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vendredi 16 mai 2014

A COLMAR LES 54 FAUCHEURS D'OGM ONT ÉTÉ RELAXÉS !!!


C'est une nouvelle victoire pour tous les opposants aux OGM : la Cour d'appel de Colmar vient de relaxer les 54 militants qui avaient fauché une parcelle de vigne OGM de l'INRA en 2010. Une première ! La Cour a même estimé que l'arrêté ministériel autorisant cet essai était illégal ! Après les victoires obtenues ces dernières semaines à l'Assemblée nationale, au Sénat et devant le Conseil d'Etat, cette décision vient confirmer la prise en compte par les autorités du refus par le plus grand nombre des cultures OGM.

jeudi 19 juillet 2012

Une étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l'humanité au bout de 3 Générations



On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves  dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n'est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l'avenir!
En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 
Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrageSeeds of Deception (littéralement «les semences de la tromperie») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.
Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués: le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.
A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.
Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20% sont finalement morts.
Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire...
Mais une autre surprise de taille a été observée: certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils ... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.
Voici, à ce sujet, les photos publiées par Jeffrey Smith, dans son billet
Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien «déraciner» une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais, quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés, faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. Et, d'ailleurs, l'on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (voir le proverbe de la «charrue avant les boeufs»...).
Car l'ennui, au fond, c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

mercredi 31 août 2011

Un maïs OGM Monsanto mis en échec par l'"insecte à 1 milliard de dollars"


L'insecte à 1 milliard de dollars", comme l'ont surnommé les agriculteurs américains, a une nouvelle fois déjoué les défenses qu'ils avaient disposées contre lui dans leurs champs, sur les conseils de Monsanto. La chrysomèle du maïs,Diabrotica virgifera, de son nom latin, a fait une percée contre un maïs transgénique de la firme américaine.
Le petit coléoptère avait déjà développé une stratégie pour échapper à la rotation des cultures, qui vise à le priver de sa pitance favorite lors de son éclosion : il s'est déjà montré capable de survivre sur du soja et de surseoir un an ou deux à la sortie de terre pour se retrouver dans son cher maïs.
Les agriculteurs américains, qui ont aussi vu l'efficacité des insecticides diminuerau fil des ans, croyaient avoir trouvé la parade ultime, avec un OGM capable deproduire lui-même une toxine grâce à un gène transplanté d'une bactérie, Bacillus thuringiensis. Ce maïs Bt, mis en culture en 2003, a dû à son tour plier devant l'inventivité de Diabrotica : la présence de chrysomèles capables de prospérerdans des champs transgéniques a été mise en évidence, pour la première fois, dans des parcelles de l'état de l'Iowa, en 2009.
AUCUNE RÉSISTANCE AU MAÏS TRANSGÉNIQUE DE MYCOGEN
La nouvelle vient seulement d'être rendue publique, dans la revue PLoS One, car les chercheurs du département d'entomologie de l'université de l'Iowa ont pris toutes les précautions pour s'assurer que la descendance des chrysomèles piégées dans des parcelles semées en OGM, où des dégâts étaient enregistrés, était elle-même résistante au maïs Bt.
Aaron Gassmann et ses collègues ont constaté que l'insecte mutant prospérait dans du maïs commercialisé par Monsanto produisant une toxine particulière, le Cry3Bb1. Mais aucune résistance au maïs transgénique mis au point par son concurrent Mycogen, excrétant la toxine Cry34/35Ab1, n'a été constatée .
L'apparition de cette résistance chez la chrysomèle n'est pas totalement une surprise. "Elle était plus attendue que sur d'autres ravageurs, comme la pyrale,note ainsi Denis Bourguet (INRA). D'abord parce que les variétés de maïs Bt ciblant la chrysomèle ne produisent pas une toxine à très haute dose, ce qui facilite la survie et la reproduction d'individus modérément résistants." Ensuite parce que certains coléoptères – les doryphores sont aussi dans ce cas – semblent disposernaturellement de capacités de résistance élevées.
La sélection de ces individus est d'autant plus forte aux Etats-Unis que la culture du maïs Bt a connu un succès foudroyant : en 2009, 45 % du maïs qui y était cultivé était de type Bt, ciblant la chrysomèle. Les parcelles où l'équipe de M. Gassmann a collecté les coléoptères mutants avaient été cultivées avec ce maïs depuis au moins trois ans.
RUSTICITÉ NATURELLE DE LA BÊTE
Une des conditions pour retarder l'apparition d'insectes résistants consiste àpratiquer la rotation des cultures et à ménager des zones refuge, non transgéniques, où subsistent des insectes "naïfs" qui, par croisement, diluent la capacité de résistance. Or, dans le Midwest, la moitié des surfaces plantées en maïs respectent les dispositions réglementaires des refuges.
De plus, cette stratégie du refuge semblait en partie minée par la rusticité naturelle de la bête. Une observation en laboratoire, où l'émergence de lignées de Diabrotica résistantes au Cry3Bb1 a été suscitée en soumettant l'animal à la toxine, a souligné un phénomène inquiétant. On a constaté que cette capacité à survivreétait "non récessive" : il suffit d'une seule copie du gène de résistance, hérité d'un des parents (et non des deux), pour que ce caractère s'exprime. Là encore, il s'agit d'un formidable bonus pour l'increvable coléoptère.
Il aura donc fallu seulement six années de cultures OGM à Diabrotica pour mettreen déroute les armes biotechnologiques mises au point par Monsanto. Ce n'est pas une première : des résistances sont apparues en champ à Porto Rico sur du maïs Bt ou encore en Inde sur du coton lui aussi Bt.
Mais pour la firme américaine, qui prétendait avoir stoppé net Diabrotica, le coup est rude. Monsanto rappelle que l'immense majorité des champs cultivés en maïs Bt n'est pas touchée par le phénomène. Et souligne qu'il commercialise désormais des variétés combinant le Cry3bB1 défaillant et le Cry34/35Ab1 utilisé aussi par ses concurrents, toujours efficace.
Mais tous les manuels de biologie prédisent que l'insecte aurait eu plus de mal àsurvivre à deux types de toxines. "La sagesse aurait voulu qu'on empile ces toxines avant de déployer ces OGM", commente Denis Bourguet. Il se réjouit que pour un autre ravageur, la pyrale, ce soit désormais le cas. Mais dans son duel face àDiabrotica, Monsanto a déjà grillé une cartouche.
Hervé Morin