégiques et de l’analyse :
«Comme le disait Goebbels, plus le mensonge est gros, plus vite on le croit. La provocation est destinée, en premier lieu, à la communauté internationale. Il faut créer l’image d’un régime syrien méchant et perfide, qui ne tient que grâce à l’aide de la Russie et de l’Iran».

L’objectif des scénaristes et des réalisateurs des futures vidéos sur les «mercenaires» russes, en Syrie, est de sauver la face de ceux, à l’étranger, qui soutiennent les rebelles syriens, dans leur lutte contre Bachar al-Assad. C’est ce que considère Semion Bagdassarov, expert du Centre des études analytiques.

L’information confidentielle, sur la provocation en préparation contre Damas et Moscou, est parue le jour où doivent se dérouler des pourparlers, à Genève, réunissant les diplomates de Russie, des États-Unis et l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi.


samedi 8 septembre 2012

La Guerre Froide serait-elle repartie ?


La question syrienne et les événements internationaux qui agitent le monde pourrait nous faire se poser cette question pas si anodine que cela. Il y a quelques semaines nous apprenions qu’un sous-marin russe était entré dans les eaux du Golfe du Mexique sans que les Américains s’en aperçoivent et les déclarations des uns et des autres ne peuvent que surprendre : agressivité latente de Romney peut-être pas seulement en quête de voies électorales, différents divers entre l’Occident et la Russie, la guerre de l’information fait rage.


Elle fait d’autant plus rage que les enjeux sont en faits extrêmement importants. En 1989 à la chute du Mur de Berlin puis dans les années qui voient l’effondrement du bloc de l’Est, le camp occidental assistait à la défaite d’un ennemi qui faisait peur, souvenons-nous de la psychose de la 3ème Guerre mondiale, des abris atomiques et des films américains de l’époque, de Rambo à l’Aube Rouge… Mais pendant que l’Occident savourait « sa victoire », et s’endormait sur ses lauriers dans la satisfaction d’une opulence de plus en plus évidente, à l’Est, la Russie n’est pas restée statique. Jugée comme un pays « arriéré » plombé par 70 ans de communisme et de stalinisme, il y a peu de personnes en Europe ou aux USA qui auraient prédit un réveil aussi spectaculaire de la Russie.

Car durant cette période de 20 années où l’Occident a vu l’apogée de sa domination, elle a connu également une suite ininterrompue de crises économiques et sociales dans la plupart des pays : chômage, immigration, fracture sociale, appauvrissement, croissance en berne, moral dans les chaussettes, étrange contraste de « vainqueurs » fatigués et à cours d’idées, qui se retrouvaient en fait face aux problèmes du futur, la guerre pour les hydrocarbures, une guerre de religion dont personne ne parle, et la guerre de l’eau et des ressources alimentaires en général qui ne fait que commencer, sous fond de réchauffement planétaire, de productions céréalières en chute, le tout dans un univers de concurrence commerciale féroce.

Mais à l’Est, la Russie a relevé la tête non pas en 21 ans, mais en une grosse décennie, ayant connue une crise économique grave en 1998. Après la terrible période de 1985 à cette dernière date, la Russie s’est ouverte et à force de travail est en train de reprendre toutes les « places » auparavant cédées. Aux USA, les analystes ne s’y trompent pas, c’est ainsi que les Américains n’hésitent pas à courtiser les anciennes républiques soviétiques du Sud de la Russie, à s’aventurer jusqu’en Afghanistan et à tenter de mettre échec et mat tous les adverses dangereux qui se trouveraient en position de jouer un rôle dans les futurs conflits commerciaux, stratégiques ou militaires. Cette guerre du futur, les USA la mènent depuis déjà bien longtemps s’engageant profondément dans des interventions de plus en plus lointaines.

Les enjeux comme je l’ai déjà dit tournent avant tout autour de ressources, qui sont en fait convoitées par ceux qui de fait en consomme le plus : les pays de l’Occident. Les hydrocarbures ne sont qu’une des composantes de ces enjeux, purement commerciaux. Tandis que des pays comme la France se désarment en partie, d’autres et même beaucoup d’autres s’arment, s’équipent, en Asie, en Orient, mais aussi en Amérique du Sud, il est flagrant de voir que dans le Monde, l’industrie de l’armement ne s’est jamais mieux portée que ces dernières années. Tandis que les armes prolifèrent, il est certain que la Russie qui a repris sa place de manière magistrale peut être inquiète des manœuvres américaines. Le fameux bouclier antimissile curieux dispositif de défense ressemble avant tout à une protection préventive qui malgré les dires des uns et des autres est étrangement tourné vers la Russie, la montrant clairement comme un ennemi potentiel, le candidat américain Romney n’hésitant pas un instant à la montrer du doigt.

La Russie fait-elle peur à ces ennemis ? Probablement assez pour que nous puissions clairement voir qu’il existe désormais à nouveau deux blocs dont les contours ne sont pas très clairs du côté occidental. La France qui était sortie de l’OTAN pour bien montrer son indépendance a montré sa faiblesse en l’intégrant à nouveau. En quelques années, la politique indépendante suivie par le général de Gaulle a été ruinée, de la passivité, au sursaut de la non intervention en Irak, la France semble sans ressort, un ministre socialiste totalement inconscient préconisait même l’abandon de l’arme nucléaire alors que les nuages s’accumulent dangereusement un peu partout. Ces dangers ne progressent par ailleurs pas uniquement dans des pays lointains, mais au cœur de l’ONU lui-même.

Le Conseil de l’ONU montre en effet la dissension qui y règne tandis qu’en Syrie une guerre civile fait rage. Ce petit pays, grand par sa culture et son histoire, démontre comme ce fut le cas autrefois de la SDN son impuissance et également qu’il existe à nouveau deux blocs et quelques électrons libres qui ne comptent plus pour grand-chose. Menacés dans leur suprématie, les Etats-Unis se réveillent avec une gueule de bois, ayant laissé filer 20 années où les opérations militaires qu’ils ont entrepris ont sévèrement aggravées les problèmes, déstabilisant des régions entières, livrant des communautés minoritaires à la vindicte, livrant pieds et poings liés des milliers de chrétiens à la mort ou un à joug honteux. Commencées en Irak et en Yougoslavie, ses opérations se sont déroulées dans l’espace d’un moment où la Russie était de fait atone, sans voix, comme en convalescence.

Aujourd’hui, la Russie est debout, et forte, et elle peut compter sur sa principale force, l’immensité de son territoire. De l’Europe à l’Extrême-Orient, elle reste peu sensible aux luttes pour des ressources qui ne lui manqueront jamais, ses réserves étant colossales, ses possibilités hors du commun, son économie et sa société plus que jamais prometteuses, son avenir est déjà assuré, un avenir avec un grand A pour un grand peuple. La Russie est éveillée depuis déjà quelques années, elle représente donc un heureux contrepoids aux folles entreprises américaines, cette République de marchands qui ne conçoit le monde que comme un immense potentiel pour faire quelques bonnes affaires ou alimenter les mannes financières d’un système qui montre toutefois de larges lézardes en Europe.

L’Europe… elle a rêvé en effet de représenter un bloc assez fort pour se trouver un sérieux concurrent et une force que personne ne pourrait ignorer, c’est ainsi que l’Union monétaire européenne, et son extension politique a été menée tambours battants, un projet qui dans certaines mesures pouvait se trouver inquiétant lorsque que cette Europe de la dictature de la pensée unique venait chatouiller la Russie en Ukraine ou dans le Caucase, en Géorgie. Mais dans l’absolu, si autrefois la Russie avait besoin de l’Europe et devait se tourner vers elle pour s’inspirer et avancer, il est certain que la situation s’est inversée. L’Europe cependant est aveuglée par quelques Pussy Riot ou Femen étrangement arrivées bien à propos, elle est aveugle. Cette Europe ne voit pas que sa continentalité l’intéresse à une coopération plus étroite, à des soutiens plus profonds, à des échanges et des supports plus importants, car l’Occident désormais devrait penser très sérieusement à se tourner vers l’évidence. Déjà les Italiens ont compris, les entreprises italiennes déferlent sur la Russie, les Allemands sont bien implantés, la France semble se contenter de quelques succès.

Et pendant ce temps, quelques agences aux noms bien anglo-saxons dont personne à part quelques économistes n’avaient jamais entendu parler auparavant, ont surgis sur le devant de la scène, retranchant, menaçant, mettant en garde, donnant des leçons dans l’affolement général de toutes les économies, montrant du doigt l’Europe… étrange moment en effet, et nous pouvons nous demander assurément l’intérêt de ces quelques « gratteurs de chiffres » à distribuer des mauvaises notes au sein même du système dans ce qui ressemble trait pour trait à une balle de fusil qui serait tiré par le Capitalisme lui-même, dans son pied. Quel intérêt et à qui profite en réalité cette sombre histoire de notation ? Comment quelques employés de ces agences peuvent ainsi plonger l’Europe dans un drame économique qui ressemble beaucoup à une profonde anarchie ? Comment est-ce possible ?

Le coup pourtant est limpide, les Etats-Unis sont les seuls à désirer, malgré qu’ils s’en défendent, avec la Grande-Bretagne qui ne s’en défend elle pas beaucoup, que l’Europe soit placée dans une telle situation que la poursuite de son unité deviennent un cauchemar et la rende totalement inactive, lascive, un corps dominé et sans vie, tout juste capable de s’ébouriffer autour du couple franco-allemand et de suivre les agitations de populations aussi changeantes et aux opinions aussi fluctuantes que le Peuple français pour ne citer que lui. La Guerre Froide n’a finalement connu qu’une pause, comme ce fut le cas durant la guerre de Cent ans, espérons que la France saura voir clair dans les orages qui s’annoncent. 

Laurent Brayard 

jeudi 6 septembre 2012

Poutine: certaines parties utilisent les extrémistes pour réaliser leurs intérêts en Syrie, et l'Occident doit réévaluer sa position envers la Syrie



Moscou / Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que certaines parties utilisent les extrémistes pour réaliser leurs propres intérêts en Syrie, appelant tous les pays occidentaux à réévaluer leurs positions envers la crise syrienne.

Dans une interview avec la chaîne "La Russie Aujourd'hui", Poutine a précisé qu'il y a des parties qui veulent employer al-Qaïda et autres organisations extrémistes pour réaliser leurs buts en Syrie, ce qui est une politique très dangereux aboutissant normalement à des graves répercussions.

Il a incité l'Occident à réévaluer sa position envers la Syrie, se demandant: "Pourquoi c'est à la Russie seule de réévaluer ses positions? Il faut aussi que nos partenaires dans les négociations réévaluent leurs positions!".

Il a appelé à l'arrêt de la violence par toutes les parties et à se mettre à la table du dialogue pour fixer les cadres de l'avenir qui garantit la sécurité à toutes les parties participant au processus politique interne.

"Nous comprenons bien la nécessité de faire un changement mais cela ne signifie pas que le changement doit être sanglant", a-t-il mentionné.

En ce qui concerne la position de la Russie envers la Syrie, il a souligné qu'elle a proposé de tenir une réunion à ce sujet, celle-ci a eu lieu à Genève, et a mis au point une carte de route sur les moyens de rétablir la stabilité en Syrie pour aller vers l'étape du développement et de construction, ajoutant que l'opposition armée a refusé les décisions de cette réunion et certains pays occidentaux qui avaient pris part à la réunion, les ont contourné.

Passant à ce qu'on peut faire pour la Syrie, il a insisté sur la nécessité d'empêcher la militarisation du conflit dans ce pays et à ne pas imposer des résolutions sur une seul partie sans l'autre, soulignant que la position de son pays à l'égard de la situation en Syrie exprime son désir de créer le climat approprié pour entraîner la situation vers la direction positive.

Questionné sur le rôle de l'Onu et du conseil de sécurité à l'égard de ce qui se passe en Syrie, il a souligné que l'Onu a pour mission en général de parvenir à un compromis au cas des problèmes, ce qui est dur, affirmant que tout succès ne peut être attendu qu'à travers cette mission dure.

Il a fait noter, enfin, que les évènements au Moyen-Orient et en Afrique du nord passent d'une façon non civilisée et avec une violence extrême, exprimant sa préoccupation devant le développement des évènements dans les pays de ces régions.


L.A. 

mercredi 22 août 2012

Un sous-marin nucléaire russe derrière les lignes de défense US : la Guerre aura-t-elle lieu ?



L’incident du sous-marin russe « Chtchiouka B » (« Akoula » selon la classification de l’OTAN) qui s’est promené dans les eaux territoriales américaines du golfe du Mexique en juillet, même s’il a été grossi par certains milieux US de la défense afin d’empêcher la réduction du budget militaire américain, n’est que le dernier incident révélant la tension permanente et sournoise entre la Russie et les États-Unis.


En effet, l’Akoula est un sous-marin de dernière génération russe extrêmement silencieux qui a certainement voulu tester les défenses américaines. Officiellement, la Guerre froide est terminée depuis 1991 fin de l’URSS. Dans la réalité, les Russes détestent les Américains, s’en méfient et les contrent chaque fois qu’ils le peuvent. Plus Vladimir Poutine assure son pouvoir plus on revient à une Guerre froide qui n’ose pas dire son nom. Chaque fois que je vais à Moscou, je ressens profondément ce sentiment anti-américain. Explicable : l’homme du Kremlin, Vladimir Poutine a été totalement formé par le KGB et demeure imprégné de la mentalité de la Guerre froide. De plus, les États-Unis se sont donnés des verges pour se battre avec leur projet d’implantation d’un barrage antimissile en Europe, en particulier en Pologne. Ils ont beau jurer qu’il s’agirait d’arrêter des missiles nucléaires tirés par l’Iran et menaçant  l’Europe qui n’existent pas encore, les Russes considèrent qu’il s’agit d’un barrage antimissile russe.

Il y a trois ans, les Américains ont fait une autre « mauvaise manière » aux Russes en montant une manip’ à Bangkok pour arrêter Viktor Bout, un marchand transporteur d’armes russe qui a longtemps appartenu aux services soviétiques et russes. Le Kremlin a tout fait auprès du gouvernement thaïlandais pour empêcher son extradition de Thaïlande sans y parvenir. Aujourd’hui, Viktor Bout se trouve dans un pénitencier américain et les Russes continuent à réclamer sa libération.Officiellement, c’est un aventurier. Dans la réalité, les Russes ne laissent jamais tomber les anciens de leurs services qui en plus savent beaucoup de choses. Bien entendu les Russes ne sont pas innocents non plus. Il y a deux ans, le FBI a démantelé un réseau d’espions russes aux États-Unis et arrêté une douzaine de supposés coupables. Habileté suprême les gens arrêtés hommes et femmes ne faisaient pas partis du SVR (la direction du renseignement extérieur russe). Ils étaient gérés parallèlement.

Le Kremlin n’a évidemment jamais reconnu leur culpabilité mais, pour le récupérer, il a dû accepter un échange où les Américains ont réclamé quatre de leurs « taupes » arrêtées et emprisonnées en Russie. Je connaissais l’un deux, Guennadi Vassilenko, qui avait déjà été arrêté puis relâché dans les années 80, faute d’aveu et que j’avais rencontré à Moscou en 2002. il lui restait encore 7 ans à purger dans la sinistre prison de Lefortovo. Ce ne sont qu’escarmouches à côté de la Syrie. Lors de l’opération de déstabilisation du colonel Kadhafi présentée par les médias occidentaux comme concernant uniquement la protection des populations civiles libyennes, les Américains, les Britanniques et les Français ont en réalité donné un sérieux coup de pouce aux rebelles libyens qui n’auraient jamais réussi sans l’aide de l’Otan. Faute incompréhensible des Russes, ils s’étaient abstenus au conseil de sécurité de l’ONU, autorisant ainsi cette opération qui a amené un changement de régime en Lybie.

On ne les y reprendra plus !

En effet, la Syrie est un point d’affrontement central désormais entre les Russes et les Américains. Dernier pays de la région lié à la Russie, lui offrant un port militaire en Méditerranée - Tartous - gros client pour l’armement russe. La Syrie de Bachar al-Assad est totalement protégée par le Kremlin. Celui-ci oppose son veto au conseil de sécurité de l’ONU empêchant toute opération internationale afin de ne pas rééditer l’affaire libyenne. De leur coté, les Américains font tout pour abattre le régime de Bachar al-Assad allié inconditionnel de l’Iran, leur dernier ennemi héréditaire.Ils n’ont jamais pardonné l’affaire des otages américains de l’ambassade Téhéran, retenus de 1979 à 1982 dans ce pays. La chute du régime de Damas leur permettrait d’affaiblir énormément l’Iran.

C’est le dernier « front » de cette sournoise Guerre froide et Dieu seul sait ce qu’il en résultera. De toute façon l’affaire syrienne réglée la lutte feutrée entre les États-Unis et la Russie n’est pas prête de s’arrêter.


Gérard de Villiers 

dimanche 22 juillet 2012

La Syrie devient pomme de discorde entre la Russie, la Chine et l'Occident



La Russie et la Chine ont échangé des déclarations vigoureuses avec l’Occident après que Moscou et Pékin eussent opposé leur veto au projet de résolution sur la Syrie. Le projet préparé par la France, l’Allemagne, le Portugal, la Grande Bretagne et les Etats-Unis avait été bloqué parce qu’il ouvrait indirectement la voie à l’intervention armée extérieure dans les affaires syriennes.

C’est pour la troisième fois depuis neuf mois que la Russie et la Chine se sont servies de leur droit de veto au moment du vote de la résolution sur la Syrie. C’est sans précédent dans l’histoire de la diplomatie onusienne comme le fait que Moscou et Pékin opposent pendant tout ce temps une résistance ferme aux tentatives de plus en plus vigoureuses de l’Occident de régler les affaires syriennes dans le dos de son peuple.

C’était le résultat prévu à la veille du vote par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov qui a fait ressortir en même temps que la Russie « serait accusée de tous les torts ». C’est d’ailleurs ce qui s’est produit. Les représentants des pays occidentaux ont lancé à Moscou et Pékin des accusations véhémentes soi-disant pour le refus d’aider le peuple syrien. Mieux encore, les Etats-Unis ont menacé de contourner l’ONU pour contrer le régime de Bachar Assad.

Ces attaques ont provoqué une vive réaction à Moscou. Le porte-parole du MAE russe Alexandre Loukachenko a qualifié « d’absolument inacceptables et d’insinuations grossières » les tentatives de rendre la Russie responsable de la montée de la violence en Syrie. Les déclarations tendant à diminuer le rôle de l’ONU dans le règlement des conflits internationaux sont selon le diplomate russe « un signal très inquiétant ». Il a appelé la communauté internationale à réfléchir à l’attitude qu’elle adopterait par la suite face aux conflits de toute nature.

De son côté, la Chine a accusé l’Occident de vouloir faire passer par le CS de l’ONU une résolution mal équilibrée et peu réfléchie. Les diplomates occidentaux pointaient du doigt la Russie et la Chine après l’échec de la résolution, mais ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, - a noté l’agence officielle Chine Nouvelle. Elle précise dans ces commentaires que les politiciens à Washington et à Londres ne voulaient qu’une chose – lier les mains à Damas. Ce faisant, ils s’accommodent parfaitement des actes de violence perpétrés par les forces anti-gouvernementales et les encouragent même.

L’ONU s’est encore divisée sur la question syrienne et les prévisions les plus sombres sont évoquées sur un fond de scandale. L’Occident et les voisins de la Syrie sont convaincus que le régime de Bachar Assad est condamné et qu’il fait l’aide à partir. Alexandre Zotov, ex-ambassadeur de l’URSS et de la Russie en Syrie répond aux têtes chaudes :
« Il ne s’agit pas de la personne de Bachar Assad. Toute la question est de savoir comment sortir de cette situation avec les moindres pertes pour le peuple syrien et sans compromettre le rétablissement et le renouveau de la Syrie. Cela signifie qu’il faudra surmonter les traumatismes moraux, physiques et pshychologiques subis par les Syriens et s’engager dans une voie nouvelle. Trouver un compris serait idéal mais il est très difficile à atteindre parce que l’opposition est en fait un assemblage hétéroclite et sans leader qui pourrait unir le peuple. La volonté de faire partir Assad est la seule chose qui l’unit pour le moment. Mais que va-t-il se passer ensuite ? »

Ce sera sûrement un conflit qui risque de devenir interconfessionnel. Le pays sera au bord de désintégration. Les experts font valoir le fait que l’Iran et l’Arabie Saoudite se livrent aujourd’hui la guerre en Syrie. Si le premier aide son allié, la seconde cherche à la précipiter. C’est la raison pour laquelle le politologue Sergueï Demidenko lance à l’Occident l’avertissement suivant :
« Il fait plutôt ménager le régime syrien sinon les conséquences géopolitiques seraient absolument imprévisibles. L’option choisie actuellement consiste à le déstabiliser. Elle est principalement soutenue par l’Arabie Saoudite et le Qatar qui veulent absolument en finir avec cet unique régime laïc au Proche-Orient ».
Si Assad est quand même destitué par la force, ce sont les islamistes radicaux qui viendront à sa place et alors c’est Israël qui sera dans leur ligne de mire parce que les islamistes ne peuvent pas coexister pacifiquement avec l’état hébreux. Il s’ensuivra un chaos et les armes chimiques stockées en Syrie pourraient tomber entre les mains des combattants et des terroristes. Voici ce qu’en pense Veniamin Popov, directeur du Centre de partenariat des civilisations de l’Institut des relations internationales :
« L’escalade de la violence est lourde des conséquences terribles. Si les rebelles font main basse sur les armes chimiques, elles se retrouveront entre les mains d’Al-Qaïda qui n'hésitera pas à s’en servir contre les Etats-Unis ou Israël. Il faut éteindre cet incendie le plus vite possible et obtenir un règlement pacifique ».

Entre-temps, la situation dans la région ne fait que se dégrader. L’attentat commis contre les touristes israéliens en Bulgarie a versée de l’huile sur le feu. Il s’est produit tout de suite après que les combattants eussent exterminé à Damas trois personnes faisant partie de l’entourage de Bachar Assad, les ministres de la défense, de l’intérieur et le directeur des services de renseignement. Ces deux incidents font monter les tensions politiques au Proche-Orient, - estime Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue « La Russie dans la politique globale » et membre du Conseil pour la politique extérieure et de défense.

« Je ne ferais pas de rapprochement direct entre les explosions à Damas et en Bulgarie. Israël fait flèche de tout bois pour accuser l’Iran de tous les maux. On peut supposer que cette propagande sert à préparer l’opinion publique pour la guerre contre l’Iran. Pourtant, on a l’impression qu’Israël ne se donne pas cet objectif dans l’immédiat ».

Par contre, les islamistes radicaux se montrent de plus en plus actifs au Proche-Orient. C’est une menace latente pour Israël, - estime l’analyste du Centre de sécurité internationale de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales Vladimir Sotnikov.

« Les événements au Proche-Orient poussent les islamistes à devenir plus actifs que ce soit en Libye, en Égypte et même en Bulgarie. Je n’exclus pas que d’autres attaques terroristes peuvent suivre celle de Burgas et pas seulement dans la région voisine du Proche-Orient ».

L’exacerbation du conflit en Syrie et autour d’elle provoque un exode des réfugiés et ce n’est qu’une des manifestations de la crise humanitaire qui a déjà touché la Turquie, le Liban, l’Irak et d’autres pays, L’exemple libyen nous apprend que les réfugiés tendent à se disséminer dans le monde. Le cas échéant, ce n’est pas seulement l’Europe mais encore les pays relativement prospères de la région. Toute la question est de savoir s’ils voudront tolérer chez eux des milliers de Syriens sans gîte et affamés. Les pays qui arment l’opposition syrienne en échange de nouveaux flots de réfugiés n’ont pas encore pleinement pris conscience du danger.


vendredi 13 juillet 2012

Côte d’Ivoire, Libye, Syrie… Poutine enflamme la France et les Etats-Unis



Le président russe Vladmir Poutine est sorti de ses gonds, hier mardi 10 juillet, face à l’ingérence maladroite et outrancière des Etats et de l’Union européenne – avec pour chef de file la France – dans le conflit syrien. Dénonçant par ailleurs l’exportation de la «démocratie des missiles» pour mieux exploiter les pays victimes. Celui qui se place désormais en défenseur des Etats «agressés» par l’axe UE-USA, entend oeuvrer à éviter la perpétuation de cette ingérence meurtrière
Pour les uns, le retour de Poutine aux affaires en Russie était vu comme une espérance, pour les autres ce comeback de l’homme fort de Moscou au devant de la scène risquerait de gêner beaucoup de choses. Et depuis sa nouvelle élection à la tête de la Russie, Poutine n’a pas failli à sa réputation. Il ne manque pas d’occasion pour dénoncer l’attitude des dirigeants américains et européens dans les crises qui secouent le monde ; et plus particulièrement leurs ingérences outrancières, qui se soldent dans bien des cas par une intervention militaire. Le président russe, Vladimir Poutine, a fait savoir, hier à Moscou, que la domination des Etats-Unis et de l’UE dans le monde s’est affaiblie suite aux désarrois socio-économiques internes des pays évolués. Aussi, poursuit-il, s’évertuent-ils à faire feu de tout bois pour conserver leur influence habituelle. «Cela se traduit par l’exportation d’une ‘‘démocratie’’ assise sur les missiles et les bombes et par l’ingérence dans des conflits internes, notamment dans les pays arabes», a déclaré Vladimir Poutine. Les Etats-Unis et l’Europe, a-t-il poursuivi, «recourent souvent à des actions unilatérales, contrairement aux normes du droit international», a rapporté la Radio La voix de la Russie. Cela est particulièrement évident à l’exemple de la Syrie, dénonce le président russe. De toute évidence, c’est cette quête effrénée de richesses des pays faibles qui ont poussé les Etats-Unis à intervenir en Irack et la France à bombarder les Ivoiriens et les Libyens, au nom de la fameuse «démocratie» par les bombes. La Russie qui jusque-là observait une certaine posture n’entend plus laisser prospérer cette forme de néo-colonisation et pillages des richesses au nom d’une prétendue démocratie. C’est pourquoi, depuis lors, elle reste intransigeante sur le cas de la Syrie où, encore et toujours l’Europe et les Etats-Unis veulent forcer la main et déstabiliser définitivement ce pays. Prétextant toujours la protection des civils, ces pays occidentaux anéantissent les armées régulières de ces pays et arment parallèlement des rébellions, de prétendues «revolutionnaires». Côte d’Ivoire, Libye, Irak, même scénario, mêmes acteurs et mêmes objectifs inavoués : le pillage des ressources des pays «démantelés ». Ainsi va la «démocratie » des bombes et des missiles.

vendredi 16 mars 2012

Nous avons été trahis en Libye et nous ne permettrons pas que le même scénario se reproduise en Syrie


L’ambassadeur russe M. Alexandre Yourievitch Zolotov a déclaré que son pays ne permettrait pas que le scénario libyen se reproduise en Syrie, expliquant que la Russie avait été trahie par les pays membres du conseil de sécurité qui avaient fait passer une résolution qui avait permis des opérations militaires.

L’ambassadeur russe a déclaré dans sa réponse à la question sur le rôle de Moscou lors de la guerre en Libye et leur abandon d’un de leur allié dans la région : « nous avons accepté la résolution de l’ONU pour protéger les civils et empêcher le régime de Kadhafi d’utiliser des armes aériennes contre les civils, mais certains pays ont utilisé cette résolution pour légitimer leurs opérations militaires », ajoutant que « la Russie a été trahie par certains de ses amis alors qu’ils nous avait assuré qu’il n’y aurait pas d’intervention militaire ». Notre interlocuteur a assuré que sur la base de ce qui est arrivé en Libye « nous essayons actuellement d’empêcher que le scénario libyen ne se répète en Syrie et nous mettons les projets de résolutions qui nous sont présentés sous le microscope ».

mardi 13 mars 2012

A Washington, Poutine les rend fous. par Pepe Escobar



Oubliez le passé (Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Kadhafi) et le présent (Bachar al-Assad, Ahmadineyad). Vous pouvez parier une bouteille de Pétrus 1989 (le problème c’est qu’il vous faudra attendre six mois avant de la recevoir) sur le futur prévisible, sur le fait que le plus grand démon aux yeux de Washington — et de ses associés de l’OTAN et de leurs divers comparses des médias — ce ne sera personne d’autre que le président russe Vladimir Poutine, de retour vers le futur.

Et vous pouvez en être sûrs : Vladimir Poutine en sera enchanté. Il est revenu exactement là où il veut être : commandant en chef de la Russie, à la tête des Forces armées, à la tête de la politique étrangère et de toutes les questions de sécurité nationale.

Les élites anglo-étatsuniennes sont encore toute saisies d’épouvante au souvenir de son légendaire discours de 2007, à Munich, dans lequel il critiqua le gouvernement de George W Bush pour son projet impérial, obsessionnellement unipolaire, « au moyen d’un système qui n’a rien de commun avec la démocratie » et pour son viol permanent des « frontières nationales presque partout dans le monde ».

Par conséquent, Washington et ses acolytes sont prévenus. Avant les élections de dimanche dernier, Poutine avait même rendu publique sa feuille de route. L’essentiel : non à la guerre en Syrie ; non à la guerre en Iran ; non aux « bombardements humanitaires » et aux « révolutions de couleur », et tout cela intégré dans un nouveau concept : « Instruments illégaux du pouvoir soft ». Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial conçu par Washington n’a pas d’avenir. Ce qui compte c’est « le principe consacré de la souveraineté des États ».

Ce n’est pas surprenant. Lorsque Poutine considère la situation en Libye, il voit les conséquences régressives de la « libération » par l’OTAN avec ses « bombardements humanitaires » ; il voit un pays brisé, contrôlé par des milices liées al-Qaida ; il voit la Cyrénaïque peu développée se séparant de la Tripolitaine plus développée et un parent du dernier roi renversé par Kadhafi rappelé pour gouverner le nouvel émirat et cela pour le plus grand bonheur de ces démocrates exemplaires de la Maison des Saoud.

Et autres éléments essentiels : non aux bases des États-Unis encerclant la Russie ; non au système de défense antimissiles sans une reconnaissance explicite et écrite que ce système ne sera jamais dirigé contre la Russie ; et une coopération croissante avec le groupe BRICS des puissances émergentes.

Pour l’essentiel, tout cela était déjà explicite dans la feuille de route antérieure de Poutine, son document : « Un nouveau projet d’intégration pour l’Eurasie : le futur en gestation ». Ce fut l’ippon de Poutine — il adore le judo — contre l’OTAN, contre le Fonds Monétaire International et le néolibéralisme de la ligne dure. Il voit une Union Eurasiatique comme une « union économique et monétaire moderne » qui s’étendra sur toute l’Asie Centrale.

Pour Poutine, La Syrie est un détail important (pas seulement à cause de la base navale russe dans le port méditerranéen de Tartus, cette base que l’OTAN aimerait tant éliminer). Mais le coeur de l’affaire c’est l’intégration de l’Eurasie. Les atlantistes en seront fous de rage lorsqu’il investira toutes ses forces dans la coordination d’une « puissante union supranationale qui peut devenir un des pôles du monde actuel et un lien efficient entre l’Europe et la dynamique zone Asie-Pacifique ».

La feuille de route opposée ce sera la doctrine « Cap vers le Pacifique » d’Obama et d’Hillary. Excitant, n’est-ce pas ?

Poutine parie sur le Gazoduquistan.

Poutine a pris la tête, presque en solitaire, de la résurrection de la Russie en tant que mégagrande puissance énergétique (le pétrole et le gaz représentent les deux tiers des exportations de la Russie, la moitié du budget fédéral et 20 % de son PIB). Par conséquent, on peut compter que le Gazoduquistan continuera à être la clé.Et il sera centré surtout sur le gaz. Même si la Russie représente au moins 30 % des approvisionnements mondiaux de gaz, sa production de gaz naturel liquide (GNL) représente moins de 5 % du marché mondial. La Russie ne se situe même pas parmi les dix premiers producteurs mondiaux.

Poutine sait que la Russie aurait besoin de beaucoup d’investissements étrangers dans l’Arctique — dans la partie occidentale et surtout dans la partie asiatique — pour maintenir sa production de pétrole de plus de 10 millions de barils/jour. Et il lui faut parvenir à un complexe et exhaustif accord portant sur des milliards de dollars avec la Chine concernant les gisements de gaz de la Sibérie Orientale ; l’angle pétrolier a déjà été couvert grâce au pipeline ESPO (selon le sigle en anglais pour Sibérie-Orientale-Océan Pacifique). Poutine sait que pour la Chine — comme moyen d’assurer son énergie — cet accord est une parade vitale contre le ténébreux « changement de cap » de Washington en direction de l’Asie.

Poutine fera aussi tout pour consolider le gazoduc South Stream qui peut finir par coûter 22 milliards de dollars (l’accord des actionnaires est déjà signé entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Italie. South Stream c’est du gaz russe livré à la zone sud de l’U E, en passant sous la Mer Noire et en traversant la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Slovaquie). Si South Stream l’emporte, son concurrent, le gazoduc Nabucco, sera mis échec et mat ; importante victoire russe contre la pression de Washington et contre les bureaucrates de Bruxelles.



Tout est encore en jeu à l’intersection décisive entre la géopolitique dure et le Gazoduquistan. Une fois encore, Poutine sera confronté à une autre feuille de route de Washington, la pas exactement lumineuse Nouvelle Route de la Soie. (cf. Vea US’s post-2014 Afghan agenda falters, Asia Times Online, 4 novembre 2011.)

Et puis, nous avons ensuite la grande inconnue, l’Organisation de Coopération de Shanghaï (SCO). Poutine voudra que le Pakistan en soit membre de plein droit tout comme la Chine, elle, est intéressée à y incorporer l’Iran. Les répercussions seraient transcendantes, comme si la Russie, la Chine, le Pakistan et l’Iran coordonnaient, non seulement leur intégration économique, mais aussi leur sécurité mutuelle au sein d’une SCO renforcée dont la devise est « non-alignement, non-confrontation et non-ingérence dans les affaires des autres nations ».

Poutine voit que le contrôle par la Russie, l’Asie Centrale et l’Iran d’au moins 50 % des réserves de gaz du monde et avec l’Iran et le Pakistan comme membres virtuels de la SCO, le nom du jeu devient intégration de l’Asie, sinon de l’Eurasie. La SCO se développe comme une force motrice économique et de sécurité tandis que, parallèlement, le Gazoduquistan accélère l’intégration pleine de la SCO comme parade à l’OTAN. Les acteurs régionaux eux-mêmes jugeront de ce qui a le plus de sens : cela ou la Nouvelle Route de la Soie inventée par Washington ?

Écartons le moindre doute. Après l’interminable diabolisation de Poutine et la myriade de tentatives de délégitimiser les élections présidentielles en Russie, certains secteurs très puissants des élites washingtoniennes et angloétatsuniennes sont fous de rage.

Ils savent que Poutine sera un négociateur extrêmement coriace sur tous les fronts. Ils savent que Moscou appliquera une coordination de plus en plus étroite avec la Chine : pour éliminer les bases militaires permanentes de l’OTAN en Afghanistan, pour soutenir l’autonomie stratégique du Pakistan, pour s’opposer au bouclier antimissiles, pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’agression contre l’Iran.
Il sera le diable de prédilection parce qu’il ne saurait y avoir d’opposant plus formidable aux plans de Washington sur la scène mondiale, que ces plans s’appellent Grand Moyen-Orient, Nouvelle Route de la Soie, Domination de Spectre Complet ou Siècle du Pacifique des États-Unis d’Amérique.

Messieurs-Dames, préparons-nous au grand choc.

jeudi 25 août 2011

Exclusif. John McCain: « Après la Libye, la Russie pourrait être le prochain...»



Le sénateur américain et ancien candidat à la présidentielle John McCain a fustigé la Russie, affirmant qu'elle pourrait être le prochain pays à expérimenter un soulèvement de style Lybien.
Hier, le va-en-guerre répondait aux questions de Gayane Chichikyan (RT)

Le va-en-guerre est sûr que le printemps arabe fera rage et s'étendra à des pays comme la Chine et la Russie, qui selon lui ont « besoin d'une démocratie », tout comme la Libye.
Parlant de l'Egypte, le sénateur estime que les gens là aussi ne semblent pas avoir obtenu ce pourquoi ils se battaient. Selon lui « il est grand temps que le feu de soulèvements s'étende à d'autres pays.»

La «prochaine étape» c'est la Syrie. «Après Kadhafi, Bachar el-Assad sera le prochain à tomber», a déclaré McCain.

Avec ces déclarations, McCain confirme la volonté de Washington de voir certain pays, particulièrement riches et stratégiquement importants (Russie, Chine) se désintégrer.

Il est assez intéressant de constater que le sénateur pointe du doigt certains pays puissants (Russie, Chine) en demandant aux populations de ces pays de se révolter : «Leur gagne-pain est si mauvais qu'ils devraient se rébeller dans l'immédiat».

Entre temps, les sondages montrent que la plupart des Américains ne sont pas heureux de leur situation économique actuelle. Fort du raisonnement de McCain on se demande si le peuple américain devrait lui aussi descendre dans rue pour demander le départ immédiat d'Obama et sa clique; charité bien ordonnée commençant par soi-même...

Sévérine Toche