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vendredi 24 juin 2011

Des témoins ont cherché à étayer les accusations de Luc Ferry


PARIS (Reuters) - Plusieurs personnes se sont présentées à la police judiciaire de Paris pour appuyer les accusations de pédophilie portées par Luc Ferry contre un ancien ministre, a-t-on appris vendredi de source policière.
Ces témoins ont fait état il y a une dizaine de jours d'enquêtes policières dans un ou plusieurs hôtels de Marrakech et fourni des "éléments concrets", précise le Parisien, qui a révélé l'information.
Interrogée par Reuters, la PJ parisienne n'a pas précisé si ces personnes avaient évoqué spécifiquement le cas d'un ancien ministre ou porté des accusations plus générales.
L'ancien ministre de l'Education avait déclenché un tollé le 30 mai dernier en rapportant, sans preuves, qu'un ancien ministre s'était fait surprendre avec de jeunes garçons dans un hôtel de Marrakech avant 2002.
Il avait dit tenir ces informations du sommet de l'Etat, notamment d'un ancien Premier ministre.
Depuis, un médecin et un disc jockey, notamment, se sont présentés spontanément à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris chargée d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris.
Certains témoins ont raconté avoir été bloqués dans leur hôtel de Marrakech par la police marocaine après la découverte de faits criminels commis dans l'établissement.
Ils ont situé les faits entre 2000 et 2003, ce qui correspond à la période sur laquelle travaillent les enquêteurs, dit-on de source policière.
Selon Le Parisien, les enquêteurs ont demandé à pouvoir entendre les diplomates français en poste au Maroc à l'époque des faits présumés.
Ils ont entendu le 10 juin l'ancien patron des Renseignements généraux Yves Bertrand, qui avait évoqué cette affaire dans ses carnets saisis dans le cadre de l'affaire Clearstream.
Devant les journalistes, Yves Bertrand a toutefois évoqué de "simples rumeurs", laissant entendre qu'il en avait parlé aux responsables socialistes de l'époque tout en affirmant ne pas avoir rédigé de rapport officiel.
"Ce n'est pas parce que je l'ai écrit dans mes carnets que c'est vrai", a dit l'ex-patron des RG au Point.fr, qui est accusé par des responsables de gauche de chercher à semer la confusion.

Yves Clarisse 

samedi 4 juin 2011

Tourisme sexuel : quand Frédéric Mitterrand évoquait la « solution Maghreb »



Mauvaise passe pour le ministre de la Culture. L’affaire Strauss-Kahn braque le projecteur sur les mœurs des dirigeants et l’omerta qui recouvre leurs éventuels délits sexuels. Depuis six ans, une confession méconnue de Frédéric Mitterrand à propos de ses relations tarifées en Tunisie est passée sous silence. Flashback.

« L’échange paraît facile... mais la transgression est absente. On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne ; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère... ce sont les familles qui mènent le jeu et gagnent à tous les coups... de vieilles folles compulsives y trouvent leur avantage... puis les garçons disparaissent d’un seul coup... la fatigue ne vous donne plus très envie de continuer »  : en ces termes, Frédéric Mitterrand dévoilait la face obscure de son amour pour la Tunisie. C’était en 2005, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé « La mauvaise vie ». Ce récit crû et mélancolique relatait alors les expériences transgressives et autres égarements d’un esthète voyageur en mal de sensations fortes. Ainsi, à défaut de pouvoir s’aventurer dans les bordels d’Asie du Sud-Est, le narrateur admettait recourir à une alternative plus commode : la « solution Maghreb ». Fin 2009, lors de la révélation médiatisée de passages faisant état de relations avec des « garçons » en Thaïlande, le journaliste de L’Express Jérôme Dupuis s’était livré à une analyse détaillée du récit. A propos du passage concernant la Tunisie, son commentaire fut explicite : « Ce qu’il appelle crûment la "solution Maghreb" (comprendre le tourisme sexuel en Afrique du Nord) serait une impasse, car les compagnons d’une nuit ne souhaitent pas le suivre en France. "Le minet n’immigre pas", conclut-il avec regret... ».
Plus loin, le critique littéraire renchérissait : « C’est pourtant un chapitre consacré à la Tunisie qui, peut-être, suscite chez le lecteur la plus grande gêne. Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée. Pour l’éducation de ce "fils adoptif", le ministre se démène sans compter et se prive de vie mondaine. L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, arrachant à Frédéric Mitterrand cette réflexion - où comme toujours la franchise ouvre directement sur l’inconscient : "Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu - quoique..." ».



Lors d’une interview spéciale avec Laurence Ferrari en octobre 2009, Frédéric Mitterrand –alors critiqué pour son soutien à la libération de Roman Polanski- avait précisé qu’il ne se livrait nullement, dans ce « récit pas totalement autobiographique », à « l’apologie du tourisme sexuel ». Une pratique qu’il « condamne » même s’il a reconnu avoir commis tout au plus « une faute contre l’idée de la dignité humaine » à propos de ses relations « tarifées ».Solennel, le ministre enfonçait le clou : « Il faut se refuser absolument à ce genre d’échange ».


La tempête est passée et Frédéric Mitterrand est resté à son poste. Curieuse faveur : alors que le secrétaire d’Etat Georges Tron, soupçonné d’agression sexuelle, a dû démissionner alors qu’il n’est pas encore mis en examen, le ministre de la Culture a continué d’exercer ses fonctions alors qu’il avait confessé, de manière à peine voilée, avoir commis des actes susceptibles d’être considérés comme délictueux au regard du droit international. A cette protection s’ajoute celle de l’ancien régime de Ben Ali : comme il l’a reconnu en février dernier, Frédéric Mitterrand dispose -grâce au despote déchu qui le lui a octroyé- de la nationalité tunisienne. Or, dans ce pays, la loi était particulièrement sévère à l’encontre du citoyen lambda ayant recours à la prostitution. Derrière la légende dorée d’une Tunisie progressiste et libérale sur les mœurs, une législation féroce, comme celle des autres pays arabes, était toujours en vigueur pour sanctionner les pratiques sexuelles hors-mariage ou l’affichage de l’homosexualité. Frédéric Mitterrand a visiblement bénéficié d’une impunité extraordinaire lors de ses fréquents séjours en Tunisie en comparaison du citoyen de base. Rien de surprenant, dès lors, à l’entendre défendre tacitement Ben Ali quelques jours avant son départ–alors que le sang des manifestants avait pourtant déjà coulé.

Quant au chef de l’Etat, la protection qu’il assure au neveu de l’ancien Président n’a pas été entamée par la lecture de l’ouvrage controversé, bien au contraire- comme l’a expliqué son auteur au Nouvel Observateur : « J’ai parlé avec Nicolas Sarkozy à trois reprises de « la Mauvaise Vie ». La première fois, c’était pendant la campagne présidentielle, lors d’une rencontre informelle, hors de tout enjeu politique direct. Nicolas Sarkozy venait de lire mon livre. Sans céder au narcissisme, je crois pouvoir dire qu’il l’avait beaucoup aimé. J’ai surtout eu le sentiment qu’il l’avait compris. Nous en sommes restés là ». Gratitude en retour : lors du dernier festival de Cannes, le ministre a affirmé qu’il ferait « ce qu’on lui demandera de faire » pour appuyer la candidature et la réélection de Nicolas Sarkozy. Six ans auparavant, Frédéric Mitterrand admettait pourtant n’avoir « aucune sympathie » pour celui qui était alors le dirigeant de l’UMP. La convoitise d’un maroquin rend probablement les êtres aimables.

Les yeux fermés de Ben Ali

Depuis la parution de son ouvrage en 2005, et notamment depuis sa nomination à la Culture quatre ans plus tard, Frédéric Mitterrand n’a jamais eu à s’expliquer sur les passages consacrés à la Tunisie et sur ce qu’il nomme lui-même la « solution Maghreb », à savoir l’exploitation sexuelle de la misère locale. Alors qu’une nouvelle affaire de mœurs - à propos d’un ancien ministre s’adonnant à la pédophilie au Maroc- provoque actuellement un vif débat au sein de la classe politique, une autre révélation est passée totalement sous silence. C’était le 17 janvier sur l’antenne d’Europe 1  : interrogé sur les conséquences de la révolution tunisienne, l’ex-journaliste Jean-François Kahn a lâché brutalement un propos détonnant qui n’a pas été relevé par la presse écrite et audiovisuelle : « Il y a encore six jours, monsieur Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture -la Culture !- disait « Ce n’est pas une dictature » ! Et quand on sait quelles sont les activités auxquelles se livrait monsieur Mitterrand en Tunisie, il aurait dû se taire ! C’est ignoble, c’est une abjection, l’attitude de monsieur Mitterrand ».


Quelles sont précisément ces « activités » innommables auxquelles fait référence Jean-François Kahn ? Mystère. Dira-t-on par la suite, comme pour l’affaire Strauss-Kahn, que beaucoup, dans le microcosme parisien, ont « su »mais ont préféré se taire ? Probablement. Contrairement à la confidence déguisée de Luc Ferry au sujet d’une personnalité politique ayant commis des actes délictueux au Maroc, l’allusion quasi-diffamatoire d’un initié comme Jean-François Kahn n’a pas fait de bruit depuis trois mois. Une omerta tranquille, en quelque sorte.

Frédéric Mitterrand est décidément né sous une bonne étoile : couvert par Ben Ali, soutenu par Sarkozy et épargné par un corporation médiatique qu’il finance en partie par les aides à la presse, cet homme de réseaux peut s’enorgueillir d’avoir réussi à conquérir la place d’un notable influent tout en ayant confessé la vie d’un crypto-touriste sexuel qui a fait fi des conventions. Dans n’importe quelle démocratie scandinave ou anglo-saxonne, un tel grand écart aurait été inimaginable. En France –nation qui se flatte d’avoir « aboli les privilèges » en 1789, ce traitement de faveur est possible. Cherchez l’erreur.

vendredi 3 juin 2011

Dominique Baudis défenseur des droits, une nomination mal comprise


Jack Lang ne sera pas le Défenseur des droits, c’est plutôt une bonne chose, comment un homme « moralement corrompu » aurait pu donner un relief à cette fonction, il faut se souvenir que Jack Lang a été l’un des ardents  défenseurs du pédophile Roman Polanski, ce réalisateur ayant drogué et sodomisé une fillette de 13 ans, mais Jack Lang est  coutumier de leur défense. Comme l’a fait remarquer la présidente de l’ AIVI, ce prosélyte de la  sexualité orthodoxe n’était pas la bonne personne pour assumer le rôle de défenseur des droits

Le président Nicolas Sarkozy a décidé de nommer Dominique Baudis, ancien journaliste, ancien président du CSA, connu pour avoir été impliqué par deux prostituées dans des affaires  de proxénétisme, de meurtres, de viol, d’actes de barbarie, des accusations réitérées par le tueur en série Patrice Allègre.

Dominique Baudis a été blanchi par la justice, les accusatrices condamnées pour diffamation, mais le malaise est resté, la suspicion  demeurée.

Toutefois, il ne manque pas de personnalités de droite ou de gauche,  de parcours équivalent, de grande probité et à la réputation inentachée, ne prêtant pas flanc  à la rumeur  ou à la malveillance,  à qui cette fonction aurait pu être confiée, d’autant qu’avec la dénonciation de Luc Ferry à propos d’un ministre pédophile s’étant fait « poisser » à Marrakech en compagnie de jeunes garçons, le nom de  son successeur à la mairie de Toulouse est souvent cité sur la plupart de forums d'actualités, toutes ces affaires risquent de ressortir et nuire à l'image du défenseur.

Non et non, un autre poste eut mieux convenu à Dominique Baudis, que celui de défenseur des droits, cette nomination est mal comprise, les premiers posts sur les sites comme France Soir, le JDD, La Croix sur l'ensemble des sites de même acabit, la nouvelle de la nomination de Baudis comme défenseur des droits atterrent.


Evariste Zephyrin

ps Je m'aperçois que les sites modèrent,  effacent et ferment les commentaires.

jeudi 2 juin 2011

Jack Lang accusé de Pédocriminalité par Roger Holeindre


Beaucoup incriminent certaines personnalités politiques  tant de gauche que de droite, les forums pullulent de noms, d'anecdotes, mais   Roger Holeindre est le seul, publiquement à citer Jack Lang et être prêt à aller  devant les juges.

Même si, je ne partage pas les vues de ces gens, la découverte de ces crimes de pédophilies est quelque chose d'épouvantable, après avoir écouté certains enfants témoigner de la violence qu'ils ont subi à travers cette vidéo et d’autres, j'ai chialé !





Jack Lang accusé de Pédocriminalité par Roger... par cocobrownlasectedupal

Mise à jour / à 21h33

Le cofondateur du FN incrimine Jack Lang  (en 1998) dans l'affaire Coral, tout ce ceci n'est pas très récent, mais cela ne rend pas cette affaire moins odieuse, pour autant.

Je rappelle, il y a quelques mois L’association internationale des victimes de l’inceste (AIVI) s'est opposée la nomination de Jack Lang comme défenseur des droits, elle motive sa décision sur les mêmes motifs.

« Le capitaine Paul Barril, subordonné du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée, déclare en audience publique le 29 avril 1997 : « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause. » Parmi ces personnalités présumées : Jack Lang, le ministre de la culture, mais aussi le neveu du président Mitterrand. Ce réseau Coral impliquait plus de 340 personnalités dans le monde politique, artistique, judiciaire et journalistique qui auraient abusé d’enfants handicapés et autistes. Coïncidence, le comité de soutien de Roman Polanski comprend plusieurs personnalités mises en cause dans le réseau Coral. »

Cette pétition en date du 21 avril est publiée un peu partout : Google

Quant à l'affaire pour laquelle Luc Ferry a rompu l'Omerta, il ne s’agirait pas de Jack Lang, d’après Jean François Khan, mais d’un autre ministre que tout le monde connaît.

Peut-être, qu’ils finiront par le dire, allez savoir tout est possible.

Autrement, fallait-il montrer cette vidéo, vu qu’elle est partout, sous Youtube, Daillymotion, sur toutes sortes de sites.

Puis pour l’affaire Coral, la prescription trentenaire n’est pas encore tombée, maintenant si l’une des 340 personnes incriminées par le Capitaine Barril lors de son audience publique veut porter plainte, grand bien lui fasse ! Cela permettrait certainement de relancer cette affaire et rendre justice.

Pour faire bonne mesure, après celui qui incrimine, je vous propose une vidéo d’un qui défend la sexualité orthodoxe, j’euphémisme !

Accusations de Luc Ferry : le garde des Sceaux n'a pas ordonné l'enquête



La justice réagit. Une enquête préliminaire a été ouverte hier mercredi par le parquet de Paris, après les accusations de pédophilie lancées par Luc Ferry contre un ancien ministre non identifié, afin que le philosophe précise ses déclarations, a annoncé le parquet. Ce jeudi matin en marge d'un déplacement à Strasbourg, le garde des Sceaux s'est défendu d'être à l'initiative de cette procédure. «Je ne suis pas du tout à l'origine de cette enquête préliminaire, a affirmé Michel Mercier. Le procureur de Paris a décidé d'ouvrir une enquête après les déclarations qui ont été faites. Il applique le droit, il est libre dans son action je n'ai pas d'autres commentaires à faire. Une enquête est ouverte par le procureur, le ministre de la Justice se tait», a-t-il ajouté. 


L'enquête a été confiée à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne, qui devra procéder à l'audition de l'ancien ministre de l'Education nationale. Aucune indication n'a été donnée sur la date d'une telle audition. «Il était temps qu'une enquête soit ouverte» a commenté  sur BFM TV.

, le conseiller spécial du chef de l'Etat, a dénoncé un climat «détestable», redoutant «un grand déballage» qui finisse «par sombrer dans l'ordre moral». «Il y a un vraie demande de morale et elle sera au coeur de tous les débats politiques, c'est absolument normal, c'est même très sain. (...) Mais s'il n'y a plus d'intimité, plus de vie privée, plus rien, et que tout le monde est à la merci de dénonciation, de calomnies, de racontars, le remède va devenir pire que le mal», a-t-il précisé Henri Guaino, ajoutant que Luc Ferry n'avait pas voulu, à son avis, dénoncer quiconque.


Luc Ferry dénonce «le bal des faux-culs»

Luc Ferry s'est, lui, enfin expliqué sur ses propos qui agitent le monde politique depuis lundi. Lors de l'émission «Ferry-Julliard» sur LCI, mercredi, l'ancien ministre de l'Education a réglé ses comptes, alors que la droite, depuis le début de l'affaire, le presse de préciser ses accusations. «Là où c'est scandaleux, où c'est le bal des faux-culs, c'est quand j'entends des collègues ministres, à commencer par Alain Juppé, qui disent Luc Ferry, s'il sait des choses, doit saisir la justice au lieu de bavasser dans la presse. (...) J'aurais attendu de sa part un peu plus d'élégance et plus d'intelligence. Car ce que je disais justement, c'est qu'un certain nombre de choses nous sont racontées mais qu'on ne peut pas dire parce qu'on n'a pas de preuves. J'en ai parlé parce qu'un journal (le Figaro Magazine, ndlr) en avait parlé avant moi.»


Interrogé sur les propos de Rachida Dati, qui évoquait la possibilité d'une non-dénonciation de crime, le philosophe a été encore plus cinglant. «Elle ne connaît pas le droit. On ne peut être accusé de non dénonciation de crime que lorsque l'on a été témoin. Je n'ai aucune preuve. Sinon, j'aurais saisi la justice.» 


VIDEO. Luc Ferry se défend et dénonce «le bal des faux-culs»



Une histoire antérieure aux années 2000


Refusant de confirmer les éventuelles confidences d'un ancien premier ministre, Luc Ferry a assuré que cette histoire concernait de toute façon une époque bien antérieure aux années 2000, que jamais il ne «lâcherait» un nom et qu'il ne sait pas ce que «les plus hautes autorités de l'Etat » savaient précisément. «Nous naviguons sans cesse entre deux reproches : d'un côté l'omerta, la loi du silence, parce qu'on n'a pas de preuve, et de l'autre côté, la délation et la diffamation.»

Luc Ferry se dit, tout cas, «ravi d'avoir lancé un pavé dans la mare. Ces ministres se prétendent choqués alors que des centaines de personnes connaissent la même chose que les journalistes du Figaro.» Une association marocaine «Touche pas à mon enfant» a annoncé avoir dénoncé une plainte contre X à Paris et Marrakech «pour savoir qui est ce ministre, et qu'une enquête soit ouverte afin de savoir les circonstances de cette soirée où des enfants ont été victimes». Une autre association «Touche pas à mes enfants» a fait de même un peu plus tard ce mercredi. 


Visé par la rumeur, Jack Lang évoque une plainte en diffamation


Contacté par Lexpress.fr à propos des rumeurs le visant, Jack Lang, actuellement en déplacement à l'étranger, a précisé qu'il «allait étudier avec son avocat la possibilité de porter plainte en cas de diffamation» et assure : «J'en ai souffert par le passé mais aujourd'hui je suis totalement serein.» 

De son côté, Dominique Cantien, productrice de télévision et ancienne compagne de Philippe Douste-Blazy, a pris la parole sur sa page Facebook. «A la suite des déclarations de Luc Ferry, j'ai vu que certains d'entre vous, journalistes ou pas, faisaient un amalgame avec ce qui fut uniquement une dispute de couple à la Mamounia avec mon ancien compagnon, Philippe Douste-Blazy. Ceci est d'autant plus ridicule que cet épisode s'est déroulé dans la soirée du 31 décembre 2005 et le 1er janvier 2006... Luc Ferry soulignant qu'il était au courant de cette affaire pendant qu'il était ministre, c'est-à-dire entre 2002 et 2004 ! Je tenais à écrire et préciser ceci afin de faire cesser cet amalgame purement odieux.» 
LeParisien.fr 

mercredi 1 juin 2011

Ouverture d'une enquête préliminaire après les propos de Luc Ferry


Le parquet de Paris a annoncé ce mercredi l'ouverture d'une enquête préliminaire après les accusations de pédophilie portées par l'ancien ministre de l'Education nationale.


Dernière minute : Deux ONG marocaines ont décidé de porter plainte contre X après les déclarations de Luc Ferry.
Les propos tenus lundi par Luc Ferry n'en finissent plus de rebondir. Mais cette fois, l'affaire prend une tournure judiciaire. Une enquête préliminaire a été ouverte mercredi par le parquet de Paris après que Luc Ferry a affirmé lundi "sans le nommer" qu'un "ancien ministre" s'était "fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons".
L'ancien ministre de l'Education nationale devra donc préciserses déclarations devant la justice lors d'une audition, a indiqué le parquet qui n'a pas précisé la date. L'enquête est confiée à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne.
L'affaire débute lundi soir, Luc Ferry indique alors sur Canal +que les faits lui ont "été racontés par les plus hautes autorités de l'Etat, en particulier par le Premier ministre", sans citer le nom du chef de gouvernement concerné. Il dit alors ne pas pouvoir donner le nom de l'ancien ministre en question car "si je sors le nom maintenant, c'est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l'histoire est vraie".
Ses déclarations ont provoqué une véritable levée de boucliersau sein de la classe politique. Devant le tollé politico-médiatique, l'ancien ministre est légèrement revenu sur ses propos ce mercredi : "On me dit que j'accuse un ministre, mais c'est une honte. J'ai dit exactement le contraire, s'est-il d'abord défendu. Quand on n'a pas de preuve, on ferme sa gueule. Je n'ai jamais été témoin. Si j'avais des preuves, j'aurais saisi la justice". A défaut, c'est la justice qui vient à lui.

Rumeurs de pédophilie : Jack Lang prêt à contre-attaquer




Actuellement en déplacement à Venise, l’ancien ministre PS de l’Education nationale Jack Lang a réagi pour lefigaro.fr aux rumeurs de pédophilie qui circulent à son encontre, suite à des insinuations du philosophe Luc Ferry lundi soir sur Canal +.

«Je ne souhaite pas me mêler de ces histoires pour l’instant. Je m’exprimerai en temps et en heure. Cette affaire est tristement banale, a-t-il dit. La vulgarité est de notre monde. Seront poursuivis pénalement tous ceux - journaux et personnes - qui mettront mon honneur en cause».L'Express.fr souligne que les propos de Luc Ferry faisaient référence à "une vieille rumeur" mettant en cause Jack Lang, que "rien n''est jamais venu étayer". Luc Ferry n'avait toutefois cité aucun nom sur le plateau du Grand Journal.


Flore Galaud

mardi 31 mai 2011

Le nom de l'ancien ministre pédophile dénoncé par Luc Ferry


Au prix d'une rare contorsion journalistique, le site Arrêt sur Images livre un nom de ministre, qui pourrait être   celui non dit  par l'ancien ministre Luc Ferry dans cette vidéo.


Lire l'extrait de l'article d’Arrêt sur Images pour en savoir plus.

"Il y a quelques années, des policiers de Marrakech effectuent une descente nocturne dans une villa de palmeraie où une fête bien spéciale bat son plein. Les participants, des Français, sont surpris alors qu'ils s'amusent avec de jeunes garçons", rapportait le magazine. Un ancien ministre aurait fait partie des adultes. "Le consul de France local est aussitôt avisé, qui informe à son tour l'ambassade à Rabat. L'affaire est rapidement arrangée et "l'excellence" libérée sur le champ." Après ces affirmations, qui si elles sont vraies sont gravissimes, le magazine s'arrête là. Et indique ingénument : "Faute d'éléments de procédure ou de témoignage, la loi nous interdit légitimement de nommer le personnage."

De quoi, ou de qui, parle-t-on ? Jusqu'ici, ni Le Figaro Magazine ni Ferry n'ont cité de nom. Voici donc le troisième temps: comme le souligne sur Twitter Guy Birenbaum, ces rumeurs avaient été évoquées, et "évacuées", par L'Express en 2005, dans un article entièrement consacré aux rumeurs sur la vie privée de Lang. Il s'annonçait alors comme candidat potentiel à la présidentielle, et le magazine s'était employé à tester la solidité des rumeurs traînant sur son compte, en démontant la plupart et dénonçant les "calomnies". Lang lui-même y rapportait qu'en 1995, des jospinistes l'ont traité de "pédophile" : "C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus."


Au paragraphe suivant, L'Express citait la fameuse rumeur du Figaro et de Ferry. En la faisant démentir par un proche anonyme, de façon très générale : "A l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle."


Luc Ferry : « Un ancien ministre qui s'est fait poisser à Marrakech avec des petits garçons »



"Luc Ferry fait allusion à un épisode rapporté par le Figaro Magazine, et qui aurait eu lieu il y a quelques années. Un ancien ministre français aurait été arrêté, avec d'autres personnes, lors d'une descente de police dans une villa de la Palmeraie de Marrakech, en compagnie de « jeunes garçons ». L'affaire aurait été étouffée." Source


Mais qui est donc cet ancien ministre surpris en train de partouzer  avec de jeunes garçons ?


Si les faits sont avérés,  il n'y a pas de raison que cet homme ne soit poursuivi comme l'eut été tout justiciable, tout citoyen, cette inégalité des citoyens  devant la loi devient insupportable, elle devient réellement intolérable. .