dimanche 31 janvier 2010

L'Unesco demande des mesures contre le pillage culturel d'Haïti après le séisme


PARIS — L'Unesco a demandé dimanche l'interdiction du commerce et du transfert de biens culturels haïtiens, ainsi que l'implication des Nations unies dans la lutte contre le pillage du patrimoine culturel de ce pays après le séisme du 12 janvier.

S'appuyant "sur les expériences passées en Afghanistan et en Iraq", l'Unesco lance une campagne "visant à protéger du pillage le patrimoine mobilier d?Haïti, notamment les collections d?art présentes dans les musées, les galeries et les églises endommagés", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La directrice générale de l'organisation, Irina Bokova, demande le vote au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution instituant "une interdiction temporaire du commerce ou du transfert des biens culturels haïtiens", a précisé le communiqué.

Elle propose que des institutions comme Interpol ou l'Organisation mondiale des douanes contribuent à la mise en oeuvre d?une telle interdiction.

Mme Bokova a demandé au Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de charger les structures sur place de l'ONU, comme la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) "d?assurer, autant que possible, la sécurité immédiate des sites où se trouvent ces oeuvres d?art".

"Il est important d?éviter que les chasseurs de trésors fouillent les décombres des nombreux lieux emblématiques qui se sont effondrés pendant le séisme comme l?ancien Palais présidentiel et la cathédrale de Port-au-Prince, ou de nombreux bâtiments de Jacmel, la ville coloniale française du 17e siècle, qu?Haïti envisageait de proposer pour inscription sur la liste du patrimoine mondial", souligne l'organisation.

"Le seul bien inscrit sur la liste -- le Parc national historique -- avec son palais royal et sa grande forteresse, a été épargné par le tremblement de terre. C?est également le cas des principaux musées et archives du pays", précise l'organisation.

Mme Bokova avait annoncé mardi à l'AFP l'envoi sur place d'une mission d'experts pour évaluer la situation du patrimoine culturel.

AFP

Soigner les Haïtiens oui, mais qui va payer?



A peine l’émotion retombée, la question du coût a vite surgi. Le gouverneur de Floride, le républicain Charlie Crist a eu le malheur d’écrire mercredi dernier au gouvernement fédéral pour demander qui allait payer pour les centaines de blessés haïtiens évacués et hospitalisés dans son Etat ces dernières semaines. L’effet a été immédiat: les vols militaires d’évacuation des blessés haïtiens vers la Floride ou d’autres Etats américains ont été stoppés, rapporte samedi le New York Times. Avant l’arrêt de ces vols, plus de 500 victimes du tremblement de terre haïtien avaient été évacués et sont actuellement soignés dans les hôpitaux de Floride. Un nombre indéterminé de vols était encore prévu. Dans sa lettre au secrétaire d’Etat à la Santé, Kathleen Sebelius, le gouverneur de Floride s’inquiétait: “Récemment nous avons eu vent de plans d’évacuation de 30 à 50 patients en état critique par jour, pour une période indéfinie. La Floride n’a pas les capacités pour supporter une telle opération”.

Comme il est d’usage entre administrations, le secrétariat à la Santé à renvoyé la faute sur l’armée, qui seule a pris la décision de suspendre les vols d’évacuation, selon un porte-parole à Washington. Les militaires ont confirmé l’arrêt des vols et rejeté la responsabilité sur les civils… “D’après ce que j’ai compris, certains Etats ne veulent pas accepter les évacuations pour assurer le suivi des malades, explique ici le capitaine Kevin Aandahl, un porte-parole de l’armée. Nous ne pouvons pas faire voler la moindre personne s’il n’y a pas d’hôpital prêt à l’accueillir à l’autre bout”.

Cette dispute n’est pas vraiment une surprise, les Etats-Unis déjà bien en mal de soigner leurs propres malades ne pouvant certainement pas accueillir tous les blessés du continent. Mais l’aveu de ses limites est parfois désagréable… surtout après que Barack Obama a envoyé des moyens considérables en Haïti et promis d’en faire une opération modèle du “leadership” américain.

source

«Haïti était mal bâtie» -René Préval


PORT-AU-PRINCE - Le président de la République d'Haïti, René Préval, affirme que la capitale Port-au-Prince était mal bâtie mais que le pays va se relever de cette horrible catastrophe.

En entrevue, le chef d'État âgé de 67 ans a d'abord présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Il a également pris le temps de remercier le gouvernement canadien pour ses efforts avant de lancer un message d'espoir.

M. Préval, quel est votre état d'esprit actuellement?

D'abord, laissez-moi présenter aux Canadiens qui sont morts en Haïti et aux Haitiens endeuillés par le sinistre, mes sympathies et mes condoléances. J'en profite pour remercier le gouvernement du Canada et le premier ministre pour m'avoir appelé, M. Charest également. J'avais un rendez-vous téléphonique avec la gouverneure générale et je l'ai raté. Je vais faire tout mon possible pour lui parler. Il y a une solidarité internationale. Particulièrement au Canada qui a porté secours aux Haïtiens. Merci pour la mobilisation qui se fait un peu partout, au Canada et au Québec.

Les gens ont entendu dire que vous alliez dormir dehors sous une tente question de vous montrer solidaire avec le peuple, est-ce bien vrai?


J'ai passé plusieurs nuits sous une tente parce que le palais où je réside parfois s'est effondré. La maison privée où je réside aussi s'est effondrée. Dans les premiers jours, jusqu'au moment où un ami m'a accueilli, je dormais sous une tente. Maintenant, il me faudra trouver un endroit où me loger. Il y a des maisons préfabriquées qui sont offertes par la MINUSTAH et des tentes. Il paraît que d'autres tremblements de terre peuvent survenir. Il faut que le gouvernement réfléchisse à cette éventualité.

Comment allez-vous reconstruire Port-au-Prince?

Selon les estimations, 25 000 immeubles commerciaux ou industriels sont tombés, ainsi que 225 000 maisons individuelles. Ça fait beaucoup. D'autres sont fortement endommagées et devront être démolies. Il fallait d'abord porter secours aux blessés et enlever les morts qui jonchaient les rues. Maintenant, les recherches ont cessé, et 10 000 personnes ont été placées dans les fosses communes. Des gens ont été enterrés par leur famille dans leur cour. Il faut loger sous des abris provisoires plus d'un million de personnes qui sont dans la rue.

Va-t-on rebâtir Port-au-Prince telle qu'elle était?

Non. Port-au-Prince était mal bâtie. Port-au-Prince est le résultat d'une mauvaise gestion sur des dizaines d'années. Les gens y viennent et construisent des bâtiments dans des endroits inappropriés. Aujourd'hui, il faut réfléchir sur la façon de reconstruire la capitale. Comment reconfigurer le pays? Si nous ne préparons pas la saison cyclonique à venir, nous risquons de subir d'autres catastrophes. C'est une réflexion qui doit être globale. Haïti ne mourra pas. Haïti va se relever. Il faut que les Haïtiens se mettent d'accord pour que, pierre par pierre, nous puissions reconstruire le pays en assurant une stabilité.

(Le Journal de Québec)

vendredi 29 janvier 2010

Communiqué de presse



Paris, le 28 janvier 2010


Situations de crise politique dans l’espace francophone
et catastrophe en Haïti à l’ordre du jour de la réunion du
Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie réunira son Bureau, du 2 au 4 février 2010 à N’Djaména (Tchad), à l’invitation de Nassour Guelengdouksia Ouaïdou, Président de l’Assemblée nationale du Tchad. Les travaux se dérouleront sous la présidence de Yvon Vallières, Président de l’Assemblée nationale du Québec.

Des Présidents d’Assemblée, députés et sénateurs d’une vingtaine de parlements de tous les continents examineront, lors de cette réunion, plusieurs thèmes d’actualité, notamment les situations de crise et les évolutions politiques que traversent certains pays de l’espace francophone. La situation en Haïti après la catastrophe que vient de connaître le pays fera bien entendu l’objet de débats.

Des interventions feront le point sur les travaux des commissions, du Réseau des femmes parlementaires, la préparation de la XXXVIe Session de Dakar (Sénégal) de l’APF et les programmes de coopération interparlementaire. Enfin, le Bureau aura à adopter son budget pour 2010, budget qui devra tenir compte des conséquences de la programmation quadriennale 2010-2013 adoptée en décembre dernier lors de la réunion de la Conférence ministérielle de la Francophonie.

L'agriculture d´Haïti nécessite 700 millions de dollars

Programme officiel pour la production alimentaire, l'aide aux personnes déplacées et la prévention


Rome/Port-au- Prince, 29 janvier 2010 - La FAO vient de lancer un appel aux bailleurs de fonds pour soutenir un programme d'investissement officiel haïtien de 700 millions de dollars en faveur du secteur agricole. Il s'agit de réparer les infrastructures endommagées par le tremblement de terre, stimuler la production agricole nationale et créer des emplois pour les personnes fuyant Port-au-Prince.

Ce programme, élaboré par le ministère de l'agriculture, des ressources naturelles et du développement rural, propose des lignes directrices à l'aide internationale au secteur agricole pour les dix-huit prochains mois. Il constitue une des pierres angulaires de la stratégie du gouvernement pour la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier dernier.

La FAO et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture ont passé un accord avec le ministère pour soutenir ce programme goouvernemental.

La FAO est le pivot du groupe de coordination Nations Unies-ONG en matière d'agriculture. A ce propos, une réunion de travail sur Haïti s'était tenue le 27 janvier dernier en République dominicaine en présence de M. Joanas Gué, ministre de l'agriculture haïtien, et de son homologue de la République dominicaine, M. Salvador Jiménez, ainsi que de représentants d'organisations d'aide internationales.

"La situation alimentaire en Haïti était déjà très fragile avant le séisme et le pays était fortement dépendant des importations alimentaires" , indique M. Alexander Jones, fonctionnaire de la FAO qui gère l'urgence en Haïti.

"Alors que les populations fuient vers les zones rurales, la croissance du secteur agricole d'Haïti est désormais une priorité urgente et le plan du gouvernement haïtien, en fixant les priorités immédiates, vient à point nommé."

Sur le fil du rasoir

Près de 60 pour cent des Haïtiens vivaient en milieu rural avant le tremblement de terre. Dans les zones rurales où la pauvreté est reine, 80 pour cent de la population vivent sur le fil du rasoir avec moins de deux dollars par jour.

Selon les estimations du gouvernement haïtien consignées dans le programme sus-mentionné , quelque 32 millions de dollars sont requis dans l'immédiat pour l'achat de semences, d'engrais et d'outils agricoles afin que les agriculteurs puissent commencer à planter en mars pour la saison des semailles de printemps. Celles-ci représentent habituellement 60 pour cent de la production agricole.

Autres mesures à court terme envisagées par le programme gouvernemental: la réparation de la raffinerie de sucre de Darbonne près de Léogane, la protection des bassins versants, le reboisement, la reconstruction et le renforcement des berges des rivières et des canaux d'irrigation et la réhabilitation de 600 kilomètres de routes de desserte.

Le gouvernement recommande l'achat de milliers de tonnes de semences de céréales et de légumineuses produites localement et à l'étranger ainsi que d'outils et d'engrais. Il recommande également de soutenir la filière de l'élevage au cours des prochains dix-huit mois.

Autres priorités

Les autres priorités officielles sont la relance d'un programme pour encourager la plantation de pommes de terre douces dans les dix départements administratifs d'Haïti et la construction de silos pour y stocker grains et autres denrées alimentaires en prévision des dégâts que ne manqueront pas de provoquer les ouragans attendus dans la région au cours des prochains mois.

La FAO s'apprête à lancer plusieurs projets tenant compte des priorités gouvernementales. A cet égard, elle puisera sur ses fonds propres et sur les fonds déjà reçus de l'Espagne, de la Belgique, du Brésil et du Canada.

En septembre 2008, le secteur agricole haïtien avait déjà subi de lourdes pertes du fait d'une succession de tempêtes tropicales et d'ouragans ayant dévasté des pans entiers du pays. Les régions dévastées n'avaient pas encore récupéré au moment où le séisme du 12 janvier dernier replongeait le pays dans l'épreuve cruelle qu'il subit depuis lors.

Ma place parmi les vivants.


C'était ça, Turgeau? Une plaisanterie!
L'ancienne maison a vacillé, puis est tombée de toutes
ses colonnes et de son grand balcon, comme quelqu'un
ayant l'air de demander pardon au temps. C'est ce
qui s'appelle un séisme, un vrai! Il a parcouru la
ville et une bonne part du pays. Il a mangé plein de gens.
Mangé! Littéralement! C'est-à-dire: Moulu! Avalé!
Ceux qu'il a laissés dehors, les autres morts, sont
alignés sur les trottoirs, certains à découvert, d’autres
enveloppés dans des draps ou du plastic blanc.

Les églises aussi sont agenouillées: La Cathédrale,
Saint-Anne, Saint-Louis-Roi-De-France, Saint Joseph.
Quelques fidèles prient haut et fort. Une prière en
colère, d'autres le font à voix basse, dans leur
coeur. Le Christ, qu'on croyait en équilibre précaire,
est resté perché sur son socle au fond de l'église du
Sacré-coeur, impassible solitaire au milieu des ruines.

Rue Thoby, dans la zone de Frères, on a recueilli le corps de
deux de mes tantes paternelles sous des décombres.
L'une d'elles qui était aussi ma marraine s'apprêtait à fêter son centenaire.
“ Il ne me reste qu'une dent, disait-elle. En mars, si Dieu me
prête vie, je vous la montrerai dans un large sourire”
Adieu ma belle!

Il fait lourd.
Difficile de marcher.
On a la tête encombrée de morts.
Chaque jour, le nombre augmente.
Et les secousses n'arrêtent pas. On est sur le qui-vive. Elles peuvent
s'étendre jusqu'à trois mois, six mois, un an. Qui sait?

Ma mère et ses deux sœurs ont été sauvées de justesse par
l'un des mes fils et un neveu qui ont dû les forcer à
sortir, car elles ont eu peine à croire que la maison s'écroulait. Elles sont aujourd'hui à l'abri
chez l'un de mes frères, à l'abri, mais perdues,
sans repères, ne parlant jour et nuit que de retourner chez elles.

Un proche a vu mourir cinq cents de ses employés sous
l'effondrement de sa manufacture.
Un bébé de vingt- deux jours a été repêché vivant au bout
d'une semaine sous des décombres.

Et puis, il y a l'immense majorité avec ses morts, ses
sans-abri, et d'autres morts qui s'ajoutent à la
liste des morts du séisme: Ceux qui sont morts, la veille
ou après, et ne trouvent pas leur place de mort à part,
avec cette singularité qui leur est due: Pompe-funèbre,
convoi, messe, chant et oraison. Toutes
les morgues sont engorgées, les cimetières dévastés. Il
faut créer des fosses communes.

Il y a aussi les rats, qui sont des gens, s'échappent des
prisons, s'attaquent à la population. Le chef de la
police a promis de les traquer. Et la ministre de la culture
et de la communication leur aurait, semble t'il,
demandé, dans un appel radiophonique de regagner
gentiment leur cellule.

Quelqu'un m'a appelé hier pour me demander
si je suis mort. Absolument, ai-je dû
répondre.

Une amie m'a suggéré d'écrire, comme pour reprendre
ma place parmi les vivants.

Syto Cavé

Port-au-prince 23 janvier 2010

Haïti: la reconstruction à l'ordre du jour après un sauvetage miraculeux




PORT-AU-PRINCE - L'attention se tournait de plus en plus jeudi vers la reconstruction à long terme d'Haïti, au lendemain du sauvetage miraculeux d'une adolescente de Port-au-Prince, sans doute l'un des derniers, 15 jours après le séisme.


Darlene Etienne, 16 ans, a été dégagée mercredi soir des décombres dans un état de déshydratation extrême, mais "son état est stabilisé", a assuré le médecin colonel Michel Orcel, de l'équipe de la sécurité civile française qui a évacué la jeune fille vers une unité médicale.

Elle a été en partie dégagée par des voisins du quartier de Carrefour-Feuilles à Port-au-Prince qui ont entendu une voix et ont appelé les secouristes français.

Environ 135 personnes ont été retrouvées vivantes sous les décombres depuis le séisme du 12 janvier, qui a déjà fait "près de 170.000" victimes, selon le président haïtien René Préval.

Seize jours après le séisme, la recherche d'éventuels rescapés continue à mettre les nerfs des Haïtiens à rude épreuve. En fouillant les décombres pour récupérer ce qui peut l'être, certains croient entendre des bruits, des voix, et alertent la vingtaine de secouristes encore présents à Port-au-Prince, pour qui il n'est pas toujours facile de démêler les faits de la rumeur.

Confrontés à la faim, la soif, l'absence de toit, les Haïtiens doivent aussi subir de nouvelles formes de violence. "A la faveur du black-out qui sévit sur la capitale (...) des bandits en profitent pour harceler et violer femmes et jeunes filles réfugiées sous les tentes", a dénoncé jeudi Mario Andrésol, directeur de la police haïtienne, soulignant que "7.000 bandits" se sont échappés de la prison de Port-au-Prince le soir du séisme. Or les forces de police, décimées, sont insuffisantes.

Il faut désormais "se concentrer sur les principaux problèmes qui vont se poser à l'avenir: le redémarrage immédiat et la reconstruction", a déclaré mercredi soir Mauricio Bustamante, qui dirige l'équipe du CICR chargée d'Haïti, insistant sur la nécessité de "protéger les communautés contre de futures catastrophes naturelles comme les cyclones".

L'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour Haïti, Paul Farmer, a affirmé jeudi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain que 75% de Port-au-Prince devait être reconstruit. La reconstruction du port, endommagé par les répliques, pourrait nécessiter huit à 10 semaines, selon le ministère américain de la Défense.

"La meilleure chance pour Haïti, par rapport aux problèmes des 25 dernières années, est de profiter de ce moment pour créer une reconstruction en commun, un effort international pour quelque chose de viable", a estimé de son côté le sénateur John Kerry, qui préside cette commission.

Les dons, promis ou déjà collectés, atteignaient jeudi 2,02 milliards de dollars (1,45 milliard d'euros), selon un décompte des Nations unies.

Sur cette somme, 1,189 milliard de dollars ont été collectés par les agences et organisations d'aide humanitaire, tandis que 830 millions de dollars sont encore à l'état de promesses.

Ces dons proviennent de centaines d'Etats, organisations non gouvernementales, fondations, entreprises ou particuliers. Ainsi, 15.000 dollars versés par le président américain Barack Obama et son épouse Michelle à la fondation de ses prédécesseurs, George W. Bush et Bill Clinton, qu'il a lui-même chargés de collecter des fonds.

Devant le forum économique mondial (WEF) organisé comme chaque année à Davos, en Suisse, M. Clinton, l'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, a appelé les chefs d'entreprises à investir dans le pays.

L'investissement en Haïti doit être vu comme "une occasion de faire des affaires" plus que comme une forme d'assistance, a-t-il dit, faisant l'éloge du dynamisme et des efforts des Haïtiens.

Le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, a estimé au cours du même débat qu'un programme massif devait être mis en oeuvre pour replanter des arbres à Haïti, et lutter ainsi contre les glissements de terrain.

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