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mercredi 24 août 2011

Haïti-MINUSTAH : Des matières fécales déversées à nouveau dans des rivières



Des matières fécales ont à nouveau été déversées dans les rivières du Plateau Central soulevant la grogne des habitants de la région, alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) pointée dans l’affaire continue de nier toute responsabilité.

Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.

Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s’agit de l’ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l’occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu’il s’agit de l’œuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s’agissait.

Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n’est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.

La route n’a pu être débloquée qu’après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d’organiser de nouvelles mobilisations jusqu’à ce que les militaires étrangers quittent le pays.

La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.

« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.

Des études scientifiques ont confirmé que l’épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d’une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du cholera.

Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.

Cenaré Philfrant, un dirigeant de l’organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu’il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l’ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd’hui à Marmont », déplore t-il.

Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération.

Le président n’a jusqu’ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau Central. 

Ronel Odatte
mardi 23 août 2011

vendredi 1 juillet 2011

MINUSTAH-CHOLERA : C’EST CONFIRMÉ ! LES NATIONS-UNIES À L’ ORIGINE DE L’ÉPIDÉMIE, SELON DES SCIENTIFIQUES



La thèse, selon laquelle les casques bleus népalais ont importé la souche de choléra, dont la propagation a tué plus de 5 000 personnes dans le pays à compter du 19 octobre 2010, vient d’être confirmée à nouveau par des scientifiques, entre autres le Francais Renaud Piarroux.

Plus complète et avec une méthodologie vérifiée par d’autres scientifiques, l’argumentation - accusant la force onusienne dans la propagation du choléra en Haïti - est développée dans le numéro de juillet 2011 de la revue “Emerging infectious diseases”, une publication des centres nord-américains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).

Les scientifiques ont présenté des “preuves solides”, “suggérant fortement” l’implication d’un contingent de militaires onusiens, originaires du Népal, ayant contaminé une rivière haïtienne à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base.
Dès octobre 2010, les riverains de la rivière de Mirebalais (à 68 km au nord-est de la capitale) avaient pointé du doigt les militaires népalais dans l’introduction de l’épidémie du choléra, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les départements géographiques du Centre et du Nord d’Haïti.

Il s’en était suivi plusieurs manifestations de protestations contre la force onusienne déployée en Haïti depuis juin 2011.
Aujourd’hui, plusieurs organisations sociales haïtiennes, comme la plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) et la solidarité des femmes haïtiennes (Sofa), expriment leur indignation face à l’indifférence de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), qui n’a pas su mobiliser des ressources financières pour affronter la maladie.
La Papda et la Sofa suggèrent à la Minustah de verser à Haïti 25 à 30% de la somme de 853 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes), budget annuel de son fonctionnement, en guise de dédommagement au peuple haïtien.

Elles exigent « justice et réparation pour toutes les familles, directement victimes de l’épidémie, et des dédommagements adéquats pour compenser les immenses pertes enregistrées par l’économie nationale à cause de l’épidémie ».
Depuis son apparition en Haïti en octobre 2010, l’épidémie de choléra, qui a connu trois pics, a déjà fait environ 5 500 morts parmi plus de 300 000 personnes affectées.  

vendredi 24 juin 2011

Haïti: 18.000 cas de choléra en 40 jours


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que plus de 18.000 nouveaux cas de choléra avaient été enregistrés en quarante jours, de mai à juin, à Port-au-Prince en Haïti où l'épidémie a tué 5.397 personnes depuis son apparition en 2010. "Depuis mai 2011, il y a une augmentation des cas de choléra dans certaines régions en Haïti, spécialement dans les environs de Port-au-Prince et du Sud de la Péninsule", a expliqué un porte-parole de l'OMS. L'ONU a publié début mai une enquête sur l'origine de l'épidémie incriminant une souche venue d'Asie du sud tout en se gardant de pointer les Casques bleus népalais, accusés par plusieurs scientifiques d'être la source de la contamination. Au plus fort de l'épidémie, plusieurs dizaines de décès étaient enregistrés par jour.

jeudi 16 juin 2011

Haïti-Cholera/Plateau Central : Plus de 600 cas d’infection dont 62 morts en moins de 15 jours


Hinche, 16 juin 2011 [AlterPresse] --- Soixante-deux personnes sont mortes en moins de quinze jours parmi 600 cas d’infection au choléra dans le Plateau Central, où l’épidémie multiplie les victimes, selon des informations recueillies sur place par AlterPresse.

A Hinche il y a plus de 150 cas d’hospitalisation, et six personnes ont déjà péri, rapporte Magny Pierre, infirmière au Centre de Traitement de Cholera de l’hôpital Sainte Thérèse.

Toutefois un agent de santé qui a requis l’anonymat fait état de 12 décès.

De son côté, le Maire de la commune de Thomassique, Wilmane Mathé, se dit dépassé par les événements. Un seul lit peut être occupé par plusieurs patients.

Le cholera a fait plus de 100 cas d’hospitalisation ces derniers jours, dont 3 morts, à Thomassique.

« Il n y a plus de place pour loger les malades tandis que nos frères de Cerca-la-Source qui gèrent plus de 100 patients nous demandent de leur prêter main forte… Pour l’heure il ne serait pas surprenant de voir 3 personnes allongées sur un seul lit », déplore le premier citoyen de Thomassique.

Le maire de Maissade, Manacé Maxène, fait état dans la presse locale de plus de 5 morts et une cinquantaine de cas d’hospitalisation dans sa commune. Selon Maxène « cette épidémie peut devenir incontrôlable si aucune mesure n’est prise ».

A Mirebalais, ou plus de 200 nouveaux cas et 15 morts ont été signalés, il n’y a qu’un seul CTC.

Selon, l’ancien candidat au Senat, Waking Novembre, la commune devrait être en mesure d’accueillir les malades en provenance des 5 communes avoisinantes, pour compenser leurs faiblesses.

Joane Astride Dervilus, une infirmière qui vient tout juste de boucler une campagne de sensibilisation dans la région, dit craindre le pire à cause de la « mauvaise gestion » dont fait montre les autorités du pays.

« Toute la commune de Thomonde est touchée. Trop de victimes. Il est temps que cela cesse. Je vais me présenter auprès du ministre de la santé pour lui dire toute la vérité », prévient Jean Sauverne Delva, maire de Thomonde, qui dit s’attendre à des mesures concrètes de la part des autorités.

25 nouveaux cas de décès sont enregistrés à Thomonde. Cependant ces chiffres sont loin d’être exhaustifs, puisque, contrairement aux conseils prodigués par les autorités sanitaires, ceux qui en ont les moyens se paient des soins à domicile, et demeurent ainsi à l’abri des regards.

Ces personnes, à cause de leur fonction ou de leur titre, restent chez eux et ne vont pas se faire soigner dans les CTCs. Cette situation a notamment été observée dans la ville de Hinche.
Selon le bilan du Ministère de la Santé publique, au 7 juin, l’épidémie a frappé un total de 294 mille Haïtiens et entrainé la mort de 5 mille 400. 

Ronel Odate

dimanche 31 octobre 2010

L'Origine du Choléra en Haïti.

On se rapproche de plus en plus de la vérité. Un journal japonais publie un article concernant le bacille du choléra découvert en Haïti. Il s'agit, dit le journal du Vibrio toxinogène cholerae O1 qui a été identifié. Le Laboratoire National de Santé Publique a identifié ce bacille et le CDC d'Atlanta, soit le Center for Disease Control a confirmé l'identification. D'où viendrait ce bacille, car de toute évidence il s'agit d'une maladie importée. Le bacille cholerae 01 est exactement le même qui sévit depuis le mois de septembre 2010 au Népal. Or les soldats népalais sont arrivés en Octobre 2010 dans le pays et ont été affectés à Mirebalais.. Par ailleurs le contrat de la MINUSTAH avec la firme haïtienne affectée au ramassage des déchets a pris fin depuis le mois de Juillet 2010. Lors d'un reportage réalisé par la chaine Al Jazira et l'Agence Associated Press, à la base de la MINUSTAH à Mirebalais, il a été découvert des fuites partant des fosses sceptiques jusqu'à la rivière Meille qui est un affluent du fleuve Artibonite. Par ailleurs les populations alentour ont confirmé la mort de deux enfants d'une diarrhée identifiée par la suite comme étant le cholera, ce qui serait donc la première apparition de l'épidémie en Haïti. Cependant les officiels de la MINUSTAH continuent de démentir cette hypothèse. Dans ce débat sur l'origine du cholera qui fait rage actuellement dans le pays, on semble donc s'approcher de la vérité concernant l'origine de la maladie.