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jeudi 9 janvier 2020

Dans la série ni Ouattara, ni Gbagbo, ni Bédié, ni Soro !


Je partage avec vous les deux tweets qui font le buzz aujourd’hui chez les facebooker ivoiriens. En haut, le tweet moqueur de l’ancien ministre Alain Lobognon, lors de l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011. En bas, le tweet inquiet de sa femme ce matin, après l’arrestation et l’emprisonnement de son mari, le même Alain Lobognon, en rupture de ban avec ses anciens amis au pouvoir à Abidjan.

Tout en partageant la douleur de cette femme, qui fait partie ici de mes contacts, tout en plaidant pour une issue heureuse pour son époux, je ne peux que regretter l’attitude de beaucoup de politiciens africains qui pensent rarement à demain.

Quand ils sont forts ou en cheville avec les puissants, ils méprisent leurs adversaires et/ou foulent aux pieds leurs droits, en oubliant que la roue tourne toujours. C’est le cas d’Alain Lobognon et de Guillaume Soro, pour ne citer que ces deux-là qui font l’actualité… 


Il ne faut jamais transiger sur les principes démocratiques quand on est au pouvoir car le pouvoir n’est pas éternel. Il ne faut jamais transiger sur les principes démocratiques quand on est dans le camp du vainqueur, car demain le vaincu peut devenir le vainqueur et être tenté de prendre sa revanche. Il ne faut jamais transiger sur les principes démocratiques quand on est tout en haut, car les alliés du moment peuvent devenir des ennemis l’instant d’après. Il ne faut jamais transiger sur les principes démocratiques quand on commente les actes des hommes et femmes politiques, quels qu’ils soient, parce que l’intérêt supérieur d’une nation vaut plus que les arrangements personnels. On le dit depuis 30 ans. On le dira encore contre vents et marées…

Serge Bilé

lundi 15 mai 2017

Côte d'Ivoire mutinerie des soldats...


Côte d'Ivoire: La mutinerie des soldats qui ont semé le trouble en tirant en l'air et bloquant des routes à Abidjan et Bouaké ainsi que d'autres villes aujourd’hui n'est pas "un coup d'Etat", a affirmé un porte-parole des mutins.

"Ce n'est pas un coup d'Etat. Nous voulons nos primes. Le président Alassane Ouattara a signé un papier pour dire qu'il était d'accord pour nos primes. Quand il paiera, on rentrera chez nous", a déclaré sous couvert d'anonymat un porte-parole des mutins au camp du 3e bataillon d'Infanterie de Bouaké, épicentre de la mutinerie.

"On ira jusqu'au bout. On ne baissera pas les armes. Nous sommes les 8.500 qui avons porté Ouattara au pouvoir, on ne veut pas le faire partir mais il doit tenir sa parole. C'est simple", a-t-il ajouté.

Ce contingent correspond aux anciens rebelles qui ont soutenu Alassane Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés à l'armée.

Ce porte-parole était entouré de mutins qui ont exhibé des armes neuves et des cartouches rutilantes. Tous ses propos étaient ponctués de salves et rafales de mutins, parfois cagoulés.

Ce matin, le mouvement a pris de l'ampleur notamment à Abidjan qui avait été calme pendant le week-end mais où les mutins ont tiré en l'air et bloqué plusieurs axes routiers.

A Bouaké, des tirs étaient fréquents, les mutins n'hésitant pas à utiliser des armes de gros calibres. La situation était aussi tendue à Man (ouest), Bondoukou et Daloa (centre) où des tirs sporadiques étaient entendus.

vendredi 6 janvier 2017

BOUAKÉ VILLE FANTÔME

Des hommes lourdement armés ont attaqué, et se sont emparés de plusieurs points stratégiques de la ville de Bouaké. 

Ces ex-dozos réclameraient leurs primes de sang pour la guerre sanglante de 2010 à 2011 qui avait porté le burkinabé Alassane Ouattara au pouvoir en Cote d´Ivoire, écartant ainsi le président élu Laurent Gbagbo. - 

Patrick Mba´lla

jeudi 25 août 2016

Les frasques d'Air Côte d’Ivoire


C’est l’image qui fait le buzz depuis ce matin sur les réseaux sociaux ivoiriens. Mardi soir, une passagère du vol Air Côte d’Ivoire, en partance d’Abidjan pour Cotonou, Ayité Maureen, a été débarquée manu militari par des policiers, comme on le voit sur cette photo. 

Pourquoi ?? Peu avant l’embarquement, les responsables de la compagnie expliquent qu’ils ont découvert que l’avion avait un problème technique. Il a fallu, du coup, restructurer le vol, et ne garder que 82 passagers sur les 84. Deux personnes, dont Ayité Maureen, ont alors été désignées arbitrairement pour descendre. La jeune femme a refusé. Les esprits se sont échauffés. Des policiers sont alors intervenus. Ils l'ont soulevée et expulsée de l’avion. D’où cette photo pitoyable. 

Ayité Maureen n’a même pas eu le temps de récupérer son bagage à main, contenant son passeport, de l’argent, et des médicaments (elle est drépanocytaire et épileptique): il est resté dans l’appareil et s’est envolé sans elle. La jeune femme a porté plainte et espère que son témoignage, diffusé sur les réseaux sociaux, "servira à faire changer les choses" car, dit-elle, "les compagnies aériennes en Afrique se foutent des passagers qui en général ne connaissent pas leurs droits et ne font presque jamais de réclamations quand ce genre de situation se produit". En tout cas cette affaire ne grandit pas la compagnie Air Côte d’Ivoire !!

Serge Bilé

lundi 8 août 2016

Carla Frangili une nationalité contestée


Tout le monde connaît et apprécie le chanteur du groupe Magic System, Asalfo, de son vrai nom Salif Traoré. Il est lui aussi devenu ivoirien par naturalisation grâce à un décret pris en juillet 2009 par l'ancien président Laurent Gbagbo. 

Un an plus tard, le même Gbagbo accordait également par décret la nationalité ivoirienne à Carla Frangili, cette jeune athlète qui vient d'être privée des Jeux Olympiques de Rio, officiellement pour "vice de procédure dans son dossier de naturalisation". 

Le cas de Carla n'est d’ailleurs pas isolé puisqu'on me dit que des centaines de naturalisés de l'ère Gbagbo sont dans le collimateur du pouvoir qui a donné des instructions à son administration de ne pas renouveler leurs passeports parce qu’ils sont jugés suspects, en attendant un examen sur le fond. 

Au-delà du problème de continuité administrative que pose cette remise en cause décidée par Alassane Ouattara, deux questions restent en suspens. 

Sur quels critères ces naturalisations faites sous Gbagbo sont-elles contestées aujourd'hui et à quel rythme les instruit-on ?? 

Prenons le cas d’Asalfo, dont on connait les liens avec le couple Ouattara. Son décret de naturalisation, pris par Gbagbo en 2009, a été remplacé par un deuxième décret paru au Journal Officiel le 5 janvier 2015, dont je reproduis ici la copie. 

Pour info, ce deuxième décret porte en haut exactement la même année (2009) et le même numéro que le décret de Gbagbo : 2009-222. Et puis comme vous pouvez le voir en bas du document, on a gardé, comme pour le premier décret, le nom de… Laurent Gbagbo. 

Si le dossier d’Asalfo a été traité avec rapidité, il n’en n’est pas de même pour tous les autres. Dans le cas de Carla Frangili, on est même en droit de s’interroger. Son passeport ivoirien expire le 25 janvier 2017. 

C'est avec ce passeport ivoirien qu'elle a remporté les championnats d'Afrique de tir à l'arc, au nom de la Côte d'Ivoire. C'est avec ce même passeport ivoirien qu'elle est venue à Abidjan du 17 au 22 mai dernier et, à aucun moment, ni à l’entrée ni à la sortie du territoire, la police des frontières n'a trouvé à redire à ce document. Mais, comme la règle olympique impose aux athlètes d’avoir un passeport valable jusqu'à au moins 6 mois après la fin des Jeux, le père de Carla Frangili a déposé en juin dernier une demande de renouvellement, et c’est là qu’elle lui a été refusée. D’où ma question : quelle fraude à la nationalité ivoirienne une athlète qui vivait tranquillement chez elle en Italie jusqu'à ce que la Côte d'Ivoire vienne la chercher, quelle fraude à la nationalité ivoirienne pourrait-elle avoir commis pour qu’on refuse de renouveler son passeport ?? 

Si je m’en tiens à la déclaration mardi dernier du ministre des sports, eh bien Carla Frangili n’a commis aucune faute. 

François Amichia n’a-t-il pas dit lui-même ce jour-là à son sujet : ’’Elle est encore jeune et pourra défendre les couleurs nationales à l’occasion d’autres compétitions’’. Ça veut dire en clair que Carla Frangili, même privée de son passeport ivoirien, est toujours ivoirienne. 

En fait tout porte à croire qu’on n’a pas voulu qu'elle participe aux Jeux Olympiques pour que son succès éventuel ne soit pas mis au crédit de l'ancien président, comme me l'a expliqué un proche du dossier. 

Tout porte à croire qu’on n’a pas voulu qu'elle participe aux Jeux Olympiques, sans quoi on aurait fait comme pour Asalfo : on aurait reconduit rapidement, tel quel, son décret de naturalisation pris par Laurent Gbagbo…

Serge Bilé

samedi 6 août 2016

A l’amorce d'une dictature en Côte d'Ivoire


Il y a 15 jours, quand j’étais en promo littéraire à Abidjan, je vous avais raconté ici que la population ivoirienne était très remontée contre la hausse des factures d’électricité. Il y avait même eu des manifestations violentes. Aujourd’hui, tenez-vous bien, on a demandé aux habitants de la ville de Bouaké d’implorer le pardon du président Alassane Ouattara pour l’avoir offensé en exprimant leur grogne contre ces augmentations. Alors certains se sont exécutés à genou, comme vous le voyez sur cette photo. Quelle honte !!

S. Bilé

dimanche 6 avril 2014

Lu sur le mur de la célèbre chanteuse Pierrette Adams qui vient d'éprouver à son tour les dysfonctionnements mortels du système médical ivoirien:


"Sylvie, c'est ma servante qui a été la nounou de mes enfants et ça fait 20 ans qu'elle est dans la famille. Elle emmène son mari, qui a fait un malaise, au CHU de Cocody en pleine nuit.

Le matin, elle m'appelle pour me dire qu'on ne s'occupe pas de lui, je vais donc là-bas. Je vous épargne des détails pour pas salir toute la corporation. Bref, après m'avoir promené dans tous les sens, juste pour parler à un médecin au détour d'un couloir, j'entends quelqu'un murmurer: "C'est Pierrette Adams !!" Et là, je vous promets, tout a changé.

Je suis rentrée à la maison mais Sylvie me rappelle le soir pour me dire que, dès que j'ai tourné le dos, ils ont encore tous disparu. Les médicaments achetés sont là pour rien.

Entretemps, on m'a parlé d'une histoire de scanner en panne que j'ai déjà entendu à propos de Awa. C'est un mouroir. Sylvie me l'a dit. Elle a vu trois personnes mourir et elle voulait ramener son mari à la maison. Je lui ai dit que le médecin m'a promis au téléphone qu'il s'en occupait personnellement.

Hélas, ils l'ont laissé mourir et il est mort lassé.

Il y'a un vrai problème dans cet hôpital, un réel problème pour un lieu où on est sensé sauver des vie, en tout cas essayer, c'est grave. Très grave"

lundi 9 décembre 2013

Finances publiques : La Côte d’Ivoire est réellement surendettée


Ça devait être une réponse du gouvernement à tous ceux qui soutiennent que le régime Ouattara surendette la Côte d’Ivoire. Son porte-parole, Koné Bruno, dénonce « des interprétations qui sont faites au niveau de la presse, notamment au niveau d’investissement de notre pays». Chiffres à l’appui, il indique que la dette représente 73% du Pib avant le point d’achèvement de l’Initiative Ppte. Et que ce taux est ramené à 35% du Pib après l’atteinte du point d’achèvement. Enfin, il se réjouit de ce que ce taux soit à ce jour à 49% par rapport à 70% qui est la norme ouest-africaine. Cela lui permet de conclure que la Côte d’Ivoire n’est pas surendettée. Mieux, que le pays dispose de marge de manœuvre suffisante au point de s’endetter utilement. Koné Bruno s’est certainement inspiré de la déclaration du directeur des Opérations de la Banque mondiale, Madani Tall, qui estime lui aussi qu’«après le point d’achèvement de l’initiative Ppte, la Côte d’Ivoire ne s’est pas ré-endettée ». Et il explique : « Le stock de la dette ivoirienne est estimé à 3.862,82 milliards FCFA à fin 2012. Le stock de la dette était de 5.920,6 milliards FCFA, en fin 2011. Et selon le dernier rapport du Trésor public, ce stock au 30 juin 2013, s’établit à 3.843,92 milliards FCFA ». On remarque que, selon Madani Tall, la Côte d’Ivoire n’a pas contracté de dette pendant un an. C’est-à-dire depuis le point d’achèvement (juin 2012) jusqu’à juin 2013, puisque le stock de la dette est resté pratiquement au même niveau. Alors que le gouvernement, lui-même, annonce que la Côte d’Ivoire s’est endettée de 14 points (de 35% à 49%, en en peu plus d’un an). Tout de même, même quand on veut protéger la face d’un ami !

Surendettement nocif

Selon un rapport de la célèbre banque CIA World Factbook, la dette extérieure de la Côte d’Ivoire s’élève à fin 2010 à environ 5670 milliards FCFA. Pour l’année 2011, elle se situe à environ 5800 milliards FCFA. La même source estime à 5950 milliards FCFA celle de fin 2012. Il convient de préciser pour cette dernière donnée que les dettes post-butoir ne sont pas prises en compte. Ce qui fait que le service de la dette augmente du fait des paiements croissants aux créanciers bilatéraux et privés (62 milliards FCFA des 145,1 milliards d’échéances exigibles, soit 42,7%), qui n’étaient pas servis avant le point d’achèvement. Juste après le point d’achèvement, il reste qu’environ 845 milliards FCFA d’endettement nette se sont ajoutés à l’encours résiduel. Puis Alassane Ouattara s’est lancé dans une course effrénée à l’endettement à l‘effet de financer les secteurs urgents du Pnd. Illustration d’une tendance au surendettement du pays. Presque tous les organismes internationaux de financement ont reçu la visite du chef de l’Etat. En moins d’un an, la dette extérieure s’est rapidement reconstruite. Economistes aussi bien nationaux qu’internationaux chiffrent à environ 10.000 milliards FCFA la dette de la Côte d’Ivoire à fin février 2013 (encore que, selon les normes internationales, les prêts consentis en FCFA ne sont pas considérés comme des emprunts extérieurs). La plupart de la dette étant mal profilée avec des dettes à rembourser à court et moyen termes. Des prêts non concessionnels dont le cas porté sur la place publique est ce « prêt Congo » (il y en a qui sont encore cachés). Le pays est redevenu insolvable. En 2012, la Côte d’Ivoire n’a pu que régler 20,4 % du service de la dette extérieure. Un peu moins depuis le début de l’année. A fin novembre 2013, le stock de la dette se situe à environ 8000 milliards FCFA. La Côte d’Ivoire est économiquement asphyxiée. Au sommet de la francophonie, Alassane Ouattara demande à la France d’annuler purement et simplement sa créance sur la Côte d’Ivoire.

Face à cette situation d’endettement excessif, le Fmi met en garde le régime Ouattara. «Les services (du Fmi) ont insisté sur la nécessité d’éviter une augmentation trop rapide et trop prononcée de la dette publique qui en compromettrait la viabilité et engendrerait des paiements pour en assurer le service qui grèveraient le budget de façon excessive», indique le rapport de la troisième revue triennale. Avant de mettre la Côte d’Ivoire sous tutelle. Voici la vérité, monsieur le porte-parole du gouvernement. La Côte d’Ivoire est réellement surendettée. Et ce ne sont pas les tapages médiatiques qui vont effacer cette vérité.

J-S Lia

jeudi 22 août 2013

Grade, Nom et origine ethnique de 219 militaires ivoiriens emprisonnés par le régime Ouattara



1. Amiral Vagba Faussignaux (Bété) 
2. Général Dogbo Blé Bruno (bété) 
3. Colonel Aby Jean (M’Batto) 
4. Colonel Adou Donga Denis 
5. Médecin Colonel Daléba René 
6. Lt-Colonel Ohoukou M. Leopold (M’Batto) 
7. Lt-Colonel Gnatoa Katé Paulin (Bété) 
8. Commandant Toualy Ogou (Bété) 
9. Commandant Kipré Gnagba (Bété) 
10. Commandant Abéhi Jean Noel (Baoulé) 
11. Commandant Séka Yapo Anselme (Attié) 
12. Commandant Atto Thibaut (ébrié) 
13. Commandant Koukougnon Ossou Louis (Bété) 
14. Commissaire Osée Logney (Bété) 
15. commissaire Guédé Zakali (sécurité du président Gbagbo) 
16. Commissaire Monnet Dennis
17. Commissaire Atsin Viviane (Akyé) 
18. Commissaire Gboko Zokou Jean-Claude (Bété) 
19. Capitaite Maj. de Police Kobli Rémi
20. Capitaine Bley Kouassi Urbain 
21. Capitaine Goué Blépou Jean-Franck Hilaire (Yacouba) 
22. Capitaine Zoh Loua Jean (Yacouba) 
23. Capitaine Kabran Mian (Agni) 
24. Capitaine Monsia Désiré (Guéré) 
25. Capitaine Chiawa David (Attié) 
26. Capitaine Kangbé Antoine (Wan) 
27. Lieutenant YOBOU ALAIN (Bété) 
28. Lieutenant Koé Bi Suy Christian (Gouro) 
29. Lieutenant Zoh Loua Pierre (Yacouba) 
30. Lieutenant Djaco Ahi Landry (Bété) 
31. Lieutenant Kouyo Anderson (Bété) 
32. Lieutenant Krappa Kouakou Bio Emmanuel (Abron) 
33. Lieutenant Seri Mathurin (Bété) 
34. Lieutenant Kpidi Agnibi Hortense (Akyé) 
35. Lieutenant Aman Aka Molière (Agni) 
36. S/Lieutenant Séri Bouabré (Bété) 
37. S/Lieutenant N’Zué N’Guessan Hypolite (Baoulé) 
38. S/Lieutenant Zakro Hervé 
39. Adjudant/chef Gnohouré Akahi Louis (Bété) 
40. Adjudant Guéhoué Dibo Jean-Jaurès (Guéré) 
41. Adjudant/chef Kokobo Gokou (Bété) 
42. Adjudant/chef Bédé Koffi (Abbey) 
43. Adjudant/chef Gamené Lokrou (Bété) 
44. Adjudant/chef Yapo Roger (Akyé) 
45. Adjudant Koutouan Abrogoua Pierre (Ebrié) 
46. Adjudant Kacou N’Cho Egui (Abbey) 
47. Adjudant Guie Guillaume (Gnamboi) 
48. Adjudant Kobou Decky (guéré) 
49. Adjudant Gosse Mathieu 
50. Adjudant Zokou Bi Traguié 
51. Adjudant Kouame Kouakou 
52. Sergent/chef Lagaud Léon Jean Noël (Bété) 
53. Sergent/chef Séry Joseph (Bété) 
54. Sergent/chef Sian Désiré (Guéré) 
55. Sergent/chef Boblahi Jean (Guéré) 
56. Sergent/chef Yapo Cho Edwige (Akyé) 
57. Sergent/chef Yaté N’Djaumon Gervais (Ebrié) 
58. Sergent/chef Kouadio Koffi Remi (Agni) 
59. Sergent/chef Zogbo Guero Benoît Victor (Bété) 
60. Sergent/chef Touvori Jean Fidel Guié (Gouro) 
61. Sergent/chef Ahiman Landry Charles (Ebrié) 
62. Sergent/chef Chonou Séka Nazaire (Akyé) 
63. Sergent/chef Faitai Kouakou Jean Henry 
64. Sergent/chef Solon Tabile Elvis (koulango) 
65. Sergent-chef Dalé Debré Aimé
66. sergent-chef Dakouri Vincent (ex garde de corps du ministre Lida Kouassi)
67. Mdl chef Gnaloko Jonas 
68. Mdl/chef Ogou Parfait (Akyé) 
69. Mdl/chef George Pegard Egni (Gouro) 
70. Mdl/chef Zehe Bi Irié François (Gouro) 
71. Mdl/chef Anzoua Kouassi N’Guettia Marcelin (Abron) 
72. Mdl/chef Djoman Billy Augustin (Bété) 
73. Mdl/chef Beugré Lacoste Guy (Adjoukrou) 
74. Mdl/chef Apka Akpes Hervé (Adjoukrou) 
75. Mdl/chef N’Guessan Yao Honoré Marc (Baoulé) 
76. Mdl/chef Kouassi Antonio Démissère (Baoulé) 
77. Mdl/chef Bah Sédoué Jean César (Guéré) 
78. Mdl/chef Meyan Abonin Jean (Ebrié) 
79. Mdl/chef N’Dri Assémian Jean François (Agni) 
80. Mdl/chef Kamana Tanoh Brice Eric (Agni) 
81. Mdl/chef Gbelia Francis (Bété) 
82. Mdl/chef Tapé Georges (Bété) 
83. Mdl/chef Adohi Otokpa Samson 
84. Mdl/chef Kobri Kouadio Paul (Agni) 
85. Mdl/chef Adon Eustache (attié)
86. MT Djoman Martin (Ebrié) 
87. Mdl Anho Logontché Henry Stéphane (Alladjan) 
88. Mdl Kotia Samson (Akyé) 
89. Mdl Keyou Hugues Patrick (Bété) 
90. Mdl Fanny Sindou (Sénoufo) 
91. Mdl Ninignon Kpagnoubo Laurent (Guéré) 
92. Mdl Zadi Gouhourou (Bété) 
93. Mdl Kouby Nenefe Olivier (Bété) 
94. Mdl Tuo Kolo (Sénoufo) 
95. Mdl Tama Bi Koffi Rostand (Gouro) 
96. Mdl Aka Anoh Jaurès (Abbey) 
97. Mdl Aka Mathurin (Baoulé) 
98. Mdl Koué Darius Otis Georges (Gouro) 
99. Mdl Guy Pié Claude (Kroumen) 
100. Mdl Mea Kouassi Thibeaut (baoulé) 
101. Mdl Beugré N'drin Blanchard (avikam) 
102. Mdl Komanon Samuel (Guéré) 
103. Mdl Yapo Benson (akyé) 
104. Mdl Koffi Kokue Patrice (baoulé) 
105. Mdl Tra Bi Roland (gouro) 
106. Mdl Amani Kouamé Christophe (Baoulé) 
107. Mdl Essoh Yédane Hugues (Adjoukrou) 
108. Mdl Coulibaly Drissa (Senoufou) 
109. Mdl Akpa Akpess (Adjoukrou) 
110. Mdl Bah Jean Baptiste (Guéré) 
111. Mdl Ekpide Jean Vial (Ebrié) 
112. Mdl Kouao Kacou (Abbey) 
113. Mdl Yayo Daba Loba Octave (Dida) 
114. Mdl Kle Kamin Didier (Guéré) 
115. Mdl Gnamien Pierre (Baoulé) 
116. Mdl Kla Felix Clark (Yacouba) 
117. Mdl Assandi Valery (Abidji) 
118. Mdl Edi Ossohou (Abbey) 
119. Mdl Gnahore Sylvain (bété) 
120. Mdl Kassi Aka Justin (Agni) 
121. Mdl Guebo Aimé Lidielly (Baoulé) 
122. Mdl Konan N'goran (Baoulé) 
123. Mdl Kouatchi Assie Jean (attié) 
124. Mdl M'Gbo Affoue (Baoulé) 
125. Mdl Goze Jean Jacques(Bété) 
126. Mdl Blédou Sahiri Didier (Bété) 
127. Mdl Kouakou Yao (Baoulé) 
128. Mdl Sopi Grah 
129. Mdl Kéné K. Laurent 
130. Mdl Tchika Fabrice 
131. Mdl Aguia Kek Sylvanice (bété) 
132. S/M N’Da Serge Hervé (Akyé) 
133. Sergent Mel N’Da Guy (Adjoukrou) 
134. Sergent Ncho Seka Guy Elysee (Attié) 
135. Sergent Abalé Cyriaque (Dida) 
136. Sergent Toh Ferdinand (Yacouba) 
137. Sergent Touali Noël (Bété) 
138. Sergent N’cho Séka (Attié) 
139. Sergent Bouazo Franck (Bété 
140. Sergent Oulai Gnatin Alexis (Guéré) 
141. Sergent de Police Deassé Ines Landry (Guéré) 
142. Sergent Ali Gbizié Pierre (Dida) 
143. Sergent Niamba Niangoran Michel Francis (Baoulé) 
144. Sergent Brou Serge Pacôme Durand (Baoulé) 
145. Sergent Ehouman Alphonse Boni (Agni) 
146. Sergent Baumauher Koré Guillaume (Bété) 
147. Sergent Dré Anéamian (Bété) 
148. Sergent Guéi Kipré (Guéré) 
149. Sergent Nahounou Stéphane (Bété) 
150. Sergent Débaï Bohonébo (Guéré) 
151. Sergent Diomandé Loua Sahi (Yacouba) 
152. Sergent Dibi N’Doffou Jean-Baptiste (Abbey) 
153. Sergent Koua Kouamé Baguyosse (Agni) 
154. Sergent Kouassi Noël Jean-Claude (Baoulé)) 
155. Sergent Ahebe Christian (Attié) 
156. Sergent Cherif Goue Edmond (Guéré) 
157. Sergent Flan Derau (Wobé) 
158. Sergent Guiro Ernest (Guéré) 
159. Sergent Mahi Lorougnon (Bété) 
160. Sergent Datte Frédéric (Koulango) 
161. Sergent Golly Kouakou (Baoulé) 
162. Sergent Zie Semene (Bété) 
163. Sergent Toahahi Henri (Guéré) 
164. Sergent Kouassi Jean-Michel (Gagou) 
165. Sergent Sery Tolou Dago Théodore (bété) 
166. Sergent Gnamké Ekolan 
167. Brigadier Bahie Nado Nagnon (Bété) 
168. Brigadier Alla Aka Mathurin (Baoulé) 
169. Brigadier Brissi Guy Delmasse Gnakouri (Bété) 
170. Brigadier Lago Désiré (Bété) 
171. Brigadier Atcha Vagbé Arthur (Ebrié) 
172. Brigadier Déchi N’Takpé Jérémie (Abbey) 
173. Brigadier Zan Bi Yao (Gouro) 
174. Caporal/Chef Djidjé Alexis (Godié) 
175. Caporal Attebe Christian (Dida) 
176. Caporal Gnamien Godé Joseph (baoulé) 
177. Caporal Guédé Tazéré Esaïe (Bété) 
178. Caporal Zouzoua Balou (Bété) 
179. Caporal Mabré Alain (Guéré) 
180. Caporal Akpa Akpro Jean Claude (Adjoukrou) 
181. Caporal Yoro Lago Maxime Antoine (Bété) 
182. Caporal Zézé Baudelaire (Bété) 
183. Caporal Tiama Yalley Simon (Gagou) 
184. Caporal Zamblé Bi Zamblé (Gouro) 
185. Caporal Taho Serge (Guéré) 
186. Caporal Zirihi Toto (bété) 
187. Caporal Nguessan Olivier (Baoulé) 
188. Caporal Dria Nessemon Landry (Guéré) 
189. Caporal Tré Landry Igor (Bété) 
190. Caporal Gnabély Henri Théodore (Bété) 
191. Caporal Dobré Elie (Godié) 
192. Caporal Gnakry Obou Guy Mermoz (Bété) 
193. Caporal Béglo Bliko Michel (Godié) 
194. Caporal Zézé Kabi Jean (Bété) 
195. Caporal Zézé Nahounou (Bété) 
196. Caporal Ouga Zokou Simplice (Bété) 
197. Caporal Gbessé Tapé (Bété) 
198. Caporal Goze Falle (Bété) 
199. Caporal Zaeli Dago Hermann (Dida) 
200. Caporal Kabet Nahounou (Bété) 
201. Caporal Tape Aimé Julien (Bété) 
202. Caporal Dakpa Jean Olivier (Dida) 
203. Caporal Boblou Charles (Guéré) 
204. Caporal Daligou Roger (Bété) 
205. Caporal Bleka Oble (Bété) (Bété) 
206. Caporal Depie Gnoleba Marius (Bété) 
207. Caporal Guiro Leonard (Guéré) 
208. Caporal Yobo Jean Rodolphe (Bété) 
209. QM1 Zéadé Pagnet (Guéré) 
210. Marin Kouame Urbain (Baoulé) 
211. Marin Adou Meledjro Etienne (Adjoukrou) 
212. S/off marine Zadi Gbaka Samuel (Bété) 
213. Togb Arnaud Marcel (Ebrié) 
214. Koudou Kouassi Jean Noel (Bété) 
215. Komanan Bi Gole Samuel (Gouro) 
216. Gbale Fronce Fortune (Dida) 
217. EX-PJ Gbahi Samuel (Bété) 
218. Ex-PJ Gnan Gauguet Xavier (Guéré) 
219. Maître Bahi Patrice (membre de la sécurité du président Gbagbo)

mercredi 26 décembre 2012

Cote d'ivoire : Un véhicule de l’ambassade des États Unis essuie un tir à l'arme à feu

Il est formellement interdit, surtout par ces temps où le climat sécuritaire n'est pas des plus cléments, de circuler dans le périmètre de la résidence du Président de la République, à la Riviera, comme si l'on se croyait n'importe où.

Et cela, le sieur O.T, ressortissant américain et attaché de défense à l'ambassade des États unis en Côte d'Ivoire, a failli payer ce manquement de sa vie. Les renseignements en notre possession indiquent en effet que dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 décembre 2012, O.T, au volant du véhicule de marque Toyota, de type Land Cruiser, de couleur blanche et portant la plaque diplomatique 104 MD 360, quitte la Riviera 3. Il se rend dans les locaux de son ambassade, toujours à la Riviera. Il est environ 1h du matin.L’Américain croit alors bien faire de prendre le raccourci non loin de la résidence présidentielle. Là, un des gardes fortement armé, avance vers lui dans le but de le sommer de marquer l'arrêt. O.T a-t-il compris cela ?

En tout cas, au dire de nos sources, il dévie l'élément de la sécurité du Chef de l’État et poursuit sa route. Les secondes d'après, deux véhicules militaires avec à leur bord des membres de la sécurité présidentielle, se lancent aux trousses du véhicule suspect à leurs yeux. Feux de détresse bien en vue, ces véhicules roulent à toute vitesse. Le chargé de défense à l'ambassade américaine qui comprend que c'est lui qui est suivi, gare donc son véhicule sur le bas côté.

Un des éléments du groupe de la sécurité présidentielle qui met pied à terre, approche le fonctionnaire américain, pour lui signifier que les dispositions sécuritaires dans le périmètre de la résidence du Chef de l’État n'autorisent guère quiconque à y flâner. Il doit donc à l'avenir, éviter ce « manquement ». C'est à cet instant là, sans vraiment que nos sources le précisent, qu'un tir, sans doute accidentel, part de l'arme à feu de l'un des soldats. La balle vient se loger dans la portière arrière gauche du véhicule diplomatique.

Fort heureusement, celui-ci étant blindé, le projectile ne transperce pas la portière avec les dégâts qu'on peut aisément imaginer. Mais la puissante décharge fait tout de même trembler la voiture dont l'une des vitres sous le choc, se brise en plusieurs morceaux. Au final, le sieur O.T retrouve sa représentation diplomatique, quand les éléments de la sécurité du périmètre de la résidence d'Alassane Ouattara , rejoignent eux, leur poste. De peu donc, on a frôlé un drame.


KIKIE Ahou Nazaire
 

Soir Info

mardi 31 juillet 2012

Un ''civil aux mains nues'


Un ''civil aux mains nus'' (comme à Abobo en Côte-d'Ivoire en 2010) faisant le fier devant un char détruit de l'armée syrienne dans la ville d'Alep.Bien sur que ce char n'a pas été détruit par ce civil puisqu'il est non armé.Le char a pris feu tout seul?Voici ceux pour qui la fameuse communauté internationale est en transe et demande des réunions d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU.Tous les jours qui passent les mêmes phrases:nous sommes préoccupés par le sort des civils,bashar el-assad commet des massacres,des civils innocents sont tués présentement. 

Petite question pour les dirigeants occidentaux:- est ce que dans les rues de Paris,Washington,Ottawa ou Londres on peut se promener avec des kalachnikovs et tirer des obus sur des chars? 

Actuellement y a des civils dans la région de Duékoué en Côte-d'Ivoire qui sont réfugiés sur leur propre terre. Pire encore ils sont assassinés dans leur camp devant les soldats de l'ONU. À aucun moment cette institution ou ceux qui sont en transe quand il s'agit de la Syrie n'ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Actuellement dans l'est du Congo,des centaines de milliers de civils affamés errent de camp en camp suivant la progression des combats. Les mêmes qui sont tant préoccupés par le sort des civils ne se sont toujours pas prononcés.

Chers gouvernements français, américains, anglais, canadiens, allemands, espagnols... qui osent se faire appeler ''communauté internationale'' alors qu'ils ne représentent même pas 1/5 de la population mondiale : ON VOUS CONNAIT MAINTENANT

mardi 13 décembre 2011

Côte d'Ivoire - Le fiasco retentissant des élections législatives

Les élections législatives en Côte d'Ivoire du dimanche 11 décembre, les premières depuis plus d’une décennie, sont loin d'avoir fait déplacer les Ivoiriens en masse, selon tous les observateurs. Alors que les chiffres officiels ne sont pas encore publiés, l’ancien porte-parole de l'ex-président Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, a déclaré qu'«à peine 20%» des 5,7 millions d'inscrits sur les listes électorales sont allés voter. On est loin de l’engouement qu’avait provoqué l’élection présidentielle de novembre 2010, quand plus de 80% des électeurs s'étaient déplacés. 
Justin Koné Katinan explique dans un communiqué repris par le site Abidjan.net que ce chiffre est un vrai désaveu pour le président actuel Alassane Ouattara:
"Les Ivoiriens, terrorisés par les armes d'Alassane Ouattara, expriment par cette révolte silencieuse leur désaveu à son encontre pour avoir transféré illégalement le président Laurent Gbagbo à La Haye [à la Cour pénale internationale]", explique l’ancien porte-parole, recherché par la justice ivoirienne et en exil depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011.
Le président de la Commission électorale ivoirienne (CEI), Youssouf Bakayoko, relativise cet échec démocratique:
«De façon générale, les élections des députés à l'Assemblée nationale n'ont jamais autant mobilisé que (...) la présidentielle. Nous tournons généralement autour de 35%», a-t-il déclaré.
Néanmoins, le vote semble s’être déroulé dans le calme. Un reportage de la télévision ivoirienne publique (RTI) montre les visites du président de la Commission électorale dans différents bureaux de vote, sous haute surveillance, mais relativement «dans un climat rassurant pour les électeurs et pour les candidats», a précisé ce dernier.

Dans un éditorial, le journal ivoirien Nord-Sud affirme que la faible participation dans ce type de scrutin est tout à fait habituell.  Et de commenter que «ceux qui ont trop tôt entrepris de se réjouir du taux de participation relativement bas doivent ranger leurs clarinettes», évoquant ainsi l’ancien parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) qui avait appelé au boycott du scrutin. Huit mois après la fin de la crise post-électorale (après le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouatara), qui a fait quelque 3.000 morts, le journal salue déjà le déroulement serein des élections.

dimanche 4 décembre 2011

Communiqué du CNRD suite à la déportation du président Laurent GBAGBO

Meeting du FPI à Bonoua 19 novembre 2011

Le conseil politique du CNRD réuni ce samedi 03 novembre sous la présidence de son Président Bernard B. DADIE a procédé à une analyse du contexte de la déportation du Président Laurent GBAGBO à la CPI à La Haye.

Alors que, devant le déficit d’enthousiasme pour le dialogue politique dont souffre le régime Ouattara, qui se dit pourtant résolument engagé dans un double processus électoral et de réconciliation nationale, les nouvelles autorités, sous la pression de leurs soutiens extérieurs, viennent  de déférer Laurent Gbagbo à la CPI. Un tel acte constitue à l’évidence un facteur de recul historique qui commande, de la part du CNRD, non seulement un rappel analytique des dérives oligarchiques qui hypothèquent dangereusement la survie économique, culturelle, voire spirituelle de la Côte d’Ivoire en raison des ingérences répétées de la France dans le jeu politique ivoirien, mais aussi une position ferme sur ces intrusions meurtrières et dégradantes, ainsi qu’un vibrant appel à la mobilisation pour la relance de la lutte institutionnelle, le triomphe du pluralisme politique et de l’unité dans la diversité.

L’élection de Laurent GBAGBO à la magistrature suprême, en octobre2000, était  un événement porteur d’espérance pour les Ivoiriens. La réalisation de cette espérance sera, malheureusement, fortement contrariée par un coup de force manqué mais meurtrier en 2002, mué en rébellion armée, avec à la clé la bipartition du pays entre zone gouvernementale (au Sud) et zone sous contrôle des rebelles (Centre, Nord et Ouest).

Presque dix années durant (2002 -20011), le Président Laurent GBAGBO a consenti tous les sacrifices potentiellement susceptibles de faire renaître notre pays à la paix sociale et de lui faire recouvrer l’intégrité de son territoire réunifié. Il a accepté de participer à plusieurs réunions de paix à Lomé (Togo), à Linas-Marcousis en banlieue parisienne, à Kleber, à Pretoria en Afrique du Sud, à Accra au Ghana puis à Ouagadougou. Au nom de la paix, le Président LAURENT GBAGBO, a pris une loi d’amnistie pour la rébellion et ses chefs. Il a également usé de l’article 48 de la Constitution pour permettre à M. OUATTARA d’être candidat. L’accord de Ouagadougou, croyions-nous,  devait faciliter le retour à la paix.

En lieu et place, c’est une aggravation des souffrances qui sera servie aux Ivoiriens au terme d’un plan de déstabilisation dont l’éviction militaire du Président Laurent GBAGBO le 11 avril 2011 par les forces coalisées (France, ONU, milices pro-Ouattara) a été l’aboutissement.  

Comme conséquence de cette forfaiture, la question fondamentale relative au véritable vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2010 reste à ce jour une énigme, M. Ban-Ki Moon ayant considéré le recomptage des voix comme une grave injustice.

Depuis la mise au pouvoir de M. OUATTARA, les Ivoiriens assistent à la mise en place d’un règne oligarchique caractérisé par :
Le piétinement de la constitution  (dissolution de fait de l’Assemblée Nationale, nominations irrégulières au Conseil Constitutionnel et au Conseil Economique et Social, cumul de la fonction de chef de l’état avec celle du président du RDR, aucune déclaration de son patrimoine […]) ;
 Le relèvement des cadres du CNRD de leur fonction et leur remplacement sans aucun respect des procédures légales par les membres du RHDP ;
Les arrestations arbitraires et déportation dans le nord d’éminentes personnalités dont le Président Laurent GBAGBO, son épouse, son fils et ses collaborateurs sans oublier les harcèlements judiciaires avec de multiples mandats d’arrêt internationaux ;

La répression systématique des manifestations légales de l’opposition démocratique ;
La tribalisassions de l’armée et de l’administration publique.
L’embastillement de la presse libre avec des arrestations de journalistes.

Ces dérives ont pour conséquences une grave déchirure du tissu socio-politique national, la recrudescence de l’insécurité et la dégradation de l’Etat de droit, l’assujettissement économique du pays et la paupérisation des travailleurs, la mise à mort du patrimoine intellectuel et scientifique.

A tous ces forfaits, il convient d’ajouter les conditions d’organisation des prochaines élections législatives par une CEI à la solde du pouvoir et une cartographie électorale destinée à assurer la victoire du RHDP avant la compétition.

Cette attribution arbitraire de siège, sans tenir compte des critères légaux (population et superficie) engendre une discrimination entre citoyens ivoiriens, ceux du Nord étant surreprésentés.

Par ailleurs, l’on assiste à un état d’insécurité généralisé avec le déploiement des bandes armées (FRCI/DOZO) sur toute l’étendue du territoire national, commettant des meurtres, des viols, des vols, des rackets et des exactions de toute nature en toute impunité. L’économie nationale est assujettie à la France qui, en l’espace de 6 mois en a pris le contrôle quasi-total. La conséquence immédiate est la paupérisation des travailleurs et l’affaiblissement des PME nationales.

Avec ce rappel, l’opinion nationale et internationale est désormais située sur l’environnement socio-politique qui prévaut en Côte d’Ivoire se résumant à la gouvernance par le totalitarisme.
C’est dans un tel contexte qu’il faut situer et comprendre les actions judiciaires illégales entreprises par les juridictions ivoiriennes contre le Président Laurent GBAGBO en organisant son audition le lundi 28 Novembre 2011 à Korhogo sur "les crimes économiques". Curieusement et au mépris du droit de défense reconnu à toute personne, le mardi 29 Novembre 2011, c’est à un véritable "théâtre judicaire" que nous assistons avec la notification au Président GBAGBO d’un mandat d’arrêt international, lequel sera exécuté le même jour.

Ainsi, par la seule volonté de la France, le Président Ouattara a transféré à la CPI, le Président Laurent GBAGBO en violation de la constitution et des lois ivoiriennes.

Pour le CNRD, cette autre déportation digne des temps de l’esclavage traduit avant tout une haine vengeresse nourrie par le pouvoir et ses parrains contre un homme dont la vision politique ouvre la voie à la dignité et à la conscience nationales et panafricaines. Laurent GBAGBO ne saurait et ne peut jamais être un criminel de guerre, ni un dictateur, encore moins un homme violent. Promoteur de la démocratie, il a toujours prôné la voie pacifique à travers le slogan : « asseyons-nous et discutons ». N’est-ce pas lui qui a préconisé le recomptage des voix pour résoudre pacifiquement la crise post-électorale ? N’est-ce pas lui qui a accepté l’arrivée en Côte d’Ivoire de Monsieur BRITO JOSE, médiateur de l’Union Africaine ? En réponse, on lui a servi et les Ivoiriens avec, une guerre post-électorale.

Mais auparavant, c’est depuis le 19 Septembre 2002, que le régime du Président Laurent GBAGBO a été attaqué et il n’a cessé de préconiser le règlement pacifique allant d’accords en accord de paix pour finalement nommer à la tête de son gouvernement le chef de la rébellion. Oui, l’adage est bien connu « qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ». Mais le Président Laurent GBAGBO qui tire sa force du respect scrupuleux des normes juridico-sociales et du respect du peuple, ne saurait être traité comme un vulgaire chef de guerre. Au contraire, les vrais criminels sont les rebelles et leurs différents chefs et commanditaires désormais connus.

C’est pour quoi, tout en exprimant au Président Laurent GBAGBO sa solidarité, son soutien et son indéfectible affection, le CNRD par la voie de son Président, le doyen Bernard BINLIN-DADIE :
-     Condamne avec la dernière énergie ce transfèrement, forme déguisée des pratiques esclavagistes et colonialistes que l’occident n’a jamais cessé d’infliger aux Africains dignes par le biais de ses suppôts locaux. Il s’agit en réalité d’un enlèvement politique d’une personnalité gênante ;

-     Lance un vibrant appel à l’ensemble de partis et mouvements membres du CNRD à prendre acte de la volonté du M. Ouattara de plomber le processus de réconciliation nationale et à en tirer les conséquences politiques et sociales qui s’imposent ;

-     Appelle solennellement  les démocrates ivoiriens, les femmes, les jeunes et la société civile digne à user de toutes le voies légales pour obtenir sans délai la libération définitive du Président Laurent GBAGBO et son retour en Côte d’Ivoire.

-     Félicite les avocats pour le  travail abattu et les encourage à persévérer  dans la bataille pour le triomphe des droits et libertés démocratiques en Côte d’Ivoire ;
-     Exprime son soutien et sa solidarité à la famille du Président LAURENT GBAGO.

-     Demande à toutes les Ivoiriennes, à tous les Ivoiriens et à tous les démocrates, de se mobiliser comme un seul homme et de rester à l’écoute de l’annonce des différentes actions (meetings, marches et seetings) légales programmées à cet effet.   
   


POUR LE CNRD,
BERNARD B.DADIE,
PRESIDENT DU CONSEIL POLITIQUE,