Blog d'informations politiques, économiques, sociologiques et culturelles offrant une vision alternative du monde et des problèmes internationaux auxquels sont confrontés le monde.
Affichage des articles dont le libellé est esclavage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est esclavage. Afficher tous les articles
dimanche 26 novembre 2017
En Libye on vend comme esclaves des jeunes africains
En Libye on vend comme esclaves des jeunes africains que la misère a jetés sur les routes .On fait semblant de découvrir l' esclavagisme en Afrique,un peu d'histoire pour rappeler que depuis 652 et même avant cela n'a jamais cessé.
Il est grand temps à ce que l’on ouvre une des pages des plus sombres et plus sanguinaire de l’histoire du monde arabo-musulman : Leur "génocide voilé"
Nous ne devons pas cacher certaines vérités. Les Arabes lors de leurs premières conquêtes en Afrique amenèrent avec eux beaucoup de malheurs. Dix-sept millions, oui 17 millions, d’Africains furent razziés, capturés, massacrés, castrés et déportés vers le monde arabe,et l Afrique du nord dont la Tunisie. Les musulmans tenaient à la fois le Coran d’une main et les couteaux aux nuques de l’autre.
La traite négrière en afrique par les arabes a débuté dès le VIIe siècle et plus exactement en 652 lorsque l’émir et général arabe Abdallah Ibn Saïd a imposé aux Soudanais et au roi nubien Khalidurat, un « bakht » (accord), les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. L’article 5 de ce bakht stipule clairement que les nubiens doivent «livrer chaque année trois cent soixante esclaves des deux sexes, qui seront choisis parmi les meilleurs de votre pays et envoyés à l’imam des musulmans» !
Trouvant ce commerce très juteux les arabes poussèrent leurs razzias jusqu’aux confins de l’Afrique noire d’est en ouest et du nord au sud. De Zanzibar (actuelle Tanzanie au bord de l'océan indien) à l'empire du Ghana en passant par l'empire du Mali.
Bien que l’asservissement des peuples noirs remonte à la nuit des temps pharaoniques, ce n’est hélas, qu’avec les arabes qu’il prend une «dimension industrielle» puisque c’est en 652 donc, que pour la première fois la traite négrière sera inventée et planifiée par les Arabes.
On croyait que ce mal absolu qui a plongé pendant plus de treize siècles des millions de peuples noirs dans les ténèbres s’était « officiellement » arrêté au début du XXe siècle, avec une primeur pour la Tunisie du XIXe siècle qui a aboli en premier l’esclavage en 1846. Mais voila que les libyens retrouvent ces ignominieux réflexes et que de temps en temps, et cela dans un incroyable silence assourdissant des pays africains ,l ONU ,l Europe...Nous entendons qu’ici ou là, au Soudan, en Arabie ,Qatar ,Koweit .. et surtout en Mauritanie, que certains s’adonnent encore à ce rite moyenâgeux.
Ces derniers auront ainsi ouvert en premier une longue période de tragédies faites d’humiliations, de sang et de morts et ils seront hélas, les derniers à la refermer soit disant officiellement au siècle dernier.
C'est en regardant l histoire en face que nous pourrons guérir de nos tares et intégrer enfin l'Histoire de l'Humanité qui se fait sans nous. Pardon à toutes nos sœurs et à tous nos frères africains. Nous aussi on est en colère !
Libellés :
esclavage
dimanche 15 février 2015
L’indécente lettre de madame Ursull
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture on
pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de
coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir de
compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à pré-
senter à personne
un homme juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
Aimé Césaire
Il y a une indécence sans fond dans la lettre de la citoyenne, Madame Joëlle Ursull.
Anecdotique aurait pu être cette sombre affaire si l’enjeu n’était rien d’autre qu’une certaine domiciliation d’un antisémitisme larvaire et rampant dans nos pays au nom de l’insoumission nègre.
C’est se tromper mille fois. Et s’obstiner à glisser dans ce que Serge Letchimy a appelé l’abîme. Car en effet, c’est s’y engouffrer que de dire, et nous nègres ! chaque fois que l’on entend Shoah. C’est précisément ce qu’a fait cette dame. D’où la grande indécence de sa missive. Indécence : manquer de correction prévient une définition. Autrement dit manquer de rectitude, c’est à dire refuser de conformer son action à une droite conduite.
Quelle est cette droite conduite à laquelle cette lettre fait défaut ?
Verser dans la concurrence mémorielle tout en refusant prétendument la hiérarchisation des crimes. Prétendument car de l’un à l’autre la relation est sans faille. Mais ce n’est pas le plus grave. Travaillée sans doute par du ressentiment, Mme Ursull focalise sur le mot nègre et oublie le mot humanité. Comment expliquer alors que son courrier soit lié à cette déclaration sur l’insoumission des nègres ?
Voyons tout ceci.
D’abord, je dois dire que l’argument qui a consisté à dire que c’est François Hollande qui a commencé en hiérarchisant les crimes lors de sa déclaration à l’occasion du 70ème anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz est moralement indéfendable.
Dénoncer un mal en le commettant à son tour ce n’est pas seulement être pris au piège d’une contradiction logique mais s’enfermer dans une contradiction éthique. Cela ne tue peut-être pas mais instille un poison dans nos veines et nous voue à une descente en humanité.
Ensuite, qu’a dit le président de la République ? « Je sais ce qui vous tourmente : qui parlera quand vous ne serez plus là ? Je vous fais cette promesse : la République française n’oubliera jamais » avant de rendre hommage aux victimes du « plus grand crime jamais commis contre l’humanité ».
Il n’y a chez moi nulle intention de défendre une quelconque hiérarchisation des crimes. Mais posons la question : qu’est ce qui oblige à entendre dans cette dernière phrase une attaque contre l’esclavage transatlantique ? N’est-ce pas manquer de tenue dans une circonstance pareille ? N’est-ce pas se faire sourd et aveugle à ce qui constitue une exceptionnelle singularité dans l’extermination des peuples quand on considère les juifs.
Oui le génocide des juifs a fait l’objet d’une intention écrite, programmée et exécutée de manière rationnelle et industrielle en plein milieu du vingtième siècle. Les nazis ont voulu éliminer les juifs de la surface de la terre au seul motif qu’il était des juifs.
Et pourquoi ? Parce qu’au bout du petit matin d’Europe, a triomphé une conception de l’identité racine unique tant dénoncée par Edouard Glissant, qui a rasé les peuples entiers et qui a entouré les gorges des nègres dans les forges des plantations des Amériques véritables nurseries des camps de la mort.
C’est dire que le nazisme n’est que l’aboutissement de cette conception de l’identité racine unique qui a nourri la haine de l’autre dans l’aventure occidentale et a aussi produit la déshumanisation des nègres dans les colonies d’Amérique. Que des guadeloupéens descendants d’esclaves tout comme aussi des juifs d’Israël, s’engouffrent aujourd’hui dans cette conception mortifère de l’identité, c’est comme si Hitler n’était pas mort.
Voilà pourquoi enfin, il est non seulement indécent de dire « Et les nègres ? » quand on parle de la Shoah mais c’est tout autant s’interdire de saisir la solidarité entre ces deux crimes contre l’humanité.
Pour cette raison il importe de comprendre que si l’esclavage transatlantique (ce n’est pas le cas pour les formes antiques d’esclavage) est crime contre l’humanité ce n’est pas un crime contre l’humanité nègre. Il n’y a pas une humanité blanche, une humanité jaune, une humanité noire… Mais unité du genre humain.
C’est l’humanité dans le nègre qui a été atteinte et non le nègre dans l’humanité.
Un dernier point importe, parfaitement saisi par Serge Romana aujourd’hui frappé d’exclusion de la communauté des antillais sur les réseaux sociaux au motif qu’il défend les juifs, ce qui permet de voir en passant où conduit la bêtise identitaire.
Cette façon d’en appeler à la reconnaissance à cette figure de l’autorité qu’est le chef de l’Etat quand il invite la République à ne pas oublier ses enfants juifs n’est ce pas s’installer dans une rivalité fraternelle en se soumettant au Maître ?
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage » disait Fanon. On oublie souvent dans cette citation sa dernière partie. « Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mon père. »
Cette phrase de fanon est un viatique. Quel est ce voyage secret emprunté par Fanon pour passer de père déshumanisé à homme libre ?
Une certitude : pas celui que nous invite à prendre cette lettre.
Il faut dire aux admirateurs que contrairement à ce qu’ils pensent, ils empruntent le chemin de la soumission et qu’il serait grand temps qu’ils construisent leur métropole en eux-mêmes.
Tony ALBINA
Libellés :
esclavage
Génocide vs esclavage : « Joëlle Ursull est une rupture »
Je suis homme. Cette douleur me suffit.
C’est parce que l’homme est généralement doté de morale qu’il s’efforce de justifier ses crimes contre l’humanité. Dans ce but, il cherche à se convaincre que sa victime n’est pas un être humain. Pour déporter et asservir mes ancêtres, vendus par les roitelets et empereurs d’Afrique Noire, les puissances occidentales (et arabo-musulmanes, mais c’est une autre histoire) recoururent à un ignoble stratagème : Les faire sortir de l’Humanité. En cela, mon histoire Antillaise, construite sur la quasi élimination des peuples amérindiens et la traite des Noirs Africains, est sœur intime de celle des Juifs, des Rwandais, des Arméniens et de bien d’autres encore.
Ejecter les Noirs de l’humanité pour les asservir
Plus son crime est grand, plus l’homme doit déployer de trésors d’imagination ubuesques pour faire gober ce gigantesque, ce surhumain mensonge qui consiste à dire « cet homme n’est pas un homme : il ne mérite pas le respect ; il n’a pas besoin de liberté » : Pour l’esclavage des Noirs comme pour l’extermination des Juifs, l’on eut recours à des lois stupides, à des théories scientifiques grotesques, à des contorsions intellectuelles, à des triturations de l’histoire, à des convocations fumeuses de textes religieux. Ainsi fut légitimée l’arnaque raciste tant aux yeux de la populace qu’à ceux des premiers bénéficiaires du système. Alors affirma-t-on sans rire que des hommes étaient des meubles ; des outils ; une marchandise, simplement parce qu’ils étaient Noirs. Et quoiqu’on puisse les baptiser, ils demeuraient Nègres. Une fois soi-disant éjectés de l’humanité, les droits de l’homme n’étant plus réservés qu’aux Blancs, voilà mes ancêtres corvéables, exploitables, fouettables et déchiquetables à merci. Cet alibi grossier justifia la traite et l’esclavage des Noirs qui firent les beaux jours de la colonisation européenne aux Antilles.
Expulser les Juifs de l’humanité pour les exterminer
S’appuyant sur le nationalisme allemand, (qui comme tout nationalisme a besoin d’un ennemi intérieur et/ou extérieur) Adolf Hitler, maître du mouvement impérialiste et totalitaire nazi, arrive démocratiquement au pouvoir. Le peuple, las des vexations imposées par le traité de Versailles, approuve son programme de revanche. Sur fond de krach boursier, en pleine crise des Etats-Nations, l’antisémitisme qui gangrénait l’Europe des années 1930 (repérable au moins depuis l’affaire Dreyfus) fut le terreau propice à ses desseins. Son livre Mein Kampf annonçait ouvertement un plan d’anéantissement total des Juifs. Pour Hitler, « le Juif » était le Mal absolu à éradiquer d’Europe. Inutile de rappeler son obsession imbécile pour la pureté de la race et ses certitudes boursouflées d’une prétendue supériorité aryenne. Retenons l’essentiel : là encore, l’homme s’échine à éjecter son semblable du genre humain. Ainsi « des » juifs devinrent « le juif ». Ainsi furent-ils marqués d’une étoile jaune pour les distinguer des autres Blancs. Ainsi vinrent la déportation, la confiscation des biens, les expérimentations scientifiques, le travail forcé, la famine, les viols, les poux, les maladies, les sévices, les exécutions, l’extermination industrielle de masse dans les chambres à gaz. La recherche de rentabilisation de leurs cheveux, de leurs dents, de leur graisse, de leurs cadavres. La funeste « solution finale » au « problème juif », à une «question juive» de funèbre mémoire.
La douleur de Joëlle Ursull
A l’occasion du 70ème anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz ; au moment où les attentats terroristes et antisémites atteignent un paroxysme inédit en France hexagonale, François Hollande, Président de la République, prononce ces mots de consolation : « Je sais ce qui vous tourmente : qui parlera quand vous ne serez plus là ? Je vous fais cette promesse : la République française n’oubliera jamais » avant de rendre hommage aux victimes du « plus grand crime jamais connu et jamais commis dans l’humanité ». Le crime dont parle Hollande, c’est la négation de l’humanité. Et pinailler sur cette phrase, c’est refuser sciemment de compatir à la douleur d’Hommes parce qu’on ne voit en eux que « le juif ».
Offusquée, blessée, l’ex gloire du zouk dénonce une hiérarchisation des souffrances tout en affirmant que la sienne est plus grosse que celle des autres.
Parmi les proverbes créoles qui m’ont toujours agacé, figure le fameux « Nèg jalou on bobo mal pansé » (les nègres, par nature, sont envieux de tout, même de ceux qui ne possèdent qu’un bobo mal pansé). Lire l’irruption de la chanteuse, pile au moment où les Juifs, en pleine vague d’attentats terroristes, commémorent leurs ancêtres victimes, m’a sidéré. Si, comme l’a fait Joëlle Ursull, un Juif vantant sa « juivité », faisait irruption a kokangn à la cérémonie d’inauguration du Mémorial ACTe ; montait sur la table de la personne au milieu des convives ; entre deux formules de politesse, déféquait bruyamment dans la soupière en pleurnichant « Encore les Nègres ! Y’en a que pour les Nègres ! On ne m’aime pas ! Les Juifs ont plus souffert ! Ils sont persécutés depuis 2000 ans et on nous tue encore aujourd’hui ! Et vous osez dire que l’esclavage est le crime le plus odieux ? », suivi d’un manifeste incohérent… En tant qu’Homme, j’aurais eu honte pour ce juif. J’aurais eu un silence gêné, et je me serais dit « décidément, certains hommes n’arrivent pas à se penser, à exister autrement que comme Juifs ».
Humain d’abord, Noir, Juif ou kako ensuite
Et c’est là le fond du problème (que Tony Albina a fort bien identifié) : Pour comprendre la parole de François Hollande, il faut mesurer en la circonstance ce que signifie le mot humanité.
En tant que descendant d’esclaves Noirs, je peux m’offusquer qu’on puisse affirmer que la Shoah est le plus grand crime contre l’humanité. Mais pas en tant qu’homme. En tant qu’homme, il ne fait pour moi aucun doute que ce crime spécifique, ce génocide sans précédent, annoncé, organisé et méticuleusement exécuté sans la moindre faiblesse ; ce crime raciste que seule une guerre mondiale a pu enrayer, est l’héritage horrible légué par les nazis à tous les hommes. L’enseignement que j’en tire est que l’homme a commis la Shoah parce qu’il n’avait tiré aucune leçon du déni d’humanité qui permit la traite et l’esclavage. Ce qui lui permit de repousser les limites de l’horreur. Et il y a fort à parier qu’il ne tente d’aller encore plus loin dans le futur. J’en déduis que, tout comme son génie ou sa capacité de générosité, l’ignominie de l’homme ne connait pas de limites. Que sans nos vigilances, la peur nourrit la haine qui défigure irrémédiablement l’humain.
A cette période sombre de l’histoire sont liés les mots ghetto, pogrom, diaspora, déportation, devoir de mémoire, qui ont été immédiatement compris et repris avec fierté par les Noirs descendants d’esclaves, notamment quand souffla le vent des décolonisations qui suivit la Seconde Guerre Mondiale. Suite à ce drame sans précédent fut créé le mot « Génocide », défini par l’ONU comme « l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales ».
Honnêtement, malgré toute la mauvaise foi dont il m’arrive d’être capable, je ne peux pas, je refuse de revendiquer ce terme pour les souffrances de mes ancêtres esclaves. Par un pareil mensonge, un mensonge si grossier et dégueulasse, je salirais leur mémoire et trahirais le bien le plus précieux qu’ils m’aient transmis : L’intelligence, le goût du travail, le sens de l’honneur, la dignité, la compassion et la pudeur. Ma douleur, celle de la mémoire de leurs souffrances, est unique, singulière, personnelle, et je n’envie point celle des autres, et même j’y suis compatissant. Je suis Homme. Cette douleur me suffit.
Ma douleur d’Antillais
Je ne suis pas un Noir américain, un Black lynché qui s’est battu pour les droits civiques et contre la ségrégation. Un Black que l’on tue encore aujourd’hui, juste par précaution, lors d’un banal contrôle de police. Je ne suis pas un Noir Sud-Africain de Soweto, d’un bantoustan, luttant contre l’apartheid. Je ne suis pas un Taïno décimé par les colons européens qui ont forgé le continent Américain (un peu sur l’engagisme des Blancs ; beaucoup sur l’esclavage des Noirs; un peu sur l’engagisme indien et l’exploitation de bras asiatiques – on voit rien qu’à cette phrase l’indécence des comptes d’apothicaire en matière mémorielle !). Je ne suis pas non plus un Juif pogromisé, exterminé dans un camp nazi. Ni une victime du communisme sanglant. Ni un assassiné de Gaza. Je suis l’héritier de mes ancêtres et de tous ces hommes à la fois. Parce que je compatis à leur douleur, je ne peux vouloir pour eux que la paix. Parce que je suis homme parmi les hommes, je me détourne systématiquement de tous ceux qui proposent l’engrenage de la haine et du ressentiment comme solution à mes problèmes.
Je ne me soucie pas des obsédés du tri : anxieux de distinguer le bon nègre du mauvais nègre ; ou le bon français du mauvais français. Pour, qui sait, peut-être un jour nous envoyer dans on sait quel camp ? Je suis un homme à la peau noire qui se crispe chaque fois qu’on tente de l’engêoler, de l’enfermer dans sa peau : Soit pour lui dire qu’il n’est pas assez Nègre (nègre à blancs, nègre domestique ; nègre de case ; nègre à talent ; métis ; créole ; traître à ta race ; assimilé ; aliéné, etc.), soit pour lui dire qu’il n’est pas assez Blanc (négro ; bamboula, blanche-neige, singe, macaque, cannibale, sauvage, va-manger-tes-bananes, étalon au sexe démesuré, etc.). Car, à bien y regarder, ces injures sont les mêmes et ont un but commun : la déchéance, le rabaissement, l’avilissement de l’homme.
Je suis un descendant d’esclaves Noirs déportés d’Afrique ; de colons Blancs européens esclavagistes ; d’amérindiens presque tous exterminés et c’est là la seule douleur mémorielle que je m’accorde. C’est suffisamment lourd à digérer.
L’énergie que je choisis de puiser dans mon histoire n’a rien à voir avec la haine, la honte de soi, ou la jalousie du « bobo mal pansé » d’un autre descendant de déshumanisés. Me revendiquer Nègre pour mieux renvoyer mon semblable à son hypothétique essence Juive, qui plus est lorsqu’un chef d’Etat le console et dénonce justement le déni d’humanité, n’est-ce pas rester pathétiquement, désespérément accroché à un système depuis bien longtemps révolu ? N’est-ce pas dire que le réflexe conditionné est tout ce qui me reste dans une mondialisation que je ne comprends pas ?
Malgré tout le respect que j’ai pour sa carrière d’artiste, il me semble que dans cette affaire, Joëlle Ursull fait fausse route et plonge historiquement les Antillais dans l’embarras. Joëlle Ursull est une rupture. Une cassure, j’ose croire involontaire, entre Nègres et Juifs de Guadeloupe. Je dois à la lecture de Frantz Fanon d’avoir, à l’adolescence, ouvert un peu les yeux sur ma propre responsabilité d’homme : Cette vigilance m’interdit, quel que soit mon combat, de devenir esclave de l’esclavage qui dépouilla mes pères, Noirs d’Afrique et Blancs d’Europe, de leur Humanité.
Paix aux hommes de bonne volonté.
Dominique DOMIQUIN (Creoleways)
Libellés :
esclavage
Soyons, tousenpleman…
Quand Joëlle Ursull s’est installée pour écrire sa lettre ouverte à François Hollande, elle était sûrement loin de se douter du wélélé que provoquerait sa missive, non pas chez l’autre mais au sein de sa propre communauté, de ses gens, de ses vrais ou supposés frères et sœurs.
Et vrai, je suis proprement estèbèkwè de l’agitation engendrée par une lettre somme toute banale… Sauf… qu’elle a pris le parti d’interpeller directement le président de leur république… Qu’en lançant son cri, elle a lancé à nos faces d’aveugles, de sourds, d’amnésiques volontaires un bien cruel miroir… Qu’en ne s’adressant en apparence qu’à François Hollande, elle touchait par ricochet, sans en être consciente, à cette zone de non-être, à cet espace obscur que nous, « porteurs sains » de l’atavisme de la déportation, de l’esclavage et de la colonisation, cachons au fin-fond de nos âmes et de nos corps malades… Elle a, sans le savoir, effleuré la fourmilière et a dû assister, surprise comme nous, au ballet de fonmi-fol qui a suivi la lecture de son brûlant message.
Elle ne se doutait pas que sa lettre ferait à ce point mal là où ça fait mal en nous… Elle ne pouvait savoir qu’elle mettrait de telle sorte en pleine lumière cette blesse incurable avec laquelle nous avons appris tant bien que mal à composer…
Et vrai, j’ai mal à mes gens… Mais ce sont mes gens… Je les aime, mes gens…L’amour fait mal, surtout quand le terreau sur lequel il germe et croît est d’informe matière, de bric et de broc, de pus qui n’a pas su trouver le chemin de la sortie, la voie du nettoyage ; de sang caillé, de mots qui n’ont jamais trouvé à prendre forme, de haillons puants, de terre blessée, de mémoire sacrifiée…
Vrai, quand je lis les lettres insultantes que nombre de mes gens balancent à la tête d’une des leurs qui n’a fait que dire sa douleur et sa colère… j’ai mal… Je me dis en souriant jaune que je ne savais pas que mon peuple comptait tant de penseurs, d’intellectuels, d’historiens, de femmes et d’hommes de lois…Je me demande en riant jaune où ils se terraient quand l’Histoire exigeait qu’ils fussent là, debout-campés au nom de qui nous fûmes, de qui nous tentons « bien-malement » d’être… Je me demande encore pourquoi leur talent, leur science, leur érudition ne trouve soudain à s’exprimer que pour voler au secours du maître, que pour lyncher l’une des leurs, que pour étouffer le cri qui en eux s’agite et se morfond et s’éteint…
Comme l’histoire se répète !
Mais ils sont mes gens…
Et puis je me dis que Joëlle Ursull ne peut ni ne doit s’atteler à répondre à chacune de ces injures, à expliquer encore et encore la motivation de son cri. Elle n’a pas à le faire, et nous non plus… Energie et temps perdus, que nous pourrions utiliser à tant d’autres tâches, urgences, devoirs…
Ils sont ce que je suis… Ils sont mon miroir… Ils sont ce à quoi je m’efforce de ne pas ressembler, dussé-je prier encore chaque nuit et chaque matin de la vie qu’il me reste à vivre… Ils sont nous… Ils sont ce que l’esclavage et la plus savante des colonisations du monde (je veux parler du système colonial français !) ont fait de nous…Ils sont les fruits amers de tant de siècles de mépris, de négation, de crachats « mot-phrasés » en madou de la convivialité, de la résilience, de l’illusoire « vivre-ensemble »…
Les rejeter, c’est rejeter ce que nous sommes encore, à des degrés divers. Nous avons besoin d’eux… Besoin que leur science, talent, savoir, érudition trouvent à s’employer à de plus nobles et urgentes tâches…
Ils ont besoin de nous… Besoin que nous – un titak plus conscients qu’eux de qui nous sommes, de ce que l’Histoire et l’avenir nous doivent- nous leur tendions le miroir… Que nous leur sachions gré de mettre à jour la blesse collective qui nous englue encore…
Alors, ne rien dire, ne rien faire ? Non !
D’abord, juste là, l’élan irrépressible de prendre dans mes bras cette sœur qui a osé quand moi, je me suis contentée de ce « tjip » qui nous sauve et qui nous perd aussi… L’élan que nous l’entourions tous de nos bras ardents pour lui dire merci, pour la protéger des salves qui ne manqueront pas de l’atteindre encore… L’élan de laisser la tendresse faire ses affaires en nous et entre nous… L’élan de prendre enfin le temps de nous émanciper de la pudeur qui nous détient prisonniers en ses rets de bien-pensance, de bienséance, pour nous regarder zié-dan-zié… Oui, oser, avoir le courage de prendre la mesure de nos regards qui ont trop pris le pli de se fuir, de s’éviter ; sortir de l’évitement de nous-mêmes ; prendre la mesure de l’énergie, de la force, de la lumière de nos regards d’estime, d’affrontement aussi, et d’amour l’une, l’un pour l’autre, l’une, l’un avec l’autre, l’une, l’un en l’autre…
Et puis, surtout, continuer d’être et de développer davantage encore ce qui nous a permis de survivre, de ne pas devenir plus névrosés et tourmentés que nous ne le sommes, ce qui nous a empêchés de sombrer… Ce qui nous a donné le toupet d’offrir au Monde une manière, une proposition, des mès, un kanman, une faconde, un voukoum créatif, une exubérance, une sagesse, un savoir-être singuliers, inédits, nôtres…
Nous n’avons rien à prouver : nous sommes vivants et féconds quand nous aurions dû ne plus exister ! Nous sommes joyeux quand nous aurions dû être aigris et revanchards ! Nous, les enfants de l’ellipse –celle qui nous charroya des côtes africaines jusqu’aux terres d’isidan, cependant les meurtres, les viols, cependant les mers rougies, cependant, oui, le génocide - nous les enfants de l’ellipse, nous avons réussi à faire naître du néant un quelque chose qui est loin d’être rien, un quelque chose qui nous fait uniques, rebelles, attachants, curieux, facétieux, un quelque chose à définir encore –mais est-il plus besoin de le définir que de le VIVRE !
Ce quelque chose qui n’est pas rien, continuons de l’explorer, de l’arpenter, de le vivre, de l’exalter, de le valoriser, de l’exposer en pleine lumière…
Continuons d’être insolemment qui nous sommes devenus cependant l’infatigable négation, l’inépuisable reniement !
C’est la meilleure réponse que nous saurons donner à ceux-là qui continuent de nous nier… C’est la meilleure chose que nous puissions faire pour nous-mêmes… Y compris pour nos gens qui ont honte d’être des nôtres…
Soyons, insolemment, joyeusement, généreusement, impudemment, violemment parfois, suavement souvent… Soyons, tout simplement !
Nicole Cage
Schoelcher, Martinique, le 15 février 2015
Libellés :
esclavage
samedi 14 février 2015
Lettre ouverte à Joëlle Ursull par Claudette Duhamel
Vous avez adressé une lettre ouverte au président de la république française pour tout d’abord lui exprimer votre indignation de constater qu’il avait « osé » insulter par omission des peuples entiers en affirmant, lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, que : « LA SHOAH EST LE PLUS GRAND CRIME, LE PLUS GRAND GENOCIDE, JAMAIS COMMIS ».
Après lui avoir posé, à juste titre, la question de savoir s’il n’était pas discriminatoire, de vouloir inscrire l’histoire de la shoah à l’école, en oubliant les autres histoires comme celle de vos compatriotes descendants de millions de déportés africains, vous lui avez rappelé l’ampleur des crimes que furent la traite négrière et l’esclavage des nègres.
Enfin vous lui avez clairement demandé de présenter des excuses. Votre lettre présente de manière objective et sans passion la réalité des discriminations que les afro-descendants subissent en France mais aussi, en Europe, en Amérique et jusque dans leur continent d’origine l’Afrique.
Pourtant vous avez été immédiatement et vivement critiquée par la Ministre de « l’outre- mer » PAU-LANGEVIN qui a cru devoir vous reprocher de verser dans la concurrence victimaire ; de faire un contresens en comparant deux crimes qui ne sont pas comparables puisque, selon elle, la traite négrière et l’esclavage sont un crime contre l’humanité mais pas un génocide. Madame la Ministre pour finir vous traite insidieusement d’idiote. Autrement dit, Madame la Ministre juge que les allégations du président de la France sont justes et vous invite à la fermer estimant que par vos propos, vous entretenez la haine.
Le parti pris de la Ministre de l’outre-mer nous démontre un fois de plus combien on a appris à nos peuples à accuser les siens des exactions commises par ceux qui les dominent. Car, objectivement, qui a commis la fameuse concurrence victimaire dont parle PAU LANGEVIN sinon le président français François HOLLANDE lui-même quand il affirme que la shoah est le plus grand crime jamais commis.
Seulement pour PAU-LANGEVIN, cette hiérarchisation des crimes faite par le président de la France, classant la shoah comme le plus grand d’entre eux, est justifiée et inattaquable et nous devrions l’accepter sans réagir, comme elle nous y invite : « Quand le chef de l’Etat, François Hollande, évoque la shoah, il ne faut pas dire : « et nous ? ».
Cependant, je ne peux guère me permettre de trop bousculer mes compatriotes créolisés, puisque leurs propos ne font que traduire la situation de soumission dans laquelle le système colonial esclavagiste français a réduit nos peuples, qui s’accommodent depuis des siècles du statut de sous-humanité que ce système leur applique. Indéniablement, les chaines qui meurtrissaient quotidiennement les chairs de nos ancêtres dans l’univers concentrationnaire des plantations pendant quatre siècles de déni d’humanité, de tortures et d’humiliations permanentes, sont désormais dans nos cerveaux.
C’est ainsi que certains de ces compatriotes qui ont milité pour la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, n’ont jamais osé pousser plus loin la réflexion, et s’interroger sur le refus persistant de la France de reconnaitre la pleine et entière dignité de nos peuples, laquelle ne peut se réduire à un mandat électif ou à un poste de ministre au sein du gouvernement français. Faut-il rappeler que la dignité d’un peuple ne se mesure pas aux quelques miettes de pseudo pouvoirs jetées par le dominateur raciste, mais à la pleine et entière humanité reconnue et instituée de ce peuple !
La dignité d’un peuple est bafouée quand il est dirigé, soumis par un pouvoir extérieur qui le considère comme composé de sous-humains qui n’ont pas droit, notamment, à réparation pour les crimes contre l’humanité dont leur peuple a été victime. Il suffit de voir que dans nos pays, tout ce qui est véritablement autorité est représenté par des personnes dites de « race » blanche, tandis que les nègres leur sont institutionnellement soumis réduits dans des rôles subalternes, sans qu’ils ne réagissent pour autant comme ils auraient dû le faire.
Cette situation qui doit nous interpeller, doit nous faire comprendre que le langage du président des français n’est pas surprenant. La « belle histoire de France » n’est-elle pas là pour nous rappeler le déni d’humanité que cette puissance coloniale continue à appliquer aux noirs ? Il faut nous rappeler que les européens, au lendemain de la seconde guerre mondiale, ont institué rapidement un tribunal d’exception pour juger les crimes commis par les nazis contre les blancs, alors qu’au lendemain du décret d’abolition de l’esclavage des noirs, ils ont indemnisé… les esclavagistes et ont mis sous surveillance les noirs !!
D’un côté l’Etat français répare les victimes, de l’autre il indemnise les criminels. Chercher l’erreur, Madame URSULL. Et cela continue !!!
Ce statut de sous-humanité qui nous est appliqué est sans cesse rappelé dans les propos des gouvernants, des intellectuels et des médias français. N’avons-nous pas assez lu, dans les livres d’histoire français, mais aussi entendus de la bouche d’hommes politiques et d’intellectuels français que la France avait apporté la civilisation aux nègres incultes et mis fins à leur barbarie ? Qu’en les déportant et en les réduisant à l’état juridique de meuble, elle les avait sauvés d’eux-mêmes et de leur sauvagerie ? Moult livres ont été écrits par les européens pour minimiser leur rôle dans ces crimes et pour tenter de rejeter la responsabilité sur les africains eux-mêmes.
Alors vous me direz qu’il y a eu la fameuse loi dite TAUBIRA dans laquelle la France reconnait que l’esclavage et la traite négrière sont un crime contre l’humanité. Alors je vous fais constater que cette loi n’a rien changé au comportement raciste et discriminatoire de la France envers les afro-descendants. Au contraire, les députés français débattent régulièrement de l’abrogation de cette loi alors que dans le même temps, ils rêvent de voter une loi sur les bienfaits de la colonisation système qui justement, a permis la commission du crime contre l’humanité que sont l’esclavage et la traite négrière. Je ne m’étendrai pas sur le caractère récurrent des propos racistes lancés par de nombreux journalistes à l’encontre des noirs, mais vous devez savoir qu’à l’heure où j’écris cette lettre, des juges et des politiques français considèrent que dans le droit positif français, l’apologie et la négation du crime contre l’humanité que constitue la traite et l’esclavage des noirs, sont autorisées.
De ce fait, nombreux sont ceux qui ne se privent pas pour nous insulter en permanence. Ainsi, le président français, François HOLLANDE, a pu dire lors d’une commémoration de l’abolition de l’esclavage devant un parterre d’afro-descendants et ce, sans le moindre état d’âme, que l’esclavage et la traite négrière n’avaient été qu’un outrage de la France contre la France. À ce jour, le président des français en est encore à nier l’humanité des noirs. Et la plus haute juridiction de la France, la Cour de cassation, défend le même point que le président de l’Etat français.
En effet, dans un arrêt du 5 février 2013, elle juge que la loi TAUBIRA n’est qu’une loi sans aucune portée normative et que partant, il n’existe pas en droit français de délit d’apologie ni de négation de la traite négrière et de l’esclavage des noirs.
Nous comprenons dans un tel contexte qu’il ne faut pas trop s’émouvoir des propos du président des français mais les prendre pour ce qu’ils sont : ceux du représentant d’un état qui de manière déterminé et avec régularité a toujours nié notre humanité. Les propos de HOLLANDE sont ainsi dans la droite ligne de ceux de son prédécesseur SARKOZY qui a carrément dit que nous n’étions pas entrés dans l’histoire.
Nous n’avons plus de temps à perdre à rappeler à ces gens l’horreur que furent les quatre siècles de traite et d’esclavage qui ont été suivis dans nos pays de politiques d’assimilation et d’aliénation, le tout agrémenté de politiques criminelles destinées à éradiquer notre population (Bumidom, génocide par substitution, empoisonnement etc…). Les agressions des européens contre les nègres continuent.
Elles n’ont jamais jusqu’à présent cessé. Il suffit de voir les crimes qu’ils continuent à commettre en Afrique pour garder leur puissance… puissance et tout le monde le sait, qui ne peut se maintenir sans qu’ils ne sucent le sang des africains. Disons-nous bien que ces agressions ne cesseront que quand nous prendrons clairement conscience de ce que nous seuls avons le pouvoir et le devoir d’y mettre un terme. C’est pourquoi, je salue votre engagement et celui du collectif des NEGRES INSOUMIS.
Recevez, chère Madame, mes salutations de militante du réveil de la conscience noire.
Foyal Matinik Le 13 février de l’an de grâce (chrétien) 2015
Claudette DUHAMEL Avocate
Libellés :
esclavage
lundi 9 février 2015
Marie-Luce Penchard réagit au discours sur la shoah du président F. Hollande
Lors de son discours sur la Shoah, le Président de la République, par une petite phrase a ouvert un débat sur la hiérarchisation des crimes contre l'humanité, au mépris de la souffrance des peuples noirs victimes de l'esclavage.
Madame Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer, pour atténuer les propos du chef de l'Etat, a tenté d'expliquer que l'esclavage n'avait pas pour finalité un génocide, mais était simplement un moyen économique de faire travailler gratuitement des hommes et des femmes, quelle honte!
Mise à part Joëlle Ursull, il est extrêmement curieux de n'entendre aucune réaction de nos chroniqueurs, ou de nos parlementaires qui auraient pu interpeller de l'Etat lors d'une question orale au gouvernement.
Bizarre ce silence...
A moins qu'on ait peur de s'exprimer lorsqu'il s'agit d'un gouvernement de gauche.
Que n'aurions-nous pas entendu si de tels propos avaient été tenus par un Président de la République comme Nicolas Sarkozy et un membre du gouvernement Fillon.
De quoi a t-on peur? Ou plutôt de qui a t-on peur?
Peut être de celui qui veut instaurer la pensée unique en Guadeloupe, et à l'approche des échéances électorales menace certains, au risque de perdre leurs postes.
Si la Politique se réduit à de tels calculs bassement politiciens, jusqu'à en perdre son âme et de mettre ses convictions morales et humaines dans sa poche: c'est bien triste pour le pays Guadeloupe.
Marie-Luce Penchard
Libellés :
esclavage
dimanche 8 février 2015
Sortir de ce besoin de reconnaissance
Franchement, pour les nègres descendants d'esclaves ou pas d'ailleurs, puisque dans la théorie des races tel qu' élaborée par les européens le nègre à cause de sa couleur de peau est au plus bas de l'échelle, chercher à prouver que la capture, la déportation, les violences, la torture légalisée, les massacres coloniales ensuite relèvent de la préméditation et donc peuvent être qualifiée de génocide est une perte de temps.
Qui a choisi la préméditation comme critère de qualification et de classement des crimes de masse ? Et pourquoi ce critère plutôt qu'un autre ?
Les descendants d'esclaves et des peuples colonisés ont ils participé aux débats ? non.
Comment peut-on considérer que des crimes perpétrés au quotidien pendant des centaines d'années échappent à la préméditation ? (voir La controverse de Valladolid, Las Casas et consorts étaient bien conscients..)
L'ancien esclave qui cherche à prouver à son ancien maître qu'il mérite son égard est encore un esclave.
L'esclave émancipé est celui qui s’assoit sur le siège du maître et qui nomme ce qui fut, ce qui est et ce qui doit être.
Si l'ancien maître désire bâtir un monde commun alors tant mieux mais la construction de ce monde ne peut se faire uniquement selon les termes de l'ancien maître.
Si l'ancien maître avait envie de construire un monde commun avec tous ses victimes d'hier et lui même sur un même pied d'égalité il ne choisirait pas qui parmi ses victimes d'hier mérite le plus sa sollicitude, il ne proposerait pas de lui même une hiérarchisation des souffrances qui reflète la ligne de couleur.
Chercher à prouver sa souffrance, c'est encore souffrir, c'est toujours demeurer tributaire du regard du maître. Puisqu'une hiérarchisation a été proposée sans aucune discussion, par la voix et le fait du prince alors les descendants d'esclaves, les noirs, les colonisés doivent poser comme axiome, au sens mathématiques du terme, une proposition qui n'a pas à être démontrée, admise comme une évidence : l'esclavage et les crimes coloniaux sont des crimes contre l'humanité au moins égaux à tout autre. Et mener les combats nécessaires pour imposer cette perception du passé, du présent et de ce que doit être le futur. Car il s'agit bien d'un combat pour la perception du passé et du présent et donc pour l'élaboration du futur.
Le classement opéré par le prince sur la place publique est le reflet d'une politique présente et ou à venir.
Le prince est toujours dans la lumière, tout fait sens. Son silence, vaut approbation.
Libre aux citoyens qui interpellent le prince et qui ne reçoivent pas pas de réponse d'interpréter ce silence comme mépris.
Charles Zindor
Libellés :
esclavage
samedi 7 février 2015
Garcin Malsa, Président du MIR à Mme Georges Pau-Langevin, Ministre des outre-mer
Une descendante d'africains déportés et rendus esclaves, du nom de Mme Joëlle URSULL a osé avec dignité, fierté, estime de soi et en toute humanité exiger des excuses de Mr le Président de la République française, Mr François HOLLANDE, pour avoir publiquement déclaré en ce mois de février 2015, que la « Shoah est le plus grand crime et le plus grand génocide jamais connu ».
Elle a raison, et je suis fier d’elle. Le MIR dont je suis le président est également solidaire de sa prise de position.
Elle a raison, car dans les propos de Mr le président de la République il y a 2 choses condamnables ; d’abord une hiérarchisation des crimes contre l’humanité, donc des souffrances, ensuite une logique qui consiste à ignorer tous les autres crimes commis avant la Shoah et qui concernaient les populations non blanches.
Et c’est dans cette logique et cette même démarche de hiérarchisation que vous vous inscrivez, malheureusement, Mme Georges Pau Langevin quand en réponse à Mme Joëlle Ursull, vous déclarez « ceux qui sont allés chercher les esclaves en Afrique pour travailler dans les exploitations ne voulaient pas les exterminer ; ils voulaient les faire travailler gratuitement ».
Par conséquent on ne peut pas parler de génocide pour l’esclavage car dites-vous, du point de vue du droit le terme génocide a un usage particulier.
Voila donc Mme PAU Langevin qui nous entraîne dans la sémantique du droit pour nous faire comprendre ce qu’ont déjà écrit les négationnistes et les partisans de la colonisation positive bien avant vous ; à savoir que le terme génocide qui parait en 1944 pour tenter de définir les crimes perpétués par le nazisme à l’encontre des peuples juifs, slaves et tsiganes durant la 2ème guerre mondiale ne peut être utilisé pour les crimes antérieurs à celles –ci et concernant les peuples non blancs.
La vérité est telle qu’on va élargir ce terme génocide au peuple Arménien, victime de l’empire Ottoman durant la 1ère guerre mondiale et aux Assyriens victimes en Irak en 1933.
Voila donc Mme Pau Langevin, afro-descendante vous-même, de quelle source vous vous inspirez pour ramener la vérité à des raccourcis et à des parcellisations de l’Histoire de l’Humanité.
Comment Mme Pau Langevin pouvez vous être choquée des propos de Mme Ursull quand celle-ci s’exprime donc à partir d’une lecture globale et refondée de l’histoire de l’humanité ?
Comment Mme Pau Langevin pouvez vous admettre que Mr le Président de la République Française accepte à juste titre, d’indemniser tous les juifs français vivant aux états unis, ainsi que leurs descendants, pour avoir été transportés dans les camps de concentration par la SNCF durant la 2ème guerre mondiale et que deux années avant, le 10 mai 2012, ce même Président déclare publiquement que le » crime contre l’humanité lié à l’extermination amérindienne, l’esclavage et la traite négrière est irréparable » ?
Mme la Ministre ne pensez–vous pas que, au nom de l’histoire et de la vérité, Mr Hollande, Président de la république française aurait dû appliquer le principe d’égalité de traitement à tous les crimes contre l’humanité auxquels a participé l’Etat français ?
En refusant de le faire, ne pensez-vous pas qu’il contribue à renforcer toute démarche de hiérarchisation des crimes, donc des souffrances et sans doute des ethnies ?
N’est-ce pas tout cela qu’a voulu exprimer sans haine et sans violence Mme Joëlle Ursull ?
Sachez qu’il y a peut être des millions de Joëlle Ursull qui n’osent pas s’exprimer et qui n’en pensent pas moins.
Ce sont ces mémoires mille et mille fois blessées que vous refusez de prendre en compte quand elles vous interpellent et qui un jour pourront s’insurger violemment.
Et puis Mme la ministre, était-il opportun et nécessaire que vous vous exprimiez de la sorte, avant Mr Hollande qui a été directement interpellé ?
Cet empressement à remplacer l’autre quand il est embarrassé nous renvoie à des périodes tristes de notre histoire quand le maitre, par mépris et inhumanité, demandait à une négresse de service de répondre et d'agir à sa place.
Puisqu’il en est ainsi, sachez Mme la Ministre que votre réponse à Mme Joëlle Ursull nous paraît insensée, parcellaire donc partiale et dangereuse.
Vous devriez vous rappeler et rappeler aux autres que l’extermination génocidaire des amérindiens et l’esclavage ont été des actes criminels concomitants.
D’autre part l’esclavage et la traite transatlantique donc déportation, ont été appliqués à des africains jeunes, adultes et enfants de façon violente et génocidaire tant sur le continent africain que sur le continent américain.
Enfin dans la déportation de femmes et des enfants il y a eu bien une volonté de détruire des êtres humains pour faire disparaitre leur peuples et cultures.
Aucune argumentation juridique ne peut venir contredire cette logique de double génocide que furent l’extermination amérindienne et la déportation des Africains vers le Amériques.
Ce faisant, Mme Pau Langevin, ministre de la république française, par votre prise de position : vous avez trahi votre Maitre à penser, l’avocat Marcel Manville qui en 1992 , lors d’un procès mémorable à Fort de France, a exigé la condamnation de Christophe Colomb et demandé réparation pour les crimes commis pendant la période abominable de l’esclavage.
Vous avez trahi la pensée d’Aimé Césaire dont vous vous réclamez souvent en brandissant le « Discours sur le colonialisme ».
Cependant, vous avez foulé aux pieds « les damnées de la terre » en qui, Antênor Firmin et Fanon ont mis leur espoir pour contribuer à faire de notre planète un monde de paix et de pleine humanité.
Vous avez, comme les magistrats de la cour de cassation tenté de priver la loi Taubira de sa portée normative pour lui attribuer tout simplement un rôle mémoriel.
Vous êtes donc condamnable pour négationnisme, incitation à hiérarchisation des crimes contre l’humanité, et apologie de la déportation. L’histoire ne vous pardonnera pas d’avoir renié vos origines et vos pères spirituels.
Je vous invite donc à vous rattraper en incitant le Président de la République françaises et ses ministres à ouvrir avant le mois de mai 2015 le débat sur les réparations telles qu’elles devaient être incluses dans la loi Taubira.
Martinique Caraïbe le 07 février 2015
Garcin Garcin Malsa
Libellés :
esclavage
vendredi 6 février 2015
JEAN-PHILIPPE BRANCHI RECTIFIE PAU-LANGEVIN …
Mme GEORGE PAU-LANGEVIN... non le propos de Me JOELLE URSULL n'est pas simpliste ni hiérarchico-victimaire... non... car... ressource humaine africaine... ressource humaine amérindienne... ressource humaine aborigène... ressource humaine juive... ressource humaine arabe... etc.l'horreur... la parfaite monstruosité... est dans le fait qu'un groupe humain s'autorise a considérer un autre groupe humain comme du bétail... comme une matière première animale au service d'un développement nationaliste...
La réponse de Mme le ministre George Pau-Langevin à Joëlle URSULL est à mourir de tristesse...
Être capable de se mordre la langue et de se renier pour servir de faire valoir aux hontes de la France monarchique autant qu'à l'incessante instrumentalisation médiatique de la Shoah..! Wahouuuuu...
On se demande d'ailleurs, bien pourquoi M. François HOLLANDE n'a pas directement répondu lui-même; puisque la lettre lui était adressée... Bref...
En résumé Mme le ministre GEORGE PAU-LANGEVIN dit ceci... : "Les NEGRES on les déportait pour les faire travailler non pas pour les tuer... Alors que les JUIFS on ne cherchait qu'à les tuer et non pas à les faire travailler.... "
Mensonge historique et économique... Car les NAZIS étaient de froids et cyniques architectes industriels de la reconstruction de l'Allemagne par le chaos...
Et bien évidemment, avant de tuer froidement sans pitié et sans compassion aucun juif... Ils l'exploitaient... Ils l'épuisaient à la tâche...
Les NAZIS mortifiaient leurs esclaves juifs dans l'unique but de reconstruire la Grande Allemagne de l'avant première guerre mondiale...
Et ce n'est qu'une fois cette "ressource humaine" ...(d'où l'horreur du terme)... juive vidée de ses possibles économiques, physiques et physiologiques... qu'elle était vouée comme n'importe quelle ressource minérale, végétale, animale... au recyclage des industries allemandes quelles qu'elles soient (il servaient de cobayes biologiques, de cobayes neurologiques... sur leurs restes les nazis récupéraient cheveux, dents, peaux, etc...)... Et en fin de cycle d'exploitation... alors cette ressource humaine juive était jetée à la destruction finale dans les fours crématoires...
L'HORREUR... LA MONSTRUOSITE... ... EST DANS LE FAIT QU'UN GROUPE HUMAIN S'AUTORISE A CONSIDERER UN AUTRE GROUPE HUMAIN COMME DU BÉTAIL... COMME UNE SIMPLE MATIERE PREMIERE ANIMALE... AU SERVICE D'UN DEVELOPPEMENT NATIONALISTE...
Et pour conclure, je dirais Mme George PAU-LANGEVIN, que ce que Mme Joëlle URSULL dénonce c'est la démence ethnocentrique, biotoxique et économique du système occidental...
Jean,-Philippe Branchi
Libellés :
esclavage
jeudi 5 février 2015
Pourquoi Joëlle Ursull a raison
Joëlle Ursull par sa lettre à François Hollande a bien mis l’accent sur la volonté du Président de la République et de la communauté juive organisée de continuer sur le chemin de « supériorité victimaire juive »…
Joëlle Ursull sous-entend par ailleurs que la traite transatlantique fut un génocide et que le qualificatif de crime contre l’humanité est une appellation « légère » qui sert à surqualifié la Shoah vis-à-vis des autres génocides. Elle parle à juste titre d’injure faite aux descendants de victimes de l’esclavages mais aussi autres peuples martyrisées.
Si l’intention première des négriers ne fut point l’extermination de la race noire mais sa mise en servitude ; il n’en reste pas moins que la méthode utilisée pour « extraire » d’Afrique ces derniers était la guerre, la torture et l’assassinat de masse qui menèrent au GENOCIDE.
Un génocide beaucoup plus important en chiffre que le génocide des juifs d’Europe ; génocide juif dont les chiffres sont contesté par les historiens révisionnistes…y compris les fameuses chambres à gaz.
Chercher à démontrer que les négriers n’avaient pas d’intention génocidaire tombe à plat selon moi car le mode opératoire choisie par ces derniers, impliquait dès le départ un fort taux de mortalité.
Nous parlons ici de la traite mais il en fut de même aussi de l’esclavage dans sa première phase ; c’est-à-dire fin du XVII siècle et la première moitié du XVIII siècle où les historiens nous indiquent souvent de fort taux de mortalité dû aux mauvais traitements. La durée de vie du « nègre » nous dit on ne dépassait que rarement, une année ; en particulier à Haïti.
L’ensemble de ces traitement GENOCIDAIRE motivèrent la promulgation du Code noire qui contrairement à ce que l’on imagine souvent fut une démarche visant à donner un statut légal aux personnes noirs et aussi une première tentative de légiférer pour réduire et interdire les traitements inhumains subit par la population noir…
Une amélioration des conditions de maltraitance. Il y aurait donc deux aspects à retenir dans le génocide noir celui de la traite et celui de l’esclavage.
Nous parlons ici de MILLIONS de morts. Oui Joëlle Ursull à raison d’écrire son amertume et de penser aussi aux autres peuples génocides.
D’aucuns diront que seule l’intention initiale compte, je leurs répondrais que les camps de concentration nazi furent avant tout des camps de travail où des occidentaux furent réduit à l’esclavage par d’autres.
Que les juifs génocidés eurent le même traitement que les noirs déportés et cela impliqué comme pour la Shoah Noire une volonté d’exterminer une partie d’entre eux. Oui il y a eu intentionnalité de génocide à l’encontre des juifs mais aussi mise en esclavage.
Si il n’y avait eu que l’intention uniquement génocidaire chez les nazi alors pourquoi s’embarrasser à construire des camps de travail ? Et si tel fut le cas cela justifierait-il que la nation française place le génocide des juifs au-dessus du génocide des noirs ?
Non évidement Oui Joëlle Ursull à raison.
Jean Luc Angrand
Historien
Libellés :
esclavage
LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS Par Joëlle URSULL
Vous avez osé, Mr Hollande, en 2015 au vu et au su de tous, insulter par omission des peuples, oui des peuples entiers. Lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, vous avez affirmé que : « LA SHOAH EST LE PLUS GRAND CRIME, LE PLUS GRAND GENOCIDE, JAMAIS COMMIS ».
Alors Mr le président je suis furieuse d'une telle déclaration. Car ou vous êtes inculte ou vous faites semblant de l'être........
C'est ce genre d'hiérarchisation des horreurs de l'humanité, qui engendrent d'autres discriminations, toutes aussi pernicieuses. Voilà pourquoi de nos jours en France, si vous marchez sur le pied d'un juif, c'est une agression antisémite. Mais le tort fait aux autres (Noirs, Maghrébins etc.) c'est juste du racisme ordinaire. C'est à s'y perdre Mr le président. Alors comment expliquer le fait lorsque vos compatriotes noirs, arabes ou asiatiques sont agressés par des activistes d'extrême droite, il ne se trouve aucun homme politique pour le dénoncer autant que s'il s'agissait d'un acte antisémite ? Et dans le dernier malheur ayant touché notre pays et fait 17 victimes, dont 4 juifs, l'attention du grand public n'est presqu'attirée, que sur ces 4 victimes. Rendre hommage à la mémoire de ces victimes et compatir à la douleur de leurs familles est un devoir noble qui nous incombe tous. Mais n'est ce pas excessif et discriminatoire, de vouloir inscrire l'histoire de la shoah à l'école, en oubliant les autres histoires comme celle de vos compatriotes descendants de millions de déportés africains ? Mon but ici n'étant pas de chercher à communautariser ni l'Histoire ni les Mémoires, ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire. Car il n'y a pas de degrés dans l'horreur, ni de monopole de la souffrance. Aussi, comme l'histoire nous l'enseigne la Shoah et ses 6 millions d'innocents immolés, est une de ces taches indélébiles et inoubliables dans l'histoire de l'humanité. Mais force est de reconnaître aussi, que la dimension prise par la traite et l'esclavage dont ont été victimes les peuples noirs, dépasse en nombre de morts, en traitement des victimes déportées, en durée et en horreurs, tout ce qui l'avait précédée ou suivie. La traite négrière, invention du monde arabo-musulman aura concerné près de 17 millions d'individus. Quant au commerce triangulaire – dont la France a une très grande responsabilité -, les historiens admettent qu'environ 11 millions d'Africains furent déportés dans le Nouveau Monde. Soit pour l'ensemble de ces déportations, 28 millions de malheureux ont été arrachés à leurs terres, pour subir les traitements les plus inhumains. Et que pour un captif, 3 à 4 autres furent décimés, du fait des guerres, des incendies de villages, de greniers et des épidémies résultant de ces horreurs. Les statistiques sur le nombre des morts (environ 80 millions), donnent le vertige. Cette entreprise gigantesque, qui aurait pu conduire à la disparition totale des peuples noirs sur le continent africain, ne saurait être comparée à aucune autre dans l'histoire. Et aujourd'hui vos compatriotes descendants de ces horreurs, ont appris à panser leurs blessures dignement et en silence. Ils avancent sans courber le dos, la tête haute malgré tout ! Votre phrase est donc une offense pour tous ces peuples, une offense pour tous ces Noirs français et qui ont voté pour vous, moi la première (et je m'en mords les doigts).... Quant à Mme Christiane TAUBIRA, à quoi sert votre loi sur la traite négrière ? Votre silence me glace le sang ! Votre collègue ministre de l'Outre- mer G. Pau-Langevin est aussi muette que vous, encore plus muets, le sont nos présidents de régions et nos députés ultra-marins, c'est triste........ Mr le président François HOLLANDE nous exigeons des excuses. Veuillez prendre connaissance du manifeste du « Collectif des Nègres Insoumis », pour vous rappeler certaines réalités de l'Histoire et rendez-vous aux prochaines élections !!!
.
JOELLE URSULL
Libellés :
esclavage
mercredi 4 février 2015
Chère George Pau-Langevin
Ah, les ors de la République, ce scintillement... Nul doute que, reflété sur tes lunettes modèle loupe, ça t'a vachement éblouie. Hmm, je dis ça parce qu'avec ta dernière sortie, je m'interroge à ton sujet, toi, Ministre des Outre-mer.
George – bordel ton prénom déchire – suite à la lettre de la séduisante chanteuse guadeloupéenne Joëlle Ursull adressée à ce François Hollande qui martèle que "la Shoah est le plus grand crime contre l'humanité", tu lui as rétorqué qu'elle faisait une erreur d'analyse et que "l'esclavage et la traite négrière sont des crimes contre l’humanité, mais pas des génocides". Wow, p*tain de clash! Pack x6 de Heineken aidant, j'ai réfléchi à tout ça.
Bon, je te livre en bloc mon point de vue de mec légèrement imbibé: tu verses dans le révisionnisme. En fait, tu dédouanes les esclavagistes. Bon, leur bizness dans la canne à sucre et le coton, ils voulaient le rentabiliser. Pour ce faire, les nègres n'étaient pas payés. De plus, ceux qui s'indignaient de la déshumanisation à leur encontre, étaient tout simplement saignés à mort à coups de fouet, dessoudés à la carabine, brûlés vifs dans leurs cases ou bouffés par les chiens. Nombre d'entre eux, étaient prétextes pour les vilains pas beaux de scorer. Just for fun. Comme dans Candy Crush. Mais ce n'est qu'un détail pour toi, n'est-ce pas?
Sans doute pensais-tu, dans ton costume d'apparat de ministre de la République, que tu parviendrais à aveugler les pro Black Liberation Flag. Eh ben non, ma greluche! Ces soldats portent des Ray Ban polarized, style mafia ou bad muthafucka. T'as raté ton coup. C'est con, hein!? Mais autre chose m'interroge. Le crew sioniste qui te briefe a réussi son OPA victimaire. Mais si, mais si, alors arrête de faire genre "Pff, n'importe quoi!" Tu est dévouée à ce posse qui traque le propos qui le chahute, et s'empresse de mettre un sticker "antisémite" à tout contrevenant. Ton president et ton premier ministre en étant les plus fervents VRP.
En tout cas, reste à savoir si les autres dignitaires, potos antillais avec lesquels tu bois du champagne, se désolidariseront de tes propos. Cette sortie qui a mis le feu sur le Facebook 9.7.1 et 9.7.2, agace. Certains commentaires sont hardcore, d'autres plutôt conciliants, arguant que l'heure est à la résilience. Toujours est-il que le terme bounty qui t'est attribuée, sied parfaitement à ton attitude. Assimilée, negresse de salon, également. À se demander si tu ne te serais pas inspirée du personnage campé par Samuel L. Jackson dans Django Unchained.
Je t'embrasse pas, j'ai vomi.
—Franck Vasko, 4/02/2015
samedi 21 avril 2012
Le capitalisme est né de l'esclavage, il retournera à l'esclavage
Détenteur du Prix Nobel d’économie, Robert William Fogel, bien entendu de la fameuse Université de Chicago, temple sacro-saint du néolibéralisme, qui a écrit avec son correlégionaire Stanley L. Engerman un magistral ouvrage révisionniste sur l' esclavage des noirs aux États Unis: "Time on the Cross: The Economics of American Negro Slavery" On peut y lire entre autres insanités que l'esclavage était une économie saine et florissante et que les noirs n’étaient pas aussi mal traités qu’on le prétend, et que leurs rations alimentaires était supérieure à celle des blancs, que les noirs étaient mieux soignés que les blancs et que la mortalité infantile y était inférieure à celle des blancs, qu’ils étaient mieux logé qu’un noir libre etc . . . de l’eau de chiotte, page après page. Non ce n’est pas Garaudy ou Faurisson qui ont écrit ces pages, mais deux Juifs américains, dont l'un est Prix Nobel ! Ce livre est un détestable outil de propagande mensongère, visant à glorifier et décrire l' esclavage comme une relation industrielle viable, rentable et acceptable. Une justification du racisme sur un ton de patenôtre Ce bon Monsieur Fogel, dans un autre de ses ouvrages ("The Fourth Great Awakening") se réjouit: "L’effort, des missionnaires de la Bonne Parole sociale, pour réformer la nature humaine, écraser le démon et créer le royaume de dieu sur terre par la redistribution des richesse, a faillit." Et là il ne se réfère pas au Communisme, mais aux groupes religieux qui prêchent la justice sociale, en majorité, chrétiens aux États Unis !Le lien étroit qui existe entre les Juifs Sionistes et le néolibéralisme est le même que celui des élites WASP corrompues qui se sont mis en route pour soumettre la planète à coup de coups d'état, de missiles et d' escadrons de la mort.
Post récupéré sur FSP, 2001
Libellés :
esclavage
mercredi 18 avril 2012
400 millions d'enfants-esclaves dans le monde
A l’occasion de la Journée mondiale contre l’Esclavage des enfants, qui a lieu le 16 avril, des organismes missionnaires et des ONG internationales dénoncent l’existence de par le monde de quelques 400 millions d’enfants vivant en esclavage. Nombre sont ceux qui travaillent à la fabrication de produits qui sont ensuite vendus en Europe et dans le reste de l’Occident.
La Confédération espagnole des religieux (CONFER) a établi une carte des différentes localités du monde dans lesquelles le phénomène est le plus fréquent et, dans son communiqué parvenu à l’Agence Fides, elle a mis en évidence le fait que, « indirectement, cet esclavage fait partie de notre vie quotidienne attendu que les bananes que nous mangeons ou le café que nous dégustons pourraient avoir été produits avec la sueur des enfants latino-américains ou africains ». « Il peut également arriver que les tapis sur lesquels nous marchons aient été tissés par de petits esclaves pakistanais alors que les tentes, les maillots, les bijoux et beaucoup d’autres choses encore pourraient être le fruit du travail clandestin et forcé de mineurs indiens » continue la CONFER. Pour cette raison, l’organisme invite à « ne pas lésiner sur les efforts visant à solliciter des autorités civiles une prise de responsabilité afin de lutter contre ces injustices et de donner à tous les enfants la protection légale qui leur revient ».
La date de la célébration de la Journée n’est pas un hasard. Elle remonte à l’assassinat d’Iqbal Masih, un enfant pakistanais chrétien de 12 ans, tué le 16 avril 1995 par les mafias du textile de son pays parce qu’il en avait dénoncé le mode de fonctionnement. Iqbal avait travaillé comme esclave dans l’industrie textile à partir de l’âge de 4 ans et lorsqu’il avait 10 ans, il était parvenu à s’enfuir, devenant ainsi le témoin de cette expérience, arrivant à parler même devant des parlements et dans les universités des États-Unis et de l’Union européenne. Malgré les années de lutte, la législation internationale, les plaintes et les programmes de soutien en faveur des enfants en situation précaire, l’esclavage continue à être bien présent.
La CONFER dénonce le fait que le phénomène est particulièrement répandu en Inde et en Afghanistan où les enfants des deux sexes travaillent dans l’industrie du bâtiment. Au Brésil, ces petits esclaves extraient le charbon utilisé dans la fabrication d’acier pour les automobiles et d’autres pièces mécaniques. Au Myanmar, ils sont exploités en vue de la récolte de la canne à sucre et d’autres produits agricoles. En Chine, ils préparent des explosifs et des feux d’artifice utilisés en pyrotechnie. En Sierra Leone, ils sont exploités en vue de l’extraction des diamants alors qu’en République démocratique du Congo, des milliers d’enfants esclaves servent à l’extraction de cassitérite et de coltan, minerais utilisés et indispensables pour la réalisation des ordinateurs des lecteurs mp3, des téléphones portables et de bien d’autres instruments qui sont utilisés quotidiennement dans ce qu’il est convenu d’appeler « le premier monde ». Au Bénin et en Égypte, on estime qu’un million d’enfants sont contraints à travailler dans l’industrie du coton parce qu’ils coûtent moins et sont plus obéissants que les adultes outre à disposer de la stature adéquate pour s’enfiler entre les plants. Enfin, on peut lire dans le rapport des religieux qu’en Côte-d’Ivoire, près de 12.000 enfants récoltent les semences de cacao qui sont exportées en vue de l’élaboration du chocolat.
(Agence Fides 16/04/2012)
Source: Radio-Vatican
Les enfants deviennent majeurs sexuellement à 12 ans au Vatican, le plus bas âge au monde. A méditer
Mais bon au Vatican les enfants ne courent pas les rues non plus !
Mais bon au Vatican les enfants ne courent pas les rues non plus !
Libellés :
esclavage
Inscription à :
Articles (Atom)












