mercredi 30 mars 2011

2011 Victorin LUREL rend hommage au courage, à la détermination et à l’efficacité remarquables dont a fait preuve Patrick KARAM



Le député et président du Conseil régional de la Guadeloupe, Victorin LUREL, tient à rendre hommage au courage, à la détermination et à l’efficacité remarquables dont a fait preuve Patrick KARAM comme délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer.

Durant ses trois années et demi en fonction, Patrick KARAM est en effet parvenu à mettre en œuvre de nombreuses mesures innovantes, dont l’objectif a été l’amélioration constante de la vie quotidienne des ultramarins de l’Hexagone.

En matière d’égalité des chances et de lutte contre les discriminations, mais aussi en matière de continuité territoriale, le délégué interministériel a obtenu des succès tout à fait probants qui ont donné une réelle dimension à un poste qui n’existait pas avant lui. « Je pense notamment aux actions menées en bonne intelligence avec les collectivités locales ultramarines sur la problématique des logements étudiants », a indiqué le député de la Guadeloupe.

« Dans une République qui peine encore à assumer sa dimension multicolore, multiethnique et multiculturelle, Patrick KARAM a ouvert de nombreux chantiers. Il reviendra à son successeur Claudy SIAR de les poursuivre en faisant preuve, je l’espère, d’une même capacité à travailler en confiance avec l’ensemble des élus, et en bénéficiant d’une réelle écoute de la part du gouvernement, et de la ministre de l’Outre-mer en particulier », a estimé Victorin LUREL.

DROIT D'INGÉRENCE IMPÉRIALISTE

La chute du colonel Kadhafi, exigée publiquement par l’Occident, restera une première. Il y aura un avant et un après. Avant, un pays entrait en guerre contre un autre quand il accusait celui-ci, à tort ou à raison, d’être une menace militaire pour lui-même ou pour un pays allié. Même si de tous temps, des gouvernements ont apporté des aides militaires à un camp ou à un autre lors d’une guerre civile, cela se faisait via des “légions” ou des “brigades” qui n’engageaient pas officiellement leurs pays.


Les bombardements de la France en Lybie, d’abord, la coordination par l’Otan des opérations sur le terrain ensuite, la réunion à Londres de quarante ministres des Affaires étrangères pour assurer “le pilotage politique” de l’intervention enfin, se sont faits, eux, au nom du “droit d’ingérence humanitaire” que beaucoup qualifie plus justement de “droit d’ingérence impérialiste”.



Et ce parce que l’actuel régime lybien ne s’était pas écroulé face aux mécontentements d’une partie de sa population, à l’instar de ceux de la Tunisie et de l’Égypte. La détermination du “chef et guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste” (ouf !) à reprendre les choses en main, de façon certes musclée, aurait mis un probable coup d’arrêt aux turbulences qui secouent actuellement tous les pays arabes.

Turbulences dont les USA, son allié traditionnel la Grande-Bretagne, et compère actuel la France, espèrent tirer des profits différents : conserver hégémonie économique et politique pour les premiers au Proche et Moyen-Orient, se construire un stature d’homme d’État international pour faire oublier les déboires de sa politique intérieure pour l’actuel locataire de l’Élysée.

L’échec de la révolution d’une partie du peuple lybien était une menace directe pour de telles ambitions.

Après le traditionnel pilonnage médiatique en bonne et due forme pour asseoir dans les mentalités que Mouammar Kadhafi était à lui tout seul la réincarnation de Gengis Khan, Adolf Hitler et Saddam Hussein et que les opposants à son régime étaient tous de légitimes aspirants à la liberté démocratique, islamistes compris, il n’y avait plus qu’à attendre les premières réactions du Régime de Tripoli contre les insurgés pour décider d’une intervention militaire.


Soit une ingérence caractérisée dans les affaires strictement intérieures d’un pays qui ne menaçait en rien les pays intervenants ;


Soit une volonté désormais officielle de l’ONU de contrôler, militairement si besoin est, les affaires intérieures des pays dans le monde ;


Soit cette fameuse gouvernance mondiale qu’appellent de leurs vœux les plus avides les dirigeants des puissantes multinationales, toutes par essence apatrides.



L’Allemagne s’est abstenu d’apporter sa complicité dans l’affaire pour cause d’élections, dit-on. Après soixante années de culpabilisation massive, les Allemands actuels ne sont effectivement guère enclins à participer à quelque aventure militaire… Plus importantes sont les attitudes de la Russie et de la Chine qui avaient la possibilité de bloquer l’intervention. Ils se sont contentés d’une abstention qui lui laissait le champ libre. Simple hypocrisie ou n’est-il pas légitime se penser qu’ils ont monnayés fort chères leurs neutralités ? Ce qu’ils ont obtenus en échange n’a pas été rendu publique ; c’est peut-être une des surprises à venir bientôt…


À moins que Russie et Chine ne soient persuadés que l’aventure lybienne pourrait peut-être bien être un nouveau bourbier militaire, après celui d’Afghanistan et d’Irak, où les forces auto-proclamés démocratiques pourraient bien à nouveau s’empêtrer. Pour notre part, on le saura en comptabilisant le nombre de soldats français qui pourraient y perdre leur vie. Un décompte macabre qui, de toute façon, ne commencera, comme pour les deux autres pays envahis, que dans l’après-Khadafi…




Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Haïti : les résultats provisoires de la présidentielle reportés au 4 avril


"Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes."
Le Conseil électoral provisoire d'Haïti a annoncé mardi le report au 4 avril des résultats provisoires du second tour des élections présidentielle et législatives pour cause de "fraudes et d'irrégularités".
Dans le calendrier électoral, la publication des résultats préliminaires était prévue pour le 31 mars et les résultats définitifs pour le 16 avril. "Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes", a expliqué le CEP dans un communiqué.
"Le Conseil électoral est donc amené à reporter au lundi 4 avril 2011 la publication des résultats préliminaires", a ajouté le CEP.Plus de 12.500 procès-verbaux, soit 60% des PV issus des élections font l'objet de vérification, selon le centre de tabulation.
Cet organisme supervisé par des observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), est chargé de comptabiliser les votes des scrutins des élections en Haïti.
Le premier tour de la présidentielle, le 28 novembre, avait été entaché par des violences et des irrégularités. Le second tour opposait le 20 mars le chanteur populaire Michel Martelly, 50 ans, à l'ancienne Première dame Mirlande Manigat, 70 ans.

AFP

mardi 29 mars 2011

Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés

P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV).
« Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale.

8 medicaments particulièrement dangereux sont à retirer du marché

8 medicaments particulièrement dangereux sont à retirer du marché sans attendre : Actos (diabète), Arcoxia (arthrose, rhumatologie), Equanil (sevrage alcoolique), Hexaquine (crampes), Nexen (douleur), Valdoxan (dépression), Vastarel (angine de poitrine, vertige, acouphènes) et Zyban (sevrage tabagique)"

Cantonales Guadeloupe : Le degré zéro de la Politique


Les résultats des élections cantonales sont connus. A une ou deux exceptions près, les sortants ont été reconduits. On prend les mêmes et on  recommence. Comment s’en étonner, quand on connaît la force du clientélisme dans notre pays, où – à cause de la rareté de l’emploi – beaucoup de citoyens sont sensibles aux petites faveurs et autres arrangements avec ceux et  celles qui détiennent une parcelle de pouvoir. La peur des représailles est aussi un argument de poids. Qui prendra le risque de voter contre un sortant, quand il attend, par exemple, une subvention, un emploi administratif pour le « rejeton », pour un neveu ou pour un cousin… Les politiciens retors le savent et ils en jouent à merveille.

Certains grands élus pourraient impulser un vent de changement autour d’une bataille d’idées afin de permettre à une vraie démocratie de s’instaurer en Guadeloupe.  Hélas !  la soif de pouvoir est plus forte que l’intérêt général.
A cet égard, le CIPPA ne peut que fustiger l’attitude du Président du Conseil Régional qui n’a qu’un but : éliminer tout adversaire politique hostile à son dessein personnel. Ainsi a- t- on pu voir ce président soutenir une candidate de droite au Moule contre un candidat se réclamant de la gauche et utiliser la «  grosse artillerie » pour essayer d’éliminer de la scène politique trois candidats au Lamentin, à Port-Louis et aux Abymes au seul motif que ceux-ci se réclamaient des idées autonomistes. Heureusement cette tentative a échoué !

Toutes ces manœuvres dérisoires (que certains ont appelé « intelligence politique ») se font dans un climat de profond désarroi de la grande majorité de la population. Le chômage bat tous les records, la production agricole et industrielle s’effondrent, la vie chère rogne chaque jour un peu plus le pouvoir d’achat des classes laborieuses, des centaines d’emplois sont supprimés dans la fonction publique, la moitié des communes est en déficit, la violence décuple… et ces messieurs font preuve d’une autosatisfaction qui frôle l’indécence.

Plus que jamais, face à l’urgence économique et sociale et au manque de perspectives de la classe politique actuelle, le CIPPA milite et s’engage pour une véritable alternative économique et politique qui conduise enfin à une responsabilisation de nos élus, face aux nouveaux enjeux qui attendent notre pays.



Alain Plaisir

Président du CIPPA (Comité d’Initiative pour un Projet Politique Alternatif)

Départ de Patrick KARAM

Daniel Dalin


Apres quatre années passées à la tête de la Délégation Interministérielle pour l’Egalité des Chances des Français d’Outre mer, Patrick KARAM a été, sur sa demande, relevé de ses fonctions aujourd'hui, le 29 mars.

Doué d'une force de travail hors du commun Patrick KARAM s’est attelé dès son arrivée à la Délégation en 2007 à la lourde tâche de lutter contre les discriminations touchant les ultramarins de l'hexagone.

Durant ses presque quatre années de mandat, il a engagé bon nombre des réformes prévues à son programme. Sur d'autres sujets, il a jeté les bases d'une vraie réflexion, d'un véritable terreau qui ne pourra que porter des actions futures.

Intransigeant lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des ultramarins, Patrick KARAM a su faire évoluer le regard de ses partenaires politiques, luttant pied à pied lorsque cela était nécessaire, afin que l'Etat prenne ses responsabilités vis-à-vis des Français d'Outre mer.

Le Collectifdom regrette le départ de cet homme qui a su également fédérer les associations en les aidant à se structurer et en leur montrant l’absolue nécessité de travailler ensemble.

Sans aucun doute, son départ de la Délégation laissera un vide abyssal dans la politique Outre-mer du gouvernement, puisque nous constatons avec amertume que depuis sa démission, présentée au Président de la République le 6 janvier 2011, de nombreuses prises de position malheureuses voire déshonorantes ont été affirmées par certains représentants de la majorité gouvernementale.



Pour le Collectifdom
Daniel DALIN
Président
0610024019
Le 29 Mars 2011