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mercredi 13 mars 2013

Quelques nouvelles de Caracas !


Bon, je n’ai pas assisté aux obsèques de tous les grands hommes qui ont vécu sur cette planète, mais là, je crois qu’on atteint un record de ferveur : des millions de gens qui font la queue durant des jours pour voir le corps d’Hugo Chavez pendant seulement deux secondes, c’est très impressionnant. Après une semaine, la queue fait encore au moins sept kilomètres ! Quel dictateur ce dut être pour que, y compris dans sa mort, des millions de gens viennent le saluer et le remercier ! J’ai même vu une aveugle qui faisait la queue pour le « voir avec son cœur », c’était très touchant. Comme quoi, la diabolisation médiatique, les coups d’État, les sabotages économiques et le cancer probablement induit (le gouvernement aurait des preuves) n’ont rien pu faire : il est l’un des hommes les plus aimé de la planète, dans l'histoire contemporaine et peut-être même au-delà. Il y a donc une justice en ce monde, mes amis.

Nicolas Maduro, que j’ai pu voir en meeting, est bon - bien sûr, sans les chants, la poésie, l’humour, la ferveur chrétienne et la haute vision historique qui faisaient que Chavez était Chavez - mais il reste un homme simple, sincère, proche des vénézuéliens, assez bon orateur : avec lui, la première réserve pétrolière du monde reste entre les mains de son peuple. Je traduirai ses discours en arrivant pour que vous en jugiez par vous-même !

Sinon, j’ai pu voir le corps d’Hugo Chavez à deux reprises : il est comme sur les dernières photos publiées de lui mais figé, un peu comme une statue de cire, extrêmement maquillé. Il est vêtu de ses habits de militaire avec son petit chapeau rouge. C'est donc ainsi qu'il rejoint l'éternité.

lundi 11 mars 2013

Hugo Chavez : J'avais une grand-mère, on l'appelait Inés la Noire


« J'avais une grand-mère, on l'appelait Inés la Noire. Elle était une femme Noire magnifique, célèbre dans toute la plaine. C'était il y a près de 100 ans et pourtant les poètes de la plaine se souviennent d'elle: Inés la Noire, qui vivait dans la maison de Semeruco , près de l'église (une maison où il y avait beaucoup de fruits Semeruco - un fruit tropical au Venezuela). Ils disent que Inés la Noire, ma grand-mère, était la fille d'un Africain qui a traversé ces plaines. Ce n'est pas seulement qu'ils le disent, cela est vrai parce que, quand une centaine de personnes disent la même chose dans une petite ville, c’est que c’est vrai. Bien que je ne connaitrais probablement jamais le nom de ce grand-père Africain qui était d’origine Mandingue » [...] « Inés la Noire, la mère de Rosa Inés, était une femme Noire extraordinairement attractive. Elle était la fille de cet Africain et ils disent que cet Africain était originaire du Peuple Mandingue. Un Italien est tombé amoureux d’Inés la Noire, et de cette relation est née ma grand-mère Rosa Inés, qui est la mère du Professeur Hugo Chávez de los Reyes. Et de ce prof est né ce maigre, moitié Africain qui a été nommé Huguito (« le petit Hugo»). Donc, c'est comme ça que j'ai fini par être un Mandingue ». 

 (HUGO CHAVEZ)

samedi 9 mars 2013

Pourquoi n’avons nous pas vu ces images à la télévision ?


La prochaine fois que vous regarderez les informations, et que les médias vous diront qu’il était un dictateur. S’il vous plait, souvenez-vous de ces images. Une estimation de 9 millions de personnes présentes à ses funérailles, c’est un record mondial.
Hugo Chavez, en avant vers la victoire !

Le président Mahmoud Ahmadinejad offre ses condoléances à Elena Frias


Le président Mahmoud Ahmadinejad offre ses condoléances à Elena Frias, la mère de l'ancien président du Venezuela Hugo Chavez, pendant la cérémonie funèbre à l'Académie Militaire à Caracas

Iran's President Mahmoud Ahmadinejad offers his condolences to Elena Frias, mother of Venezuela's late President Hugo Chavez, during the funeral service at the Military Academy in Caracas.

50 vérités sur Chávez et la Révolution bolivarienne!



1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable. Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points.

2.     Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins.

3.     James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».

4.     L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I.

5.     En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.

6.     Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 6 millions en 1998 à 13 millions en 2011 et le taux de scolarité dans l’enseignement primaire est désormais de 93,2%.

7.     La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. Ainsi, le taux de scolarité dans l’enseignement secondaire est passé de 53,6% en 2000 à 73,3% en 2011.

8.     Les Missions Ribas et Sucre ont permis à des centaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. Ainsi, le nombre d’étudiants est passé de 895 000 en 2000 à 2,3 millions en 2011, avec la création de nouvelles universités.

9.     Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens. Entre 2005 et 2012, 7 873 centres médicaux ont été créés au Venezuela.

10.  Le nombre de médecins est passé de 20 pour 100 000 habitants en 1999 à 80 pour 100 000 habitants en 2010, soit une augmentation de 400%.

11.  La Mission Barrio Adentro a permis de réaliser 534 millions de consultations médicales. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées, alors qu’en 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. 1,7 millions de vies ont ainsi été sauvées entre 2003 et 2011.

12.  Le taux de mortalité infantile est passé de 19,1 pour mille en 1999 à 10 pour mille en 2012, soit une réduction de 49%.

13.  L’espérance de vie est passée de 72,2 ans en 1999 à 74,3 ans en 2011.

14.  Grâce à l’Opération Milagro lancée en 2004, 1,5 millions de Vénézuéliens atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ont retrouvé la vue.

15.  De 1999 à 2011, le taux de pauvreté est passé de 42,8% à 26,5% et le taux de pauvreté extrême de 16,6% à 7%.

16.  Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.

17.  Le coefficient de GINI, qui permet de calculer les inégalités dans un pays, est passé de 0,46 en 1999 à 0,39 en 2011.

18.  Selon le PNUD, le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI le plus bas d’Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d’inégalités.

19.  Le taux de malnutrition infantile a été réduit de près de 40% depuis 1999.

20.  En 1999, 82% de la population avait accès à l’eau potable. Ils sont désormais 95%.

21.  Durant la présidence de Chávez, les dépenses sociales ont augmenté de 60,6%.

22.  Avant 1999, seules 387 000 personnes âgées recevaient une pension de retraite. Elles sont désormais 2,1 millions à en bénéficier.

23.  Depuis 1999, 700 000 logements ont été construits au Venezuela.

24.  Depuis 1999, le gouvernement a remis plus d’un million d’hectares de terres aux peuples aborigènes du pays.

25.  La réforme agraire a permis à des dizaines de milliers d’agriculteurs de posséder leurs terres. Au total, plus de 3 millions d’hectares de terres ont été distribués.

26.  En 1999, le Venezuela produisait 51% des aliments qu’il consommait. En 2012, la production est de 71%, alors que la consommation d’aliments a augmenté de 81% depuis 1999. Si la consommation de 2012 était similaire à celle de 1999, le Venezuela produirait 140% des aliments consommés au niveau national.

27.  Depuis 1999, le taux de calories consommées par les Vénézuéliens a augmenté de 50% grâce à la Mission Alimentation qui a créé une chaîne de distribution de 22 000 magasins alimentaires (MERCAL, Casas de Alimentación, Red PDVAL), où les produits sont subventionnés à hauteur de 30%. La consommation de viande a augmenté de 75% depuis 1999.

28.  Cinq millions d’enfants reçoivent désormais une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils étaient 250 000 en 1999.

29.  Le taux de malnutrition est passé de 21% en 1998 à moins 3% en 2012.

30.  Selon la FAO, le Venezuela est le pays d’Amérique latine et de la Caraïbe le plus avancé dans l’éradication de la faim.

31.  La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique.

32.  La nationalisation des secteurs électriques et de télécommunications (CANTV et Electricidad de Caracas) ont permis de mettre fin à des situations de monopole et d’universaliser l’accès à ces services.

33.  Depuis 1999, plus de 50 000 coopératives ont été créées dans tous les secteurs de l’économie.

34.  Le taux de chômage est passé de 15,2% en 1998 à 6,4% en 2012, avec la création de plus de 4 millions d’emplois.

35.  Le salaire minimum est passé de 100 bolivars (16 dollars) en 1999 à 2047,52 bolivars (330 dollars) en 2012, soit une augmentation de plus de 2000%. Il s’agit du salaire minimum en dollars le plus élevé d’Amérique latine.

36.  En 1999, 65% de la population active touchait le salaire minimum. En 2012, seuls 21,1% des travailleurs disposent de ce niveau de salaire.

37.  Les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalant à 60% du salaire minimum.

38.  Les femmes seules et les personnes handicapées reçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum.

39.  Le temps de travail est passé à 6h par jour et à 36 heures hebdomadaires sans diminution de salaire.

40.  La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à 20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes.

41.  En 2012, le taux de croissance au Venezuela a été de 5,5%, l’un des plus élevés au monde.

42.  Le PIB par habitant est passé de 4 100 dollars en 1999 à 10 810 dollars en 2011.

43.  Selon le rapport annuel World Happiness de 2012, le Venezuela est le second pays le plus heureux d’Amérique latine, derrière le Costa Rica, et le 19ème au niveau mondial, devant l’Allemagne ou l’Espagne.

44.  Le Venezuela offre un soutien direct au continent américain plus important que les Etats-Unis. En 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush.

45.  Pour la première fois de son histoire, le Venezuela dispose de ses propres satellites (Bolívar et Miranda) et est désormais souverain dans le domaine de la technologie spatiale. Internet et les télécommunications sont disponibles sur tout le territoire.

46.  La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique.

47.  Le Venezuela apporte également son aide aux communautés défavorisées des Etats-Unis en lui fournissant de l’essence à des tarifs subventionnés.

48.  La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

49.  Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011 de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle des Etats-Unis et du Canada.

50.  Hugo Chávez a joué un rôle essentiel dans le processus de paix en Colombie. Selon le président Juan Manuel Santos, « si nous avançons dans un projet solide de paix, avec des progrès clairs et concrets, des progrès jamais atteints auparavant avec les FARC, c’est également grâce au dévouement et à l’engagement de Chávez et du gouvernement du Venezuela ».

Salim Lamrani


vendredi 8 mars 2013

Hasta Siempre, Comandante !



Nous dédions cet article à un grand Homme. Au leader d’un pays et de sa région, un symbole pour le monde entier. C’était également un grand ami de la Russie, qu’il aimait beaucoup. Aujourd’hui, cet homme n’est plus. Il s’agit de Hugo Chavez.

En ces jours très tristes avant tout pour les Vénézuéliens, mais également pour bon nombre de Latino-Américains en général, ainsi que de Russes, d’Africains, d’Européens et de nombreuses personnes sur tous les continents, il est important de se rappeler qui était Hugo Chavez.

Issu d’un milieu modeste, métis dans les veines duquel coulait du sang indien, africain et espagnol, sa mère souhaitait qu’il devienne prêtre catholique. Hugo rêvait de devenir joueur de baseball. Finalement, il rejoint l’armée vénézuélienne à l’âge de 17 ans et plus tard s’inscrit à l’Académie vénézuélienne des sciences militaires, en tant que cadet. Diplôme militaire d’arts et de sciences en poche, il commence officiellement à servir dans l’armée. En 1992, il participe au coup d’État qui échoue. Il est alors emprisonné durant deux ans. A sa libération, il jouit déjà d’une grande popularité, surtout grâce à ses prises de position en faveur des classes les plus démunies du pays. Il crée le « Mouvement Cinquième République », basé notamment sur de nombreux principes de la Révolution cubaine. Chavez a par ailleurs toujours considéré Fidel Castro comme son mentor et inspirateur. Il sera élu président du pays à la fin de 1998. Combinant les principes de la justice sociale ainsi que les valeurs patriotiques et anti-impérialistes de Simon Bolivar, figure emblématique en Amérique Latine, sa popularité ne cesse de croître. Justement, les plus défavorisés, tout simplement oubliés et ignorés par ses prédécesseurs, lui assurent un soutien sans faille.

En 2000, il est réélu avec près de 60% des suffrages. En 2002, il fait face à un bref coup d’État, orchestré par l’oligarchie locale et leurs soutiens extérieurs, avant tout celui des Etats-Unis. Chavez est arrêté. Mais c’est alors que la majorité de la population vénézuélienne témoigne son soutien indéfectible envers son président et sort massivement dans les rues pour exiger sa libération. Il est finalement libéré deux jours plus tard et reprend ses fonctions de chef de l’État. En 2006, il est réélu avec près de 63% des voix. En 2007, le référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez est rejeté (à une courte majorité de 50,7%), malgré de nombreuses fraudes enregistrées lors du référendum. Malgré ces fraudes, Hugo Chavez décide de reconnaître publiquement sa « défaite ». Quant aux élections présidentielles de 2012, il est de nouveau vainqueur, avec cette fois-ci plus de 55% des voix.

En politique intérieure et au niveau des réalisations sociales, parmi les nombreuses réussites du président Chavez, on peut citer : la baisse importante du chômage, la diminution de plus de la moitié du taux de pauvreté (de 54% des ménages en 2003 à moins de 25% aujourd’hui), quant à la pauvreté elle a diminué de 72%. On citera également la chute du taux de la mortalité infantile et des inégalités sociales (le Venezuela étant devenu le pays le moins inégalitaire de la région), l’augmentation à plusieurs reprises du salaire minimum et du revenu par habitant (ayant augmenté de plus de 3 fois), construction massive de logements (surtout en faveur des plus pauvres), forte baisse de la dette publique, éducation gratuite dès l’enseignement préprimaire, et ce jusqu’à l’université, augmentation conséquente de la part du PIB consacrée à l’éducation et éradication de l’analphabétisme (selon les données de l’UNESCO), ainsi que forte réduction des importations alimentaires (pratiquement 60%), pour ne citer que ces acquis... En politique extérieure, Hugo Chavez a défendu la souveraineté de son pays mais également de ses ressources. Et c’est bien lui qui a été le chef de file de l’intégration régionale et continentale. C’est bien autour de lui que se sont réunis d’autres leaders latino-américains comme Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Équateur), Cristina Fernandez de Kirchner (Argentine), Daniel Ortega (Nicaragua) et Raul Castro (Cuba). Le pays-leader sud-américain, le Brésil, a également activement participé au projet d’ « Alliance latino-américaine ». Hugo Chavez a par ailleurs vivement soutenu la coopération entre l’Amérique latine et les Caraïbes. Son action a beaucoup contribué à la mise en place des organismes suivants : l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, l’Union des nations sud-américaines, la Banque du Sud, ainsi que le réseau régional de télévision Telesur. Et tous ces projets grandioses ont été réalisés dans une région où il y a encore pas si longtemps, la CIA organisait des coups d’États quand bon leur semblait, en mettant au pouvoir des pantins qui arrangeaient l’empire étasunien. Hugo Chavez s’est employé à tourner cette page définitivement. Il a également activement développé les relations du Venezuela avec la Russie, la Chine, l’Iran, les États africains et le monde arabe. Il a par ailleurs vécu le meurtre de Mouammar Kadhafi comme une tragédie personnelle. Grand visionnaire, il est également l’initiateur du Sommet Afrique-Amérique latine. Mais une fin tragique est venue stopper la vie du Comandante.

Depuis juin 2011, il luttait contre le cancer. Après plusieurs opérations à Cuba et les espoirs de guérison tant espérée par ses concitoyens et tous ses partisans dans le monde entier, le Président Hugo Chavez s’est éteint le 5 mars 2013, dans la capitale vénézuélienne. Selon le président par intérim Nicolas Maduro, la maladie du leader vénézuélien ne serait pas due au hasard et les États-Unis seraient directement impliqués. On attend avec impatience tous les détails à ce sujet, mais beaucoup de questions vont se poser. Pour n’en citer qu’une : connaissant les méthodes occidentales vis-à-vis de tous ceux qui n’arrangent pas les intérêts des lobbies concernés (emprisonnement de Laurent Gbagbo, meurtre barbare de Mouammar Kadhafi), on aura en effet bien besoin d’analyser sérieusement tous les scénarios possibles.

Dans tous les cas, Hugo Chavez restera à jamais la personne qui non seulement a accompli des exploits aussi bien dans son propre pays, mais aussi à l’échelle de tout le continent sud-américain et du monde entier. Il est et restera une source d’inspiration pour un très grand nombre de personnes aux quatre coins du monde. Un homme pour qui les mots « justice, liberté, et surtout dignité » resteront des synonymes gravés à jamais dans la mémoire collective. Tous les leaders d’Amérique latine lui ont rendu hommage. Comme l’a également fort bien dit le président russe Vladimir Poutine, Hugo Chavez « était un homme hors du commun et fort, qui regardait vers l’avenir et qui était toujours très exigeant envers lui. Il était un ami très proche de la Russie ». Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que « toute la vie de Chavez était un celle d’un homme au service désintéressé de la justice et de l’égalité, luttant pour le bien du peuple vénézuélien ». Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitaliy Tchourkine, a quant à lui qualifié Hugo Chavez de grand homme politique, et son décès de tragédie, aussi bien pour le Venezuela que la Russie : « Un grand homme pour son pays, pour toute l’Amérique latine et le monde entier. Il a joué un rôle important dans le développement des relations entre le Venezuela et la Russie, et aujourd’hui nous pleurons sa mort ». Connaissant les nombreux points communs entre la Russie et le Venezuela, ainsi que les nombreux défis communs lancés par les deux pays, notamment en matière de défense de la démocratie et de la souveraineté face à la dictature de la « pensée unique » et des grands lobbies, il est important d’aider le gouvernement vénézuélien à élucider toutes les circonstances tragiques de la maladie du président Chavez.

Pour finir, il faut dire que Hugo Chavez restera à jamais dans l’histoire. Dans l’histoire de son pays, de l’Amérique latine, du monde, mais aussi dans le cœur des hommes. Il a également réussi à prouver qu’il est possible de combattre pour les grandes valeurs dans le respect de la démocratie, la vraie démocratie. Il reste et restera le symbole de la lutte pour la justice, la liberté et la dignité humaine, où que ce soit. Nous ne pourrons jamais l’oublier. Quant à son successeur et ses partisans, nous espérons qu’ils poursuivront fièrement et dignement l’œuvre du président Chavez. Hasta la victoria siempre, Comandante.

Mikhail Gamandiy-Egorov

HOMMAGE BOLIVARIEN RENDU A HUGO CHAVEZ A PARIS LE JOUR DE SA MORT


Suite à la nouvelle de la mort d’Hugo Chavez, ce mercredi 06 mars, sans grand relais médiatiques, aux alentours de midi, le Front de gauche propose qu’un hommage soit rendu à Hugo Chavez, au pied de la statue de Simon Bolivar, dans le quartier des Invalides, un lieu lourd de sens pour celui qui a incarné les principes du Libertador dans sa révolution bolivaro-chaviste.

L’initiative est relayée via les réseaux sociaux, rendez-vous pris pour 18h30 à l’embouchure du pont Alexandre III, mais bien avant l’heure de nombreux présents déjà amassés sont au rendez-vous.


Dans la foule, des militants érigent une grande banderole du Font de Gauche Latino, hissent des drapeaux de la CGT, au pied de la statue, des gerbes et des couronnes de fleurs sont posées, ainsi que des lumignons. 

Sur l’estrade dressée sur un petit camion, pour l’occasion tapissé de rouge, la couleur révolutionnaire par excellence, des personnalités s’expriment, ils sont à peine audibles, l’enceinte est bien trop faible…


Alain Krivine et Jean-Luc Mélanchon prennent la parole, mais pour rien à vrai dire, car leurs propos ne sont répercutés à cause d’une enceinte déficiente, tout de même, de-ci de-là s’entend un discours et des chants révolutionnaires bolivariens.

Parmi la foule, des ouvriers de PSA-Citroën, de Goodyear avec leur pin’s plastronné à leurs revers la mine grave, des jeunes, des vieux, des enfants, des gens venant et repartant, à vue de nez, il devait il y avoir entre 200 à 300 personnes.
Des généraux vénézuéliens discrètement ont fait une apparition pour rendre à leur façon un dernier hommage à leur Commandante, outre ces officiels des latinos présents en nombre, certains tristes, les larmes dignement refoulées, d’autres heureux d’être là et surtout ensembles en pareil instant entonnant avec force comme un seul homme par moment des « el pueblo unido no sera jamas vencido ».

Dans les airs c’est une nuée de drapeaux du Venezuela, du Pérou, de la Bolivie, de l’Equateur, de l’Argentine, du Honduras, du Costa-Rica, de Cuba et du Guatemala.
Certains les portent en étendard, d’autres encore s’enveloppent fièrement avec leur drapeau national, choses peu banales quand on sait que les populations sud-américaines en diaspora manifestent rarement sur leur lieu d’exil et hissent encore moins haut leurs couleurs dans des rassemblements politiques par peur de représailles, un héritage qui a la dent dure, parfois à raison, hérité des bonnes veilles dictatures mises en place et soutenues par le gendarme impérialiste du nord.
Ainsi pour que ces latinos s’assemblent ainsi, affichant leur foi, honneur, conviction, il faut que la circonstance soit vraiment d’importance et la perte d’Hugo Chavez en est une !

Dans ce foisonnement de drapeaux, on pouvait voir la bandera de La Wiphala, qui est l’emblème des amérindiens Aymara-Quechua, des Incas, le seul que reconnaissent les natives sud amérindiens, dans lequel ils s’unissent et se fédèrent, eux que les anciens empires coloniaux ont morcelés et fractionnés sur plusieurs Etats. Si cette présence affichée et en nombre de surcroît est d’un symbolisme formidable c’est parce que les populations amérindiennes sont pour certaines en désaccord avec les pays issues de la colonisation à qui ils reprochent principalement de reproduire à leur encontre l’attitude des colonisateurs d’hier.


Aussi sont-ils en opposition directe avec les principaux leaders sud-américains qui ne les incluent jamais dans leurs révolutions, régulièrement laissé pour compte des schémas économiques et sociaux, si Hugo Chavez en fait partie, les natives ont toujours nourris moins de rancœurs à son égard et donc, leur présence au pied de la Statue de Simon Bolivar en hommage au Commandante est un signe de fraternité, une main tendue à l’unité, au partage, à l’échange dans ces instants solennels.

Outres les drapeaux du continent américain, ceux du Liban, de la Turquie, de la Lybie, de l’Iran, de la Syrie, de Bahreïn, sans doute en raison de l’implication de Chavez au sein de l’OPEP, mais aussi à son œuvre émancipatrice de l’impérialisme occidental et son leadership incontesté au sein des non-alignés.



Sa dernière salve au mois d’aout 2012 à Téhéran, qui a infligé « une défaite diplomatique » cinglante au camp atlantiste est sans doute encore dans les mémoires …

Par ailleurs, un autre drapeau se distingue, bien haut, virevoltant au vent, porté fièrement par un bras vigoureux, son porteur ayant l’autre main sur le cœur, celui du peuple des Berbères du nord, dont le « Z » dans l'alphabet tifinagh désigne la liberté de l’homme vivant sur sa terre, une représentation dans la foule simple, humble, forte qui résume à elle seule une partie de l’action politique d’Hugo Chavez qui s’est toujours adressé aux peuples d’Afrique, il a légué à ce titre récemment une dernière lettre appelant au rapprochement des peuples d’Afrique, d’Amérique latine et de la Caraïbe.

Dans cette cour la Reyne, ce mercredi 6 mars 2013, chacun aspirant à ce que fleurissent les ferments de la révolution qu’il a semée aux quatre vents, par-delà la mort Hugo Chavez rassembleur des petites gens, unificateur des peuples du sud dans une énième exhortation à la prise en main de soi.

Los pueblos unidos jamas no seran vencidos !
Muchas gracias HUGO , hasta siempre !

Emmanuelle Bramban




















jeudi 7 mars 2013

Cortège funèbre du Président Chavez








Cortège funèbre du Président Chavez (6 mars 2013), Son peuple l'accompagnant de l'hôpital militaire vers l'Académie militaire pour recevoir les honneurs. 
Viva El Comandante Chavez !! 
Viva la Revolución Bolivariana !! 
Viva !!

Bilan de Chavez et bilan deHollande



Après la mort de Chavez, je rêve...



Avec la mort de Hugo Chavez, les médias m’ont appris que créer des programmes sociaux pour les plus pauvres, éradiquer l’analphabétisme dans son pays ou augmenter le salaire minimum de 30% n’étaient en fait que des pratiques clientélistes, et n’avaient d’autre visée que de remplir les urnes de bulletins de vote à son nom.

Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral.

Je rêve qu’un président de la République sans morale propose de garantir une réelle sécurité sociale gratuite pour tous et augmenter les effectifs des personnels soignants des hôpitaux, osant déclarer au peuple crédule que « la santé, ça n’a pas de prix ».

Je rêve qu’un président de la république, dans l’irrespect total de toute logique économique pure, interdise les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices et refuse le dialogue social avec le patronat qui consiste en l’imposition inévitable de la flexibilité pour « sauver les emplois », dans l’unique but de flatter les bas instincts du peuple au temps libre et aux loisirs.


Je rêve qu’un président de la République, sans tenir compte de la rationalité indubitable des agences de notation et du FMI, augmente le SMIC et plafonne les hauts revenus, avec l’objectif fallacieux de plaire à l’électorat le plus pauvre.

Je rêve qu’un président de la République irresponsable augmente, contre toute logique comptable de « bon père de famille », le nombre d’enseignants, dans le dessein incroyablement machiavélique de préparer le vote futur de nos enfants.

En somme, dans ce monde à l’envers où, comme dirait Eduardo Galeano, les mots ne veulent dire que leur contraire, je rêve qu’un affreux clientélisme menace les bases mêmes de notre « démocratie ».

La dernière fois que cela fut fait, on avait appelé ça le « Conseil National de la Résistance », il paraît.

Gwendal Eveno

Le cortège funéraire d'Hugo Chavez traverse Caracas












Hugo Chavez (1954 - 2013). "Laissez les chiens de l'empire aboyer, c'est leur travail. Le nôtre, c'est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple"

Le peuple vénézuelien pleure son leader Hugo Chavez


Les peuples d'Amériques du sud et des Caraïbes pleurent Hugo Chavez. La foule apporte un démentie à la presse occidentale, les charognards n'ont que leurs yeux pour pleurer.

Vive Chavez, viva la revolucion !

mercredi 6 mars 2013

Muchas Gracias Comandante







Muchas Gracias Comandante, Muchas Gracias pueblo VENEZOLANO !


Une réflexion d'une facebookienne :"En voyant ce peuple déferler dans les rues de Caracas (Venezuela) en hommage à feu leur Président, qui peut sérieusement soutenir qu'Hugo Chavez était un dictateur ? A-t-on jamais vu un peuple pleurer un dictateur et lui rendre pareil hommage ?"