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vendredi 28 février 2014

CECI, C'EST LA NAVETTE SPATIALE INDIENNE, ACTUELLEMENT EN COURS DE REALISATION...


Depuis l'époque des pyramides, il n'y eut jamais et nulle part, de civilisation sans ambition...

jeudi 8 mars 2012

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre !


Les études publiées dans le Journal of Psychopharmacology font rarement la une des grands médias mais celle-ci fait exception. Selon une équipe de l’université d’Oxford, « le propranolol réduit les préjugés raciaux négatifs implicites ». Le propanolol est un bêta-bloquant, qui diminue l’arrivée des influx nerveux sur le cœur. Il est utilisé contre l’hypertension et surtout en prévention des migraines et du trac ; le ministère de la défense américain a récemment étudié son usage pour soigner les soldats de retour du combat.
Concrètement, 36 étudiants blancs volontaires ont reçu, les uns une dose de 40 mg de propranolol, les autres un placebo. Au bout de deux heures, ils ont été soumis à « un test d’association implicite », consistant à associer des mots comme « joie », « mal », « heureux », « glorieux », avec des visages blancs et noirs. Ceux qui avaient pris du propranolol ont obtenu un résultat « d’attitudes raciales subsconscientes » nettement plus bas que ceux qui avaient pris un placebo.
Selon Sylvia Terbeck, principal auteur de l’étude, « les préjugés raciaux implicites peuvent se produire même chez des personnes qui ont une croyance sincère en l’égalité. Étant donné le rôle clé que jouent de telles attitudes implicites dans la discrimination contre d’autres groupes ethniques, et l’usage très répandu du propranolol pour raisons médicales, nos découvertes sont d’un intérêt éthique considérable ».
Julian Savulescu, professeur d’éthique pratique à l’université d’Oxford, co-auteur de l’étude, a déclaré de son côté: « Une telle recherche ouvre la possibilité fascinante que nos attitudes raciales inconscientes pourraient être modifiées en utilisant des médicaments, une possibilité qui demande une analyse éthique soigneuse ».
Le Professeur Savulescu s’est signalé par ses conceptions particulières de l’éthique. Il a notamment soutenu que les parents avaient le devoir de sélectionner les meilleurs enfants qu’ils puissent avoir, en pratiquant la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire, pour déterminer l’intelligence des embryons. Il a justifié toutes les recherches sur l’embryon, ainsi que la destruction de fœtus « comme source d’organes et de tissus pour la transplantation aux adultes ».
Le Dr Chris Chambers, du Département de Psychologie de l’université de Cardiff, estime pour sa part que les résultats doivent être traités avec une « extrême précaution ». Pour lui, « nous ne savons pas si le médicament influence seulement les attitudes raciales ou s’il altère le système mental plus généralement. Nous ne pouvons exclure la possibilité que les effets soient dus au fait que le médicament réduit le rythme cardiaque ».
Personne ne semble avoir relevé, en fait de préjugés, que les cobayes de l’étude étaient exclusivement des étudiants blancs. Comme si les Blancs étaient les seuls susceptibles d’avoir des « attitudes raciales subconscientes » ou les seuls, en tout cas, qu’il faille absolument en guérir. Par tous les moyens.

dimanche 28 août 2011

États-Unis : les chercheurs noirs sous-représentés


Une étude menée aux États-Unis montre que les chercheurs noirs ont presque moitié moins de chances que leurs collègues blancs de se voir attribuer une allocation de recherche dans le domaine biomédical.


Une étude commanditée par les Instituts nationaux de la santé (NIH) –l’énorme agence publique de financement de la recherche biomédicale aux États-Unis- montre que les scientifiques noirs ont moins de chance de se voir attribuer une allocation de recherche que les Blancs, les Hispaniques ou les Asiatiques.

Sur la période étudiée par l’équipe de Donna Ginther et Raynard Kington, de 2000 à 2006, 185 allocations sur les 23.400 attribuées à des projets de recherche l’ont été à des Noirs (le terme de «black» est utilisé en anglais dans l’étude pour désigner à la fois des citoyens américains (Afro-Américains) et des étrangers). les Noirs ne représentaient que 1,4% de tous les demandeurs d’allocations de recherche contre 3,2% pour les Hispaniques et 16% pour les Asiatiques, alors que les seuls Afro-Américains comptent pour 13% de la population des États-Unis. Ces résultats sont publiés aujourd’hui dans la revue Science.

Les données brutes analysées par Ginther et ses collègues montrent que les chances d’un scientifique de couleur noire d’obtenir un financement pour son projet de recherches sont de 16% contre 29% pour un collègue de couleur blanche et 25% pour un Asiatique. En tenant compte de la nationalité des candidats, de leur parcours universitaire, de leurs publications ou des prix qu’ils ont pu obtenir, l’écart demeure de 10 points entre Blancs et Noirs. En revanche il disparait entre Blancs et Asiatiques lorsqu’on exclut les Asiatiques qui ne sont pas citoyens américains et qui ont donc plus de difficultés pour rédiger leur dossier en anglais.

Même s’ils ne sont pas totalement surprenants, ces résultats sont choquants, expliquent Francis Collins et Lawrence Tabak, qui dirigent les NIH, dans une tribune publiée par la revueScience. Les chercheurs qui étudient les projets de recherche ne sont pas informés de l’origine ethnique des candidats. Cependant des informations –comme les universités fréquentées ou le nom- peuvent donner des indications qui influencent, même involontairement, les jurys. Collins et Tabak annoncent des études pilotes pour mieux comprendre l’impact de ces biais insidieux.

Autres explications avancées : un avantage cumulé pour les chercheurs blancs depuis le début de leur scolarité ; un meilleur encadrement qui leur permet de mieux rédiger leurs projets de recherche ; ou encore un effet ‘boule de neige’ en faveur des chercheurs déjà distingués qui renforce l’élite existante au détriment des minorités montantes. Les responsables du NIH souhaitent des actions rapides pour combler l’écart entre les scientifiques de couleur différente.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr
19/08/11