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lundi 1 juin 2020

WASHINTON DC IS ON FIRE ‼️‼️ ‼️



SOULÈVEMENT AU COEUR DE L'EMPIRE ‼️‼️

«Washington D.C.est en feu dans toutes les directions alors que le soulèvement contre le racisme et la violence policière s'est propagé dans la capitale. ⁠

Les manifestants se sont affrontés avec la Garde nationale à la Maison Blanche, Trump aurait trouvé refuge dans un bunker et la résidence présidentielle a été plongé dans l'obscurité. »

Du reste cela fait plus de 7h que Trump appelé désormais Bunker Boy est en off sur son joujou préféré Twitter.

La police et la garde nationale ont canardé les manifestants de tirs gaz poivre et de tirs à balles en caoutchouc mutilantes, causant quelques blessés côté manifestants.
De l'autre côté plus de 50 agents des services secrets sont blessés lors des affrontements à l'extérieur de la Maison-Blanche.

La cathédrale historique Saint-Jean datant de 1816, située pile en face de la place Lafayette et de la Maison Blanche a été incendiée dans la nuit de dimanche soir, on ne sait pas comment l'incendie a commencé il a été éteint peu après 23 heures.

Alors que la journée où les mobilisations aux abords immédiats de la Maison Blanche étaient énorme et se sont déroulées sous hautes tensions mais sans furie ni chaos.
En début de soirée il y avait toujours plusieurs milliers de personnes mobilisées, l'ambiance était calme. Le but était par une présence massive inciter fortement l'État des États-Unis à faire réellement le job pour une fois afin qu'une véritable justice soit rendu à George Floyd et que les brutalités policières et le racisme institutionnel de la police cessent définitivement.

Dès que les premières répressions musclées des forces de police sont arrivées en cours de soirée tout a basculé !
Le calme n'est toujours pas à cette heure revenu !

Un tel chaos à Washington DC soit au coeur de l'Empire c'est du jamais vu dans toute l'histoire des États-Unis !!!!

Emmanuelle Bramban


(31-05-20)

lundi 20 mars 2017

Philippe Poutou bloqué et fouillé par la police hier à la marche pour la justice et la dignité contre le racisme


Qui imagine Fillon, Macron,Lepen, Mélanchon ou Hamon fouillés ainsi ? 

Et bien cela a été le tarif pour Philippe Poutou bloqué et fouillé par la police hier à la marche pour la justice et la dignité contre le racisme, les violences et les impunités policières.

GROSSE AFFLUENCE ET FORTE PRÉSENCE POLICIÈRE A LA MARCHE POUR LA JUSTICE ET LA DIGNITÉ DU 19 MARS 2017 A PARIS


Depuis plusieurs mois les gouttes ne cessent de faire déborder le vase, trop c'en est trop ! 

Et les crimes dont ont été victimes Adama et Théo s'inscrivent dans le trop plein des populations des quartiers populaires qui sont en butte de façon constante avec la violence des institutions et des représentants de la République. Qu'il s'agisse de contrôles au faciès quasi journalier ciblant les personnes provenant des terres colonisées, de brimades, d'humiliations, de fouilles avec palpations, des discriminations systémiques à l'embauche, au logement, aux prestations de service publique, au bien vivre en somme, cela couve depuis un moment déjà. 

La "hogra" de cette république de l'arbitraire pour toujours les mêmes d'un coté et de l'autre coté son ultra permissivité pour toujours et éternellement les mêmes, tout le monde en a marre dans les quartiers populaires. 

Pour ce 19 mars 2017, comme une bouée à la mer et une volonté de relever la tête, plusieurs collectifs de familles de victimes de violences policières ont lancé un appel auquel ont répondu favorablement en tant que signataires de nombreuses organisations militantes apolitiques et organisations politiques et syndicales ainsi que des personnalités intellectuelles et médiatiques.

La marche qui devait s'élancer depuis la place de la Nation pour arriver à celle de la République, a été initiée dans un esprit de non violence en réponse digne face à la violence de l'arbitraire et en dénonciation des trop nombreux morts des quartiers populaires fleurissant les cimetières, elle a été pensée comme un lieu d'expression de cette colère et ces meurtrissures insoutenables à foison.

Les embûches n'ont pas manquées en amont pour que la marche pour la justice et la dignité ne se fasse ou tout du moins ne se fasse pas sous des auspices favorables.

Dans le courant de la semaine, plusieurs militants ont reçu chez eux des assignations à résidence pour les interdire de manifester le 19 mars 2017 à la marche, comme aux plus belles heures répressives du gouvernement Valls-Macron.

Le jour J alors que le point de rendez vous du départ était donné pour 14 heures à Nation, dès 11 heure le matin la station métro et RER était fermée sans aucune desserte ni connexion possible, Pareil pour celle de République. 

Aux abords de Nation et République de très nombreux checkpoints et sas de contrôle des gens avec fouilles de leurs affaires personnelles par des hordes de CRS équipéEs de la totale.

Le but étant comme pour les manifs du printemps dernier contre la loi travail de limiter au maximum les grandes foules, et que la manifestation soit clairsemée, que peu de monde puisse y prendre part.

Malgré cela, et contrairement à ce que veulent faie croire les chiffres de participation de la préfecture de police, l'affluence des grands jours a été au rendez vous !

En effet avec des participant(e)s venu(e)s de la France entière, la marche pour la Justice et la Dignité à drainé des vagues de milliers et de milliers de personnes sur le macadam parisien, de tous horizons, jeunes, vieux, enfants dans une ambiance très familiale. 

Une grande multiplicités de revendications étaient présente dans les cortèges. 

La colère des révolté(e)s et des basané(e)s qui a été clamée avec force et détermination dans la dignité la plus absolue c'est retrouvée en confrontation directe avec un ultime mépris de la République qui a encagé tout le parcours de la manifestation avec d'un bout à l'autre des dispositifs policiers outranciers digne des temps de guerre, avec camions à eau et contingents de fourgons de CRS et de gendarmerie à n'en plus finir. A l'arrivée de la marche sur la place de la République où devaient avoir lieu les prises de paroles des familles de victimes et le concert mêlant artistes de renom et moins connus, c'est une place de la République muée pour l'occasion en prison à ciel ouvert qui a accueillis les manifestants. 

Autant de déploiement de forces pour une manifestation ayant pour thématique la dénonciation des crimes et violences policières et de l'arbitraire du pouvoir était très logique n'est ce pas ? 

Tout au long du parcours la non réponse ou la réponse non agressive par les manifestants aux provocations que ce lourd dispositif leur imposait les ont laissé le bec dans l'eau avec leurs grenades, leur flashball et tout leur attirail armé. Aussi en fin de manifestation comme cela n'était pas assez explosif et clairement pas dans l’émeute comme manif par respect pour les familles, venus comme très souvent de nulle part quelques actes de défiances-provections-ripostes habituels, ont servi de prétexte à des arrosages copieux de gaz lacrymo sur la foule. 

Cela n'a pas duré longtemps mais cela a eu l'effet recherché de vider une partie de la place de la République du flux de manifestants arrivant, sans doute pour éviter les photos spectaculaires d'une place bondée de monde.

D'autres nombreux manifestants ont tenu bon et sont restés, ils ont occupé la place de la République, ils ont été au bout de la nuit avec une programmation musicale militante de choix.

Néanmoins pour finir une question a brulé les lèvres de plus d'un(e) dans les cortèges et sur la place à l'arrivé. Tout ce déploiement policier était il présent et de cette façon très précise et significative au rassemblement du Trocadéro de Fillon et à celui de la «France insoumise » de la veille par exemple ? Lors de ces shows politiques a t'on vu pareille volonté de l’État que celle de criminaliser la population qui entend user de sa liberté essentielle et de son droit de manifester ? Non ! 

Voilà qui montre clairement bien quels sont les enjeux et où se situent les curseurs du pouvoir, ainsi les choses sont de plus en plus limpides. 

Pour les familles et les populations brimées le temps des résistances à l'arbitraire, aux discriminations, aux humiliations, au racisme, aux violences policières, aux oppressions découlant du colonial et l'exigence que Justice soit rendue n'est pas fini.

De même que celui des guerres lâches faites en leur nom contre des peuples qui ne leur ont rien fait également.

Les énergies de lutte contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants et aux descendants de colonisés, ont encore du pain sur la planche. La lutte continue !

Emmauelle Bramban
20/03/17



















dimanche 5 mars 2017

Salon anti colonial 2017 à Paris...



LE MASSACRE DE MÉ 67 EN GUADELOUPE A L'HONNEUR AU SALON ANTI COLONIAL 2017 


Comme chaque année le salon anti colonial s'est tenu à a Belleviloise à Paris, ce salon organisé par l’association « Sortir du colonialisme » il s'inscrit dans le cadre de la semaine anti coloniale,c'en est un des moments fort il faut dire.

Mais ce ne fut pas si évidement que cela pour cette édition car après la menace brandie par Valérie Pécresse qui durant sa campagne avait sur un plateau tv directement menacé Sortir du colonialisme de lui couper les vivres et tous moyens d'action, beaucoup se sont demandé si cette année 2017 cet événement désormais incontournable aurait lieu. 
Il a pu se faire grâce à la ténacité des organisateurs et la bonne volonté des participants,

Au programme de l'édition 2017 un gros focus a été fait sur le Cameroun, le franc CFA,les violences policières et le racisme d'Etat.
Et cerise sur le gâteau une mise à l'honneur spéciale a été consacrée au massacre colonial de Mé 67 en Guadeloupe. Pour cela il y a eu une conférence en duplex avec la Guadeloupe avec les intervenants de marque que sont Elie Domota, Luc Reinette, Raymond Gamma et présent sur le salon à la Belleviloise François Xavier Delerme auteur du livre sur la question « Le sang des nègres ». 
Ce moment fut des plus enrichissant, comme le reste du salon anti colonial dans lequel il y a eu comme de coutume un forum associatif, des animations et des conférences de bonnes factures aux thèmes variés tels que :
- Sortir du franc CFA
- Appel à la reconnaissance des crimes coloniaux avec un focus sur le Cameroun
- L’utilisation du Cameroun comme laboratoire de la françafrique 
- Le secret défense colonial contre la vérité et la justice
- L'insurrection malgache
- Comment sortir du racisme négrophobe au Maghreb
- Racisme et colonialisme le cas d'Israel
- Les violences policières en France et le racisme d'Etat
- Mé 67, la Guadeloupe 50 ans après …

Le reste de la semaine anti coloniale et anti raciste s'étale du 4 mars au 20 mars,la semaine se poursuit donc, elle se déroule à Paris, Annonay et Marseille.


Pour consulter le reste de la programmation et y participer voici le lien concernant l'ile de France :
http://www.anticolonial.net/spip.php?article3019

Bonne semaine anticoloniale à toutes et tous !

Emmanuelle Bramban

lundi 6 février 2017

MOBILISATION PAYANTE #NON AU BAL DES COLONS CE DIMANCHE


Comme annoncé la mobilisation contre l’appellation coloniale « Bal Nègre » du cabaret du 33 de la rue Blomet à Paris a eu lieu ce dimanche 4 février après midi. Le rassemblement c'est bien déroulé, quelques journalistes également avaient fait le déplacement.

Un fourgon de police a été dépêché sur lieux, et ce sont les policiers afro descendants du véhicule qui ont été chargé d'aller contenir ces hordes de nèg et nègwess pourtant non violent.

Un adjoint de la mairie incrédule est passé voir ce qui se passait, l'échange a été courtois avec les manifestants. 

En cours de manifestation un policier est venu dire que l'adjoint au maire qui était venu un peu plus tôt avait eu le propriétaire de l'établissement Guillaume Cornut qui lui a garanti que compte tenu de la mobilisation intense suscitée depuis jeudi dernier qu'il allait dès le lendemain, donc le lundi 5 février, faire enlever son enseigne de la discorde.



Pour rappel le propriétaire est soutenu par la mairie de Paris et la Drac notamment, c'est un ancien trader de la BNP à la City, qui s'est vanté dans la presse d’honorer les populations afro et antillaises avec l'ouverture de son établissement, n'avait jusqu'alors reculé devant rien. 

En effet , l'homme n'a pas hésité à utiliser les références de Césaire et Senghor pour justifier la réouverture de cet ancien cabaret, il n'a pas hésité à mentir en disant que Claude Ribbe lui avait donné sa bénédiction pour qu'il nomme son lieu ainsi.



Contacté Claude Ribbe tombant des nues, s'il savait que le 33 de la rue Blomet devait rouvrir, il n'étaient pas au courant que c'était sous le nom de « Bal Nègre », il a infirmé et donc invalidé le mensonge de Cornut en s'en désolidarisant publiquement. Une prise de position publique qui n'a pas plut à Guillaume Cornut lui qui dit tant aimer les noirs et leur culture a porté plainte contre Claude Ribbe qui a été convoqué au commissariat du 15ème.

La mobilisation a donc payé, il semblerait, reste à ce que dans les faits les paroles soient mises en actes.

Réponse dans quelques heures !

Emmanuelle Bramban

samedi 13 août 2016

MONICA PUIG SIGNE UN EXPLOIT RETENTISSANT ET COUVRE LA CARAÏBE ET PORTO RICO D'OR OLYMPIQUE AU TENNIS !!!


Un exploit signée Mónica Puig sur le central olympique de #Rio2016 face à la numéro 2 mondiale l'Allemande Angélique Kerber qu'elle a dominé de bout en bout en finale (6-4 4-6 6-1).

Mónica Puig, 23 ans et 34 ème mondiale est l'inattendu de chez l'inattendu dans le tournois olympique, personne ne l'attendait au rendez vous et ne l'attendait si haut.

Avant sa victoire sur la numéro 2 mondiale, Monica Puig a vaincu deux têtes de série, à savoir la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (14e) et l’Espagnole Garbina Muguruza (3e) aux deuxième et troisième tour.

Juste avant d'entamer le tournois elle disait :
«Je suis arrivée ici en me disant qu’une médaille était à ma portée si je mettais les efforts et la volonté. Cette fois, je vous affirme que c’est l’or que je vise. (...)
Je veux vivre mon aventure olympique jusqu’au bout et entendre l’hymne national de mon pays.»

C'est chose faite !

Elle est la première femme de l'histoire de son pays à rapporter une médaille et une médaille d'or !

Les huit autres médailles glanées dans des olympiades précédentes pour Porto Rico ont toutes été rapportées par des hommes, dont six en boxe. 

C'est aussi le tout premier titre majeur en tennis pour une nation de la Caraïbe !

Emmanuelle Bramban

mardi 14 juin 2016

NOUS AVONS PÉTÉ LE MILLION DE PERSONNES A PARIS ce ‪#‎14Juin‬ !


Cela a été dur et intense aujourd’hui à Paris, une véritable guérilla dans les artères parisiennes pour simplement manifester !
Dans les cortèges cette fois des allemands, des anglais, des hollandais, des italiens qui sont venus défiler dans les cortèges en soutien du peuple français en résistance contre la loi travail et son monde.

Alors que la manif s’est élancée à 13h de la place d’Italie et que les cortèges de tête étaient au niveau François Xavier à 16h30 il y avait encore des gens à place d’Italie qui n’étaient toujours pas parti !

Comme d’habitude la presse complice s’émeut sur les quelques blessés côté keufs mais c’est coté manifestants qu’il y a eu beaucoup plus de blessés, dont blessés très gravement à cause des tirs de gaz et de grenades à bous portants. Les street médics ont bossé d’arrache-pied pour secourir les blessés. 
A un moment pour évacuer un cas très grave une ambulance est venue prendre un homme gisant sur le sol, inconscient, le crâne fracassé par les tirs de grenade, il était donc en grand danger immédiat, des street médic et des pompiers sont intervenus. Et bien quand l’ambulance est descendue pour se rendre à l’hôpital Necker qui était celui le plus proche, les fils de chiens du capital n’ont pas ouvert leur dispositif, ils ont refusé à l’ambulance de passer pour sauver une vie.

En plein cortège l’ambulance toute sirènes sonnantes de façon hallucinante a du faire un demi-tour sur elle-même et reprendre la rue en contre sens du cortège pour tenter de trouver un endroit où passer. 

La répression a été forte, gazage corsés et toxiques, charges fréquentes de crs et de baqueux, beaucoup de femmes (pacifiques je précise) et sans même un foulard pour se protéger des gaz se sont faite chargées lâchement par les miliciens du capital, qui ont foncé droit sur elles les yeux plein de rage comme des malades prêts à les frapper férocement. 

Côté rue de Sèvre un premier camion a eau a fait son apparition, donnant lieu à un redoublement de la répression, la résistance a été pure pour avancer dans le champ de bataille. La colère populaire s’est exprimée, de nombreux symboles du capital ont morflés, les murs enrichis de tags sans langue de bois, puis arrivé au niveau du ministère des colonies (le seul ministère du parcours à être non protégé, comme quoi…) un grand « ANTI ANTI COLONIALISME !!! » a retenti puissamment et le ministère a lui aussi été joyeusement redécoré de beaux tags savoureusement contestataires et délesté de plusieurs vitres brisées gisant au sol.

Gagner les Invalides le point d’arrivée a été un parcours du combattant et un exploit, où comme à leur habitude les miliciens ont fait leur show avec festival de gaz, de grenade avec cette fois en prime les canons à eau.

Les gens ont résisté pied à pied en dépit de l’arsenal de guerre déployé contre la population, et cela ne s’est pas arrêté là c’est parti en manif sauvage, le Sénat a pu être gagné par un petit groupe de manifestants, le quartier latin aussi,où la les crs ont été très nerveux …
A République ce soir grosse tension, arrosage de gaz toxiques, une camionnette de la Ratp a été en torche, et autre manif sauvage avec un bon cortège est partie elle a pris la rue pendant un long moment et elle a pu arriver jusqu’à Belleville. 

De 13h jusqu’à 22h30 non-stop la résistance populaire a été active, des arrestations ont eu lieu 58 selon la préfecture, dont quelques personnes blessées.
Et ce n'est pas fini,pas question de céder !
Rien ! ON NE LÂCHE RIEN
NON A CETTE LOI ABJECTE ET A SON MONDE DÉGUEULASSE !

Emmanuelle Bramban
















lundi 2 mai 2016

1er MAI 2016 A PARIS AUX PARFUMS DE RÉPRESSION ET DE L'IRRESPONSABILITÉ GOUVERNEMENTALE


Cette année 2016 le 1er mai s’annonçait contestataire à souhait avec la loi El Khomri et foi de manifestant au 1er mai cette année on ferait sa fête à la loi travail ! Rendez-vous était donné pour la grande manifestions parisienne à 15h place de la Bastille pour arriver place de la Nation. Un parcours sur de larges artères qui théoriquement devait se faire assez vite, de façon à ce que tout le monde puisse profiter du reste de son 1er mai dominical. 15h05 Bastille était déjà pleine de monde,  la forte participation était là et le soleil au beau fixe contrairement au 1er mai 2015 qui était pluvieux et glacial. Bingo la grande manifestation du 1er mai 2016 s’annonçait comme un très bon cru d’affluence !

En tête comme depuis le début des manifestations contre la loi travail le 9 mars les cortèges de la jeunesse étudiante et lycéenne.

Avant eux un cordon syndical a eu du mal à se mettre en place pris de cours par un autre cortège composé d’une foule dense et hétéroclite de personnes sans étiquettes, avec des pancartes mais sans vraiment de banderoles définies.
C’est alors que des tirs se sont fait entendre et que les fumées des gaz se sont vu dans le ciel un peu en avant du début du défilé qui se mettait en place.
Aux avant-postes devant le début de la manifestation une première intimidation des forces de l’ordre voulant contenir le départ de la manifestation ou la gêner. La réponse de la foule présente par milliers a été immédiate sonore et puissante !
D’une seule voix les gens à l'avant ont crié à la police « Cassez-vous ! » et c’est la dessus que la manifestation s’est mise en branle.



Les cortèges de la jeunesse tambour battant, ont lancé leur défilés de façon encore plus déterminée, avec fougue ils ont entonné leurs slogans qui sont de plus en plus corrosifs et contestataires envers de cette loi et de son monde.
Régulièrement les déflagrations des grenades assourdissantes de la police se faisaient entendre et de boules lumineuses zébraient le ciel comme des feux d’artifice à croire que c’était le 14 juillet en plein jour, puis les fumées des gaz visibles montaient dans le ciel tels des cumulus de mauvais augures.
Qu’à cela ne tienne l’avancée du début de la manifestation rythmée et dynamique suivait son cours sans se laisser impressionner.

Puis aux alentours des 16h, une ambulance de pompiers gyrophares en marche sortant d’une rue adjacente au parcours de la manif et venant en contre sens du cortège par le large trottoir est arrivée. De façon humaine et aussi par réflexes civiles les gens ont laissé passer l’ambulance qui a voulu traverser la manif de part en part pour aller de l’autre côté dans la rue d’en face. C’est à ce moment précis que les CRS en faction qui se tenaient prêt se sont engouffrés dans la manif au niveau des cortèges étudiants et ont coupé la manif littéralement en 
deux !


...la manif du 1er mai à Paris coupée en deux et retenue en otage par les crs

Ils se sont positionnées en une ligne de séparation ou de démarcation nette, puis la première ligne c’est renforcée en un éclair d’une seconde ligne pour finir en bataillons entiers rangés, casques vissés sur la tête, boucliers levés, matraques et gazeuses à la main en action de pulvérisation.
Aucune situation de tension ou de violence ne justifiait une telle chose de leur part.
C’en était tout simplement incroyable !

Ne voulant pas se désolidariser du reste de la manifestation qui était coincée derrière les cortèges jeunes positionné à l’avant de la cassure ont refusé de bouger pour attendre que le reste de la manif soit libérée et poursuivre ensemble, c’est là que le tout début du le cortège qui était en amont du cortège de la jeunesse à lui aussi été coupé de la partie avant de la manif, un dispositif de crs sont venus "nasser" cette partie de la manifestation redécoupant à nouveau la manifestation en isolant les jeunes de la tête première du cortège et en arrosant de gaz les gens allègrement au passage.

Quand les gens à la tête première du cortège ont vu cela eux aussi ils se sont arrêtés et grâce au concours de la solidarité de la population riveraine ils ont pu contourner le dispositif policier et venir rejoindre les jeunes qui étaient coincés et pris en étaux, ils sont venus en renfort de foule et la manifestation a sa tête s’en est trouvée recomposée, ils sont été accueilli par des hourras !



Régulièrement les crs chargeaient la manifestation des deux côtés et surtout sur la partie avant, ils chargeaient, poussaient, tapaient et gazaient  vers les visages des gens pacifiques et avec du gaz poivre qui arrachait les poumons et coupaient littéralement la vue.

Une mamie qui n’en pouvait plus a osé leur dire d’arrêter en guise de réponse un crs lui flanqué du gaz pleine face directement dans le visage.
De façon acharnée ils sont restés ainsi à s’interposer à retenir en otage la manifestation du 1er mai comme cela durant 2h de temps. Et une manifestation du 1er mai coupée en deux de la sorte par les crs violentant la population de mémoire d’un ancien dans le cortège il ne l’avait jamais vu à Paris.
Face aux provocations policières les manifestants et notamment les cortèges jeunes qui à mesure que passent les manifestations sont de mieux en mieux auto-organisés, autogérés et surtout très solidaires sont venus se mettre en cordon humain pour faire face au crs sans répondre à leur violence de façon physique.

Ils ont été exemplaires !

La contestation a été forte des deux côtés, de façon puissante il a été demandé plusieurs fois aux crs « Cassez-vous ! Barrez-vous ! Libérez la manif !»
Beaucoup de gens bien qu’en colère ont tenté de faire appel à leur intelligence en leur disant d’arrêter de suivre des ordres aussi criminels, rien n’y a fait en guise de réponse de nouvelles charges arbitraires.

Juste devant les crs un militant du mouvement de défense des peuples autochtone et du vivant de la Terre « Idle No More France » est venu se positionner devant le cordon humain des jeunes juste devant les boucliers des flics pour leur faire face avec sa pancarte en guise d’étendard de paix et n’a eu de cesse à tenter de désamorcer la folie qui avait cours en cet instant au niveau des forces du désordre. Lui aussi a été arrosé de gaz mais il a tenu bon et n’a pas battu en retraite, il est resté comme cela un long moment en sentinelle avant, parfois des gens allaient avec lui pour ne pas le laisser seul.
C’était tendu il fallait tenir les rangs sous la pression des charges, ne pas céder aux provocations, sécuriser les gens de la violence des crs.



Plusieurs équipes « médic » composées de jeunes avec de quoi pour atténuer les effets corrosifs des gaz lacrymogènes étaient dans les cortèges déjà présent le 28 avril, ce 1er mai ces équipes volontaires s'étaient encore mieux organisées, elles se sont occupées des personnes touchées avec brio !

Et elles n’ont pas chômé dans ce qui était une bataille, un affrontement entre la résistance pacifique des manifestants et la violence et policière qui séquestrait la manifestation.

Du reste entre manifestants il y a eu une grande solidarité, on se passait sans problème sérum physiologique et citron, l’entraide pour tenir bon a joué à fond !

Dans le cortège nassé à l’avant il y avait beaucoup de journalistes de la presse qui eux aussi étaient effarés par ce qui se passait. Un d’eux m’a confié que eux les journalistes ne diffusent que ce qu’ont leur demande de diffuser et que les images que lui prenait il ne pouvait pas dire si elles seraient diffusées.
Un peu avant 18h la seconde partie de la manifestation a profité d’une micro brèche dans la ligne de crs et a fait une seule grande et vigoureuse poussée ce qui a eu pour effet de disloquer les lignes de crs et cela sans les violenter, face à la foule arrivant d’un seul homme les lignes de crs qui nassaient l’arrière de la première partie de la manifestation a été contrainte de s’écarter.
De grands cris de victoire ont retenti, des applaudissements aussi, la manifestation après deux longues heures a été enfin ressoudée, victoire au peuple dans l’instant !



La manifestation a pu repartir et cette fois en dehors des formations syndicales plus personne ne défilait vraiment en formation, tout le monde s’est mélangé, la répression policière a eu pour effet de réunir et de rassembler les gens.
Parmi les cordons de de crs disloqués, un petit groupe c’est fait coincer sur un mur pour qu’ils ne retentent pas à nouveau de disloquer la manif et chaque tentatives qu’il y a eu par la police de se s’immiscer à nouveau dans la manif ils se sont fait repousser par la foule, l’ambiance était électrique ! De colère et pour le railler aussi, par acte contestataire adressé à Hollande une foule importante au début de la manifestation a criée d’une seule voix « nous sommes tous des casseurs !»

Enfin le début du cortège a pu arriver place de la Nation aux alentours de 18h20 !
Assez vite la place de la Nation a été noire de monde comme à Bastille, il était visible à l’œil nu que nous étions énormément de monde. La CGT a annoncé 77 000 personnes, il y en avait bien plus !

Là sur la place un peu partout où ils le pouvaient les gens se reposaient pour souffler un peu et se refaire et contents d’avoir pu arriver au bout de ce qui a été un cauchemar. Mais cela a dû être un trop doux moment au gout de la préfecture et puis qu’il y ait autant de gens sur la place car dès 19h15 cela a recommencé à gazer.
Les crs se sont lâchés sur les gaz ils ont arrosé la place pour la vider.
Des micros affrontements épars de caillassage également se sont fait entre des petits groupes et les crs.
Des gens ont commencé à partir de la place comme ils le pouvaient entre les nuées fortes de gaz tandis que d’autres ont décidé de ne pas quitter la place de suite pour ne pas se laisser imposer un nouveau diktat.
Il y a eu des tirs tendus, une personne a été touchée et comme le jeune à Rennes son œil aurait été touché, on reste dans l’attente du verdict médical la concernant. Beaucoup de blessés ont été signalés à Nation.
Les provocations et la répression se sont poursuivies plus tard place de la République en marge de la nuit debout et du concert du 1er mai.



En résumé la façon dont le 1er mai parisien a été « géré » par les autorités est une faute grave !
Si la préfecture doit assumer sa part de responsabilité ses donneurs d’ordre au gouvernement et à la présidence de la république ont également des comptes à rendre.

Il est clair et net que le pouvoir a voulu museler la contestation sociale de son projet de loi travail de façon abjecte mais surtout de façon irresponsable, car sans le sang froid de la jeunesse francilienne, le bon sens des gens cela aurait pu être encore et largement pire.
Si les deux parties de la manifestation avaient réussi à faire les rouleaux compresseurs et à foncer sur les crs pour les faire gicler, les dégâts eut été mortels y compris chez les crs qui pour le coup aurait fait office de chair à canon pour le haut patronnât du MEDEF.
Sur ordres manifestement ils ont créé de toute pièce des situations de violence qui auraient pu donner lieu soit à une émeute géante ou à un début de guerre civile sur le macadam parisien, c’est dire le seuil de dangerosité des décisions irresponsables qui ont été prises hier par le pouvoir étatique.



Le 3 mai la loi travail va commencer à être présentée à l’assemblée nationale, d’autres mobilisations sont prévues il serait temps que ce gouvernement revienne à la raison, arrête de servir de façon aussi aveugle la bande à Gattaz et entende son peuple !


Emmanuelle Bramban, le 2 mai 2016.