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lundi 3 novembre 2014

LE PARRAIN DE LA FRANCAFRIQUE COMPAORE TROUVE REFUGE CHEZ SON FILLEUL LE BOUCHER DE DOUEKOUE ALASSANE DRAME OUATTARA


L'autre gros dossier concernant Blaise Compaoré et la région, c’est évidemment la Côte d’Ivoire. Dès le début de la tentative de coup d’État de 2002, l’ancien président Laurent Gbagbo avait pointé du doigt le Burkina Faso. Blaise Compaoré qui finalement a été médiateur dans la crise. Quel rôle a-t-il joué ?
C’est un secret de polichinelle que les combattants du MPCI [Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire, ndlr], principal mouvement rebelle ivoirien rebaptisé par la suite Forces nouvelles, ont été entrainés et équipés par le Burkina Faso. Vous croyez que cela sort de la stratosphère les armes, les téléphones satellites, les équipements militaires, les treillis dont ils disposaient. D’ailleurs, ce n’est pas un secret que les premières villes à être tombées, c’étaient Korhogo, Bouaké, toutes les villes qui étaient le plus au nord de la Côte d’Ivoire. La plupart des dirigeants des Forces nouvelles se sont, par la suite, installés avec pignon sur rue à Ouagadougou, ce n’est un secret pour personne. Plus tard, Blaise Compaoré a participé à ce qu’on a appelé la solution interne. Laurent Gbagbo a fait le premier dans sa direction pour pouvoir l’associer. Il s’est dit qu’il fallait que le pyromane l’aide à éteindre le feu. Donc Gbagbo s’est rapproché de lui pour trouver une solution interne. Il y a eu ce rapprochement entre Guillaume Soro et Gbagbo, et ils ont essayé de gouverner tant bien que mal grâce à l’action de Blaise Compaoré. Il a donc peut-être contribué à résoudre des problèmes internes à la Côte d’Ivoire, mais après avoir déstabilisé ce pays. 

Dernier dossier polémique sur le rôle de Blaise Compaoré : le nord du Mali. Compaoré a d’abord été l’un des médiateurs, jouant un rôle important. Puis son action a suscité la controverse. Selon vous, quel a été le rôle réel de Blaise Compaoré dans cette crise ?

Il a joué d’abord un rôle capital dans la récupération des otages occidentaux et c’est pourquoi on lui passe tout. Mais il est évident que la plupart des rebelles touaregs, surtout le MNLA Mouvement de Février national de libération de l'Azawad, ndlr], étaient à Ouagadougou également. De tout temps et de longue date, la plupart des rebelles touaregs, nigériens comme maliens, étaient installés à Ouagadougou. Il les accueillait, il les conseillait et après il les renvoyait sur le terrain. Son implication dans la crise au Mali est tellement vraie que quand le nouveau président Ibrahim a été r Keïta élu, il a demandé que Blaise Compaoré ne soit plus l’unique médiateur dans la crise. Blaise Compaoré, ce qu’on a oublié de rappeler, n’était pas le médiateur de la Cédéao [Communauté économique des Etats l’Afrique de l’Ouest, ndlr], c’était un médiateur autoproclamé. Il a forcé la main pour être l’unique interface entre les groupes rebelles et les pouvoirs. Vous avez le Maroc qui est intervenu, l’Algérie également, qui a négocié récemment avec la rébellion malienne. Vous voyez, c’est l’histoire du petit de la classe qui veut se donner des airs de grand. Son pays n’est pas le plus riche de la région, mais il a voulu en faire une place incontournable. Pour cela, il captait les rébellions, cela lui permettait, après, de se mettre en valeur et de s’imposer comme négociateur. Donc, il allumait, en quelque sorte, des feux et il demandait à venir pour les éteindre. On se demande aussi si tout cela était gratuit…

Vous pensez qu’il a tiré un profit personnel de ces crises ?

Il y avait un intérêt politique évident pour montrer que sans lui rien ne pouvait se décider ni se régler en Afrique de l’Ouest. Il y avait aussi un intérêt géostratégique, passer son pays sous les spots et en faire un interlocuteur incontournable pour les pays occidentaux, les Américains et les Français. Et le dernier intérêt est purement financier. Quand vous avez un pays qui est désertique, où il n’y a rien, il faut trouver l’argent où il est. Donc il est permis de penser qu’il y avait des intérêts pécuniaires, dans les matières premières, les diamants, le café-cacao, l’or. Vous savez que la famille de Blaise Compaoré était impliquée dans les ports de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup dans les minerais. C’est tout cela qui ressort aujourd’hui en surface. Beaucoup ont feint, pendant des années, d’ignorer cet aspect du personnage, mais c’est un président businessman, un président pyromane, et cela tout le monde le savait, y compris à Paris et à Washington.

Blaise Compaoré était effectivement un interlocuteur privilégié de la France...

Depuis la disparition de Houphouët-Boigny en 1993, la France, qui n’avait plus un interlocuteur privilégié, a décidé de faire de Blaise Compaoré cet allié-là. C’est le successeur, si l’on veut forcer un peu le trait, de Houphouët-Boigny en Afrique de l’Ouest. Cet interlocuteur était là, quand il y a eu l’assassinat de Thomas Sankara, et on lui a passé cela. Il y a eu l’assassinat de ses collègues militaires, et on lui a passé cela. Il y a eu un journaliste qui a été assassiné, Norbert Zongo, et on lui a passé cela. On lui passait tout, parce qu’on avait besoin d’un allié là-bas pour défendre, en cas de besoin, les intérêts français. Je vous fais remarquer qu’aujourd’hui les forces spéciales françaises sont installées au Burkina Faso, mais également les forces spéciales américaines. Les deux pays font bloc et se trouvent à Ouagadougou. Ils ont leur mot à dire dans la transition et sur ce qui se passe actuellement.


 Christophe Champin

mardi 28 octobre 2014

BLAISE COMPAORE, UN DES PILIERS DE LA FRANCAFRIQUE CHANCELLE


Des affrontements ont éclaté, ce mardi 28 octobre, dans la capitale Ouagadougou en marge d’une manifestation monstre contre le projet de modification constitutionnelle initié par le président Blaise Compaoré au Burkina Faso au pouvoir depuis 1987 après l´assassinat de Thomas Sankara.

Cette manifestation organisée par l’opposition et la société civile, marquait le début d’une campagne de désobéissance civile et de boycott lancée en réaction de l’annonce du gouvernement de la tenue d’un référendum en vue d´une modification constitutionnelle qui permettra au président Blaise Compaoré de briguer un cinquième mandat sans partage en 2015.

Je vois d´ici Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Franklin Nyamsi transpirant à grosses gouttes, la peur au ventre, priant tous les démons des enfers afin que leur mentor qui se cramponne au pouvoir ne tombe pas. Mais s´il part qu´allons-nous devenir ? Ouattara qui après avoir servir au Bukina Faso comme fonctionnaire du FMI, est arrivé au pouvoir en Cote d´Ivoire par un coup d´état qui avait le soutien militaire et logistique de Blaise Compaoré et Nicolas Sarkozy. Alassane Ouattara lui doit donc tout. Comprenez son inquiétude.

Blaise Compaoré pilier de la FrancAfrique en Afrique de l´ouest, est né le 3 février 1951 à Ziniaré, ville au nord de Ouagadougou, est à la tête du Burkina Faso depuis 1987. Il est le fondateur de l'Organisation pour la Démocratie populaire/Mouvement du travail (ODP/MT) qui fusionne avec douze autres partis politiques pour donner le 5 février 1996 le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), actuel parti au pouvoir. Il a été impliqué dans le meurtre de Thomas Sankara, son prédécesseur, survenu lors du coup d'État de 1987. Il a été élu président de la République en 1991 suite à scrutin contesté et boycotté par l'opposition ; il a été réélu en 1998, en 2005 et en 2010.
Ce qui se passe au Burkina Faso en ce moment n´est rien d´autre que la guerre d´influence que se livrent américains et français dans cette partie de l´Afrique pour le contrôle des matières premières.


Patrick Mballa

vendredi 12 octobre 2012

New Paradigme en Afrique!!


Le Pan-Africanisme !!LES AFRICAINS NE VEULENT PLUS DE LA FRANCE SUR LEURS TERRES TELLES sont les conclusions que je tire en lisant plus de mille réactions sur l'intervention de Hollande en Afrique.

Il ne s'agit pas pour les Africains de rejeter Hollande en tant que personne, mais le système mis en place depuis des décennies, voire des siècles qui a eu pour conséquence l'esclavage, la colonisation, la françafrique.

Ce rejet massif intervient en outre après les guerres menées en Afrique par la France, notamment en Côte d'Ivoire et en Libye.

Les Africains ne croient plus en la France ; ils la considèrent comme une ennemie et non une partenaire ; ils la considèrent comme un pays d'agresseurs et non de frères et ce, à tort ou à raison, je ne saurais le dire.

Ce qui est prégnant, c'est ce rejet massif, un désir de tourner définitivement la page avec la France, de refermer cette parenthèse très douloureuse pour les Africains.

La présence du Chef de l'Etat Français à Kinshasa, exacerbe cette rancoeur tenace, qui prend ses racines lointaines dans l'histoire.

De manière unanime, les peuples Africains et Africains descendants disent : Non, on ne veut plus. Laissez nous tranquille. Laissez nous gérer notre continent malgré notre misère, nos dictateurs, nos faiblesses. En deux mots comme en trois, ils disent : oubliez-nous !

Avec le recul, il me semble qu'il est trop tôt pour renouer le dialogue. Qu'il eut fallu laisser reposer les choses, qu'il eut fallu laisser le temps aux Africains de panser leurs blessures encore saignantes ; qu'il eut fallu laisser tout simplement le temps au temps de retisser d'autres liens, sans forcer le destin.

Car le désamour qu'on le veuille ou pas, est à la hauteur de cet amour profond qu'autrefois, les Africains ont voué à la France !!!

Pc Chicot 

lundi 12 septembre 2011

La goutte d’eau politico-africaine de plus ou de trop…




Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

L’avocat Robert Bourgi, un ex-proche de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, affirme dans le Journal du dimanche qu’il les abreuvait d’argent africain pour leurs bonnes œuvres. Électorales, éventuellement. Un scandale politique de plus ou un ragot ? Au choix. Un règlement de vilains comptes, en tout cas.

Il est à craindre que beaucoup de Français réagissent avec un large bâillement à ce qui sera, de toute manière, un non-événement : les accusations de l’avocat ont déjà provoqués les démentis indignés des intéressés et leur menace de plainte pour diffamation, tandis que le socialiste François Hollande a demandé aussitôt au garde des Sceaux l’ouverture d’une enquête… Question de principe, sans doute ! Tel est le brouhaha habituel de ce genre d’affaire où, à l’évidence, c’est “parole contre parole” ; les mallettes de billets ont en effet cette particularité si appréciée des bandits en col blanc, une fois vidées, de ne laisser aucune trace.

Quant aux conséquences politiques, elles seront nulles. Forcément nulles. Jacques Chirac n’est plus en état de se présenter au procès en cours qui lui est fait pour d’autres accusations datant de trois décennies… et la réputation de Dominique de Villepin ayant déjà souffert de celui de Clerstream, actuellement en appel, elle ne le sera guère davantage.

Et puis, cet argent africain distribué aux bonnes œuvres du défunt RPR n’est pas entaché du sang de 14 victimes comme pour l’attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachiau Pakistan pour lequel les juges chargés de l’affaire privilégient désormais l’hypothèse de représailles contre la France ; représailles organisées, dit-on, par une partie des services secrets pakistanais pour non-paiement de commissions occultes.
Cracher dans la soupe du financement des politiciens français est rarement efficace, d’ailleurs. Mouammar Kadafi en sait quelque chose : la rébellion en Libye soutenue entre autre par la France ayant à peine débutée, il s’empressa de raconter qu’il avait largement contribué à faire accéder Nicolas Sarkozy à la Fonction Suprême. Et alors ? Rien… La France a continué de le bombarder. Vérité ou calomnie, l’annonce fit long feu et la Libye embrasée de plus belle !
Alors, tout ça pour quoi ? Sans doute pour freiner les ardeurs de candidature de Dominique de Villepin, ardeurs n’ayant d’autres buts que de monnayer son ralliement au futur candidat de l’UMP…
Alors, tout ça pour ça ? En a-t-il été autrement avec l’affaire Elf ou l’affaire Karachi, l’Angolagate, les contrats Miksa, Sawari II ou celui des frégates de Taïwan ?
À moins que cette nouvelle affaire politico-financière ne soit pas qu’une goutte d’eau de plus, mais la goutte d’eau de trop ! Charles Maurras n’affirmait-il pas que “Tout désespoir en politique est une sottise absolue” ?