mardi 6 juillet 2010

39 e festival culturel de la ville de Fort de France



Programme Festival 2010

Arrêter l’exode massif des médecins haïtiens vers l’étranger

A l’initiative de Association médicale haïtienne (AMH), du ministère de la santé publique et de la population supportés par des universités étrangères, un colloque s’est tenu, vendredi, à Pétion Ville, sur la restructuration de la formation médicale en Haïti.

Ce colloque fait suite à une série de réflexions entreprises depuis un mois au Canada sur la nécessité de standardiser la formation dans toutes les universités qui forment des médecins en Haïti.

Selon le directeur général du ministère de la santé publique et de la population, Dr Gabriel Timothée, il faut améliorer le système sanitaire haïtien en fonction des besoins de la population, de la vision politique d’accès universel de soins de santé de la population et du niveau standard de la formation des médecins haïtiens qui doivent cependant répondre à la réalité du pays.

La présence des universités étrangères à ce colloque aurait permis aux universités de médecine haïtienne de bénéficier des apports techniques et technologiques.

« Nous capitalisons sur la solidarité des universités étrangères en vue de reloger les établissements universitaires détruits par le séisme », a déclaré le directeur général du ministère.

Pour sa part, le président de l’association médicale haïtienne, Dr Claude Suréna, a salué cette coopération avec des partenaires étrangers.

Grâce à ce colloque, les médecins haïtiens seront mieux formés, selon le président de l’association médicales haïtienne qui plaide pour des objectifs communs notamment relatifs au nombre de médecins dont le pays a besoin.

« L’Etat a un rôle central à jouer dans la détermination du nombre de médecins nécessaires pour fournir les soins qui s’imposent à la population. Les universités haïtiennes doivent s’organiser pour répondre à cet objectif », dit-il.

Chaque année, environ 250 étudiants sont diplômés en médecine, des universités publiques et privées en Haïti.

Claude Suréna regrette que 80 % des récipiendaires laissent le pays pour immigrer à l’étranger.


Lundi, 05 Juillet 2010
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Haïti - Élections : Fanmi Lavalas dénonce les magouilles contre Artistide


La semaine dernière, le chef de l’Etat avait réaffirmé que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) n’avait exclu aucun parti du processus, tentant d'expliquer que l’institution ne pouvait pas inscrire pour les mêmes postes plusieurs candidats présentés par des branches d'un même parti .

Le docteur Maryse Narcisse, coordonnatrice de Fanmi Lavalas, a rappelé qu’après l’avoir dument mandatée, Jean-Bertrand Aristide, le chef de Fanmi Lavalas, en exil forcée en Afrique du Sud, avait confirmé qu’il était bel et bien l’auteur du mandat, rejeté par le CEP, qui avait l’autorité à inscrire les candidats du parti et le représenter sur le terrain en attendant son retour dans le pays. Elle soutient qu’il ne peut y avoir de légitimité dans une élection en l’absence du parti majoritaire qu’est Fanmi Lavalas.

« Ceux qui luttent pour maintenir le président Aristide en exil, sont ceux-là même qui veulent exclure son parti du processus électoral et qui sont également contre la paix et la stabilité », a souligné le docteur Narcisse, ajoutant que ces mêmes individus ne connaissent que leurs que leurs intérêts de clans.

Pour sa part, l’ancien député Lionel Etienne, a réaffirmé la volonté des membres de Fanmi Lavalas de lutter jusqu’au bout en vue de forcer le chef de l’Etat, René Préval, à la démission. L’organisation continue de dénoncer ce qu’elle qualifie de magouilles orchestrées par le pouvoir en place et le Conseil électoral provisoire (CEP) pour continuer à garder le parti de l’ancien président Aristide en dehors du processus électoral.

Plusieurs autres participants ont fait savoir que les arguments du président Préval et du CEP pour tenter d'évoquer la loi dans le dossier de Fanmi Lavalas ne tiennent pas dans un pays où l'exécutif et le législatif présentent et votent des lois pour permettre à des étrangers de diriger le pays.

Ils se disent étonnés de voir la MINUSTAH censée être là pour aider au renforcement de la démocratie, soutenir en action ou par son silence des pratiques d'exclusion inacceptables.

lundi 5 juillet 2010

CHLORDECONE



CE QUE NOUS INSPIRENT LES REVELATIONS DE L’ETUDE « KARU PROSTATE ».

lundi 5 juillet 2010

Cela fait longtemps qu’on attendait les résultats de cette étude et ses conclusions. Au vu de ceux-ci, j’espère que les victimes du cancer de la prostate vont s’organiser et se constituer partie civile pour que justice leur soit rendue.

Les révélations de cette étude baptisée « Karu Prostate » appellent deux types de commentaires de notre part :

A. Les enseignements qui tapent à l’œil.

J’ai entendu la présentation faite sur les médias locaux par le Professeur BLANCHET, dont je salue au passage le cartésianisme et le dévouement aux principes issus du serment d’Hippocrate. Car si les pouvoirs publics ont su s’abriter derrière l’attente des résultats de cette étude, ils n’en ont pas été à l’origine, car c’est le Professeur BLANCHET lui-même, urologue de renommée internationale exerçant en Guadeloupe, qui a initié ses recherches, par pure curiosité scientifique, face à l’acuité de la problématique prostate dans nos régions. Je ne peux toutefois m’empêcher de penser que la publication des résultats de son étude a été différée, puis édulcorée afin d’éviter toute panique, tout alarmisme. Quoique l’on puisse dire, il est aujourd’hui évident que :

Le lien entre Chlordécone et Cancer de la Prostate est établi !
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Si les propos des chercheurs BLANCHET et MULTIGNER, tels qu’ils sont diffusés en Guadeloupe, sont de nature à minimiser l’impact de leurs révélations, l’article qu’ils ont publiés en anglais, dans un magazine scientifique jouissant d’une grande notoriété, ne laisse planer aucun doute :

Ce qui nous préoccupe, c’est que :

1. Un seuil d’indiction est désormais établi ; C’est à partir de la présence d’un microgramme (1µg/l) de chlordécone / litre de sang que le risque cancéreux est accru.
2. Dans l’étude « Karu Prostate », seulement 5% des personnes examinées étaient des ouvriers agricoles. Cela veut dire que la contamination ne se produit pas seulement par contact direct. Cela veut aussi dire que la chaîne alimentaire est contaminée (eaux, fruits et légumes).
3. Les révélations de « Karu Prostate » devraient couper cours à la campagne de désinformation orchestrée par les services de l’Etat qui voudraient nous faire croire que c’est parce que la grande majorité des Guadeloupéens est d’origine africaine, que nous serions prédisposés à développer le cancer de la prostate. Il est désormais établi qu’une enzyme dénommée « chlordécone réductase » produite par l’homme, peut induire une résistance au chlordécone. Chez les individus examinés dans l’étude « Karu Prostate », cette enzyme (chlordécone réductase) fonctionne bien. Ce n’est donc point un facteur génétique qui nous a affaiblis originellement et rendus définitivement vulnérables à ce pesticide.
4. Nous avons la confirmation du caractère lipophile du chlordécone, c’est-à-dire qu’il se fixe aux graisses ; Il conviendrait de ne pas se limiter au cancer de la prostate, mais au contraire, étendre le spectre des recherches à la sphère gastro-intestinale (foie, colon, pancréas,…). Une précédente étude « Hibiscus » avait déjà alerté sur les cas de femmes enceintes (présence de chlordécone dans le cordon ombilical). D’où la nécessité d’accentuer la surveillance des fœtus et d’une éventuelle rémanence de chlordécone dans les organismes des nouveaux nés.
5. L’étude laisserait maintenant à penser que le diabète de type 2, provoqué par la nourriture graisseuse, favoriserait le lien chlordécone/cancer de la prostate.

B.Que faire face à ces enseignements ?

Il ne s’agit pas de verser dans l’alarmisme, ni laisser accroire que la Guadeloupe ne peut plus être nourrie par l’agriculture locale et la pêche ; une telle assertion serait catastrophique pour notre économie. Certes, il ne s’agit pas de se taire, sous prétexte que l’économie importerait plus que la santé. Mais il n’est plus possible de faire l’autruche, de refuser de regarder le problème en face et s’abstenir encore de mettre en place :

* 1) Une vraie traçabilité comme l’exige la loi, afin que les consommateurs sachent exactement ce qu’ils achètent et ce dont ils se nourrissent. Cela suppose que soit dressée une cartographie sincère de la pollution au chlordécone, qui intègre le risque généré par les transferts d’eau issue de zones contaminées vers des régions soit disant « non-contaminées ». A ce stade, il convient de signaler que les turbulences météorologiques bouleversent les rivières et les cours d’eau, mettant à nue, en surface et ailleurs, des résidus de chlordécone blottis dans les sédiments. On ne peut donc se contenter de contrôles effectués en période d’étiage pour mesurer les taux de pollution au chlordécone.

* 2) Nous exigeons qu’il soit procédé au dépistage systématique de chlordécone et/ou de cancer de la prostate chez les hommes âgés de quarante ans et plus (40 ans et +) pour favoriser la guérison. Quant aux femmes, même si elles n’ont pas de prostate, on ne peut faire abstraction des risques qu’elles encourent, notamment par l’imprégnation du chlordécone aux parties graisseuses de l’organisme.

* 3) La Guadeloupe étant désormais reconnue comme leader en matière de cancer de la prostate, nos chercheurs doivent être aidés et leur indépendance préservée pour que notre pays Guadeloupe soit leader, non pas seulement en taux de cancer de la prostate, mais également dans la recherche scientifique en la matière. La Guadeloupe doit être leader mondial en matière de recherche sur le chlordécone et les pesticides en général.

* 4) Plan de recherche d’envergure et tous azimuts (sols, eau, fruits,…)

* 5) Plan de reconversion intense pour les agriculteurs vers des cultures et des modes opératoires compatibles avec la pollution des sols afin d’éviter toute spéculation foncière.

Il est temps que les guadeloupéens et martiniquais s’allient et se mobilisent vraiment pour que ce désastre, qui s’apparente à l’affaire du sang contaminé, soit traité à l’échelle qu’il convient, tant du point de vue sanitaire, que social et économique.

Pour ce qui est de la recherche des responsabilités, nous continuons résolument le suivi de la plainte avec constitution de partie civile que nous avons déposée au Pôle Santé du TGI de Paris des chefs d’« administration de substances nuisibles » et « mises en danger de la vie d’autrui », au nom de l’Union des Producteurs de la Guadeloupe (UPG) et l’Union Régionale des Consommateurs (URC) de la Guadeloupe. Pas à pas, nous démantelons le mensonge d’Etat et la Vérité s’impose jour après jour, malgré les souffrances qui nous ont déjà été infligées dans ce rude combat. Personnellement, je suis prêt à aller jusqu’au bout de cette quête de VÉRITÉ et de JUSTICE !

Harry Durimel

GROUPE DES PATRIOTES MARTINIQUAIS ET SYMPATHISANTS


COMMUNIQUE N°5
SUR LA PLAINTE POUR VIOLATION
DU SECRET DES CORRESPONDANCES
PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL
ET SES SERVICES


« Le tribunal administratif ordonne au président du conseil régional de la Martinique de donner à ses services toutes instructions pour qu’il soit immédiatement mis fin aux agissements susmentionnés. »

Suite à une audience en date du 2 juillet 2010, le tribunal administratif de
Fort-de-France a donné raison au groupe des patriotes et sympathisants qui, par l’intermédiaire de Maître GERMANY, avait introduit un référé-liberté pour violation du secret des correspondances.

Le tribunal administratif précise dans ses attendus :

« En ce qui concerne les faits :

Considérant qu’il résulte de l’instruction et notamment des cachets d’une part du service du courrier du conseil régional de la Martinique et d’autre part du cabinet du président de cette instance qui ont été apposés sur de nombreux courriers adressés aux quatre requérants, élus de l’opposition dans cette assemblée, et qu’il n’est d’ailleurs pas contesté, que les plis adressés à certains conseillers régionaux sont systématiquement ouverts sans qu’il soit fait de distinction entre les différentes catégories de courriers que peuvent recevoir ces élus et sans que soit recueilli l’accord préalable des destinataires de ces courriers ;

En ce qui concerne l’atteinte à une liberté fondamentale :

Considérant que le secret des correspondances, dont la violation est sanctionnée par l’article 432-9 du code pénal, et la liberté d’exercice de leurs mandats par les élus locaux ont le caractère d’une liberté fondamentale au sens de l’article L.521-2 du code de justice administrative ; qu’il ne résulte pas de l’instruction et qu’il n’est d’ailleurs pas soutenu, que les agissements susanalysés soient justifiés par des circonstances particulières ; que de tels agissements portent une atteinte grave et manifestement illégale au secret des correspondances et à la liberté d’exercice de leur mandat par les élus régionaux ;

En ce qui concerne l’urgence :

Considérant que, compte tenu des conséquences que les agissements susanalysés entraînent en permanence sur le secret des correspondances et sur les conditions d’exercice de leur mandat par les élus de la région, il y a urgence d’y mettre fin… »

En conséquence de quoi, le tribunal administratif ordonne ce qui suit :

« Il est prescrit au président du conseil régional de la Martinique de donner à ses services toutes instructions pour qu’il soit immédiatement mis fin aux agissements susmentionnés. »

Martinique, le 5 juillet 2010

Pour le Groupe des Patriotes et Sympathisants
Daniel MARIE-SAINTE

Des manifestants réclament le retour de Jean Claude Duvalier


Des partisans de Jean Claude Duvalier ont pris part à une manifestation samedi dans la commune de Delmas. Au rythme de tambours et autres instruments de musique les manifestants ont réclamé le retour au pays de l'ex dictateur vivant en exil depuis 1986.

Organisée à l'occasion du 59 eme anniversaire de Baby doc, la marche a permis aux dirigeants du parti Unité de réaliser leur deuxième activité populaire en deux mois. Les manifestants souhaitent que Jean Claude Duvalier retrouve son pays natal afin de prendre part aux prochaines élections présidentielles.

Munis de drapeaux noir et rouge et de T shirts avec des photos de l'ex dictateur, les manifestants ont déambulé dans une ambiance de fête sur l'autoroute de Delmas. " Le plus grand cadeau que je pourrais avoir est le retour de mon président Jean Claude", a lancé un manifestant. Un autre explique que les haïtiens vivaient en paix sous la présidence de Jean Claude. Plusieurs manifestants indiquent que les malheurs d'Haïti dans les aspects sécuritaire, morale et économique ont débuté après le départ de Baby doc.

Les dirigeants du parti Unité semblent déterminé à marquer par des manifestations les grandes dates de la période de la dictature de Duvalier. Le 22 mai dernier, les partisans de Duvalier avaient organisé une manifestation dans la commune de Pétion ville.

LLM / Radio Métropole Haïti

Haïti - Social : Loi sur la paternité, louable mais inapplicable


« En général, dans la société haïtienne, le sort des femmes est absolument navrant. En Haïti, 47 % des familles sont monoparentales, l'écrasante majorité de ces familles étant dirigées, évidemment, par des femmes. Ces femmes ont en moyenne six enfants, le plus souvent de deux ou trois pères différents [...] les femmes sont en état de dépendance économique permanente » explique Yolette Mengual, chef de cabinet de la ministre de la Condition féminine « Elles ont besoin d'un homme pour avoir de l'argent. Elles couchent avec cet homme, elles ont un ou deux enfants, puis il s'en va et elles doivent trouver un autre homme...»

« C'est encore pire depuis le tremblement de terre puisque bien des femmes ont perdu leur petit commerce de revente ou leur petit boulot [...] les hommes qui sèment à tout vent et qui prennent la poudre d'escampette, c'est véritablement une catastrophe en Haïti, parce que cela condamne trop souvent les enfants à la pauvreté, à l'exclusion, bref, à la rue » s’exclame-t-elle.

En réponse à cette situation, Marie Laurence, Jocelyn Lassègue, ancienne ministre à la condition féminine et aux droits des femmes est à l’origine d’un projet de loi sur la paternité (enfants nés hors mariage), ratifié le 10 mai dernier par la chambre basse. Responsabiliser les pères délinquants est sans conteste louable mais cette loi est-elle applicable en Haïti? «

L’application d’une telle loi trouve rapidement ses limites. Il faut avant tout qu’une femme fasse la démarche juridique contre son concubin (ce qui n’est pas simple, compte tenue des menaces...), puis il faudra que la justice retrouve le père délinquant et que la preuve (par test génétique) soit faite qu’il est bien le père (en Haïti aucun laboratoire ne permet de faite ce genre de test couteux et compte tenu de l’étendu du problème c’est des centaines de milliers de tests qu’il faudrait envisager - qui va payer?). Ensuite, le père délinquant devra être condamné à payer une pension alimentaire (ou autre) afin d’assumer ses responsabilités (avec 75% de personnes sans revenus...on voit difficilement le gain pour la mère et ses enfants). Enfin il faudra que le père respecte cette condamnation (chose difficile même dans les pays industrialisé). Ceci pour dire que sur le fond, Marie Laurence, Jocelyn Lassègue à totalement raison mais au delà de ne l’inaction inacceptable, l’application de cette loi est malheureusement inapplicable.

Seule l’éducation permettrait de limiter le comportement de ces pères délinquants, mais il faudra plusieurs générations avant que la ce comportement banalisé dans la société haïtienne change, et en attendant, les femmes vont malheureusement devoir continuer à supporter toutes les conséquences de ces pères irresponsables.

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