lundi 15 février 2016

ENDORMIS DERRIERE LEUR FLAMBY, LES FRANÇAIS QUI NE VOIENT RIEN DU MONDE QUI CHANGE, SONT DESCENDUS DU TRAIN DE L’HISTOIRE…


Il vaut mieux pour eux du fond de leur actuel désenchantement, que les Français devenus aujourd’hui ignorants de leur propre histoire, ne se souviennent pas que durant deux longs siècles, les 17ème et 18ème, la France fut la première puissance mondiale. Et si elle fut dépassée au 19ème siècle par la Grande Bretagne, pour autant et même si ce ne fut bien sûr pas pour la bonne cause, par ses canonnières remontant le fleuve jaune, et par l’escadre d’extrême orient qui sous le commandement de l’amiral Courbet, a totalement anéanti la flotte chinoise à la bataille de Fuzhou, elle était parvenue à s’imposer brutalement à l’immense Chine, et à lui arracher des concessions territoriales.

La plus célèbre de celles-ci, celle de Shanghai, sera maintenue jusqu’en 1943, et c’est d’ailleurs à l’abri de cette concession par rapport aux autorités chinoises, qu’un admirateur de la révolution française, celui qui deviendra plus tard le “grand timonier”, Mao Tsé Toung, fondera son parti.

Car si les choses ont logiquement considérablement changé depuis, avec la fin des empires coloniaux, l’émergence des jeunes nations, et le réveil d’anciens empires, la France était malgré tout parvenue jusqu’à l’aube du vingt et unième siècle, à se maintenir au rang de 4ème puissance économique, 3ème puissance militaire, grâce à sa force nucléaire, et 2ème puissance technologique…

Mais, seulement moins d’une vingtaine d’années plus tard, ce qui donne toute la mesure de son actuelle dégringolade, il n’en est plus rien, et ce qui semblait jusqu’alors n’être qu’un rééquilibrage logique des puissances, compte tenu du poids démographique des différentes nations, prend aujourd’hui l’aspect d’une véritable débâcle face aux puissantes nations asiatiques qui sont en train de marginaliser cette France sur la scène mondiale. Cependant, l’effroyable médiocrité du débat public français, ne permet pas aux citoyens de ce pays d’en prendre véritablement conscience…

C’est le milliardaire américain Bill Gates qui a repris en cri d’alarme cette annonce d’un statisticien canadien, afin que tout le monde puisse bien prendre conscience de la mesure des choses et de la façon dont notre monde d’aujourd’hui évolue…

“…La Chine a coulé plus de béton (6,6 gigatonnes) en 3 ans seulement,
que les Etats-Unis durant tout le vingtième siècle (4,5 gigatonnes)… ! ”

Nous avons du mal à nous représenter comment une telle chose peut être possible, et nous aimerions être certains des travaux de ce statisticien, mais nous pouvons faire confiance à Bill Gates de ne pas avoir engagé sa réputation en en faisant état, sans vérifier le sérieux de ce spécialiste et de cette annonce…

Il est facile de comprendre à partir de cela que ceux qui ne trouvent rien de plus important à faire dans ce monde extrêmement concurrentiel, que de débattre sur la déchéance de la nationalité, de déclarer la patrie en danger face à quelques migrants paumés de Calais, et d’engager des controverses pour la suppression de l’accent circonflexe, ne sont par le fait, déjà même plus dans la compétition…

Quelques autres statistiques permettent de prévoir à quel point les nations telles que la France, qui ne se sont décidément pas correctement inscrites dans ce vingt et unième siècle, en manquant de comprendre que le monde est désormais ouvert, ce qu’après la Chine, même les Iraniens semblent avoir compris, vont fatalement déchoir…

Il est facile de comprendre que le volume des échanges commerciaux traduit le dynamisme d’une nation. Or, en tonnage, 6 des 7 plus grands ports du monde sont chinois…!

Le plus grand est celui de Ningbo-Zhoushan, avec 873 milliards de tonnes annuelles. Vient en second Shanghai, avec 755 milliards de tonnes, et Singapour à la troisième place avec 580 milliards de tonnes. Les quatre suivants sont également chinois…
Quant au premier européen, Rotterdam, qui fut très longtemps le premier mondial, il ne se trouve plus qu’à la 8ème place, avec 444 millions de tonnes, soit à peine un peu plus de la moitié du n° 1 chinois…
Curieusement le premier port américain n’est pas celui de New York, mais celui de Louisiane sud et ne se situe qu’à la 16ème place avec 264,7 milliards de tonnes…
Le port de New York quant à lui ne se situe qu’à la 34ème place, avec 123 milliards de tonnes, soit 1/7ème seulement du n° 1 chinois…
Et quant à Marseille le n°1 français, il ne se situe qu’à la 47ème place, avec 98 milliards de tonnes, soit 1/9ème seulement du n° 1 chinois…!

Plus terrifiant encore concernant l’actuelle écrasante suprématie de l’Asie et de ses races d’hommes qui, il n’y pas encore si longtemps, étaient jugées comme inférieures par les Européens, ce qui se passe dans le domaine de la construction navale…

En tonnage ( le classement en prix est sensiblement différent), là encore c’est la Chine qui en dépassant récemment la Corée du sud, est devenue le n° 1 mondial avec 38,7 millions de tonnes, ce qui représente rien de moins que 40% du total mondial…!
En numéro 2, vient la Corée du sud avec 32,03 millions de tonnes…
En numéro 3, vient le Japon avec 17, 4 millions de tonnes…

Mais ce qu’il y a de plus effrayant dans tout cela, c’est que ces trois nations asiatiques à elles seules, représentent tenez-vous bien, 92% de la production mondiale, en ne laissant généreusement à tout le reste du monde, que 8% à se partager…!

Ceci, au point que nous pouvons nous demander si nous en France, nous faisons encore bien partie de ce monde…

Autant dire dans ces conditions, que la construction navale française, qui est passée en 40 ans de 32 500 personnes à 5800 aujourd’hui, est devenue totalement anecdotique. Et, avec ceci d’aggravant que le fleuron de la construction française, les Chantiers de l’Atlantique, furent rachetés par le constructeur finlandais Akers Yards, lui-même dépossédé de ce joyau par une opération en bourse du coréen STX…

Celui-ci a ainsi accédé à un savoir faire extrêmement précieux qu’il ne possédait pas jusqu’alors, celui de la construction des grands paquebots de luxe, et c’est in extremis que via le “fond stratégique d’investissement”, l’état français a pu racheter les 33% du capital qui étaient détenus jusqu’alors par Alstom, quant cette société fut rachetée sans que cet état français ne puisse trouver les moyens de la conserver, par l’américain General Electric.

Or, c’était déjà à l’occasion du déménagement vers la Chine, d’une autre activité des Chantiers de l’Atlantique, celle de la construction de méthaniers, et dans le cadre d’un accord de transfert de technologie, que cette activité avait pu débuter en Chine, à partir de 2001.

C’est donc en partie un savoir faire français, qui va participer au développement de la toute puissance d’une industrie navale asiatique qui va ruiner la construction navale française, et nous aurions pu espérer avoir des dirigeants politiques plus prévoyants. Car hélas, il n’y a pas que dans le domaine de la construction navale que les Français mal dirigés auront tendu le bâton pour se faire battre…

En effet, durant des décennies, la France est demeurée le 4ème pays constructeur d’automobiles, derrière les Etats-Unis, le Japon, et l’Allemagne, selon un classement que rien ne semblait pouvoir bousculer…

Cependant, suite à la fermeture des frontières et le refus obstiné d’accueillir davantage en France, les immigrés qui traditionnellement, constituaient les gros bataillons de la main d’œuvre de cette industrie, les industriels français du secteur devant faire face d’une part, à la concurrence, et d’autre part aux exigences de rentabilité financière de leurs actionnaires, ont logiquement, tout simplement délocalisé leur production, pour s’en aller au devant d’une main d’œuvre qui ne venait plus à eux.

Ainsi, les deux grands constructeurs français, Renault et Peugeot, qui ne réalisent plus respectivement que 22% et 25% de leurs fabrications en France, le second ayant finalement été racheté par le chinois Dougfeng qui bénéficiera ainsi là encore, d’un précieux savoir faire, par leur usines délocalisées en ces pays, particulièrement l’Espagne, le Brésil, et la Russie, vont permettre à ces nations de finalement dépasser la France dans le domaine de la construction automobile, au point de la marginaliser dans ce secteur…

La nouvelle hiérarchie s’établit ainsi en millions d’automobiles:

Chine, 22, 116
Etats-Unis, 11,045 (déjà moitié moins que la Chine)
Japon, 9,63
Allemagne, 5,718 (il fut un temps où France et Allemagne se trouvaient à parité)
Corée du sud, 4,521
Inde, 3,880
Brésil, 3,740 (plus de deux fois la France en grande partie grâce à Renault)
Russie, 2,175 (en grande partie grâce à Renault qui en plus de ses propres usines, a racheté et modernisé Lada)
Espagne, 2,163 (en grande partie grâce à Renault et Peugeot)
France, 1, 740

La France ne se situe plus qu’en dixième position seulement, en ne produisant plus que 1/14ème de la production chinoise, alors qu’elle a produit dans un passé pas si lointain, plus de 4 millions de voitures par ans…

Il est remarquable à ce sujet que l’Allemagne qui au contraire de la France, vient de s’armer à la plus grande satisfaction de ses industriels, d’un million de nouveaux migrants, s’est maintenue dans le peloton de tête, et demeurera contrairement aux prévisions qui avaient cours jusqu’alors, la nation la plus peuplée et donc la plus puissante, d’Europe…

Le classement des nations productrices d’acier est encore plus accablant pour la France, et plus éloquent quant à la suprématie asiatique parce là encore, il n’y a pas photo…!

En millions de tonnes :

Chine, 716, 5
Japon, 107,2
Etats-Unis, 88,7
Inde, 77,6 (tout près des Etats-Unis, Mittal que certains on voulu chasser de France, étant le n° 1 mondial)
Russie, 70,4
Corée du sud, 69,1
Allemagne, 42,7
Turquie, 35,9
Brésil, 34,5
Ukraine, 33

La France qui n’est même plus dans les dix premiers, alors qu’elle rivalisait autrefois avec l’Allemagne, ne pointe qu’à la 14ème place avec une production de seulement 15,6 millions de tonnes, près de cinquante fois moins que la Chine...!

Dans les autres secteurs, de la même façon que les transferts de technologie opérés par Alstom et Siemens ont permis à la Chine de devenir le principal pays constructeur de trains à grande vitesse, et d’exploiter un réseau de 13 000 km de lignes à grande vitesse, contre seulement 2030 km en France, c’est maintenant le constructeur d’avion Airbus, le n° 1 mondial qui, pour s’assurer de vendre des avions à la Chine qui représente désormais le plus grand marché d’avions, à accepté de transférer une partie de leur fabrication en Chine même. Il n’y a donc aucune illusion à se faire quant au fait que les Chinois deviendront avant peu d’années, les meilleurs même dans ce domaine…

Tout ceci signifie que pour que ce pays ne se retrouve par définitivement rétrogradé, il est temps d’en finir avec la médiocrité du débat public français, toujours centré autour des mêmes obsessions stupides, pour envisager les changement profonds qui se produisent dans ce monde désormais ouvert et qui impose bien sûr, la libre circulation des biens et des idées, mais également celle des hommes, et tenter de tirer profit des occasions que cette ouverture ne peut manquer de présenter…

Car, tant que dans ce pays, la seule façon de se faire élire sera d’entamer à l’occasion de chaque campagne électorale, la sempiternelle ritournelle contre les immigrés, laquelle permet de ne surtout parler de rien d’autre, et tant que le “vécu” de ses citoyens totalement obsédés par la question de la race, sera que le pire des dangers menaçant leur nation et nécessitant la mobilisation de tous avec un général à leur tête, est la prétendue invasion de celui-ci par des réfugiés, il continuera d’être totalement en dehors des réalités de notre époque et de ses défis, et n’aura à sa tête que les polichinelles qui dès lors, suffisent pour cela…

Paris, le 15 février 2016
Richard Pulvar

Le Voile: Parlons-en !


«Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux autres ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre!», George Orwell.

Plus je pense à mes filles et à l’environnement que je vais leur laisser après mon départ vers l’inconnu, plus j’ai honte! En effet, l’environnement que m’ont laissé mes parents était bien meilleur que celui dans lequel elles vivent actuellement. Je l’avoue très humblement: j’ai échoué, nous avons tous échoué! Ce n’est pas possible qu’après 60 ans de lutte acharnée pour garantir les droits des femmes, nous en soyons encore là! Qu’aurait-il fallu faire de plus ou différemment que nous n’ayons pas fait? Est-il imaginable que nous ayons encore besoin d’expliquer que les femmes constituent 50% de toutes les sociétés et qu’il n’y a absolument pas de différence qu’on soit né(e) de sexe féminin ou masculin!

Mais encore, est-il possible, durant les 5 ou 10 prochaines années, de redresser la barre et d’arriver enfin à faire comprendre aux Tunisien(es), qu’il est de l’intérêt des hommes, des enfants, des familles et de toute la société de garantir que les femmes soient des citoyennes à part entière, heureuses, épanouies et bénéficiant des mêmes choix et opportunités que les hommes?

Ces cinq dernières années, la Tunisie, où auparavant, la majorité des femmes n’éprouvait ni l’envie ni le besoin de couvrir leur tête, a insidieusement basculé vers une majorité inverse. Cette majorité peut atteindre 85% dans les petites villes et villages où des petites filles commencent aussi à se voiler la tête.

Ce qui me rend perplexe, c’est cette hypocrisie ambiante où les uns et les autres font semblant de ne pas remarquer ce changement sociétal. La majorité parait ne pas être intéressée ni vouloir chercher à comprendre ce changement radical. Les citoyens ont-ils perdu le courage même de poser les vraies questions ou sont-ils passés maîtres dans la censure ou plutôt l’autocensure?

J’appartiens à cette génération qui est née avec une grand-mère, mère, tantes et cousines etc, sans voile. Mes souvenirs d’enfance sont remplis d’images de jolis «Séfsaris» blancs ordinaires ou en soie, en fonction des événements. Durant mon adolescence, ce séfsari a disparu et ma mère l’a troqué contre des robes, des tailleurs et des foulards de toutes les couleurs, choisis avec une grande attention et goût.

J’appartiens aussi à cette génération qui, à l’exception de la Tunisie, a vu, en l’espace de 30 ans, plus de 150 millions de femmes de la région Arabe se couvrir la tête au début, puis s’habiller de noir de la tête aux pieds et certaines d’entre elles, ne garder de visible qu’une paire de yeux, qu’elles couvrent parfois, de fausses lunettes de vue. Ces femmes, qui auparavant avaient des tenues appartenant à leur culture ancestrale, permettant de différencier la Mauritanienne de la Soudanaise, ou de la Yéménite….ont contribué à l’uniformisation des tenues vestimentaires. Les femmes, dont les maris travaillaient dans les pays du Golfe, et voulant ressembler aux femmes riches du Golfe, ont remplacé leur habits culturels par ces longues Abeyyas noires. Certaines Jordaniennes, Palestiniennes, Syriennes et Yéménites ont adopté un long imperméable bleu marine ou kaki qui m’a toujours interpellée car ressemblant à un certain uniforme imposé par un quelconque mot d’ordre dont je n’arrive toujours pas à déchiffrer le code.

Si certains prétendent que l’origine du voile est un précepte religieux, cela voudra dire que la génération de ma grand-mère et de ma mère (ainsi que tous nos exégètes) n’avait pas compris les textes religieux! Quelle offense à la mémoire de ces femmes profondément pieuses qui priaient, jeûnaient et étaient même allées à la Mecque. Que s’est-il passé depuis cette fameuse journée où Bourguiba, devant les médias, a ôté le séfsari de cette militante, qui la caché quand il fuyait le colon français et qui se trouve être aussi l’arrière-grand-mère paternelle de mes propres filles?

Je ne suis ni anthropologue, sociologue, ou psychologue et pourtant, j’ai le droit, en tant que citoyenne tunisienne, de poser au moins la question: Pourquoi la Tunisie, après avoir résisté plus de 60 ans, a-t-elle fini par basculer et se laisser envahir par cette marée noire, ce deuil collectif sans fin?

Le voile doit se remettre sous le feu des projecteurs afin de sortir de la «normalité» dans laquelle il semble s’être sournoisement glissé. Pour cela, je me propose d’esquisser 7 pistes de réflexion dans l’espoir que cela incitera toutes les expertises à apporter leur pierre à cet édifice qui nous aidera à mieux nous comprendre les uns les autres afin de nous opposer à la division de la nation Tunisienne en deux groupes antagonistes, qui font semblant de s’ignorer tout en dissimulant mal leur hostilité, animosité et aversion réciproques!

La piste religieuse: Beaucoup d’experts des religions, de toutes nationalités, se sont évertué à expliquer que le Coran n’a jamais exigé le port du voile pour la femme. Ils argumentent d’ailleurs leur thèse, analysant le contexte de certains versets et hadiths que je n’ai nul besoin de rappeler ici. Leurs arguments sont très convaincants sauf pour celles et ceux qui s’évertuent à ne pas vouloir les admettre, affichant un entêtement suspect. Donc si le voile n’est pas un précepte religieux, qu’est ce qui explique son port quasi-généralisé?

La piste historique: Au-delà de la génération de ma mère, j’aurai pu parler aussi du public féminin de la grande diva Om Kalthoum qui à 99% n’était pas voilé. Plusieurs photos ont aussi circulé sur le net d’étudiantes, au Caire, des années 50 à 80 démontrant qu’au début, aucune d’entre elles n’était voilée et puis chaque année, certaines ont commencé à le faire pour arriver à aujourd’hui, où, à part les Égyptiennes chrétiennes et quelques irréductibles, 95% des femmes le sont. Peut-on croire que ces générations de femmes auraient pu enfreindre un précepte sacré ou que le Sheikh Al-Azhar de l’époque aurait pu oublier de parler d’une prescription aussi sérieuse?

La piste Wahhabite: Qu’un idéologue propose une nouvelle lecture des textes religieux et invente de nouveaux préceptes, je peux le comprendre, mais ce que je n’arrive pas à saisir, c’est la facilité avec laquelle, lui et ses adeptes ont pu convaincre ces 150 millions de femmes Arabes, (je ne parle même pas des Indonésiennes, Malaisiennes, Africaines et autres musulmanes), d’abandonner leur propre lecture et celle de leurs ancêtres des textes sacrés, pour la remplacer par la thèse wahhabite. D’autres personnages ont aussi joué un rôle majeur dans cette généralisation du port du voile. J’ai moi-même eu une réunion de plus de deux heures avec l’Egyptien Amr Khaled, pour essayer de comprendre, pourquoi et comment a-t-il pu séduire tellement de jeunes filles, de par le monde Arabe, pour les convaincre de couvrir leur tête. Je suis même allée plusieurs fois dans l’église où Amr Khaled a appris la manière dont ils faisaient leur prêche. Rien de tout ce que j’ai découvert n’a pu me convaincre de cette fascination, au contraire, j’avoue que son sourire artificiel et son manque d’authenticité m’ont assez déplus et ont représenté, pour moi, une insulte à l’intelligence de toutes les femmes.

La piste psychologique: Il est impératif que les psychologues nous expliquent le comportement de certains hommes qui exigent que leur femme se voile par peur du regard des autres hommes. Ou encore qu’ils expliquent le comportement de ces femmes, qui, sans y être obligées, décident elles-mêmes de se couvrir la tête. En faisant cela, quel message veulent-elles faire passer à la société? Ont-elles réellement cru le mensonge que leurs cheveux sont d’une telle beauté que tous les hommes vont y succomber? Pour ma part, chaque fois que j’en ai eu l’opportunité, j’ai toujours demandé aux hommes si réellement les cheveux de la femme avaient un quelconque effet sur eux ? Sans exception, ils m’ont répondu que non. Les psychologues devront aussi analyser l’impact sur les enfants de ce changement sociétal. Par ailleurs, l’hypocrisie qui me gêne c’est que, d’une part, ces femmes prétendent cacher leurs cheveux mais s’évertuent à décorer leurs longues robes et voiles de strasses qui vont à l’encontre de ce besoin de se cacher du regard des hommes. Je ne trouve aucune explication à cette contradiction doublée d’une injure à la beauté et à l’esthétique.

La piste de soumission de la femme: En quoi convaincre ou obliger les femmes à se voiler serait un signe de leur soumission? Que gagnent les hommes qui l’exigent? Que gagnent les femmes qui le font délibérément et qui poussent d’autres femmes à le faire? Que gagne la société? La Tunisie a-t-elle réussi à devenir plus développée grâce à la propagation du voile? Couvrir de noir la région Arabe a-t-il rendu ses citoyens plus heureux, plus productifs, plus démocrates? Ce choix a-t-il ramené la paix et la sécurité dans la région? La piste de l’esclavage mental: Les relations hommes-femmes sont les mêmes partout. Voilées ou pas voilées, les sociétés ont les mêmes comportements qu’elles veuillent le reconnaître ou pas. La seule différence c’est qu’il existe des sociétés plus hypocrites que d’autres. Elles se livrent d’ailleurs à la même fausse compétition de vouloir faire croire aux autres qu’ils sont les plus pieux. L’Orient a toujours vécu dans le mensonge et l’illusion de vouloir faire croire qu’il est plus conservateur que l’Occident. Même les femmes qui prétendent être modernes, en acceptant le voile, ne voient en la femme qu’un corps dénudé de tout esprit et de toute intelligence qu’il faut camoufler à tout prix. Les hommes qui se prétendent progressistes, par leur silence complice, ont l’air d’avoir complètement démissionné, donnant l’impression que c’est un problème de femmes et non pas de société. Les gouvernants, confus et sans projet, ne savent plus s’il faut autoriser ou condamner le port du voile à l’école ou dans l’administration!

Une médiocrité ambiante s’est abattue sur la société Arabe qui les laisse sans voie ni vision, comme si tout d’un coup, le cerveau des 370 millions de cette population, s’était arrêté de fonctionner. L’Occident se débat lui-même dans la même problématique et semble avoir perdu le nord car la même médiocrité parait s’être abattue sur ses hommes et ses femmes d’Etat. Quelle ironie de l’histoire que le monde développé et sous-développé habitent dans le même navire sans capitaine! Les vrais Leaders sont-ils devenus une espèce en voie de disparition ?

Pour conclure, le temps est venu de mettre ce sujet sur le tapis dans le cadre d’un débat plus vaste sur l’importance du choix de la laïcité de l’Etat Tunisien et de l’impératif de la séparation de la religion et de l’Etat. 60 ans après son indépendance, la Tunisie se doit d’être pionnière de cette nouvelle bataille, sans laquelle, n’importe quel rêve de Développement serait illusoire!

Khadija Moalla, PhD
Dr. in International Law

"Il ne faut plus rien attendre de ces gens sans honneur !"


C'est bien vrai ! Ceux qui pensent que le changement viendra par la politique se trompent grandement. La politique n'est qu'un leurre tout comme cette démocratie dans laquelle nous prétendons vivre. La démocratie d'aujourd'hui n'en est pas une. Nous vivons dans une oligarchie où les élections sont truquées. On vous donne l'impression que voter sert à quelque chose mais c'est faux, tout est déjà décidé avant que vous ne mettiez votre bulletin dans l'urne. D'élections en élections, ce sont toujours les mêmes politiciens qui sont élus, les Ministres se refilent les porte-feuilles. Tout ce qui compte, c'est d'avoir une place pour s'en mettre plein les poches. Les compétences ? On s'en tape ! Les promesses ? Elles sont faites pour être reniées. Voilà ce qu'est la politique actuelle: un ramassis de vendus et de traîtres ! Un changement ne se produira qu'à partir du moment où nous serons prêts à accepter un changement profond de régime mais pour ça, il faut que les gens comprennent la réalité et qu'ils cessent d'être lobotomisés par les médias et ces pseudos politiques qui ne sont en réalité que des leurres ! Une élection ne changera rien, ce qu'il faut c'est une révolution de la société et des mentalités !



Laurent Louis

mardi 9 février 2016

Le monde d'aujourd'hui est infecte


Il faudrait une révolution pour changer de système et rendre le pouvoir au peuple mais la population semble apathique, un peu comme si elle était hypnotisée par un pouvoir politique qui l'a ensorcelée... Sans doute via les vaccins, les chemtrails, les médicaments ou encore l'argent... Toutes les conditions sont pourtant là pour que le peuple se révolte mais il préfère se planter devant sa télé comme un bon petit mouton asservi. Pourquoi ???

Les dirigeants ont à leur disposition l'armée, la police, les lois et les médias pour imposer la seule violence tolérée dans nos pays: celle du dominant ! L'agressivité née des frustrations sociales est canalisée vers des formes inoffensives pour le pouvoir: les sports, les jeux vidéo où la violence est virtuelle. Tout est conçu pour enfermer dans la résignation les jeunes, qui se retrouvent bloqués entre leur PC et leur portable. Le bon vieux système fait toujours ses preuves : "Panem et circenses", du pain et des jeux." Les syndicats, totalement politisés, sont là aussi pour donner l'impression aux travailleurs qu'ils ont leur mot à dire mais c'est du vent. Même les élections sont là pour donner l'impression au peuple qu'il dirige alors qu'elles sont truquées et que c'est une oligarchie qui ne respecte jamais la volonté de la population qui est au pouvoir. Des élus détestés par la population reviennent d'élections et élections et tout le monde trouve ça normal. Le citoyen est un vrai pigeon et on dirait qu'il aime ça !

Mais le pouvoir est tolérant: s'opposer, s'indigner, revendiquer, ne soulève aucune objection à condition bien sûr que le coup de gueule s'exprime dans l'ordre et avec dignité, qu'il ne prenne personne en otage, qu'il ne fasse aucun mal ni dégâts. On organise alors de petites manifestations sur un parcours balisé. On manifeste mais rien ne change. Les grèves d'aujourd'hui sont devenues des cortèges carnavalesques ! Le travailleur est le clown grotesque des marionnettistes qui le manipulent !

Les gens sont poussés vers des formes de contestation irénique portées par des discours du genre : "Un monde meilleur est possible". Allez convaincre de cette manière un million de milliardaires..."

Non mes amis, cette société n'a plus d'avenir. Il serait temps de se réveiller, de se mettre debout et d'oser mais qui aura le courage de le faire ??? Comment sortir de la torpeur un peuple qui se préoccupe plus de ce qu'il regardera le soir à le télévision que de ses droits et de l'avenir de ses enfants ??? Faudra-t-il que le pouvoir en place crée la guerre civile en plein coeur de l'Europe en vue de jeter les bases du nouvel ordre mondial pour que le peuple réagisse enfin ? Et encore, même si c'était le cas, je crains que la majorité ne préfère se planter un puce dans le corps pour "garantir sa sécurité" que de prendre les armes pour planter une épée dans le coeur putride de cette bête ignoble qu'incarne le système politique actuel.

Les gens sont sûrement bêtes, manipulables et lâches. Ils sont en fait tout ce que le pouvoir a voulu qu'ils soient...

Aux armes citoyens !!!!! Le changement ne viendra pas par les urnes, il ne pourra jamais venir que par la force. Que la force soit avec vous... même si je l'avoue je doute qu'un jour ce soit le cas tant j'ai vu dans ma vie plus de lâches que de braves...

Laurent Louis

samedi 6 février 2016

Bonne Année !!! 5 ET 6 FÉVRIER 20116 C’EST LE HOBIYEE ! LE NOUVEL AN POUR LA NATION NISGA’A


HOBIYEE est une célébration de la Nation Nisga'a en Colombie Britanique au Canada.
Il s’agit d’une célébration de la lune de Février qui marque pour la nation le nouvel an. « La Lune raconte à notre peuple ce que notre année sera comme en termes de récolte de saumon, les baies, les jeux, etc. pour le Sud de la Colombie-Britannique, cette célébration donne une raison pour les Autochtones qui vivent en milieu urbain pour se réunir et célébrer à travers le chant et la danse traditionnelles ».
Les Nisga'a de Ts'amiks (Vancouver) accueillent cette célébration chaque année en invitant des groupes de danse des autres nations à se joindre à la fête. Les Nisga'a partagent à cette occasion un petit aspect de leur culture Nisga'a avec le monde car tout le monde est le bienvenu aux festivités.

E.B


mardi 2 février 2016

LE JUGEMENT DE LAURENT GBAGBO OU LA CHRONIQUE DU MEURTRE ANNONCÉ DU CHEF DE L'ÉTAT IVOIRIEN



Près de dix ans pour juger un homme. C'est beaucoup trop si nous tenons compte de l'espérance de vie d'un être humain.

En effet, après 5 ans d'emprisonnement, la CPI prétend qu'il lui faudrait un peu plus de quatre ans encore pour juger Laurent Gbagbo.

Il s'avère que cinq ans c'est déjà beaucoup. En cinq ans, cette cour a eu largement le temps d'instruire cette affaire. Elle ne l'a pas fait, manque de preuve sur la culpabilité de l'ancien chef d'État ivoirien.

Comment expliquer au monde qu'on puisse garder un homme en prison dix ans sans le juger ? Dans quel état mental et physique cette personne s'en sortira-t-elle ? Admettons qu'elle soit innocente comment faire pour lui rendre ces années perdues ?

C'est proprement scandaleux. C'est un meurtre social, physique et psychologique qui ne dit pas son nom. C'est une mise à mort à la manière de leurs frappes chirurgicales dont eux seuls ont le secret...

Non, il ne faut pas dix ans pour décider de la culpabilité ou de l'innocence d'un homme. C'est une farce... Un assassinat qui se refuse de porter son étiquette. C'est la chronique d'un meurtre annoncé.


Calixthe Beyala

lundi 1 février 2016

LE MENSONGE FRANÇAIS



Prétendre que les difficultés sociales de ce pays sont venues de l’extérieur, et qu’elles ont pour cause la race des défaillants…

Les autorités ont eu beau faire tout leur cinéma pour noyer le poisson, en décrétant la fermeture des frontières pour faire croire que le pays était assailli par des forces étrangères. Mais, il ressort très clairement des derniers attentats qui ont frappé celui-ci, que les partisans étaient pour la grande majorité d’entre eux, des Français, certes rentrés de Syrie où il s’étaient aguerris, mais rentrés normalement chez eux, de sorte que c’est de France qu’à été menée l’attaque contre la France, ce qui fait de cette affaire un problème strictement franco-français, qui marque tout l’échec dramatique de la société dissolue qui est celle de ce pays…

D’autre part, dans un mouvement de lâches qui hélas, n’est pas accidentel, car ce peuple a déjà manifesté dans un passé de triste mémoire ce type de défaillance, pour ne pas affronter un débat de fond qui ne manquerait pas de les mettre terriblement en cause, quant aux conséquences dévastatrices sur cette société, de l’obsession raciste qui les tenaille depuis toujours, une large majorité des citoyens de ce pays, sans courage, s’est offerte de croire que les défaillances de toutes sortes que manifestent certains de leurs compatriotes, ne possédaient comme cause que les origines et la race de ceux-ci. Ainsi, ces “honnêtes citoyens” se sont-ils dégagé aussi facilement que cela de toute responsabilité quant à ce désastre, étant entendu que même avec la meilleure volonté du monde, on ne changera pas la race des individus.

Or, par delà même le fait que d’aucuns seraient bien en peine de mettre en évidence, les marqueurs génétiques du “djihadisme”, ni même d’une façon plus générale, ceux de la délinquance, pour pouvoir rendre compte des difficultés de ce pays, il s’avère que parmi tous les partisans qui s’en sont allés faire le voyage de Syrie, se trouvent de nombreux Français que l’on dirait “de souche”, autrement dit de race blanche européenne, ce qui suffit à infirmer une bonne fois, tous les arguments d’origine et de race constamment colportés, pour tenter d’expliquer ce qui demeure bel et bien, une défaillance “sociale”.

Ceci, selon le sens fondamental de ce qui est “social”, c’est-à-dire ce qui relève de la qualité “d’associés” en une collectivité, et il est manifeste que c’est du manque cruel de cette qualité, que s’alimentent toutes les errances, tous les dysfonctionnements comportementaux, et tous les renoncements à la règle commune, qui constituent le lot de ceux qui, du fait de leurs faiblesses personnelles, de leur milieu social accablé, de leur parcours chaotique et de leurs échecs, ou pire encore, de leur origine et de leur race, se sont trouvés rejetés aux marges de cette société.

Il est manifeste à ce sujet que si les Français n’ont pas identifié les derniers attentats à un conflit franco-français, c’est bien parce qu’en réalité ils n’ont jamais reconnu, du fait de leurs origines, leurs auteurs comme étant réellement des Français, même si ceux-là sont nés, ont grandi, été éduqués, et ont vécu, dans ce pays, sans jamais en connaître d’autre. Il règne ainsi dans les esprits, une représentation de la collectivité nationale fondée confusément sur un “droit du sang”, même si la proclamation républicaine demeure basée sur un “droit du sol”.

Cette contradiction entre une proclamation qui dès lors, devient mensongère, face à un “ressenti” qui l’injurie, et qui confine au sentiment général selon lequel la France serait composée de Français, c’est-à-dire de blancs européens, et d’étrangers nés en France et qui malgré cela, le demeurent, témoigne bel et bien d’un “refus d’association” dont certains se débarrassent de la responsabilité avec la célèbre formule si facile, “ils refusent de s’intégrer”.

Car, si les uns sont Français et ne reconnaissent cette qualité aux autres que selon la formule discriminante “Français de papiers”, il faut bien que ces autres puissent eux aussi bénéficier d’une pleine appartenance qu’ils ne peuvent alors trouver qu’au sein d’un repli communautaire, repli que les premiers s’emploient à dénoncer avec véhémence, sans jamais avoir l’honnêteté de reconnaître que c’est bien leur attitude de rejet, qui l’a rendu nécessaire.

Ce dont il est question ici, c’est le fait qu’afin de sa “correction”, c’est-à-dire sa tranquille soumission à ce qui, selon les exigences et les nécessités de la collectivité, l’oblige et l’empêche, et qui ne peut bien sûr procéder de lui-même, l’individu a absolument besoin de pleinement appartenir à un groupe. Ceci, parce que c’est forcément selon le même exercice, que se trouve assurés, et l’intégrité de l’individu, et l’intégrité de son groupe, étant entendu qu’un rassemblement d’individus “dissocies”, ne sauraient se constituer en un groupe cohérent et solide, et qu’une société dissolue ne saurait produire des individus intègres.

Exprimé différemment, ceci signifie que ce n’est qu’à condition de pleinement appartenir d’une façon incontestable et incontestée, à une collectivité, qu’un individu peut bénéficier de l’exercice sur lui d’une “intentionnalité” générée par celle-ci, lui permettant de s’obliger ou de s’empêcher afin de se soumettre à la règle commune, selon ce que nous nommons le “civisme”, et qu’il n’y a donc pas lieu d’en espérer et encore moins d’en exiger, de la part de l’individu marginalisé…

Ceci fait que les Français de papiers, ne peuvent pas se contenter de n’être que des électrons libres cantonnés aux marges de la société des Français de sang, car cette situation hors de collectivité, ne peut conduire qu’à leur défaite personnelle en les vouant à la geôle, qu’on les accuse alors de faire déborder. Il leur faut absolument trouver refuge au sein d’une communauté protectrice dont l’appartenance à celle-ci leur sera incontestée, mais qui va alors s’établir avec ses règles, particulièrement religieuses, en concurrence, voire en conflit, avec la société des Français de sang…

Ceci signifie que quand on constate que des jeunes gens, nés en France, nourris, soignés, éduqués, et formés par ce pays et qui en conséquence, ne peuvent en aucune façon et quoi qu’en diront certains, manquer d’être des enfants de ce pays, en viennent à prendre les armes contre lui, il faut avoir l’honnêteté et la dignité de constater la terrible défaite sociale qui frappe cette nation, le loupé total de sa classe dirigeante, et le naufrage de ses intellectuels.

Il est donc plus que temps pour ses citoyens, de cesser de se vautrer pour ne rien avoir à assumer, dans le mensonge gluant qui consiste à prétendre que ces enfants “patricides” se sont marginalisés par leur propre volonté, et de soutenir ce bobard avec les éternels prétextes de crétins qui évoquent la génétique ou la religion. Ceci, en observant sur une quarantaine d’années, qu’il n’y eu absolument aucun problème d’intégrisme religieux dans ce pays, jusque avant qu’il ne se trouva submergé du fait de la manigance de certains politiciens, par la puanteur raciste dont s’enivrent désormais ses citoyens…

Cependant, il y a quelque chose qui désespère ce souhait de voir la nation se ressaisir, c’est, au-delà de toutes les considérations politiques, économiques, culturelles et religieuses, la composante “affective” et par le fait, terrifiante de ce problème. Car, qu’on le veuille ou non, celle-ci établit par delà la loi et par la force des choses, une légitimité au rejet par les Français de sang, des autres, du fait d’une incapacité qui semble définitive des premiers, à se sentir proche sous quelque aspect que ce soit, des autres…

En clair, les Français de sang n’aiment tout simplement pas les autres, non pas pour ce “qu’ils font”, même si c’est ce dont ils leur font reproche en ne pouvant évoquer leur véritable raison, car ils pourraient toujours formuler auprès ce ceux-là, des exigences comportementales pour pouvoir s’accorder avec eux, mais plus secrètement et d’une façon inavouable, pour ce “qu’ils sont”, selon une forme de répugnance héritée de l’époque coloniale qui a établi ces autres comme des êtres inférieurs. Il suffit pour confirmer cela, de voir le traitement abjecte qui fut réservé des mois durant, à la ministre de la justice…

Or, cet aspect des choses est rédhibitoire, car ces autres demeureront génétiquement ce qu’ils sont…

Paris, le 1er février 2016
Richard Pulvar