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vendredi 24 juin 2011

Des témoins ont cherché à étayer les accusations de Luc Ferry


PARIS (Reuters) - Plusieurs personnes se sont présentées à la police judiciaire de Paris pour appuyer les accusations de pédophilie portées par Luc Ferry contre un ancien ministre, a-t-on appris vendredi de source policière.
Ces témoins ont fait état il y a une dizaine de jours d'enquêtes policières dans un ou plusieurs hôtels de Marrakech et fourni des "éléments concrets", précise le Parisien, qui a révélé l'information.
Interrogée par Reuters, la PJ parisienne n'a pas précisé si ces personnes avaient évoqué spécifiquement le cas d'un ancien ministre ou porté des accusations plus générales.
L'ancien ministre de l'Education avait déclenché un tollé le 30 mai dernier en rapportant, sans preuves, qu'un ancien ministre s'était fait surprendre avec de jeunes garçons dans un hôtel de Marrakech avant 2002.
Il avait dit tenir ces informations du sommet de l'Etat, notamment d'un ancien Premier ministre.
Depuis, un médecin et un disc jockey, notamment, se sont présentés spontanément à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris chargée d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris.
Certains témoins ont raconté avoir été bloqués dans leur hôtel de Marrakech par la police marocaine après la découverte de faits criminels commis dans l'établissement.
Ils ont situé les faits entre 2000 et 2003, ce qui correspond à la période sur laquelle travaillent les enquêteurs, dit-on de source policière.
Selon Le Parisien, les enquêteurs ont demandé à pouvoir entendre les diplomates français en poste au Maroc à l'époque des faits présumés.
Ils ont entendu le 10 juin l'ancien patron des Renseignements généraux Yves Bertrand, qui avait évoqué cette affaire dans ses carnets saisis dans le cadre de l'affaire Clearstream.
Devant les journalistes, Yves Bertrand a toutefois évoqué de "simples rumeurs", laissant entendre qu'il en avait parlé aux responsables socialistes de l'époque tout en affirmant ne pas avoir rédigé de rapport officiel.
"Ce n'est pas parce que je l'ai écrit dans mes carnets que c'est vrai", a dit l'ex-patron des RG au Point.fr, qui est accusé par des responsables de gauche de chercher à semer la confusion.

Yves Clarisse 

vendredi 10 juin 2011

Affaire Ferry : Yves Bertrand cite "Lang" (E1) Par Europe1.fr avec Pierre de Cossette



Interrogé vendredi dans l'enquête sur les accusations de pédophilie portées par Luc Ferry contre un ancien ministre, l'ex-patron des Renseignements Généraux, Yves Bertrand, a certifié qu'il ne donnerait aucun nom de suspect présumé aux policiers. Pourtant, avant son entrée dans les locaux de la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne vendredi, il a cité le nom de "Jack Lang" au micro d’Europe 1.
A la question de savoir s’il avait fait remonter cette rumeur citée par Luc Ferry aux autorités de l’Etat, Yves Bertrand a glissé que ses interlocuteurs étaient alors "Daniel Vaillant le ministre de l’Intérieur et Lionel Jospin le Premier ministre". Puis, il a tenu à préciser : "Si j’en ai rendu compte, ça a été à deux amis politiques de Jack Lang".
Europe1.fr avec Pierre de Cossette

samedi 4 juin 2011

Tourisme sexuel : quand Frédéric Mitterrand évoquait la « solution Maghreb »



Mauvaise passe pour le ministre de la Culture. L’affaire Strauss-Kahn braque le projecteur sur les mœurs des dirigeants et l’omerta qui recouvre leurs éventuels délits sexuels. Depuis six ans, une confession méconnue de Frédéric Mitterrand à propos de ses relations tarifées en Tunisie est passée sous silence. Flashback.

« L’échange paraît facile... mais la transgression est absente. On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne ; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère... ce sont les familles qui mènent le jeu et gagnent à tous les coups... de vieilles folles compulsives y trouvent leur avantage... puis les garçons disparaissent d’un seul coup... la fatigue ne vous donne plus très envie de continuer »  : en ces termes, Frédéric Mitterrand dévoilait la face obscure de son amour pour la Tunisie. C’était en 2005, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé « La mauvaise vie ». Ce récit crû et mélancolique relatait alors les expériences transgressives et autres égarements d’un esthète voyageur en mal de sensations fortes. Ainsi, à défaut de pouvoir s’aventurer dans les bordels d’Asie du Sud-Est, le narrateur admettait recourir à une alternative plus commode : la « solution Maghreb ». Fin 2009, lors de la révélation médiatisée de passages faisant état de relations avec des « garçons » en Thaïlande, le journaliste de L’Express Jérôme Dupuis s’était livré à une analyse détaillée du récit. A propos du passage concernant la Tunisie, son commentaire fut explicite : « Ce qu’il appelle crûment la "solution Maghreb" (comprendre le tourisme sexuel en Afrique du Nord) serait une impasse, car les compagnons d’une nuit ne souhaitent pas le suivre en France. "Le minet n’immigre pas", conclut-il avec regret... ».
Plus loin, le critique littéraire renchérissait : « C’est pourtant un chapitre consacré à la Tunisie qui, peut-être, suscite chez le lecteur la plus grande gêne. Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée. Pour l’éducation de ce "fils adoptif", le ministre se démène sans compter et se prive de vie mondaine. L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, arrachant à Frédéric Mitterrand cette réflexion - où comme toujours la franchise ouvre directement sur l’inconscient : "Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu - quoique..." ».



Lors d’une interview spéciale avec Laurence Ferrari en octobre 2009, Frédéric Mitterrand –alors critiqué pour son soutien à la libération de Roman Polanski- avait précisé qu’il ne se livrait nullement, dans ce « récit pas totalement autobiographique », à « l’apologie du tourisme sexuel ». Une pratique qu’il « condamne » même s’il a reconnu avoir commis tout au plus « une faute contre l’idée de la dignité humaine » à propos de ses relations « tarifées ».Solennel, le ministre enfonçait le clou : « Il faut se refuser absolument à ce genre d’échange ».


La tempête est passée et Frédéric Mitterrand est resté à son poste. Curieuse faveur : alors que le secrétaire d’Etat Georges Tron, soupçonné d’agression sexuelle, a dû démissionner alors qu’il n’est pas encore mis en examen, le ministre de la Culture a continué d’exercer ses fonctions alors qu’il avait confessé, de manière à peine voilée, avoir commis des actes susceptibles d’être considérés comme délictueux au regard du droit international. A cette protection s’ajoute celle de l’ancien régime de Ben Ali : comme il l’a reconnu en février dernier, Frédéric Mitterrand dispose -grâce au despote déchu qui le lui a octroyé- de la nationalité tunisienne. Or, dans ce pays, la loi était particulièrement sévère à l’encontre du citoyen lambda ayant recours à la prostitution. Derrière la légende dorée d’une Tunisie progressiste et libérale sur les mœurs, une législation féroce, comme celle des autres pays arabes, était toujours en vigueur pour sanctionner les pratiques sexuelles hors-mariage ou l’affichage de l’homosexualité. Frédéric Mitterrand a visiblement bénéficié d’une impunité extraordinaire lors de ses fréquents séjours en Tunisie en comparaison du citoyen de base. Rien de surprenant, dès lors, à l’entendre défendre tacitement Ben Ali quelques jours avant son départ–alors que le sang des manifestants avait pourtant déjà coulé.

Quant au chef de l’Etat, la protection qu’il assure au neveu de l’ancien Président n’a pas été entamée par la lecture de l’ouvrage controversé, bien au contraire- comme l’a expliqué son auteur au Nouvel Observateur : « J’ai parlé avec Nicolas Sarkozy à trois reprises de « la Mauvaise Vie ». La première fois, c’était pendant la campagne présidentielle, lors d’une rencontre informelle, hors de tout enjeu politique direct. Nicolas Sarkozy venait de lire mon livre. Sans céder au narcissisme, je crois pouvoir dire qu’il l’avait beaucoup aimé. J’ai surtout eu le sentiment qu’il l’avait compris. Nous en sommes restés là ». Gratitude en retour : lors du dernier festival de Cannes, le ministre a affirmé qu’il ferait « ce qu’on lui demandera de faire » pour appuyer la candidature et la réélection de Nicolas Sarkozy. Six ans auparavant, Frédéric Mitterrand admettait pourtant n’avoir « aucune sympathie » pour celui qui était alors le dirigeant de l’UMP. La convoitise d’un maroquin rend probablement les êtres aimables.

Les yeux fermés de Ben Ali

Depuis la parution de son ouvrage en 2005, et notamment depuis sa nomination à la Culture quatre ans plus tard, Frédéric Mitterrand n’a jamais eu à s’expliquer sur les passages consacrés à la Tunisie et sur ce qu’il nomme lui-même la « solution Maghreb », à savoir l’exploitation sexuelle de la misère locale. Alors qu’une nouvelle affaire de mœurs - à propos d’un ancien ministre s’adonnant à la pédophilie au Maroc- provoque actuellement un vif débat au sein de la classe politique, une autre révélation est passée totalement sous silence. C’était le 17 janvier sur l’antenne d’Europe 1  : interrogé sur les conséquences de la révolution tunisienne, l’ex-journaliste Jean-François Kahn a lâché brutalement un propos détonnant qui n’a pas été relevé par la presse écrite et audiovisuelle : « Il y a encore six jours, monsieur Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture -la Culture !- disait « Ce n’est pas une dictature » ! Et quand on sait quelles sont les activités auxquelles se livrait monsieur Mitterrand en Tunisie, il aurait dû se taire ! C’est ignoble, c’est une abjection, l’attitude de monsieur Mitterrand ».


Quelles sont précisément ces « activités » innommables auxquelles fait référence Jean-François Kahn ? Mystère. Dira-t-on par la suite, comme pour l’affaire Strauss-Kahn, que beaucoup, dans le microcosme parisien, ont « su »mais ont préféré se taire ? Probablement. Contrairement à la confidence déguisée de Luc Ferry au sujet d’une personnalité politique ayant commis des actes délictueux au Maroc, l’allusion quasi-diffamatoire d’un initié comme Jean-François Kahn n’a pas fait de bruit depuis trois mois. Une omerta tranquille, en quelque sorte.

Frédéric Mitterrand est décidément né sous une bonne étoile : couvert par Ben Ali, soutenu par Sarkozy et épargné par un corporation médiatique qu’il finance en partie par les aides à la presse, cet homme de réseaux peut s’enorgueillir d’avoir réussi à conquérir la place d’un notable influent tout en ayant confessé la vie d’un crypto-touriste sexuel qui a fait fi des conventions. Dans n’importe quelle démocratie scandinave ou anglo-saxonne, un tel grand écart aurait été inimaginable. En France –nation qui se flatte d’avoir « aboli les privilèges » en 1789, ce traitement de faveur est possible. Cherchez l’erreur.

vendredi 3 juin 2011

Dominique Baudis défenseur des droits, une nomination mal comprise


Jack Lang ne sera pas le Défenseur des droits, c’est plutôt une bonne chose, comment un homme « moralement corrompu » aurait pu donner un relief à cette fonction, il faut se souvenir que Jack Lang a été l’un des ardents  défenseurs du pédophile Roman Polanski, ce réalisateur ayant drogué et sodomisé une fillette de 13 ans, mais Jack Lang est  coutumier de leur défense. Comme l’a fait remarquer la présidente de l’ AIVI, ce prosélyte de la  sexualité orthodoxe n’était pas la bonne personne pour assumer le rôle de défenseur des droits

Le président Nicolas Sarkozy a décidé de nommer Dominique Baudis, ancien journaliste, ancien président du CSA, connu pour avoir été impliqué par deux prostituées dans des affaires  de proxénétisme, de meurtres, de viol, d’actes de barbarie, des accusations réitérées par le tueur en série Patrice Allègre.

Dominique Baudis a été blanchi par la justice, les accusatrices condamnées pour diffamation, mais le malaise est resté, la suspicion  demeurée.

Toutefois, il ne manque pas de personnalités de droite ou de gauche,  de parcours équivalent, de grande probité et à la réputation inentachée, ne prêtant pas flanc  à la rumeur  ou à la malveillance,  à qui cette fonction aurait pu être confiée, d’autant qu’avec la dénonciation de Luc Ferry à propos d’un ministre pédophile s’étant fait « poisser » à Marrakech en compagnie de jeunes garçons, le nom de  son successeur à la mairie de Toulouse est souvent cité sur la plupart de forums d'actualités, toutes ces affaires risquent de ressortir et nuire à l'image du défenseur.

Non et non, un autre poste eut mieux convenu à Dominique Baudis, que celui de défenseur des droits, cette nomination est mal comprise, les premiers posts sur les sites comme France Soir, le JDD, La Croix sur l'ensemble des sites de même acabit, la nouvelle de la nomination de Baudis comme défenseur des droits atterrent.


Evariste Zephyrin

ps Je m'aperçois que les sites modèrent,  effacent et ferment les commentaires.

mercredi 1 juin 2011

Rumeurs de pédophilie : Jack Lang prêt à contre-attaquer




Actuellement en déplacement à Venise, l’ancien ministre PS de l’Education nationale Jack Lang a réagi pour lefigaro.fr aux rumeurs de pédophilie qui circulent à son encontre, suite à des insinuations du philosophe Luc Ferry lundi soir sur Canal +.

«Je ne souhaite pas me mêler de ces histoires pour l’instant. Je m’exprimerai en temps et en heure. Cette affaire est tristement banale, a-t-il dit. La vulgarité est de notre monde. Seront poursuivis pénalement tous ceux - journaux et personnes - qui mettront mon honneur en cause».L'Express.fr souligne que les propos de Luc Ferry faisaient référence à "une vieille rumeur" mettant en cause Jack Lang, que "rien n''est jamais venu étayer". Luc Ferry n'avait toutefois cité aucun nom sur le plateau du Grand Journal.


Flore Galaud

mardi 31 mai 2011

Le nom de l'ancien ministre pédophile dénoncé par Luc Ferry


Au prix d'une rare contorsion journalistique, le site Arrêt sur Images livre un nom de ministre, qui pourrait être   celui non dit  par l'ancien ministre Luc Ferry dans cette vidéo.


Lire l'extrait de l'article d’Arrêt sur Images pour en savoir plus.

"Il y a quelques années, des policiers de Marrakech effectuent une descente nocturne dans une villa de palmeraie où une fête bien spéciale bat son plein. Les participants, des Français, sont surpris alors qu'ils s'amusent avec de jeunes garçons", rapportait le magazine. Un ancien ministre aurait fait partie des adultes. "Le consul de France local est aussitôt avisé, qui informe à son tour l'ambassade à Rabat. L'affaire est rapidement arrangée et "l'excellence" libérée sur le champ." Après ces affirmations, qui si elles sont vraies sont gravissimes, le magazine s'arrête là. Et indique ingénument : "Faute d'éléments de procédure ou de témoignage, la loi nous interdit légitimement de nommer le personnage."

De quoi, ou de qui, parle-t-on ? Jusqu'ici, ni Le Figaro Magazine ni Ferry n'ont cité de nom. Voici donc le troisième temps: comme le souligne sur Twitter Guy Birenbaum, ces rumeurs avaient été évoquées, et "évacuées", par L'Express en 2005, dans un article entièrement consacré aux rumeurs sur la vie privée de Lang. Il s'annonçait alors comme candidat potentiel à la présidentielle, et le magazine s'était employé à tester la solidité des rumeurs traînant sur son compte, en démontant la plupart et dénonçant les "calomnies". Lang lui-même y rapportait qu'en 1995, des jospinistes l'ont traité de "pédophile" : "C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus."


Au paragraphe suivant, L'Express citait la fameuse rumeur du Figaro et de Ferry. En la faisant démentir par un proche anonyme, de façon très générale : "A l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle."