lundi 19 octobre 2009

Musique : disparition d'une figure emblématique de la biguine antillaise


Le musicien martiniquais Anatole Coppet dit Barel s'est éteint dimanche matin à l'âge de 89 ans à l'hôpital Pierre Zobda-Quitman à Fort-de-France, a-t-on appris auprès de sa famille.

Originaire du Vauclin (commune du sud de la Martinique) Barel Coppet a marqué de son empreinte la musique traditionnelle des Antilles durant plusieurs décennies. Issue d'une famille de musiciens, il avait appris à jouer de la batterie, le saxophone, la clarinette, le piano et l'accordéon.

Après avoir fait le bonheur des mélomanes en Martinique et en Guadeloupe, Barel Coppet, avec son frère Honoré, avait fait les beaux jours de la musique antillaise, et en particulier de la biguine, à Paris et en province, dans l'immédiat après-guerre. Au début des années 50, il devint chef d'orchestre du Bal nègre «Le Blomet» à Paris durant dix ans avant d'aller jouer à la «Canne à Sucre», autre lieu symbolique de la musique antillaise à Paris.

Ces dernières années Barel Coppet avait enseigné son art à plusieurs générations de jeunes Martiniquais.

Dans «l'encyclopédie de la musique traditionnelle aux Antilles-Guyane, de Saint-Pierre à nos jours», parue aux éditions Lafontaine, Aude-Anderson Bagoé évoque «une force, une légende et un mythe» à propos de Barel Coppet, le «dernier des clarinettistes antillais de l'ancienne garde».

A l'annonce de sa mort, plusieurs radio de Martinique ont programmé des titres du répertoire de ce «compositeur de talent» qu'était aussi Barel Coppet.



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