mercredi 22 mars 2017

Attaque en cours à Londres

Un policier poignardé, un assaillant abattu, une dizaine de personnes blessées sur le Pont de Westminster, détonations entendues dans l'enceinte du Parlement...

lundi 20 mars 2017

Philippe Poutou bloqué et fouillé par la police hier à la marche pour la justice et la dignité contre le racisme


Qui imagine Fillon, Macron,Lepen, Mélanchon ou Hamon fouillés ainsi ? 

Et bien cela a été le tarif pour Philippe Poutou bloqué et fouillé par la police hier à la marche pour la justice et la dignité contre le racisme, les violences et les impunités policières.

GROSSE AFFLUENCE ET FORTE PRÉSENCE POLICIÈRE A LA MARCHE POUR LA JUSTICE ET LA DIGNITÉ DU 19 MARS 2017 A PARIS


Depuis plusieurs mois les gouttes ne cessent de faire déborder le vase, trop c'en est trop ! 

Et les crimes dont ont été victimes Adama et Théo s'inscrivent dans le trop plein des populations des quartiers populaires qui sont en butte de façon constante avec la violence des institutions et des représentants de la République. Qu'il s'agisse de contrôles au faciès quasi journalier ciblant les personnes provenant des terres colonisées, de brimades, d'humiliations, de fouilles avec palpations, des discriminations systémiques à l'embauche, au logement, aux prestations de service publique, au bien vivre en somme, cela couve depuis un moment déjà. 

La "hogra" de cette république de l'arbitraire pour toujours les mêmes d'un coté et de l'autre coté son ultra permissivité pour toujours et éternellement les mêmes, tout le monde en a marre dans les quartiers populaires. 

Pour ce 19 mars 2017, comme une bouée à la mer et une volonté de relever la tête, plusieurs collectifs de familles de victimes de violences policières ont lancé un appel auquel ont répondu favorablement en tant que signataires de nombreuses organisations militantes apolitiques et organisations politiques et syndicales ainsi que des personnalités intellectuelles et médiatiques.

La marche qui devait s'élancer depuis la place de la Nation pour arriver à celle de la République, a été initiée dans un esprit de non violence en réponse digne face à la violence de l'arbitraire et en dénonciation des trop nombreux morts des quartiers populaires fleurissant les cimetières, elle a été pensée comme un lieu d'expression de cette colère et ces meurtrissures insoutenables à foison.

Les embûches n'ont pas manquées en amont pour que la marche pour la justice et la dignité ne se fasse ou tout du moins ne se fasse pas sous des auspices favorables.

Dans le courant de la semaine, plusieurs militants ont reçu chez eux des assignations à résidence pour les interdire de manifester le 19 mars 2017 à la marche, comme aux plus belles heures répressives du gouvernement Valls-Macron.

Le jour J alors que le point de rendez vous du départ était donné pour 14 heures à Nation, dès 11 heure le matin la station métro et RER était fermée sans aucune desserte ni connexion possible, Pareil pour celle de République. 

Aux abords de Nation et République de très nombreux checkpoints et sas de contrôle des gens avec fouilles de leurs affaires personnelles par des hordes de CRS équipéEs de la totale.

Le but étant comme pour les manifs du printemps dernier contre la loi travail de limiter au maximum les grandes foules, et que la manifestation soit clairsemée, que peu de monde puisse y prendre part.

Malgré cela, et contrairement à ce que veulent faie croire les chiffres de participation de la préfecture de police, l'affluence des grands jours a été au rendez vous !

En effet avec des participant(e)s venu(e)s de la France entière, la marche pour la Justice et la Dignité à drainé des vagues de milliers et de milliers de personnes sur le macadam parisien, de tous horizons, jeunes, vieux, enfants dans une ambiance très familiale. 

Une grande multiplicités de revendications étaient présente dans les cortèges. 

La colère des révolté(e)s et des basané(e)s qui a été clamée avec force et détermination dans la dignité la plus absolue c'est retrouvée en confrontation directe avec un ultime mépris de la République qui a encagé tout le parcours de la manifestation avec d'un bout à l'autre des dispositifs policiers outranciers digne des temps de guerre, avec camions à eau et contingents de fourgons de CRS et de gendarmerie à n'en plus finir. A l'arrivée de la marche sur la place de la République où devaient avoir lieu les prises de paroles des familles de victimes et le concert mêlant artistes de renom et moins connus, c'est une place de la République muée pour l'occasion en prison à ciel ouvert qui a accueillis les manifestants. 

Autant de déploiement de forces pour une manifestation ayant pour thématique la dénonciation des crimes et violences policières et de l'arbitraire du pouvoir était très logique n'est ce pas ? 

Tout au long du parcours la non réponse ou la réponse non agressive par les manifestants aux provocations que ce lourd dispositif leur imposait les ont laissé le bec dans l'eau avec leurs grenades, leur flashball et tout leur attirail armé. Aussi en fin de manifestation comme cela n'était pas assez explosif et clairement pas dans l’émeute comme manif par respect pour les familles, venus comme très souvent de nulle part quelques actes de défiances-provections-ripostes habituels, ont servi de prétexte à des arrosages copieux de gaz lacrymo sur la foule. 

Cela n'a pas duré longtemps mais cela a eu l'effet recherché de vider une partie de la place de la République du flux de manifestants arrivant, sans doute pour éviter les photos spectaculaires d'une place bondée de monde.

D'autres nombreux manifestants ont tenu bon et sont restés, ils ont occupé la place de la République, ils ont été au bout de la nuit avec une programmation musicale militante de choix.

Néanmoins pour finir une question a brulé les lèvres de plus d'un(e) dans les cortèges et sur la place à l'arrivé. Tout ce déploiement policier était il présent et de cette façon très précise et significative au rassemblement du Trocadéro de Fillon et à celui de la «France insoumise » de la veille par exemple ? Lors de ces shows politiques a t'on vu pareille volonté de l’État que celle de criminaliser la population qui entend user de sa liberté essentielle et de son droit de manifester ? Non ! 

Voilà qui montre clairement bien quels sont les enjeux et où se situent les curseurs du pouvoir, ainsi les choses sont de plus en plus limpides. 

Pour les familles et les populations brimées le temps des résistances à l'arbitraire, aux discriminations, aux humiliations, au racisme, aux violences policières, aux oppressions découlant du colonial et l'exigence que Justice soit rendue n'est pas fini.

De même que celui des guerres lâches faites en leur nom contre des peuples qui ne leur ont rien fait également.

Les énergies de lutte contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants et aux descendants de colonisés, ont encore du pain sur la planche. La lutte continue !

Emmauelle Bramban
20/03/17



















jeudi 16 mars 2017

Déclaration importante de Karim Akouche


Je suis dans l'avion. Je quitte l'Algérie en urgence. Direction Paris. J'improvise ce texte. Des menaces sérieuses, sur mon intégrité physique, pèsent sur moi. Tout cela à cause de mon roman : La Religion de ma mère. Mes idées d'écrivain libre dérangent. Ma plume est tranchante. Elle gratte les plaies. Elle détruit les faux mythes, les tigres de faïence, les mensonges des notables... Je suis déchiré, triste et révolté à la fois. Ma colère est saine, je n'aime pas la violence... J'ai le regret d'informer mes lecteurs et ceux qui m'ont invité pour des conférences un peu partout (Alger, Bouzeguene, Boudjima, Idjeur, Bougie, Aokas...) que celles-ci n'auront pas lieu. Ce n'est pas par faute de courage. Je compte sur leur compréhension. J'ai l'expérience de la résistance. Je connais mes ennemis. Je refuse d'être leur proie. Je combats leurs idées. Ils haïssent ce que je représente, ce que je pense, ce que je formule. Je le sais pour avoir essuyé moult menaces. Aujourd'hui, la coupe est pleine : On m'a interdit la rencontre à la librairie Cheikh, j'ai fermé les yeux. On a délocalisé ma conférence à l'Université de Tizi-Ouzou, de l'auditorium vers la grande salle de lecture, sous un prétexte farfelu, je n'ai rien dit. On a fait subir des interrogatoires à des amis et proches, j'ai fait semblant de ne rien voir. Mais me traquer comme une bête par le chasseur, surveiller mes moindres déplacements, me menacer, chercher à m'atteindre physiquement... cela non !... J'aime la vie et j'ai encore beaucoup de choses à dire, à créer... Je dénonce vigoureusement ces pratiques d'un autre âge. Mon prédécesseur, Mouloud Feraoun, avait de l'intuition, il a vu juste : Nos ennemis d'aujourd'hui sont, hélas, pires que ceux d'hier...
D'autres conférences sous d'autres cieux plus cléments m'attendent. J'irai bientôt chanter la liberté et la littérature un peu partout... Je serai à Alicante, Paris, Bruxelles, Toulouse, Marseille, Montréal, New York, Marrakkech... 
Nul poète n'est prophète en son pays... surtout quand que celui-ci est une risible dictature.

Mes respects, mes chagrins, ma profonde affection,

Karim Akouche
Jeudi 16 mars 2017

source

dimanche 5 mars 2017

Salon anti colonial 2017 à Paris...



LE MASSACRE DE MÉ 67 EN GUADELOUPE A L'HONNEUR AU SALON ANTI COLONIAL 2017 


Comme chaque année le salon anti colonial s'est tenu à a Belleviloise à Paris, ce salon organisé par l’association « Sortir du colonialisme » il s'inscrit dans le cadre de la semaine anti coloniale,c'en est un des moments fort il faut dire.

Mais ce ne fut pas si évidement que cela pour cette édition car après la menace brandie par Valérie Pécresse qui durant sa campagne avait sur un plateau tv directement menacé Sortir du colonialisme de lui couper les vivres et tous moyens d'action, beaucoup se sont demandé si cette année 2017 cet événement désormais incontournable aurait lieu. 
Il a pu se faire grâce à la ténacité des organisateurs et la bonne volonté des participants,

Au programme de l'édition 2017 un gros focus a été fait sur le Cameroun, le franc CFA,les violences policières et le racisme d'Etat.
Et cerise sur le gâteau une mise à l'honneur spéciale a été consacrée au massacre colonial de Mé 67 en Guadeloupe. Pour cela il y a eu une conférence en duplex avec la Guadeloupe avec les intervenants de marque que sont Elie Domota, Luc Reinette, Raymond Gamma et présent sur le salon à la Belleviloise François Xavier Delerme auteur du livre sur la question « Le sang des nègres ». 
Ce moment fut des plus enrichissant, comme le reste du salon anti colonial dans lequel il y a eu comme de coutume un forum associatif, des animations et des conférences de bonnes factures aux thèmes variés tels que :
- Sortir du franc CFA
- Appel à la reconnaissance des crimes coloniaux avec un focus sur le Cameroun
- L’utilisation du Cameroun comme laboratoire de la françafrique 
- Le secret défense colonial contre la vérité et la justice
- L'insurrection malgache
- Comment sortir du racisme négrophobe au Maghreb
- Racisme et colonialisme le cas d'Israel
- Les violences policières en France et le racisme d'Etat
- Mé 67, la Guadeloupe 50 ans après …

Le reste de la semaine anti coloniale et anti raciste s'étale du 4 mars au 20 mars,la semaine se poursuit donc, elle se déroule à Paris, Annonay et Marseille.


Pour consulter le reste de la programmation et y participer voici le lien concernant l'ile de France :
http://www.anticolonial.net/spip.php?article3019

Bonne semaine anticoloniale à toutes et tous !

Emmanuelle Bramban

vendredi 3 mars 2017

Présidentielle 2017, coup d'état institutionnel ?


Il faut reconnaître que nos "Seigneurs et maîtres" sont d'une intelligence qui frise le brillantissime, au point de nous fourguer avec notre assentiment et nos agenouillements leur pupazzo (marionnette).

Nous en sommes là, parce qu'ils ont pressenti que la gauche du PS allait remporter les primaires, et si éventuellement cette gauche du PS gagnait la présidentielle, la politique qui eut été conduite eût allé à l'encontre de leurs intérêts, d'où la nécessité de sortir de leur chapeau Macron, un homme qui vient du néant, un bébé Rothschild, tout comme Pompidou à qui nous devons la loi de 1973, dite " « loi Pompidou-Giscard-Rothschild », une loi à l'origine de l'abyssale dette française, car elle vient interdire à l'état de porter escompte de ses propres créances auprès de la banque de France.

Pour simplifier, cette loi interdit à l'état de se financer auprès de la banque de France, et l'oblige à se financer auprès des banques privées, qui comme vous le savez vivent sur les intérêts, de l'usure.

Un véritable jackpot pour les banquiers privés, ce sont des milliards de fois qu'ils gagnaient le gros lot du loto.

Pour que le pupazzo gagne, il faut que les cadres et députés du PS rejoignent En Marche, ce qui se fait en ce moment, savez-vous que Hamon n'a pas encore obtenu les 500 signatures de parrainage, les députés et sénateurs PS s'interrogent sur l'opportunité d’apporter leur soutien au vainqueur de la primaire, rien que ça !

Nos "banquiers mondialistes" ceux qui dirigent la haute finance, ne s'inquiétaient pour la droite française, Juppé était supposé gagner la primaire et ensuite la présidentielle, mais rien n'a été comme ils l'escomptaient, c'est Fillon, un catholique qui l'emporte, diantre un catholique de surcroît, tout comme Hamon, pas bon du tout, du tout.

Le programme de Fillon certes de droite, mais mâtiné de protectionnisme, un peu nationaliste, voulant se rapprocher ou faire la paix avec Poutine, et surtout une politique économique qui allait favoriser le capitalisme social d'inspiration catholique, en fait Fillon c'est un peu Trump à la petite semelle.

Bien sûr, il n'est pas question pour nos "Seigneurs et maîtres" de faire la paix avec Poutine, l'ami d'Assad, de l'Iran et de la Chine, non, non, pas question pour eux, pas question d'avoir un deuxième Trump, donc ils ont lancé une magistrale campagne de dénigrement contre Fillon, à travers le supposé emploi fictif de sa femme Pénélope.

La presse entre leur main, matin midi et soir martèle leur propagande, crucifie Fillon, ses soutiens les uns après les autres le lâchent, il est probable que mis en examen et acculé qu'il renonce au profit de Juppé l'autre chouchou de nos "seigneurs et maîtres".

Nous assistons à un véritable "coup d'état institutionnel" les deux candidats légitimés par une primaire, par un vote populaire tant à droite qu'à gauche sont hors jeux, d'une manière ou d'une autre.

Nous aurons le président que l'oligarchie mondialiste nous aura choisi, à moins que les Français ne déjouent leurs plans en portant Marine Le Pen et Mélenchon au second tour de la présidentielle et fassent ce que les Américains ont fait avec Trump.


Evariste Zephyrin