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mercredi 21 septembre 2011

Les Haïtiens réclament le départ de la Minustah


Des groupes d'étudiants réclament le départ de la Minustah 


Pour la deuxième journée consécutive des groupes d'étudiants de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) ont exprimé bruyamment leur colère après le viol d'un jeune par des casques bleus uruguayens de la Minustah. Les étudiants de la Faculté d'Ethnologie et leurs collègues ont érigé des barricades de pneus enflammés et lancé des jets de pierres pour réclamer le départ des casques bleus.

Toutes les artères non loin de la faculté d'Ethnologie avaient été bloquées par les manifestants qui n'ont cette fois ci pas été inquiétés par les forces de l'ordre. Les autorités haïtiennes ont décidé de changer de stratégie en évitant les confrontations avec les groupes d'étudiants protestataires.

Mercredi lors de la première manifestation les policiers avaient fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les étudiants qui entendaient marcher jusque devant le Palais National. Les étudiants ont dénoncé l'agression des policiers qui avaient fait irruption dans l'enceinte des facultés. Dans le même temps ils condamnent l'arrestation de certains de leurs collègues. Lors des accrochages d'hier au moins deux journalistes avaient été tabassés par des agents de la CIMO.

Un porte parole des étudiants informe que des organisations de la société civile ont rejoint le mouvement qui devra se radicaliser jusqu'au départ des casques bleus. Comme d'habitude les sinistrés des sites d'hébergement du champ de Mars ont fait les frais des heurts. L'usage de gaz lacrymogène avait provoqué des malaises chez nombre de sinistrés dont des enfants.

LLM / radio Métropole Haïti


16/09/11

Malgré les gaz lacrymogènes, ce jeune Haïtien -caillou en main- ne renonce pas à affronter les forces de l'ordre.

Un manifestant brandit une pancarte où l'on peut lire en créole: «Nous disons non à l'occupation. Vivre Haïti libre!»

Un homme lance un caillou en direction des policiers anti-émeutes, lors des manifestations anti Casques bleus qui se sont déroulées le 14 septembre dans les rues de Port-au-Prince.

Un homme a maille à partir avec des policiers du CIMO, alors que Port-au-Prince est le théâtre de manifestations réclamant le départ de la MINUSTAH.


Un homme fuit les gaz lacrymogènes lancés par les soldats de l'ONU pour disperser les manifestants qui réclament le départ des Casques bleus de l'île. Une vidéo diffusée sur l'internet montrant des Casques bleus du contingent uruguayen violer un Haïtien de 18 ans a révolté la population.

Des manifestants fuient devant les forces de l'ordre. Les Haïtiens sont nombreux à réclamer le départ des Casques bleus de l'île à la suite de deux scandales: après l'épidémie de choléra qui serait imputable aux Casques bleus népalais, voilà que des membres uruguayens de la MINUSTAH...

Un feu brûle dans une rue du centre de Port-au-Prince, alors que plusieurs manifestants sont descendus dans les rues de la capitale haïtienne pour réclamer le départ de la MINUSTAH.

Des agents du CIMO (Corps d'Intervention et de Maintien d'Ordre), un organe onusien, tirent des grenades de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants à Port-au-Prince.

mercredi 7 septembre 2011

Une famille stigmatisée demande justice à l'Etat



Combien de jeunes à Port-Salut, petite ville touristique de la côte sud d'Haïti, sont victimes d'abus sexuel des agents de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) basés dans cette commune ? On n'en saura rien. Les soldats de la force onusienne, dont la mission consiste à assurer un climat sûr et stable, déstabilisent les communautés en catimini.


Haïti: Depuis que les images montrant la scène de viol que les quatre agents uruguayens de la MINUSTAH établis à Port-Salut ont commis sur Johnny Jean, 18 ans, sont diffusés sur Internet, l'information s'est répandue comme une traînée de poudre. La victime, humiliée et offensée, se cloître chez elle et garde le lit pour pleurer.

Dans sa maisonnette construite dans un lakou du bord de mer, Rose-Marie Jean, la mère de Johnny, est effondrée le jour où elle a appris que son fils a été sodomisé, sauvagement violé par quatre agents de la force onusienne au cours du mois de juillet.

« J'ai appris mercredi dernier que quatre soldats de la MINUSTAH ont violé Johnny. Le jour même, son beau-père et moi, nous l'avons questionné sur son silence. Il nous a dit qu'il avait peur de nous en parler surtout que nous l'avions toujours mis en garde de ne jamais passer devant la base des messieurs de la MINUSTAH », dit-elle, la voix blanche.

Une famille stigmatisée

Assise dans une cour parmi les siens, Rose-Marie se dit profondément affectée depuis que les gens de la communauté la pointent du doigt. Elle est devenue la mère du garçon de la vidéo que des jeunes Port-Salutains téléchargent sur leur portable.

La famille est stigmatisée et ne sort dans les rues de Port-Salut qu'en cas de besoin. « Je pleure souvent, je pleure chaque jour. Les gens appellent Johnny madan Minista. Moi, je ne dors pas, ma tension artérielle a augmenté; Johnny se cache dans la maison pour pleurer. »

Tout au cours de notre entretien avec son beau-père, sa tante et deux de ses quatre frères, Johnny n'a pas mis le nez dehors. Pendant que sa mère raconte le malheur de la famille, l'un de ses jeunes fils s'excite et fait des va-et-vient incessants sur la cour. Il crie des mots incompréhensibles en faisant des gestes qui dénotent une grande colère mal contenue.

« Ne t'occupe pas de lui. Il ne se possède plus depuis que tout le monde ici ne parle que de nous », avoue-t-elle.

Rose-Marie distille au compte-gouttes les informations. Elle éprouve une grande pudeur pour parler de son fils consulté au centre hospitalier de Port-Salut bien des mois après le viol que les soldats ont commis sans préservatif ; un viol blessant qui laisse de grandes lésions au niveau de l'orifice anal de Johnny.

A l'échelle de l'infraction, le viol est considéré comme un crime. Aussi les organisations qui prônent la défense des droits humains ont-elles commencé à défiler chez Rose-Marie et investiguer. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) est venu sur le terrain et a mené son enquête, consignée dans un rapport diffusé dans la presse.

« Des membres de la MINUSTAH venus de Port-au-Prince nous ont contactés. Ils sont venus ici. Le juge de paix de Port-Salut, Paul Tartre, est venu nous parler. D'autres personnes sont venues nous supporter », confie-t-elle tristement.

Denis Rémy, l'un des frères de la victime, raconte qu'il était à Port-au-Prince quand il a appris la nouvelle sur les ondes. « Quand des amis m'en parlent, je n'ai pas eu assez de courage pour leur dire que c'est mon frère qui a été victime des soldats de la MINUSTAH. J'ai vraiment honte ! Je ne sais que faire, tout simplement je demande justice à l'Etat de mon pays », dit ce jeune venu de Port-au-Prince pour supporter sa famille.

Repliée au fond de la cour de sa maison sise au quartier du bord de mer, la famille de la victime reste en attente quand des associations commencent à organiser à Port-Salut des marches de protestation afin de réclamer justice et réparation pour les parents de la victime et le départ de la force onusienne que l'on accuse de tous les maux, dont l'apparition du choléra en Haïti qui a fait des milliers de victimes. Hier lundi, sur les pancartes brandies devant la base occupée par les Uruguayens, les manifestants scandaient « Dehors MINUSTAH ! », « Justice pour Johnny Jean ! »



Claude Bernard Sérant

mardi 6 septembre 2011

Extraits d’un rapport du RNDDH : PRÉSENCE ET PERCEPTION DE LA MINUSTAH À PORT-SALUT




A Port-Salut, les agents uruguayens du contingent de la MINUSTAH sont basés respectivement au PS Hôtel, situé à la rue François Capois, à proximité du Lycée Jean Hubert FEUILLÉ et à L’Uruguay Batallion Naval Task Group, une base navale localisée à la rue du Quai, près de la cité du Bord de Mer et du Marché de Port-Salut. Ils assurent la surveillance et la protection maritimes de la côte sud du pays. Leur présence contribue à la diminution du trafic de produits illicites. De plus, ils interviennent dans les cas d’accident de la circulation, offrant leur assistance aux autorités policières en cas de sollicitation.
Ces agents entretiennent avec des filles et des femmes de la population des relations sexuelles contre les produits alimentaires. Ils ont introduit des mineurs issus de familles pauvres, dans des activités commerciales sous forme de troc. En effet, pour se pourvoir en alcool, en cigarettes, en cartes de recharge et en produits illicites comme la Marijuana, ces agents donnent aux mineurs des produits alimentaires qu’ils reçoivent pour leur consommation, à charge par ces derniers de les échanger pour eux. Cette activité connue dans la commune sous le nom de « Cambiar », a été instituée par les agents de la MINUSTAH depuis leur arrivée.
Il faut souligner que cette activité a rapproché les agents de ces mineurs qui assurent le troc à leur compte. Conséquemment, ces mineurs se targuent d’être les amis de ces agents de la MINUSTAH qui profitent de cette prétendue amitié et de leur naïveté, pour les abuser. De plus, il est fait état que les agents de la MINUSTAH mènent à Port-Salut, une vie de débauche, se retrouvent dans les bars et sur les plages à toute heure du jour et de la nuit, dorment chez leurs concubines, et établissent dans la commune des activités de prostitution contre produits alimentaires.
FAITS RELATIFS AU VIOL DE JOHNY JEAN
Johny JEAN, né le 12 décembre 1992, est le dernier fils d’une famille de quatre (4) enfants. Il est admis en cinquième (5e) année fondamentale à l’Ecole Communautaire de Port-Salut. Cependant, pour des raisons économiques, Johny JEAN n’a pu aller à l’école au cours de l’année académique 2010-2011. Il est présenté par sa famille comme étant un jeune préalablement très actif, corpulent et aimant le sport, particulièrement, le football.
Johny JEAN figurait parmi les mineurs qui fréquentaient les agents de la MINUSTAH et procédaient aux activités de troc au profit de ces derniers. Mais, il s’est rapproché d’un dénommé Pocho, un uruguayen agent de la MINUSTAH lui aussi qu’il considère comme étant son ami.
Le jeudi 28 juillet 2011, aux environs de quatre (4) heures de l’après-midi, Johny JEAN revenait d’un match de football et passait près de L’Uruguay Batallion Naval Task Group, situé à quelques mètres de chez lui lorsqu’il a été violemment agrippé par un des agents de la MINUSTAH connu sous le nom de Kolke. Ce dernier l’a introduit de force dans une chambre située sur la base où se trouvaient déjà deux (2) autres agents répondant aux noms de Léo et Nicolas CASARIEGO. Ils ont fait appel à un autre agent, connu pour sa part, sous le nom de Rodriguez qui sortait nu de son bain.
Les quatre (4) agents ont maltraité à coups de poing le jeune Johny Jean. De plus, ils l’ont contraint à s’allonger sur un matelas préalablement placé à même le sol. Son pantalon a été déchiré du côté de l’enfourchure. Retenu mains au dos, l’agent Rodriguez a été le premier à le violer par sodomisation, suivi dans son forfait par Léo. Ces agents n’ont pas utilisé de préservatif pour commettre le viol qui, selon toute vraisemblance, a été bien planifié.
Tout au cours du viol, Johny JEAN appelait son ami Pocho au secours. Ses agresseurs, ne voulant pas que Pocho vienne en aide à leur victime, ont délibérément fermé la porte à clé. Pour sa part, Nicolas CASARIEGO enregistrait la scène à partir de son portable, dans une atmosphère macabrement hilare.
Johny JEAN, après avoir subi le viol, est rentré chez lui. Il n’a raconté les faits à personne, de peur d’être stigmatisé et humilié dans la commune. De plus, en raison du fait que sa mère lui avait préalablement interdit de fréquenter les agents, il n’a pas non plus rapporté le viol à ses parents. La victime saignait et se sentait fébrile.
Conséquemment, il a décidé de découcher, pour éviter tout soupçon de ses parents. Non contents d’avoir violé et battu Johny JEAN, les agents uruguayens se sont fait un plaisir de montrer la vidéo aux jeunes habitués de la base, tous amis de la victime. L’un d’entre eux, ingénieux, a enregistré la vidéo grâce à laquelle l’exaction est rendue publique.
Parallèlement, les images, répandues sur internet et diffusées dans toute la communauté, ont interpellé un ami de la famille qui vit à l’étranger. Ce dernier a appelé la mère et a partagé avec celle-ci les informations qu’il détenait. C’est ainsi que le 24 août 2011, les parents de Johny JEAN ont été mis au courant du viol subi par leur progéniture.
Le 30 août 2011, près d’un mois plus tard, Johny JEAN a été ausculté à l’Hôpital Communautaire de Référence (HCR) de Port-Salut. « L’examen physique de la victime a révélé une lacération de deux (2) millimètres environ, en voie de cicatrisation au niveau de la marge anale. Cependant, aucune prophylaxie n’a été réalisée pour la victime en raison du délai écoulé. En ce sens, il est conseillé de faire un suivi para-clinique des maladies sexuellement transmissibles tant pour les agresseurs que pour la victime. »
Le Juge de Paix de Port-Salut, Paul TARTRE, informé du viol par clameur publique, s’est transporté le 30 août 2011 sur les lieux de résidence de la famille et a recueilli les déclarations relatives au viol. Le 31 août 2011, le dossier, ensemble le pantalon et le maillot que portait la victime lors du viol, a été transmis au Parquet du Tribunal de Première Instance des Cayes pour les suites légales.
COMMENTAIRES
Le RNDDH note que depuis leur arrivée en Haïti, plusieurs agents de la MINUSTAH sont impliqués dans des cas de viol, de vol, de bastonnade, d’assassinat et d’arrestations illégales et arbitraires. Les cas suivants peuvent être pris en exemple :
1. Le 18 février 2005, trois (3) agents pakistanais du contingent de la MINUSTAH basés aux Gonaïves ont violé Nadeige NICOLAS.
2. Le 20 mars 2005, Robenson LARAQUE, Journaliste de Radio Télé Contact a été mortellement atteint par des projectiles tirés par des agents de la MINUSTAH qui délogeaient les anciens militaires du Commissariat de Police de Petit-Goave ;
3. Le 26 novembre 2005, au Carrefour Trois Mains, sur la Route de l’Aéroport, Marie Rose PRÉCÉUS a été contrainte de faire une fellation pour un soldat jordanien avant d’être violée par sodomisation par ce dernier ;
4. Le 20 décembre 2006, Stephane DUROGÈNE, étudiant en troisième année au Centre de Formation Classique et Économique (CFCE) a été atteint de projectiles à l’oeil gauche tirés par des agents de la MINUSTAH alors qu’il passait près du Commissariat de Delmas 62 ;
5. Le 3 novembre 2007, cent –onze (111) agents Sri-lankais sont impliqués dans un cas d’abus et d’exploitation sexuels dont sont victimes des mineurs ;
6. Le 29 mai 2008, le policier Lucknis JACQUES, affecté au Commissariat de Cité Soleil a été molesté par des agents de la MINUSTAH ;
7. Le 6 août 2008, les agents de la MINUSTAH ont brutalisé deux (2) policiers Donson BIEN-AIMÉ A2 et Ronald DENIS A3, tous deux (2) affectés au Commissariat de Cité-Soleil. Ces faits ont été perpétrés contre les victimes en dépit du fait qu’ils se soient clairement identifiés ;
8. Le 18 août 2010, un mineur orphelin, âgé de seize (16) ans répondant au nom de Gérald JEAN GILLES a été retrouvé pendu à un amandier qui se trouve sur la base des soldats népalais de la MINUSTAH, située à Carénage, au Cap-Haïtien. Ce mineur fréquentait la base et rendait de menus services aux agents qui y sont affectés ;
9. A la mi-octobre 2010, les agents Népalais de la MINUSTAH affectés à Mirebalais sont impliqués dans l’apparition et la propagation du choléra en Haïti par le déversement de déchets humains dans les rivières Boukan Kanni et Jenba ;
10. Le 12 mai 2011, Géna WIDERSON élève en septième (7e) année fondamentale au Collège Centre de Formation Classique de Verrettes, département de l’Artibonite, âgée de quatorze (14) ans, est atteint de deux (2) projectiles tirés par des agents de la MINUSTAH. Cet incident s’est produit au moment où des élèves du Lycée Jacques Stephen Alexis organisaient une manifestation contre la révocation d’un (1) enseignant.
Ces faits ne sont pas exhaustifs. Cependant, dans tous les cas susmentionnés, le RNDDH met en cause la responsabilité de la MINUSTAH et par voie de conséquence, celle de l’ONU car, il est inconcevable que des agents engagés dans une force onusienne, fonctionnent en dehors de toute règle de redevabilité et s’adonnent à des activités répréhensibles de toute sorte sous le couvert de leur immunité conférée par l’ONU.
Aujourd’hui, toute la communauté de Port-Salut détient la vidéo du viol, sujet prisé des discussions, ce qui constitue en soi une stigmatisation à l’encontre de la victime. Conséquemment, si rien n’est fait pour accompagner Johny JEAN en vue de l’aider à surmonter cette douloureuse épreuve et à reprendre les rennes de son existence, il risque de ne trouver aucun goût à la vie.
Les auteurs du viol crapuleux prémédité, perpétré sur Johny JEAN doivent être sanctionnés avec la dernière rigueur. L’Etat haïtien ne peut accepter que ce dossier rejoigne les nombreux cas de violations impliquant les agents de la MINUSTAH et placés dans les tiroirs. Johny JEAN a droit à un procès juste et équitable pour tous les torts causés à son endroit.
Recommandations
Tout en condamnant le viol de Johny JEAN perpétré par les agents uruguayens de la MINUSTAH basés à Port-Salut, le RNDDH recommande aux autorités concernées de :
• Prendre toutes les dispositions pour que justice soit rendue à la victime ;
• Mener des enquêtes supplémentaires sur d’autres allégations de prostitution, de viols, d’usage de produits illicites, perpétrés par les agents uruguayens basés à Port-Salut ;
• Porter le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à inclure, dans les clauses régissant le mandat de la MINUSTAH, des règles de redevabilité relative à la mission onusienne en Haïti.

lundi 5 septembre 2011

Pétition en faveur du départ de la MINUSTHA.



Monsieur le Président de la République,

Nous, haïtiens, vivant en Haïti et dans la diaspora, sommes indignés au plus profond de notre âme et condamnons les actes de violence sexuelle subie par Johnny Jean à Port-Salut par des soldats du contingent uruguayen de la MINUSTHA.  
Ce drame regrettable et malheureux a été diffusé sur internet dans les réseaux sociaux. Cet acte de barbarie, commis sur notre sol par des étrangers est de trop. Ainsi permettez-nous de vous dire qu’une simple lettre de condamnation ne suffit pas.  Alors nous réclamons justice et ce promptement. Que les malfrats  soient jugés sur notre sol. Il est grand temps de faire respecter notre peuple et notre dignité. De plus, nous sommes unanimes à considérer que la présence de la MINUSTHA n’est qu’une farce, ses membres  volent, polluent nos cours d'eau et,  par la meme occasion contaminent la population par le choléra, agressent et tuent impunément.  C’est la raison pour laquelle nous réclamons le départ de la MINUSTHA du sol haïtien. 

Monsieur le Président de la République, nous vous prions de recevoir  l’expression de notre considération distinguée.

NOU BOUKE!  NOU DI ASE!
Signataires de la pétition
1. Francesca Mérentié
2. Rony Sanon
3. Marc Dorcin
4. Harry Jean
5. Jonel D'Haiti
6. Lefranc Joseph
7. Jean Richard Jean
8. Manno Ejen
9. Jude Jonathas
10. Yves Romel Toussaint
11. Taina camy
12. Rebecca Mehu
13. Daniel Jeremie
14. Richardson Seraphin
15. Fabienne Lozis
16. Aris Junior
17. Vadner Cineas
18. Panel Lindor
19. Jean Martinel Louis
20. Samela Bazile Rossignol
21. Sterline Sama
22. Junie Simbert
23. Lunie Jean Louis
24. Flo Alezi
25. Jean Chery
26. Edwige D Pierre
27. Samuel Maxime
28. Faubert Bolivar
29. Frenet Surfin
30. Edgard Gousse
31. Guerline Jean
32. Pierre Moise Célestin
33. Jean Joseph Sony

mercredi 24 août 2011

Haïti-MINUSTAH : Des matières fécales déversées à nouveau dans des rivières



Des matières fécales ont à nouveau été déversées dans les rivières du Plateau Central soulevant la grogne des habitants de la région, alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) pointée dans l’affaire continue de nier toute responsabilité.

Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.

Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s’agit de l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu’il s’agit de l’œuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s’agissait.

Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n’est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.

La route n’a pu être débloquée qu’après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d’organiser de nouvelles mobilisations jusqu’à ce que les militaires étrangers quittent le pays.

La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.

« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.

Des études scientifiques ont confirmé que l’épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d’une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du cholera.

Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.

Cenaré Philfrant, un dirigeant de l’organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu’il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l’ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd’hui à Marmont », déplore t-il.

Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération.

Le président n’a jusqu’ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau Central. 

Ronel Odatte
mardi 23 août 2011

lundi 22 août 2011

LA MINUSTAH NOUS TRAITE D'IMBÉCLES DISONS NON À L'OCCUPATION D'HAÏTI


Après avoir massacré, torturé, violé et humilié les plus appauvris de notre peuple; le commandant militaire de la Minustah déclare que les forces d'occupation sont nos invités. En d'autres termes, nous sommes des idiots, des apatrides, des confus, des naïfs et des simples d'esprit qui avons sollicité l'invasion, l'humiliation, l'occupation de notre patrie; le massacre et le viol de nos enfants, de nos femmes, de nos vieillards et de nos hommes, sans oublier l'importation du choléra, alors que nous célébrions le bicentenaire de notre Indépendance en 2004.


Ces propos nous rappellent les déclarations du colon Réginald Boulos, qui, en octobre 2010, à la veille de la commémoration de l'assassinat du père fondateur de la nation, Jean-Jacques Dessalines, se réjouissait de l'occupation de notre Patrie Éternelle par les mercenaires de l'ONU, en déclarant que, méprisant notre intelligence collective : la présence de la MINUSTAH était bénéfique pour Haïti; et qu'il y aurait plusieurs autres pays qui souhaiteraient connaître le même sort qu'Haïti, mais que l'ONU n'arriverait pas à satisfaire toutes ces demandes.


Évidemment, il n'y a que nos ennemis traditionnels, les colons, qui pillent nos richesses et qui nous humilient, ainsi que nos traîtres et nos confus qui pourraient tenir un tel discours.


Joignons-nous à la grande majorité de notre peuple afin de mettre fin à cette humiliation


La diaspora haïtienne ne peut pas se permettre de rester indifférente à cet affront national? N'avons-nous pas le devoir moral et historique d'appuyer nos frères et soeurs qui luttent, en Haïti, au risque de leur vie, en vue de libérer notre pays des vautours qui l'assaillent?



Haiti Antipropagande, lundi 22 août 2011

lundi 15 août 2011

Haïti : La Minustah affirme ne pas avoir jeté des matières fécales près d’une rivière, tel que le dénoncent des autorités


La Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) a nié que son unité à Hinche ( à 125 km au nord-est de Port-au-Prince) a déposé des matières fécales près d’une rivière qui fait le tour de la ville, comme le dénoncent les autorités locales.

« Il s’est avéré que ces allégations étaient dénuées de tout fondement », déclare la Minustah dans une communication, quelques jours après les dénonciations des autorités de Hinche, selon lesquelles des camions de l’entité ont déposé des matières fécales en plusieurs endroits et non loin de la rivière Guayamuc.
La mission de l’Organisation des Nations Unies (Onu) indique que « le camp de Hinche est équipé d’une usine de traitement de déchets, qui peut être aisément constatée sur place ».

Cependant, les journalistes locaux rapportent qu’ils ont eux-mêmes constaté que des lots de matières fécales ont été déposés dans des fosses près de la rivière, et des camions de la Minustah ont pris part aux opérations qui ont soulevé l’indignation des riverains.

Rejetant les propos de la Minustah, le maire de Hinche, André Renard, souligne qu’il a dû conduire une opération, le mercredi 10 août 2011, pour tenter d’éliminer, par le feu, les déchets qu’il considère comme dangereux.

« J’ai mobilisé des travailleurs et j’ai acheté de l’essence. Je vais envoyer la note à l’Onu », avertit-il.

Le fonctionnaire estime que les pouvoirs exécutif et législatif devraient prendre leurs « responsabilités » dans cette affaire, à cause des risques d’extension de l’épidémie de choléra qui affecte le pays.

C’est dans la ville voisine de Mirebalais (à 68 km au nord-est de la capitale) que s’est déclenchée, en octobre 2010, l’épidémie de choléra qui a causé à ce jour la mort de près de 6 000 personnes dans diverses régions d’Haïti.

Une étude scientifique établit que l’origine de l’épidémie est liée au traitement des matières fécales qui venaient de la base népalaise de la Minustah dans cette région, ce que réfute l’organisation onusienne.

jeudi 11 août 2011

Haiti : Des matières fécales déversées par la Minustah près d’une rivière à Hinche


Children bathe in Guayamouc River in Haiti's central plateau
La population de la région du Plateau Central (est) réprouve les actes de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui a déversé en fin de semaine dernière des matières fécales prés de la rivière Guayamouc. Les autorités locales dénoncent ces pratiques, qualifiées de « vagabondage », moins d’un an après le déclenchement dans cette région de l’épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 5000 morts à travers le pays.

Hinche, 9 août 2011 [AlterPresse] --- Les habitants du quartier de Sully à Hinche (est) sont en colère après que plusieurs camions de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ont déversé, le 6 août 2011, des matières fécales dans des trous creusés à quelques mètres de la rivière Guayamouc.
Les riverains ont été alarmés, mais n’ont pas pu stopper l’opération, selon des témoignages recueillis sur place par AlterPresse.

Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui règne, et personne ne veut emprunter la route menant vers cette partie du quartier de Sully, où les matières fécales dégagent une odeur nauséabonde.

Le maire de la ville, André Renard, qui s’est rendu sur les lieux en compagnie de plusieurs journalistes, n’a pas caché son indignation devant ce qu’il appelle « une atteinte à la dignité humaine ».

« Je réclame, une fois de plus, le départ du contingent népalais. Ce sont des porteurs de la bactérie Vibrio cholerae, ils viennent nous exterminer, il est temps qu’ils partent », ajoute-t-il.

André Renard exhorte la population a s’organiser en brigade de vigilance en vue d’empêcher toute action visant à utiliser leurs quartiers comme dépotoirs de matières fécales.

De son côté, le premier sénateur du Plateau Central, Franscisco Delacruz (Alternative), qualifie le déversement de matières fécales près de la rivière Guayamuc d’acte de « vagabondage ».

L’élu du centre se propose de s’entretenir avec les autorités compétentes de de l’organisation des Nations Unies (Onu) en vue de corriger cette situation.
Par ailleurs, des jeunes qui habitent le village Kiskeya (Hinche) demandent à lÉtat haïtien de prendre des dispositions pour débarrasser le sol national des forces étrangères. Ils menacent de créer des troubles, si leur voix n’est pas entendue.
Des membres de diverses organisations sociales, interrogés par AlterPresse, expriment leur réprobation des actes posés par la Minustah.

Pour eux, les forces onusiennes n’accordent pas d’importance à la vie des Haïtiens. Ils critiquent aussi l’attitude, apparemment insouciante, des responsables de l’État.
Jusqu’à dimanche dernier (7 août 2011), aucun responsable local de la Minustah ne s’était prononcé sur les actions reprochées à la force onusienne.

La thèse, selon laquelle les casques bleus népalais basés à Mirebalais (toujours dans le Plateau Central) ont importé en Haïti la souche de choléra, a été confirmée par des scientifiques, entre autres le Francais Renaud Piarroux.

L’argumentation - accusant la force onusienne dans la propagation du choléra en Haïti - est développée dans le numéro de juillet 2011 de la revue “Emerging infectious diseases”, une publication des centres nord-américains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).

Les scientifiques ont présenté des “preuves solides”, “suggérant fortement” l’implication d’un contingent de militaires onusiens, originaires du Népal, ayant contaminé une rivière haïtienne à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base.

Mais cette thèse a été réfutée par la Minustah.

Dès octobre 2010, les riverains de la rivière de Mirebalais avaient pointé du doigt les militaires népalais dans l’introduction de l’épidémie du choléra, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les départements géographiques du Centre et du Nord d’Haïti.

Il s’en était suivi plusieurs manifestations de protestations contre la force onusienne déployée en Haïti depuis juin 2011.

Ronel Odatte

lundi 8 août 2011

La mission de l'Onu en Haïti au service des intérêts occidentaux



Selon des câbles diplomatiques confidentiels révélés par Wikileaks, les Etats-Unis et l’Onu auraient fait pression pendant des années pour empêcher l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide de retourner dans son pays. Un retour qui menaçait les intérêts occidentaux en Haïti.
Des responsables américains et des membres de l’Onu ont mené une campagne de grande envergure à l’encontre de l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide pendant des années. C’est en tout cas ce qui ressort de plusieurs câbles diplomatiques divulgués par Wikileaks. Selon ces documents, plusieurs responsables de l’Onu et des Etats-Unis cherchaient par tous les moyens de maintenir virtuellement prisonnier Jean-Bertrand Aristide en Afrique du Sud.
Une opération qui mettrait en cause également la MINUSTAH, la mission onusienne dépêchée sur place depuis 2004. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti ne serait en effet qu’une couverture pour protéger les intérêts occidentaux sur l'île.
Ce que semble confirmer Janet Sanderson, ambassadrice américaine dans un câble daté de 2008 : "Un départ prématuré de la MINUSTAH laisserait le gouvernement haïtien vulnérable à la résurgence des politiques populistes et anti-marchés, inversant les bénéfices réalisés ces deux dernières années".
Ce n’est pas la première fois que l’intégrité de l’Onu en Haïti est mise en cause. En 2004, des organisations indépendantes pour la protection des Droits de l'Homme, dont Amnesty, ont accusé la MINUSTAH et la Police Nationale d'Haïti de collaborer à de nombreuses atrocités contre les civils. Faits que l’Onu a fini par reconnaître, mais en ajoutant bien que "cela s'était produit comme une conséquence de la répression menée par la MINUSTAH à l'égard de ce qu’elle a appelé des « gangs »".
Pourtant, au début de l’année 2005, le lieutenant-général Augusto Heleno Ribeiro Pereira commandant des forces de la MINUSTAH témoignant devant une commission du Congrès du Brésil, avait déclaré: "Nous sommes sous une pression extrême de la communauté internationale de recourir à la violence". Il citait notamment les Etats-Unis, le Canada et la France.
En 2006, le chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, avait d’ailleurs "pressé les américains a intenté des actions légal contre Aristide pour empêcher l’ancien président de reconquérir le soutien de la population et de retourner à Haïti".
Suite à ces recommandations, le secrétaire général de l’époque, Kofi Annan avait fait pression sur le gouvernement sud-africain pour "s’assurer qu’Aristide reste en Afrique du Sud". Le successeur de Kofi Annan, Ban Ki-Moon, puis Barack Obama avaient d’ailleurs continué à faire pression sur Pretoria pour les même raisons.
Un retour qui aurait fragilisé le processus démocratique en Haïti selon les Etats-Unis. Argument étonnant lorsque l’on apprend qu’un ambassadeur américain avoue dans un câble de 2005 qu'"Aristide reste la seule figure politique majeure en Haïti qui obtient plus de 50% des sondages en sa faveur".
Argument toujours plus étonnant quand on sait que les Etats-Unis ont ouvertement soutenu la présidence d’Aristide dans les années nonante, allant jusqu’à menacer d’intervenir militairement dans un pays alors dirigé par une dictature militaire.
Mais en 1995, le soutien américain s’arrête net. Cette année-là Jean-Bertrand Aristide, de retour au pouvoir, finit par désavouer son Premier ministre sous la pression populaire. Le peuple haïtien réagissait alors massivement contre un plan de privatisations massives visant les principales entreprises publiques. Plan de privatisations mis en place par des créanciers basés à Washington tels que la Banque mondiale, le FMI et US Aid. Voyant leurs intérêts menacés, les Etats-Unis demandent à Aristide de ne pas briguer un deuxième mandat consécutif, comme le veut la constitution haïtienne. Ce qu’il accepte de faire.
En 2003, alors qu’il avait été réélu trois ans auparavant avec plus de 90% des voix, Jean-Bertrand Aristide est chassé par une rébellion armée. Il quitte le territoire dans un avion américain, accompagné par du personnel de sécurité américain.  L’ancien président a toujours qualifié ce départ "d'enlèvement des temps modernes".
Il faut croire que la pression internationale est retombée après les dernières élections en Haïti en avril dernier. Son parti Lavalas exclu des listes électorales, Jean-Bertrand Aristide a pu rentrer chez lui quelques heures avant le second tour des présidentielles. Arrivé à l’aéroport, il a été accueilli par des milliers de partisans rassemblés derrière les barrières de sécurité.
S.D.

vendredi 1 juillet 2011

MINUSTAH-CHOLERA : C’EST CONFIRMÉ ! LES NATIONS-UNIES À L’ ORIGINE DE L’ÉPIDÉMIE, SELON DES SCIENTIFIQUES



La thèse, selon laquelle les casques bleus népalais ont importé la souche de choléra, dont la propagation a tué plus de 5 000 personnes dans le pays à compter du 19 octobre 2010, vient d’être confirmée à nouveau par des scientifiques, entre autres le Francais Renaud Piarroux.

Plus complète et avec une méthodologie vérifiée par d’autres scientifiques, l’argumentation - accusant la force onusienne dans la propagation du choléra en Haïti - est développée dans le numéro de juillet 2011 de la revue “Emerging infectious diseases”, une publication des centres nord-américains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).

Les scientifiques ont présenté des “preuves solides”, “suggérant fortement” l’implication d’un contingent de militaires onusiens, originaires du Népal, ayant contaminé une rivière haïtienne à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base.
Dès octobre 2010, les riverains de la rivière de Mirebalais (à 68 km au nord-est de la capitale) avaient pointé du doigt les militaires népalais dans l’introduction de l’épidémie du choléra, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les départements géographiques du Centre et du Nord d’Haïti.

Il s’en était suivi plusieurs manifestations de protestations contre la force onusienne déployée en Haïti depuis juin 2011.
Aujourd’hui, plusieurs organisations sociales haïtiennes, comme la plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) et la solidarité des femmes haïtiennes (Sofa), expriment leur indignation face à l’indifférence de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), qui n’a pas su mobiliser des ressources financières pour affronter la maladie.
La Papda et la Sofa suggèrent à la Minustah de verser à Haïti 25 à 30% de la somme de 853 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes), budget annuel de son fonctionnement, en guise de dédommagement au peuple haïtien.

Elles exigent « justice et réparation pour toutes les familles, directement victimes de l’épidémie, et des dédommagements adéquats pour compenser les immenses pertes enregistrées par l’économie nationale à cause de l’épidémie ».
Depuis son apparition en Haïti en octobre 2010, l’épidémie de choléra, qui a connu trois pics, a déjà fait environ 5 500 morts parmi plus de 300 000 personnes affectées.  

mardi 21 juin 2011

TENTATIVE DE VIOL D'UN SOLDAT DE LA MINUSTAH SUR UNE POLICIERE HAITIENNE:FAUT-IL REEVALUER ET DEMANDER DES COMPTES A LA MISSION?



Une fois encore les excès de zèle, abus de la MINUSTAH en Haïti sont sans fin. Cette fois un soldat de la MINUSTAH a tente de violer une policière Etienne a la Base de la Brigade d'Intervention de la Croix des Bouquets. Mais avant, quelques exemple de comportements récents de cette mission des Nations Unies qui est une catastrophe pour Haïti


Depuis son arrivée en Haïti la Mission des Nations Unies, MINUSTAH commet des abus systématiques contre les citoyens et le pays en général. L'analyse des performances de cette Mission démontre un niveau de médiocrité inacceptable par rapport au budget annuel de US$864 millions, au mandat reçu du Conseil de Sécurité et aux performances des autres missions de l'ONU a travers le monde. Les Haïtiens ont encore dans leur mémoire les viols des femmes haïtiennes par des soldats du Bengladesh de la MINUSTAH et qui ont laissé le pays sans que la loi leur demande des comptes. On se souvient du jeune Gaspard 19 ans assassine dans le camp de la MINUSTAH du Cap Haïtien alors que les soldats de ce camp ont essaye de faire passer cet assassinat pour un suicide. Le juge Heidi Fortune avait convoque les concernes devant les tribunaux haïtiens mais Edmond Mulet. Le chef de la MINUSTAH, faisant valoir l'immunité diplomatique a refuse que les concernes se présentent devant la justice Etienne En octobre 2010 le contingent des soldats du Népal dans la base de la MINUSTAH dans le plateau central contaminait la rivière de Mirebalais et le fleuve Artibonite avec la bactérie du choléra. Resultats ? 7500 Haïtiens morts, 225.000 citoyens haïtiens infectes. Les Nations Unies pou kase fey kouvri sa ont nomme leur propre panel d'experts qui ont conclu que personne n'est coupable de la propagation de la bactérie. La bactérie du choléra va coûter a Haïti US$5 milliards que le pays n'a pas.

Juste après le scandale des soldats brésiliens de la MINUSTAH a l'aéroport c'est maintenant un soldat pakistanais, Nassem Muhamed de la MINUSTA FEU 11573 qui dans la nuit 13 au 14 mars essayait de violer dans la base de la Brigade d'intervention de la Croix des Bouquets, une policière Etienne Heureuse que cette femme s'est bien défendue. Le moment est venu pour le parlement Haïtien et le Président Martelly de réévaluer l'accord entre Haïti et l'ONU permettant à la MINUSTAH d'être présente sur le sol Haïti Il faudra ajouter des clauses renforçant l'autorité du gouvernement haïtien sur la Mission et une clause pour traîner ces membres violant les lois locales devant notre justice.