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vendredi 12 octobre 2012

Le général Aoun : La Syrie va effectivement vers la démocratie



IRIB-Le général, Michel Aoun, chef du Bloc du Changement et de la Réforme au Liban, a affirmé que la Syrie allait effectivement vers la démocratie au contraire des pays arabes dont les gouvernements avaient chuté, soulignant qu'elle était plus proche de la démocratie de n'importe quel pays arabe.

Interviewé aujourd'hui par la TV syrienne, Aoun a estimé que la Syrie n'avait pas chuté et ne chutera jamais, soulignant que tous les pays conspirateurs contre elle ne peuvent point la soumettre."La fermeté de la Syrie face au complot dont elle fait l'objet était très forte, car la crise n'avait pas influé sur la structure administrative, judiciaire et militaire en dépit de toutes les pertes humaines et économiques gigantesques", a-t-il affirmé. Aoun a ajouté que la Syrie représente un modèle développé de l'humanité de tous ses composants sociaux, soulignant qu'elle était ferme face à Israël, "ce qui prouve l'impossibilité de la faire chuter", a-t-il précisé.Il a estimé que ce qui se déroule dans la région n'est pas un printemps arabe mais un enfer arabe qui faisait partie de la théorie "du chaos créatif" déclarée en 2006 par la secrétaire du Département d'Etat Américain. Aoun a indiqué que l'entité sioniste avait des convoitises au Liban et en Syrie et se sentait que ces deux pays font un obstacle devant l'exécution de ces convoitises."La liberté de croyance et la liberté de choix de la vie sociale sont pratiquées en Syrie, alors que d'autres pays arabes imposent la manière de manger, de boire et de s'habiller. La Syrie aurait mené en 2011 des amendements constitutionnels et annulé l'article 8; j'ai écouté cela du président Bachar al-Assad avant le début de la crise. Cet amendement avait effectivement eu lieu et le multipartisme, le pluralisme politique et la liberté de presse ont été lancés. Si cet amendement était l'objectif de l'opposition, celle-ci aurait recouru au dialogue et attendu les prochaines élections présidentielles pour que le peuple décide qui-est ce qu'il veut via les urnes", a-t-il fait savoir. Aoun a affirmé que c'est la direction syrienne qui défend la démocratie alors que les pays occidentaux veulent la faire chuter par force. Aoun a indiqué que la victoire des extrémistes en Syrie aura des répercussions sur les frontières syro-libanaises et sur les liens entre les deux peuples.La sécurité de la Syrie et celle du Liban, le vice versa, et toute personne qui ferme les yeux devant cette vérité viole les règle du bon voisinage et les principes de la diplomatie sage qui préservent le bon voisinage et les relations distinguées", a-t-il souligné. Aoun a fait noter que la Ligue arabe se meurt actuellement devant les portes de Damas et d'Alep après avoir violé sa charte, notamment en ce qui concerne la non ingérence dans les affaires intérieures des pays.En outre, Aoun a fait savoir que le gouvernement turc avait commis une grande erreur en encourageant les divisions en Syrie.Aoun a indiqué que le veto russo-chinois auprès du Conseil de sécurité avait confirmé à l'Otan que l'intervention militaire, comme c'était le cas en Libye, est interdite. 

mercredi 15 août 2012

Liban: le clan des Mokdad enlève un officier et un grand financeur de l’ASL


َAl-Manar--La tribu Mokdad a riposté ce mercredi à l’enlèvement d’un de ses fils par la soi-disant Armée Syrienne Libre (ASL).

Le porte-parole de la tribu, originaire de la Békaa, a déclaré que le bras armé de la tribu a enlevé plus de 20 membres de l’ASL, dont un officier, déplorant le silence de l’Etat libanais, dans cette affaire.

M.Mokdad a en outre menacé les ressortissants du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie au Liban de rencontrer le même sort, vu que ces trois pays soutiennent l’ASL.

S'agissant des menaces de l'ASL d'assassiner leur fils, la famille a dit "ce n'est parce qu'il (ASL) nous menace de tuer notre fils que nous allons renoncer à kidnapper les membres de l'ASL au Liban".

Le clan des Mokdad a annoncé plus tard avoir libéré dix des syriens enlevés après s’être rassurés qu'ils n'appartiennent pas à l'ASL. 4 nouveaux membres de l'ASL ont par contre été enlevés dont l'un des grands financeurs de la rébellion syrienne, a ajouté le clan des Mokdad. La famille a lancé un ultimatum de 48 heures pour la libération de leur fils.

La vidéo diffusée par la chaine AlMayadeen montre deux captifs de l'ASL, dont un officier.

Selon les aveux de l'officier, Mohammad Moussa Yassine, il a pour mission de fournir des armes aux rebelles syriens. Il ajoute avoir perçu des sommes d'argent du député du courant du Futur Khaled Daher.

En réaction, le chef militaire des tribus syriennes rebelles Khaled Khalaf, interviewés par la chaine libanaise NewTV, a reconnu que l'un des syriens enlevés était un officier de l'ASL.

Réactions libanaises :

Côté libanais, l'ex-chef de la sureté générale Jamil Sayed a affirmé que la réaction du clan des Mokdad était justifiée et appelé à la libération de tous les Libanais enlevés en Syrie.

Le général Sayed a imputé à l'ASL la responsabilité de l'enlèvement de Hassan Mokdad et des 11 pèlerins libanais.

Il a en outre réclamé des poursuites judiciaires contre le journaliste Tarek Najm pour son article qui a encouragé à l'enlèvement de Hassan Mokdad. Najm avait prétendu que Mokdad était un membre du Hezbollah.

Pour sa part, le député du Futur, Mostafa Allouch, a appelé le clan des Mokdad à livrer les syriens de l’ASL à l'armée libanaise.

Rappelons que Hassan Mokdad a été enlevé lundi par l'ASL sous prétexte qu'il appartient au Hezbollah. Hassan Mokdad vit depuis plus d'un an en Syrie, a assuré sa famille qui a nié catégoriquement son appartenance au Hezbollah.


samedi 4 août 2012

Aoun : "le départ d'Assad , début de la guerre mondiale" !


Le président du courant patriotique libre, Michel Aoun a mis en garde contre un renversement du régime d'Assad qui "constitue un prélude à une guerre mondiale".

" les intérêts des pays du golfe persique et d'Israel sur la Syrie se convergent. Il s'agit d'éloigner l'Iran du jeu", a-t-il affirmé sur la chaine Al Mayadine."La Russie et la Chine ne permettront pas que le régime Assad s’effondre" a affirmé Aoun avant d'ajouter " mais si cette chute a lieu, une guerre mondiale éclatera. Les intérêts des américains sont beaucoup plus menacés dans la région que ceux des russes et des chinois".

mardi 31 juillet 2012

Le Monde arabe atomisé




Depuis seize mois, la Syrie fait face à une coalition internationale déterminée sinon à détruire le pays, du moins, c'est en fait l'objectif assigné, à la parcelliser en plusieurs Etats, selon les ethnies et les religions. L'exemple le plus probant d'une telle vision du futur de la région proche-orientale reste encore le Liban dont l'architecture repose sur le confessionnalisme. 

Le Liban est de fait un Etat confessionnel, sort qui attend à terme la Syrie, quand l'Irak y est déjà engagé, de facto découpé en provinces fondées sur la religion ou l'ethnie. Les Kurdes disposent d'ores et déjà de tous les matériaux d'un Etat souverain. 

Revenons à la situation prévalant en Syrie et posons-nous la question: à qui profite la balkanisation de la Syrie? Vous ne voyez pas? Vraiment? En effet, à qui profiterait un dépècement du Moyen-Orient si ce n'est à l'entité sioniste, Israël. 

Ce dépècement sera induit par une reconfiguration radicale des frontières du Moyen-Orient, portée par la fameuse «Initiative pour un Grand Moyen-Orient» (plus connu sous le sigle GMO) de l'ancien président US, George W.Bush. 

Même l'Arabie Saoudite, qui travaille à la chute de la Syrie, n'échappera pas à cette atomisation selon la nouvelle carte du Moyen-Orient mise au point par des experts de la CIA, du Pentagone et le plus secret des services américains, le NSA (National Security Agency). Aussi, ledit «Printemps arabe» ne fait que mettre à exécution un plan de division de la région en petits Etats (sunnite, chiite, druze, alaouite et chrétien - au Liban et en Syrie, 10% de la population syrienne est chrétienne). Le GMO, version «Printemps arabe» n'est en fait qu'un plan israélien datant de 1954 dont la mise en oeuvre avait commencé en 1982 au Liban et l'invasion de ce pays par les armées israéliennes. 

Alors, rafraîchissons les mémoires. En février 1982, paraissait dans le numéro 14 de la revue «Kivounim» (Orientation, éditée par l'Organisation sioniste mondiale), un article institué une «Stratégie pour Israël dans les années 1980». Texte éloquent du fait qu'il explicite ce qui se passe aujourd'hui dans cette région du monde quand l'objectif d'Israël était, reste, le démantèlement des Etats nationaux arabes. Nous reproduisons «in extenso» un passage significatif de ce document qui en dit long sur les vrais desseins d'Israël et donne un éclairage étonnant à ce qui se passe actuellement en Syrie.

Rappelons que ce texte date de 1982 au moment de l'invasion du Liban par Israël. «La décomposition du Liban en cinq provinces, préfigure le sort qui attend le Monde arabe tout entier, y compris l'Égypte, la Syrie, l'Irak et toute la péninsule Arabe. Au Liban, c'est un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l'Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l'objectif prioritaire d'Israël, à long terme, sur son front Est; à court terme, l'objectif est la dissolution militaire de ces États. La Syrie va se diviser en plusieurs États, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un État alaouite chi'ite; la région d'Alep un État sunnite; à Damas, un autre État sunnite hostile à son voisin du Nord; les druzes constitueront leur propre État, qui s'étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet État garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme: c'est un objectif qui est maintenant à notre portée.» Fin de citation. 

C'est écrit noir sur blanc, nous en voyons les fruits aujourd'hui avec, certes, trois décennies de retard, mais le fait est là: ladite «révolution» ou «printemps» arabe n'est qu'un vaste plan de fragilisation et de dislocation du Monde arabe dont le coup d'envoi a été donné en Libye et qui devait aboutir en Syrie. Pour le moment, l'Etat national syrien résiste, mais jusqu'à quand? On peut comprendre qu'Israël tente d'annihiler les Etats arabes, peut-on, en revanche, comprendre le fait que deux Etats arabes (le Qatar et l'Arabie) participent activement à l'anéantissement de la Syrie alors qu'eux-mêmes seront à terme dans le collimateur d'Israël et de ceux qui cherchent à éliminer les pays arabes de la face du monde ! 

 Karim Mohsen

source

dimanche 20 mai 2012

Tensions au Liban

Très haute est la tension à travers le Liban, après la mort d'un chef religieux sunnite qui a été frappé par une balle de l'armée libanaise parce que sa voiture a été arrêtée à un barrage routier dans le nord du Liban.Dans sa voiture ils ont été trouvés des armes et munitions. le religieux tué faisait partie d'un mouvement religieux « al-mustaqbal », célèbre pour sa politique contre le président syrien al-Assad, et il était impliqué dans le trafic d'armes et d'hommes à l'intérieur du territoire syrien. « al-Mustaqbal » a été dirigé par le fils de Rafiq al-Hariri, l'ancien premier ministre libanais, tué en 2005 dans une tentative d'assassinat à Beyrouth (photo). Dans ce moment ils y sont des accidents dans le nord du pays, et même à Beyrouth la tension est très grande.

mercredi 28 mars 2012

Un plan saoudo-qatari pour détruire le Liban et l’Irak Par Ghaleb Kandil


L’Arabie saoudite et le Qatar vivent des moments difficiles. En effet, la défaite de leur projet en Syrie place les dirigeants des deux pétromonarchies dans des situations embarrassantes. Et il semble que pour compenser leurs pertes considérables en Syrie, ils projettent de s’en prendre au Liban et à l’Irak.

Les dirigeants saoudiens et qataris sont très inquiets des nouveaux rapports de force qui naitront sur la scène arabe de la victoire du président Bachar al-Assad dans la guerre mondiale qui a été lancée contre lui. Cette victoire s’illustre dans le repli des Etats-Unis, qui ne supporte aucune interprétation, et qui a constitué une gifle sans précédent dont la douleur est décuplée par la mutation constitutionnelle et politique en cours en Syrie après l’adoption des réformes. La suprématie de la Syrie sera consacrée non seulement par sa transformation en démocratie authentique, mais aussi par le fait qu’elle reste le seul pays arabe à soutenir officiellement la Résistance à Israël, et disposant d’un réseau d’alliances régionales et internationales. Une position qui a enragé les monarques du pétrole qui cherchaient une occasion pour rendre publiques les relations qu’ils entretiennent secrètement avec l’Etat hébreu depuis des décennies, et proclamer la constitution d’une alliance contre l’Iran.

La victoire du président Assad est comme un coup de massue sur la tête pour les dirigeants de Riyad et de Doha qui ont dépensé, selon des experts, quelque 30 milliards de dollars pour armer, entrainer et financer les gangs terroristes en Syrie et pour acheter des positions régionales et internationales soutenant la guerre déclenchée contre Damas.

L’autre vertu qui provoque la colère des dynasties des Séoud et des Thani est le fait que les réformes engagées par Bachar al-Assad vont transformer la Syrie en modèle de démocratie qui tranchera avec les systèmes tyranniques et absolutistes qui gèrent leurs pétromonarchies. La tentative a échoué de désigner le Conseil de coopération du Golfe "dirigeant de la Révolution arabe" et organe de tutelle servant les intérêts israélo-américains au Moyen-Orient.

Les indices matériels et politiques montrent que les dirigeants du Golfe veulent réactiver un plan de sabotage à grande échelle contre le Liban et l’Irak pour compenser leurs pertes en Syrie. Ce plan s’inscrit dans le cadre des directives israélo-américaines visant à empêcher que l’axe Iran-Irak-Syrie-Liban se transforme en système régional hostile aux Etats-Unis et à Israël. Le but est d’empêcher une continuité géographique, une coopération politique et une complémentarité économique entre ces Etats, ou du moins de l’entraver. Car une telle alliance inaugurerait une transformation stratégique régionale vécue comme un cauchemar par l’Etat hébreu et le Golfe.

Dans le cadre de ce plan, des groupes takfiristes sont réactivés en Irak, de même que les discours communautaires dans ce pays. L’escalade des attentats terroristes ces derniers temps et l’exacerbation des discours extrémistes appelant au partage de l’Irak en entités fédérales, illustrent ce plan.

Au Liban, le plan consiste à rassembler les gangs terroristes, à leur créer des camps, et des chambres d’opérations, pour les transformer en forces combattantes, dirigées par le Courant du Futur et des Forces libanaises. Ce plan a été accéléré après que le pouvoir syrien ait franchi une étape importante sur la voie de la stabilisation sécuritaire dans le pays.

Les experts s’attendent à l’échec du plan saoudo-qatari. Surtout que le royaume wahhabite est confronté à une échéance interne difficile qui le contraindrait à retourner toute son énergie vers l’intérieur. Mais le plan se poursuit et s’articule autour de deux axes :

- Rassembler les groupuscules takfiristes et salafistes dans un cadre unique.

- Réintégrer Walid Joumblatt dans la coalition du 14-Mars, afin de torpiller la majorité actuelle.

Le timing du revirement de Joumblatt sera décidé par l’Arabie saoudite, qui l’a informé que la réconciliation avec le prince Mokren, chef du service de renseignements saoudiens, et le retour du financement saoudien, dépendent de son revirement total. Le leader druze a été informé que ses injures contre la Syrie et son président, et ses appels à la sédition aux druzes syrien, ne sont pas suffisants pour lui faire réintégrer les rangs du 14-Mars. Pour retrouver les faveurs et les dollars saoudiens, Joumblatt doit redevenir l’ennemi de la Résistance.

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
Tendances de l’Orient - Lundi 26 Mars 2012 no76
Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.
Préparé et diffusé par Le Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales neworientnews.com

Rédacteur en chef : Pierre Khalaf