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mercredi 26 septembre 2018

DES JEUNES DANS LES CAMPS !


Le projet de construire des camps dits sécurisés dans le sud libyen afin de bloquer les migrants africains est inacceptable.
Les sociétés civiles, les entités et les personnes venant en aide à ces victimes de la mondialisation et de la mal-gouvernance n’acceptent pas la solution proposée par l’Union Européenne.

ELAN dénonce l’atteinte à la dignité humaine que constitue la privation de liberté de circuler imposée à une jeunesse en quête d’une vie meilleure.
Qu’elle soit militaire ou économique, la guerre fait des victimes.
Ces jeunes africains sont, au même titre que les populations déplacées suite aux conflits armés, les victimes d’une guerre...la guerre économique.

L’Europe s’apprête à ouvrir dans le sud libyen des CAMPS DE CONCENTRATION, baptisés CAMPS SÉCURISÉS. Un projet inqualifiable conçu avec la complicité des états africains extraordinairement silencieux, de l’Union Africaine, d’une Libye fragmentée en tribus, milices puissantes et bandes mafieuses.
À l’engagement d’urgence, sans faille pour leur jeunesse, les instances africaines et les états africains préfèrent la délégation de compétences, laissant apparaître une perte de souveraineté volontaire et assumée. Ils délèguent à d’autres le soin de trouver un épilogue à une situation qui leur incombe.
Par les épisodes de l’histoire, l’Europe porte une lourde responsabilité dans la tragédie de l’Afrique d’aujourd’hui.

ELAN dénonce les arguments de politiques nationalistes des états européens qui ont conduit à adopter de telles solutions d’enfermement de jeunes africains et à la criminalisation de la migration.

ELAN dénonce avec vigueur l’atteinte à la dignité humaine légalisée par un vote de l’Union Européenne, imposant ainsi, sur un territoire qui n’est pas le sien, une solution aux flux migratoires en totale contradiction avec la charte de la Déclaration des droits de l’homme.

ELAN dénonce l’incapacité de l’Union Africaine à trouver des solutions pérennes, dignes pour sa jeunesse désireuse de fuir un avenir incertain.

ELAN s’interroge.
Combien de temps ces candidats au départ devenus des réfugiés seront-ils « stockés » dans ces zones de non-droit ?
Quelle aide juridique leur sera accordée ? Quel sort sera réservé à ceux dont le pays d’origine ne sera pas clairement identifié ?
Quel crédit accorder aux représentants libyens quant au respect des droits humains et à l’intégrité physique de ces dizaines de milliers d’africains ?
Au regard des violences, de la prostitution et de l’esclavage qui sont encore perpétrés en Libye contre les africains noirs, comment affirmer qu’ils seront traités avec dignité ?
Les vagues de migrants ne cesseront pas. Elles s’amplifieront. Ces crimes sont également perpétrés au Moyen-Orient et dans les pays du Golf.

Les risques de déstabilisations des états africains sont réels. Le phénomène migratoire fait déjà vaciller l’Europe politique.

ELAN plaide pour une conférence internationale consacrée aux flux migratoires, sous l’égide de l’ONU.
Nous sommes face à une problématique mondiale et civilisationnelle.

Pour ELAN, 
C.Siar, J.Lumumba, F.Anzuluni, A.Diop, M.Diallo, E.Mengue, CECCL

Contacts elan.orga@gmail.com 
Facebook : Elan Orga Instagram : elan_orga Twitter : elan_orga

dimanche 29 octobre 2017

LES PÈLERINAGES D´ALIÉNATION NÈGRE


Les africains ne cesseront de me surprendre et de me faire pitié. Le peuple africain est le seul peuple au monde à vénérer les dieux des autres.
Lorsqu´un africain veut aller pèlerinage, il se rend à Rome en Italie.
Lorsqu´un africain veut aller en pèlerinage, il se rend à Lourdes en France pour recevoir je ne sais quelle malédiction pardon "bénédiction".
Lorsqu´un africain veut se recueillir, il se rend en pèlerinage à Jérusalem
Lorsqu´un nègre veut se faire purifier il se rend à la Mecque. Certains n´y reviennent jamais vivant.
Lorsqu´un nègre veut méditer, il se rend au Tibet.

Vous constaterez comme moi et avec tristesse que tous ces lieux dits "sacrés" ne se trouve géographiquement pas en Afrique, mais tous hors d´Afrique. C´est à croire que l´Afrique est une terre maudite. C´est à croire que pour les aliénés nègres, Dieu ne vit que hors qu´Afrique. Et pourtant il n´aucun endroit sur terre où se manifestent les puissances forces divines de l´univers........

Il n´y a que les africains sur cette terre à croire encore au père noël Coca cola. C´est vrai la culture du pauvre ne se vend pas. Mais c´est nous à valoriser notre patrimoine spirituel et culture. Je vois de plus en plus les Bamilékés déserter la forets sacré de l´ouest, les Bassa abandonné Ngok Litouba, les maliens profané les sanctuaires Dogons, les béninois et togolais abandonné le Vodou etc..... C´est révoltant et honteux et j´accuse les dirigeants africains à la solde de l´occident de ne rien faire.

Sachez le, l´on ne peut être sauvé et écouté que par les siens. Des dieux étrangers n´exauceront jamais vos jérémiades d´aliénés. Par soi même on est souillé et par soi même on est purifié.

"Lorsqu'un individu n'est pas en adéquation avec son intériorité psychique et que ces intériorités ne sont pas précises, l'individu est fragilisé. À ce moment-là, au point de vu identitaire, il est capable de s'identifier à tout ce qui arrive y compris sur le plan de l'intoxication, sur le plan de l'aliénation. C'est la perte de sa culture, la perte de son identité de façon à copier autre chose et à s'installer dans cet "autre chose" de manière permanente. C'est ça l'aliénation...". Dr. Alassane Cherif, Psychanalyste."

Patrick Mba´lla

jeudi 31 août 2017

Occident Afrique


Sachons le, l'occident n'a pas intérêt à ce que l'Afrique se développe. La prospérité et la domination permanente de l'occident passe donc par l'appauvrissement perpétuel de l'Afrique. - Patrick Mba'lla

mardi 3 mars 2015

L'opposition Tchadienne dans la rue pour demander le départ de DEBY alors que le pays à maille à partir avec un groupe terroriste.


Il fallait s'y attendre car il faut bien que les impérialistes lui fassent payer pour avoir contribué à l'éradication de leur instrument de la mort Boko Haram en Afrique centrale. Comme par extraordinaire, c'est quand le Tchad multiplie aux côtés de la coalition des victoires que ces politicards trouvent judicieux de semer le trouble dans le pays. 

Quel est le but de cette manifestation? 

L'on pouvait entendre les manifestant scandés "nous voulons le départ de Deby" "qu'il organise les élections présidentielles en 2016 sans se représenter..." Manifester dans un pays pour réclamer la tenue d'une élection prévue dans un mois ne peut que relever de la mauvaise foi politique ou d'un plan savamment monté dont le but est d'affaiblir le Tchad et installer un régime qui sera aux ordres. 

Oui pour les impérialistes, il faut un régime qui va accepter une intervention occidentale dans la lutte contre Boko Haram, il faut un pantin qui va se désolidariser des idées panafricanistes qui dictent la conduite à tenir face aux différentes menaces futures contre notre continent. 

Je demeure contre les manifestations improvisées à la solde des impérialistes, je demeure contre les agissements de certains pantins à la solde des personnes tapies dans l'ombre pour fragiliser les acquis de nos républiques. Je dis NON à l'opportunisme politique dont sont coupables certains affamés qui se croient opposants. Et enfin pour l’intérêt de l'Afrique sachons faire des choses en son temps, je ne crois pas que ce soit le moment de semer le trouble au Tchad. Conséquence, Boko Haram se retrouvera dans la capitale Djamena comme Al-Qaida en son temps à Tripoli. soyons sages.


Thierry MBEPGUE - Combattant de la Liberté

lundi 9 février 2015

L´ONU DANS LE PLAN DE DESTABILISATION DU CAMEROUN


"Un container frappé du sceau des nations unies a été saisi au Nord du Cameroun transportant des armes et matériels militaires en direction de Boko Haram, le Cameroun est un seul pays au monde à avoir ouvert un tel colis diplomatique"

Jean-de-Dieu AYISSI

dimanche 8 février 2015

QUE VIENNENT FAIRE LES TROUPES FRANÇAISES AU CAMEROUN ?


On se souvient en 2010, l´armée coloniale française débarquait au port d´Abidjan en Cote d´Ivoire avec pour faux prétexte " la protection des ressortissants français en danger hypothétique en Cote d´Ivoire." La suite ont la connait plus 100 000 ivoiriens tués par la France, l´Onuci et la rebellion Soro-Ouattara suivi de la séquestration et la déportation du président élu Laurent Gbagbo. Aujourd´hui la Cote d´Ivoire est un pays en déliquescence avancée. Bravo la France ! 
En 2013 au Cameroun pour débarquer au port de Doaula, la France a pour faux prétexte "la stabilisation de la situation chaotique en RCA" qu´elle a elle même contribué à déstabiliser avec l´appui du Tchad d´Idriss Debi(P. Mballa)

Mais que vient faire l´armée française à Douala ?

Selon des informations, le BPC Dixmude, bâtiment de la marine nationale française est arrivée avec à son bord 350 hommes et une centaine de véhicules de combats. Au port de Douala depuis Jeudi dernier, est-ce uniquement pour servir de base arrière au ravitaillement des troupes du côté de la Centrafrique ? 
Mais l’on ne cessera de se poser la question de savoir pourquoi avoir choisi la base arrière qu’est le Cameroun alors même que le Tchad qui aurait participer à la prise de pouvoir de Bangui et la France sont en bon terme et constituait une base arrière plus sûre. 
De forts soupçons de déstabilisation sur cette présence y compris le convoiement des armes et matériels sophistiqué de la France sur le territoire camerounais augure une préparation de transition. N’oublions surtout pas que des tentatives infructueuses avaient déjà été enregistrées jadis. L’on se souvient d’ailleurs de ces conteneurs estampillés ONU, interceptés à l’Est Cameroun et réquisitionnés par les autorités sécuritaires car contenant des armes alors qu’ils se rendaient à la frontière pour soi-disant donner de l’aide alimentaire aux déplacés. Ce subterfuge n’avait donc pas permis d’achever la mission d’armement dont ne sait qui était destinataire.

En jargon militaire, si cela ne s’appelle pas de l’encerclement, comment pourrait-on attribuer une telle attitude ? Yannick Ebosse

Et certains observateurs de la scène politique camerounaise d’y voir la volonté hégémonique de la “mère patrie”, qui cache mal son malaise depuis 2011. Date à laquelle, Paul Biya, dans son discours de fin d’année à la nation, pointa un doigt accusateur vers les pays du Nord. Pour une première, le Chef de l’Etat reconnaissait qu’au rang des difficultés que rencontrait la relance économique en Afrique, figurait en bonne place, l’inégalité des termes de l’échange. “Les problèmes du monde occidental, et en particulier celui des dettes souveraines, ont pris le pas sur ceux des pays en développement. Nous continuerons à développer nos rapports avec la Chine, qui devient pour nous un partenaire majeur, et tout autre pays ou grand groupe qui voudraient bien s’associer avec nous pour participer à la mise en oeuvre de nos grands projets”. 
Des propos, qui traduisaient à suffisance, la volonté du Chef de l’Etat, de s’affranchir de la tutelle économique de l’occident.
Cette incursion chinoise, dans un domaine qui jusque là, était la chasse gardée des puissances occidentales, on peut en outre citer, la visite des experts en armements et autres hauts gradés chinois au Cameroun. Visite qui aurait abouti, à en croire nos sources, à des accords militaires entre le Cameroun et l’empire du milieu.

Toutefois, il se dit dans les salons huppés de la métropole économique, suite à l’attribution de la construction du second pont sur le Wouri au groupe français Sagem-Satom, à hauteur de 125 milliards de F Cfa et non plus à une entreprise chinoise qui n’en demandait que la moitié, que la “mère patrie” va coûte que vaille, “redresser la barre et reprendre le contrôle du navire”. Elle, qui ne cache plus son irritation devant l’intérêt de plus en plus manifeste des chinois sur le continent en général, et sur le Cameroun en particulier.

Paul Biya aura-t-il le courage suffisant pour appliquer le “patriotisme économique”, qu’il brandissait fièrement en 2011 ? Le Cameroun va-t-il concéder à l’armée française la création d’une base militaire dans les régions de l’Extrême nord et/ou de l’Est, tel qu’il se susurre dans les milieux diplomatiques? Flore Honga

FRANCE GO HOME !!!!

Une compilation de Patrick Philippe Mballa 

samedi 7 février 2015

LA FRANCE EN GUERRE CONTRE LE CAMEROUN 50 ANS APRES LES INDEPENDANCES


Le Tchad a finalement envoyés ses soldats pour renforcer l'armée Camerounaise dans la reprise de sa guerre d'indépendance après plus de 50 ans de pause. Heureuse ou malheureuse, toujours est-il que cette action a obligé ou a été suivi par l'entrée officielle de l'armée Française dans la danse avec les loups, pour dit-on, contribuer à l'information intelligente. Il faut bien entendre par là que l'armée Camerounaise et l'armée Tchadienne seront surveillées étroitement pour mieux assurer leur inoffensivité ou mieux leur défaite. La tâche étant difficile, le récent discours du Président de la France, François Hollande, quand il appelle la communauté internationale à rejoindre la France dans cette croisade impérialiste, montre bien que nous nous dirigeons progressivement vers un Vietnam bis repetita. 

Le Cameroun n'a jamais renoncé et ne renoncera pas à son indépendance 

Le Cameroun c'est le Cameroun, c'est-à-dire même le Camerounais, qui parait le plus modéré ou le plus traitre des traitres, ne renonce jamais à l'esprit de son indépendance. Les Allemands peuvent témoigner auprès des Français, leurs concitoyens Européens, que les Camerounais revendiquaient déjà leur indépendance, longtemps avant même la première guerre mondiale. Douala Manga Bell a dû payer très cher sa mission de devoir porter ce message aux yeux du monde. Et après la deuxième guerre mondiale, Um Nyobe, Felix Moumie, Ernest Ouandjie ont repris avec brio le flambeau de cette affirmation du peuple Camerounais. La guerre d'indépendance qu'ils ont mené avec l'UPC, contre la France, malgré leurs pauvres moyens a été très, très, très dur, au point où ce sujet reste un dossier inaccessible en France, alors que partout dans le monde, toutes les archives des évènements les plus féroces de cette époque ont été déclassées. Les Français ont d'ailleurs très vite compris que même les plus modérés, comme André Marie Mbida, ne renonce pas à l'indépendance. Ils ont alors opté pour les néo colons comme Ahidjo, avec l'UNC, qui, à la grande surprise des Français était même plus intransigeant que les maquisards quand il s'agissait de l'indépendance du Cameroun. Le choix, un peu plus tard de Paul Biya, l'homme de Dieu, l'homme mesuré, l'homme mou, devait enfin garantir la renonciation du Cameroun à son indépendance. La France s'est souvent félicitée de son génie dans ce casting qui devait lui garantir une tranquillité presque éternelle. Eh bien, rebelote, l'homme de la France, l'homme qui accorde toutes les signatures aux Européens, après une longue pause, prend sans ambiguïté le relais de la guerre pour l'indépendance du Cameroun. La France vient de découvrir, avec courroux, l'homme Lion quand il s'agit de l'indépendance du Cameroun. Elle se rappelle alors que dans les discours de ce dernier, il mentionne toujours : le Cameroun c'est le Cameroun. 

Cameroun : Vietnam 2, le retour

C'est bien connu qu'en occident, quand un évènement ou un spectacle, surtout cinématographique, a du succès, les auteurs se précipitent pour préparer une deuxième version, voire une 3eme et 4eme. Cette déformation professionnelle pousserait elle les occidentaux à vouloir nous faire un remake de la guerre du Vietnam au Cameroun ? La question se pose car il faut bien dire que la guerre ce n'est pas un spectacle et la fin n'est jamais heureuse.
Revisitons la guerre du Vietnam : Le Vietnam était une colonie Française, avec des écoles, la culture et l'amour pour la France et la langue Française. Mais lorsque le Vietnam a demandé son indépendance en 1945, la France a refusé et les Vietnamien ont commencé la guerre d'indépendance qu'ils ont gagnée avec la bataille de Dien Bien Phu. La France a sollicité l'ONU pour diviser le pays en deux, contre la volonté des Vietnamiens. Et lorsque les Vietnamiens ont refusé cet état de fait, la France a fait appel aux Américains en leur expliquant que ce n'était plus une guerre d'indépendance, c'était une guerre d'honneur des occidentaux contre les asiatiques, déjà teinté alors des ingrédients de la guerre froide. Les Américains se sont jetés dans cette guerre sans trop comprendre et face à la détermination de tout un peuple, ils ont fini par quitter le Vietnam malgré leur suprématie en armements et en hommes de guerre. Examinons le résultats de cette stratégie de la France : Le Vietnam n'est plus francophone et a une langue nationale, le Vietnamien, elle a sa monnaie et sa devise est : Indépendance, Liberté et Bonheur.

Nous nous dirigeons vers un scenario à la Vietnamienne car on voit d'une part, que la France ne se réfère même pas au Cameroun comme un pays Francophone et frère, et d'autre part, la similitude de la détermination des Camerounais à avoir leur indépendance. Un message que Um Nyobe et son équipe, avec l'UPC, avait bien su immédiatement capter et porter aux yeux du monde. Un message que André Marie Mbida a compris dès qu'il est arrivé aux pouvoir, un message que Ahidjo et son équipe de l'UNC ont mis plus de 20 ans pour capter et vouloir porter, un message que Paul Biya et son équipe, avec le RDPC-UNC, viennent de comprendre après plus de 50 ans de néocolonialisme. Alors, la France, comme au Vietnam, rêve d'une séparation du Cameroun en deux, dans l'esprit du diviser pour mieux dominer. Les ressortissant Français ont été appelés à quitter le Nord du Cameroun. Mais cette option de division du Cameroun en deux étant de plus en plus en difficulté, la France est prête à livrer le Cameroun à toute forme de guerre, et pour quelque motif que ce soit, oubliant complètement les leçons du Vietnam, c'est-à-dire que, quelqu'en soit l'issue de la guerre, quelqu'en soit la situation du Cameroun, la France va perdre un pays frère qui partage avec elle la même langue, la même politique et la même culture. Le président Français vient de faire appel à la communauté internationale. Il est clair qu'il ne pense pas, pour ainsi dire, à l'Afrique du Sud, l'Angola, la Chine ou à la Russie. L'appel est clairement lancé vers les Etats-Unis comme à l'époque de la guerre d'indépendance du Vietnam, avec pour motivation, cette fois-ci, une invasion de l'Afrique par la Chine. Et comme en 1945, la vérité n'est pas dite aux Européens. Ceux-ci sont médusés par une histoire de Boko haram qui serait un groupe de Barbares, invisibles aux radars de dernières générations, plus armés que les soldats Européens, eux qui croyaient qu'on ne fabriquait pas d'armes en Afrique.

Dans ce tableau de la guerre du Cameroun pour son, en remake de la guerre du Vietnam, il ne reste plus que l'intervention du plus fort et du non moins con de l'histoire pour allumer les feux d'artifice. Et comme au Vietnam, la détermination des hommes va prévaloir au Cameroun.



Douala Ngando

vendredi 6 février 2015

FACE A BOKO A RATS A FOTOKOL, L´ARMEE CAMEROUNAISE FIT UN REPLI TACTIQUES ET NON UNE FUITE


Face au nombre croissant de miliciens de Boko A Rats importés du Mali, Soudan, Nigeria, Libye, Mauritanie, Niger etc..... l´armée camerounaise habituée aux attaques surprises de ces assaillants a pris l´habitude de se replier tactiquement pour attendre les renforts en hommes et en matériels. Mais pour certains apprentis en tactiques militaires c´est une fuite. Pour eux l´armée camerounaise aurait fui devant les assaillants de Boko A Rats au nombre de 7000 laissant ainsi la population de Fotokol se faire massacrer à l´arme blanche. 

Ce que certains oiseaux de mauvais augure appellent une fuite des soldats camerounais n´est rien d´autre qu´un repli tactique et stratégique.
Sauf à être un devin ou marabout personne ne peut savoir où et quand Boko A Rats attaquera demain le long d´une frontière de plus de 500 km. Jusqu´ici à cause du peu de réactivité de l´armée nigériane, Boko a Rats a toujours eu l´initiative des attaques en terres camerounaises laissant des vies sur le carreau. Ce qui fragilise la défense et la riposte de nos soldats qui jusqu´ici ont tenu bon. 

A ces attaques surprises vient s´ajouter le manque du droit de poursuite des soldats camerounais contre les assaillants en terres nigérianes. Ceci gène une fois de plus la répartition des effectifs militaires sur le front de guerre qui ne cesse de s´élargir selon la volonté des assaillants et de leur complices occidentaux tapis dans l´ombre.

Notre armée a tenu depuis plus de 7 mois les miliciens de Boko A rats en échec. La preuve c´est que Boko A Rats malgré ses attaques surprises et répétées n´occupe aucun morceau du territoire camerounais comme cela est le cas au Nigeria voisin. 

Alors au lieu de jouer le jeu de l´ennemi et les oiseaux de mauvais augure, certains zélateurs camerounais et suppôts de l´occident devraient se poser les questions suivantes:
- qui finance Boko A Rats?
- qui les fournit en armes?
- qui les fournit en hommes?
- qui les fournit en carburant et en nouriture?
- d´où leur viennent les pick-up Toyota et chars de guerre de marque française en leur possession?
- qui leur donne les renseignements sur les positions de l´armée camerounaise en temps et en heure?
- qui leur fourni le matériel de transmission et de communication sophistiqué trouvé leur en possession?
- les soldats européens qui combattent dans leurs rangs par qui sont-ils mandatés et payé?

Jusqu´ici nos forces de défense tiennent bon au front et méritent encouragements. Je tiens à rendre hommage à tous ces soldats camerounais et tchadiens qui sont déjà tombés sur le champ de bataille pour la défense de la souveraineté de notre territoire, de ses richesses et pour la dignité de l´Afrique.

Soutenons nos forces de défense, restons unis et vigilants.

Patrick Mballa

Afro-pessimisme


Je veux bien qu'on brocarde à tout bout de champ les afro pessimistes de tous horizons en disant qu'ils ont tort de désespérer du continent noir, mais voilà ce matin, en lisant la presse internationale et les infos sur l'Afrique, je n'ai pas été fichu de citer spontanément 15 pays subsahariens qui ne soient pas confrontés en ce moment aux affres du terrorisme, aux horreurs de la guerre civile, a l'abjection du travail des enfants, au drame de la famine, à la permanence de l'esclavage, ou à la férule d'un dictateur... Même si on n'a pas d'autres choix que de croire en des lendemains meilleurs pour ce berceau de l'humanité, on ne peut quand même nier qu'il y a, ces dernières années, sur cette vaste et belle terre prometteuse, souvent plus de pas en arrière que de pas en avant...

S. Bilé

samedi 22 novembre 2014

AFRIQUE MEDIA, UNE TELEVISION PANAFRICAINE QUE LA FRANCE COLONIALE CHERCHE A MUSELER PAR TOUS LES MOYENS


Malheureusement pour la France coloniale le réveil irréversible des peuples africains amorcé est déjà en marche. L´aigle africain a déjà pris son envole et rien ne peut plus le stopper - Patrick Mballa

"Première chaîne de télévision panafricaine d’information multilingue: Afrique Média est le porte flambeau de l’Afrique qui monte et l’espace d’expression et de promotion des valeurs africaines pa excellence. Afrique Média se distingue non seulment par son installation dans plusieurs pays africains et son personnel qui réflette la diversité et la richesse de ce continent mais égalment par ses contenus innovants, porteurs de sens et de développement et qui mettent en avant l'innovation, la qualité, l’originalité dans la conception et la présentation ses programmes. Tous les contenusr echerchent bien à illustrer la devise de la chaine: "le monde c’est nous", afin de permettre aux téléspecteurs de voir et comprendre le monde qui bouge suivant les regards d’Afrique.

Afrique Média booste ainsi ses contenus par une stratégie de diffusion de programmes: d’informations, culturels, sportifs ainsi que documentaires, magazines et fictions originales et inédites pour l’ducation, l’information et le plaisir de ses téléspectateurs.

Une présence dans plus de 220 millions de foyers : prouve que la réception d’Afrique Média en hertzien, câble et satellite, 24 heures sur 24, dans plus de 192 états et territoires en Afrique et sur les autres continents, font d’Afrique Média, l'un des réseaux de télévision à vocation mondiale dont les africains peuvent être fiers." Afriquemedia.tv

LA NOUVELLE AFRIQUE EST EN MARCHE


A lire Afriquemedia dérange

jeudi 2 mai 2013

URGENT : APRES SON PASSAGE HIER SUR LA VRA (Voix de la Resistance Africaine)



Madame Elisabeth GOGOUA la Présidente des femmes du Camp des Réfugiés Ivoiriens de AVEPEZO et porte-parole du mouvement en cours vient d’être sauvagement battu par les soldats Togolais. Elle se trouve en ce moment dans un état critique.

Claudus Kouadio

dimanche 28 avril 2013

POURQUOI LA RELATION CHINE-AFRIQUE ENERVE TANT CERTAINS OCCIDENTAUX ?



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Réponse à un occidental qui me dit que la Chine est pire que l’Occident en Afrique 
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La Chine n’a jamais colonisé un pays africain par la force en tuant les populations et en capturant les rois et empereurs du continent. 

La Chine n’a jamais réduit aucun africain en esclavage en Afrique comme chez elle. 

La Chine n’a jamais commandité de coup d’état en Afrique et n’a jamais assassiné un leader africain. 

La Chine n’a jamais financé de rébellion en Afrique pour fabriquer des sécessions et/ou des prises de pouvoirs rocambolesques 

La Chine ne forme pas les militaires africains qui tuent et maltraitent leurs peuples en Afrique 

La Chine a construit plus d’hôpitaux, de routes, de stades et d’aéroports en Afrique en 20 ans que l’Occident ne l’a fait en 200 ans. 

La Chine a offert 10 fois de bourses aux étudiants africains en 10 ans que l’occident n’en a fait en 100 ans. 

La Chine n’a aucune base militaire en Afrique 

La Chine n’a jamais envoyé ses soldats bombarder des villes et villages africains 

La Chine ne s’est jamais mêlé d’aucun processus électoral en Afrique et n’a jamais confirmé ou infirmé un président africain 

La Chine n’a jamais créé d’ONG fallacieuse pour espionner les populations africaines et inventer des soient disant programmes de développement qui depuis 40 ans n’ont jamais développé un seul pays africain 

CONCLUSION : Alors qu’un occidental vienne me dire que la Chine est pire que l’Occident en Afrique s’est se foutre de ma gueule et me prendre pour une idiote.

Farida Nabourema 
27/04/2013

dimanche 21 avril 2013

LA LETTRE OFFICIELLE DU PRÉSIDENT CENTRAFRICAIN A SES FRÈRES " À VENIR L'AIDER " À BOUTER HORS DE CENTRAFRIQUE, LES CHRÉTIENS

CHERS AMIS, JE DONNE EN EXCLUSIVITÉ LA LETTRE OFFICIELLE DU PRÉSIDENT CENTRAFRICAIN A SES FRÈRES " À VENIR L'AIDER " À BOUTER HORS DE CENTRAFRIQUE, LES CHRÉTIENS ! IL NE S'AGIT PAS D'UNE SUPPOSITION, MAIS D'UNE LETTRE OFFICIELLE QUI NOUS PERMET DE MIEUX COMPRENDRE CE QUI EXPLIQUE LES GUERRES SUR NOTRE CONTINENT ! IL NE S'AGIT PAS SEULEMENT DE L'IMPÉRIALISME, MAIS DE RELIGION ! DONC, ATTENTION, DANGER !

Calixthe Beyala




mercredi 16 janvier 2013

La liste des 20 pays les plus malheureux du monde


Selon ce classement des 20 pays les plus heureux et les plus malheureux du monde, la Norvège serait le pays où la population est la plus heureuse alors que Centrafrique serait le pays le plus malheureux. Voici la liste des 20 pays les plus tristes au monde : 
1. Centrafrique, 
2. RDC, 
3. Afghanistan, 
4. Chad, 
5. Haïti, 
6. Burundi, 
7. Togo, 
8. Zimbabwe, 
9. Yémen, 
10. Ethiopie, 
11. Pakistan, 
12. Iraq, 
13. Liberia, 
14. Angola, 
15. Sierra Leone, 
16. Guinée, 
17. Côté d'Ivoire, 
18. Soudan, 
19. Mozambique, 
20. Nigeria 

Les pays d'Afrique remportent ce malheureux palmarès. Les critères à l'origine de cette enquête sont: le taux de corruption dans le pays, le taux de chômage, le niveau de bien-être des habitants, l'attachement du pays aux valeurs démocratiques, la santé de la population.

samedi 3 novembre 2012

‎21 présidents africains assassinés par la France depuis 1963



Depuis 1963, plus de 21 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : beaucoup d’entre eux, gênent les puissances coloniales en place et surtout la France dans notre continent d’Afrique .Bien sur, vous connaissez le SDECE, la DGSE et la DST? Eh bien, ce sont trois services de renseignements français qui ont la réputation de faire des coups d’Etat en Afrique.

Depuis de Gaulle, les autorités françaises dénigrent les Africains de cette façon? Comptons le nombre des coups d’État et que la France a préparés, dirigés et soudoyés en Afrique, cela mérite une plainte à la cour pénale internationale contre l’état français. Pourtant les crimes français sont bien connus et les documentaires inondent les télévisions françaises et africaines pour bien se rendre compte qu’effectivement la France tue, empoisonne et pille en Afrique.Le Service de documentation extérieure et de Contre- espionnage (SDECE) a la charge de la «désinformation». Il prépare lui aussi, réussit ou manque des coups. Son territoire privilégié est l’Afrique. La DGSE est le principal service secret vers l’étranger, qui a en charge le contrôle des «gouverneurs à la peau noire». Il y a un autre la DST (Direction de la sécurité du territoire) qui s’occupe de l’intérieur et de l’extérieur de la France pour diverses raisons. D’abord parce qu’il s’agit de protéger la France des dangers de l’immigration. Ensuite, la DST, qui est une police politique, fait la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Après la DGSE, la DST et le SDECE, il y a la Direction du renseignement militaire, le poisson- pilote de l’armée qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique.

DE DE GAULLE A SARKOZY : TEL PERE, TEL FILS

De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines au profit de celle de la France. Pour quatre (4) raisons : - la première, c’est le rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients qui votent à sa suite ; - la deuxième, c’est l’accès aux matières premières stratégiques (pétrole, uranium) ou encore (l’or, le bois, le cacao…) ; - la troisième, c’est le financement de la vie politique française, à travers des prélèvements sur l’aide publique au développement ou la vente des matières premières ; - et la quatrième raison, c’est le rôle de la France comme sous-traitant des Etats-Unis auprès des pays d’Afrique. Donc, pour ces quatre raisons, la France a mis en place un système qui nie les indépendances. Et, c’est pour ces quatre raisons que le sang coulé sur le continent.Au Cameroun : L’UPC, luttait pour obtenir l’indépendance. Nyobé a été écrasé entre 1957 et 1970 dans un bain de sang qui a fait entre 100.000 et 400.000 morts.Togo Plus d’un quart de siècle de dictature avec la complicité de la France. Trois ans à peine après l’indépendance de la jeune République togolaise, ce fut l’irruption brutale de l’armée dans la vie politique. Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu est assassiné par le sergent Etienne Eyadema à la tête d’une clique d’anciens soldats, après la guerre du Vietnam. Ils ont fait un coup d’Etat avec l’appui de l’officier français qui était soi-disant chargé de la sécurité d’Olympio : ils ont assassiné ce président le 13 janvier 1963. Eyadema Etienne a passé plus de quarante ans au pouvoir. Il a fait un règne digne de Ceausescu et laissa un pays qui a sombré dans le chao et dans la pauvreté. Décédé en 2005, son fils Faure Eyadema le remplace et cela aussi n’a été possible qu’avec l’appui de la France. Centrafrique Il y avait un homme d’Etat prometteur, Barthélemy Boganda mort dans un accident d’avion extrêmement curieux. Il ne connaitra pas l’indépendance, la vraie qu’il réclame pour son pays. Barthélemy trouve la mort le 29 mars 1959, dans une catastrophe aérienne entre Berberati et Bangui, alors qu’il était en campagne à l’intérieur de son pays. Abel Goumba, médecin diplômé d’outre- mer, ministre d’Eta et président du Conseil de gouvernement, est chargé de l’intérim. David Dacko, jeune instituteur et héritier spirituel de Barthélemy Boganda et, avec l’appui des milieux français de Bangui, réussit à écarter Abel Goumba de la succession. En juillet 1959, l’Assemblée lui refuse les pleins pouvoirs. Il fait démissionner Abel Goumba resté au gouvernement. Celui-ci fonde alors un parti d’opposition le MEDAC (Mouvement d’évolution démocratique de l’Afrique centrale). Le MEDAC n’aura qu’une courte durée. David Dacko dissout le parti et emprisonne ses dirigeants. La République centrafricaine de David Dacko en proie à de graves crises financières (détournements de deniers publics) au lieu de réagir et d’agir vite décide de remettre le pouvoir au chef d’Etat major le colonel Jean Bedel Bokassa le 1er janvier 1966. La France érige le pays en Empire et pille les ressources centrafricaines. La suite ? Bokassa tombe et meurt dans la misère. Les Comores Deux chefs d’Etat assassinés et deux autres déposés par le mercenaire Bob Denard. Niger Le jour où le Nigérien Hamani Diori a voulu vendre son uranium à un autre pays, il a été déposé par un coup d’Etat militaire au cours duquel il perdit la vie.

ASSASSINES, PARCE QU’ILS ONT REFUSES D’ETRE DES «MARIONNETTES» DE LA FRANCE

Gabon Léon M’ba meurt d’un cancer à Paris à l’hôpital Claude Bernard le 26 novembre 1967. Germain M’ba parent très éloigné de Léon M’ba, Inspecteur des douanes, licencié en droit et diplômé de sciences politiques,il finit ses études à la fin des années 50, au moment où son pays obtient l’indépendance. Nationaliste comme tous les Africains qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les bancs de l’université, il ne supporte pas l’idée que ce soit des «marionnettes» de la France qui dirigent le Gabon. M’ba entre dès 1960 dans la vie politique active et devient aussitôt «dangereux agitateur» pour les agents et politiciens français qui assurent sur place l’ordre et la sécurité. Eloigné de Libreville par une importante nomination : secrétaire général adjoint à l’Union africaine et Malgache, il fait partie au début des années 60 du petit club des Africains francophones dont la voix compte sur la scène internationale. Le 19 Février 1964 les parachutistes français rétablissent Léon M’ba à la présidence. Le président démissionne de son poste pour marquer sa réprobation. L’affaire fait beaucoup de bruit et amplifie la campagne de presse contre l’attitude néo-colonialiste de Paris. Germain M’ba apparaît depuis cette affaire comme l’empêcheur de tourner en rond. Rejeté par Paris et par Libreville, il entame alors son errance de paria de la communauté officielle franco- africaine. Il se réfugie d’abord à Brazzaville d’où il est expulsé peu après par les hommes dépendant des services de Jacques Foccart. Il s’installe à Kinshasa, où il est emprisonné pendant un mois. Rejeté d’Afrique, Germain M’ba revient finalement en Europe et collabore au journal Jeune Afrique dont il devient en 1965 le rédacteur en chef adjoint. Affaire Germain M’ba à Libreville 18 Septembre 1971, un diplomate gabonais est abattu. Sa femme et sa fille blessées. Le cadavre disparaît. Tels sont les éléments d’une affaire ténébreuse qui soulève une vive émotion dans la capitale gabonaise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Germain M’ba ancien ambassadeur à Bonn nommé à Tokyo, rentre du cinéma en voiture, accompagné de sa femme et de sa fillette. Mme M’ba et sa fillette descendent de la voiture et entrent dans la maison. Au moment où M’ba ferme sa portière, un homme surgit de l’ombre et tire deux coups de pistolet sur lui. Germain M’ba s’effondre en poussant un cri. Et depuis, rien sur cette ténébreuse affaire à Libreville qui interpelle le défunt président Albert Bernard Bongo. Rappelons que c’est sur injonction du vieux Houphouët Boigny que le président gabonais a réintégré Germain M’ba dans le jeu politique.

21 PRESIDENTS AFRICAINS, ONT ETE ASSASSINES DEPUIS 1963

Depuis 1963 : Voici la liste des 21 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : 

- en 1963 : Sylvanus Olympio, président de la rép. du Togo
- en 1966 : John-Aguiyi Ironsi, président de la rép. du Nigeria
- en 1969 : Abdirachid-Ali Shermake, président de la rép. de Somalie
- en 1972 : Abeid-Amani Karumé, président de la rép. de Zanzibar
- en 1975 : Richard Ratsimandrava, président de la rép. de Madagascar
- en 1975 : François-Ngarta Tombalbaye, président de la rép. du Tchad
- en 1976 : Murtala-Ramat Mohammed, président de la rép. du Nigeria
- en 1977 : Marien Ngouabi, président de la rép. du Congo-Brazzaville
- en 1977 : Teferi Bante, président de la rép. d'Ethiopie
- en 1981 : Anouar el-Sadate, président de la rép. d'Egypte
- en 1981 : William-Richard Tolbert, président de la rép. de Liberia
- en 1987 : Thomas Sankara, président de la rép. de Burkina-Faso
- en 1989 : Ahmed Abdallah, président de la rép. des Comores
- en 1989 : Samuel-Kanyon Doe, président de la rép. de Liberia
- en 1992 : Mohammed Boudiaf, président de la rép. d'Algérie
- en 1993 : Melchior Ndadayé, président de la rép. du Burundi
- en 1994 : Cyprien Ntaryamira, président de la rép. du Burundi
- en 1994 : Juvénal Habyarimana, président de la rép. du Rwanda
- en 1999 : Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la rép. du Niger
- en 2001 : Laurent-Désiré Kabila, président de la rép. du Congo-Kinshasa
-en 2011 : Mouammar khadafi, président de la rep du Libye, assassiné par le CNT de la France.

SOURCE : Togocity

vendredi 12 octobre 2012

New Paradigme en Afrique!!


Le Pan-Africanisme !!LES AFRICAINS NE VEULENT PLUS DE LA FRANCE SUR LEURS TERRES TELLES sont les conclusions que je tire en lisant plus de mille réactions sur l'intervention de Hollande en Afrique.

Il ne s'agit pas pour les Africains de rejeter Hollande en tant que personne, mais le système mis en place depuis des décennies, voire des siècles qui a eu pour conséquence l'esclavage, la colonisation, la françafrique.

Ce rejet massif intervient en outre après les guerres menées en Afrique par la France, notamment en Côte d'Ivoire et en Libye.

Les Africains ne croient plus en la France ; ils la considèrent comme une ennemie et non une partenaire ; ils la considèrent comme un pays d'agresseurs et non de frères et ce, à tort ou à raison, je ne saurais le dire.

Ce qui est prégnant, c'est ce rejet massif, un désir de tourner définitivement la page avec la France, de refermer cette parenthèse très douloureuse pour les Africains.

La présence du Chef de l'Etat Français à Kinshasa, exacerbe cette rancoeur tenace, qui prend ses racines lointaines dans l'histoire.

De manière unanime, les peuples Africains et Africains descendants disent : Non, on ne veut plus. Laissez nous tranquille. Laissez nous gérer notre continent malgré notre misère, nos dictateurs, nos faiblesses. En deux mots comme en trois, ils disent : oubliez-nous !

Avec le recul, il me semble qu'il est trop tôt pour renouer le dialogue. Qu'il eut fallu laisser reposer les choses, qu'il eut fallu laisser le temps aux Africains de panser leurs blessures encore saignantes ; qu'il eut fallu laisser tout simplement le temps au temps de retisser d'autres liens, sans forcer le destin.

Car le désamour qu'on le veuille ou pas, est à la hauteur de cet amour profond qu'autrefois, les Africains ont voué à la France !!!

Pc Chicot 

jeudi 7 juin 2012

UN MESSAGE DE THABO M'BEKI .


Le reproche qui nous est fait de ne pas avoir montré notre capacité à gérer nos propres affaires et tenir ainsi notre rôle au sein du système intégré et universel de la mondialisation, pour en garantir l’intégrité et le bon fonctionnement. On comprend que, dans l’intérêt du bien commun, ce sont les autres composantes de ce système international qui doivent intervenir pour s’assurer que nos lacunes soient corrigées voire évitées. Et ceci pour le bien de toute l’humanité et même le nôtre !

J’ai déjà pointé les déclarations de plusieurs commentateurs britanniques en ce sens, par le passé. 


Parmi elles, on peut noter un article du 2 juin 2003, signé par Bruce Anderson, éditorialiste de The Independent à Londres. On pouvait y lire « l’Afrique est un superbe continent, et ses habitants si attachants et si volontaires méritent mieux que la manière dont ils sont aujourd’hui contraints de vivre et de mourir. Il n’est cependant pas certain que l’Afrique porte en elle la capacité de générer son propre salut. Il est sans doute nécessaire d’imaginer une sorte de néo- impérialisme, où la Grande Bretagne, les États-Unis et d’autres nations choisiraient les leaders africains et les guideraient sur la voie du libre marché, de l’État de droit et, au bout du compte, d’une variante africaine viable de la démocratie, tout en se réservant la possibilité de les écarter du pouvoir en cas de dérapage ». 


Le 14 janvier 2001, un autre éditorialiste britannique, Richard Gott, écrivait dans le magazine New Statesman : « Il semble qu’une nouvelle tendance se fait jour, en faveur d’une reconquête de l’Afrique, et les missionnaires du New Labour y prennent leur part (…) L’opinion publique reste souvent perplexe et désarmée lorsque les gouvernements s’embarquent dans des interventions néocoloniales (en Afrique). Les nouveaux missionnaires (intellectuels et organisations non gouvernementales qui « submergent les ondes et polluent la couverture de l’actualité africaine avec leur récit partial faisant la part belle à la tragédie et au désastre ») ressemblent à s’y méprendre aux missionnaires d’antan : c’est une avant-garde qui pave la voie à une conquête militaire et économique ». 

Le diplomate et théoricien anglais Robert Cooper était alors conseiller du premier ministre Tony Blair. Il travaille désormais auprès du chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Dans un essai publié en 2000, intitulé L’État postmoderne et l’ordre mondial, il a conforté les points de vue cités ci-dessus, avec des arguments en apparence sophistiqués. Sur le fond, il affirmait que ces États postmodernes, principalement les pays occidentaux de premier plan, étaient les dénominateurs de toute l’humanité, du fait du rôle intégrateur du processus de mondialisation. 

Il écrivait entre autres dans cet essai : « Quelle attitude devons-nous tenir face au chaos pré-moderne qui se manifeste dans diverses régions du monde ? (…) Quelle forme doit prendre notre intervention ? La méthode la plus logique face à un tel chaos, et qui a été le plus souvent utilisée par le passé, est la colonisation. Mais la colonisation est inacceptable pour les États postmodernes (pour certains États modernes également). Or, c’est précisément à cause de la mort de l’impérialisme que réapparaît le monde pré-moderne (…) Toutes les conditions de l’impérialisme sont là, mais l’offre comme la demande d’impérialisme se sont asséchées. Et néanmoins, le faible a toujours besoin du fort, et le fort a toujours besoin d’un monde stable. Un monde où les nations les plus avancées et les mieux gouvernées exportent la stabilité et la liberté et un monde ouvert à l’investissement et à la croissance — toutes choses éminemment désirables. Nous avons donc besoin d’une nouvelle forme d’impérialisme, qui soit acceptable dans un monde gouverné par les droits de l’homme et les valeurs cosmopolites. Nous pouvons déjà en discerner les contours : comme tous les impérialismes, celui-ci viserait à apporter ordre et organisation, mais il reposerait sur le principe du volontariat. L’impérialisme postmoderne peut prendre deux formes. La première est l’impérialisme volontaire de l’économie globale. Il est généralement mis en œuvre par un consortium international, au travers des institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale — c’est une des caractéristiques du nouvel impérialisme que d’être multilatéral (…) Si les États souhaitent en bénéficier, ils doivent s’ouvrir à l’ingérence d’organisations internationales et d’États étrangers (de la même manière que, pour différentes raisons, le monde postmoderne s’est lui aussi ouvert) ».

mardi 10 avril 2012

JERRY RAWLINGS : "L'Afrique n'a pas réussi à empêcher les excès en Libye et en Côte d'Ivoire..."


Tout feu tout flamme, l'ancien président ghanéen et Haut représentant de l’Union africaine pour la Somalie, JERRY RAWLINGS, a dénoncé, à l’occasion d’un discours prononcé lors de la 6ème session ordinaire du Parlement panafricain, lundi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), l’incapacité du continent africain à prévenir les excès sponsorisés par certains membres de la communauté internationale, notamment en Libye et en Côte d’Ivoire. Il s’est une fois de plus insurgé contre le transfèrement du Président ivoirien Laurent Gbagbo à La Haye.

Voici des Larges extraits de son discours :

"L'Afrique n'a pas réussi à empêcher les excès en Libye et en Côte d'Ivoire..."

« L'Afrique a au cours des douze derniers mois connu des bouleversements politiques considérables. Et l'action ou l'inaction de l'Union africaine et de ses divers organes ont amené certains à remettre en question l'avenir de cette institution créée avec les plus nobles intentions. De la Tunisie à travers l'Egypte à la Libye et même en Côte d'Ivoire, il y avait des mouvements politiques de nature différente qui remettaient en question la capacité de l'institution à engendrer l'unité africaine, la paix et le développement. Bien que la majorité d'entre nous ont été ravis de la volonté des peuples à prendre leur destin en main, nous avons été pris de court par l'échec du continent à empêcher les excès dans des pays comme la Libye et la Côte d'Ivoire.

Notre déroute collective doit être corrigée de toute urgence et avec détermination afin que le sang et le labeur de ceux qui ont sacrifié leur vie à rechercher le changement ne soient pas gaspillés.

Gbagbo à la Haye ? C'est humiliant...

Il est tout simplement humiliant qu’en ce 21ème siècle, notre continent conduise certains de ses dirigeants à La Haye comme on conduit l'agneau à l'abattoir, alors que nous sommes censés avoir la capacité de rendre notre propre justice. Nous devons laisser La Haye à ceux qui ne peuvent pas contrôler leur destinée. Si les Libyens étaient justifiés à renverser le régime de Kadhafi dans leur quête de liberté et de justice, alors pourquoi ne peuvent-ils pas rendre leur propre justice? Si les Ivoiriens sont vraiment en quête de paix et de réconciliation, dans le cadre d’un processus convenu par les deux factions de Ouattara et Gbagbo, pourquoi alors envoyer à la CPI un ancien dirigeant qui, en dépit de ses défauts, a accompli son devoir envers son pays ?

Dire non à "une nouvelle forme de colonialisme"

Nous avons et avons eu des dirigeants défaillants mais nous avons assez de dirigeants bons et progressistes, qui ne peuvent réussir que si des institutions comme le Parlement panafricain et les parlements nationaux leur montrent la voie et leur accordent leur soutien. Le temps est venu de cesser d'être des observateurs, et de devenir de véritables acteurs dans les dynamiques de changement du continent. Le danger est devant nous. Nous ne devons pas permettre à une nouvelle forme de colonialisme d'engloutir notre continent et de nous transformer en marionnettes de la communauté internationale. Conjuguons nos efforts en prenant une position ferme contre cette menace imminente.

Les immigrants africains victimes de trafics d'organe en Egypte

Nous devrions être particulièrement préoccupés par la situation en Egypte où la douleur et l'agonie que le peuple a endurées à la place Tahrir et dans d'autres villes se répète quelques mois après. Il est évident que la machine très oppressante que la révolution cherchait à supplanter a de nouveau émergé et sous le prétexte de la sécurité nationale, les Egyptiens ordinaires sont de nouveau confrontés à des assauts et des brutalités rappellent ce qui s'est passé en janvier et février de l'année dernière (…).

Pendant combien de temps allons-nous être des observateurs silencieux ?

Et pourtant, les révolutions menées par des populations désarmées civiles en Tunisie et en Egypte avaient donné au monde l’espoir que la liberté et la justice allaient enfin triompher. (…) Il y a quelques mois, le projet Freedom CNN a publié un exposé sur l'enlèvement cruel et l’extraction des organes vitaux des immigrants illégaux qui tentent de passer à travers l'Egypte en Israël.

Les passeurs bédouins auraient arraché des parties de leurs corps alors que les immigrants étaient encore vivants. Les immigrants sont réduits en esclavage, torturés et ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer des sommes énormes à ces contrebandiers font face à la sanction ultime d'une mort déshumanisante à travers le prélèvement d'organes ! Et l'Afrique est muette ? », a t'il dénoncé.


(Source : Le Nouveau Courrier)
avec Nouvelle Afrique Economie

lundi 26 décembre 2011

"La France est le pays qui a le plus oeuvré contre l’unité continentale africaine."



« Révolutions arabes » : enjeux et répercussions sur le continent africain. L’Afrique entre guerres « humanitaires » et droits de l’homme avec une CPI clientéliste. L’Afrique entre ses paradoxes et son union « sabotée » avec à la clé une AFRICOM et ses visées stratégiques. Des questions complexes que la nouvelle république a abordées dans cet entretien avec Komla Kpogli, secrétaire général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A.)

Un mot sur les « révolutions arabes ». Pour vous, ce sont des « révolutions inabouties et sous contrôle ». Pouvez-vous expliciter ?


Komla Kpogli : On ne peut dire que l’intention véritablement révolutionnaire soit totalement absente des rangs de ces marées humaines dans les rues des pays en question. Les régimes politiques kleptocrates soutenus dans ces pays sous le fallacieux prétexte qu’ils constituaient des remparts anti-islamistes avaient non seulement immobilisé le peuple par la répression mais surtout ils l’avaient immensément paupérisé au profit de deux entités absolument parasitaires : une « élite indigène » corrompue pour qui le patriotisme est le premier des péchés à commettre et des économies capitalistes prédatrices. Cette situation ne peut que conduire tôt ou tard à des insurrections populaires. La bonne foi révolutionnaire de beaucoup de manifestants est donc à présumer. Mais, laisser les choses se faire par le peuple équivaudrait à lui accorder la force de prendre sa destinée en main. Autrement dit, c’est amoindrir la mainmise occidentale sur les richesses de ces pays, c’est perdre le rôle géopolitique attribué à ces pays dans ce qui est dénommé la scène politique moyen-orientale, c’est donner la possibilité à ces peuples de désigner des interlocuteurs valables face au lieutenant de la région qu’est Israël. Dans ces conditions, les pays occidentaux, même si certains comme la France ont eu du retard à l’allumage, ont compris qu’il fallait prendre le contrôle de ces bouillonnements populaires et leur donner une direction. Canaliser ces révoltes voire les organiser pour qu’elles servent au mieux les intérêts jusque là défendus par les satrapes au bord du précipice. Pour obtenir ces changements dans la continuité, les parrains de ces tyrans vont les sommer de quitter le pouvoir et ils iront, pour certains, jusqu’à former des « jeunes révolutionnaires » à l’école des mouvements que la CIA via la National Endowment for Democracy (NED) avait actionnés dans les Balkans dans les années 2000. D’autres encore leur offriront des facilités médiatiques et communicationnelles au travers des réseaux sociaux. Ces « exigences » en apparence en conformité avec le vœu des masses révoltées résultent en réalité d’un calcul rigoureux. Demander et obtenir, avec la rue, le départ des tyrans pour pouvoir mieux maîtriser la suite des évènements et conserver leur système et leurs régimes. C’est ainsi qu’après le départ du pouvoir de Ben Ali et Hosni Moubarak, deux joyaux présentés pendant longtemps par leurs parrains comme « les meilleurs élèves de la région », le système n’a pas fondamentalement bougé. « Les rois étaient tombés, mais vive les rois ». C’est en cela que ces révolutions sont inabouties et maîtrisées. Mais visiblement, les peuples ont compris le jeu notamment en Egypte où ils n’ont jamais cessé de manifester en vue d’obtenir la fin d’un système et pas seulement le départ d’un homme et de son clan.


Certains pensent que la guerre de Libye est une guerre contre l’Afrique. Etes-vous de cet avis ?


Komla Kpogli : Bien évidemment elle l’est. Plusieurs projets et réalisations de la Jamahiriya arabe libyenne dans nombre de territoires africains confirment cette lecture. La Libye a investi dans beaucoup de ces territoires. Ces investissements mettaient directement en danger ceux des pays occidentaux qui considèrent ces espaces comme les leurs. Il en est ainsi du financement en partie du satellite Rascom 1. Le fait que ce soit la Jamahiriya qui parle le plus d’une Union Africaine tournée essentiellement vers les besoins africains, le fait que ce soit elle la première contributrice intérieure au budget de l’UA actuelle et qui par ce biais tentait de limiter la dépendance de l’Afrique entrent dans ce schéma. Il y a en outre les projets de création du dinar-or qui serait une monnaie africaine, d’une nouvelle politique de redistribution des recettes pétrolières et de la constitution d’un gouvernement fédéral africain avec des attributions énumérées par Kadhafi en 2009 avec tous les pays africains ou à défaut un nombre restreint selon ses propres termes l’ont exposé à la haine occidentale renforcée à la fois par des vérités que, côté africain, seuls Kadhafi et quelques rarissimes dirigeants puissent dire du haut de la tribune de l’ONU et par des investissements des fonds souverains libyens investis dans des pays occidentaux. Ces investissements notamment dans l’agro-alimentaire, dans le pétrole, les banques et assurances et dans l’immobilier rapportaient pas mal de profits à ce pays qui finançait ainsi son développement en toute autonomie. Ce qui l’avait mis aussi à l’abri du piège de la dette que recommandent le FMI et la Banque mondiale. En outre Kadhafi vient régulièrement en aide aux pays en indélicatesse avec les occidentaux, alias la communauté internationale. En assassinant un homme de cet acabit, il est évident que c’est toute l’Afrique qu’on vise. Au-delà de tout ceci, il faut dire que l’un des objectifs les plus importants de cette guerre c’est de priver les africains de modèle de gouvernement endogène. Les empêcher d’avoir des référents sur le plan local –nonobstant leurs imperfections ou erreurs- qui puissent les inspirer de sorte qu’ils aient toujours le regard tourné vers le modèle capitaliste occidental qui les pillent et les endettent tout en ayant un discours sur l’aide et la coopération en bandoulière.


Quelles seraient les répercussions de ces « révolutions arabes » sur le continent africain ?


Komla Kpogli : Leur effet sera d’une moindre importance aussi longtemps que les tyrans africains seront de « bons élèves » du FMI, de la Banque Mondiale…Au fond, la crise étant chronique en Afrique, il existe des contestations quotidiennes plus ou moins organisées contre les tyrans en place. Mais ces contestations noyées dans le bain des répressions sanglantes ne suscitent aucune attention si elles ne sont considérées que comme la manifestation patente des « conflits ethniques » qui seraient la mesure de toute chose en Afrique noire selon les spécialistes autoproclamés de l’Afrique. Toutefois, certains peuvent être tentés de s’inspirer des mouvements maghrébins suscités ou non. A notre avis, ces tentatives seront vaines. Car, il leur manquera le soutien des occidentaux comblés dans leurs multitudes attentes par l’état actuel de la gouvernance en Afrique noire. C’est ce que nous voyons actuellement avec le vol à main armée du suffrage populaire par joseph Kabila au Congo. Malgré les cris de détresse de Tshisekedi, vainqueur spolié de son dû, personne ne lui volera au secours. Mieux, toutes les déclarations que ce soit celles émanant du secrétariat général de l’ONU, des ONG et des chancelleries occidentales consistent à culpabiliser les victimes pour blanchir les coupables. C’est une vieille méthode que ces institutions ont inventé pour maintenir immobilisé de tout temps notre peuple, pour assassiner des millions d’africains, surtout des plus illustres et ainsi garder les intérêts coloniaux en l’état. Toutefois, pour éviter que cette perspective fasse dire à vos lecteurs que nous sommes d’un pessimisme sans égal, nous disons que les africains doivent faire leur révolution en s’inspirant d’eux-mêmes, c’est-à-dire en partant d’eux-mêmes pour revenir à eux-mêmes. L’histoire montrant que les noirs n’ayant pas d’alliés dans le monde, ils ne doivent que compter sur eux-mêmes en toute chose.


Les Occidentaux prétextent mener ces guerres au nom des droits de l’homme (guerre humanitaire), à considérer ce qui se passe en Palestine, au Bahreïn, au Yémen, en Afghanistan et sur les bases militaires de Guantanamo et d’Abou Ghraïb, peut-on encore parler de droits de l’homme ?


Komla Kpogli : Il n’y a pas de guerre humanitaire. C’est un mythe. Ces guerres sont du business. Non seulement la dépendance politique du pays agressé s’implante mais encore ses richesses sont drainées vers les pays agresseurs et leurs multinationales. Les « soldats humanitaires » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs locaux africains ou arabo-musulmans de pacotilles et de décor détruisent l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « guerriers et les bombardiers humanitaires » détruisent les infrastructures dont s’est dotée le pays agressé au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction ? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple : détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et « reconstruire » ce qu’on avait détruit. On a vu clairement ces pratiques aux lendemains immédiats de la chute de Tripoli. Après Sarkozy et Cameron, une bande dite d’hommes d’affaires conduite par le secrétaire d’Etat français au commerce extérieur, Pierre Lellouche a débarqué en Libye. Les déclarations faites par des membres de ce cortège et surtout celles de Pierre Lellouche étaient très décomplexées. Ils étaient venus, déclaraient-ils, prendre leur part, car il n’y avait qu’eux (les français) et les anglais à combattre aux côtés du fameux CNT.

En ce qui concerne les droits de l’homme, il serait grand temps de se demander, au vu de l’histoire et de la politique internationale, qui est cet homme qui a des droits, quels sont ces droits et pourquoi ce sont seulement les occidentaux et leurs officines ainsi que leurs ailes marchantes locales agréées et affublées du titre d’organisation de protection ou de défense des droits de l’homme qui en parlent en direction d’autres pays notamment ceux qui ne leur sont pas totalement soumis. Au demeurant, lorsque des pays qui se livrent à des actes inhumains ou les cautionnent dans des pays que vous venez de citer et qui malgré leur cv d’exterminateurs de peuples entiers aussi bien ailleurs qu’en Europe où ils ont tenté d’exterminer les juifs, d’esclavagistes, de colonialistes, de pillards, de voleurs récidivistes les armes au point, viennent vous parler des droits de l’homme, vous devez savoir qu’il y a escroquerie.


Vous considérez les droits de l’homme, la liberté et la démocratie venant de l’Occident, comme une arnaque que les africains ne comprennent pas pour le moment ; entendez-vous par là, les gouvernants ou les peuples ?


Komla Kpogli : C’est une arnaque pour deux raisons.
Tout d’abord, l’Occident intrinsèquement individualiste, conquérant et dominateur ne peut œuvrer pour le bien d’autres peuples. Il suffit de faire un bon dans l’histoire mondiale ancienne et contemporaine pour s’apercevoir que l’Occident ne s’est jamais soucié que de son propre bien-être. Les rares moments où il a eu à partager ses réussites avec les autres se sont déroulés dans un rapport de force qui lui est défavorable ou marqué par un équilibre. C’est le cas par exemple de ses relations avec la chine aujourd’hui.


Ensuite, en s’octroyant la paternité de ces concepts, l’Occident s’autorise le pouvoir de s’immiscer directement dans les affaires intérieures des pays qui ne lui sont pas soumis. De ce fait, les occidentaux s’accordent le monopole de l’exportation de ces notions par des injonctions, des pressions de toute sorte et des guerres. Ces concepts sont des outils que l’Occident puise dans de sa boîte à outils pour abattre des régimes insoumis. Dans cette boîte à outils, aux côtés de ces concepts, on trouve pêle-mêle : le droit international, le discours humaniste, l’aide humanitaire, les ONG, les médias, la justice internationale, l’ONU, les organisations militaires telles que l’OTAN...Les fameux réseaux sociaux à géométrie variable entrent également dans cette boîte à outils. Ces concepts dont nous parlions sont des alibis, des prétextes qui servent à l’occident de niveler le monde à sa mesure, de s’offrir de nouveaux marchés, de briser toute tentative d’émancipation qui ne veut pas s’inspirer du modèle occidental, de détruire toute réflexion autonome au sein d’un pays, d’étrangler toute idée de répartition juste et équitable des biens au sein d’un pays et de contraindre des sociétés à abandonner leur culture. Au nom de la liberté, des droits de l’homme et de la démocratie, l’occident tue la liberté, les droits et le choix des peuples. Tous ceux qui luttaient pour une Afrique autonome ont été chargés par la propagande occidentale d’être des communistes, ennemis de la « liberté » qui n’est que la liberté pour l’Occident de s’emparer des richesses de l’Afrique et donc des tyrans pour qui l’assassinat physique est l’issue. Dans les pays latino-américains, tous les régimes issus de la volonté populaire étaient et sont considérés comme des dictatures les plus féroces traquées et matraquées à longueur de journée par un occident pour qui le tyran est celui qui veut que les richesses de son pays servent prioritairement à répondre aux besoins de ses habitants. Le tyran qui viole les droits de l’homme, la liberté et la démocratie c’est celui qui veut renégocier les contrats miniers de son pays avec les multinationales, c’est celui qui essaie de limiter la casse du libéralisme orchestré par l’OMC, le FMI, la Banque mondiale... Lorsque le vote d’un peuple ne correspond pas au vœu de l’occident, il est antidémocratique ou alors c’est la fraude. Des exemples existent à profusion : Gaza avec le Hamas, l’Afrique avec des élections ici et là. Lorsque le vote est fraudé et entaché de violences les plus sanglantes en faveur du poulain de l’Occident, il est, selon la formule consacrée : « malgré quelques légers incidents qui n’entament pas son issue, libre, démocratique et transparente ». On « prend acte des résultats » au nom du principe de la souveraineté qu’on nie aux autres et les diplomates et autres commentateurs occidentaux disent « pourquoi voulez-vous qu’on intervienne dans leurs affaires intérieures ? » ou « si on intervient on critique l’interventionnisme occidental, si on n’intervient pas on nous accuse d’inaction » ou encore « on ne peut leur demander d’accomplir en quelques dizaines d’années ce que nous avons, nous occidentaux mis des siècles à construire ».

Dans leur sphère immédiate, les occidentaux refusent aux peuples ce qu’ils prétendent apporter à ceux qui sont à des milliers de kilomètres. On vient de le voir en Grèce où l’ex-premier ministre Papandreou a commis selon les deux premières puissances de l’Union Européenne le crime de vouloir demander l’avis de son peuple sur un accord qui prescrivait un traitement de choc à cette économie en faillite. De la même façon, les gouvernants qui livrent des guerres à d’autres pour soi-disant leur faire écouter la voix du peuple, étaient ceux-là mêmes qui avaient contourné la vox populi concernant l’adoption du traité de Maastricht. Donc, aussi bien par omission que par commission, aussi bien dans son espace qu’ailleurs, l’occident n’agite ces notions que pour répondre à ses intérêts et ceux de ses classes dirigeantes toutes tendances confondues. Partout où l’occident est intervenu au nom de ces notions, que les sceptiques ressassent l’histoire, le chaos total s’installe à l’intérieur avec un tyran qui organise parfaitement la canalisation des richesses du pays vers l’extérieur. Ce sont donc les peuples qui ne comprennent pas encore cet attrape-nigaud. C’est pour cela que des organisations dites de défense des droits de l’homme et de promotion de la démocratie fleurissent en Afrique avec le financement des Etats occidentaux, des multinationales, des fondations et des organisations dites internationales. Et en bénissant ces concepts que les occidentaux portent à la bouche, les peuples attirent le loup dans la bergerie africaine. Sans doute leur restera t-il la liberté et la démocratie ainsi que le droit de compter les cadavres. Lorsque les peuples auront compris, ils chercheront des solutions endogènes aux problèmes auxquels ils sont confrontés au lieu d’appeler les loups surnommés « la communauté internationale » au secours.


Récemment Laurent Gbagbo a été « déporté » devant la CPI, des organismes des droits de l’homme à l’instar d’Human Right Watch ont salué ce transfèrement ; or, si l’on comptabilise les crimes commis par les israéliens, les américains, les français, leurs leaders méritaient également de comparaître devant cette CPI. Pourquoi cette politique des deux poids deux mesures ?


Komla Kpogli : Cette situation s’explique par le fait la CPI est une institution politique au sens propre du terme. La propagande veut la faire passer pour une justice. Malheureusement, des africains toujours les premiers à être impressionnés par l’industrie du leurre occidental y croient vivement. Or, la CPI n’est une justice que de nom. Puisqu’elle est très sélective. Elle cible et pourchasse certains hommes qui, à l’observation de leur personnalité et de leur orientation idéologique, ne sont coupables de rien sauf à refuser de se soumettre au colonialisme et elle garantit l’impunité la plus absolue à de véritables criminels. La CPI distingue donc deux types de crimes : les mauvais crimes qui sont commis par ceux qui sont du mauvais côté, c’est-à-dire ceux qui s’opposent à l’occident et les bons crimes qui sont le fait de ceux qui sont du bon côté car ils sont occidentaux ou leurs alliés. En plus de cette distinction, la CPI fabrique des crimes contre d’autres personnes que l’Occident entend punir.

De par son origine, son financement et ses pratiques, la CPI montre bien qu’elle est une institution des pays que vous venez de citer. La quasi-totalité des ONG qui ont été créées ou activées pour lui donner un vernis citoyen parrainé par l’ONU sont fondées ou financées par l’Union Européenne, le gouvernement britannique, la NED, c’est-à-dire la CIA, Open Society la fondation de George Soros qui se décline en Afrique par OSIWA, OSF-SA, OSISA et OSIEA. L’inénarrable Luis Moreno Ocampo, le fameux procureur de la CPI qui a connu des accusations d’abus sexuels de la part d’un de ses collaborateurs, a été enseignant aux universités de Stanford et de Harvard, consultant à la Banque Mondiale et aux Nations Unies puis membre consultatif de Transparency international dont il a présidé la délégation Amérique latine. On comprend donc le canevas idéologique de cet homme qui n’a durant tout son mandat donné au crime contre l’humanité que le visage noir des africains soigneusement triés sur le volet.


A propos de l’Afrique, c’est le continent le plus riche de la planète, avec une profusion de ressources naturelles, mais aussi, 57% vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins d’1,25 $ par jour.


Komla Kpogli : Cette contradiction s’explique par le fait que l’Afrique continue d’être un continent colonisé dont les richesses nourrissent d’autres peuples. Il n’y a pas d’Etats en Afrique pour organiser l’économie et l’orienter vers la résolution des problèmes endogènes. Il existe dans chaque espace délimité, un semblant de territoire, une population, mais pas un pouvoir organisé. Ce dernier est institué et organisé pour drainer les ressources africaines vers d’autres cieux. L’Afrique est confronté à ce que vous décrivez car elle est un continent extraverti, son économie est une économie coloniale conduite à produire ce qu’on lui demande et non ce qui correspond aux besoins de son peuple, son système éducatif, une construction coloniale, produit une cargaison des cadres aliénés, des cadres encadrés dont les rêves les plus fous sont non pas de transformer l’Afrique à partir de ses valeurs intrinsèques, mais plutôt de maintenir et vulgariser la version falsifiée de l’histoire africaine, de violer le peuple noir, de lui imposer toute sorte de greffe ou de travailler dans institutions dites internationales qui ont toujours œuvrer contre l’Afrique à savoir l’ONU, l’UE, la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC…Bref, cette « élite indigène » désire ardemment s’emparer du costume de hauts fonctionnaires qui mystifient leur monde par ce qu’ils considèrent comme un brillant parcours ou une réussite extraordinaire. Pour monter les étages de ces proto-Etats et conserver ses petits privilèges, cette « élite indigène » fière de son statut immobilise tout le reste de la société. L’école africaine confirme cet état de chose. L’école africaine ne donne à l’africain ni les bases théoriques nécessaires à la compréhension de ses problèmes, encore moins les outils pour les résoudre. Elle déprogramme l’africain depuis le bas-âge, le reprogramme contre lui-même et cette reprogrammation est consolidée par le catholicisme colonial qui chemine avec un protestantisme acculturateur et un islam rabougri, perturbateur et qui, en terre africaine ne s’illustre que par la consommation effrénée du mouton et le cérémonial de la prière incessante. Ces religions importées à coups de canons, d’épée et de ruses de la « bonne nouvelle » et du « salut » sont concurrencées par un mouvement évangélique « born-again » financé par l’axe américano-israélien qui ajoute de la confusion à la confusion dans une ambiance de show américain avec des pratiques mystificatrices servant à racketter des populations médusées dont les pensées sont orientées vers un paradis dont l’accès est conditionné par la pauvreté sur terre. Tout ceci fait que les africains ne maîtrisent pas du tout leur espace dont ils ont perdu d’ailleurs la possession depuis des millénaires si nous remontons à l’Egypte pharaonique.


Que faudrait-il faire pour inverser la situation ?


Komla Kpogli : Lorsqu’on ne maîtrise pas son espace, on ne peut pas le transformer. La condition sine qua non pour remédier à ce drame c’est de comprendre que l’Afrique n’est pas africaine. Qu’elle n’est en rien indépendante et que les africains ne décident de rien du tout. Ils vivent sur des territoires qu’ils ne maîtrisent pas. Mais déjà ce premier constat est nié et combattu farouchement par quelques négro-africains trépanés dans les écoles et universités occidentales. Ceux-ci le font soit par naïveté, soit par intérêts et quels intérêts d’ailleurs ? Des Miettes qui tombent de la table des maîtres au travers du financement du business associatif ou des miettes du pouvoir colonial que ces négro-africains gèrent. Or sans ce diagnostic, les solutions à prescrire seront du cautère appliqué sur une jambe de bois. Du reste, c’est ce qui se passe. Donc, il faut poser clairement le diagnostic et aboutir à la conclusion que l’Afrique demeure sous colonisation. Pour preuve, elle produit toujours des matières premières contre des produits finis et dans les deux cas les prix ne sont pas fixés par elle. Elle subit des guerres coloniales, son système monétaire est contrôlé de l’extérieur…Une fois ces faits établis, il faut dire aux africains que le développement est impossible dans des cadres étatiques extravertis, cloisonnés et construits à la conférence de Berlin entre 1884-1885 pour résoudre les problèmes liés aux rivalités entre pays occidentaux impérialistes. Qu’en conséquence seule une insurrection générale qui démolira ces proto-Etats pour les reconstruire sur les valeurs négro-africaines passées à la loupe de notre douloureuse histoire, avec une idée fédérale comme principe et des outils de défense des plus robustes peut sortir l’Afrique de la misère imposée à elle. Mais pour y arriver, il faut former et informer les africains. Il faut les organiser efficacement. Il faudra, pour cela, commencer par faire admettre aux africains que sous un leadership éclairé et courageux, les peuples les plus médiocres ont pu faire des bonds dans l’histoire et qu’en conséquence l’attitude typiquement négro-africaine qui nous pousse à haïr, à détester et à isoler celles et ceux de nos enfants qui sont lucides et capables d’imprimer un rythme de marche relève de la folie qui conduit au suicide. C’est uniquement sous un leadership capable que nous relèveront la tête et dans ce cas, il faut dénoncer les mesquineries qui nous minent, braquer la torche sur les petits coups bas, éclairer les petits arrangements nocturnes pour isoler, détruire ou court-circuiter les gens les plus vaillants parmi nous et saboter les initiatives les plus audacieuses, ne plus confier aux plus incapables mais qui par la ruse et le torpillage des autres s’accaparent des tâches qu’ils se précipitent de couler dans l’immobilisme le plus paralysant. C’est dans cet ordre d’ailleurs que nous avons lancé depuis février 2005 l’idée d’un front africain contre le néocolonialisme (FAN) qui, au regard des évènements récents, est plus que nécessaire. Ce n’est que suite à un bouleversement de cet ordre immobile établi entrainant une maîtrise effective du sol africain que les africains pourront construire une économie conforme à leurs besoins et à leurs aspirations.


Pour vous, l’Union africaine telle qu’elle existe aujourd’hui, est le symbole palpable d’une Afrique sabotée. Par qui ?


komla Kpogli : Oui, l’Union Africaine dans sa forme actuelle est la forme la plus perfectionnée de la non-Afrique. Car, l’idée d’une unité continentale telle qu’elle a été envisagée par Nkrumah, Sekou Touré, Nasser, Modibo Keita, Olympio et bien d’autres était assassinée dès lors que le groupe de Monrovia s’était joint au groupe de Brazzaville. Ce dernier étant, par origine et par destination, un outil de la France, lorsqu’il a rejoint le groupe de Monrovia, a fait naître une organisation continentale tronquée, inefficace, absolument parasitaire et paralysante. Les idées du groupe de Casablanca, plus en conformité avec l’esprit des pères fondateurs du panafricanisme sont ainsi mises en minorité et tuées.


En clair, c’est la France qui a le plus ouvertement saboté l’unité continentale. Bien évidemment ce torpillage s’est élargi avec d’autres pays notamment les USA, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Canada et le cadre appelé l’Union Européenne qui ne perçoivent pas l’Afrique dans un rôle autre que celui de fournisseur de sources d’approvisionnement en matières premières et de débouchés pour leurs industries. Mais, ces pays ont d’abord pris le soin de dresser ce que la France coloniale appelle une « élite indigène » dont la mission est de collaborer à l’exploitation de l’Afrique. C’est en faveur de cette élite qu’on a assassiné ou renversé Lumumba, Olympio, Nasser, Nkrumah, Sekou Touré, Modibo Keita et des millions d’autres anonymes. C’est en faveur de cette même élite que le président Laurent Gbagbo a été renversé et Mouammar Kadhafi assassiné froidement. Avec l’élimination de ces deux derniers dirigeants, la pensée anticoloniale au pouvoir et l’ambition d’une réelle unité africaine viennent de subir un rétrécissement géographique dont l’immensité sera difficile à combler, car actuellement, il ne reste en Afrique quasi-totalement que des contremaîtres qui veillent jalousement sur les intérêts du colonialisme. Jamais l’Afrique n’a connu une telle période dans son histoire, puisqu’aux temps mêmes les plus sombres des razzias négrières et du colonialisme direct, il y avait des gouvernants ouvertement hostiles au système et favorables à la dignité aussi bien individuelle que collective.


Quelles seraient d’après-vous les conséquences d’Africom pour le continent africain ?


komla Kpogli : Africom c’est le dispositif militaire que les européens qui occupent les terres indiennes d’Amérique ont conçu pour encadrer l’Afrique. Ce commandement militaire opère actuellement depuis Stuttgart en Allemagne. En dépit de toutes les explications des responsables d’Africom notamment celles de son premier commandant, un général noir – la précision vaut le coup – nommé William Ward qui est remplacé depuis mars 2011 par le général Carter Ham qui veulent le faire passer pour inoffensif et l’intérêt des africains, ce déploiement militaire a et aura trois conséquences majeures.


Il vise avant tout à renforcer la présence des européens occupant l’Amérique en Afrique et donc à agrandir leur sphère d’influence politique. Ce qui signifie qu’ils influenceront plus directement et plus lourdement la politique en faisant des coups d’état, des guerres et du contrôle direct des populations. Ils auront des troupes et leur commandement à portée de la main comme la France qui, avec ses bases militaires au Gabon, à Djibouti et au Sénégal ainsi qu’avec des opérations extérieures (opex) fait des guerres, opère des changements de régime, soutient les régimes qui défendent ses intérêts contre le peuple et contrôle les populations.


Ensuite, Africom vise à sécuriser les sources de matières premières nécessaires à l’économie des USA, en particulier le pétrole, dont l’importation aux États- Unis devrait, selon les termes mêmes de la CIA, supplanter en volume dans les dix prochaines années celles en provenance de l’Arabie saoudite. Ce qui veut dire que les ressources africaines vont échapper davantage aux africains qui contrôleront encore moins leur espace qui leur a déjà énormément échappé.


Enfin et ceci n’est pas la moindre des conséquences, ce commandement militaire visant à contenir l’influence chinoise sans cesse grandissante en Afrique, entraînera une rivalité qu’on peut qualifier de choc des titans et dont les victimes ne seront que des africains.


Propos recueillis par Chérif Abdedaïm
19 décembre 2011.

La Nouvelle République Algérie http://www.lnr-dz.com
L’interview en PDF ici http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2011-12-19/lnr....
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