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vendredi 12 avril 2013

La Russie, première source d'inquiétude en Europe



La Russie continuera d'être la première source d'inquiétude en Europe dans les années à venir, a estimé jeudi le général américain Philip Breedlove, nommé pour prendre la tête des forces militaires américaines et de l'Otan en Europe (Saceur).


La Russie restera la première source d'inquiétude dans la région d'ici 2020 en raison de sa situation géographique, de ses ressources naturelles, de ses forces militaires et de son désir d'influence régionale, même si elle fait face à des faiblesses systémiques, a affirmé le général dans un témoignage écrit pour son audition de confirmation par le Sénat américain comme prochain patron militaire de l'Otan.

Selon lui, les Etats-Unis et l'Otan devront montrer leur soutien à leurs alliés qui vivent dans la sphère d'influence autoproclamée par la Russie.

mardi 22 janvier 2013

Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN



De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».
Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.
Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.
Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.
Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.
L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.
Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.
RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?
Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.
RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?
NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.
RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?
NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.
RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?
NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.
RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?
NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.
Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.
Par Neil Clark
20 janvier 2013 – Russia Today
Article original en anglais :
Traduction : Info-Palestine.eu – al-Mukhtar

mardi 11 septembre 2012

Les armes de l'Otan en Syrie !



Les armes et les équipements de l'Otan se trouvent à profusion à Idleb.

Ces deux derniers jours les soldats de l'armée régulière ont découvert dans le quartier de Saqlin des quanités impressionnantes d'armes et de munitions fabriquées par l'Otan. des caisses d'armes comportent le sigle Nato Ball ou encore les armes à feu sont   des 7.26, armes exclusivement utilisées par l'Otan. Ces armes ne peuvent pas appartenir à la Turquie dans la mesure où les armes turques comportent toujours des inscriptions en turque.

mercredi 30 mai 2012

SYRIA COMMITTEES / MOSCOU, PEKIN ET BERLIN CONTRE LES VA-T-EN-GUERRE ET LES CHIENS ENRAGES DE L’OTAN !



Berlin: « pas de raison de spéculer sur une option militaire en Syrie »
Luc MICHEL avec PCN-SPO - Syria Committees – Belga – AFP – Interfax - RIA Novosti – Der Spiegel /  30/05/2012 /

L’OTAN a ses chiens enragés.
Le président français Hollande en fait partie. Aucune différence entre les sociaux-démocrates à passeports français de Hollande et Sarkozy et ses néocons à passeports français. Avec comme allié commun BHL, le likudnik à passeport israélien, qui après avoir livré la Libye aux islamistes du CNT veut entraîner la Syrie dans une guerre sanglante.

BHL, « LIKUDNIK A PASSEPORT FRANÇAIS » VEUT UNE NOUVELLE GUERRE AU MOYEN-ORIENT !

L'écrivain français Bernard-Henri Lévy interpelle François Hollande dans une lettre ouverte sur la nécessité pour la France "de prendre l'initiative en Syrie" … Le faucon sioniste entend rejouer le scénario qui a détruit la Libye. Et détruire après la Jamahiriya de Kadhafi la Syrie ba’athiste, c’est-à-dire les deux états arabes qui faisaient seuls front encore face au Sionisme. « Cherchez à qui profite le crime » …
"La France fera-t-elle, pour Houla et Homs, ce qu'elle a fait pour Benghazi et Misrata ? (sic) Userez-vous de votre crédit personnel considérable, et de celui de notre pays, pour revenir vers nos alliés d'hier et, avec eux, avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Ligue arabe, la Turquie, décider d'une stratégie allant au-delà du +soutien sans faille à la mission Annan+ ?", interroge l'écrivain qui avait convaincu Nicolas Sarkozy de s'engager, diplomatiquement puis militairement, dans le conflit libyen.
"Je sais, Monsieur le Président, que vous avez d'autres urgences (...). Mais qu'est-ce qui était le plus urgent : aller en Afghanistan préparer le retrait anticipé de nos troupes ou de prendre l'initiative en Syrie ?", écrit BHL.
Cette lettre doit paraître mercredi dans plusieurs médias européens du Réseau personnel de BHL, dont Le Point, Il Corriere della sera, El Pais, Die Welt, l'Espressen, ainsi que The Huffington Post américain (dont Anne Sinclair, l’épouse de DSK, dirige l’édition française).

HOLLANDE AVEC LES FAUCONS DE L’OTAN

Les Occidentaux ont durci mardi leur position à l'égard du régime du président Bachar al-Assad, Européens et Américains annonçant l'expulsion des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla qui a fait 108 morts.
François Hollande participe directement à l’offensive occidentale contre la Syrie et a annoncé ce mardi que l'ambassadrice de France en Syrie serait expulsée « lundi ou mardi prochain, en réponse au massacre survenu ce week-end dans la ville de Houla ». Un massacre dont personne ne connaît les auteurs, comme le confirme le ministre russe Lavrov, et qui arrive à point nommé pour déstabiliser le gouvernement surien.
Il a également indiqué que le groupe des pays "amis de la Syrie" (sic), le genre d’ « amis » qui a déjà bombardé la Libye y semant morts et destruction, serait réuni "début juillet" à Paris. Hollande précise aussi qu’il n’ « exclut pas une intervention armée ».

AUTRE VA-T-EN-GUERRE, LA PETITE BELGIQUE !

Didier Reynders, le ministre (libéral) belge des affaires étrangères, s'est exprimé ce mercredi matin. Selon lui, on "n'obtiendra rien d'Assad sans présence militaire".
Le ministre belge de la Défense Peter De Crem (démocrate-chrétien flamand), lui, n'a pas « exclu l'idée d'une intervention militaire en Syrie au sein d'un contingent international, si la décision de lancer une telle opération est adoptée par la communauté internationale ». « Si l'on fait appel à la Belgique et que le gouvernement le juge nécessaire, nous pouvons le faire », a-t-il déclaré ce mardi aux médias belge.
En faillite virtuelle, le non-état belgicain, anomalie géopolitique en voie de résorption, n’est même plus capable d’assurer la sécurité au cœur même de Bruxelles, mais il participe à toutes les aventures coloniales et néocoloniales depuis le roi sanglant Léopold II, le boucher génocidaire du Congo.

LA RUSSIE REPETE SON OPPOSITION A TOUTE INTERVENTION ARMEE EN SYRIE

Face à ces menaces d’intervention et de guerre de l’OTAN, la Russie estime que la déclaration du président du Conseil de sécurité "représente une réaction suffisante".
La Russie juge "prématurée" toute nouvelle action de l'ONU contre la Syrie après le massacre de Houla, a déclaré mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov à l'agence russe Interfax.
"Nous estimons que l'examen au Conseil de sécurité de l'ONU de toute nouvelle mesure pour influer sur la situation est prématurée", a dit M. Gatilov. Le diplomate a estimé que "la déclaration à la presse du président du Conseil de sécurité de l'ONU concernant les évènements tragiques à Houla" avait été "un signal assez fort pour la partie syrienne et représente une réaction suffisante du Conseil de sécurité de l'ONU".
Gatilov a par ailleurs laissé entendre que la Russie ne soutiendrait pas une résolution concernant une intervention militaire au Conseil de sécurité de l'ONU, réagissant à la déclaration du président français François Hollande qui n'avait pas exclu une intervention armée sous mandat de l'ONU en Syrie. "Nous avons toujours dit que nous sommes contre toute intervention extérieure dans le conflit syrien parce que cela ne fera qu'aggraver la situation pour la Syrie et la région et aura des conséquences imprévisibles", a souligné M. Gatilov.
La Russie a été très critiquée par l’Occident ces derniers mois pour avoir fait obstruction au Conseil de sécurité de l'ONU à des résolutions occidentales blâmant le régime de Damas. Moscou a aussi continué de livrer des armes à son allié de longue date. Les armes que l’OTAN, le Qatar, l’Arabie saoudite ou la Turquie islamiste de l’AKP livrent à la rébellion armée et aux groupes terroristes islamistes en Syrie ne dérangent pas, elles, l’Occident …

LA CHINE REDIT SON OPPOSITION A TOUTE INTERVENTION ARMEE EN SYRIE

La Russie a très vite été suivie par la Chine, elle aussi opposée à toute intervention armée. Les deux Etats bloquent pour le moment une résolution en ce sens au Conseil de Sécurité de l'ONU.
"La Chine est opposée à une intervention militaire en Syrie et est opposée à un changement de régime par la force", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin.
M. Liu redisait ainsi la position traditionnelle de Pékin, grand allié de Damas, position que le porte-parole a complétée en appelant également à la mise en oeuvre du plan de paix en six points du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan.

DES VOIX A BERLIN ET A LUXEMBOURG CONTRE LA GUERRE

Au sein même de l’OTAN, des voix discordantes s’élèvent aussi.
Le gouvernement allemand ne voit aucune raison de "spéculer sur des options militaires" en Syrie, a déclaré un porte-parole interrogé sur la position du président français François Hollande qui a laissé ouverte l'option d'une intervention armée dans ce pays. "Du point de vue du gouvernement allemand, il n'y a pas de raison de spéculer sur des options militaires au sujet de la situation en Syrie", a déclaré ce porte-parole du ministère des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse régulière à Berlin. Désavouant ainsi excplicitement le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle, un faucon de l’OTAN, bien connu pour son agressivité contre Minsk ou Loscou.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, a mis lui aussi en garde contre une intervention militaire en Syrie "qui causerait des dizaines de milliers de morts", dans un entretien mercredi à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. "Si l'on intervenait sans réfléchir, on compterait les morts non pas par milliers, mais par dizaines de milliers", a-t-il dit dans cette interview publiée sur le site internet du journal. "Je ne connais aucun pays occidental qui croit pouvoir résoudre le conflit par une intervention militaire", a-t-il affirmé. Interrogé sur les déclarations du président français François Hollande qui a estimé mardi soir qu'une intervention armée sous mandat de l'ONU en Syrie n'était pas exclue, M. Asselborn a répondu: "la probabilité que les cinq puissances disposant d'un droit de veto s'entendent sur une intervention militaire est égale à zéro".

On notera que le nouveau président français Hollande, très critiqué au sein même des modérés de l’UE,  a de fait rejoint le camp des faucons de l’OTAN.
Qu’en pensent les militants anti-impérialistes du PCF ou du Front de gauche qui ont directement contribué à l’élection de Hollande ?

lundi 28 mai 2012

Des anciens combattants US renvoient leurs médailles à l’OTAN


Dans l’ombre du Sommet de l’Otan à Chicago, sous le regard de la police antiémeute, des dizaines d’anciens combattants des guerres d’Irak et d’Afghanistan ont jeté leurs médailles et présenté leurs excuses.
« Je n’ai qu’un mot pour qualifier cette guerre globale au terrorisme, la honte. »
« J’étais censé libérer des gens, mais j’ai libéré des champs de pétrole. »
« Aucune médaille, aucun ruban, aucun drapeau ne peut masquer la somme de souffrance humaine causée par cette guerre. »
« Je fais cela pour le peuple d’Irak et d’Afghanistan. »
« Surtout, je suis désolé. Je suis désolé pour vous tous. Désolé…. »
« L’armée est en crise, les soldats souffrent de traumatismes sexuels, de stress post-traumatiques, de traumatismes cérébraux, et ils ne reçoivent pas même les traitements qu’ils méritent et dont ils ont besoin. »
Les manifestants affirment que les guerres en Irak et en Afghanistan sont basées sur des mensonges et des politiques vouées à l’échec. Ces guerres ont couté des centaines de millier de vies et des milliards de dollars qui auraient pu, selon ces anciens combattants, être consacrés au financement d’écoles, de cliniques et de programmes sociaux aux États-unis.

lundi 21 mai 2012

Les déshérités américains parmi les premiers à participer à la « semaine de lutte contre l'OTAN » à Chicago



« Ils trouvent de l'argent pour leurs guerres et pas pour nous »


Aux États-Unis, dans le cœur même de l'organisation atlantiste, l'OTAN fait de moins en moins l'unanimité auprès des couches populaires et des classes moyennes américaines déclassées, touchées de plein fouet par la crise capitaliste, et par le deux poids deux mesures du gouvernement américain, tendre avec le big business, impitoyable avec les travailleurs.

La tenue du sommet de l'OTAN à Chicago ces 20 et 21 mai a été ébranlée par une « semaine d'actions contre l'OTAN », relayée à leur échelle notamment par les communistes américains, remettant en cause l'implication des États-Unis dans cette organisation, et surtout les sommes gaspillées dans des guerres impérialistes à travers le monde.

Les premiers à exprimer leur colère sont les habitants même de Chicago, en particulier ceux des quartiers déshérités, noirs ou latino-américains, qui voient des sommes colossales dépensées pour le sommet, tandis que les infrastructures de leur quartier tombent en ruines.

Nombre d'habitants et d'animateurs sociaux des quartiers populaires de Chicago se sont joints à la protestation générale contre le sommet coordonnée par les mouvements locaux « Grassroot collaborative » et « Occupy Chicago », inspirés par les mouvements de base lancés aux États-Unis depuis plus d'un an.

36 millions pour l'organisation du sommet, rien pour les quartiers de Chicago

Parmi eux, Victor Rodriguez a accueilli les journalistes dans le quartier latino de La Villita, dans son club de boxe qu'il tient à bout de bras et maintient hors des gangs une centaine de jeunes : « 2% des 90 000 habitants du quartier sont impliqués dans des gangs » dit-il, « mais ça suffit pour me dire que la salle de sport fait une différence pour nombre de ces enfants, entre ceux que l'on retire de la rue et ceux qui y restent, et le paient de leur vie bien souvent ».

Quel rapport avec l'OTAN ? « 60% de nos taxes fédérales vont à l'armée », a expliqué Rodriguez. « Dans le seul comté de Cook [district administratif regroupant l'essentiel des habitants de Chicago], 9,8 milliards de $ iront pour financer l'armée et les guerres. C'est beaucoup d'argent qui pourrait être dépensé pour la jeunesse, à traiter la question de la violence et des bandes armées dans nos quartiers ».

Victor Rodriguez dénonce le scandale d'un sommet qui coûtera 36 millions de $, et si le maire de la ville Emmanuel Rahm a pu se vanter que la ville n'ait pas eu à dépenser un sou, la cérémonie étant au frais du Comité des entreprises de Chicago, les activistes sociaux de la ville rappellent que ce sont bien les habitants modestes de Chicago qui paient la facture du sommet :

« Les enfants Afro-américains et latino-américains meurent de ce manque d'emplois et d'investissements dans leurs quartiers, de la saisie de leurs maisons qui deviennent des paradis pour l'usage de drogues et les crimes sexuels, des écoles sont fermées et nous devrions être heureux que de grandes entreprises aient mobilisé plusieurs dizaines de millions de dollars pour des fêtes-caviar. Ces soi-disant généreuses entreprises ont piqué l'argent des contribuables, de là où il devrait aller », rappelle Amisha Patel, membre de la direction de « Grassroot collaborative ».

Il faut rappeler que les grandes entreprises de Chicago se sont gavés d'argent public selon les chiffres officiels : 31 millions de $ pour United Airlines, 24 millions pour Boeing, et 10 millions pour le Chicago Mercantile Exchange.

3 millions d'expulsions aux Etats-unis en 2011, où est le 'droit de l'homme' au logement ?

Parmi les grandes manifestations de la semaine précédant le sommet, celle des dépossédés, des expulsés victimes de la crise immobilière aux États-Unis.

Une centaine d'entre eux ont manifesté devant les locaux de la Citibank et le siège du shérif du comté pour exiger l'ouverture d'un moratoire sur les expulsions dont le shérif a dû accepter qu'il soit public sous la pression des manifestants.

Les manifestants ont dénoncé le fait que 3 millions de propriétaires américains de milieux modestes ont été dépossédés par les banques de leur logement en 2011, en empilant leurs meubles devant l'entrée du siège de la Citibank.

« 100 000 propriétés sont désormais laissées à l'abandon à Chicago, et cela n'a aucun sens d'expulser encore des gens », a déclaré Loren Taylor, de la Camapgne anti-éviction. « Le logement est un droit de l'Homme ».

Interrogé sur la raison pour laquelle il organisait une telle initiative durant la semaine du sommet de l'OTAN, l'activiste local Micah Philbrook d'Occupy Chicago a répondu:« L'OTAN est une organisation pour laquelle on a dépensé beaucoup de l'argent des contribuables. Les Etats-Unis ont dépensé plus de 800 millions de $ pour l'OTAN, et nous pensons que cet argent pourrait mieux être dépensé dans nos quartiers, en permettant aux gens de rester chez eux, par exemple."

Les manifestants continuent jusqu'à celle de dimanche. Enseignants, vétérans de la guerre, fonctionnaires de l'Etat de l'Illinois, tous ont répondu à l'appel lancé par les organisations de base contre le sommet de l'OTAN.

A titre d'exemple, le Syndicat national des infirmières est parvenu à mobiliser à lui seul entre 5 et 10 000 infirmières ce samedi à Chicago pour demander une couverture médicale universelle, la défense d'une santé publique de qualité financés d'une part par la fin des guerres américaines dans le monde ainsi tout simplement que par la taxation de Wall Street.

A Chicago, comme partout ailleurs dans le monde, la lutte contre l'OTAN est une cause de plus en plus unanimement partagée.

vendredi 27 avril 2012

Hollande et l'Otan...



Les Etats-Unis observent la présidentielle française avec un intérêt teinté d'appréhension, vu les positions affichées par François Hollande sur l'Afghanistan, après avoir entretenu des relations qualifiées «d'excellentes» avec Nicolas Sarkozy malgré des désaccords de fond.
Officiellement, Washington se garde de prendre parti dans la course qui oppose le président sortant et son adversaire socialiste pour diriger un pays doté d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu et dont 3.600 soldats restent déployés aux côtés des GI's en Afghanistan.
«La France est un grand, grand allié des Etats-Unis et le restera», a affirmé Jay Carney, porte-parole du président Barack Obama. Il a refusé de «préjuger des résultats de l'élection française» et de leurs conséquences sur la relation transatlantique.
Mercredi, Hollande a quant à lui évoqué une future relation de «confiance avec la direction actuelle des Etats-Unis», malgré des «différences d'approche sur l'Otan et sur l'Afghanistan». Ce dernier dossier pourrait provoquer des frictions entre un nouveau gouvernement socialiste à Paris et l'Administration Obama, qui a fixé à 2014 l'échéance d'un transfert des responsabilités aux forces afghanes. Hollande, favori des sondages, a, en effet, promis, sauf «impossibilité matérielle», un retrait des troupes françaises d'ici à la fin de l'année.
«François Hollande a annoncé qu'il entamerait le retrait dès son arrivée s'il était élu, et qu'il terminerait ce retrait en 2012, donc deux ans avant la décision collective, et ça, ça pose problème pour l'Administration Obama», observe Justin Vaïsse, chercheur à l'Institut Brookings de Washington. En cas de victoire le 6 mai au soir, Hollande devrait répondre immédiatement à ces inquiétudes. Moins d'une semaine après son éventuelle prise de fonctions, deux sommets l'attendraient aux Etats-Unis: le G8 à Camp David et l'Otan à Chicago.
Charles Kupchan, expert au Council of Foreign Relations, y prédit «des pressions pour faire en sorte que la France reste dans le rang des alliés de l'Otan».
Encore faut-il noter que Hollande ne semble pas vouloir revenir sur un des acquis importants de ces cinq dernières années : le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Un symbole de la rupture de Sarkozy avec l'héritage gaullien de refus d'un alignement avec les Etats-Unis.
Selon Vaïsse, «les émissaires de François Hollande ici à Washington ont délivré un message (...) qui était : ‘nous n'avons pas été d'accord avec la décision de réintégration complète telle qu'elle a été conduite par le Président Sarkozy (...) mais en même temps nous n'entendons pas renverser cette décision’».
«Evidemment, le Président Sarkozy a été un soutien extraordinaire de l'Otan et un partenaire proche sur des dossiers comme la Libye (...) et nous sommes certains de conserver cet élan à l'avenir», a expliqué Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale de Obama, en soulignant que l'Otan «a traversé de nombreuses décennies de couleurs politiques différentes de ses Etats-membres». Malgré de réels désaccords sur le fond, en particulier sur la relance de la croissance après la crise de 2008 et le dossier israélo-palestinien, Obama et Sarkozy ont vanté ces derniers mois l'efficacité de leur coopération.
Signe de cette entente après quelques accrocs formels en 2009, Obama avait consenti à participer à un entretien télévisé commun avec son homologue français, qu'il avait couvert d'éloges à l'issue du G20 à Cannes (France) début novembre 2011.
«Nicolas et moi, nous entretenons d'excellentes relations, nous les avons toujours eues. Cela résulte du fait que nous partageons des responsabilités, nous menons les mêmes combats dans une époque très difficile», avait affirmé Obama, en qualifiant Sarkozy de «partenaire ouvert, qui travaille beaucoup, qui a beaucoup d'énergie».

dimanche 11 mars 2012

Un soldat américain massacre 16 civils afghans

Seize civils afghans, dont des enfants et des personnes âgées, ont été massacrés par un soldat américain sorti de sa base très tôt dimanche matin pour réaliser un carnage dans la province de Kandahar, bastion taliban du sud de l'Afghanistan.

dimanche 4 mars 2012

Comme James BOND, l'OTAN a le permis de tuer...


"Est-ce qu'un mort libyen vaut moins qu'un mort syrien ? Les journalistes parlent de 8.000 morts en Syrie mais oublient les 100.000 morts de l'OTAN en Libye et de la désolation qui règne dans le pays jadis le plus prospère d'Afrique. Que dire de la ville de Syrte assiègée, des bombes à phosphore blanc de l'OTAN, 6.000 bombes larguées, de l'épuration ethnique des noirs de Libye. Coalition de 40 pays contre un pays souverain. 


Vive Kadhafi, vive Bachar El ASSAD et merde à la manipulation via Al Jaezira du Qatar !"

dimanche 13 novembre 2011

Libye: le président biélorusse compare l'Otan aux nazis



Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a accusé vendredi l'Otan de la mort du leader libyen déchu Mouammar Kadhafi, comparant les actions de l'Alliance à celles des nazis pendant la Seconde guerre mondiale.

"Les unités spéciales de l'Otan ont capturé le dirigeant du pays. On l'a maltraité, tiré sur lui alors qu'il était déjà blessé, lui a tordu les bras et la tête et l'a torturé, faisant pire que les nazis", a indiqué le chef de l'Etat biélorusse devant les journalistes sur le polygone biélorusse de Grodno.

"L'Otan a violé le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU en Libye. Elle a commis des violences, Kadhafi et autres dirigeants du pays ont été tués", a ajouté le président Loukachenko.

Selon lui, la situation en Libye sera pire qu'en Egypte et en Tunisie, "parce que la Libye possède des ressources naturelles colossales".
Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et l'Italie souhaitent privatiser les richesses libyennes plus que les autres pays. Mais les pays occidentaux risquent de perdre le contrôle de la situation en Libye, à son avis.

L'insurrection armée en Libye a duré près de neuf mois. Les affrontements entre les troupes du régime Kadhafi et les rebelles soutenus par l'Otan ont fait des milliers de morts et ont causé un préjudice grave à l'économie de ce pays producteur de pétrole.Mouammar Kadhafi, qui a gouverné la Libye pendant 42 ans, a été tué le 20 octobre dernier aux environs de sa ville natale de Syrte.

dimanche 2 octobre 2011

MOUSSA IBRAHIM : " NOUS AVONS DECIDE SOIT DE GAGNER, SOIT DE MOURIR AVEC COURAGE "



" Non, nous ne nous rendrons pas ! Et nous libérerons toute la Libye, et pas seulement Tripoli! " 
" Notre principal ennemi, c'est l'OTAN "
" la chute de la Libye signifierait la chute de l'Algérie, de la Syrie et le passage de notre économie sous le contrôle du colonisateur prêt se l'approprier et à faire de nous ses esclaves "

Moussa Ibrahim, sur ARRAI TV, le 5 septembre 2011
Verbatim complet
ELAC-RESISTANCE
Euro-Libyan Action Committees

Que la paix soit avec vous auditeurs. J'aimerais m'excuser pour mon absence prolongée mais nous avons à mener un combat pour le bien-être de tous les Arabes, de tous les musulmans et même du monde entier. Nous sommes en train de nous battre de bloc à bloc, de maison à maison, de vallée à vallée et de village à village. Aussi ne réussissons-nous pas à trouver toujours le temps de communiquer avec la presse, malgré notre reconnaissance de leur importance.
Nous ne combattons pas seulement des rebelles armés; nous nous nous battons aussi contre l'OTAN, l'une des  plus gigantesques forces militaire en dépit de son manque de moralité et de son moral en train de faiblir. Nous sommes sous un siège total en termes de communication médiatique et en d;autres domaines. Cependant notre conscience est vive et nos coeurs vibrants. L'éclat de la résistance et de la lutte rayonne en nous, grâce à notre piété et religiosité.
Nous avons décidé soit de gagner, soit de mourir avec courage, comme nos frères , nos fils, nos femmes et nos enfants. Nous poursuivrons cette lutte jusqu'à la victoire.

En ce qui concerne les derniers développement sur le terrain, à Sabha, ßyrte et Bani Walid, j'aimerais dire au grand peuple de Libye: " ne faiblis pas et ne t'attriste pas car tu est d'ores et déjà au sommet et pour toujours " . Ne te rends pas et ne cèdes pas à la campagne médiatique construite de spéculations et mensonges.
Oui, la conspiration est vaste, mais nous sommes toujours forts et Dieu en est témoin. Nous sommes encore capable de renverser la table à la face des traîtres, des couards et de leurs maîtres de l'OTAN.
Il y a de larges portions de la Libye encore loyaux à la mère-patrie; le bande de Bréga à la Nouvelle Hisha est pleinement libérée (ce qui correspond à une bande large d'à peu près 600 kms)
La situation stratégique d'une autre bande s'étendant de la mer au Niger et aux frontières du Tchad (1600 kms de large) est entièrement libérée en passant par Sokna, Hon et Murzuk. Il y a aussi une autre bande stratégique de villes et villages libérés allant de Syrte à Bani Walid

Il existe également des zones proches aussi attribués à la résistance et à la gloire dans l'ouest du pays telles que Al-Eijilat et Jena, J'aimerais aussi rappeler nos braves à Wershefan, Al-Asabaa, Al-Gwalishet Mizda et beaucoup d'autres parmi les millions d'hommes toujours dans ce combat contre les couards et les traîtres. À propos des zones sous le contrôle des couards soutenus par l'OTAN, la résistance se poursuit dans ces endroits. Ils ont maintenant occupé Tripoli depuis ces deux dernières semaines, mais ils se sont révélés incapables prendre pied sur ces acquis territoriaux, ce qui les plonge dans la confusion.
La résistance se poursuit non seulement dans ces zones d'intenses combats telles que Abu Sleem et El-Hadba, mais aussi par des raids à Siyahya et Soug El-Jumaa, Tajoura, Bab ben Gheshir et Dreiby.
À cause de ces escarmouches les rebelles ont abandonné leurs checkpoints pour se planquer dans des écoles ou des bâtiments scolaires ou militaires . Ils évitent les confrontations au grand jour parce qu'ils deviennent des cibles légitimes pour les ceux qui mènent le combat.
Quant aux tribus actuellement sous pression dans le Werfalla et à Bani-Walid, elles ont réaffirmé leurs positions avec un courage entier: " Non, nous ne nous rendrons pas ! Et nous libérerons toute la Libye, et pas seulement Tripoli! " Sans compter les tribus loyales et honorables de Syrte et la grande quantité de brave guerriers dans la région du Fezzan

Nous sommes tristes de la prise de Tripoli par ces rebelles. Nous y sommes toujours mais et cependant, nous prenons garde de laisser voir notre armée par l'OTAN. Notre premier ennemi par essence, c'est l'OTAN.
Quant à ces couards au sol, ils ont dispersés, faibles et incapables de se mesurer à nous. Notre principal ennemi, c'est l'OTAN et nous protégerons notre armée de l'OTAN.
Nous attendons l'heure sainte et fatidique pour bondir sur ces rebelles armés et libérer l'entière Libye.

J'aimerais dire à tous les Arabes et à tous les Libyens, que la Libye ne tombera pas ! Et que la chute de la Libye signifierait la chute de l'Algérie, de la Syrie et le passage de notre économie sous le contrôle du colonisateur prêt se l'approprier et à faire de nous ses esclaves.
J'aimerais dire à tous mes frères musulmans à travers le monde, de ne pas permettre au colonisateur de chambouler nos rêves et faire prévaloir ses idéaux et ses projets sur nous.
Je suis depuis quelque temps le paysage politique et je peux voir d'ici que le monde entier reconnaît que la guerre de Libye était un investissement économique.
La France tirerait ainsi de cet investissement lucratif 35 % du pétrole libyen ainsi accordé en échange de l'aide aux rebelles.
Nous avons distribué les documents prouvant que la France se voyait accorder ces 35% du pétrole libyen bien avant ce qui arrive en ce moment. Si la France se voyait allouée cette proportion, qu'en serait-il alors pour l'Italie, le Royaume Uni et l'Amérique, cela ne reviendrait-il pas à notre pure et simple liquidation ?

Imaginez-les détruisant nos maisons, nos fermes, nos écoles et nos hôpitaux, et puis nous demandant de payer tout cela avec nos revenus pétroliers et plus. Ces gens ont vendu leurs âmes et leurs consciences à l'Occident.
L'extrémisme musulman a gagné au lieu que ce soit notre Islam de modération et d'amour qui prévalait jusqu'alors, du fait même de nommer un Abdelhakim BelHadj qui fut jadis appréhendé par la CIA pour ses activités terroristes.

MALGRE LES BOMBES DE L'OTAN, MALGRE LA TERREUR DES MILICES ISLAMISTES, SYRTE ET BANI WALID RESISTENT !



Les medias de l'OTAN reconnaissent que l'offensive contre les forces loyalistes de Kadhafi piétine. Selon RFI, " les forces du CNT perdent du terrain à Syrte et à Bani Walid ".

Par Karel Huybrechts (2011.09.19)
PCN-SPO - Service de Presse du PCN/PCN-NCP Press Office
http://www.facebook.com/pages/PCN-NCP-Press-Office-Service-de-Presse-du-PCN/161681187230175

Les rebelles du CNT n'arrivent pas à l'emporter, malgré les tirs d'armes lourdes et les bombardements meurtriers de l'aviation française et anglaise qui tuent femmes, enfants et vieillards dans un silence assourdissant.

Notre frère Moussa Ibrahim, porte-parole de Kadhafi, a indiqué ce samedi 17 septembre, que " les raids aériens de l'Otan à Syrte avaient fait 2.000 morts au cours des 17 derniers jours ". Il signale aussi que " les avions de l'OTAN ont bombardé un immeuble d'habitation et un hôtel, faisant 354 morts, plus de 700 blessés et 89 disparus ".
Le porte-parole de Kadhafi, qui a déclaré " se trouver lui-même aux environs de Syrte ", a assuré que le guide libyen était " convaincu de la victoire de son camp ". " Nous sommes en mesure de poursuivre la lutte et nous avons suffisamment d'armes pour les nombreux mois à venir, a-t-il conclu ! 

Le 11 septembre les rebelles et des mercenaires Afghans et Pakistanais étaient déjà repoussés de Bani Walid, comme dans la ville de Syrte où ils ont empoisonné l'eau.
Ils ont lancé plus de 8 assauts sans autre résultat que de lourdes pertes dans leurs rangs. Malgré la mise en ligne de " 6.000 soldats et 1.200 véhicules blindés ", chaque offensive se termine par une débandade.

LA POPULATION DE SYRTE ET BANI WALID A PRIS LES ARMES !

RFI parle aussi à Syrte de civils participants aux combats " dont le rôle n'est pas encore très clair ". Il s'agit en fait des milices populaires, dont l'organisation est un des éléments forts de la Démocratie Directe jamahiriyenne. En effet les miliciens issus de la population de Syrte sont armés et encadrés par des militaires loyalistes de l'armée libyenne.
" On tient à peine 5% de la ville " , dit un combattant du CNT à l'AFP, " et l'on passe notre temps à entrer puis à en ressortir peu après " .
Ce 19 septembre, le site officiel du pseudo CNT reconnaît que ses soldats " sont débordés " et qu'il faut " faire appel à des renforts ". 

Reuters précise aussi que " les combats entamés deux jours plus tôt se sont également poursuivis à Syrte ", ville natale du "guide de la Révolution" et autre bastion de ses fidèles, qui auraient reçu l'aide de civils . "Il y a d'intenses combats depuis le matin" , a déclaré à l'agence britannique Mahmoud Terbelou, membres des forces du CNT. " Il y a une certaine résistance (sic) de la part de civils, de volontaires. Ils sont sur les toits avec des kalachnikovs, des canons de DCA, des roquettes et d'autres armes " , a-t-il ajouté.
" Les forces du CNT ont attaqué la ville sur trois fronts, à l'ouest, au sud et à l'est, mais progressent lentement ", a déploré un autre djihadiste du CNT. Les ex-rebelles ont en ensuite renoncé à poursuivre leur progression vers Syrte.

LES MILICES ISLAMO-MONARCHISTES ETRILLEES A BANI WALID !

Une envoyée spéciale de Reuters présente aux abords de Bani Walid a " aperçu jeudi soir une colonne de pick-up du CNT équipés de canons de DCA s'élancer vers la ville au moment du coucher du soleil. Vendredi, les combattants du CNT pilonnés à l'arme lourde avaient dû battre retraite ".
La veille, après plusieurs heures de combat, les hommes du CNT se sont déjà repliés pratiquement aussi vite qu'ils s'étaient rués à l'assaut de la ville. Au lendemain de ce revers humiliant, ils s'en sont pris " aux traîtres, aux tireurs embusqués et au pétrole déversé, " selon eux, par les défenseurs de la ville dans les rues escarpées qui mènent au centre-ville.

On est loin de l'avancée irrésistible des islamo-monarchistes aux ordres de l'OTAN et de " la prise dans les 48 heures " de Syrte et Bani Walid annoncée par la propagandastaffel du CNT et les medias de l'OTAN …
  
(Sources : Xuan / Reuters / AFP / ARRAI TV)

LES FAUSSES INFOS DES MEDIAS DE L'OTAN SUR LE DR MOUSSA IBRAHIM



" Libye: doutes autour de la capture du porte-parole de Mouammar Kadhafi " titrait l'AFP ce 30 septembre.

Le souci c'est qu'il y a jamais eu de doutes. Dès 18h hier soir, Luc MICHEL, leader d'ELAC, les Euro-Libyan Action Committees (la principale organisation internationale de soutien à la Kamahiriya) diffusait un communiqué concernant cette manipulation de l'information.

Les escrocs du CNT - politiques mais aussi financiers, les fonds libyen et le pétrole font l'objet d'un gigantesque hold-up vers des comptes privés du CNT et des politiciens occidentaux - sont aussi des faussaires de l'information. Depuis le premier jour du coup d'état organisé par l'OTAN en Libye, les politiciens et les djihadistes alliés de Benghazi diffusent un flux ininterrompu de fausses nouvelles. Les dirigeants de l'OTAN ne sont pas en reste. Jusqu'à la CPI fantoche qui confirmait en plein raid de l'OTAN sur Tripoli " l'arrestation de deus fils de Kzdhafi " (sic). Tout cela est classique. Depuis Sun Tzu et son " Art de la Guerre " la désinformation est une arme majeure de toute guerre.

Le souci c'est que les medias de l'OTAN, rejoignant la propagandastaffel islamiste du Qatar, reprennent depuis février 2011 sans vérification ni recul ces mediamensonges … 

Hier, expliquait l'AFP, " Des chefs des troupes du CNT combattant près de Syrte ont affirmé avoir capturé Moussa Ibrahim, ancien porte-parole du colonel Mouammar Kadhafi, alors qu'il fuyait la ville assiégée (…)Deux commandants dépendant du Conseil national de transition (CNT) ont indiqué jeudi soir avoir reçu des informations émanant de combattants sur le terrain selon lesquelles Moussa Ibrahim aurait été capturé aux abords de Syrte, chef-lieu de la région d'origine de Mouammar Kadhafi, située à 360 km à l'est de Tripoli.
 ". 
Il faudra 24h pour que les journalistes de Msieur Sarko ajoutent que " des doutes pèsent sur cette arrestation ". On notera aussi que notre frère Moussa IBRAHIM est toujours le porte-parole du leadership jamahiriyen et de la Résistance libyenne. Le terme " ancien " dévoile déjà la partialité de l'AFP.

Pourtant le site d'ELAC et du JAMAHIRIYAN RESISTANCE NETWORK (*) démentait dès ce jeudi soir. Et vendredi matin, le site internet de la télévision Allibiya, chaîne pro-Kadhafi, a démenti cette information la qualifiant de " rumeur mensongère destinée à détourner l'attention de l'échec des combattants anti-Kadhafi à Syrte ".

Pris la main dans le sac (pour rester polis), le CNT se voit même contraint de démentir. A Misrata, un porte-parole du Conseil militaire du CNT, Adel Ibrahim, a fait part de son scepticisme: " si les combattants de Misrata l'avaient capturé, ils nous l'auraient dit " (sic), a-t-il indiqué à l'AFP.
La veille pourtant, Moustapha ben Dardef, " commandant " d'une brigade du CNT, avait annoncé triomphalement : " Les combattants de Misrata nous ont contactés pour nous annoncer que Moussa Ibrahim avait été capturé ". Un autre " commandant " (au CNT tout le monde est commandant, comme tout le monde était colonel dans les armées mexicaines du début du XXe siècle), Mohammed al-Marimi, avait aussitôt confirmé: " Moussa Ibrahim a été capturé par les révolutionnaires de Misrata alors qu'il roulait à bord d'une voiture hors de Syrte " (resic).
Le Dr Moussa Ibrahim s'est exprimé à plusieurs reprises sur la chaîne satellitaire Arraï, basée en Syrie, devenue également l'un des canaux de communication de Mouammar Kadhafi et de la Résistance libyenne.
La semaine dernière, cité par Arraï, il avait encore appelé à la "résistance" faisant état de "victoires qualitatives" notamment à Bani Walid, un des fiefs pro-Kadhafi avec Syrte que les pro-CNT peinent à faire tomber, et Sebha, un autre bastion. Qui n'est pas non plus " aux mains des anti-Kadhafi ", l'AFP s'enferrant irrémédiablement dans ses mediamensonges.

Contre info sur la Libye : utilisation de missiles Sam-7



Les combattants des tribus de Sirte ont utilisé pour la première fois une arme très efficace : Missile SAM-7 sol-air antiaérien.

Le 01/10/2011, un hélicoptère de l'OTAN a été abattu au dessus du quartier Al Jiza de Sirte.





- Ce qu'il est arrivé aux tribus Al Machachia après l'entrée des rebelles dans le village d'Al Ouinate : Pillage de leurs biens et bruler leurs maisons.

Certain ont été tué et d'autres ont fui le village.


samedi 1 octobre 2011

Contre info sur la Libye : la situation ne serait pas favorable aux rebelles du CNT dans le sud libyen



- Sud libyen: tout le sud libyen est aux mains des pro-Kadhafi. Les gens vaquent à leurs occupations et aucun avion tueur n’ose survoler le ciel de ce coin paisible de Libye. Les populations ont dit aux renégats qui voulaient s’aventurer dans le secteur, de quitter cette région illico presto.

Zawiya: le dépôt d’armes et de munitions de l’OTAN a été dévasté, après que les loyalistes aient recupéré nombre d’armes. Du coup, les renégats ont fui la ville pour se retrancher vers l’aéroport international de Tripoli. Dans ce lieu, ils sont en compagnie des agents américain, français et britannique, qui ont fui le centre de Tripoli et s’apprêtent à prendre le premier avion car la situation est critique.

Benghazi: là, c’est le bouquet. Moustapha Abdeljalil est aux abonnés absents. Il se peut qu’il ne vit plus dans la ville. Une fatwa contre sa petite personne a été annoncée. Du moins, même s’il est à Benghazi, il ne peut plus se déplacer, cloîtré entre les quatre murs de son palais. Pire, 50% des quartiers de la ville sont désormais interdits pour les renégats. C’est le comble. Le drapeau vert y est hissé.





G-E Mbarga







Fin stratège, Général Khamis Khadafi  humilie l'état major de l'OTAN avec toutes les commandements des pays participants à l'agression contre la Libye. Annoncé tant de fois mort, le voici de nouveau à Tripoli, après avoir détruit le siège de l'OTAN et de la CIA, ainsi que celui du CNT. Il est célébré à juste titre par les populations. Sa formation dans les académies militaires russes n'était factice.

Libye: le CNT sommé de mettre fin à des violences sur les prisonniers



Human Rights Watch (HRW) a demandé aux dirigeants du Conseil national de transition (CNT) de mettre fin aux arrestations arbitraires et aux mauvais traitements infligés aux prisonniers en Libye.


L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New-York a visité 20 sites pénitentiaires à Tripoli et interrogé 53 prisonniers.
"Les détenus font état de mauvais traitements dans six prisons, indiquant notamment avoir été passés à tabac et avoir reçu des électrochocs. Certains d'entre eux ont montré des cicatrices pour étayer leurs accusations. Aucun d'entre eux n'a encore été présenté à un juge", dénonce HRW dans un communiqué.
"Le CNT, avec l'aide de ses soutiens internationaux, doit sans délais mettre sur pied un système judiciaire capable de traiter la situation de tous les prisonniers, un objectif auquel la priorité n'a pas été suffisamment donnée", estime l'organisation.
Selon HRW, des milliers de personnes ont été arrêtées depuis la chute de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi fin août, en particulier des Libyens à la peau noire ou des Africains sub-sahariens accusés d'avoir combattu aux côtés des pro-Kadhafi.
"Après tout ce que les Libyens ont souffert dans les geôles de Kadhafi, il est décourageant de savoir que des membres des nouvelles autorités soumettent aujourd'hui des prisonniers à des arrestations arbitraires et à des violences", souligne Joe Stork, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Selon HRW, les prisons à Tripoli souffrent de "surpopulation et d'approvisionnement insuffisant".
"Les dirigeants du CNT doivent résoudre ce problème en collaboration avec les brigades militaires, les autorités locales, la police et le ministère de la Justice", insiste M. Stork.
"Les gouvernements et organisations internationaux qui apportent leur soutien à la transition libyenne devraient faire du bon fonctionnement du système judiciaire une priorité", ajoute-t-il.
afp