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lundi 21 janvier 2013

Maroc : Violée, une marocaine est emprisonnée pour outrage à magistrat



Au Maroc, vive polémique sur la toile après un verdict très contesté : vendredi 18 janvier, un parlementaire accusé de viol, condamné en première instance à un an de prison, s’est vu finalement acquitté en appel tandis que la victime a été emprisonnée pour outrage à magistrat. Depuis trois ans qu’il dure, ce procès était passé plutôt inaperçu jusqu’à ce qu’une blogueuse relaie l’info et s’insurge face à ce verdict.
Des dizaines d’articles outrés sur le web, une pétition en ligne et un groupe Facebook qui demandent la démission du député Hassan Arif, voilà quelques-unes des réactions produites par la toile marocaine après que l’accusé ait été acquitté.
Pourquoi une telle poussée de colère ? Sans doute parce que cette affaire, injustement ou non, rappelle toutes les autres plaintes pour viol qui sont classées sans suite par la justice marocaine, dans un pays où quand une femme accuse un homme de viol, on la soupçonne presque systématiquement d’avoir provoqué l’acte et de l’avoir bien cherché.
Ensuite, dans le cas de ce procès, des tests ADN prouvent qu’un enfant est né du rapport sexuel entre l’accusé et la plaignante. Un relevé d’opérateur téléphonique atteste également de l’existence de près de 300 coups de fil du député vers la jeune femme. Or malgré ses faits, pour le moins gênants, l’accusé nie tout : la paternité de l’enfant, les coups de fil, et même le fait de connaître la plaignante.
Enfin, si l’accusé a été reconnu innocent, faute de preuves, la plaignante a été placée en détention provisoire pour “outrage à magistrat”. Elle aurait manqué de respect au juge après avoir contesté bruyamment le verdict.
Autant d’éléments qui, cumulés, ont suscité une volée de bois vert, surtout de la part de femmes marocaines qui promettent de continuer à se mobiliser.(Rfi)

vendredi 24 juin 2011

Des témoins ont cherché à étayer les accusations de Luc Ferry


PARIS (Reuters) - Plusieurs personnes se sont présentées à la police judiciaire de Paris pour appuyer les accusations de pédophilie portées par Luc Ferry contre un ancien ministre, a-t-on appris vendredi de source policière.
Ces témoins ont fait état il y a une dizaine de jours d'enquêtes policières dans un ou plusieurs hôtels de Marrakech et fourni des "éléments concrets", précise le Parisien, qui a révélé l'information.
Interrogée par Reuters, la PJ parisienne n'a pas précisé si ces personnes avaient évoqué spécifiquement le cas d'un ancien ministre ou porté des accusations plus générales.
L'ancien ministre de l'Education avait déclenché un tollé le 30 mai dernier en rapportant, sans preuves, qu'un ancien ministre s'était fait surprendre avec de jeunes garçons dans un hôtel de Marrakech avant 2002.
Il avait dit tenir ces informations du sommet de l'Etat, notamment d'un ancien Premier ministre.
Depuis, un médecin et un disc jockey, notamment, se sont présentés spontanément à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris chargée d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris.
Certains témoins ont raconté avoir été bloqués dans leur hôtel de Marrakech par la police marocaine après la découverte de faits criminels commis dans l'établissement.
Ils ont situé les faits entre 2000 et 2003, ce qui correspond à la période sur laquelle travaillent les enquêteurs, dit-on de source policière.
Selon Le Parisien, les enquêteurs ont demandé à pouvoir entendre les diplomates français en poste au Maroc à l'époque des faits présumés.
Ils ont entendu le 10 juin l'ancien patron des Renseignements généraux Yves Bertrand, qui avait évoqué cette affaire dans ses carnets saisis dans le cadre de l'affaire Clearstream.
Devant les journalistes, Yves Bertrand a toutefois évoqué de "simples rumeurs", laissant entendre qu'il en avait parlé aux responsables socialistes de l'époque tout en affirmant ne pas avoir rédigé de rapport officiel.
"Ce n'est pas parce que je l'ai écrit dans mes carnets que c'est vrai", a dit l'ex-patron des RG au Point.fr, qui est accusé par des responsables de gauche de chercher à semer la confusion.

Yves Clarisse 

vendredi 10 juin 2011

Affaire Ferry : Yves Bertrand cite "Lang" (E1) Par Europe1.fr avec Pierre de Cossette



Interrogé vendredi dans l'enquête sur les accusations de pédophilie portées par Luc Ferry contre un ancien ministre, l'ex-patron des Renseignements Généraux, Yves Bertrand, a certifié qu'il ne donnerait aucun nom de suspect présumé aux policiers. Pourtant, avant son entrée dans les locaux de la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne vendredi, il a cité le nom de "Jack Lang" au micro d’Europe 1.
A la question de savoir s’il avait fait remonter cette rumeur citée par Luc Ferry aux autorités de l’Etat, Yves Bertrand a glissé que ses interlocuteurs étaient alors "Daniel Vaillant le ministre de l’Intérieur et Lionel Jospin le Premier ministre". Puis, il a tenu à préciser : "Si j’en ai rendu compte, ça a été à deux amis politiques de Jack Lang".
Europe1.fr avec Pierre de Cossette

mercredi 1 juin 2011

Rumeurs de pédophilie : Jack Lang prêt à contre-attaquer




Actuellement en déplacement à Venise, l’ancien ministre PS de l’Education nationale Jack Lang a réagi pour lefigaro.fr aux rumeurs de pédophilie qui circulent à son encontre, suite à des insinuations du philosophe Luc Ferry lundi soir sur Canal +.

«Je ne souhaite pas me mêler de ces histoires pour l’instant. Je m’exprimerai en temps et en heure. Cette affaire est tristement banale, a-t-il dit. La vulgarité est de notre monde. Seront poursuivis pénalement tous ceux - journaux et personnes - qui mettront mon honneur en cause».L'Express.fr souligne que les propos de Luc Ferry faisaient référence à "une vieille rumeur" mettant en cause Jack Lang, que "rien n''est jamais venu étayer". Luc Ferry n'avait toutefois cité aucun nom sur le plateau du Grand Journal.


Flore Galaud

mardi 31 mai 2011

Le nom de l'ancien ministre pédophile dénoncé par Luc Ferry


Au prix d'une rare contorsion journalistique, le site Arrêt sur Images livre un nom de ministre, qui pourrait être   celui non dit  par l'ancien ministre Luc Ferry dans cette vidéo.


Lire l'extrait de l'article d’Arrêt sur Images pour en savoir plus.

"Il y a quelques années, des policiers de Marrakech effectuent une descente nocturne dans une villa de palmeraie où une fête bien spéciale bat son plein. Les participants, des Français, sont surpris alors qu'ils s'amusent avec de jeunes garçons", rapportait le magazine. Un ancien ministre aurait fait partie des adultes. "Le consul de France local est aussitôt avisé, qui informe à son tour l'ambassade à Rabat. L'affaire est rapidement arrangée et "l'excellence" libérée sur le champ." Après ces affirmations, qui si elles sont vraies sont gravissimes, le magazine s'arrête là. Et indique ingénument : "Faute d'éléments de procédure ou de témoignage, la loi nous interdit légitimement de nommer le personnage."

De quoi, ou de qui, parle-t-on ? Jusqu'ici, ni Le Figaro Magazine ni Ferry n'ont cité de nom. Voici donc le troisième temps: comme le souligne sur Twitter Guy Birenbaum, ces rumeurs avaient été évoquées, et "évacuées", par L'Express en 2005, dans un article entièrement consacré aux rumeurs sur la vie privée de Lang. Il s'annonçait alors comme candidat potentiel à la présidentielle, et le magazine s'était employé à tester la solidité des rumeurs traînant sur son compte, en démontant la plupart et dénonçant les "calomnies". Lang lui-même y rapportait qu'en 1995, des jospinistes l'ont traité de "pédophile" : "C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus."


Au paragraphe suivant, L'Express citait la fameuse rumeur du Figaro et de Ferry. En la faisant démentir par un proche anonyme, de façon très générale : "A l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle."