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dimanche 15 septembre 2013

La fête de la Lune ou fête de la mi-automne


Du 14 au 21 septembre, la mairie du 13e arrondissement vous invite à la célébration de la Fête de la Lune, une vieille tradition asiatique. Ce soir il y avait la cérémonie d'ouverture : spectacle le Charme du Vietnam.

Dimanche 15 septembre - à 16h, dans le quartier chinois un défilé des enfants avec lanternes, et à 19h à la mairie du 13e : spectacle du ballet classique Khmer.

Jeudi 19 septembre - 17h, parvis de la mairie du 13e : Cérémonie des illuminations, et à 19h à la salle des fêtes - Concert "Au Clair de  la Lune" par l'orchestre philharmonique de Shaanxi.

Vendredi 20 septembre - 19h  à la salle des fêtes de la mairie du 13e, spectacle Incredible India.

Samedi  21 septembre -15h  à la salle des fêtes de la mairie du 13e, Cérémonie de cloture : Concert "A-Pop party".

Pour en savoir plus sur cette fête chinoise

La fête de la mi-automne et la dame de la Lune


dimanche 28 avril 2013

POURQUOI LA RELATION CHINE-AFRIQUE ENERVE TANT CERTAINS OCCIDENTAUX ?



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Réponse à un occidental qui me dit que la Chine est pire que l’Occident en Afrique 
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La Chine n’a jamais colonisé un pays africain par la force en tuant les populations et en capturant les rois et empereurs du continent. 

La Chine n’a jamais réduit aucun africain en esclavage en Afrique comme chez elle. 

La Chine n’a jamais commandité de coup d’état en Afrique et n’a jamais assassiné un leader africain. 

La Chine n’a jamais financé de rébellion en Afrique pour fabriquer des sécessions et/ou des prises de pouvoirs rocambolesques 

La Chine ne forme pas les militaires africains qui tuent et maltraitent leurs peuples en Afrique 

La Chine a construit plus d’hôpitaux, de routes, de stades et d’aéroports en Afrique en 20 ans que l’Occident ne l’a fait en 200 ans. 

La Chine a offert 10 fois de bourses aux étudiants africains en 10 ans que l’occident n’en a fait en 100 ans. 

La Chine n’a aucune base militaire en Afrique 

La Chine n’a jamais envoyé ses soldats bombarder des villes et villages africains 

La Chine ne s’est jamais mêlé d’aucun processus électoral en Afrique et n’a jamais confirmé ou infirmé un président africain 

La Chine n’a jamais créé d’ONG fallacieuse pour espionner les populations africaines et inventer des soient disant programmes de développement qui depuis 40 ans n’ont jamais développé un seul pays africain 

CONCLUSION : Alors qu’un occidental vienne me dire que la Chine est pire que l’Occident en Afrique s’est se foutre de ma gueule et me prendre pour une idiote.

Farida Nabourema 
27/04/2013

mardi 9 avril 2013

USA. Vers l’abandon de la doctrine Carter-Brzezinski ?


Les USA commencent à se désintéresser du Moyen-Orient. Croyant pouvoir se procurer à long terme du gaz de schiste et du pétrole issu des sables bitumineux. Washington a maintenant trois soucis à l’esprit, trois objectifs qui, s’ils sont menés à bien, promettent au monde musulman une restructuration des plus sérieuses.

Le premier objectif consiste à quitter l’Orient « en toute beauté ». Je dis bien en toute beauté, c’est-à-dire tête haute, ce qui apparaît particulièrement difficile vu l’échec américain en Syrie, vu l’état piteux de l’Irak et de la Lybie dont on ne parle plus … comme si ces deux pays n’avaient jamais existé, vu enfin l’enjeu fondamental que représente Israël, enfant capricieux, traditionnellement chouchouté par ses bienfaiteurs étasuniens et qui ne veut absolument pas entendre parler d’une Palestine indépendante ou d’un Jérusalem pluriconfessionnel.

Le deuxième objectif consiste donc à reléguer cet Etat éternellement mineur aux soins d’une puissance qui voudrait bien prendre le relais.

Troisième et dernier objectif de taille : faire face à la Chine qui se sent prête à tracer son propre pré carré, cela dans un style typiquement étasunien. Comment l’Amérique le souffrirait-elle alors que l’espace Pacifique lui appartiendrait au même titre que l’espace Atlantique ? On peine à se l’imaginer.
Et pourtant, c’est un fait, la Chine entend contrôler toute une série d’îles du sud de la Mer de Chine, zones où abonderaient pétrole et gaz, zones revendiquées par d’autres Etats de la région Asie-Pacifique moins importants comme les Philippines. Son « péché » résiderait aussi dans sa volonté de procéder à un réarmement total, à commencer par l’aviation puisqu’elle vient de mettre en service son premier porte-avion et son premier J-20 qui est un avion de chasse furtif. Un autre indicateur très significatif vient confirmer la thèse du réarmement puisque la Chine a augmenté d’un peu plus de 10 % ses dépenses militaires.

On en conclut ainsi facilement à un danger d’ordre idéologique, le Pentagone ne voulant pas voir se former un bloc antagoniste digne de ce nom qui serait cimenté par la Chine et la Russie. Un autre aspect transparaît qui explique tout aussi bien les inquiétudes de Washington : la question de la dette. L’Amérique doit à la Chine la somme exorbitante de 1100 milliards, fait brandi comme argument infaillible par cette dernière dès que l’occasion est propice. Que faire ? Une guerre contre la Chine représenterait une véritable catastrophe, à tel point que M. Poutine a eu raison de répliquer à Angela Merkel qu’une éventuelle riposte chinoise de taille rendrait littéralement dérisoire la tragédie de Tchernobyl (« S’il arrive que la Chine se décide à frapper, les conséquences en seraient telles que Tchernobyl sera comparé à un conte pour enfants »). S’il en est ainsi – et il n’y a aucune raison d’être sceptique – les USA doivent adopter une tactique d’hypercontrôle sur l’axe Asie-Pacifique en renforçant, primo, leur présence militaire, cela via le continent Australien, secundo, en investissant de plus en plus dans les principaux secteurs de la région. Les circonstances changent, la stratégie aussi. Il s’agit maintenant pour les USA de prendre le pouls des évènements en maintenant une forte présence militaire là où ses intérêts sont en jeu tout en tâchant d’acheter ceux dont ces intérêts dépendent justement pour éviter leur partenariat et leur alliance avec la Russie.

On s’écarte sensiblement de la méthode Carter-Brzezinski dont on a vu plus d’une fois les répercussions en Afghanistan, en Tchétchénie ainsi que dans les Balkans. On s’éloigne donc des manœuvres de déstabilisation sanglantes, ce qui rend relativement optimiste. Ceci dit, revenant à la question des deux premiers objectifs, il est clair que l’Amérique a tant du pain sur la planche en Chine qu’elle en a au Proche-Orient qu’elle essaye de quitter aussi efficacement qu’elle quitte l’Afghanistan.

Dans l’idéal, un grand nombre de changements devrait se produire sur l’échiquier musulman si les USA arrivent entre autres à se mettre d’accord avec la Russie. Et oui, je dis bel et bien avec la Russie, puisque l’abandon de l’optique Carter équivaut à l’abandon de la pratique Petraeus et Clinton, profondément russophobe.

Selon M. Meyssan, fondateur et rédacteur en chef du Réseau Voltaire, l’establishment américain, particulièrement hétérogène depuis l’ère Obama, compte à présent pas mal d’alliés de la Russie. Bien entendu, il est question d’alliances pragmatiques motivées par le souci d’en finir avec le conflit syrien en gardant Assad au pouvoir. Pour ce faire, il s’agirait pour la CIA de liquider les dirigeants de l’ASL, d’Al-Qaïda et du front Al-Nosra dont ils n’ont plus besoin. Un traité de paix devrait donc être signé avec la Syrie d’Assad suivie de l’annexion probable d’une certaine partie du nord du pays qui passerait en possession de la Turquie pour la récompenser de sa fidélité aux USA. Je doute qu’Assad puisse se réjouir d’une perspective de ce genre, surtout que ce voisin chahuteur et perfide, pressentant la fin de la campagne anti-Assad, se livre à cœur joie au pillage du patrimoine syrien.
Et ensuite ? Ensuite, c’est la Russie, toujours dans l’idéal, qui devrait installer sa présence en Syrie, en mettant en œuvre des programmes humanitaires susceptibles de redresser un pays traumatisé depuis près de deux ans. Feignant faire un immense cadeau à la Russie, les USA gagneraient en fait sous deux aspects :
- Ils détourneraient le regard du Kremlin de l’axe chinois, un peu dans le style « La Syrie, tu te la prends, mais la Chine, je me la garde pour moi ».
- Qui dit Syrie, dit Israël et problématique palestinienne. La moitié de la population israélienne est russe, alors pourquoi ne pas reléguer cetenfant difficile à un pays qui ne lui est en somme pas étranger ? Les Palestiniens devraient alors se plier à une échéance extrêmement désagréable : se contentant du statut limité d’observatrice, unecertaine Palestine finirait par fusionner avec la Jordanie et on n’en entendra plus parler. D’une façon analogue, les Palestiniens installés sur des territoires avoisinant Israël se verront obligés d’adopter la nationalité de leur pays d’accueil. Vont-ils y consentir ? Cette question restera sans réponse jusqu’à ce qu’une nouvelle conférence de Madrid ne soit envisagée.

Les pétromonarchies perdront leur statut privilégié, l’Arabie Saoudite devant éclater en cinq parties étant donné les contradictions internes qui déchirent sa monarchie et l’absence d’héritier légitime. Le Qatar restera quant à lui ce qu’il est actuellement : un organisme aux caractéristiques superficiellement étatiques au service du bloc atlantiste, fournisseur de provocateurs lorsqu’il le faut, exportateur de pétrole bon marché. De toute façon, l’émir a déjà su acheter une bonne partie des élites politiques françaises, ce qui se confirme par le fait qu’Al Jazeera sera très prochainement lancée sur le territoire français en français. Je vous laisse imaginer la suite, sachant qu’il y a islam et islam.

Que voit-on finalement ? Les USA s’écartent des brasiers qu’ils ont eux-mêmes allumés en envisageant un contrôle diplomatique sur la Chine. La France est condamnée à assumer les fruits d’un partenariat trop poussé avec le Qatar qui pourrait conduire beaucoup trop loin si nos gouvernements ne se reprennent pas d’urgence. Notre pays n’étant pas un îlot isolé, on se représente fort bien que son malaise s’étendra tôt ou tard à l’échelle de l’UE. La Russie devrait revenir à l’état de bloc antagoniste qu’elle était à l’époque soviétique, de préférence suffisamment puissant pour maintenir un certain équilibre au Moyen-Orient mais détaché de l’axe Asie-Pacifique qui la rendrait hyperpuissante.

On constate ainsi que l’abandon de la doctrine Carter-Brzezinski, extrêmement coûteuse et source d’échecs gravissimes, ne sous-entend pas l’abandon par les USA de leur manie de suprématie, cela même si le prix de l’entreprise pourrait frôler le danger d’une guerre nucléaire.


Françoise Compoint

vendredi 17 août 2012

USA: escalade militaire contre la Chine!!



Une publication du groupe de réflexion de Washington, Centre for Strategic and International Studies (CSIS, Centre d'études stratégiques et internationales) intitulé «Stratégie de positionnement de la force armée américaine dans la région Asie-Pacifique: un évaluation indépendante», fournit au gouvernement Obama ce qui revient à être un plan directeur pour des préparatifs militaires en vue d'un conflit avec la Chine.

Bien que le CSIS soit un organisme non gouvernemental, son évaluation a été commanditée par le ministère de la Défense, ainsi que l'exige la Loi d'autorisation de la Défense nationale de 2012, donnant un statut semi-officiel à ses conclusions et ses propositions. Cette publication a impliqué des discussions approfondies avec le personnel militaire américain haut placé du Commandement du Pacifique au Pentagone. Le rapport du CSIS a été remis au Pentagone, le 27 juin, mais n'a eu de couverture médiatique qu'après que ses principaux auteurs, David Berteau et Michael Green, ont témoigné le 1er août devant le Comité des forces armées de Etats-Unis.

Le rapport a fait grand bruit dans les médias australiens qui ont fait d'une de ses propositions les gros titres des journaux, celle de faire une base d'opération avancée d'un groupement tactique de porte-avions américain à HMAS Stirling, une base navale d'Australie occidentale. Si cela était mis en pratique, la recommandation transformerait la base et la ville voisine de Perth en une cible potentielle de missiles nucléaires russes et chinois. La proposition sert à souligner les implications immenses de l'évaluation du CSIS qui est en droite ligne avec le «pivot» conflictuel du gouvernement Obama envers l'Asie et visant la Chine.

L'évaluation du CSIS déclare que l'objectif géostratégique américain sous-jacent dans la région Asie-Pacifique est d'empêcher «la montée de tout Etat hégémonique dans la région qui pourrait représenter une menace pour les intérêts américains en cherchant à en obstruer l'accès aux Etats-Unis ou à dominer le domaine maritime. A partir de cette perspective, le problème le plus significatif pour les Etats-Unis aujourd'hui en Asie est la puissance montante de la Chine, son influence et ses espérances de prééminence régionale». En d'autres termes, l'hégémonie dominante des Etats-Unis, dans la région, doit continuer.

Le document reconnaît que la stratégie militaire est liée aux impératifs économiques. Il identifie «les accords commerciaux tels le Partenariat Transpacifique (PTP) et l'Accord de libre commerce USA-Corée» comme étant cruciaux à «une architecture transpacifique durable qui soutienne l'accès des Etats-Unis à la région et son influence dans cette région».  Bien qu'il déclare que les Etats-Unis «doivent intégrer chacun de ces instruments de puissance nationale et ne pas compter excessivement sur les capacités militaires des Etats-Unis». C'est, précisément, le déclin économique relatif des Etats-Unis qui motive le recours à la puissance militaire pour maintenir sa domination en Asie, tout comme au Moyen-Orient.

Ayant identifié la Chine comme principal rival potentiel, le rapport exclut toute répétition de la stratégie américaine d'endiguement utilisée pour isoler l'Union soviétique durant la Guerre froide, ce qui indique la dépendance économique des Etats-Unis par rapport à la Chine. Il est significatif que les auteurs rejettent un accord de partage du pouvoir avec la Chine, ou pour reprendre les termes du comité des forces armées, «un condominium bipolaire qui reconnaisse les intérêts essentiels de Beijing et divise implicitement la région». Cette dernière conception, sous une forme ou une autre, est promue par quelques analystes stratégiques aux Etats-Unis et en Australie comme étant l'unique moyen d'empêcher une guerre. Le rapport du CSIS rejette tout retrait d'Asie des Etats-Unis, qui équivaudrait dans les faits à céder la région à la Chine.

Ayant exclu toutes les alternatives pacifiques, la publication du CSIS définit une stratégie militaire. Les auteurs ne prônent pas ouvertement une guerre avec la Chine, déclarant que «les conséquences d'un conflit avec cette nation sont presque impensables et il faut faire plus que tout son possible pour les éviter tout en respectant les intérêts des Etats-Unis». Mais les auteurs n'excluent pas la possibilité d'un conflit dans le cas où les intérêts américains sont menacés, et ajoutent que la capacité à « maintenir une paix favorable » dépend de la perception que les Etats-Unis sont capables de sortir vainqueurs en cas de conflit. «Le positionnement de la force armée américaine doit démontrer sa volonté et sa capacité à se battre et à gagner, même dans les circonstances plus difficiles associées à A2D2 [stratégie d'interdiction d'accès à la région] et autres menaces à l'encontre des opérations militaires américaines dans le Pacifique occidental», déclaré le rapport.

Ainsi, au nom de la paix, les Etats-Unis préparent une guerre catastrophique avec la Chine. Les planificateurs stratégiques américains sont particulièrement préoccupés par les capacités militaires chinoises appelées A2AD, développement de sous-marins, missiles et avions de combat sophistiqués capables de poser un danger pour la marine américaine dans le Pacifique occidental. Bien que, comme ils en ont l'habitude, les Etats-Unis présentent de telles armes comme représentant « une menace » pour leur armée, en réalité la Chine riposte de façon défensive à la présence d'une puissance navale américaine écrasante dans les eaux proches de son territoire. La prépondérance navale américaine en mer de Chine orientale, mer de Chine méridionale et les points « d'étranglement » tel le détroit de Malacca, menace les voies maritimes, en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique, dont la Chine dépend pour son approvisionnement en énergie et matières premières.
Le rapport du CSIS approuve le repositionnement et le renforcement des forces militaires américaines dans le Pacifique occidental qui se sont accélérés sous le « rééquilibrage » vers l'Asie du gouvernement Obama. Cela comprend: la consolidation des bases américaines, des troupes et des atouts militaires au Japon et en Corée; le développement des forces américaines sur l'île de Guam et sur les îles Mariannes du Nord, situées stratégiquement dans le Pacifique occidental; le stationnement à Singapour de navires de combat de littoral, navires de guerre relativement petits, rapides et flexibles capable de récolter des informations, de faire des opérations spéciales et de déposer sur terre des soldats avec des véhicules armés; la possibilité de faire un plus grand usage des bases aériennes et navales australiennes et de positionner 2.500 Marines dans la ville septentrionale de Darwin. De plus, la publication confirme que les USA ont eu des discussions avec la Thaïlande, les Philippines et le Vietnam sur une possibilité d'accès aux bases et d'entraînement commun.

Le document examine aussi les efforts américains pour renforcer les liens militaires dans toute l'Asie, de l'Inde, Bangladesh et Sri Lanka jusqu'en Birmanie, Indonésie et Nouvelle Zélande, ainsi qu'avec ses alliés officiels. Il est significatif qu'en classant les éventualités militaires par degré d'intensité, le document identifie l'Australie, le Japon et la Corée du Sud comme des alliés cruciaux «dans le spectre plus élevé d'intensité», à savoir, un conflit militaire avec la Chine, «avec d'autres alliés et partenaires dans le spectre de moindre intensité».

Bien qu'elle traite de façon large de toutes les contingences, l'évaluation du CSIS se concentre en premier lieu sur «la haute intensité». Ses recommandations impliquent un développement plus important des accords militaires avec la Corée du sud, le Japon et l'Australie et qu'entre ces alliés eux-mêmes. Elle recommande l'application des derniers accords militaires en date avec le Japon et la Corée du sud. Pour ce qui est du Japon, le document insiste sur la signification stratégique d'Okinawa. Okinawa est « centralement situé » entre l'Asie du nord-est et l'Asie du sud-est maritime, et est «positionné, pour combattre, tactiquement, à l'intérieur de l'enveloppe A2AD dans les scénarios de haute intensité», autrement dit, Okinawa est d'une importance cruciale dans toute guerre avec la Chine. Le gouvernement Obama s'est opposé de façon intransigeante aux appels du Japon à délocaliser la base navale américaine de Futenma au large d'Okinawa.

Le document du CSIS n'est pas la politique officielle du gouvernement Obama: ses conclusions sont présentées comme des recommandations. Il envisage tous les scénarios, dont celui de maintenir le statu quo et de diminuer les forces américaines de la région Asie-Pacifique, mais n'est favorable à aucun des deux. Cependant l'aspect le plus menaçant du rapport traite d'une liste substantielle de mesures qui pourraient être prises pour renforcer de façon marquée l'armée américaine dans toute cette région.

En plus de baser un porte-avion nucléaire américain en Australie occidentale, on compte parmi ces mesures les suivantes: doubler le nombre de sous-marins d'attaque nucléaire basés sur Guam; déployer des navires de combat en zone littorale en Corée du sud; doubler la taille des forces amphibiennes à Hawaï; Baser de façon permanente un escadron de chasseurs-bombardiers sur Guam; renforcer les équipements de surveillance avec ou sans personnel en Australie ou Guam; optimiser les défenses antimissiles au Japon, en Corée du sud et Guam; consolider les forces terrestres américaine. Tout en recommandant que ces options soient envisagées, le CSIS appelle spécifiquement à ce que davantage de sous-marins d'attaque soient placés sur Guam, c'est à dire à distance de frappe aisée des voies maritimes et des bases navales chinoises.

Chacune de ces mesures ne fera qu'accroître les tensions avec la Chine et le danger d'une course aux armements et d'un conflit dans la région Asie-Pacifique. L'évaluation du CSIS indique des poudrières potentielles, de la péninsule coréenne et du détroit de Taïwan à la Mer de Chine méridionale et aux frontières contestées entre l'Inde et la Chine. Le rapport représente clairement la façon de penser plus large au sein du gouvernement Obama et des cercles militaires et du renseignement américains les plus élevés qui préparent et planifient de façon téméraire une guerre avec la Chine.

Peter Symonds


(Article original paru le 13 août 2012)

lundi 30 juillet 2012

Trois navires de guerre chinois se dirigent vers la Syrie



Trois bâtiments de guerre chinois viennent de traverser le canal de Suez pour appareiller vers la Syrie. selon e site d'information égyptien Al Bachaer al Vafd citant des sources égyptiennes basées à Suez, deux destroyers et un navire sont ainsi entrés en Méditerannée et devront bientôt accoster en Syrie.

Des destroyers quingb 133 et noauio 83 transportent une charge de 4 tonnes et le navire waishqnhu avec un son bord 11000 tonnes de charges ont traversé le canal alors qu'ils étaient escortés. Au moment du passage, les bateaux et embarcations se sont arrêtés tout comme les camions et les voitures sur les ponts juxtaposants le canal. 

dimanche 24 juin 2012

Il flotte sur le monde comme un parfum de guerre froide!, par Jacques Hubert Rodier



IRIB- Le «G-2», l'illusoire directoire sino-américain, est mort.

Et le monde ne peut que constater les signes de tension qui se multiplient entre, d'un côté, les Etats-Unis et, de l'autre, la Chine, ainsi que dans une moindre mesure la Russie. Une sorte de guerre froide «en miniature» qui, de la mer de Chine à l'Amérique latine et à l'Afrique en passant par la Géorgie, la Syrie et l'Iran, mine les relations internationales.

En arrivant, en janvier 2009, à la Maison-Blanche, Barack Obama avait, pourtant, voulu clore l'ère de George Bush et des néoconservateurs. Le nouveau président avait même proposé à Moscou d'enclencher le «reset button» pour remettre à zéro le compteur de leurs relations. Une main tendue vers l'ennemi d'hier qui s'adressait aussi à la Chine. Car, comme le note Valérie Niquet, de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Barack Obama voulait aussi mettre l'accent sur l'interdépendance entre l'Amérique et la Chine, pays détenteur de 1.200 milliards de dollars de bons du Trésor américain et deuxième marché commercial.

Mais cette politique de réchauffement des relations a tourné court aussi bien avec la Russie qu'avec la Chine. L'approche de l'élection présidentielle de novembre oblige en outre Barack Obama à durcir le ton pour apparaître comme un président plus ferme en politique étrangère que son rival républicain, Mitt Romney. Finies «ces trois dernières années qui furent vraisemblablement les meilleures depuis longtemps» dans les relations avec l'Amérique, comme le soulignait récemment Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie. Aujourd'hui, la ligne de fracture est patente aux Nations unies, sur la Syrie d'abord, où la Russie est peu encline à lâcher son allié Bachar al-Assad, quelle que soit la violence sanguinaire du régime, et où la Chine, inquiète de voir une nouvelle fois des puissances occidentales se mêler de ce qu'elle considère comme une «affaire intérieure», comme au Tibet ou au Xinjiang, s'aligne sur Moscou. Sur l'Iran également, Russes et Chinois ont du mal à accepter la détermination des Etats-Unis et de leurs alliés européens à empêcher Téhéran de poursuivre l'enrichissement de l'uranium, quitte à voir s'installer une nouvelle puissance dotée de l'arme nucléaire.

De même, le projet de Washington de déployer un bouclier anti-missile en Europe est perçu à Moscou comme un acte typique de guerre froide, même s'il s'agit de protéger aussi les alliés de l'Otan d'une éventuelle attaque d'un «Etat voyou», comme l'Iran. «Le monde entier est une provocation pour la Russie», souligne d'ailleurs Thornike Gordadze, vice-ministre des Affaires étrangères de Géorgie. Un pays amputé de deux de ses provinces, Ossétie du Sud et Abkhazie, autoproclamées indépendantes mais sous le contrôle russe.
La relation russo-américaine n'est néanmoins pas aussi centrale que celle entre les Etats-Unis et la Chine. Depuis quelques années, les sujets de tensions entre les deux premières puissances ne cessent de se multiplier, notamment en mer de Chine. Comme au bon vieux temps de la guerre froide, les différends s'expriment par «procuration», grâce à des Etats alliés des Etats-Unis comme le Japon, la Corée du Sud ou Taiwan, qui bénéficient toujours du parapluie militaire américain. Car, comme le souligne encore Valérie Niquet, Pékin cherche à préserver ses voies de communication commerciales. La mer de Chine méridionale est en effet stratégique, aussi bien pour Pékin que pour Tokyo et Séoul, pour les échanges avec les pays du Golfe, d'Afrique et d'Europe.

Mais, côté américain, la tendance n'est pas plus non plus à la détente. Vu de Pékin, les Américains sont les responsables des nouvelles tensions, aux dépens de leurs intérêts et de ceux des pays riverains de la mer de Chine. De même, la rivalité entre Etats-Unis et Chine s'est accrue en Afrique pour les ressources naturelles.

Début juin, Leon Panetta, secrétaire américain à la Défense, a d'ailleurs confirmé la volonté de «rééquilibrer» les ressources militaires des Etats-Unis vers l'Asie-Pacifque avec le déploiement de 60 % des navires de guerre des Etats-Unis dans cette région. De quoi assurer les «besoins de sécurité» des Etats-Unis et d'irriter encore davantage Pékin.

Pourtant, s'il est vrai que la détente ne fonctionne pas totalement vingt ans après la fin de la guerre froide, les rivalités et les tensions ne sont pas de la même nature qu'après l'érection du mur de Berlin. Le monde n'est plus divisé en deux camps dirigés par deux puissances d'égale force. Le budget militaire américain - et l'avance technologique du Pentagone -permet toujours aux Etats-Unis d'être une puissance militaire inégalée.

De plus, la rivalité entre grandes puissances n'est pas d'ordre idéologique, mais commerciale et économique. Même si on retrouve de forts éléments de nationalisme d'une Chine qui retrouve une place perdue et d'une Russie qui s'est sentie humiliée par sa perte de puissance sous Boris Eltsine. Ce qui différencie fondamentalement les deux périodes, c'est cette interdépendance extrême des économies. Sans nier les tensions, un diplomate japonais rappelait que la limite était bien celle de l'importance des échanges et des investissements entre le Japon et la Chine. Un propos qui vaut aussi pour les Etats-Unis. C'est, d'ailleurs, cette interdépendance qui oblige les grandes puissances du XXI e siècle à améliorer l'état de leurs relations. Si, du côté chinois et russe, cela passe par la fin de la méfiance, du côté américain, cette amélioration passe par la remise en ordre économique du pays et par le retour de son endettement à un niveau supportable. C'est en tout cas ce que Pékin attend.

mardi 22 novembre 2011

L'artiste contestataire chinois, Ai Wei Wei pose nu avec quatre femmes



Sur cette photo non datée, l'artiste contestataire chinois, Ai Wei Wei pose nu avec quatre femmes. Le 21 novembre après-midi, soixante et onze personnes avaient posté des photos d’eux nus pour soutenir l'artiste qui fait l'objet d'une enquête pour pornographie.

lundi 14 novembre 2011

Chinafrique


A tous ceux qui continuent de mettre la Chine et l'Europe sur le même plan, je rappelle ceci : la vie des Nations s'articule autour de partenariats stratégiques. L'Afrique n'a jamais eu de partenaires stratégiques, mais des prédateurs, dominants. Je vous prie de lire mes précédents articles avant d'intervenir pour comprendre que le contrat que Biya a signé en Juillet dernier à Pekin pour l'exploitation des nouveaux gisements de pétrole au Nord du Cameroun est une première pour le continent et preuve que la Chine est un partenaire et non un prédateur. J'avais communiqué le chiffre de 50%-50% de profits partagés à égalité entre la Chine et le Cameroun alors que le contrat pour le pétrole Tchadien est de 8% pour le Tchad et 92% pour les Américains et Français qui exploitent ce pétrole. La nouveauté ici est qu'avant, si un pays Africain refusait ce que lui proposait la France, la successive entreprise allemande lui proposait la moitié, histoire de la pousser pour revenir à al première. C'est la Chine qui est en train de mettre fin à cette pratique. La question que nous devons nous poser c'est : ENCORE POUR COMBIEN DE TEMPS ? Lorsqu'on voit qu'après l’échec de l'UE de convaincre les Chinois de ne pas continuer sur cette voie, c'est Obama qui vient d'envoyer un pool d'expert à Pékin pour convaincre les Chinois. Et au lieu que les Africains réagissent pour faire comprendre aux Chinois que nous sommes des partenaires fiables et que nous leur sommes reconnaissants de la voie qu'ils ont choisie, nous en sommes à faire comme s'il y avait au monde un seul groupe de méchants et que l'Afrique devait faire le Rambo face à ces méchants. La réalité est que pour une fois dans notre histoire que nous avons la bonne fenêtre pour nous en sortir, il faut qu'on soit conscient et qu'on pousse au loin la collaboration avec la Chine, de telle manière que même s'ils doivent changer d'idée, au moins nous aurions profité pour nous solidifier. 

Jean-Paul Pougala