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mardi 21 juin 2022

Patrick Karam démissionne du CREFOM et quitte la présidence d'honneur




Chers amis,

L'échec à rassembler l'ensemble des ultramarins et les prises de position en désaccord avec l'esprit qui animait les centaines de présidents d'associations, d'élus, de personnalités et de militants qui ont participé à la création du Conseil Représentatif des Français d'Outre-mer ne me laissent pas d'autre choix que de démissionner du CREFOM et d'en quitter la présidence d'honneur .

Avec Victorin Lurel, j'ai été le fondateur du CREFOM ainsi que son premier président. Je ne le renierai jamais mais comme beaucoup d'entre vous je ne me retrouve plus dans le CREFOM dans sa forme actuelle.

Veuillez trouver ci-dessous le courrier que j'adresse à regret au président du CREFOM, Daniel Dalin.

dimanche 24 avril 2022

Vote Le Pen en Outre-mer : risque d'une déflagration généralisée



Pour Patrick Karam, les résultats de l'élection présidentielle en Outre-mer sont une déflagration, et ce même s'ils viennent s'inscrire dans une tendance déjà ancrée depuis plusieurs années. Ils expriment une révolte face à l'impuissance de l'État, et aux conditions sociales dégradées et envisagent fort de conduire à une mise en marge des Outre-mer, qui seront rendus ingouvernables faute de légitimité du pouvoir central dans ces territoires.

Patrick Karam demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour éviter que certains territoires ne se mettent en marge de la Nation et ne rompent avec l'hexagone. Il appelle le gouvernement à donner une priorité aux politiques publiques en Outre-mer et à la mise en place d'un vrai plan de rattrapage. Une absence de réponse à ce signal d'alarme ouvrirait en grand la porte vers un saut dans l'inconnu.

Alors que bon nombre de français poussent aujourd'hui un ouf de réduction suite au dénouement de l'élection présidentielle, les résultats du RN en Outre-mer, qui placent Marine Le Pen en tête sur de nombreux territoires et en très forte hausse ailleurs, pourrait laisser perplexe compte tenu de l'histoire de son parti et des échanges musclés que son père avait subi à son époque lorsqu'il avait tenté de poser le pied en Guadeloupe et Martinique.

Cependant ces résultats étaient largement prévisibles et s'expliquent par plusieurs facteurs. Tout d'abord, ils traduisent un violent rejet de la gestion de la crise sanitaire en Outre-mer qui a été vécue dans de nombreux territoires comme inutilement violente et déconnectée des enjeux locaux.

En Guadeloupe et Martinique notamment, cette gestion de la crise sanitaire a entraîné de vives réactions de la population et une véritable crispation sur le terrain. Celles-ci se sont traduites par le déclenchement d'une crise sociale qui reste à ce jour non efficace.

Sur ces territoires, c'est aussi une sanction pour un État, quel que soit le gouvernement au pouvoir, ayant failli à se tenir aux côtés des populations sur la question du chlordécone et de l'accès à l'eau. Ces errements n'ont pas fait que renforcé la défiance des Antillais face au pouvoir central.

Ces résultats sont aussi l'expression d'une frustration compréhensible face aux difficultés sociales, économiques et environnementales concentrées dans les Outre-mer, qui malgré de nombreuses déclarations volontaristes de l'Etat et des dirigeants successifs sont toujours en retard sur tous les indicateurs sociaux et économiques par rapport à l'hexagone (chômage, pauvreté,...).

La Réunion, comme les Antilles ou Mayotte, connaît des taux de pauvreté et de chômage bien supérieurs à la moyenne nationale.

A Mayotte ou en Guyane, elles sont aussi l'expression d'une profonde exaspération face à l'absence de réponse quant aux questions migratoires. Les Mahorais sont confrontés à la pression migratoire des Comores et à la faiblesse de la réponse de l'Etat favorable au vote RN.

En Nouvelle-Calédonie, la progression de Marine Le Pen au second tour semble également être autorisée par la question statutaire.

Patrick Karam tirait déjà la sonnette d'alarme sur ces questions au lendemain des résultats des élections européennes de 2019. L'absence de réponses du gouvernement et la crise COVID n'ont fait que renforcer le vote RN.

Patrick Karam appelle le Président de la République à prendre toute la mesure du message envoyé par les Outre-mer et mettre en place un vrai plan de rattrapage. Il est indispensable que les Outre-mer se retrouvent en une place centrale dans les préoccupations de l'Etat, faute de quoi, la rupture avec l'hexagone sera consommée.

Patrick Karam

Ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer

Ancien président-fondateur du Conseil Représentatif des Français d'Outre-mer (CREFOM)

vendredi 3 avril 2020

Patrick Karam démissionne de la vice-présidence du conseil régional Ile-de-France et lance une action contre l’ARS Ile-de-France et l’APHP


J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de vice-président du conseil régional Ile-de-France. Cette décision fait suite au référé que j’ai engagé, avec mon avocat maitre Bernard Benaiem, devant le Tribunal Administratif demandant que l’ARS Ile-de-France et l’APHP assument dans les plus brefs délais leurs missions premières dans la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui. L'audience est prévue ce vendredi 3 avril.

Pour ne pas mettre en difficulté la présidente de région qui subit des pressions, je l’ai donc informé hier de ma décision de démissionner de mon mandat de vice-président. Je me décharge dès aujourd'hui du suivi d'une partie des commandes de masques que je gérais avec mon réseau de chefs d'entreprise chinois. En revanche, j'assurerai l'intérim pour gérer les arrivées de malades du COVID ou des jeunes de l'ASE sur nos îles de loisirs et au CREPS.

En ma qualité de conseiller régional soucieux de l'intérêt général, et également de citoyen profondément préoccupé et révolté d'une situation où les plus faibles peuvent être les plus impactés par les multiples défaillances de l’État et de ses bras armés, j'ai en effet engagé un référé devant le Tribunal Administratif enjoignant l'ARS Ile-de-France et l'APHP d'assumer dans les plus brefs délais, leurs missions premières dans cette crise, à savoir :

la mise à disposition de tous les franciliens de masques.
la mise en place de tests de détection en nombre suffisant afin de confiner les malades ignorant leur contagiosité
l'achat massif de respirateurs
la mise à disposition de tous des traitements possiblement curatifs
L'ensemble de ces mesures sont indispensables afin de lutter efficacement contre ce virus particulièrement dangereux. En effet, les pays ayant réussi à maitriser l’épidémie sont ceux qui les ont appliquées le plus rapidement et le plus efficacement.

L’utilisation des masques et la réalisation de tests de détection en nombre permettent de limiter la propagation du virus. Par ailleurs, ces mesures préventives s’accompagnent d’une meilleure prise en charge des malades avec la mise à disposition de respirateurs en quantité suffisante pour permettre au personnel soignant de faire face aux urgences d'admission et éviter ainsi des choix cruels.

Enfin l'accès aux traitements possiblement curatifs doit être facilité et rendu possible pour tous car il est scandaleux que soient réservés à ceux que la vie sociale avantage la possibilité d'y avoir recours ou non.

Vous trouverez le référé déposé au Tribunal Administratif en suivant ce lien : https://bit.ly/39B4k0x

Patrick Karam

lundi 21 octobre 2019

Hommage à Jean-Michel Martial - mercredi 23 octobre à 19h


Chers amis,

La famille et les amis de Jean-Michel Martial ont décidé d’organiser un hommage en son honneur à la Région Île-de-France.

Comme les militants du CREFOM qui l'ont connu, j'ai de la peine.

Au lancement du CREFOM, je l’avais choisi pour être mon vice-président, nous étions devenus amis et sa loyauté ne m’avait jamais fait défaut.

Très vite, j'avais perçu le militant engagé, sous l'artiste lumineux, et je l'avais formé pour prendre ma suite, ce qu'il fit avec abnégation quand mes engagements auprès de Nicolas Sarkozy m’avaient poussé à quitter mes fonctions de Président.

Jean-Michel était un personnage unique par sa gentillesse et la force de son engagement pour les Outre-mer. Il ne se plaignait jamais malgré les traitements médicamenteux lourds qui parfois le contraignaient à des séjours en hôpital. Mais il nous revenait dans la foulée et se mobilisait avec encore plus de détermination pour nos outre-mer, alors qu'il se savait condamné.

La semaine dernière encore, il sollicitait mon appui pour faire aboutir son combat pour la valorisation de la mer dans l’économie des Outre-mer. Il m’avait fait cette demande alors même qu’il était sur son lit d’hôpital et je lui avais réaffirmé tout mon soutien. C'était un vrai militant !

Afin de lui rendre le plus beau des hommages, je vous invite tous à vous joindre à nous ce mercredi 23 Octobre de 19h à 23h au Conseil régional d’Île-de-France au 33, rue Barbet de Jouy 75007 à Paris.

Vous trouverez ci-dessous le message préparé en son honneur par ses proches.

Patrick Karam

Vice-président du Conseil régional Île-de-France
Ancien délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer

--

Chers Amies, Chers Amis, Chères Toutes, Chers Tous,Jean-Michel MARTIAL, notre Jean-Michel, Jean-Mi pour ses intimes, était quelqu’un de simple, discret, spirituel, positif, bienveillant et toujours souriant à la Vie !

Courageux il a affronté la maladie avec une verticalité qui force le respect

Déterminé il a œuvré jusqu’au bout pour des causes qui défendent l’humain et l’environnement

Engagé il s’est attelé à promouvoir la visibilité des cultures des outremers et du continent africain

Humaniste il a engrangé des amitiés dans le monde entier

Ces images de lui, nous les gardons précieusement et voulons lui dire combien nous l’aimons à travers un hommage digne de Lui, la musique, les Textes qu’il aimait tant les images qui ont parsemé sa carrière cette voix sublime qui allait chercher nos émotions au fond de nous-même nous aideront à l’accompagner dans son grand voyage

Notre manière de lui dire que nous ne pourrons l’oublier et qu’il restera gravé dans notre Mémoire, riches que nous sommes des moments que chacun a partagé avec lui de près ou de loin. Une communion et un rassemblement Amical, Affectueux et Chaleureux !

Le RDV se fera donc le Mercredi 23 Octobre de 19h à 23h : 33, rue Barbet de Jouy 75007 Paris au conseil régional d’Île-de-France

Nous vous y attendons nombreux pour un bel Hommage !

mardi 20 juin 2017

Lutte contre la drépanocytose l'effort du conseil régional d'Île de France

Farida Adlani, Jenny Hyppocrate, Valérie Pécresse, Patrick Karam

Valérie Pécresse annonçait que le Conseil régional d'Île de France qu'elle a l'honneur de présider accorderait à la recherche sur la thérapie génique une somme de 2 millions d'euros dont 700 000 euros exclusivement 
dédiés à la drépanocytose.

Elle était accompagnée de deux de ses vice-présidents Farida Adlani en charge de la santé et de Patrick Karam chargé de la jeunesse et des sports.

Valérie Pécresse qui explique son choix de doter la recherche en thérapie génique d'une somme de 2 millions d'euros.


La vidéo de son intervention
.






Ce professeur en médecine explique en quoi la thérapie génique est porteuse d'espoir pour les malades, d'autant qu'ils ont réussi à guérir un patient atteint de la drépanocytose. Une réussite qui leur a valu une slave d'applaudissements. Par ailleurs, je l'ai pris en aparté pour le questionner : c'est quoi une "maladie modèle". Sa réponse a été, un gène, une mutation et un public nombreux. La Drépanocytose concerne un gène, une mutation et beaucoup de malades. Les avancées réalisées sur cette maladie aideront à guérir d'autres maladies, d'où l'intérêt accru des puissances publiques.

La vidéo de son intervention.



Farida Adlani qui explique pourquoi, ils souhaitent un dépistage universel à propos de la drépanocytose et explique les particularités au niveau de la santé en Île de France, rappelant que 40% des malades atteints du sida vivent dans cette région. 

La vidéo de son intervention.



L'intervention de Patrick Karam et ce qu'il compte mettre en place en faveur des enfants atteints de la drépanocytose, prise en charge des séjours, leurs ouvrir les bases de loisir, les faire rencontrer les ambassadeurs du sport, etc...


La vidéo de son intervention.


jeudi 14 novembre 2013

Combattre le racisme décomplexé (Communiqué de Patrick Karam)


"Patrick Karam, ancien délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et conseiller politique de l’UMP, dénonce les attaques à connotation raciste que subit Christiane Taubira depuis plusieurs semaines et à travers elle des millions de Français, dans l’hexagone et en outre-mer, et des centaines de millions d’êtres humains dans le monde.

Les injures racistes tenues par une candidate du Front National, reprises lors d’une manifestation par des enfants encadrés par leurs parents et enfin la Une du journal Minute rappellent à la France que le combat contre l’abjection et la salissure doit demeurer une priorité au-delà même des divergences et du combat politique.

Ce racisme décomplexé qui s’exprime désormais sans honte doit trouver une limite.

Patrick Karam, conseiller politique de l’UMP, demande à l’ensemble de la classe politique, dont l’UMP, de condamner avec la plus grande fermeté ces agissements répréhensibles aux relents nauséabonds qui salissent la France et rabaissent la République.

Patrick Karam demande de nouveau aux associations ultramarines, et en particulier au Collectifdom (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais), dont la mission est justement de combattre tous les racismes et la discrimination, de déposer systématiquement plainte et de prendre la tête d’une grande marche populaire contre toutes les formes de racisme.

Le Ministre de l’intérieur doit aussi engager la dissolution du journal Minute qui par sa Une humilie des millions de Français et constitue un appel à la discrimination et à la haine raciale

Désormais, la création du Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer (CREFOM), en chantier depuis un an, devient urgente afin d’apporter des réponses systématiques par tous les moyens à ceux qui imaginent pouvoir salir en toute impunité."

 Patrick Karam

mercredi 21 novembre 2012

M. Copé doit prendre en compte le vote de l'outre-mer



Patrick Karam, ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer et conseiller régional, dénonce la rupture d'égalité entre les Français et le mépris de l'outre-mer que montre M. COPE

La COCOE, présidé par un très proche de Jean-François COPE, a "oublié" de comptabiliser le vote d'un département français Mayotte, et de deux territoires français d'outre-mer, la Nouvelle-Calédone et Wallis et Futuna.

Les militants UMP de ces territoires et département d'outre-mer sont à jour de leurs cotisations. Le vote qu'ils ont opéré auprès de leur fédération a été validé localement. Ce vote a été transmis à la COCOE.

En refusant de les prendre en compte, Jean-François COPE montre son plus grand mépris pour nos compatriotes d'outre-mer. Est-ce à dire qu'il ne considère pas les ultramarins comme des Français comme les autres? Aurait-il osé agir de même s'il s'était agi d'un département métropolitain? La réponse est manifestement non.

M. COPE doit respecter les règles de son parti, il doit aussi et surtout respecter l'égalité entre tous les Français. Les conséquences seraient immédiates s'il persistait dans son refus. L'UMP déjà quasiment inexistante aux Antilles et en Guyane, divisée à la Réunion perdrait ses derniers bastions dans les rares territoires où il conserve encore une influence. Ce serait aussi un mauvais signal donné à nos compatriotes ultramarins traités comme des citoyens de deuxième zone. Ce serait enfin une violation du principe constitutionnel de l'égalité devant le vote.

lundi 12 novembre 2012

Présidence de l'UMP: le séisme politique à venir




L'élection du président de l'UMP pourrait bien entraîner un véritable séisme politique et bouleverser de manière durable les rapports de force au profit de l'extrême-droite, du centre et de la gauche. La droite républicaine est véritablement aujourd'hui à la croisée des chemins.

Qu'on ne s'y trompe pas. La question n'est pas celle de la « droitisation » qui opposerait M. Copé et M. Fillon sur des questions fondamentales comme le rôle de l'Etat, la sécurité, l'efficacité économique et fiscale, l'immigration ou encore les questions sociales et sociétales. Ce n'est pas sur le programme que se jouent les enjeux car, après tout, la longue période de gouvernement avec la dose de réalisme qu'elle suppose ainsi que l'ombre obsédante et quasi-tutélaire de l'ancien président Nicolas Sarkozy constituent un référentiel idéologique unique et impriment une cohésion qui aura du mal à se fissurer. C'est d'ailleurs bien pour cela que les sensibilités politiques constitutives de l'UMP se sont réparties entre les deux camps.

En réalité, la ligne de fracture entre les protagonistes est tout autre. Elle touche au fondamental, à ce qui fait l'essence même des partis républicains et les sépare des extrêmes : les valeurs morales. Elle est essentiellement celle du vivre-ensemble dans une République apaisée et de la capacité à rassembler tous les Français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs ou leurs croyances.

Et le choix que feront les militants pourrait bien interroger la cohésion de la droite et son existence même sous la forme d'un parti hégémonique unique tant il est vrai que les saillies de Jean-François Copé ne peuvent être considérées comme de simples dérapages. Elles marquent un tournant dans l'histoire de la droite républicaine car elles font partie d'une stratégie pensée et assumée pour faire le buzz médiatique et se positionner sur la scène nationale comme celui qui dit la vérité aux Français contre les élites parisiennes... sur le modèle de Jean-Marie Le Pen.

Les techniques empruntées à l'extrême-droite sont connues. User de la provocation jusqu'à la nausée afin de faire passer des messages subliminaux au public dont il cherche à capter les faveurs. Il s'agit de dramatiser la situation du pays, et ensuite de désigner le bouc émissaire, hier le juif aujourd'hui le noir et le musulman, pour se poser en défenseur des « petits blancs » que tout le monde abandonne.

Cette posture est dangereuse dans le contexte d'actualité internationale de mouvements religieux extrémistes qui autorise tous les raccourcis et de crise économique qui fragilise la nation. M. Copé est coupable d'alimenter les peurs des Français, de diviser au lieu de chercher à rassembler et à rassurer, et d'affaiblir délibérément l'unité nationale pour des raisons bassement politiciennes.

Et à trop courir derrière les extrêmes, la droite s'abîme. Ce positionnement porte en germe l'implosion et l'affaiblissement de l'UMP et la montée en puissance du Front National qui se frotte les mains et compte les points avec gourmandise.

Avec Jean-François Copé, ce n'est pas la droite qui est décomplexée mais bien l'extrême-droite. A force de surenchères et de dérapages au moment justement où le FN tente de se normaliser avec Marine Le Pen, on banalise le vote frontiste. En dédiabolisant l'extrême-droite, en donnant une crédibilité à ses thèses et à ses méthodes, on efface les réticences qui jusque-là empêchaient de considérer son émanation comme un parti de gouvernement. Et après tout, plutôt que choisir un parti qui s'est trompé durablement et qui se rallie tardivement à des thèses hier vilipendées, certains électeurs de la droite traditionnelle pourraient bien préférer l'original, le parti qui n'a pas varié sur ces sujets depuis 30 ans.

De la même façon, les modérés, les humanistes, les centristes, écoeurés par cette débauche électoraliste quitteraient en masse l'UMP pour se réfugier auprès d'autres partis plus républicains.

Dès lors, le piège tendu à l'époque par François Mitterrand qui avait favorisé l'émergence du parti frontiste pour diviser la droite et se maintenir au pouvoir pourrait bien se refermer. Le RPR et l'UMP à l'époque de M. Chirac et de M. Sarkozy, malgré des tentations conjoncturelles, avaient su se préserver en maintenant un cordon étanche avec l'extrême-droite. Si M. Copé prenait le pouvoir, l'UMP serait laminée, débordée sur sa droite par le Front National en embuscade et écrasée par les centres qui deviendraient les seuls vrais partis offrant une alternative républicaine crédible au pouvoir en place, sous réserve de trouver une unité.

M. Copé est en cela le meilleur allié du gouvernement Hollande qui se frotte les mains et espère sa victoire afin de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

D'ailleurs, son appel à occuper la rue, comme le font les associations ou les mouvements non représentés au parlement, est une agitation de plus qui ridiculise l'opposition et fait les affaires du gouvernement. Jusque-là, les partis républicains, à droite ou à gauche, n'utilisaient cette arme qu'en dernier ressort, lorsque des libertés fondamentales étaient gravement menacées ou sur des grands enjeux nationaux. M. Copé lui, explique sans rire qu'il ne sait pas encore sur quoi ni pourquoi il faut manifester mais qu'il faut le faire en prévision des futures bévues des socialistes.

Tout cela est improductif. Au lieu de se concentrer sur les grands enjeux pour la France et de demander des comptes à François Hollande pour sa gestion approximative de l'intérêt national, l'attention médiatique se focalise sur les petites phrases et les postures de M. Copé qui offrent des diversions faciles et donnent un visage peu ragoutant de l'opposition.

Voilà pourquoi je voterai sans aucune hésitation pour François Fillon, qui est, en l'absence de Nicolas Sarkozy, le meilleur candidat à l'UMP, le seul capable de rassembler le peuple Français et de l'entraîner derrière un projet alternatif crédible.


Patrick Karam,

ancien délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer,
conseiller régional d'Ile-de-France,
ancien responsable de campagne de Nicolas Sarkozy pour la diversité




mercredi 16 mai 2012

Patrick Karam salue la nomination de Victorin Lurel comme ministre de l'Outre-mer



Patrick Karam, conseiller régional d’Ile-de-France et ancien délégué interministériel pour l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, salue l’entrée au gouvernement de Victorin Lurel comme Ministre des outre-mer.

Si l’on peut regretter le mauvais signal donné par François Hollande qui a constitué un gouvernement pléthorique qui s’apparente à une véritable armée mexicaine, peu soucieux des deniers publics au moment où il est demandé aux Français de se serrer la ceinture, si l’on peut déplorer le choix de ministres alibis, la récompense aux petits camarades PS pour bons et loyaux services électoraux,  et le retour des vieux éléphants défraîchis dont certains sévissaient dans différents gouvernements il y a déjà plus de 30 ans, une bonne nouvelle doit néanmoins être relevée : la présence méritée de Victorin Lurel aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Le plus compétent et populaire des ultramarins, qui fut de tous les combats en faveur des outre-mer, l’homme qui a tenu bon face au LKP  pendant la crise de 2009 et dont le comportement irréprochable et courageux avait été salué par le Président de la République Nicolas Sarkozy, hérite d’un poste exposé qui exige diplomatie et volontarisme, un grand sens politique, un engagement total et une connaissance parfaite des dossiers, qualités que tous, au-delà des appartenances politiques, reconnaissent au président de la région Guadeloupe.

Victorin Lurel devra poursuivre et approfondir l’œuvre réformatrice engagée par Nicolas Sarkozy et veiller comme l’a fait l’ancien président à préserver et augmenter les dépenses publiques en faveur des outre-mer.


Patrick Karam 

mardi 15 mai 2012

L’outre-mer rendra justice à Nicolas Sarkozy





L’outre-mer peut remercier Nicolas Sarkozy. Jamais autant n’avait été fait depuis la départementalisation de 1946. Jamais aucun responsable politique n’avait pris la mesure des  enjeux et des besoins de ces territoires éloignés et parfois oubliés. Nicolas Sarkozy a engagé une véritable révolution qui transformera à terme l’outre-mer. Et si sur le court terme son action n’a pas été suffisamment reconnue, l’histoire lui rendra justice.

Nicolas Sarkozy a évité le pire à l’outre-mer en arbitrant systématiquement en sa faveur. Malgré la crise, les moyens de l’action publique ont été augmentés : les dépenses publiques ont atteint 13,4 milliards d’euros en 2012, soit 500 millions de plus qu’en 2007. Les Zones Franches Globales d’Activité ont permis la création de 6000 emplois par an. Les logements sociaux ont progressé de 50% par rapport à 2007 (30 000) et les emplois aidés en 2012 dépassent les 52.000, soit le même niveau que la période Jospin. La création du GIR concurrence et de l’observatoire des prix constituent une première réponse aux dysfonctionnements du marché. L’Agence pour le Développement de l’outre-mer délivre des bons voyage à plus de 145 000 bénéficiaires de la continuité territoriale. Les 500 millions d’investissement promis pour la relance par François Hollande, (soit 49 euros par habitant, une vaste supercherie) pèsent peu face aux 750 millions d’euros programmés par le gouvernement pour les hôpitaux de Guadeloupe, Martinique et Guyane et les 869 millions prévus par le protocole de Matignon pour la Réunion.

Nicolas Sarkozy a remis l’Outre-Mer en mouvement. Les Etats Généraux de l’outre-mer qui ont engagé une consultation populaire inédite depuis 1946 ont jeté les bases de réformes espérées depuis plusieurs décennies : responsabilisation politique avec des systèmes institutionnels à la carte choisis par les populations, développement endogène et immersion dans l’environnement des bassins géographiques, responsabilité accrue en matière internationale qui donne mandat aux élus locaux pour représenter la France dans les conférences régionales, priorité donnée à la production locale, priorité de nomination et de promotion pour les fonctionnaires ultramarins. Ministre, délégués interministériels, membres du corps préfectoral (6 préfets et 11 sous-préfets soit autant que sous la IVeme et V République réunies), ambassadeurs, membres de grands corps et de grandes institutions, Nicolas Sarkozy a donné le signal qu’aucune fonction n’était interdite à un ultramarin.

L’Année des Outre-mer et l’Agence pour la promotion des cultures d’outre-mer, l’enseignement à l’école de l’outre-mer et des auteurs d’outre-mer, l’aéroport Aimé Césaire, les funérailles nationales et le Panthéon pour ce grand homme, l’aéroport Félix Eboué, la création du 23 mai comme date commémorative de l’esclavage pour l’hexagone, l’hommage aux dissidents qui ont combattu pour la France, le défilé du 14 juillet 2011 aux couleurs de l’outre-mer, l’hommage au bataillon du Pacifique, tout cela donne une nouvelle visibilité à ces Français du bout du monde.

Les 12 déplacements du Président de la République dans les territoires d’outre-mer et les vœux chaque année ont montré le souci constant de ces terres françaises.

Pendant 5 ans, Nicolas Sarkozy a aussi préservé la France et les Français de la plus grave crise jamais connue et qui a balayé nombre de pays, y compris européens.  Les réformes engagées tout au long de son quinquennat ont permis d’éviter une faillite annoncée.

Pendant 5 années, la France de Nicolas Sarkozy a été au centre du Grand Jeu géopolitique mondial, rompant avec une tradition diplomatique française faite de refus et d’isolement.   Nicolas Sarkozy a su entrainer l’Europe et les Etats-Unis pour apaiser  les tensions ou régler les conflits comme en Géorgie, en Lybie, en Côte-d’Ivoire, ou pour tenter de colmater les crises bancaires, financières, économiques qui menacent les économies et les peuples.

La France, sous son quinquennat, a renoué avec la grande époque gaullienne, montrant qu’elle pouvait toujours construire et rassembler derrière son projet politique et pas uniquement protester.

Pendant 5 ans, Nicolas Sarkozy a porté avec la plus grande énergie le destin de l’outre-mer, de la France, voire de l’Europe et les espoirs des peuples opprimés.  Gageons qu’il ne faudra pas deux ans de gouvernance Hollande pour que vienne la conscience qu’il fut un grand Président, y compris en outre-mer.

Patrick Karam 

lundi 28 mars 2011

Lutte contre les discriminations

Lutte contre les discriminations : Remise à Patrick KARAM du rapport sur les discriminations dont sont victimes les ultramarins du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

David AUERBACH CHIFFRIN, Président national de l'association Tjenbé Rèd Prévention, a remis ce lundi 28 mars à 15h00 à Patrick KARAM, Délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, un rapport sur les discriminations de nature particulière dont sont victimes certaines personnes originaires de l'outre-mer, vivant en France métropolitaine, du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

Dans ce rapport qui lui a été commandé par Patrick KARAM, David AUERBACH CHIFFRIN préconise des mesures simples mais qui pourraient améliorer sensiblement le quotidien des ultramarins victimes de ces discriminations.

Parmi les propositions énoncées, il souhaite la mise en place d'une campagne de communicationdans les médias ultramarins destinée à améliorer le dialogue entre les parents et leurs enfants sur ces sujets ou encore la mise en place d'un programme d'accompagnement pour les familles ultramarines qui s'interrogent sur ce thème.

Dans le domaine de l'enseignement, il a proposé au délégué de favoriser une campagne d'IMS(interventions en milieu scolaire) destinée à évoquer ces questions avec les élèves et à les informer sur l'existence des dispositifs d'accompagnement.

Enfin, concernant la prévention du sida, Tjenbé Rèd Prévention a également préconisé une campagne de communication spécifique aux médias ultramarins. L'association a également rappelé l'importance de « l'outil global d'analyse de la situation des ultramarins vivants dans l'Hexagone » (l'une des 137 mesures annoncées par le Président de la République Nicolas SARKOZY le 6 novembre 2009 au terme des États généraux de l'outre-mer).

Le délégué a pris bonne note des propositions de Tjenbé Rèd Prévention et s'est engagé à les relayer auprès de Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et de Luc CHATEL, Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative.