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samedi 1 octobre 2011
Haiti : Sweet Micky: une nouvelle crise socio-politique pour 100 (cent) ans
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Michel Martelly
mercredi 28 septembre 2011
Les 12 derives de Sweet Micky chef des tonton roses
Nominations irrégulières
une « violation flagrante de la constitution » en nommant récemment des directeur généraux, sans tenir compte du décret sur le fonctionnement du conseil des ministres. Le Sénat attend toujours les minutes du Conseil des ministres et l'arrêté de ces nominations, a expliqué le sénateur Steven Benoît, surpris du silence... du reste de la société sur cette affaire. « Le président peut nommer qui il veut, mais cela doit se faire selon les normes », a-t-il nuancé.
CIRH
« Le même président qui avait dénoncé le gaspillage de 4 milliards de dollars fait aujourd'hui des éloges en veux-tu en voilà pour la CIRH dont il s'apprête à demander une reconduction tacite », a indiqué Steven I. Benoît, qui, au passage, dénonce la situation difficile des sinistrés vivant sous des tentes, 18 mois après la création de la CIRH.
MINUSTAH
Le Sénat a adopté une résolution demandant un départ progressif de la MINUSTAH, a-t-il insisté, soulignant cependant que demander ce départ « demain matin aurait été irresponsable ». « Nous avons demandé que la MINUSTAH s'en aille au plus tard en octobre 2012 », a dit Steven Benoit, favorable au retour d'une armée nationale pour prendre le relais.
Cour de cassation
« Je trouve anormal que le président ait renvoyé au Sénat la liste. D'ailleurs, le sénat a revérifié et renvoyé la liste au président Martelly, a indiqué le sénateur Benoît. Si le président ne veut pas que la Cour de cassation et le CSPJ fonctionnent, qu'il le dise pour que l'on puisse savoir que l'on continue à nommer des juges des cours d'appel, de tribunaux de première instance, de la Cour de cassation comme on le faisait depuis 25 ans », s'est offusqué le parlementaire.
Sur les frais scolaires
« Au lieu de publier la loi sur les frais scolaires rapidement pour empêcher aux directeurs d'écoles peu scrupuleux de dépouiller les parents, le président est resté muet », s'est désolé Steven Y. Benoît, seul homme politique à avoir officiellement affirmé être passé à l'opposition du président Michel Joseph Martelly qu'il appelait son « ami ».
Sur les élections controversées quand marthelly devient le cep ,il proclame ses propres résultats.
La gestion des élections controversées est également mise en avant par Steven Benoit pour justifier sa décision de passer a l'opposition. Je ne comprends pas que le président Martelly veuille publier soudainement des résultats pour seulement 2 des 4 circonscription ou les élections ont été entachées d'irrégularités.
Sur le CEP
Michel Martelly aurait même fait part de son intention de mettre en place un Conseil Electoral Provisoire pour une durée de deux ans, dénonce le sénateur Benoit.
Michel Martelly aurait même fait part de son intention de mettre en place un Conseil Electoral Provisoire pour une durée de deux ans, dénonce le sénateur Benoit.
Sur la constitution
Le parlementaire déplore le fait que Michel Martelly n’a aucune volonté de promulguer la constitution amendée dans le journal officiel, Le moniteur.
Sur le fonds pour l’éducation
Steven Benoit a également dénoncé l’entêtement de Michel Martelly à vouloir monter un fonds pour l’éducation en dehors des normes légales.
« Personne ne connaît le montant des fonds prélevés sur les appels téléphoniques et les transferts, on ignore qui gère ces fonds, c’est anormal », martèle l’ancien député de Pétion-ville.
Le parlementaire déplore le fait que Michel Martelly n’a aucune volonté de promulguer la constitution amendée dans le journal officiel, Le moniteur.
Sur le fonds pour l’éducation
Steven Benoit a également dénoncé l’entêtement de Michel Martelly à vouloir monter un fonds pour l’éducation en dehors des normes légales.
« Personne ne connaît le montant des fonds prélevés sur les appels téléphoniques et les transferts, on ignore qui gère ces fonds, c’est anormal », martèle l’ancien député de Pétion-ville.
Sur la formation des tontons roses et CVSN
la soumission exclusivement à la communauté internationale du plan de constitution d’une nouvelle force de défense nationale
Le faux conseil des ministres du president micky. Institution inventée par Sweet Micky pour continuer de nager dans le rigole de l'inconstitutionnalité
la soumission exclusivement à la communauté internationale du plan de constitution d’une nouvelle force de défense nationale
Le faux conseil des ministres du president micky. Institution inventée par Sweet Micky pour continuer de nager dans le rigole de l'inconstitutionnalité
source : nouvelliste, hpn, ahp
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mercredi 17 août 2011
Martelly présente ses ministres de la justice et de l’éducation
S’accaparant le rôle de Premier ministre, le chef de l’Etat confirme l’attribution de ces deux portefeuilles à MM. Josué Pierre-Louis et Georges Mérisier ; le CSPJ sera enfin une réalité, début octobre, promet le Président
Publié le mardi 16 août 2011
Sans attendre la ratification de son Premier ministre dont la désignation n’est même pas encore effective, le Président Michel Martelly a pratiquement commencé à esquisser mardi le profil du futur gouvernement en avançant les noms de Josué Pierre-Louis et de Georges Mérisier pour occuper respectivement les portefeuilles de la justice et de l’éducation nationale. A l’occasion du lancement de la semaine de la gouvernance au siège de l’Ecole de la magistrature (EMA) et à la Cour de cassation, le chef de l’Etat se trouvait en compagnie de Me Pierre-Louis qui, dit-il, sera le prochain ministre de la justice et de la sécurité publique.
Avec à ses côtés l’actuel chargé de mission à ce ministère, M. Martelly a insisté sur la nécessité d’instaurer en Haïti une nouvelle forme de gouvernance fondée sur l’indépendance de la justice en annonçant que les membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) prendront leur fonction officiellement début octobre, lors de la rentrée des tribunaux.
Parlant de son sujet de prédilection, la scolarisation gratuite qui devrait être effective pour près de 150.000 nouveaux élèves dès l’ouverture de l’année académique, dans quelques semaines, le Président de la république a invité les journalistes à consulter son prochain ministre de l’éducation nationale, Georges Mérisier.
Après une première annonce en ce sens, Michel Martelly a laissé entrevoir un probable report de la date initialement retenue pour la reprise activités scolaires, soit le 5 septembre.
Mardi, le dirigeant haïtien, parvenu à ses 100 premiers jours de pouvoir sans être capable de mettre en place un nouveau gouvernement, s’est livré à son deuxième exercice public de présentation des membres du cabinet ministériel.
Il y a, plusieurs semaines, il avait déjà fait fi de la tradition et des procédures constitutionnelles en attribuant les ministères des affaires étrangères et des finances respectivement à ses conseillers Daniel Supplice et Wilson Laleau.
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Michel Martelly
mardi 16 août 2011
POURQUOI TANT DE DILATOIRE POUR CHOISIR UN PREMIER-MINISTRE ET UN GOUVERNEMENT… A QUI PROFITE CE CRIME?
Le président haïtien Michel Joseph Martelly a confirmé, la semaine derrière, avoir mis en place une commission chargée de travailler sur la désignation du prochain “Premier ministre-désigné”...
Après deux cuisants échecs devant les parlementaires (Gérard Daniel Rouzier, Commerçant, Chambre Basse; Bernard Honorat-Gousse, Juriste, Chambre Haute) dans l’espace de deux mois. Cette commission travaille sur une liste de cinq citoyens, dont une femme très connue. Cette liste devra être reduite à deux personnalités cette semaine. Et le president Martelly devrait avoir une troisième rencontre avec les présidents des deux Chambres en vue de s’arréter sur un trosième choix définitif à ce sujet.
Les Parlementaires conservateurs de leurs cotés, contactés par CANAL+HAITI , s’apprètent à donner du fil à retordre à cette troisieme désignation, ironiquement l’un d’eux affirme laconiquement et siniquement :“jamais deux sans trois”…
Entre temps, qui pense à sortir les habitants de la capitale, vivant sous un grand village de tentes (des cache-misère, quoi!), de cet enfer atroce qui les brûle. Ils sont des milliers ceux qui quittent quotidiennement les villes de provinces où ils s'étaient réfugiés après le passage du séisme dévastateur du 12 janvier 2011, parce qu’il y manque de tout en province. Ils viennent , avec de nouveaux immigrants, grossir les rangs des habitants des camps de tentes et des autres laissés-pour-compte d’autres zones malfamées qui forment les quatre vingt pour cent de la population. Plus d’un se demande qui pourra sortir ce peuple bon enfant, de la situation infrahumaine où il patauge depuis plus de trente ans.
Toute cette affaire de désignation de Premier-Ministre avortée n’est que mensonge et complicité d’une élite démissionnaire et irresponsable; des trois composantes qui forment l’élite haitienne (Politique, Economique et Intelectuelle), surtout la synarchie retrograde qui ne pense qu’à ses interets personnels mesquins au detriment du bien-être collectif. Ce crime d’immobilisme du système haitien actuel ne profite qu’aux têtes-de-pont actuel : politiciens, commerçants, intellectuels . Ils sont tous coupables du délit de non-assistance à personnes en danger de mort. Nous parlons ici de la chronique d’un genocide annoncé.
Ou sont passees les valeurs de liberté, de solidarité et de respect de dirigeants pour son peuple? L’elite actuelle lutte pour que la disparité qui existe entre les moins nantis et eux devienne de plus en plus large, parce c’est dans cet écart –ci qu’elle continuera à faire son beurre “illicitement-legal”. Sur la crasse de la masse, elle batira son chateau. Pas de misère, pas de richesse…Quelle salissure! Haiti n’est pas prète à sortir de l’auberge, le dirigeant haitien fait une sacrée difference entre lui et le reste de la population, il ne se confond pas avec son peuple, il se trouve au dessus de la mèlée,non pas pour etre un exemple moral, mais pour faire une demonstration de sa superiorite refoulée, il affirme toujours tout haut: “ Le peuple dit !” et ne dit jamais :” Nous, le peuple!”
Au lendemain de la Fête nationale américaine, retour sur un moment fondateur des États-Unis d’Amérique, nation phare du monde malgré certains excès, qui posa la question de l’esclavage.
Thomas Jefferson et Alexander Hamilton en sont les deux grands artisans, même si leur mésentente est bien connue. Jefferson tout comme Hamilton, est un héritier des Lumières, en particulier de Montesquieu. Pour eux, donc, il existe une égalité de droits entre les hommes. Jefferson nuance toutefois cette égalité en fonction des races, des genres et des talents. Il souhaite légitimer l’exclusion de certaines minorités telles que les Noirs, les femmes et les Indiens du corps politique. Hamilton, au contraire, voyait les esclaves comme égaux aux blancs et était favorable à l’émancipation des Noirs. Hamilton deviendra le symbole du Nord, car en plus d’être contre l’esclavage, il poussait l’Amérique vers la commercialisation et l’urbanisation. Jefferson, au contraire défend le mode de vie rurale, possédant lui-même de très nombreux esclaves. Les États-Unis d’Amérique sont une mosaïque de culture et de race, malgré tout, leurs dirigeants à travers les ans disent tous en choeur : « Nous, le Peuple des États-Unis », tout le peuple ?
En Haiti, Il existe trop de complexes au niveau des “ tetes pensantes” (inferiorité et superiorité), L’éducation et l’école de la population se font à plusieurs vitesses. Le problème des classes se trouve à son point culminant. Les “ecoles-sans-enseignes” regardent les apparences avant d’admettre un potentiel écolier en son sein. L’apartheid est omniprésent, en plein vingt-et-unième siècle dans un pays qui a fait la plus grande révolution anti-esclavagiste de tous les temps, Une révolution qui a ouvert les portes de l’independance à l’amérique latine (le panamericanisme !)
Quel gachis! Quel fiasco! Le problème de la souverainete nationale est haitiano-haitien, point barre. Sans une prise de conscience, style mousquetaire (un pour tous, tous pour un), de la part de l’elite, Haiti continuera de marcher à reculons…
Les dirigeants haitiens actuels …
Savent-ils qu’ils ont vingt millions d’yeux et d’oreilles braqués sur eux et qui les écoutent…attendant une lueur d’espoir impatiemment,… de leur part?...
Sont-ils imbus de la noble mission qui leur imcombe devant le tribunal de l’histoire? …
Savent-ils que les haitiens et haitiennes sont méprisés et maltraités partout où il passent dans le monde?
Savent-ils qu’Haiti est la risée de la nation née de la dernière pluie?
Quel exemple, pour les enfants d’aujourd’hui qui seront les adultes et dirigeants de demain…???
Le peuple haitien... quel crime a-t-il commis pour mériter un tel chatiment...
Il n'a pas les dirigeants qu'il lui faut...
Le fier peuple d'Haiti veut retrouver sa dignité pour pouvoir marcher la tete haute...
Des individus ont cherché une position noble pour la souiller ...
Avec des dirigeants de cet acabit… de quoi demain sera-t-il fait…pour Haiti?
Mais ou sont les haitiens et haitiennes...dignes de ce nom...de par le monde...
Cette plaisanterie a assez durée...Il est grand temps que ça cesse!
Andy LIMONTAS
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samedi 13 août 2011
Mgr Kébreau voudrait-il un retour au totalitarisme, à la dictature?
Martelly doit enfiler sa défroque de Sweet Micky pour diriger Haïti, selon Mgr Kébreau
L’Archevêque du Cap-Haitien a demandé à Michel Martelly d’enfiler sa défroque de Sweet Micky afin de pouvoir diriger le pays. Selon lui, Martelly aurait besoin de la fougue du musicien qu’il était pour gouverner le pays.
Alors que des parlementaires demandent à Michel Martelly d’abandonner son côté fantasque et impulsif afin de s’adapter à sa stature d’homme d’Etat, le président de la Conférence épiscopale d’Haïti, l’Archevêque du Cap, Louis Kébreau, croit qu’il lui faut faire l’inverse.
S’exprimant à l’espace « Invité du jour de radio Vision 2000, l’homme d’église a fait cette déclaration que plus d’un qualifient déjà de scandaleux.
« Je lui ai dit qu’il fallait vraiment mettre son pantalon de Sweet Micky pour pouvoir diriger ce pays, on ne peut pas vivre dans la tergiversation pour pouvoir vraiment remettre Haiti sur les rails », a martelé le responsable de l’église catholique en ajoutant que « nous vivons dans un pays de marronnage ».
« On ne peut plus tergiverser aujourd’hui, on ne peut plus jouer avec la vie de 8 millions d’habitants. Il faut à [Martelly] la fougue du musicien, il faut qu’il soit assez direct, qu’il sache poser des actes qui vont permettre au pays de trouver la route à suivre, il doit sonner le lambi pour rassembler les Haïtiens… » a tenté d’expliquer l’ecclésiastique.
Le prélat a en outre dénoncé les « Machiavels » et autres détracteurs de Martelly qui ne soulignent pas ses actions positives et voient toujours les côtés négatifs.
Cette déclaration de l’archevêque étonne plus d’un, venant surtout d’un homme d’église. Que veut-il dire par la? ont demandé des parlementaires.
« Une telle chose n’est pas à souhaiter, a réagi le sénateur Jean Hector Anacacis qui a pris la déclaration à la légère.
C’est Martelly qui doit diriger le pays, pas Sweet Micky, sinon il va danser, a-t-il plaisanté.
« Je ne sais pas vraiment ce que veut dire Mgr Kébreau », a pour sa part commenté le sénateur Rodolphe Joazile.
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vendredi 12 août 2011
Quand la présidente de l’Argentine fait un pied de nez au président Haïtien.
Madame Christina Fernandez de Kirchner a donc décidé à la dernière minute de ne pas recevoir le président haïtien. Celle-ci est partie « POUR RAISON FAMILIALE » en province (a Santa Cruz) ! Le président Martelly ne sera même pas reçu par le chancelier argentin mais simplement par un haut fonctionnaire du palais (tout de même !) en la personne du chef de cabinet de la présidence. Quel affront ! Qui sont les conseillers diplomatiques et politiques en charge d’organiser ce voyage que le président haïtien avait annoncé comme très important ? Si important qu’en dépit de la grave crise de gouvernabilité que traverse le pays, le président haïtien a du l’effectuer en urgence, laissant a une « commission » dirigée par son épouse le soin d’étudier les dossiers de 5 nouveaux premiers ministrables (dont 2 « bouillons réchauffés » ). Combien d’argent va coûter ce voyage (location d’avion, hébergement, frais de représentation) pour finalement signer la reconduction d’un petit projet d’agriculture urbaine ? Un haut fonctionnaire du MARNDR aurait pu s’en occuper.
Entre-temps sur les ondes de certaines radio, une active et violente campagne visant a appuyer la pseudo-décision du président haïtien de diriger par décrets bat son plein et certain « invités d’analystes politiques » experts en désinformation et déstabilisation incitent activement a une nouvelle opération de « Mache pran yo . Cette opération est principalement dirigée contre le Parlement Haïtien et en particulier vers le groupe des 16 et il semble que certains préparent une « manifestation spontanée et musclée » de soutien au président Martelly . En principe cette manifestation doit être convoquée pour accueillir spontanément à l’aéroport le président Martelly lors de son retour comme cela avait été organisé, tout aussi spontanément, avec les mêmes DJ proches de ce secteur lors du retour de Jean Claude Duvalier. En fait cette manifestation de soutien pour les 3 mois de présidence de Martelly est semble t’il destiné a être une répétition pour de futures manifestations anti –Parlement et viserait a apeurer les parlementaires rebelles a rejoindre « la vague rose ». Pendant que la Présidence Haïtienne est effrontément éconduite (en dehors de toute convenance diplomatique minimale) et que d’une certaine manière, cette Honte retombe sur Haïti, les « pécheurs en eaux troubles », qui font leur beurre dans la contrebande et toutes sortes de trafics en ces moments de flottements politiques, financent des émissions de propagandes haineuses et préparent pour accueillir le président Martelly une manifestation « de guerre de guerre ». Est-ce la que nos tuteurs voulait aboutir afin de stabiliser dans la confusion et le chaos notre petit pays ? En tous cas : ainsi va Haïti et c’est peu dire que d’admettre que cela va dangereusement
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mercredi 10 août 2011
Martelly doit être Sweet Micky pour diriger Haïti, selon Mgr Kébreau
Haïti: L'Archevêque du Cap-Haitien a demandé à Michel Martelly d'enfiler sa défroque de Sweet Micky afin de pouvoir diriger le pays. Selon lui, Martelly aurait besoin de la fougue du musicien qu'il était pour gouverner le pays.
Alors que des parlementaires demandent à Michel Martelly d'abandonner son côté fantasque et impulsif afin de s'adapter à sa stature d'homme d'Etat, le président de la Conférence épiscopale d'Haïti, l'Archevêque du Cap, Louis Kébreau, croit qu'il lui faut faire l'inverse.
S'exprimant à l'espace « Invité du jour de radio Vision 2000, l'homme d'église a fait cette déclaration que plus d'un qualifient déjà de scandaleux.
« Je lui ai dit qu'il fallait vraiment mettre son pantalon de Sweet Micky pour pouvoir diriger ce pays, on ne peut pas vivre dans la tergiversation pour pouvoir vraiment remettre Haiti sur les rails », a martelé le responsable de l'église catholique en ajoutant que « nous vivons dans un pays de marronnage ».
« On ne peut plus tergiverser aujourd'hui, on ne peut plus jouer avec la vie de 8 millions d'habitants. Il faut à [Martelly] la fougue du musicien, il faut qu'il soit assez direct, qu'il sache poser des actes qui vont permettre au pays de trouver la route à suivre, il doit sonner le lambi pour rassembler les Haïtiens... » a tenté d'expliquer l'ecclésiastique.
Le prélat a en outre dénoncé les « Machiavels » et autres détracteurs de Martelly qui ne soulignent pas ses actions positives et voient toujours les côtés négatifs.
Cette déclaration de l'archevêque étonne plus d'un, venant surtout d'un homme d'église. Que veut-il dire par la? ont demandé des parlementaires.
« Une telle chose n'est pas à souhaiter, a réagi le sénateur Jean Hector Anacacis qui a pris la déclaration à la légère.
C'est Martelly qui doit diriger le pays, pas Sweet Micky, sinon il va danser, a-t-il plaisanté.
« Je ne sais pas vraiment ce que veut dire Mgr Kébreau », a pour sa part commenté le sénateur Rodolphe Joazile.
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mardi 9 août 2011
Le cas haïtien ou l'échec international
On se souvient encore du séisme génocidaire de 7.0 sur l’échelle de Richter qui ravagea Haïti le 12 janvier 2010. Laissant derrière une capitale, Port au Prince, totalement en ruine, elle qui représentait le poumon de l’économie stagnante du pays. Un séisme qui a emporté 120% du PIB national conduit nécessairement tout état du tiers-monde dans un sinistre. Donc, les appels précipités à l’aide internationale sous forme de solidarité humaine étaient légitimes. Ainsi les Nations Unies, coordonnant encore l’aide internationale, choisissaient l’ancien président américain, Bill Clinton, pour prendre la tête d’une commission qui allait être baptisée Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, avec pour sigle CIRH. Plus d’un an après, l’opinion publique haïtienne et des critiques indépendants restent perplexes quant aux résultats concrets. Des participants à l’armada internationale mise en place pour s’assurer de la reconstruction expriment leurs profondes inquiétudes. Le cas de Ricardo Seintefus, ce citoyen Brésilien qui représenta l’organisation des Etats américains OEA en Haïti, est une référence à citer en matière de courage, parce qu’il a révolutionnairement émis des réserves profondes sur les chances de succès de l’ONU en Haïti. Conséquence de cette hardiesse, il fut expéditivement remercié après avoir donné une interview au journal suisse « Le temps », dans laquelle l’homme du Brésil a fustigé le principe même de l’aide internationale. « S’il existe une preuve de l’échec de l’aide internationale, c’est Haïti…La communauté internationale a le sentiment de devoir refaire chaque jour ce qu’elle a terminé la veille ». Cette déclaration lui a coûté son job, il a été révoqué deux mois seulement avant l’expiration de son mandat, l’OEA ne pouvait plus tolérer l’impertinence de ses déclarations. Le gouvernement sortant, par un geste exceptionnel, l’a décoré de « l’ordre de grand croix d’honneur », très prestigieux en Haïti. Haïti est un pays doublement occupé. Le coup d’état des militaires « navy seal » de l’armée américaine contre le président légitime, Jean B. Aristide, le 29 février 2004, a permis l’invasion franco-américaine du pays, suivi de son occupation. Rappelons qu’à cette date, c'est-à-dire depuis l’invasion d’Irak de 2003, fortement contestée par la France, les relations entre ces deux puissances impérialistes étaient branlantes. Le coup d’Haïti a permis le rapprochement indispensable entre les deux états dans le domaine de la coopération militaire subversive et de l’ingérence dans le tiers-monde. Ce coup a introduit les forces militaires onusiennes dans le pays, sous le sigle de MINUSTAH, mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti, ayant pour objectif officiel de stabiliser Haïti. Plus de 7 ans après, le pays reste suffisamment instable à un point tel que le Département d’Etat renouvelle régulièrement ses appels aux ressortissants américains de rester loin d’Haïti, à cause de l’instabilité chronique qui y règne. Et pourtant, l’ONU dépense près de 600 millions de dollars américains chaque année en Haïti pour financer l’opération de près de 12000 hommes de troupes et employés civils. Le pays reste et demeure instable. Les kidnappings se poursuivent, l’impasse politique se perpétue, l’international semble être en retard de phase vue son impuissance à formuler ou mettre en place une politique garantissant la stabilité. Pendant que le peuple combatif d’Haïti s’enlise dans des exercices spectaculaires de survie, l’international renforce sa grippe, en plaçant au pouvoir un pantin de la bourgeoisie avec une histoire fraîche d’extrême droite. Michel Martelly, le nouveau valet de l’occident, s’identifie comme un « grand démocrate ». Comme quoi on s’endort un soir pour se réveiller le lendemain en « grand démocrate ». Le président a participé activement aux deux derniers coups d’état contre la légitimité constitutionnelle de 1991 et de 2004, interrompant brutalement le processus démocratique chancelant alors en cours. D’après des informations fiables, l’actuel président d’Haïti fut un indicateur de la police et de l’armée, il les accompagnait le soir dans des missions de type « black OP » d’assassinats politiques. Il faisait partie des escadrons de la mort qui violaient, pillaient, torturaient et assassinaient d’honnêtes citoyens haïtiens. Martelly avait lui-même reconnu avoir utilisé de la cocaïne et du crack jusqu'à récemment. Arrête t-il de les utiliser ? On n’en sait rien. On connaît la mentalité des drogués, en général ils s’entourent toujours de personnes partageant cette même faiblesse qu’eux-mêmes. Donc, ceux qui ne reniflent pas de la drogue, ne sont pas les bienvenus dans le cercle des intimes (inner circle). Lorsqu’on considère l’entourage immédiat bourgeois et bon vivant de Martelly qui, en Haïti possède une longue tradition dans l’utilisation et circulation de stupéfiants, on est en droit de se demander si l’environnement du « président » n’est pas truffé de toxicomane et de dealers. Si c’est le cas, on a des hommes et des femmes sous influence de narcotiques qui prennent quotidiennement des décisions pour les 10 millions d’âmes du pays. D’après une source crédible, Martelly aurait confié à un proche de Miami que, la décision de se présenter à la présidence était au départ une blague. En lui-même, il ne s’attendait pas à ce qu’il fût pris au sérieux. En 2010, lors de son premier voyage de campagne à Jacmel, département du sud-est, avant de descendre de la voiture, il eut à dire à sa femme : si on commence à nous lancer des pierres, nous mettrons fin à la plaisanterie et rentrerons gentiment chez nous. A sa plus grande surprise, la ville de Jacmel avait été mobilisée par son ami de toujours, le sénateur fraîchement élu, Edwin Zenny pour l’accueillir en triomphateur. Des lors, il s’est pris au sérieux. Voilà l’homme que l’international a repêché en troisième position au premier tour des élections présidentielles pour le parachuter à la présidence au détriment de la sorbonnarde, Mme Myrlande Manigat. Maintenant on a le seul régime d’extrême droite au pouvoir dans l’hémisphère. Beaucoup d’analystes pensent que le grand voisin du nord avait toujours eu un plan pour Haïti. Si globalement, cette assertion se révèle vraie, son essence n’est rien d’autre que l’annihilation d’Haïti. Ceci explique l’échec de l’international en Haïti. La situation est trop complexe pour l’aborder sans un conceptuel préalable. En ce sens, Ricardo Seintefus a eu raison, lorsqu’il déclara que : « …Personne ne prend le temps ni n’a le goût de tenter de comprendre ce que je pourrais appeler l’âme haïtienne », j’ajouterais de préférence la pensée haïtienne. Donc, tout empressement démagogique accélérera l’effondrement d’Haïti, Ricardo a observé juste que les « les coopérants sont trop pressés ». D’après le gouvernement le séisme du 12 Janvier a fait plus de 230.000 morts, d’autres sources l’estiment a plus de 300.000 dans la capitale et les régions avoisinantes. Paradoxalement, la population a augmenté à Port-au-Prince après cette immense catastrophe. Le statisticien et démographe haïtien, Jacques Hendry Rousseau, a déclaré « c’est clair que la zone métropolitaine a atteint sa saturation » sous un rythme annuel de croissance élevé à 4.5 %. Entre-temps, la commission de reconstruction encourage inconsciemment l’explosion démographique à partir de la capitale. Les habitants des autres régions envahissent la ville dévastée, car c’est là qu’est concentré le « flot d’aide internationale ». Jusqu'à présent, 37.2 % de l’aide promise à Haïti est en cours d’être dépensée ou l’a déjà été, soit environ 4.6 milliards de dollars. Cependant, en parcourant la capitale, visiblement cette forte somme n’a matériellement rien transformé, et les habitants de Port-au-Prince s’en plaignent. L’échec international en Haïti sera double. La première mission de l’ONU envoyée en Haïti en 2004, après le coup d’état de l’armée américaine, avec pour objectif de stabiliser le pays a lamentablement échoué. A part quelques chefs de bande sommairement exécutés, au prix de centaines de victimes innocentes, la situation reste explosive. L’exemple le plus concret est ce qui se passe actuellement. L’exécutif, issu des élections frauduleuses et misérables du mois de mars dernier, n’arrive pas à être opérationnel à défaut de ne pas pouvoir imposer un Premier ministre au parlement. Deux longs mois se sont déjà écoulés et, certains entêtés de la classe politique commencent à exprimer des réactions d’impatience en privé. Allant même jusqu'à confier que si dans trois mois le président Martelly n’arrive pas encore à mettre un gouvernement en place, cela étalera publiquement son incompétence, et de ce constat on devrait procéder à de nouvelles élections présidentielles, ou générales. La deuxième mission, toujours de l’ONU, dite de reconstruction, a pris place dans le pays après le séisme du 12 janvier 2010. Sa mission consiste à reconstruire toutes les infrastructures nationales détruites. Sous le label de Bill Clinton, ancien président américain, des dizaines de réunions sont organisées partout dans le monde, notamment en Europe et aux Etats-unis pour lever des fonds. Plus de 9 milliards de dollars sont promis sur une période de 10 ans. Rappelons que ce même Bill Clinton, co-président de la CIRH, avait admis l’année dernière sa participation dans le processus de destruction de la structure de production agricole d’Haïti. Et avait ordonné l’envoi de 20.000 soldats lourdement armées pour envahir et occuper Haïti en 1994, après avoir perpétré un coup d’état sanglant le 30 septembre 1991. Paradoxalement, le président Martelly l’a décoré de « l’ordre de grand croix d’honneur » pour les bons services rendus au pays. A cette occasion, il a alloué 500,000 dollars américains au bureau de la présidence haïtienne pour financer les conseillers du chef d’état. L’homme politique américain fait de la politique en Haïti. Tous les secteurs sont inquiets de la façon dont la CIRH avance sur le terrain. Il y a beaucoup plus de bruits que de résultats. Plus de coopérants étrangers que de nouvelles maisons construites. Haïti est devenue un grand brassage de cultures, comme si la mondialisation dans le tiers-monde est en gestation ici, a Port-au-Prince. Toutes les nations sont représentées. Dans les restaurants chics et boites de nuit de Petionville, on entend toutes les langues et on fait face à toutes les races. Ce monde dépense à gogo l’argent de la manne internationale. Entre-temps, une génération végète dans la misère, sous les tentes et dans le désespoir. L’international n’est plus en vedette en Haïti. Surtout après l’addition du choléra aux calamités du peuple haïtien par les troupes d’occupation, venues d’ailleurs. L’ONU, dans une étrange désinvolture, continue de nier l’origine du mal. Pourtant, des organisations et experts internationaux fiables, spécialisés dans le dépistage des pandémies ne cessent de présenter des résultats d’enquête impliquant directement les casques bleus Népalais. L’international se ridiculise. L’imposition de Martelly à la tête de l’état crée une situation de haute tension. Les bourgeois se croient en récupération totale du pouvoir politique, ils expriment dans les discours comme dans les actes un comportement arrogant et péjoratif à l’égard des masses, majoritairement pauvres. Les néo-duvaliéristes qui font leur retour aux affaires après 25 ans comme outsiders, pensent pouvoir revenir à l’époque d’antan. Ainsi, ils lancent déjà des flèches à la presse pour qu’elle se taise. En présence des manitous de l’international, le président profère des menaces à peine voilées contre la presse indépendante. Le conseiller politique de celui-ci, Stanley Lucas, ancien représentant de l’Institut républicain en Haïti (IRI), est allé jusqu'à citer des noms de journalistes. Parmi eux, les plus célèbres, tels que : Liliane Pierre-Paul, Valéry Numa, Lucien Jura, Rotchild François Junior…comme des ennemis du pouvoir en place. En Haïti, quand on pointe du doigt un journaliste dans cette circonstance, il s’agit d’un édit de mise à mort par élimination physique. Donc, l’international se fait complice de la dérive dictatoriale que connaît le pays à l’heure actuelle. En guise d’apporter de la stabilité, l’international réveille les vieux démons de la société haïtienne. Les préjuges de couleur, et la lutte des classes sont au bord du paroxysme à l’heure actuelle. Si rien n’est fait dans un bref délai, les groupes sociaux s’affronteront. L’international, ayant pour mission de reconstruire physiquement le pays, accuse un retard vertigineux, pendant que 4.6 milliards ont été déjà dépensés. L’avènement de Michel Martelly au pouvoir exacerbe les passions. Bourgeois et néo-duvaliéristes dans leur ivresse de pouvoir attisent les vieux démons de la société haïtienne, mettant en péril le plus grand acquis démocratique depuis 1986, la liberté d’expression. En fin de compte, l’international a rendez-vous avec l’échec en Haïti, s’il n’entame pas un processus de rectification. Joël Léon | |
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mercredi 3 août 2011
Haïti-Politique : 16 sénateurs ont voté contre le choix de Bernard Gousse comme futur chef de gouvernement
Le groupe des 16 sénateurs (sur 30, le total au grand corps en Haïti), qui avaient annoncé leur décision “politique” de rejeter le deuxième choix du président Michel Joseph Martelly, a voté contre la désignation de Bernard Honorat Gousse comme futur premier ministre d’Haïti, tard dans la soirée du mardi 02 août 2011, a observé l’agence en ligne AlterPresse.
Le vote a eu lieu au terme de plus de 7 heures de débats, parfois houleux, entre sénateurs qui voulaient juger de la recevabilité ou non du rapport de la commission spéciale, ayant étudié les pièces soumises par le deuxième candidat de Martelly (après Daniel Gérard Rouzier) pour devenir chef de gouvernement du nouveau président, et collègues sénateurs qui s’étaient déjà positionnés contre Gousse.
C’est presque dans une atmosphère de cafouillage que la séance du vote a été rapidement levée (vers 10:00 pm locales, c’est-à-dire 3:00 gmt le mercredi 3 août 2011) par le président du grand corps, le sénateur Jean Rodolph Joazil (Nord-Est), sans aucun mot sur la suite qui allait être prise à la décision du 2 août 2011 au sénat de la république.
Il n’y a eu ni votes favorables, ni votes d’abstention.
Le sénateur Joazil a consulté l’assemblée des sénateurs, non pas sur le rapport de la commission spéciale quant au dossier de pièces du premier ministre désigné Bernard Honorat Gousse, mais sur leur approbation ou non du choix effectué par Martelly.
Seulement les 16 sénateurs, membres du groupe parlementaire pour le renouveau (Gpr, rassemblant les élus de la plateforme “Inite” et alliés), dont le vote défavorable contre Gousse [ancien ministre de la justice et de la sécurité publique sous le gouvernement provisoire, de 2004 à 2006] était acquis, ont levé la main pour signifier leur position préalablement arrêtée.
Vote “technique” ou “politique” ?
Pendant plusieurs heures, les sénateurs, qui ne font pas partie du Gpr, ont tenté d’analyser, sur la forme, le rapport de la commission spéciale de 9 membres, lequel a souligné la conformité des pièces du postulant-premier ministre dans 5 cas, excepté en ce qui concerne son certificat de décharge.
Tout en déclarant “controversée” la décharge donnée à Gousse par l’ancien président provisoire Boniface Alexandre sur la base d’un décret daté de 1983 (contraire aux prescrits de la Constitution de 1987, confiant cette responsabilité à une commission bicamérale du parlement), la commission ad hoc évoque une présomption “de bonne gestion” de Gousse en référence au rapport favorable de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca).
Les débats du 2 août 2011 au sénat de la république ont été dirigés sur le caractère “technique” du vote à imprimer autour du choix, fait par un président, d’une personnalité appelée à assumer la charge de chef (ou cheffe) de gouvernement.
Le vote politique, s’il devait y avoir lieu, doit se dérouler au moment de la ratification de la déclaration de la politique générale du 1er ministre désigné, ont argué les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16 (Gpr et alliés).
Parallèlement, les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16, à l’exemple des sénateurs Andris Riché (Grande Anse / Sud-Ouest), Youri Latortue (Artibonite / Nord) et François Annick Joseph (Artibonite / Nord), ont beaucoup insisté sur l’absence de “recommandations” produites par la commission spéciale, contrairement aux règlements internes du sénat.
Invité à trancher sur ce manquement, au terme des règlements intérieurs, le sénateur Joazil (qui, en tant que président, n’a pas voté, malgré son appartenance au Gpr) s’est plutôt prononcé pour la continuation de la séance, au lieu de renvoyer le rapport à la commission spéciale pour y ajouter les recommandations.
“Je ne dis pas que le rapport soit incomplet, mais il manque les recommandations”, a précisé Latortue.
Au lieu de 22 (au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales / Mict), il y a eu environ 60 anciens parlementaires à bénéficier de postes de “consultants” dans plusieurs ministères (comme celui de l’éducation nationale et de la formation professionnelle / Menfp), dont les salaires mensuels (par consultant) de 100 mille gourdes (US $ 1.00 = 41.00 ; 1 euro = 61.00 gourdes) ont servi à financer la campagne électorale de ces différentes personnalités aux dernières compétitions électorales, a dénoncé Youri Latortue.
Des sénateurs du groupe des 16, comme le chef de file Joseph Lambert (Sud-Est) et Moïse Jean-Charles (Nord), ont fait peu de cas des différentes mises en garde de leurs collègues (minoritaires à l’assemblée) quant aux conséquences de ce deuxième rejet (du choix de Martelly) sur : leur éventuelle réélection auprès de leurs mandants, les nombreux défis (sécurité publique, épidémie de choléra, questions environnementales, etc.) qui attendent la prochaine équipe gouvernementale, l’imminence du passage du cyclone “Emily” (prévu pour le mercredi 3 août 2011 sur Haïti).
A leur avis, les débats, entamés par leurs collègues, qui ont avancé de multiples arguments (les uns plus subtils que les autres), n’ont aucune chance d’aboutir, ni de les porter à démordre de leur position initiale, leur conviction étant assurée sur Bernard Gousse.
Voilà pourquoi, les 16 sénateurs (Gpr et alliés) ont demandé au président Martelly de désigner une autre personnalité à la place de Bernard Honorat Gousse, dans le but de faire gagner du temps au pays dans la nomination du prochain gouvernement, ont-ils rappelé.
Et Martelly et Gousse savaient pertinemment que l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique ne pouvait point obtenir les faveurs des 16 sénateurs, a révélé le sénateur Jean-Charles évoquant une réunion secrète entre les différents protagonistes et mentionnant une volonté de désistement de Gousse à briguer le poste de chef de gouvernement.
Sans surprise, Martelly, qui avait indiqué disposer des faveurs de 18 sénateurs, devra désigner une troisième personnalité comme candidate au poste de chef / cheffe de gouvernement.
Après avoir prêté serment, le samedi 14 mai 2011, comme nouveau chef d’État d’Haïti, Michel Joseph Martelly atteindra-t-il les 90 ou 100 premiers jours (14 ou 24 août 2011) sans avoir pu négocier véritablement avec les forces politiques au parlement afin de former un nouveau gouvernement avant la fin de l’exercice fiscal 2010-2011 et la rentrée des classes de septembre 2011 ?
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Le groupe des 16 impose au Sénat son rejet du choix de Bernard Gousse
Dans un décor inhabituel et une atmosphère politique confuse et lourde où les stratégies les plus surprenantes étaient à l’essai, seuls les Sénateurs farouchement opposés à l’ex-ministre de la justice se sont exprimés en vue de contraindre le chef de l’Etat, Michel Martelly, à revoir sa copie avant de désigner un troisième Premier ministre.
Le Sénat a rejeté tard mardi soir sans surprise, par 16 voix contre, le choix de Bernard Gousse comme Premier ministre, lors d’un vote inhabituel auquel n’ont pas pris part les élus favorables à l’avocat, un échec supplémentaire pour le Président Michel Martelly incapable de sortir de l’impasse politique un pays resté sans gouvernement depuis presque trois mois.
Le président de l’assemblée, Rodolphe Joazile, a prononcé sa sentence au pas de charge en voyant les représentants de la minorité faire le mort, aucun pour ni abstention, lors du moment fatidique.
Si les pro-Gousse, à l’image du Sénateur de l’Artibonite (nord), Youri Latortue, ont tenté de contester la régularité du vote, allant même jusqu’à réclamer son invalidation, il est bel et bien scellé le sort de Me Gousse qui a vu voler en éclats ses rêves de conduire la politique de la nation.
S’il faut s’en tenir aux déclarations de Joseph Lambert (sud-est) et de Kély Bastien (nord), deux ténors du groupe des 16 qui avait juré de faire tomber le candidat, l’ancien ministre de la justice du régime intérimaire post-Aristide (2004-2006) doit faire place nette à un nouveau Premier ministre désigné.
Le chef de l’Etat va être donc très vite invité à engager en ce sens de nouvelles consultations avec les présidents des deux Chambres.
En juin dernier, le scénario était déjà identique lors du rejet de la candidature de l’homme d’affaires Daniel Rouzier.
Longue de sept heures, cette séance historique s’est résumée à un combat, par moment houleux, entre les partisans du "vote politique" et ceux du "vote technique", les premiers finissant par l’emporter à l’issue d’interminables débats procéduriers sur les failles ou non du rapport final de la commission de ratification restée muette sur son appréciation du dossier de Bernard Gousse.
Ironie du sort, le candidat de Michel Martelly est passé à la trappe au lendemain de l’annonce triomphale de la formation, lundi soir à l’hôtel Karibe, d’une majorité présidentielle qui compterait jusqu’à 58 Députés.
Plus d’un s’interrogent désormais sur les risques de la conjoncture actuelle et la capacité des acteurs à donner une réponse politique aux nombreux problèmes économiques et défis sociaux qui tendent à s’amplifier à l’approche notamment de la rentrée des classes et au moment où la tempête tropicale Emily menace Haïti.
Radio Kiskeya
3/08/11
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mardi 2 août 2011
Liste Malatchong, la présidence ne jure que par le mensonge
Une liste Malatchong de soit disant 58 députés circule sur le net, faisant croire que l'exécutif aurait dégagé une majorité à la chambre basse.
Le député de Savanette, Benjamin Guerda qui s'exprimait sur les ondes de radio Caraïbes se dit étonner de voir son nom Figurer dans cette liste, elle crie au scandale.
Le député de Leogane Me Danton Leger, abonde dans le même sens, toutefois, ce dernier précise ne vouloir constituer aucun obstacle à la ratification de Me Gousse si celui-ci répond aux exigences
Constitutionnelles.
D'ou vient cette liste malatchong?
Telle est la question que se pose plus d'un. Tout porte à croire qu'il s'agit d'une propagande de la présidence visant à troubler l'opinion publique.
Encore un faux pas de la présidence.
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A l'issu d'une réunion, lundi soir 1er Aout 2011, avec le président Michel Martelly, 58 députés dont des élus du parti INITE ont annoncé la création d'une nouvelle majorité à la chambre pour soutenir le président Martelly et sont prêts à ratifier le Premier ministre désigné Bernard Gousse :
Jean-Baptiste Renaud Plaisance PDP
Louis A.Gustave Kenscoff PDP
Sigue Markentz Lascahobas PDP
Derilus Vikens Verrettes PRDH
Blaise Elie Carrefour RPC
Laguerre J.Benoit St Jean du Sud RPC
Cyrius G.Vernex Pte Riviere Artibonite RPC
Bernadeau Marie Denise Thomonde RPC
Dieujuste Johnson Jean Rabel RPC
Bonhomme Louis Marie St Louis du Nord RPC
Romain Musset Maissade RPC
Pierre Luberne Plaisance du Sud RPC
Toussaint Altes St Marc RPC
Depas J. Martial Cabaret RPC
Chery Fritz Gros Morne RPC
Descollines Abel Mirebalais RPC
Jean Pierre Ken-Arinks Terrier Rouge RPC
Anelus J. Lyonel L’Estere ANF
Salomon Fanel La Chapelle ANF
NOM PRENOMS CIRCONSCRIPTION BLOCS
Filocsaint Ulrick Pte Rivieres de Nippes/ Plaisance ANF
Leger J. Danton Leogane ANF
Laporte J. Frank Grd Goave ANF
Labbe Ruffine La Vallee Jacmel ANF
Benjamin Guerda Savanette ANF
Guervil Wilner Anse a Veau ANF
Saintilma Louinor Tiburon Inite
Thanis J. Fenel Cayes RP
Jean Baptiste M’zou Naya 3eme Circ. PAP RP
Fredley Georges Petion Ville RP
Michel J. Jolicaire Acul du Nord Alternative
Garcia Delva Marchand Dessalines Lavni
Rosemond J. Leroy Anse Rouge IND
Guirand Lesly Cotes de Fer Inite
Bourjolly E.F. Gerard Aquin Inite
Gandhy Dorfeuille St Louis du Sud ANF
Cholzer Chancy Ennery AAA
Chery Harold St Raphael Rasamble
NOM PRENOMS CIRCONSCRIPTION BLOCS
Lisma J. Romelus Les Anglais/ Chardonieres PDP
Louis-Jeune J. Acklush Damme Marie PDP
Doreus Eloune Mole St Nicolas PDP
Colas Bilgot Fort Liberte PDP
Dolne Astrel Coteaux PDP
Oscar J. Ronald Gressier PDP
Gros-Negre Acilus La Tortue PDP
Jean Luckner Ouanaminthe PDP
Theus Begens La Gonave PDP
Dieudonne Sadrac Gonaives PDP
Pierre Ogline Camp perrin PDP
Dorgil Jusclaire Bombardopolis PDP
Sanozier Francois Ganthier/Fonds verrettes PDP
Clement Dupner Baraderes/ Boucan PDP
Celestin Rony Cerca La Source PDP
St Fleur A. Junior Cite Soleil PDP
Sejour Rodriguez 1ere Circ. PAP PDP
Jean-Baptiste Kenston Cap Haitien PDP
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lundi 18 juillet 2011
La justice selon Bernard Gousse le premier ministre désigné de Sweet Micky
L’affaire Louis-Jodel Chamblain : L’impunité version Bernard Gousse l’homme de Martelly
« Louis-Jodel Chamblain avait été condamné à la prison à perpétuité à deux reprises, pour le meurtre en 1993 du financier de Jean-Bertrand Aristide, Antoine Izmery, et pour le massacre en 1994 d’une dizaine de partisans d’Aristide aux Gonaïves »
Le Docteur en Droit Bernard Gousse va manigancer un subterfuge pour blanchir Jodel Chamblain de tous les crimes qui lui étaient reprochés.
Après le deuxième coup d’état contre Aristide Bernard Gousse alors Ministre de la Justice par intérim a accompagné le criminel Jodel Chamblain lors d’une conférence de presse dans un Hôtel de Pétion Ville où Chamblain clamant son innocence va accepter de se rendre aux autorités judiciaires le Jeudi 22 Avril 2004. Chamblain sera très rapidement libéré à la suite d’un simulacre de procès orchestré par le Docteur Bernard Gousse qui a innocenté l’un des plus grands criminels haïtiens du XXème siècle. La Cour d’Appel de Port-au-Prince a cassé le jugement de Chamblain pour vice de forme – Tout simplement
Il faut bien un Docteur en droit pour imaginer un tel coup fourré et officialiser l’impunité
D’après Alter press et nous citons « L'ambassadeur américain en Haïti, James B. Foley a sévèrement condamné ce 12 aout la libération par la justice, la veille, d'un ex para-militaire, Louis Jodel Chamblain, et le maintien en prison de l'ex premier ministre Yvon Neptune ».
Et Foley , s'est indigné « Imaginez un seul instant l'image ternie d'Haïti aujourd'hui dans le monde avec un Chamblain qui sort de son incarcération et un ancien premier ministre qui continue à croupir en prison »,
Et l’ambassadeur américain de conclure « Les responsables de ce cas judicaire, qui sont, à notre sens, impliqués dans une violation des droits de l'homme, (...), ne seront pas les bienvenus dans mon pays » a-t-il averti. Fin de citation.
Voici l’une des œuvres de Bernard Gousse l’homme que Michel Martelly alias Sweet Micky veut imposer à une nation divisée et les réactions de l’international à son acte odieux et apatride.
Ti Yvon,
"La vérité est révolutionnaire et subversive
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samedi 16 juillet 2011
"Haiti, Menace imminente d'une guerre d'une guerre civile"
Incapable de délivrer les Mickistes (Stanley Lucas, Sauveur Pierre Etienne, Yvon Désir en appelle à la guerre civile)!
Salutaire avis aux culottes roses:
"Qui sème le vent récolte la tempête".
Négociation! Voilà le maître mot dans cette crise qui s’enlise et qui rend un peu plus difficile la vie des Haïtiens, notamment après les terribles épreuves de l’année 2010 (séisme, pluies diluviennes, tornade, etc.). Mais ce concept semble, en politique en Haïti, ne pas avoir le contenu sémantique qu’on lui connaît ailleurs. L’arrogance des uns conjuguée aux fourberies des autres complique un peu plus une situation déjà au bord de l’explosion.
Pour le président de la République, négociation ne veut pas dire compromission et encore moins partage de gâteau. Mais le chef de l’Etat n’a pas cru important ou a omis d’expliquer, à ses concitoyens, ce concept dans le contexte politique actuel. Cependant, selon les observateurs, des pourparlers sincères sont essentiels pour éviter la crise qui se dessine à l’horizon. Gouverner c’est prévoir.
Sauf coup de théâtre, le choix de Bernard Gousse comme Premier ministre désigné sera rejeté par des parlementaires. Les dernières manœuvres orchestrées pour tenter de dégager une majorité au Parlement semblent vouer à l’échec. Le poker menteur continue donc. Les contradictions entre les déclarations des présidents des deux Chambres et celle du chef de l’Etat prouvent que, jusqu’ici, les contentieux n’avaient pas encore été vidés et que le choix Gousse était impulsif, donc prématuré. En effet, les deux présidents ont expliqué qu’ils ont informé le président des difficultés qui accompagneraient la ratification des trois derniers noms restants sur la liste des premiers ministrables. De plus, Sorel Jacinthe et Rodolphe Joazile ont affirmé que c’est le président Martelly qui a pris l’initiative de choisir les trois derniers noms de cette fameuse liste de 10, de laquelle il a tiré celui de M. Gousse. M. Martelly a pourtant expliqué que son choix définitif s’est fait après consultation avec les deux présidents de Chambre. Qui trompe qui ?
Un choix qui divise et arrange…
Le choix de Bernard Honorat Gousse divise l’opinion et fait planer le doute dans l’esprit des citoyens quant à une éventuelle amélioration de leurs conditions de vie. Plus que d’autres, les forces politiques qui sommeillaient depuis les événements de 2004, notamment Lavalas, en sont les principaux bénéficiaires. Marcher aux côtés de la population dans sa quête de justice et de mieux-être font partie, dit-on, des idéaux du parti de l’homme de Tabarre dont la présence vraisemblablement nuit à l’équipe au pouvoir. Son silence est inquiétant, pourtant sa patte se devine dans les actions des parlementaires du groupe majoritaire et de ceux qui, jadis, se trouvaient dans les rangs de Fanmi Lavalas. En tout cas, des parlementaires s’en réclament encore. Ils constituent la principale force anti-Gousse au Sénat. Nombre d’entre eux ont, suivant les informations qui circulent, rencontré à plusieurs reprises Jean-Bertrand Aristide. Sans tambour ni trompette, Lavalas est de retour.
D’un autre côté, la désignation de Me Gousse ouvre la voie au GPR qui s’affirme de plus en plus comme la principale force au Parlement. En effet, le groupe majoritaire en profite pour se renforcer. Des sénateurs comme Dera Simon Dieuseul, Evalière Beauplan et Nènèl Cassis ont été approchés et ont, suivant l’ex-président de l’Assemblée nationale, Kelly Bastien, accepté l’invitation du Groupement des parlementaires pour le renouveau (GPR), groupement qui toutefois n’est pas encore officialisé au Sénat.
Le choix de Bernard Gousse a eu également des impacts sur d’autres groupes comme l’Alternative. Le sénateur Steven Benoît votera pour Gousse si son dossier est complet et si l’énoncé de sa politique générale est conforme aux attentes de ses mandants. Ce qui contraste avec les déclarations du père Anick François qui, pour une fois, a déclaré qu’il ne voterait pas suivant la position du groupe, mais suivant sa conviction. En tout cas, d’autres sénateurs, qui ne font pas partie du Groupe des 16 pétitionnaires, ont déclaré qu’ils voteraient contre Bernard Gousse. Leur motivation vient du fait, affirment-ils, que « le président joue trop avec le temps ».
Dans le même souffle, Jean Tholbert Alexis annonce l’ouverture du groupe majoritaire à la Chambre basse à d’autres députés, notamment les nouveaux élus. Tout comme les 16 sénateurs, il estime que Bernard Gousse ne devrait pas se présenter au Parlement. Ce serait une position de sagesse, si Gousse désistait et ne venait pas déposer ses pièces. Cette démarche, selon Tholbert, pourra permettre à Me Gousse de revenir comme Premier ministre au cours du mandat de M. Martelly, à la faveur d’une bonne politique de communication. S’il se présente aujourd’hui, il sera rejeté et ne pourra plus revenir comme Premier ministre désigné.
Bernard Gousse n’est toutefois pas encore KO. Les « négociations » continuent. Sur quelle base ? Certains parlementaires annoncent déjà que les portefeuilles de certains ministères sont mis sur la table. Le GPR fléchira-t-il ? « 18 » sénateurs d’un côté (selon le président Martelly) contre 16 de l’autre (selon le groupe majoritaire), le duel est lancé. Qui aura le dernier mot ?
Lionel Edouard
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