mercredi 25 avril 2012

De la "démocratie" à l'Occidentale:


"Après 1981, je demandais à François Mitterrand : -Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque ... Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire." 

DANIELLE MITTERRAND

COMMUNIQUÉ DE JEAN-FRANÇOIS KAHN


Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement pétainiste sortir de la bouche d’un président de la République encore en place. Quoi qu’on pense de son challenger social-démocrate, l’hésitation n’est plus possible, plus tolérable : tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre nation commune, qu’ils se réclament de Jaurès, de Clémenceau, de De Gaulle, de Mendès France ou de Robert Schuman, doivent voter de façon à barrer la route à l’apprenti sorcier et à permettre qu’on tourne cette page.


Europe : la politique, victime du populisme


Avec l’aggravation de la crise grecque, la question s’était posée à l’Europe : est-ce une fatalité de retenir un des États membres qui ne remplit plus les conditions du pacte ?
Ce qui vaut pour l’Eurogroupe vaut pour l’espace Schengen, si l’on en croit la campagne électorale pour l’élection présidentielle en France. Sarkozy a bien pris l’engagement de réactiver unilatéralement les frontières nationales si le dilettantisme des contrôles aux portes de l’espace Schengen perdure. Et François Hollande compte imposer la révision du pacte européen pour y inclure un volet croissance.
De plus en plus, les forces politiques en Europe évoluent dans une précarité qu’elles n’ont pas connue depuis la Seconde Guerre mondiale. L’exemple de la Belgique, contrainte de se priver durablement de gouvernement, illustre l’état d’instabilité politique vers laquelle convergent la plupart des pays du continent. Jusqu’ici, quelques rares démocraties, comme l’Italie, subissaient ces turbulences récurrentes du fait de leur système institutionnel. Désormais, le mouvement d’alternance traditionnel est menacé par la montée en puissance de conceptions extrémistes.
Les progrès électoraux de l’extrême droite semblent d’autant plus imparables que les forces politiques traditionnelles ne l’ont pas anticipée. Elles n’ont surtout pas anticipé les contraintes que l’évolution globale allait imposer à leurs sociétés. Après “les trente glorieuses” d’un développement linéaire, de “toujours plus”, elles ont continué dans la surenchère populiste autour d’un niveau de vie indéfiniment croissant et indéfiniment mesuré en termes de pouvoir d’achat.
Ni la raréfaction tendancielle des ressources, ni la concurrence des pays émergents et le rétrécissement relatif des marchés, ni le redéploiement de la puissance financière, ni les limites écologiques n’ont été pris en compte pour une éventuelle remise en cause du discours politique. C’est toujours à qui promettra, contre son élection, la meilleure prime aux plus larges catégories. Et pour tenir ces promesses, et ne pas compromettre ainsi sa réélection, on endette les États sans dire aux électeurs que c’est eux qu’on endettait.
Aujourd’hui, c’est à la finance qu’on reproche d’avoir spéculé sur une logique d’endettement que les gouvernements ont encouragée pour ne pas avoir à affronter la question de la réduction des ressources. Puisqu’il ne s’agit plus que de surenchérir, la pratique de la fuite en avant généralisée a promu un personnel politique au profil de joueur. Le discours glisse vers les extrêmes, avec avantage à l’extrême droite comme on vient de l’observer en France.
On commence par le plus facile : sus aux immigrés, source de chômage et d’insécurité, et même “à ceux qui ne travaillent pas”, sus à la concurrence déloyale de la Chine ! Et retour au protectionnisme patriotique, même à l’intérieur de l’Europe. Mais à ce jeu, on a toujours plus à droite que soi. Et le boulevard s’ouvre devant l’extrémisme.
Mais un jour, quand le tour sera fait des victimes expiatoires de la crise, il faudra bien prendre acte de la fin d’une époque. Ce jour-là, la politique sera réhabilitée. Et, en France, par exemple, la politique reprendra, comme en 1940 ou en 1958, ses lettres de noblesse et sortira de la misère conceptuelle dans laquelle le populisme triomphant l’a plongée.
Mustapha Hammouche

mardi 24 avril 2012

SI SARKOZY GAGNAIT LES ELECTIONS, L'AFRIQUE DISPARAITRA


CHERS chers frères et soeurs,

je m'adresse ici à ceux d'entre nous, rares certes, qui ont voté Sarkozy ou l'extrême droite lors de ce premier tour des élections. 
Vos motivations sont certainement valides ; elles peuvent être financières ou politiques... Peu importe. Mais, il y a des moments dans la vie d'un être humain où la survie personnelle a moins d'importance que la collective ; il y a des moments où l'individu doit reculer au profit du futur. Pour le futur de l'Afrique et des Africain-descendants, Sarkozy doit absolument perdre ces élections. Vous ne devez pas vous soucier les intérêts de certains politiques en Afrique qui pensent et savent qu'ils perdront le pouvoir si jamais Sarkozy perdait. 
Peu importe ce pouvoir Africain, car tout pouvoir a un finissement et ne doit aucunement hypothéquer l'avenir d'un continent et d'un peuple. 
Je vous le dis, car le guerrier Sarkozy fera encore massacrer des milliers voir des millions d'Africains, il détruira les pays, il fera brûler les villages... Pour le compte de ses amis petroliers. La misère en Afrique n'aura alors plus de fin. La colonisation du continent sera effectif... 
Alors, je vous en conjure, voter François Hollande non pas parce qu'il changera quelque chose en Afrique, mais au moins pour que notre continent mère ne soit plus agressé. 
Votez Hollande, c'est voter la survie... Tout simplement.

Calixthe Beyala

lundi 23 avril 2012

PAS DE PANIQUE !





Bien sûr, avec une extrême-droite à 20%, nous pourrions croire que la France se trouve aux urgences. Mais il n’en est rien, car nous n’avons à faire là, ni aux jeunesses hitlériennes, ni à la waffen SS, ni même à l’OAS, mais à des hordes de vieillards fatigués, encadrés par quelques jeunes grandes gueules aux crânes rasés, qui hurlent leur désappointement face à un monde qui les dépasse, dans lequel ils ne se sentent plus rien être, parce que celui-ci les ressemble de moins en moins, et qui tentent de se donner une raison d’espérer, en appelant de leur vœux un tribun implacable, qui s’en viendra écraser tous “les autres”, ce qui ne se produira pas.

En réalité, par delà les traditionnels marginaux et laissés pour compte, ces gens sont les premiers vaincus de cette société qui risque d’en faire bien d’autres encore, compte tenu du néant politique actuel du pays, et de la défaite totale en rase campagne, de ses intellectuels.

Ceci est du au fait que nous nous trouvons à une époque charnière entre deux mondes, où ne se trouve encore exprimé que ce dont nous ne voulons absolument plus, mais pas encore formulé correctement, ce que nous voulons, faute d’un “meneur” pour avoir fait ce travail.

Il y a désormais incohérence, et ce, pour des raisons qui sont tout à fait logiques de la simple évolution des temps, entre notre actuel système socio-économique, lequel est devenu fatalement “anachronique”, étant bien entendu qu’il n’avait pas davantage que quelque autre chose sur cette terre, vocation à l’éternité, et nous.

Ceci se traduit par le fait que nous n’accepterons jamais d’assumer, et à juste titre, puisque cette imposition correspond à une “perversion” totale de ce qui constitue l’objet même d’un système socio-économique ainsi nommé, les nécessités désormais “antisociales”, de son maintien anachronique en fonctionnement.

Malheureusement pour nous, une classe politique de carriéristes, avides, ambitieux, incapables et narcissiques, totalement sous la coupe des puissances d’argents auxquelles ils doivent d’être parvenu en situation d’exercer le pouvoir, et donc redevables envers celles-ci, prétend qu’à l’aide de quelques mesures sociales pour nous le rendre encore supportable, qui s’opposent à sa nécessité, elle parviendra à faire retrouver la voie de l’efficacité économique, et de la cohérence budgétaire, à ce vieux système archaïque qui n’en peut plus.

Voici où nous en sommes...!

Notre ultime chance démocratique, c’est que les élections législatives ne permettent pas qu’une majorité d’une couleur quelconque, puisse se dégager, pour que ces mabouls ne puissent continuer à vouloir nous imposer ce dont nous ne voulons plus, c’est à dire continuer à gâcher le temps que nous offre le ciel sur cette terre, en subissant l’incompétence de ceux qui veulent nous faire croire que leurs habits acquis par toutes espèces de combines, les a réellement fait moines...


Paris, le 23 avril 2012
Richard Pulvar

Le déni démocratique


Il s'avère que 56% des Français pensent que la démocratie ne fonctionne plus.  Il est évident que la démocratie ne fonctionne plus, la subordination des politiques aux intérêts de la finance internationale, leur soumission aux volontés des multinationales, font que la démocratie et la recherche du bien commun est devenue une chimère, un songe-creux. 

En conséquence, la démocratie doit être refondée, de nouvelles règles établies, pour qu'advienne la 6 eme république et que le Souverain retrouve la plénitude de ses prérogatives sur la gestion des affaires de la nation.

Evariste Zephyrin

dimanche 22 avril 2012

2nd tour: le CSA confirme l'écart Hollande/Sarkozy


François Hollande emporterait le second tour de la présidentielle avec 56% d'intentions de voix contre 44% pour Nicolas Sarkozy, selon une enquête CSA pour BFMTV, RMC et 20 Minutes.

Le candidat socialiste bénéficierait des suffrages de 91% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de 84% de ceux d'Eva Joly, de 40% de ceux de François Bayrou, de 27% de ceux de Marine Le Pen et de 28% des électeurs qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Nicolas Sarkozy aurait les voix de 3% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de 3% de ceux d'Eva Joly, de 25% de ceux de François Bayrou, de 52% de ceux de Marine Le Pen, et de 13% de ceux qui se sont abstenus ou voté blancs ou nuls.
Sondage réalisé par téléphone le 22 avril à partir de 20 heures.