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lundi 26 décembre 2016

Qu'as tu entendu dans l'appel de Jean Ping le 23 décembre 2016 ?


Pour le pouvoir, Jean Ping a demandé à l'armée de se joindre au peuple car l'engagement dans l'armée suppose défendre la Patrie.
Il n'a pas dit que ça. Il a aussi demandé aux pdgistes de se réveiller pour défendre leur pays et son peuple. Tous les gabonais savent aujourd'hui que des pays se partagent déjà le Gabon laissant les gabonais de côté, dans la pauvreté totale. Regardez comment les domaines fondamentaux (éducation nationale et santé) sont sabotés. Les dirigeants de ces pays savent que soutenir un pouvoir qui tue l'école et la santé conduit le pays et son peuple à une mort certaine. 
Les français, les marocains, les sénégalais, les béninois, les maliens... chacun a une portion de notre pays. Les dirigeants de ces pays ont compris qu'en soutenant un pouvoir rejeté par son peuple, ils deviennent les maîtres à bord et peuvent tout avoir tout en mettant les gabonais à l'écart. C'est ce que nous vivons en ce moment dans notre pays. 
L'appel de Jean Ping aux pdgistes a tout son sens et beaucoup ont compris.

vendredi 2 septembre 2016

LA FRANCE PERD LA FINALE DE PING- PONG AU GABON CONTRE ALI BONGO


La Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente ( CENAP), a validé la réélection d' Ali BONGO comme Président élu du Gabon. Une désillusion pour la France qui avait fait de Jean PING son champion, puisque c'est elle qui choisit qui doit gagner sa sous- préfecture qu'est le Gabon.

Lors de la présidentielle 2009, Robert BOURGUI alias " Monsieur Afrique ", ordonnateur et installateur des chefs des comptoirs français dans le continent noir avait lancé : " Le candidat de BOURGUI, c'est Ali BONGO. Or je suis un ami très écouté de Nicolas SARKOZY ". Ali BONGO fut élu avec la force et la bénédiction de la France.

Viré par Ali BONGO, Robert BOURGUI qui se tape le torse dans les journaux français qu'il a transporté des millions d'euros à plusieurs reprises des chefs d' États africains au profit des chefs d' États français, a fait cette fois ci de Jean PING, sa balle de ping- pong pour les jeux de pétrole et d'intérêts de la France.

Premier set: après Manuel VALLS qui venait d'affirmer à la télé française que " Ali BONGO n'a pas été élu démocratiquement", c'est BOURGUI qui mitraille et diabolise Ali BONGO sur tous les plateaux à la veille de l'élection.

Deuxième set: alors que le Parti Socialiste a été englué dans les dénonciations de tricheries massives pendant des semaines pour l'élection de Martine AUBRY comme Premier secrétaire en 2009, c'est le même parti des suspicions qui commence à annoncer Jean PING gagnant, bien avant la fin du dépouillement des votes. Jean PING, par un tour de baguette magique, annonce son élection devant la presse, sans un moindre document. Immédiatement, il est reçu par l'ambassade de France.

Troisième set: le 30 août, on apprend que les ambassadeurs de France et des États-Unis sont chez PING pour finaliser le départ d' Ali BONGO, bien avant la séance plénière de la CENAP et la proclamation des résultats officiels. Maître Éric MOUTET est mandaté pour donner une conférence de presse dans son cabinet à Paris.

Coups de fils du Quai d' Orsay et de l' Élysée, Ali BONGO, acculé dans les filets , sort la balle de match: l'argent frais. On apprend que ce sont les propres agents de Jean PING, représentant l'opposition dans le Haut Ogoué , qui auraient regagné le camp de BONGO et auraient touché 100 millions de FCFA pour marquer contre leur propre camp. À peine le but validé par l' arbitre qu'est la CENAP, Jean PING crie déjà au vol et au complot. Le Gabon risque de se transformer en match de chercheurs d'or noir où chacun manipule son camp dans le noir pour faire couler le sang des Noirs. Comme le disait VAUVENARGUES en 1746: 《 Le monde est un bal où chacun est masqué》.

J. RÉMY NGONO

Ali BONGO bat la France sur son propre terrain

jeudi 1 septembre 2016

Les archives sont cruelles


Le vendredi 17 décembre 2010, le Gabonais Jean Ping était à Abidjan pour tenter une médiation entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui disaient l’un et autre avoir gagné l’élection présidentielle ivoirienne, alors que la tension était vive dans le pays. Les partisans de Gbagbo et Ouattara campaient fermement sur leur position et étaient prêts à en découdre. Face à cette intransigeance de part et d’autre, nous étions quelques-uns à demander qu’on reprenne carrément le scrutin à zéro et qu’on revote tout simplement. Je me souviens d’avoir écrit à l’époque une tribune libre à ce sujet, restée hélas lettre morte:Côte d'Ivoire : Et s'il était déjà trop tard.

Laurent Gbagbo avait, quant à lui, demandé un recomptage des voix. Mais lorsque Ping est venu le voir ce vendredi 17 décembre 2010, il n’a rien voulu entendre, d’autant qu’il était missionné par le président de la Cedeao, lettre officielle à l’appui, pour demander à Gbagbo de quitter le pouvoir au profit de Ouattara, en échange d’une complète immunité. Six ans plus tard, le même Jean Ping se dit victime aujourd’hui d’un hold-up électoral de la part d’Ali Bingo qui affirme avoir remporté le scrutin présidentiel au Gabon. Ping demande à son tour un recomptage des voix mais Bongo ne veut rien entendre. Ce matin, les détracteurs de Ping se moquent de lui sur les réseaux sociaux, en faisant référence à sa médiation ivoirienne. En attendant, la situation est tendue en particulier à Libreville. Si j’étais gabonais, je demanderais, comme en 2010, qu’on reprenne le scrutin à zéro et qu’on revote. C’est possible, à condition de le vouloir vraiment, aussi bien dans la population que dans la classe politique !! C’est d’ailleurs ce que vont faire prochainement les électeurs haïtiens, à la demande de la Commission électorale de leur pays qui a recommandé la reprise de l’élection présidentielle controversée de 2015.


Serge Bilé

mercredi 31 août 2016

Il s’appelle Mamadi Diané


C’est l’homme dont tout le monde parle depuis ce matin sur les réseaux sociaux africains. Il s’appelle #Mamadi Diané. Il était jusqu’ici le conseiller spécial du président ivoirien Alassane Ouattara. Hier, il a été démis de ses fonctions à Abidjan après des révélations très embarrassantes. 

Diané est accusé d’avoir voulu fausser les résultats de l’élection présidentielle au... Gabon. Il a envoyé à Libreville des hackers pour diffuser de faux procès-verbaux et pirater les données du gouvernement gabonais. 

Diané a même téléphoné au candidat #Jean Ping pour lui suggérer de provoquer la démission de la Commission électorale nationale afin de créer la confusion dans le pays. Ce chaos aurait ainsi permis au rival du président sortant #Ali Bongo de se déclarer définitivement vainqueur.

Manque de chance, la conversation entre les deux hommes a été interceptée et divulguée par les services secrets gabonais. On peut l’entendre ici: Jean Ping prépare le chaos avec Mamadi Diané Conseillé spécial de OUATARA.

Bref, cette histoire de pieds nickelés soulève aujourd’hui une question essentielle: Mamadi Diané a-t-il agi de sa propre initiative pour aider Jean Ping ou était-il en service commandé avec l’aval de ses supérieurs qui l’auraient ensuite lâché comme on sacrifie un fusible ?? Quoi qu’il en soit, cette affaire fragilise la position du challenger d'Ali Bongo qui s’était empressé de crier victoire, avant même la proclamation des résultats de ce scrutin particulièrement tendu...


Serge Bilé

vendredi 24 juin 2011

Une victime des gendarmes de Bitam au Gabon



Pardon pour toutes les âmes sensibles, cette image choquante est la photo de l'un des nombreux étrangers morts à la brigade de gendarmerie de Bitam la semaine dernière. Après que les autorités gouvernementales nous ont menti sur les conditions de leur mort, voilà que de nombreuses images que nous nous abstenons de vous montrer viennent prouver le contraire. Non ils ne sont pas morts de choléra mais plutôt du fait de la stupidité et du manque d'humanisme de gendarmes zélés.

jeudi 16 juin 2011

Gabon: Bitam en état de choc !



On ne sait pas encore avec précision le nombre de morts que les gendarmes de la brigade de Bitam centre ont découverts ce matin (16/06/11) en ouvrant les portes de la petite cellule d’à peine 12m2 dans laquelle étaient entassés plus de 20 immigrants clandestins, pour la plupart burkinabé et maliens. Selon nos sources, on compterait déjà 14 morts en fin d’après-midi, mais la population locale soupçonne les gendarmes de vouloir dissimuler certains cadavres. Ce bilan pourrait d’ailleurs s’alourdir dans les prochaines heures avec les révélations des rares survivants et le sort de certains codétenus actuellement en soins d’urgence dans les structures sanitaires de la sous-région.

La nouvelle de ces décès a provoqué une onde de choc sans précédent dans la ville, particulièrement chez les ressortissants ouest africains. 500 à 600 d’entre eux ont spontanément organisé une marche de protestation en direction de la brigade où leurs compatriotes ont trouvé la mort. « Nous voulons la vérité ! », scandaient-ils. Jean-François Mvé Abessolo, un photographe gabonais, a été arrêté par les gendarmes alors qu’il filmait la manifestation.

Cette situation risque de provoquer des troubles dans la mesure où ses proches projettent d’aller le libérer de gré ou de force.Arrivé dans l’après-midi, le ministre de l’Intérieur, Francois Ndongou s’est aussitôt rendu à l’hôpital central de Bitam où il a été accueilli par une bronca : « assassin ! assassin ! ».

Il faut dire que pour son malheur, on venait d’annoncer, quelques minutes auparavant, le décès d’une nouvelle victime.
Appelée en renfort, l’armée s’est ostensiblement déployée dans la ville et ses environs.

Selon la version officielle, les immigrants seraient morts à la suite d’une diarrhée. Une hypothèse qui a eu le don de mettre en colère un ressortissant de Bitam, joint au téléphone : « il n’y a aucune épidémie de diarrhée chez nous, la seule épidémie que nous subissons en ce moment est ce pouvoir assassin dit émergent ! »Déjà accusés de tueries et d’exactions à l’encontre des populations immigrées installées sur le site de Minkébé, dans l’Ogooué Ivindo, les militaires gabonais voient leur réputation se dégrader encore un peu plus.

A ce sujet, certains n’hésitent pas à rappeler les événements de triste mémoire des 3 et 4 février 1993, lorsque près de 80 immigrés ouest-africains étaient morts asphyxiés par des gaz lacrymogènes dans une cellule de la brigade de gendarmerie de Gros-Bouquet.

Interrogé à l’époque par le journal « Le Bûcheron », un maréchal des logis présent sur les lieux avait déclaré : « Au départ, on nourrissait ces immigrés. Cela a duré un mois. Et puis le rythme a baissé. Il a tellement baissé qu’il arrivait qu’on oublie de leur donner de l’eau. Cette rupture d’alimentation a commencé par les rendre nerveux. Ils se battaient souvent. (…) les gendarmes décident de les ranger tous dans la même cellule qui fait 5 mètres de long sur 4 mètres de large. C’est par une petite voie d’aération sur la porte que vous pouvez respirer. On a réussi à en mettre deux cents dans une seule pièce de cette dimension. Il ne faut pas rêver. Les plus faibles mouraient tout de suite »A l’époque, le gouvernement avait cru s’en sortir en parlant d’une « rixe entre détenus ».