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dimanche 11 septembre 2016

LE 11 SEPTEMBRE 2016, LE 1 MESKEREM 2009 C'EST NOUVEL AN ÉTHIOPIEN


Aujourd’hui dimanche 11 setembre 2016 nous sommes le MESKEREM 1 soit le jour des célébrations de l’ENKUSTATASH à savoir le nouvel an éthiopien qui dans le calendrier qui grégorien utilisé en occident correspond à la date du 11 septembre et du 12 septembre les années bissextiles.

Le calendrier éthiopien (amharique: የኢትዮጵያ ዘመን አቆጣጠር ?; yä'Ityoṗṗya zaman aḳoṭaṭär) et est basé sur le calendrier alexandrin ou copte ancien. Il dispose de 12 mois de 30 jours, plus un mois de cinq jours ou six jours dans une année bissextile. le calendrier julien à environ 7à 8 ans de moins que le calendrier grégorien.

Aujourd’hui donc en Ethiopie c’est le 1er jour de MESKEREM le premier jour de de l’année 2009 , une jour de célébration de la grande Makeda (reine de Saba) et de la fin des pluies.

Bonne ENKUTATASH, happy ethiopian new year,

mercredi 11 juillet 2012

Famine : la nouvelle arme de l’Ethiopie pour expulser les tribus


Enfant suri, vallée inférieure de l'Omo, Ethiopie. De violentes spoliations territoriales anéantissent la tribu.


Survival a reçu des rapports alarmants de membres de plusieurs tribus de la vallée de l’Omo qui dénoncent la destruction de leurs plantations par le gouvernement pour les forcer à abandonner leurs terres et les installer dans des camps de relocalisation.
Les éleveurs suri, bodi et mursi, ainsi que les chasseurs-cueilleurs kwegu sont les plus affectés par ce processus de spoliation territoriale.
De nombreuses familles sont désespérées parce qu’elles n’ont plus de sorgho et que leurs pâturages sont confisqués par le gouvernement qui les destine aux plantations de canne à sucre et de palmiers à huile.
Une femme mursi raconte : 



Dans la vallée de l’Omo
Une femme mursi dénonce la destruction des plantations de la tribu. Son identité a été cachée pour la protéger de possibles représailles.
Certaines communautés bodi ont déjà été déplacées contre leur volonté dans des camps. ‘Ils s’emparent de force de nos terres. Les bulldozers ont même rasé nos jardins. Ils sont directement passés sur le sorgho que nous avions planté’ a déclaré un Bodi.
Les Mursi, qui ont été sommés de vendre leur bétail seront déplacés dans des camps de relocalisation à la fin de l’année. Une femme mursi a expliqué : ‘L’autre jour, je suis allée à la rivière Omo. J’allais chercher des céréales dans mon silo à grains mais il n’y avait plus rien. Toute ma réserve avait été détruite (par les bulldozers). Je n’aime pas ce qu’ils font. Lorsque j’ai vu ce qu’ils avaient fait, je me suis mise à pleurer. Toute notre réserve de céréales avait disparu. Maintenant, nous aurons de graves problèmes. Nous ne savons pas quoi faire. Peut-être allons-nous mourir’.

Deux enfants, Karo et Hamar, conduisent leur bétail à la rivière pour l'abreuver.
L’accès à la rivière Omo est bloqué pendant que les autorités nettoient les terres et construisent des routes pour les plantations de canne à sucre dans le cadre du projet gouvernemental Kuraz Sugar.
Le gouvernement octroie également de larges étendues de terres indigènes à des investisseurs étrangers. A l’ouest du parc national de l’Omo, les Suri protestent contre une compagnie malaisienne qui plante des palmiers à huile dans leurs meilleures terres à pâturage.
Selon un Suri, ‘les autorités sont venues avec des soldats et pendant deux semaines ils ont essayé de nous empêcher de planter. Ils voulaient nous affamer pour que nous acceptions d’aller dans les camps de relocalisation. La plupart des Suri ont maintenant peur d’aller dans leurs jardins. Seuls quelques-uns y vont. Dans un village près de la plantation malaisienne, trois maisons ont été incendiées par des employés des plantations, ainsi que les réserves à grains’.
Human Rights Watch vient de publier un rapport accablant intitulé ‘What will happen if hunger comes?’ (Que se passera-t-il en cas de famine ?) qui décrit comment les forces de sécurité forcent les communautés à abandonner leurs terres par la violence et l’intimidation, menaçant leurs modes de vie, sans aucune compensation ou moyens de subsistance alternatifs.

mercredi 11 mai 2011

Haïlé Sélassié Ier, messie malgré lui


Les rastas ont fait de l’empereur éthiopien un dieu vivant. Conciliant avec le mouvement, longtemps reconnu pour ses réformes, l’homme conserve une aura puissante en dépit d’une fin de règne en demi-teinte.

En avril 1966, l’empereur d’Éthiopie Haïlé Sélassié Ier débarque en Jamaïque. Le gouvernement d’alors espère que ce chrétien orthodoxe pratiquant désavouera les milliers de rastas qui le considèrent comme un dieu vivant et contestent l’ordre établi. Accueilli par une foule immense, guidé par le rasta Mortimer « Kumi » Planno, le « lion conquérant de la tribu de Juda » se contente de défendre la libération du peuple jamaïcain, alors plus importante que le retour vers l’Afrique. Même si, dès 1948, il avait accordé aux membres du mouvement quelque 2 km2 de ses terres à Shashemene, non loin d’Awassa, dans le sud du pays. Quand, en 1976, la chanson « War » de Bob Marley, directement inspirée par un discours de l’empereur aux Nations unies sortira sur l’album Rastaman Vibration, Haïlé Sélassié n’aura pas le loisir de l’écouter. Renversé lors du coup d’État mené par les militaires du Derg, il est mort le 27 août 1975.

Le fils du ras Makonnen – grand artisan de la victoire d’Adoua, en 1896, contre les troupes italiennes – était né en 1892 sous le nom de Tafari Makonnen à Ejersa Goro, dans le Harar. Confié à l’âge de 14 ans, à la mort de son père, aux soins de l’empereur Ménélik II, il est couronné en novembre 1930 sous le nom de Haïlé Sélassié Ier. Poursuivant l’œuvre de modernisation de son pays, il est surtout connu en Occident pour son intervention à la Société des nations au moment de l’invasion italienne. Exilé au Royaume-Uni en 1936, il retrouve son trône en 1941. En 1963, Addis-Abeba accueille le siège de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Les années passant, sa politique se fait de plus en plus conservatrice. Admiré à l’étranger, il est contesté dans son pays où la famine sévit entre 1972 et 1974. Le choc pétrolier aggrave la crise sociale et l’opposition se radicalise, notamment parmi les militaires qui finissent par le renverser.

Si nombre de rastas voient en Haïlé Sélassié Ier la réincarnation de Jésus-Christ, lui-même ne s’est jamais élevé en faux contre cette idée. N’est-il pas un descendant du roi Salomon et de la reine de Saba ?