jeudi 1 juillet 2010

Haïti - Social : 27 assassinats au mois de juin


Le Réseau National de Défense des droits Humains RNDDH note que malgré les différentes mesures annoncées par la Police Nationale d’Haïti (PNH) et le renforcement des forces onusiennes dans le pays, la population haïtienne ne cesse de subir des actes de violence les uns plus révoltants que les autres : assassinats, viols, vols à mains armées, vols de véhicules, enlèvements et séquestration sont aujourd’hui monnaie courante.

Le RNDDH rapport qu’au cours du mois de juin 2010, au moins 27 cas d’assassinats ont été enregistrés dont celui de Madame Michelle César Jumelle et de son mari, Yves Clément Jumelle, froidement abattus le 26 juin 2010 aux portes de leur résidence.

De plus, le 27 juin 2010, l’ancien député de la 49ème Législature pour la circonscription de Limonade - Quartier Morin, Hugues Célestin, est enlevé par des hommes lourdement armés puis séquestré dans le Nord du pays avant d’être libéré contre rançon le lendemain, soit le 28 juin 2010.

Rappelons que le député CELESTIN, candidat à sa succession, est connu pour ses engagements en faveur d’une meilleure distribution des richesses du pays et son opposition vis-à-vis des choix politiques troublants du pouvoir en place.I Le RNDDH déclare qu’il est inconcevable que les autorités en place restent aussi indifférentes vis-à- vis de ces crimes spectaculaires qui instaurent la peur dans l’esprit des citoyens.

En conséquence, le RNDDH enjoint le pouvoir en place à tout mettre en œuvre en vue de permettre aux citoyens de vaquer librement à leurs activités, en poursuivant les auteurs et complices de ces actes de violence.


S/ HaïtiLibre

La violence psychologique conjugale devient un délit


Pour Rita Bonheur, la présidente de l'Union des Femmes de la Martinique, cette loi est un "pas important" car "à la Martinique, rien n'est fait en terme de prévention et de prises en charge de ces violences."

L'Assemblée Nationale a ratifié mardi le projet de loi visant à renforcer les violences faites aux femmes et inscrit un nouveau délit, la violence psychologique, dans la loi, c'est un thème que vous connaissez bien ?

C'était notre thème de lutte l'an passé : « Les violences qui ne se voient pas tuent aussi ». Les violences psychologiques étaient évidemment celles qui étaient le plus visées. La création de ce délit reconnaît cet aspect des violences envers les femmes qui est une composante importante de ce qu'elles subissent. À la Martinique, les violences psychologiques et le harcèlement moral arrivent en troisième position derrière les violences physiques et les agressions verbales. Sachant que ce sont souvent des violences qui se cumulent.

Quel est votre sentiment sur cette nouvelle loi et sur ce délit particulier, passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende ?

Même s'il reste des choses insuffisantes, cette loi est quand même un pas important, bien que pas mal retouchée par le Sénat par rapport à la version première. En tant que membre du Collectif National pour les Droits des Femmes et de la Fédération Nationale Solidarité Femmes, l'Union des Femmes de la Martinique a oeuvré à son élaboration. C'est le travail de terrain mené par toutes les associations présentes au plus près des femmes victimes qui a permis de faire ce groupe de pression. L'inscription du délit de violences psychologiques est une reconnaissance de l'impact de ce type de violences envers les femmes.

Vous appelez les collectivités à leurs responsabilités ?


En effet, cette avancée doit permettre aux institutionnels et aux collectivités de prendre en compte ce problème et de mettre un axe contre les violences dans leur politique. À la Martinique, rien n'est fait en terme de prévention et de prises en charge de ces violences. Même si, en tant qu'association, nous recevons des subventions, cela ne dédouane pas les collectivités de leur propre politique. Nous devrions être un maillon de la chaîne mais nous avons souvent l'impression de porter beaucoup de choses. En tout cas, nous continuons à nous mobiliser et à sensibiliser. Ce samedi 3 juillet, nous serons au Morne-Rouge dans le cadre de la Marche Mondiale des Femmes.

Ban Ki-Moon veut un scrutin "crédible" à Haïti


"Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a invité mercredi les autorités haïtiennes à "s'assurer que les élections à venir soient transparentes et crédibles". Ban Ki-Moon s'est félicité de la décision du président haïtien Renée Préval de confier au Conseil électoral provisoire l'organisation des élections présidentielle et législatives du 28 novembre. Selon le secrétaire général de l'Onu, le scrutin devra contribué "au renforcement des institutions démocratiques haïtiennes au moment où le pays se bat pour se remettre de la pire crise humanitaire de son histoire"."

En effet, l'enjeu des futures élections est la crédibilité, à savoir si ces élections reflètent la volonté du peuple haïtien, est-ce que toutes les composantes politiques seront représentées ?

Jusqu'à maintenant, ce n'est pas le cas, le principal parti de ce pays (Fanmi lavalas) se voit régulièrement interdit par les autorités de participer aux élections, ce qui donne lieu à une faible participation lors des élections, des élus ne représentant absolument personne, tant leur score est insignifiant.

mercredi 30 juin 2010

Roses

Les roses n'embaument plus les jardins, leur parfum à disparu au gré des croisements, mais elles continuent à nous éblouir de par leur beauté.

Cette fleur aux pétales délicates opère sa magie, nous envoute en nous arrêtant un instant pour les contempler.

Ce n'est pas ma fleur préférée quoique les roses baccarat sont d'un précieux raffinement, comme si elles étaient d'une rare noblesse.

EZ









"UN PLAN HABITAT AVEC LA CONSTRUCTION DE 1500 A 2000 LOGEMENTS PAR AN"


...Ou de l'art de tromper les plus fragiles des martiniquais...

Un plan habitat avec la "construction de 1500 à 2000 logements par an" : C'était là la promesse de la liste de l'actuel président de région aux martiniquais, lors de la campagne des régionales.

Lorsque l'on connaît les difficultés rencontrées par nos compatriotes dans ce domaine , on comprend que l'espoir des plus défavorisés ait pu être très fort. A titre d'exemple, environ 12 000 personnes sont en attente d'un logement auprès des bailleurs sociaux.

Comment s'explique, pour l'essentiel, ces difficultés de logement ?

Les rapports établis ces dernières années pointent, entre autres facteurs, la diminution de la ligne budgétaire unique de l'Etat français, des produits mal adaptés à la demande et la question foncière...

Le volontarisme seul ne suffira donc pas à surmonter ces obstacles, d'autant que l'on devrait s'interroger sur la nature du "volontarisme" de l'actuel président de région qui a favorisé dans la capitale une politique du logement fondée sur la spéculation et sur l'exclusion des plus défavorisés.La ville a ainsi été livrée aux spéculateurs, attirés par la défiscalisation Girardin dont l'une des conséquences a été l'explosion des prix des terrains.D'ailleurs, on peut s'interroger sur l'efficacité de cette stratégie quand on sait qu'environ 6 000 habitants ont quitté la capitale depuis 2001.

Il reste, car la vérité finit toujours par rattraper les marchands d'illusions,que "le plan de relance" ne prévoit plus que...293 logements neufs ! En trois ans ! On est donc très loin de la construction de 1500 à 2000 logements par an...Or, il faut se rappeler que , dans le programme électoral du ppm and co,le logement constituait une "priorité" forte située dans" l'axe 1", à savoir "le plan de relance".

On verra, par la suite, qu'il en va de même pour les 5000 emplois dont, fait curieux, il n'a même pas été fait état dans les quatre(4) feuilles remises aux élus comme "rapport" de présentation de ce" plan".



Billet du mercredi 30 juin 2010.

Francis CAROLE.

Grève des auditeurs de France Inter




Heure de début : jeudi 1 juillet 2010, à 00:00
Heure de fin : vendredi 2 juillet 2010, à 00:00
Lieu : Toute la France et au-delà, pour ceux qui écoutent via le satellite ou internet

Description

Val et Hees, fiers comme deux coqs dans leurs nouveaux costumes de premiers de la classe, obtenus non pas par leurs bons résultats mais pour avoir copiné avec la femme de "l'actionnaire principal", lancent une grande opération Radio Propre. Finies l'impertinence, la liberté de ton, la curiosité intellectuelle qui ont fait la grandeur de France Inter.
Voici revenu le temps de la conformité, de l'indifférence et de l'information à la botte de la talonnette (et vice versa). Place à l'humour franchouillard des Grosses Têtes et de Bigard, aux émissions bêtifiantes des Fogiel et autres.
Nous auditeurs, n'avons qu'un moyen de nous exprimer : la grève.
Jeudi 1er juillet, nous n'allumerons pas la radio. Et nous le ferons savoir à France Inter, soit:
par écrit: Radio France, 116 avenue du président Kennedy, 75220 Paris cedex 16 -dire qu'on la connaissait par coeur, cette adresse)
sur le site internet de la station : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/radio/ecr/
en téléphonant aux relations auditeurs (3230) ou directement au 01 56 40 36 20
Complétez par un petit email à Philippe Val : philippe.val@radiofrance.com (mais utilisez quand même l'un des media ci-dessus car nous le soupçonnons de filtrer ses messages - ce qui serait, à vrai dire, prudent de sa part)

Décès de Maître Alix BALIN

Mon époux Alix BALIN, avocat freedom-fighter et ancien haut-fonctionnaire haïtien est décédé le 27 mai 2010 en Martinique mon pays où il tentait de traiter un cancer de la prostate. Nous avions quitté Haïti le 27 novembre 2009.

Le 13 mai 1985, Alix BALIN fonda l'ALLIANCE PAN-AFRICAINE, organisation sans but lucratif dont l'objectif est de "1) Favoriser le Dialogue entre les Cultures et participer à l'élaboration de la Culture Universelle... 2) Réconcilier l'Africain(e) avec les derniers 5.000 ans de son Histoire et de sa Civilisation remis en lumière grâce au génie de l'Egyptologue sénégalais Cheikh ANTA DIOP" (Statuts, Article 1).

Ayant combattu toute sa vie la corruption, Alix BALIN est décédé dans le dénuement le plus total.
Il n'a laissé aucune propriété matérielle.
Cependant l'ALLIANCE PAN-AFRICAINE espère rééditer certains de ses livres sur le Développement Endogène, la Culture et l'Economie Solidaire.

Alix et moi nous sommes rencontré(e)s à Paris, France en 1985.
Nous nous sommes marié(e)s à Port-au-Prince, Haïti en 1991.


Mireille PAME-BALIN,
journaliste martiniquaise féministe,
présidente de l'ALLIANCE PAN-AFRICAINE
alliance.pan_africaine_at_yahoo.fr
femmesafriquecaraibe_at_yahoo.fr
Tel.: France (33)6.01.33.46.89
Haïti (509)38.57.05.14

25 juin 2010