Affichage des articles dont le libellé est Angleterre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Angleterre. Afficher tous les articles

dimanche 10 février 2013

Indépendance de l'Ecosse : Cameron met en garde!



Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé dimanche l'Ecosse à ne pas se séparer du Royaume-Uni admettant toutefois qu'elle disposait des moyens nécessaires pour fonder une nation indépendante.

Expliquant qu'il fallait prendre "le meilleur des deux mondes", Cameron a rappelé que l'Ecosse est unie à l'Angleterre depuis 306 ans. "Il appartient à l'Ecosse de trancher cette importante question. Mais la réponse concerne la totalité de notre Royaume-Uni. L'Ecosse est mieux dans la Grande-Bretagne. Nous sommes tous mieux ensemble et plus pauvres séparés", affirme-t-il. Une sécession de l'Ecosse pourrait provoquer de nombreux problèmes pour le Royaume-Uni et poserait une question de défense, les sous-marins nucléaires Trident de la flotte britannique étant basés en Ecosse. "les deux pays deviendraient pauvres "!!!  Pour Cameron, un tel scénario représenterait un important revers politique et les membres de son parti ne le lui pardonneraient sans doute pas avant l'échéance de 2015. Les enquêtes montrent que le mouvement en faveur de l'indépendance ne progresse plus avec seulement 32% d'opinions favorables contre 47% de la population écossaise qui y est opposée.

lundi 15 août 2011

COMMUNIQUÉ DU NPA. ANGLETERRE, LA COLÈRE EST LÉGITIME.



Depuis plusieurs jours des émeutes embrasent la Grande Bretagne, émeutes qui sont une réponse compréhensible de la jeunesse des quartiers abandonnés devant les mesures "d'austérité" qui les touchent pour préserver la richesse des possédants et les profits des banques !



Dès le début de l'année les jeunes manifestaient contre le doublement des montants d'inscription à l'université. Depuis, le gouvernement Cameron a supprimé les aides aux lycéens, les crédits aux associations de quartier, les services publics disparaissent et le taux de chômage atteint 30% dans la jeunesse...

Leur colère est légitime, nous sommes des millions à la partager. "Je ne vole pas, je récupérère les produits de luxe que ma classe sociale ne pourra jamais se payer, et que pourtant elle a produit", disait ce matin un jeune de Liverpool interviewé. Les émeutes sont l'expression des plus démunis, contre une politique au service des possédants. Possédants qui envoient la police et peut-être demain l'armée, parce qu'ils ont peur et n'ont aucune solution à apporter, puisqu'ils sont les seuls résponsables de la crise et de la situation que l'ont connait. La violence c'est eux, qui emploient la force pour mater la révolte, qui distillent la division dans notre camp en stigmatisant les jeunes et les travailleurs sans emploi et sans avenir, sous le terme de "casseurs". 



Les vrais casseurs sont ceux qui suppriment les services publics, les voleurs sont ceux qui continuent d'empocher des profits faramineux en temps de crise, les délinquants sont ceux qui continuent à licencier et à délocaliser.

La solution ce n'est pas la répression mais :
- la gratuité de l'éducation
- la défense des services publics et rétablissement des services supprimés : La Poste, maisons de quartier, santé publique...
- la réquisition des entreprises qui licencient ou délocalisent, sans indemnité ni rachat...

Un plan d'urgence anticapitaliste s'impose si nous ne voulons pas payer leur crise !

lundi 8 août 2011

La nuit d'émeutes de Tottenham illustre l'ampleur de la crise policière


"Les gaffes de la police": comme l'atteste la manchette du quotidien de droite Daily Mail, les graves émeutes qui ont secoué le quartier multiethnique de Tottenham, dans le nord de Londres, l'un des plus pauvres de la métropole, illustrent la crise qui frappe le Metropolitan Police Service (Met), la police de la capitale. L'image du bobby, îlotier débonnaire, flegmatique et sans arme, est de nouveau bien ternie.

Misère sociale, chômage, vexations racistes au quotidien, culture de violence et haine de la police expliquent les durs affrontements entre forces de l'ordre et plusieurs centaines de jeunes, toute la nuit du samedi 6 au dimanche 7 août, dans cette zone sensible où la majorité de la population est d'origine antillaise. Si le calme est revenu à Tottenham, des affrontements sporadiques ont eu lieu dans la soirée de dimanche dans d'autres quartiers sensibles comme Shepherd's Bush et Enfield.
TROP-PLEIN DE SCANDALES
28 policiers ont été blessés et 55 personnes ont été arrêtées lors de l'émeute de Tottenham. Plusieurs immeubles ont été incendiés et de nombreux magasins dévalisés par des jeunes casseurs, masqués ou cagoulés, certains venus d'ailleurs. Les émeutiers ont mis le feu à un autobus, à deux voitures de police et à de nombreuses voitures de particuliers.
Ces violences ont éclaté après plusieurs jours d'une vive tension provoquée par la mort, le 4 août, d'un homme de 29 ans, Mark Duggan, abattu par des tireurs d'élite du Met. La police avait coincé le taxi dans lequel se trouvait le suspect, apparemment armé, sous surveillance dans le cadre d'une opération de lutte contre les gangs antillais. Samedi en fin d'après-midi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le commissariat de Tottenham sans incidents majeurs. Ce rassemblement a dégénéré au cours de la soirée via les réseaux sociaux comme Twitter.


Le décès de Mark Duggan a soulevé une émotion d'autant plus grande que, ces derniers temps, on frôle le trop-plein en termes de scandales au sein de la police londonienne. Les émeutes arrivent à un très mauvais moment pour le Met, soupçonné de corruption dans le cadre de l'affaire des écoutes du News of the World. La police a perdu coup sur coup son chef, Sir Paul Stephenson, et son principal adjoint. Deux enquêtes, l'une parlementaire, l'autre policière, portent sur les paiements effectués par des journalistes du groupe Murdoch à des policiers en échange d'informations sur des personnalités. Par ailleurs, le procès du policier accusé "d'homicide involontaire" sur la personne de Ian Tomlinson, un vendeur de journaux, à la veille de la tenue du G20 à Londres en 2009, d'une hémorragie abdominale après avoir été violemment poussé, doit s'ouvrir prochainement.
RENFORTS DES COMTÉS VOISINS
L'effet de ces dysfonctionnements peut expliquer l'ampleur du saccage de Tottenham. La police est mise en cause parce que les forces de l'ordre ont apparemment patienté longuement avant d'intervenir. Décapité au sommet, le Met, plus importante force de police du royaume, a dû faire appel à des renforts venus des comtés voisins en raison de la vacance du pouvoir et d'un mauvais étalement des congés.
"Il n'y a aucune justification pour les agressions auxquelles la police et le public ont été confrontés et pour les dégâts causés", a commenté le premier ministre, David Cameron, en vacances en Italie, à propos du plus sérieux affrontement racial au Royaume-Uni depuis les troubles d'Oldham en 2001. Les responsables politiques de tous bords ont condamné ces violences. L'opposition travailliste n'a pas manqué toutefois d'exploiter cette émeute raciale dans un quartier extrêmement défavorisé frappé par le chômage, le désœuvrement des jeunes, la drogue et le commerce des armes. Le Labour voit dans ces violences l'effet de la politique d'austérité draconienne du gouvernement de coalition conservatrice-libérale-démocrate.
Ces incidents rappellent les violences dans le même quartier en 1985 au cours desquelles un policier avait été tué à coups de machette. Le royaume était alors plongé dans la récession thatchérienne provoquée par la baisse des dépenses publiques. Les mêmes causes produisent les mêmes effets…
Marc Roche