mardi 22 juin 2010

L'équipe de France et le déferlement raciste


Une équipe de France ne faisant pas l'unanimité dans une société française où ce n'est pas le talent qui permet ou favorise votre réussite, mais votre appartenance à un groupe social, à une classe sociale, le système voulant que ce soit les meilleurs qui réussissent contrarie sérieusement le modèle français.

Une équipe sportive, d'ailleurs pas que dans le football où se trouve en majorité des gens issus de la banlieue, des Noirs et des Arabes, comme diraient les jeunes : Cela ne le fait pas !

Nous avons une Fédération Française de Football où tous les cadres sont blancs et les joueurs en majorité basanés, évidemment rien de choquant, n'est-ce pas le reflet de cette société. Aucun pseudo philosophe raciste officiant sur une radio publique ne s'en offusquerait, ni d'autres d'ailleurs.

La dernière saillie de ce pernicieux dans le Journal du Dimanche : "Si cette équipe ne représente pas la France, hélas, elle la reflète. (...) Cette équipe renvoie à la France le spectacle de sa désunion et de son implacable déliquescence". En toute franchise, c'est le cerveau de cet obsédé de race, bien sûr de la sienne, trop remplit d'humeurs peccantes et d'idées racialistes qui est en pleine déliquescence.

Bref, ce n'est pas le premier étron auquel on accorderait plus d'importance qu'il ne mérite, en le scrutant et le regardant au lieu de tirer tout bonnement la chasse d'eau des W-C.

Cette équipe de France est dirigée pas un entraineur incompétent, un homme ayant pratiquement rien réussi de lui-même (une finale inespérée certes à son profit, plus le fait d'un génie du ballon rond, Z. Zidane.) mais par la volonté des princes l'ayant propulsé sélectionneur national, là où d'autres pays n'hésitent pas à s'attacher les compétences de sélectionneurs étrangers, en France on nomme des incompétents patentés.

Autre paradoxe, alors que les joueurs français jouent dans les plus grandes équipes du monde, avec les consignes et tactiques de cet entraineur, ils déjouent, perdent leur football. Quand ils osent dire qu'ils n'adhèrent pas à ce jeu, qu'on veut leur faire jouer, ou une forte tête se laisse aller à une légitime colère dans le vestiaire, on trouve un traître au sein de cette formation à l'image d'un Besson, pour faire la délation auprès d'un magazine papier, juste bon et encore à s'essuyer les fesses.

Si ce magazine et le délateur rapportait les termes exacts ce qui avait pu être dit :"Va niquer ta mère; toi et ton système de merde" mais trouve une insulte bien plus vendeuse et dégradante à écrire à la une du quotidien "Fils de pute, va enculer ta mère." et des journalistes qui vont interviewer la mère de Domenech pour savoir ce qu'elle pense de l'affaire ! Comble du ridicule, cette presse française, n'en est plus à une près !

Mais entre, nous qui n'a jamais proféré une insulte à voix haute contre un chef ou supérieur hiérarchique ?

Mais dans le cas d'Anelka, la presse s'en donne à cœur joie, on verse dans un déferlement de racisme, à croire que tous les aigris de France et de Navarre se sont donnés rendez-vous sur les pages des médias internet : du Parisien, de LCI à 20 Minutes , qui bien sûr ne modère pas leurs commentaires :" AnelKAKA represente bien la France, issu de Banlieue, roule en Ferrari, rien à foutre du Drapeau, ne sait pas chanter la Marseillaise, insultes, grand amateurs de putes et de bon whisky, aucun respect pour l?autorité ET HABITE EN ANGLETERRE?. . Type de ce que la France est devenue. Une Honte Pour la France."

Allons-y c'est la fête du racisme ! Je crois qu'on devrait l'institutionnaliser dans ce pays où le président de cette nation insulte un Français " casse-toi pov con " pour avoir refusé de lui serrer la main, où un ministre mis en examen pour propos à connotation racistes officie tranquillement dans son ministère de l'Intérieur, ce ne sont pas les pires, car en matière de sous-entendus nous avons un qui tient une grappe, entre autres le signataire en 2005 d'un texte fustigeant un supposé racisme anti-blanc, lui aussi ministre de la république.

Après le refus des joueurs de cautionner le renvoi de Nicolas Anelka, oubliés les incompétences de Domenech et les errances de la Fédération Française de Football, le plus courageux de la FFF (jean louis Valentin) à ce que l'on peut lire dans les commentaires d'un article publié sur LCI, énarque et chef du cabinet du président de l'assemblée nationale ( à brule pourpoint, je ne saurais dire le nom de ce président, pourtant je dirige un magazine d'actualités), a démissionné sans grand fracas de son poste de n° 3, on se demande d'ailleurs qu'est-ce qu'il faisait là ?

Pour en rajouter, cette presse dont on sait à qui elle appartient, fait état que le capitaine de cette équipe de France Patrick Evra, en serait presque venu aux mains avec le préparateur physique, suite au refus des joueurs de s'entraîner, la faute ne serait imputable qu'à ce Nègre, le terme n'est pas dit mais fortement suggéré, mais la vidéo montre que l'excité serait Robert Duverne, que cette même presse nauséabonde s'empresse de rajouter qu'il serait la taupe, chose ma foi que je n'y crois pas, vu qu'il porte un nom bien Français, peut-être en est-il un, la taupe est un autre, un fourbe...

L'image de la France est ternie par le comportement de ces joueurs, rien que cela, le ministre monte au créneau, elle se fait médiatrice dans la crise que les Bleus traversent, une amie écrit suite à l'intervention de : " Roseline Bachelot lors de sa conférence conclusion de son discours aux bleus : ils m'ont applaudi et ont pleuré. Au secours où va t-on s'arrêter dans la pathétisme." En effet, on est dans le pathétique, ils ont tellement pleuré, Roselyne Bachelot a tellement bien réussi sa médiation, que j'apprends sur LCI que certains joueurs refuseraient de jouer ce mardi contre l'AFS.

Je m'aperçois qu'ils ont beaucoup de mal, pour ne pas dire, incapables de dire du bien de cette équipe, pour Dugarry un ancien de 98 argue : " C'est pas la coup banania, c'est la coupe du monde....." aucune allusion raciste à voir dans ces propos, je suppose.

Jacques Attali, ne se cache pas, il souhaite la défaite de "ces médiocres", grand bien lui fasse, en terme de médiocrité il en connait un rayon, n'est-ce pas lui et ses amis qui ont ruiné la France et on conduit à ce pays à cet état de délabrement économique.

Quoi qu'il en soit, au moment où j'écrivais cet article, je ne voyais pas dans les cinq premiers articles les plus lus sur LCI, un seul faisant référence à l'équipe de France, le plus lu était relatif à l'Affaire Bettencourt, qui voit une vieille milliardaire se faire dépouiller le plus légalement du monde de son argent, tout ceci au détriment de sa légitime héritière au profit d'inconnus dont on sait d'où ils viennent.

Quant aux joueurs, j'estime qu'ils sont en mesure de dire merde à tous, à tous ces vieux cons, à tous ces racistes, ne sont-ils pas jeunes, beaux et millionnaires.


Evariste Zéphyrin

lundi 21 juin 2010

"un livre pour un enfant d'Haïti"

Nous relayons... "un livre pour un enfant d'Haïti"

L’UNESCO lance un appel aux dons pour des livres à destination des enfants haïtiens auprès

du réseau des écoles associées et des membres du personnel. L’objectif principal du projet
« Un livre pour un enfant d’Haïti » est de donner aux enfants haïtiens la possibilité de lire des
ouvrages offerts par des enfants habitant en France et dans les pays francophone.


1. Le contexte de l’après-séisme
En mettant à bas les habitations privées, les écoles et les bibliothèques, le tremblement de
terre du 12 janvier 2010 a aussi privé des centaines de milliers d’enfants haïtiens de toute
possibilité de lecture.
Pourtant, la nécessité de l’accès à la culture n’a jamais été aussi importante pour les enfants et
les jeunes, en particulier ceux vivants dans les camps de déplacés. Ces derniers ont vu leur
maison s’effondrer, parfois avec une partie de la famille, et toutes leurs possessions
disparaître. De plus, avec la destruction de la plupart des écoles, les opportunités de lecture
ont considérablement diminué. Il faut rappeler que le taux d'alphabétisation est de 55% en
Haïti. 35 % de la population a terminé l'école primaire et seulement 21 % de la population a
terminé l'école secondaire.
Pourtant, encore plus que les enfants d’autres pays, les enfants haïtiens ont besoin de lire et de
laisser leur imagination s’aventurer dans d’autres univers, loin de la réalité qu’ils
expérimentent au quotidien depuis le drame du 12 janvier. Mettre des livres à leur disposition,
c’est non seulement leur offrir un moment de distraction, mais aussi participer à
l’enrichissement de leur personnalité et contribuer à nourrir leur monde intérieur.
Dans les camps de Port-au-Prince, on aperçoit de temps en temps un enfant, tranquille et
concentré, occupé à lire quelques pages déchirées, vestiges d’un livre qui n’existe plus.


2. Créer un lien
Les enfants ou leurs parents seront encouragés à écrire un mot de solidarité sur la première
page à l’intention de tous les enfants qui liront ce livre. Par la même, ce projet créera un lien
entre les enfants d’Haïti et ceux des pays francophones. Il sera possible de laisser dans les
ouvrages une adresse email de contact. Cette adresse email peut être soit individuel (celle de
l’enfant ou de ses parents qui offrent le ou les livres) soit l’adresse d’un enseignant ou d’une
classe d’élèves qui offre des livres collectivement.


3. Types d’ouvrages
Histoires pour enfants, contes, livres d’aventure, bandes dessinées, classiques de la littérature,
romans… tous les ouvrages sont bienvenus, à l’exception des ouvrages scolaires et des livres
pratiques.
Les ouvrages devront être en français. Sans devoir être neufs, ils doivent être dans un état
correct, donc ni déchirés ni raturés.


4. Informations pratiques :
Les ouvrages devront êtres envoyés ou déposés au siège de l’UNESCO avec la mention du
nom du projet : « Un livre pour un enfant d’Haïti ».


Adresse d’expédition :
« Un livre pour un enfant d’Haïti » - UNESCO
Ulrika Peppler Barry – Bureau 3021
Service de gestion des savoirs ED/KMS
7 rue de Fontenoy
75352 Paris 07 SP France


Les ouvrages seront ensuite acheminés en Haïti par l’UNESCO. Une fois à Port-au-Prince, ils
seront donnés à des bibliothèques de proximité qui les prêteront aux enfants des camps de
déplacés et aux centres récréatifs pour enfants établis dans les camps.

dimanche 20 juin 2010

Résistance


Ce 18 juin 2010, le mot le plus répété dans toute la France, sur toutes les ondes, dans tous les journaux est bien celui de « résistance ».

Certes, l’Appel du 18 juin 40 contient-il cette phrase : « …la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». Mais bien plus que cela, c’est un appel à « l’effort » qui est lancé aux français. « l’effort » qui ne peut être sous-tendu que par « l’espoir ». « … rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. » Et le Général dira encore : « C’est uniquement l’espoir de vaincre qui soutient l’effort des peuples ».

Cette leçon devrait être entendue par les dirigeants de notre pays.

Car avant le 18 juin, il y a eu le 17 juin.

Le 17 juin 40, c’est l’appel du Maréchal Pétain : nous n’y reviendrons pas. Il marque une page noire de l’histoire de France qui a durée quatre ans et même plus à certains égards. Il est l’appel type au désespoir et au refus de l’effort. Bref, à la capitulation.

Le 17 juin 2010 c’est l’échec de l’équipe de France et pour nous Guadeloupéen, l’appel de Basse-Terre 2.

Mais l’échec de l’équipe de France, n’est-il pas l’échec de la France ? Une équipe nationale, ne reflète-t-elle pas un peu la société qu’elle représente ? Cette France à qui durant les trente dernières années on a inculqué que travailler moins peut faire gagner plus, qu’au goût de l’effort on peut substituer celui des loisirs, comment peut-elle attendre autre chose de ses champions que la simple application de la loi du moindre effort. A la valse-hésitation de nos dirigeants qui ne trouvent pas le courage de régler les problèmes de déficits budgétaires chroniques, répond en contre-point, le manque de réussite de nos athlètes.

Et puis, un pays qui permet qu’on siffle son hymne nationale et que l’on se « torche le cul » dans son drapeau tricolore, ne donne pas l’impression de se respecter lui-même, et ne peut attendre quelque fierté que ce soit de ses citoyens. De même quel signe le pays donne-t-il lorsqu’il fait remettre, au sommet de l’Etat, la croix de Commandeur de la Légion d’Honneur à un Préfet, même méritant par ailleurs, trois mois à peine après l’avoir vu enfiler le tee-shirt rouge des insurgés martiniquais en mars 2009. Et l’on pourrait continuer ainsi, longtemps, en multipliant les exemples, comme le « cass’ toi pauv’ con », qui pré-figurent le « va te faire …, fils de … » du joueur de foot.

Le 17 juin 2010 c’est aussi, la déclaration de Basse-Terre seconde du nom.



Comme un mauvais « remake » du 01 décembre 1999, où l’on a vu les trois Présidents de Guyane, Martinique et Guadeloupe, se congratuler après avoir signé un accord demandant une assemblée unique en lieu et place des deux assemblées départementale et régionale de leur Région-monodépartementale.

Si Messieurs LETCHIMI et ALEXANDRE se sentent quelque légitimité à le faire, cela ne peut pas être le cas du Président de la Région Guadeloupe qui ne peut ignorer :

- que la consultation de décembre 2003, avait apporté une réponse clairement négative à ce projet

- qu’il doit son élection de 2004 au fait d’avoir pris fait et cause pour le NON à la consultation précitée,

- qu’il doit sa splendide victoire de mars 2010, (il n’y a qu’à peine trois mois) au fait que, contrairement à lui, les représentants de la droite nationale s’étaient prononcés pour un changement institutionnel et que, de ce fait, une grande majorité des électeurs de droite ont choisi délibérément et en dernier ressort de voter pour lui,

- Qu’enfin, il a multiplié les déclarations expliquant que ce n’étaient ni au Martiniquais, ni aux Guyanais de décider pour les Guadeloupéens et que les affaires de la Guadeloupe seraient réglées par les Guadeloupéens.



Si donc, le Président de la Région Guadeloupe a changé d’avis, et s’il considère qu’il a été choisi par les électeurs pour mettre en place – par simple suivisme- une assemblée unique, il est clair qu’il faut qu’il le dise. Et dans ce cas nul doute que les électeurs de Guadeloupe sauront en tirer les conséquences. Mais nous voulons croire encore qu’il s’agit d’un quiproquo, d’une erreur de rédaction des services.



La déclaration de Basse-Terre 2 ressemble trop à celle de Basse-Terre 1 pour qu’elle ne subisse le même sort.

La Guadeloupe n’a sûrement pas besoin, avec une seule assemblée et un seul Président, d’un pouvoir monarchique au sens étymologique du terme. Cela, Victorin LUREL devrait le savoir !

En final :

Une France en grande difficulté dans un monde qui se renouvelle !

Des politiciens locaux à la recherche d’un pouvoir monarchique dans les DOM !

Faut-il baisser les bras ?



Nous laisserons la conclusion au Général :

« le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non. »

« Les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs. »

« La justice sociale se fonde sur l’espoir, sur l’exaltation, non sur les pantoufles. »

Amédée ADELAIDE
Président de CSLR
18 juin 2010

Le fil à couper le beurre vient d’être réinventé

Je me souviens quand j’étais plus jeune, que mon père rentrait à la maison en pestant contre ceux qui disait-il, s’imaginaient avoir découvert le fil à couper le beurre. Généralement ses propos visaient soit un nouvel arrivé dans la sphère administrative, soit encore aux lendemains d’élections, un nouveau conseiller général ou un nouveau conseiller municipal, les conseils régionaux n’existaient pas encore.

Cette sentence pour quelqu’un qui était généralement réservé dans ses critiques, mais avait plutôt tendance à chercher à comprendre ce que certains voulaient exprimer, avant de les juger, m’avait toujours paru relever de cet agacement d’entendre des « nouveaux » s’exprimer en docte pour énoncer les ya ka et faut qu’on, comme si avant leur arrivée ou leur présence rien n’avait jamais existé.

Eh bien durant deux jours nous avons entendu des journalistes d’abord, puis des éminents politiques dans des habits neufs de nouveaux présidents, ou encore des élus de base en quête de reconnaissance, se contorsionner avec la langue de Molière, pourtant si décriée par eux-mêmes en d’autres lieux, pour rechercher les mots, adjectifs, superlatifs ou autres afin de qualifier de première des premières, d’exceptionnel, d’historique et autres dithyrambes doublés de néologismes style « bravitude » cette réunion de 3 exécutifs qui voulaient se dire solidaires dans leurs contradictions.

Quelle belle œuvre de philosophie politique, qui sans nul doute fera passer aux oubliettes les actions oh combien valables et performantes d’abord de Présidents de Chambres de Commerce et d’Industrie de ces mêmes territoires qui avaient eux inventés la formule « D.F.A. » Départements Français d’Amérique, pour justement signifié aux autorités tant politiques qu’économiques et que ce soit au plan national ou local, que ces territoires avaient une volonté commune de complémentarité et de développement concerté.

Sera aussi passé par « pertes et profits » les avancées politiques menées par les Exécutifs départementaux de La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion, qui sous l’impulsion du Ministre Paul DIJOUD et de ses Collaborateur, qui avait initié ces réunions périodiques et tournantes dans les 4 DOM. C’est ce travail au plus prés des responsables sans exclusives du monde politique, économique, associatif, syndical et de toute la société civile, qui aura fait tomber ces a priori qui faisaient que chacun de ces territoires s’ignorait ou nourrissait envers l’autre des ressentiments basés sur des faux propos ou de fausses idées et préjugés. Ces réunions et contacts ont été tellement productifs et utiles au point que les projets de lois, les propositions de décrets, ou autres mesures favorables à l’évolution des DOM étaient soumis pour avis préalables à ces instances des Conseils Généraux, qui eux se donnaient la peine de consulter les autres partenaires.

Mais alors y a-t-il eu un cyclone dévastateur ou une action de crémation sur les actes et documents vivants, pour oublier que de Basse-Terre à Cayenne en passant par Fort de France et même par Gourbeyre, des Exécutifs régionaux de l’époque ont pris la relève de ce que leurs homologues des Conseils Généraux avaient déjà su faire, et ont mis en place cette Conférence des Présidents, avec tous les travaux écrits, publiés, développés et transmis partout ou cela était nécessaire, avec ces appellations de « Déclaration » suivi du lieu de leur rédaction, pour développer la teneur des idées travaillées, des propositions élaborées et des messages à l’attention de tous concernés.

Evidemment rien n’a pu faire taire des ambitions et querelles personnelles pour chercher à gommer ces avancées de meilleure connaissance des Hommes entre eux vivant et évoluant au sein de ces 3 régions les D.F.A.

On peut ne pas être d’accord sur ce qui a été écrit, ni sur les résolutions adoptées ou sur les préconisations faites par ces Femmes et ces Hommes représentants démocratiques de leurs populations, mais il est ingrat, avec un brin de comportement plagiaire, que de vouloir se déclarer en 2010 comme les géniteurs uniques et universels (excusez du peu) des rencontres entre élus de ces trois régions Guadeloupe, Guyane et Martinique.

Cela est du théâtre et pourrait même s’apparenter à de bonnes farces de boulevards.

De plus comment peut on « glapir » ou « barrir », selon sa condition, que les différences ne sont pas un problème, que les volontés politiques même en opposition ne sauront faire obstacle à cette union sacrée inédite qui vient d’être scellée dans cette « Charte au sigle prometteur», et que c’est désormais 1 million d’électeurs-consommateurs-promoteurs qui va dire à l’Etat ce qui est bon pour les D.F.A., pardon le « pays antilles-guyane caribéo-brésilo-surinamo-guyanais » !!!! Quelle acte de grande bravoure que d’avoir mis bas de ce grand défi, que seuls les inventeurs du fil à couper le beurre pouvaient jusqu’ici se prévaloir d’un tel prodige. Dommage le concours Lépine est passé et malgré les présences à la Foire de Paris des représentants de ces Pères de cette Charte, un brevet d’invention n’a pas été déposé pour une reconnaissance à inscrire au livre des records.

Mais soyons un peu sérieux.

Au moment où il est écrit que le sort de la Martinique et de la Guyane sera réglé par une loi en cours de « négociation » et par des ordonnances aussi bien celles prises dans le cadre de l’article 38 de la Constitution, que celles qui peuvent l’être au titre de cette délégation permanente donnée au Gouvernement dans le cadre de l’article 74 de la Constitution, doit-on en conclure que la Guadeloupe par phénomène d’osmose découlant de cette liaison parfaite de 3 Exécutifs, sera dotée elle aussi des mêmes dispositions institutionnelles et statutaires que celles enlevées au forceps en janvier 2010 à ces deux entités Guyane et Martinique ?

A moins que par une lueur de lucidité , nos géniteurs de charte inédite et historique, n’aient enfin compris que seule la REGION ANTILLES-GUYANE, au sens constitutionnel, administratif et juridique, devrait exister pour un vrai développement de ces 3 départements ?

Si c’est le vrai sens de leur démarche, alors auront-ils réellement fait une annonce historique, depuis le temps que cette idée est avancée et battue en brèche régulièrement. Vite faisons en sorte qu’ils ne changent pas d’avis ou que certains ne se réveillent pour leur clamer haut et fort que ce plat réchauffé ils n’en veulent pas……

Mais n’oublions pas non plus qu’un des Pères fondateur de cette Charte, a dès septembre 2009, clairement exprimé sa position :

Une démarche en deux temps : une consultation rapide pour installer une collectivité unique dotée de la possibilité de légiférer pendant une durée de 5 à 6 ans et dans un deuxième temps l’expérimentation et l’organisation du changement de statut. A la clé le PPM demande la modification de la Constitution pour permettre que le fait de demander l’autonomie ( défini comme l’expression de la différence) ne fasse pas perdre le principe de l’égalité des lois.

Mais à entendre avant de lire les conclusions des rapports qui ont guidé la motion finale de ces trois exécutifs érigés en « constituants », ces volontés de demander plus pour avoir plus et sans contrôles ni a priori ni a posteriori, cela au non de l’expression de la différence…., n’est-ce pas ce choix du leader PPM constant dans ses démarches, que les deux autres sont en train d’accepter et d’épouser ?

Alors il faut plus que jamais être vigilant et particulièrement attentif, car « acheter chat en sac » ne plaisait pas à certain, mais aujourd’hui est-ce un tour de prestidigitation que l’on est en train de nous faire en dissimulant la vérité ?

Décidemment avec leur souci d’être les inventeurs du fil à couper le beurre, ils finiront soit par se couper un bras soit par se couper la langue. Là au moins on cessera de les entendre glapir et barrir…….

Mais ne vaut-il pas mieux les renvoyer chez eux, au moins en ce qui nous concerne en Guadeloupe et ils pourront grâce aux lois de la République et aux règlement de l’Assemblée, bénéficier durant au moins 6 ans d’une bonne retraite et expérimenter ce que c’est que l’avenir.

Electeurs à vos bulletins et sans abstention ni pression, changez ces équipes qui ne gagnent pas, mais gagneraient à se retirer.

Jean-M CIREDERF
18 JUIN 2010

Les médias alternatifs


Deux jours après la mise en ligne du dernier magazine de Pyepimanla, la rédaction reçoit un mail d'un "mis en cause" dans un article à propos du recul de la féminité au Canada. Cet homme sollicite un droit de réponse, nous n'étions pas obligés, car il n'était cité que de façon accessoire comme responsable d'un site prônant ou faisant l'apologie de la "masculinité", sa demande est toutefois acceptée.

Il nous adresse sa réplique, comme lui-même la nomme, rien à dire au niveau de l'écriture, on sent qu'il est ami de sa plume.

Avant de valider la mise en ligne, je réponds lui demandant, que chacune de ses assertions soit corroborées par une référence, car son texte est truffé de citation ou de :" le rapport du... dit ..., le rapporteur général du Canada énonce..., il y en avait quatre supposés rapports autour desquels s'enracinait sa démonstration.

Cela fait une semaine que j'attends qu'il étaye son propos.

J'écris cette notule parce que le patron du Nouvel Obs s'en est pris à l'Internet du fait que les médias alternatifs propagent des rumeurs et diffusent une information suspecte.

D'après mon expérience, je ne partage pas son point de vue, certes il y a des médias militants, ils sont focalisés dans la défense de leurs causes, mais on les retrouve sous forme papier ou en abonnement ou vendu main à main, car leur militantisme généralement ne s'arrête pas à l'Internet.

Mais dans l'ensemble ces médias de l'Internet sont sérieux, des erreurs comme partout peuvent se produire, mais à cause des procès pour diffamation, pour diffusion d'informations mensongères ou incitation à la haine, bref le recours de plus en plus fréquent des "mis en cause" devant les juridictions, engage et incite à la plus grande des prudences.

Ceux qui font leur beurre dans la désinformation et le mensonge, pour la plupart sont connus leurs serveurs sont situés dans des pays (USA, RUSSIE, paradis fiscaux) leur garantissant une certaine impunité, mais ce sont des médias noyautés disposant de moyens financiers conséquents ou satisfaisants.

Si ces médias alternatifs ou participatifs sont décriés par les patrons de presse, c'est simplement qu'ils cassent leur monopole et leur capacité d'influencer les gens, donc leur pouvoir, toutefois l'information fournie par ces médias est souvent de qualité, car ils ont besoin d'être crédibles afin de fidéliser leur lectorat.

Evariste Zephyrin

samedi 19 juin 2010

FÊTE PATRONALE de Rivière-Salée - "AN KONBIT POU AYITI"



samedi 26 juin 2010
Heure :
10:00 - 22:00
Lieu :
Centre culturel & Place des Fêtes



FÊTE PATRONALE de Rivière-Salée
"AN KONBIT POU AYITI"

- LE PROGRAMME (sous réserve de modifications)

@ CENTRE CULTUREL (rue Joinville Saint-Prix)

• 10h
- Ouverture officielle du village haïtien « AN KONBIT POU AYITI »
et des divers stands au Public :

* Arts sacrés
* Littérature haïtienne
* Artisanat d’Art
* Diaspora africaine
* Atelier animation et création artistique
* Accessoires à l’éffigie du drapeau haïtien

- Ouverture de l’Exposition d’Art haïtien

- Restauration haïtienne : « Au goût des Antilles »

• 14h > 18h
- Scène ouverte aux artistes locaux
- Défilé de rara avec le groupe KONBIT RASIN

• 18h > 19h
- Inauguration de la fête patronale et Discours du Maire
- Vernissage de l’exposition d’Art haïtien
- Paroles d’Haïti avec JEAN ERNS (comédien et acteur haïtien)

@ PLACE DE LA FÊTE (place Joinville Saint-Prix)

• 20h
- Concert live :
YMELDA
GÉNÉRATION KOMPA

Haïti - CIRH : Liste officielle et complète de tous les représentants



Après bien des rumeurs, des nominations remises en questions, des annonces erronées et un manque de communication dû sans doute à un problème de jeunesse de la CIRH, voici enfin la LISTE OFFICIELLE tant attendue de tous les membres siégeant sur la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti Co-présidents, membres haïtiens, membres internationaux et les représentants n’ayant pas droit de vote (OEA, ONG nationales et internationales et Diaspora).

La CIRH comprend actuellement 24 membres ayant droit de vote (12 représentants haïtiens et 12 représentants internationaux) et 4 membres d’autres secteurs sans droit de vote. Le nombre des membres de la CIRH pourrait augmenter dans les prochains jours ou semaines si d’autres pays confirmaient des investissements de plus de 100 millions de dollars (Comme le Japon dont un nomination est attendue). Chaque nomination additionnelle d’un membre étranger entrainant automatiquement la nomination d’un membre haïtien afin de maintenir la parité.


CO-PRÉSIDENTS de la CIRH :

Président William Jefferson Clinton, co-président
Jean Max Bellerive, Premier Ministre, co-président

MEMBRES HAÏTIENS avec droit de vote

Exécutifs :
Dr. Marie George Salomon
Mme Suze Percy
M. Claude Jeudy
Dr. Jean Rénald Clérismé


Autorités locales :
M. Raoul Pierre Louis, Représentant Fédération Nationale des Casecs d'Haïti
Mr. Joseph G. Louis , Représentant Fédération Nationale des Maires d'Haïti


Représentant du secteur des affaires
Dr. Réginald Boulos

Représentant du Sénat de la République
M. Lucien Jean Bernard

Représentant du secteur syndical
Mr. Jean Claude Lebrun

Représentant chambre des députés
Mr. Lucien Francœur

Représentants pouvoir judiciaire
Mr. Gary Lissade
Mr. Georges Henry Fils


MEMBRES INTERNATIONAUX avec droit de vote

Brésil
M. Antonio Ferreira

Canada
M. David Moloney
Premier Vice-président de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI)

Espagne
Mme. Cristina Barrios, ambassadrice de la mission spéciale d’Espagne pour la reconstruction d’Haïti

France
M. Pierre Duquesne, ambassadeur chargé de la coordination interministérielle de l’aide et de la reconstruction en Haïti

Norvège
M. Halvor Saetre, ambassadeur de la Norvège au Venezuela accrédité en Haïti

Usa
Mme Cheryl Mills, conseillère juridique auprès de la secrétaire d'État

Venezuela
M. Francisco Arias Cárdenas

Banque Interaméricaine de Développement (BID)
M. Luis Alberto Moreno, Président de la BID

Banque Mondial (BM)
M. Alexandre Abrantes, aura pour mission de gérer les fonds accordés à travers le Fonds de reconstruction d'Haïti

Caribbean Community (Caricom)
M. Percival J.Patterson

Organisation des Nations unies (ONU)
Mme Helen Clark, administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud)

Union Européenne (UE)
M. Stefano Manservisi, Directeur général pour le Développement de la Commission européenne depuis novembre 2004


MEMBRES SANS droit de vote

ONG nationales
Mme. Marie Carmèle Rose Anne Auguste, infirmière, travailleuse social et militant des droits humains en Haïti

ONG internationales
M. Philippe Bécoulet, Président du CLIO (Cadre de liaison inter-ONG)

Diaspora Haïtienne
Le major Joseph Bernadel, réserviste de l' Armée américaine

Organisation des Etats Américains (OEA)
M. Ricardo Seitenfus, présentant spécial du secrétaire général de l'OEA

HL/ HaïtiLibre