lundi 5 juillet 2010

Haïti - Climat : Un camp détruit près de Gressier


De fortes pluies et des vents violents ont lourdement endommagé l’un des meilleurs camps de la vallée de Léogâne, à Flon près de Gressier. De ce camps, soutenu par le Vénézuela il ne reste plus que des tentes déchirées par le vent, écrasées par l’eau et la boue.

Selon Guy Innocent, l'un des leaders du camp, le gouvernement vénézuélien avait été la principale source d'aide des personnes vivant dans ce camp. Il a rappelé que ce camp avait été créé peu de temps après le séisme à l'initiative de la population. Ils ont formé un comité et demandé de l'aide, le Gouvernement vénézuélien a répondu favorablement en fournissant, la nourriture, des tentes, et une clinique médicale dans le périmètre du camp pour desservir les sinistrés et la population environnante.

M. Innocent a expliqué que la quasi destruction du camps était vécu comme une seconde catastrophe par ses habitants, car bon nombre des infrastructures en place ont maintenant disparu. Il faut tout recommencer et pour cela nous avons besoin de l’aide des autorités et des personnes qui ont des moyens financiers afin de venir au secours de notre population.

samedi 3 juillet 2010

PETITION Pour le retrait Définitif du Mercury DAY Animation Motonautique

Voulant préserver les milieux marins Signez la pétition Pour le retrait Définitif du Mercury DAY

Guadeloupe Nature Environnement

Monsieur le Préfet
Rue Lardenoy
97190 Basse-Terre

Monsieur,

Le Mercury Day, manifestation qui revient cette année dans les eaux Guadeloupéennes et qui est organisée par la société Atmosphère ( pour faire la promotion des moteurs de bateaux Mercury ) aura pour conséquence directe le rassemblement de centaines de bateaux perturberont le milieux naturel : des centaines d’ancres vont endommager les fonds, des quantités de déchets abandonnés par les participants, ne seront jamais récupérés, des milliers de personnes vont piétiner des fonds déjà fragilisés et remettre en suspension des sédiments qui iront étouffer la faune locale marine, rejetteront des quantités non-négligeables d’hydrocarbures directement au sein d’un écosystème sensible et enfin offriront le triste spectacle de visiteurs affaiblis et bien souvent en détresse du fait de leur consommation excessive d’alcool.

La Guadeloupe ne doit plus cautionner cette manifestation, sombre héritage du siècle du pétrole à bas prix, grande dévoreuse de carburant, fortement émettrice de CO² et responsable d'une pollution sonore et visuelle ininterrompue, contraignant de nombreuses familles guadeloupéennes à déserter le site pendant l'épreuve !

Nous, citoyens, éco-responsables militants, réunis en Guadeloupe, déclarons aujourd'hui :

- que nous prenons acte de la volonté des Guadeloupéens et leur collectivités, de s'impliquer dans la lutte contre le réchauffement climatique et de se conformer également à ses propres orientations pour une politique affichée de respect de l'environnement et de développement durable.

- et pour passer de la parole aux actes, nous demandons solennellement que la Préfecture de Guadeloupe, ainsi que les Collectivités Territoriales ne cautionnent plus cette manifestation, même financée par des sponsors privés. Il est temps d'arrêter cette course qui va à l'encontre de toute notion de développement durable.

C’est en fait un événement commercial organisé dans le but de promouvoir un produit écologiquement non-durable, à l’attention d’un public restreint en quête de sensations et de tentations de tous ordres.

Ce type de manifestation loin de prendre en considération et de mettre en valeur notre environnement, contribue à le fragiliser plus encore et ce ne sont surement pas là les valeurs que veulent défendre les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens.

Aussi, l’annulation en bonne et due forme de cet événement, qui ne saurait résumer à lui seule une politique territoriale ambitieuse de développement durable, serait un geste symbolique indispensable. Les autorisations nécessaires à la tenue d’une telle manifestation relevant de votre autorité, nous vous interpellons afin de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour en interdire définitivement l’organisation.


Nicola Coppa
Président Guadeloupe Nature Environnement

http://www.lapetition.be/en-ligne/pour-le-retrait-dfinitif-du-mercury-day-7654.html

Lettre ouverte du LKP aux politiques de la Guadeloupe

Pointe-à-Pitre, le 1er Juillet 2010.

Monsieur Le Préfet de Guadeloupe
Mmes Mrs Les Maires de Guadeloupe

Objet : Mercury Day.

Madame, Monsieur,

Encore une fois, les adeptes du Sea, Sex and Sun veulent organiser leur « Mercury Day » en Guadeloupe. Présenté comme « un évènement incontournable de la Caraïbe », cette fiesta géante serait selon les organisateurs, la vitrine «de toutes les valeurs qui sont chères à la Guadeloupe : ambiance musicale, joie et bonne humeur, …. ». « Synonyme de mixité raciale et sociale », il est « attendu de pied ferme aussi bien par les élus que les invités des années précédentes ».

Mieux encore, les organisateurs prétendent défendre l’environnement tout en en alliant « mixité sociale et raciale».

Les Guadeloupéens ont encore en mémoire la fameuse édition 2007 où pas moins de 500 hors bords et plus de 3000 personnes, sous l’emprise d’alcool et autres addictions pour la plupart, ont pris d’assaut cet îlet de 200 M2 du Grand Cul de Sac Marin, espace naturel protégé. Même un véhicule 4X4 y avait été transporté.

Rappelons aussi les innombrables interventions des sauveteurs et des pompiers portant secours en mer et à la Marina du Gosier aux nombreux participants saouls et pétés.

Contrairement aux dires des promoteurs de cette manifestation, la Mercury Day n’est ni un symbole de mixité raciale et sociale (que l’on ne retrouve guère chez les promoteurs d’ailleurs), ni une vitrine du nautisme, ni un outil de défense de l’environnement, encore moins un vecteur des valeurs de la société Guadeloupéenne.

Vous l’aurez compris, il s’agit purement et simplement d’une immense virée, un apéro géant, organisée au profit de propriétaires de gros bateaux, en quête de sensations et de tentations de tous ordres, combinée à une publicité grandeur nature pour les moteurs Mercury et son représentant local.

Ce type de manifestation ayant pour but de faire de la Guadeloupe un lieu de villégiature et de plaisirs en tous genres n’a donc en rien pour mission ni de protéger, ni de valoriser notre environnement mais plutôt d’assurer la promotion d’une certaine Guadeloupe, festive et débauchée.

Il s’agit en fait de l’importation d’un modèle parti des Etats-Unis et appelé Spring break : les étudiants américains, de race blanche pour la quasi-totalité, se rendent dans un pays "tropical" pour une semaine complète de beuveries et de défonces conclues par des orgies. Les villes de Cancun et d’Acapulco au Mexique sont les plus connues, mais sont loin d’être les seules villes ainsi transformées en bordels à ciel ouvert. Entourées de misère et de pauvreté, leur choix n’est pas innocent... Simples écoles du tourisme sexuel pour ceux qui, à l’âge de 35-40 ans, iront pratiquer la pédophilie en Thaïlande, à Saint-Domingue ou encore sur les côtes africaines.

Et ce ne sont pas là les valeurs que défendent les Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.

Aussi, les autorisations nécessaires à une telle manifestation relevant de votre autorité, nous vous interpellons afin de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour en interdire son organisation an péyi annou. Notre pays et notre jeunesse méritent mieux.

Le Porte Parole du LKP
E.DOMOTA

4 morts en Haïti après la défaite du Brésil face aux Pays Bas


Au moins 4 personnes on trouvé la mort en Haïti, après la défaite de l'équipe brésilienne en quart de finale (2-1) face aux Pays-Bas, ce vendredi 2 juillet.

Une première personne est décédée des suites d'une crise cardiaque. L'incident s'est passé à Pétion –Ville ‘ un quartier de la capitale haïtienne.

Une deuxième personne s'est suicidée dans le quartier du Belair. Il s'agit d'un jeune fan du Brésil qui s'est jeté sous les roues d'une voiture.

Scénario identique à Nérette, non loin de Pétion–Ville.

Alors que dans le département des Nippes plus précisément dans la commune de Petite Riviere, un individu qui se présentait comme un fan de la Seleçao aurait poignardé un jeune garçon après une dispute.

Selon les autorités policières haïtiennes plusieurs personnes ont été blessées lors des échauffourées opposant des fans du Brésil à ceux de l'équipe d'Argentine de Football qui ont suivis l'élimination du Brésil.

Notons que bien avant cette défaite de nombreux citoyens avaient élevé la voix pour dénoncer, les agissements des fans du Brésil qui à chaque victoire de leur équipe bloquent plusieurs artères de la capitale, ce qui provoque des embouteillages, dans Port –au- Prince

EJ/Radio Métropole Haïti

jeudi 1 juillet 2010

Haïti - Social : 27 assassinats au mois de juin


Le Réseau National de Défense des droits Humains RNDDH note que malgré les différentes mesures annoncées par la Police Nationale d’Haïti (PNH) et le renforcement des forces onusiennes dans le pays, la population haïtienne ne cesse de subir des actes de violence les uns plus révoltants que les autres : assassinats, viols, vols à mains armées, vols de véhicules, enlèvements et séquestration sont aujourd’hui monnaie courante.

Le RNDDH rapport qu’au cours du mois de juin 2010, au moins 27 cas d’assassinats ont été enregistrés dont celui de Madame Michelle César Jumelle et de son mari, Yves Clément Jumelle, froidement abattus le 26 juin 2010 aux portes de leur résidence.

De plus, le 27 juin 2010, l’ancien député de la 49ème Législature pour la circonscription de Limonade - Quartier Morin, Hugues Célestin, est enlevé par des hommes lourdement armés puis séquestré dans le Nord du pays avant d’être libéré contre rançon le lendemain, soit le 28 juin 2010.

Rappelons que le député CELESTIN, candidat à sa succession, est connu pour ses engagements en faveur d’une meilleure distribution des richesses du pays et son opposition vis-à-vis des choix politiques troublants du pouvoir en place.I Le RNDDH déclare qu’il est inconcevable que les autorités en place restent aussi indifférentes vis-à- vis de ces crimes spectaculaires qui instaurent la peur dans l’esprit des citoyens.

En conséquence, le RNDDH enjoint le pouvoir en place à tout mettre en œuvre en vue de permettre aux citoyens de vaquer librement à leurs activités, en poursuivant les auteurs et complices de ces actes de violence.


S/ HaïtiLibre

La violence psychologique conjugale devient un délit


Pour Rita Bonheur, la présidente de l'Union des Femmes de la Martinique, cette loi est un "pas important" car "à la Martinique, rien n'est fait en terme de prévention et de prises en charge de ces violences."

L'Assemblée Nationale a ratifié mardi le projet de loi visant à renforcer les violences faites aux femmes et inscrit un nouveau délit, la violence psychologique, dans la loi, c'est un thème que vous connaissez bien ?

C'était notre thème de lutte l'an passé : « Les violences qui ne se voient pas tuent aussi ». Les violences psychologiques étaient évidemment celles qui étaient le plus visées. La création de ce délit reconnaît cet aspect des violences envers les femmes qui est une composante importante de ce qu'elles subissent. À la Martinique, les violences psychologiques et le harcèlement moral arrivent en troisième position derrière les violences physiques et les agressions verbales. Sachant que ce sont souvent des violences qui se cumulent.

Quel est votre sentiment sur cette nouvelle loi et sur ce délit particulier, passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende ?

Même s'il reste des choses insuffisantes, cette loi est quand même un pas important, bien que pas mal retouchée par le Sénat par rapport à la version première. En tant que membre du Collectif National pour les Droits des Femmes et de la Fédération Nationale Solidarité Femmes, l'Union des Femmes de la Martinique a oeuvré à son élaboration. C'est le travail de terrain mené par toutes les associations présentes au plus près des femmes victimes qui a permis de faire ce groupe de pression. L'inscription du délit de violences psychologiques est une reconnaissance de l'impact de ce type de violences envers les femmes.

Vous appelez les collectivités à leurs responsabilités ?


En effet, cette avancée doit permettre aux institutionnels et aux collectivités de prendre en compte ce problème et de mettre un axe contre les violences dans leur politique. À la Martinique, rien n'est fait en terme de prévention et de prises en charge de ces violences. Même si, en tant qu'association, nous recevons des subventions, cela ne dédouane pas les collectivités de leur propre politique. Nous devrions être un maillon de la chaîne mais nous avons souvent l'impression de porter beaucoup de choses. En tout cas, nous continuons à nous mobiliser et à sensibiliser. Ce samedi 3 juillet, nous serons au Morne-Rouge dans le cadre de la Marche Mondiale des Femmes.

Ban Ki-Moon veut un scrutin "crédible" à Haïti


"Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a invité mercredi les autorités haïtiennes à "s'assurer que les élections à venir soient transparentes et crédibles". Ban Ki-Moon s'est félicité de la décision du président haïtien Renée Préval de confier au Conseil électoral provisoire l'organisation des élections présidentielle et législatives du 28 novembre. Selon le secrétaire général de l'Onu, le scrutin devra contribué "au renforcement des institutions démocratiques haïtiennes au moment où le pays se bat pour se remettre de la pire crise humanitaire de son histoire"."

En effet, l'enjeu des futures élections est la crédibilité, à savoir si ces élections reflètent la volonté du peuple haïtien, est-ce que toutes les composantes politiques seront représentées ?

Jusqu'à maintenant, ce n'est pas le cas, le principal parti de ce pays (Fanmi lavalas) se voit régulièrement interdit par les autorités de participer aux élections, ce qui donne lieu à une faible participation lors des élections, des élus ne représentant absolument personne, tant leur score est insignifiant.