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mardi 31 juillet 2012

Un ''civil aux mains nues'


Un ''civil aux mains nus'' (comme à Abobo en Côte-d'Ivoire en 2010) faisant le fier devant un char détruit de l'armée syrienne dans la ville d'Alep.Bien sur que ce char n'a pas été détruit par ce civil puisqu'il est non armé.Le char a pris feu tout seul?Voici ceux pour qui la fameuse communauté internationale est en transe et demande des réunions d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU.Tous les jours qui passent les mêmes phrases:nous sommes préoccupés par le sort des civils,bashar el-assad commet des massacres,des civils innocents sont tués présentement. 

Petite question pour les dirigeants occidentaux:- est ce que dans les rues de Paris,Washington,Ottawa ou Londres on peut se promener avec des kalachnikovs et tirer des obus sur des chars? 

Actuellement y a des civils dans la région de Duékoué en Côte-d'Ivoire qui sont réfugiés sur leur propre terre. Pire encore ils sont assassinés dans leur camp devant les soldats de l'ONU. À aucun moment cette institution ou ceux qui sont en transe quand il s'agit de la Syrie n'ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Actuellement dans l'est du Congo,des centaines de milliers de civils affamés errent de camp en camp suivant la progression des combats. Les mêmes qui sont tant préoccupés par le sort des civils ne se sont toujours pas prononcés.

Chers gouvernements français, américains, anglais, canadiens, allemands, espagnols... qui osent se faire appeler ''communauté internationale'' alors qu'ils ne représentent même pas 1/5 de la population mondiale : ON VOUS CONNAIT MAINTENANT

vendredi 30 septembre 2011

L'Onu dénonces des exécutions sommaires en Côte d'Ivoire



Les forces ivoiriennes ont procédé à 26 exécutions extrajudiciaires le mois dernier, a affirmé jeudi la mission de maintien de la paix de l'Onu.
"Le département des droits de l'homme a enregistré 26 cas de meurtres extrajudiciaires, 85 arrestations arbitraires et 11 viols", a affirmé Guillaume Ngefa, représentant des droits de l'homme de la mission onusienne de maintien de la paix. Il a ajouté qu'un bébé de 17 mois figurait parmi les victimes.

Cette révélation devrait pousser le président Alassane Ouattara à faire revenir la discipline dans ses troupes et à présenter certains commandants devant la justice.

Guillaume Ngefa a affirmé que les abus avaient été commis par les forces pro-Ouattara entre le 11 juillet et le 10 août, soit longtemps après la fin supposée du conflit.

mardi 13 septembre 2011

L'OTAN rachète le même équipement militaire pour les rebelles que celui de l’armée régulière libye



Selon Ria Novosti, Lundi 12 septembre 2011 au soir, un IL-76 libyen a atterri en urgence à l’aéroport de Kishinev en Moldavie. Le porte-parole Adriana Doruk a confirmé que l’avion venait charger un lot d’armement Moldave « périmé » à l’ancien aéroport militaire de Markuleshti, mais ce dernier n’étant pas équipé pour recevoir des avions de nuit, l’IL-76 a du demander l’autorisation d’atterrir d’urgence à Kishinev.

Le porte-parole des affaires étrangères a déclaré ne rien savoir à ce sujet.

Le porte-parole de l’armée moldave, lui, a déclaré :

« L’avion a atterri en accord avec une autorisation officielle des autorités moldaves dans le cadre d’un contrat entre le Ministère de la Défense moldave et une entreprise lettone de Riga. Selon les termes de ce contrat, un lot d’armement obsolète de l’armée moldave a été chargé le 13 septembre à bord du IL-76 à destination de la Libye. »

Par ailleurs, cela fait déjà quelques jours que filtre l’information selon laquelle l’ONU achète pour les rebelles, en Lettonie, en Moldavie et à quelques autres pays de l’ex-bloc soviétique, des armes, des tanks, des blindés, de préférence ceux-là même en cours dans l’armée régulière libyenne, et les expédie quelque part au sud de la Libye à bord d’un IL-76.

Ces blindés, repeints en vert, ce même vert de la Jamahiriya Arabe Libyenne, dans l’attente d’être lâchés sur la population civile, seraient conduits par des mercenaires qui se feront passer pour Khaddafistes.

On dit aussi que près de 70 000 nigériens et tchadiens engagés dans l’armée libyenne devraient être les dindons sanglants de cette farce macabre. C’est dans l’espoir de provoquer contre cet afflux de forces nouvelles des représailles que l’ONU déguise ses tanks en vert et compte faire passer ses mercenaires pour des Jamahiriyens.

dimanche 4 septembre 2011

U.N. Abuse of Haitian Teen in Port Salut Caught on Cell Phone Video

U.N. Abuse of Haitian Teen in Port Salut Caught on Cell Phone Video -- The alleged assault occurred in July, but graphic cell phone video surfaced in recent days, showing what appears to be the four UN troops in camouflage and some wearing the trademark sky blue berets attacking the man. As the video began circulating through the coastal village, it sparked a growing sense of outrage there and prompted the victim’s mother and father to seek criminal charges against the United Nations peacekeeping officers, who are from Uruguay. Both parents submitted written depositions on Wednesday in Port Salut’s courthouse.


A medical certificate filed with the court in Haiti and obtained by ABC News, alleges the victim was beaten and had sustained injuries consistent with having been sexually assaulted. Word of the alleged attack quickly made its way up the chain of command at the United Nations, both in Haiti and in New York, where officials are now vowing to see the incident investigated and the alleged perpetrators brought to justice. Michel Bonnardeaux, a spokesperson for peacekeeping operations based in New York, told ABC News that officials in his office first became aware of the allegations Saturday. They sent a diplomatic note to the Uruguayan mission requesting the country deploy a national investigative officer to Haiti immediately.“The defense minister of Uruguay has expressed deep concern and said they will take all the necessary action,” Bonnardeaux said. “We see this as a breakdown of the command and control structure. If the allegations are proved, the assailants must be brought to justice.” Messages left Friday with the Uruguayan mission in New York were not returned. Bonnardeaux said the troops involved in the incident have been confined to their barracks. Under an agreement between Haiti and the U.N., peacekeeping troops are only subject to discipline and legal action from their country of origin. Uruguay has deployed 1,100 troops to the quake-battered island nation. Bonnardeaux said the primary purpose for the U.N. troops being in Haiti is to insure the protection of Haitian civilians. READ MORE


lundi 29 août 2011

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, même les Haïtiens ?



Nous y voyons plus clair à propos de l'épidémie de choléra en Haïti : deux études scientifiques publiées cet été, l'une relatant l'enquête épidémiologique de terrain que nous avions réalisée au début de l'épidémie et l'autre comparant les souches de choléra isolées en Haïti et au Népal, concluent que le choléra a bien été importé du Népal. En mai, une commission d'experts mise en place par l'ONU avait dressé un tableau consternant du système d'évacuation des latrines du camp de casques bleus népalais situé dans le village de Meille en Haïti. Notamment, elle décrivait que la fosse où sont déversées les matières fécales des soldats se situe dans un espace ouvert – les enfants viennent y jouer – et lorsqu'il pleut, son contenu part dans une rivière où les habitants du village s'approvisionnent en eau. C'est exactement là que l'épidémie a commencé, quelques jours après l'arrivée de soldats népalais, pour se propager de manière explosive sur des dizaines de kilomètres le long de la rivière Artibonite jusqu'à la mer.
Lorsque l'épidémie a éclatée, une grande partie de la communauté scientifique et humanitaire soutenait qu'il était inutile d'enquêter, voire délétère. Quiconque évoquait le lien avec l'arrivée des casques bleus népalais était accusé de participerà l'instrumentalisation de l'épidémie à quelques jours du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Pour notre part, conscients que notre investigation épidémiologique n'était pas destinée à établir des responsabilités, nous avions dès le mois de décembre recommandé la réalisation d'une enquête judiciaire sur les origines et le développement de l'épidémie.
Cela a-t-il été fait ? Jusqu'ici non. A quoi bon, puisque le rapport d'experts commandité par l'ONU concluait que l'épidémie de cholera en Haïti n'est la faute ou le fruit de l'action délibérée d'aucun groupe ou individu ? Pas de coupable, pas de responsable, fermez le ban ! Agissant ainsi, l'ONU s'est bien gardée de présenterdes excuses, et n'a pas eu à remettre en cause sa manière de fonctionner lors des opérations de maintien de la paix.
Le rapport de l'ONU, comme les deux publications scientifiques, ne sont pourtant que documents scientifiques retraçant l'origine et les voies de propagation de l'épidémie. Leurs auteurs ne sont pas magistrats et une proposition d'innocentertout le monde n'a pas plus de valeur que n'en aurait eue l'éventuelle désignation de coupables. Ceci ne peut relever que d'une enquête judiciaire, seule susceptible demettre en évidence les dysfonctionnements précis et les éventuelles responsabilités. Une telle enquête est d'autant plus nécessaire que beaucoup de zones d'ombre subsistent. D'abord, il n'est toujours pas expliqué comment, en l'absence de malades parmi les soldats – c'est du moins ce qu'affirme l'ONU - a pu se déclencher en quelques jours l'épidémie la plus violente jamais décrite depuis quinze ans dans le monde. De même, comment un fleuve au débit supérieur à 100m3/sec a-t'il pu être contaminé sur des dizaines de kilomètres ? Une rumeur en Haïti soupçonne le contractant Haïtien chargé de l'évacuation des déchets d'avoirvidé une fosse septique dans l'eau. Rien ne permet de le confirmer à ce jour, mais rien ne permet de le démentir non plus. Cela n'a tout simplement jamais fait l'objet d'une enquête.
Nous sommes tous d'accord sur le fait que personne n'a délibérément introduit le choléra en Haïti, mais cela ne dispense pas d'établir de manière détaillée les responsabilités individuelles ou institutionnelles. Lorsqu'un avion s'écrase, une enquête est systématiquement diligentée alors qu'il est évident que ni le pilote, ni la compagnie, ni le constructeur de l'avion n'ont volontairement provoqué l'accident. Est-il si incongru de demander la même chose en mémoire des 6000 personnes décédées du choléra en Haïti ? Personne n'aurait contesté la nécessité d'une telle enquête si des faits similaires étaient survenus en Europe ou aux Etats-Unis. D'après la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Monsieur Ban Ki-moon dispose là d'une excellente occasion de traduire en actes les principes fondateurs de l'ONU.
Renaud Piarroux et Benoît Faucher, Université de la Méditerranée

lundi 8 août 2011

La mission de l'Onu en Haïti au service des intérêts occidentaux



Selon des câbles diplomatiques confidentiels révélés par Wikileaks, les Etats-Unis et l’Onu auraient fait pression pendant des années pour empêcher l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide de retourner dans son pays. Un retour qui menaçait les intérêts occidentaux en Haïti.
Des responsables américains et des membres de l’Onu ont mené une campagne de grande envergure à l’encontre de l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide pendant des années. C’est en tout cas ce qui ressort de plusieurs câbles diplomatiques divulgués par Wikileaks. Selon ces documents, plusieurs responsables de l’Onu et des Etats-Unis cherchaient par tous les moyens de maintenir virtuellement prisonnier Jean-Bertrand Aristide en Afrique du Sud.
Une opération qui mettrait en cause également la MINUSTAH, la mission onusienne dépêchée sur place depuis 2004. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti ne serait en effet qu’une couverture pour protéger les intérêts occidentaux sur l'île.
Ce que semble confirmer Janet Sanderson, ambassadrice américaine dans un câble daté de 2008 : "Un départ prématuré de la MINUSTAH laisserait le gouvernement haïtien vulnérable à la résurgence des politiques populistes et anti-marchés, inversant les bénéfices réalisés ces deux dernières années".
Ce n’est pas la première fois que l’intégrité de l’Onu en Haïti est mise en cause. En 2004, des organisations indépendantes pour la protection des Droits de l'Homme, dont Amnesty, ont accusé la MINUSTAH et la Police Nationale d'Haïti de collaborer à de nombreuses atrocités contre les civils. Faits que l’Onu a fini par reconnaître, mais en ajoutant bien que "cela s'était produit comme une conséquence de la répression menée par la MINUSTAH à l'égard de ce qu’elle a appelé des « gangs »".
Pourtant, au début de l’année 2005, le lieutenant-général Augusto Heleno Ribeiro Pereira commandant des forces de la MINUSTAH témoignant devant une commission du Congrès du Brésil, avait déclaré: "Nous sommes sous une pression extrême de la communauté internationale de recourir à la violence". Il citait notamment les Etats-Unis, le Canada et la France.
En 2006, le chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, avait d’ailleurs "pressé les américains a intenté des actions légal contre Aristide pour empêcher l’ancien président de reconquérir le soutien de la population et de retourner à Haïti".
Suite à ces recommandations, le secrétaire général de l’époque, Kofi Annan avait fait pression sur le gouvernement sud-africain pour "s’assurer qu’Aristide reste en Afrique du Sud". Le successeur de Kofi Annan, Ban Ki-Moon, puis Barack Obama avaient d’ailleurs continué à faire pression sur Pretoria pour les même raisons.
Un retour qui aurait fragilisé le processus démocratique en Haïti selon les Etats-Unis. Argument étonnant lorsque l’on apprend qu’un ambassadeur américain avoue dans un câble de 2005 qu'"Aristide reste la seule figure politique majeure en Haïti qui obtient plus de 50% des sondages en sa faveur".
Argument toujours plus étonnant quand on sait que les Etats-Unis ont ouvertement soutenu la présidence d’Aristide dans les années nonante, allant jusqu’à menacer d’intervenir militairement dans un pays alors dirigé par une dictature militaire.
Mais en 1995, le soutien américain s’arrête net. Cette année-là Jean-Bertrand Aristide, de retour au pouvoir, finit par désavouer son Premier ministre sous la pression populaire. Le peuple haïtien réagissait alors massivement contre un plan de privatisations massives visant les principales entreprises publiques. Plan de privatisations mis en place par des créanciers basés à Washington tels que la Banque mondiale, le FMI et US Aid. Voyant leurs intérêts menacés, les Etats-Unis demandent à Aristide de ne pas briguer un deuxième mandat consécutif, comme le veut la constitution haïtienne. Ce qu’il accepte de faire.
En 2003, alors qu’il avait été réélu trois ans auparavant avec plus de 90% des voix, Jean-Bertrand Aristide est chassé par une rébellion armée. Il quitte le territoire dans un avion américain, accompagné par du personnel de sécurité américain.  L’ancien président a toujours qualifié ce départ "d'enlèvement des temps modernes".
Il faut croire que la pression internationale est retombée après les dernières élections en Haïti en avril dernier. Son parti Lavalas exclu des listes électorales, Jean-Bertrand Aristide a pu rentrer chez lui quelques heures avant le second tour des présidentielles. Arrivé à l’aéroport, il a été accueilli par des milliers de partisans rassemblés derrière les barrières de sécurité.
S.D.