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vendredi 23 septembre 2016

" dans le Coran, à aucun moment on appel au meurtre de qui que ce soit" ... Expliquez moi alors ?


Le Coran Sourate II La Génisse, verset 214/217 
Persécuter (les croyants) est plus grave que TUER (les Impies).
Il s'agit ici d'un appel au meurtre en raison de la religion.

Le Coran Sourate II La Génisse, verset 187/191 : TUEZ-LES partout où vous les atteindrez ! EXPULSEZ-LES d'où ils vous ont expulsés ! La persécution [des croyants] (fitna) est pire que le meurtre. [Toutefois], ne les combattez point près de la Mosquée Sacrée avant qu'ils vous y aient combattus ! S'ils vous y combattent, TUEZ-LES !telle est la 'récompense' des Infidèles.
Le Coran Sourate III la famille dImran 122/127: (Allah fait cela) afin que vous tailliez en pièces ceux qui sont infidèles, (pour que) vous les culbutiez et quils sen retournent déçus.

Le Coran sourate IX Revenir de l'erreur ou l'immunité, verset 5 : Quand les mois sacrés seront expirés, TUEZ les Infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! S'ils reviennent [de leur erreur], s'ils font la Prière et donnent l'aumône (zakât), laissez-leur le champ libre ! 

Le Coran sourate V La Table est servie verset 37/33: La récompense de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre sera d'être TUES ou d'être CRUCIFIES, ou davoir les mains et les pieds opposés tranchés ou d'être bannis de leur pays.
Suite de la précédente sourate (Le Coran sourate V La Table est servie), verset 37/34 : "... excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir: sachez qu'alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux."

Donc sauf à se convertir, naturellement, l'islam ou la mort, le "cercueil ou la valise"... Pourquoi tout processus de paix, signé avec l'Islam est voué à l'échec ?

 Réponse :
Le Coran sourate IV les Femmes verset 91/89 : [Les hypocrites] aimeraient que vous soyez impies comme ils l'ont été et que vous soyez à égalité [avec eux]. Ne prenez pas parmi eux de patrons ('awliyâ') avant qu'ils émigrent (sic) dans le Chemin d'Allah ! sils vous tournent le dos, prenez-les et TUEZ-LES où que vous les trouviez ! Ne prenez, parmi eux, ni patron ni auxiliaire.

Le Coran, Al-Maidah 51. Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.
Le Coran sourate IV Les Femmes verset 93/91 : Vous trouverez d'autres [hypocrites] qui désirent vivre tranquilles avec vous et tranquilles avec les leurs... Sils ne se rendent pas à vous et ne déposent pas les armes, prenez les et TUEZ-LES où que vous les acculiez ! Sur ceux-là, Nous vous accordons un pouvoir éclatant.

Le Coran sourate IX, 29 : Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux dentre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusquà ce quils payent le tribut de leurs propres mains et quils soient soumis.

Le Coran Sourate IV Les Femmes verset 102/101 : Les Infidèles sont pour vous un ennemi déclaré.

Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 40/39 Appel aux armes : Et combattez-les jusquà ce que le culte entier soit rendu à Allah

Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 47/45 : O vous qui croyez ! quand vous rencontrez une troupe (ennemie) soyez fermes ! invoquez beaucoup Allah ! Peut-être serez-vous bienheureux !.

Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 62/60 préparez contre (ces Infidèles) ce que vous pourrez de force et de chevaux par quoi vous effraierez l'ennemi d'Allah !

Le Coran sourate IX verset 30 : Les juifs ont dit : Ozaïr est fils d'Allah. Les Chrétiens ont dit : Le Messie est le fils d'Allah. Tel est ce qu'ils disent. Qu'Allah les anéantisse !

Le Coran sourate VIII Le Butin verset 17 : (Croyants !) vous n'avez donc point tué ces Infidèles, mais cest Allah qui les a tués.

Le Coran sourate IX Revenir de lerreur, verset 41 : Lancez-vous légers et lourds. Menez combat de vos biens et de vos personnes dans le chemin d'Allah.

Le Coran sourate IX verset 124/123 : O vous qui croyez ! Combattez ceux des Infidèles qui sont dans votre voisinage! Quils trouvent en vous de la dureté !.

Le Coran sourate XLVII, Mahomet, verset 37/35 : Ne faiblissez donc pas ! N'appelez point à la paix alors que vous avez la supériorité ! Allah est avec vous et Il n'abolira pas vos (louables) actions. N'appelez point à la paix.

Le Coran sourate 48 Le succès verset 16 : Vous êtes appelés contre un peuple plein d'une redoutable vaillance, (ou bien) vous les combattrez ou bien ils se convertiront à l'Islam.

Le Coran sourate 48 Le succès verset 29 : Mahomet est l'apôtre d'Allah. Ceux qui sont avec lui sont violents à l'égard des Infidèles et compatissants entre eux.

Le Coran sourate 49 Qâf verset 15 : Les croyants sont ceux qui ont mené combat de leurs biens et de leurs personnes dans le chemin d'Allah.

Le Coran sourate VIII Le Butin verset 66/65 : O Prophète !, encourage les Croyants à combattre ! S'il se trouve parmi vous vingt hommes constants, ils en vaincront deux cents. Sils sen trouvent cent, ils vaincront mille de ceux qui sont infidèles !.

Le Coran sourate VIII Le Butin verset 67/66 : S'il se trouve parmi vous cent hommes constants, ils en vaincront deux cents. S'il sen trouve mille, ils en vaincront deux mille avec la permission d'Allah.

mardi 11 novembre 2014

LES ŒUVRES ISLAMIQUES



Tous les africains doivent quitter l´islam. Il y a lieu de déislamiser l´Afrique. Tous les africains aliénés qui resteront dans cette religion barbare et archaïque seront considérés comme TRAÎTRES A LA CONSCIENCE AFRICAINE.

Le Coran, un livre ennuyeux et méchant.

C’est un livre de combat, de guerre, et quelle caution, quelle cause serait plus digne d’être défendue que celle de son Dieu.

Je me suis demandé très tôt dans la lecture des « paroles du prophète » pourquoi ce livre n’était pas interdit au même titre que Mein Kampf de Hitler … Il n’en diffère guère que par le préchi-prêcha insipide qui enveloppe ses agressions verbales incessantes.

C’est probablement le plus mauvais livre que j’aie jamais lu, mauvais dans les deux sens du terme : ennuyeux et méchant.

Ennuyeux à cause des reprises incessantes des mêmes idées, répétées ad nauseam tout au long de toutes les sourates, sans exception, et méchant parce qu’il se dégage de cette lecture l’impression que l’homme qui a écrit ce livre n’était pas « bon », mais « méchant ». C’est du moins MA lecture du Coran.

Extrême pauvreté du message

Par ailleurs, ce qui m’a frappé en lisant le Coran, c’est l’extrême pauvreté du message, pauvreté qui s’exprime par la répétition incessante de la même idée de soumission à Dieu, mais aussi par l’absence complète de deux choses fondamentales pour une religion : une morale universelle et une cosmologie.

Une morale universelle fondée sur la notion de Bien et du Mal qui seraient au-delà de l’islam lui-même et qui vaudrait pour tous les hommes (comme condamner le meurtre, le mensonge, le vol, le viol, parce qu’ils sont le Mal en soi). Or ces mauvaises actions ne sont pas du tout condamnées lorsqu’elles s’exercent sur l’autre, le non-musulman.

Une cosmologie. Pas de création du monde ni d’explication (mythologique bien sûr) sur la nature des choses, ni sur l’origine de la différence entre l’homme et la femme.

Pas d’éloge du travail ni de l’enrichissement par la multiplication des troupeaux ou par la culture des champs (comme on en trouve dans la bible, et dans l’antiquité grecque avec « les travaux et le jours » d’Hésiode », ou dans l’antiquité romaine avec les « Géorgiques » de Virgile). Par contre une Sourate sous-titrée « Le Butin ».

Ainsi le mot « travail » et ses dérivés n’apparaît qu’une demi-douzaine de fois, et toujours associé à l’idée que de pauvres gens (ou des esclaves) y sont contraints pour survivre
Les occurrences de mots sont-elles révélatrices, mais l’absence d’occurrence de mots l’est aussi.
La traduction du Coran disponible sur internet, et approuvée par la grande mosquée de Paris comporte 86721 mots.

Sur ce total, nous avons écartés tous les petits mots « outils » comme les articles, les prépositions, les verbes être et avoir, les pronoms, les conjonctions, etc. Ces mots outils forment un total de 28519 mots. Nous n’avons donc gardés comme mots signifiants que les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes significatifs. Au total 58562 mots « signifiants » qui transmettent le message du Coran.

Le Coran n’explique pas, il affirme.

L’essentiel de son message est de faire peser sur vous la domination de Dieu, un Dieu que vous devez craindre et faire craindre. Mais son châtiment est pour les vivants, dans ce monde. L’homme de guerre Mahomet reste un homme de guerre …

Il y a bien sûr mille autres choses à dire sur le Coran, comme par exemple la légende de Joseph et de ses frères, si bien racontée dans la Bible, et qui devient un charabia incompréhensible dans le Coran, mais nous avons voulu mettre l’accent sur quelque chose que je n’avais pas entendu ni lu (même dans le livre d’Ibn Warraq) : sa dimension ennuyeuse et menaçante, qui vont de pair.

P.S. : Avec plusieurs amis, qui n’avaient pas lu le Coran, j’ai parié qu’ils pouvaient ouvrir 3 fois le Coran à n’importe quelle page (version papier), et qu’on y trouve au moins une fois sur la page de gauche ou sur celle de droite une variante de la phrase suivante « Dieu le miséricordieux vous réserve un châtiment douloureux si vous n’obéissez pas à ses commandements » …. J’ai toujours gagné.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : 


Alain Franquignon

vendredi 15 février 2013

Le catholicisme quitte l’Europe



Lors de sa dernière messe, le pape Benoît XVI a appelé les catholiques à se rappeler que la foi sans actions est pareille à l’arbre sans fruits. Il est possible que ce soit « une voix qui crie dans le désert », ce désert qu’est l’Europe séculaire postchrétienne pour de nombreux experts.

La démission de Benoît XVI n’a pas été une surprise seulement pour les ouailles et la curie, mais aussi pour les spécialistes. Le pape lui-même explique son geste par des problèmes de santé. Les experts, eux, blâment la crise de l’Église catholique. Au départ, on voyait en le pape l’homme capable ne fut-ce que de contenir la sécularisation croissante de l’Europe. De toute évidence, cela ne s’est pas produit. Au cours des huit dernières années, les Européens ne sont toujours pas revenus dans le giron de l’Église catholique.

Qui plus est, Benoît XVI s’est avéré beaucoup moins populaire que son prédécesseur Jean-Paul II (qui,justement, a été accusé de flirter avec des valeurs libérales). Il faut croire que la majorité des Européens n’a finalement pas entendu les paroles du théologien allemand conservateur. Et lui, probablement non plus, n’a pas trouvé les bonnes paroles. Donc, la démission du pape prouve la crise du catholicisme européen. Au point que Kurt Koch, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a fait une déclaration assez osée : « L’avenir de l’Église catholique n’est pas en Europe ». Selon lui, s’il devait choisir entre un Européen et un non-Européen, à condition qu’ils en soient tous les deux dignes, il choisirait un représentant de l’Afrique ou de l’Amérique latine.

Iouri Tabak, théologien et traducteur, estime que c’est un hommage au politiquement correct :

« Il s’agit de l’exécution de certaines nouvelles normes, qui sont devenues familières dans le monde contemporain. Le choix ne sera pas centré sur l’Europe. Le choix va être fait comme le désire l’Église. Sans aucun doute, il y a une crise. Il s’agit des scandales de pédophilie, qui, quelques années auparavant, ont carrément ébranlé l’Église. Cela concerne aussi la question de la contraception, qui entre en contradiction totale avec la lutte contre le SIDA. Il n’est pas possible de faire coïncider l’interdiction des contraceptifs et la protection de la santé des millions catholiques, dont les Africains. C’est aussi le célibat des prêtres. Beaucoup d’entre eux demandent la levée de cette interdiction médiévale. Il existe même une association qui comprend plus de 80 000 anciens prêtres mariés, qui exigent des réformes de l’Église. Les mouvements de protestations sont également forts dans le pays de Benoît XVI. Les évêques germaniques sont uns des plus libéraux du monde catholique. Le pape lui-même est accusé de ces nombreux péchés indirects. »
On a depuis longtemps, même lors du dernier conclave en 2005, émis la possibilité d’élire un pape de couleur noire. Il n’y a rien d’extraordinaire à cela : c’est plutôt le reflet des tendances objectives au sein de l’Église catholique romaine. Le caractère laïc de la majorité des pays où le catholicisme est répandu, lance à l’Église catholique de nouveaux défis. Selon Iouri Tabak, le pape, se rendant compte qu’il n’est pas en mesure de régler ces problèmes, a pu se résoudre à céder sa place à son successeur.

« L’Église en tant qu’institution religieuse a un problème, et cela concerne toutes les confessions. Dans sa nature, l’Église est appelée à préserver des valeurs conservatrices, c’est-à-dire d’assurer la continuité avec le passé. Elle ne doit pas courir après la vie de la société. Elle doit garder intègre, préserver comme si c’était son bien le plus précieux tout ce qu’il y avait de meilleur dans le passé, à savoir les normes éthiques traditionnelles. En même temps, l’Église ne peut pas devenir une sorte ghetto, où les valeurs deviennent rigides comme des reliques. Elle doit marcher dans la même cadence que la société, la mener et l’instruire. On peut admettre que, actuellement, l’Église y échoue. »

Dans cette optique, le départ de Benoît XVI est considéré par de nombreux experts comme un bon signe. Il s’agit d’une révolution d’époque qui va exercer une influence psychologique énorme sur les croyants.

« L’avenir de l’Église catholique n’est pas en Europe principalement à cause la répartition géographique des catholiques. En effet, la plupart ne vivent pas en Europe (comme la plupart des habitants de la Terre ne vivent pas en Europe). Deuxièmement, la crise de l’Église n’est pas forcément totalement négative. Une crise, c’est la possibilité de réévaluer la situation, c’est la possibilité de faire des changements. Une crise a toujours des conséquences positives pour le développement d’une civilisation »,explique Igor Kovalevski, représentant des prêtres catholiques de Russie.

La majorité des analystes s’accordent sur le fait que l’Église a besoin d’un dirigeant qui aurait à la fois une expérience pastorale et une expérience administrative. Mais ce n’est pas le principal. Le plus important est que le nouveau pape soit relativement jeune et qu’il ait du charisme pour attirer la sympathie d’une large communauté. Si c’est le cas, son origine et sa nationalité resteront du domaine privé et la chrétienté aura une nouvelle chance en Europe.

Serge Duz

lundi 16 juillet 2012

Un Synode désespérément évangélisateur !



Le 11 octobre 2011, Benoît XVI avait publié la lettre apostolique intitulée Porta Fidei, proclamant l’Année de la Foi qui devrait débuter un an plus tard, le 11 octobre 2012 pour se terminer le 24 novembre 2013, le jour de la Résurrection de Jésus. Cette année-là débute au cours de la XIIIe Assemblée générale du Synode des évêques, qui se réunira autour du thème de « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne », selon le programme de l’évangélisation du monde. L’instrumentum laboris du Synode, qui se déroulera du 7 au 28 octobre 2012, a été rendu public le 19 juin 2012. Cet évènement aura lieu en même temps que la commémoration du 50e anniversaire du début des travaux de Vatican II, et du 20e anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Eglise catholique. 

Par Zeinab Abdelaziz 
Prof. Emérite de civilisation française 

Ce document de réflexion a été envoyé aux 13 synodes des évêques des Eglises orientales catholiques sui iuris, c'est-à-dire séparées de Rome ; aux 114 conférences épiscopales ; aux 26 dicastères de la Curie romaine et à l’Union des Supérieurs généraux. Tous ces organismes ont fait parvenir leurs contributions au Secrétariat général de ce dernier, plus d’autres contributions d’institutions, de communautés, de fidèles, des experts, et du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, afin que le pape puisse rédiger ses orientations pour la mise en pratique des résultats du Synode, afin de transmettre au monde la foi chrétienne ! 


Le document du Synode se compose d’une introduction, de quatre chapitres et d’une conclusion, le tout en 169 paragraphes, le long de 88 pages. Les chapitres ont pour titre : Jésus-Christ, Evangile de Dieu pour l’homme ; Le temps d’une nouvelle évangélisation ; Transmettre la foi ; Raviver l’action pastorale. Tel qu’on le voit, il ne s’agit pas seulement de réévangéliser les pays déjà évangélisés et qui s’éloignèrent de la foi, comme on le répète ou on n’a fait que répéter la dernière décennie, mais de faire parvenir cette foi chrétienne à tout le monde, sous une nouvelle appellation, qui désigne aussi, extirper toutes les autres religions, à commencer par l’Islam. 


On saisit aussi du document les raisons pour lesquelles ce Synode se réunit. Elles se trouvent parsemées le long du texte, et se résument en ces quelques données significatives : « l’éloignement des baptisés de la pratique chrétienne ; l’indifférence religieuse ; la sécularisation ; l’athéisme ; la diffusion de sectes ; une confusion grandissante qui induit les chrétiens à ne pas écouter les prêtres ; la peur, la honte ou le fait de « rougir de l’évangile » comme disait saint Paul ; les migrations ; la mondialisation ; les communications ; l’affaiblissement de la foi des chrétiens ; le manque de participation ; la diminution du dynamisme des communautés ecclésiales ; la perte de l’enthousiasme et l’affaiblissement de l’élan missionnaire ; une véritable apostasie silencieuse ». C’est pourquoi l’Eglise trouve nécessaire de « réévangéliser les communautés chrétiennes marquées par les importantes mutations sociales et culturelles», y compris le reste de l’humanité. 
Autre trait révélateur, il est demandé aux chrétiens, à plus d’un endroit, « d’avoir l’audace de fréquenter de nouveaux aréopages », de « ne pas avoir peur », de « ne pas avoir honte »… 


Ce qui attire l’attention dans un texte qui traite du religieux, auquel des centaines de personnes, ecclésiastes ou laïcs, ont participé à sa rédaction durant six mois, c’est le fait de voir des mots-clés significatifs tels peur, et honte. Ne pas avoir peur, ne pas avoir honte, que ce soit d’être missionnaire, de montrer ou de mettre en lumière sa chrétienté sans rougir ! 


Sans jouer à la psychologue, les mots honte et peur et surtout ce fameux « ne pas rougir de l’évangile » qui date depuis saint Paul, nécessite un arrêt, au cours duquel il faut voir de près ce qui les provoquerait ou leur donnerait une raison d’être dans ce christianisme, enjeu central de cette magistrale réunion, surtout si toutes les raisons citées pour sa convocation sont des effets, rien que des effets, des réactions, des résultats, mais les causes même de cette désertion ne sont point abordées. C’est pourquoi il est nécessaire de voir, ne serait-ce qu’à vol d’oiseau, ce christianisme, sa formation, ses textes, et ce qui puisse causer cette honte … 


L’étendue du sujet ne permet point un développement détaillé, c’est pourquoi ne seront citées que les données admises à l’unanimité par les savants et les historiens, qui sont toutes prouvables par les références abordables et point secrètes. 


L’Antiquité : Nous connaissons peu l’histoire du christianisme. L’histoire de l’antiquité ne représente que des sources fragmentaires et d’innombrables lacunes, l’Eglise ayant tout saccagé, ne laissant que ce qu’elle veut être lu ou connu. Les écrits qui composent le Nouveau Testament, qui concerne ce travail, sont le résultat d’une longue élaboration, ne sont point contemporains des évènements qu’ils décrivent, et ne sont pas écrits par les noms sous lesquels ils sont connus. La rédaction des Textes s’étend de l’année 65 à 110, ou de la seconde moitié du premier siècle, c’est-à-dire une trentaine d’années après la dite crucifixion, jusqu’au début du second. Donc, relater de mémoire un évènement après une trentaine d’années ou un siècle, porte atteinte à sa crédibilité, surtout en un temps où les moyens de documentation étaient presque rudimentaires. Ils ne seront appelés évangiles que vers 150. 


Au sens historique, Jésus n’est pas le fondateur du christianisme : il n’a laissé aucune trace écrite ou archéologique. Il n’a point institué d’Eglise sur terre et n’a pas mis en place un dispositif qui formerait une base quelconque de l’Eglise. Il n’a voulu que le renouveau d’Israël, et n’a prêché que la prompte arrivée du Royaume de Dieu, de son vivant, – que l’Eglise attend toujours… 
D’après les Actes des Apôtres le nom de « chrétien », fut attribué aux disciples de Jésus à Antioche, au milieu du premier siècle. Ce qui veut dire : le mot n’existait pas du temps de Jésus. De même le mot église, ek-klesia, désignait réunion, assemblée, puis on lui accola le sens religieux qui lui est connu. 


Jésus : Les évangiles présentent quatre dates de naissance, avec 11 ans de décalage, deux lignées différentes, et des générations aussi variées. En faisant Jésus, dans l’une d’elles, de la lignée de David « selon la chair », comme dit saint Paul, on porte atteinte à sa déité et au titre « Fils de Dieu ». On ne peut être le fils de deux entités à la fois !! L’appellation « Fils de l’homme », très logique d’ailleurs, parait 28 fois dans les évangiles désignant Jésus, et pourtant ces mêmes évangiles lui confèrent le qualificatif de « Fils de Dieu » que l’Eglise forgea et perpétue indéfiniment. 


En 354, le pape Libère, voyant les païens adorer le dieu Mithra le 25 décembre, représenté par le Soleil Invincible, s’empare de la date et l’accole à Jésus « Lumière du monde », fraude qu’approuva plus tard le pape Jean-Paul II. 


La naissance prophétique vient d’une faute de traduction de la prophétie d’Isaïe, en écrivant « la vierge » au lieu d’une « jeune femme ». On lui prédisait le nom d’Emmanuel, l’enfant naît et on l’appelle Jésus… 


D’après les évangiles, sa naissance se situe entre l’an 9 et 2 av. J.-C. … Il est paradoxal que Jésus puisse être né avant l’ère commune, puisque l’ère chrétienne (l’Anno Domini) ne s’est imposé que progressivement en Europe à partir du XIe siècle. Il est formé d’après les travaux de Denys le petit, au VIe siècle, que l’on sait être erronés. Le calendrier historique a été précisé, mais son origine n’a pas été modifiée. D’ailleurs ce n’est point le seul paradoxe dans l’histoire du christianisme ou de ses écrits, qui se comptent par milliers. 
Le procès de Jésus : toutes les données qu’offrent les évangiles des évènements concernant le procès sont déconcertantes et aucune restitution des faits ou des procédures ne résiste à l’examen ; toute l’affaire fut couverte de multiples enjeux politiques ou religieux et n’ont absolument rien de fiable. 
La mort de Jésus : d’après les évangiles, Jésus meurt le 7 avril 30, le 27 avril 31 ou le 3 avril 33. D’autres dates sont proposées aussi, mais aucune n’est satisfaisante, car les différences entre les traditions sont inconciliables. 


La Résurrection : Elle dépend purement de la foi, mais se trouve dans le credo de Nicée, qui date de 325 ! Même si cet épisode représente l’élément majeur du christianisme, il n’est décrit ou mentionné dans aucun des évangiles, et ne relève point de faits vérifiables. Les femmes qui découvrent le tombeau vide, effrayées, « ne dirent rien à personne»… C’est l’évangile qui le dit (Marc 16 : 8) ! Par contre, il est mentionné 190 fois dans les Epitres de Paul… le sens est claire ! 


Illogisme : Jésus, soumis au plus diffamant des supplices romains, meurt crucifié, abandonnés de tous ses disciples, car un le trahit, un autre le renie, et tous s’enfuient, d’après les évangiles toujours. Ce même Jésus se voit promu par l’Eglise : Christ, Fils de Dieu, Dieu lui-même, Rédempteur, Seigneur et unique Sauveur du monde ! 


Un pacifique, qui tend l’autre joue lorsqu’on le gifle, n’est pas logique lorsqu’il dit : « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence » (Luc 19 : 27) ! 


Le Credo : Il existe plusieurs versions du credo chrétien, qui ne fut généralisé dans la liturgie romaine qu’en 1014, à ne citer que le Symbole de Nicée, formulé en 325, imposant la déification de Jésus ; celui de Constantinople, en 381, mettant à pied d’égalité Dieu, Jésus et le saint Esprit, formant et imposant la Trinité ; le credo des Apôtres, ou autres. Le 30 juin 1968, le pape Paul VI annonce en clôturant « l’Année de la Foi », que Benoit XVI imite ou perpétue, un credo de quelques pages, réparti en 23 paragraphes, promulgué en réaction contre le Catéchisme Hollandais, publié le 5 octobre 1966, qui met de côté la Trinité, la virginité perpétuelle de Marie, le Péché originel, l’Eucharistie, la régulation des naissances, le primat du Souverain Pontife, etc… 


Le péché originel : Il n’y a aucune mention dans la Genèse racontant l’histoire d’Adam et Eve dans le Paradis. La formation du concept ressort d’Augustin d’Hippone, au IVe siècle, et sa lutte contre Pélage. Il est vrai qu’Irénée de Lyon, né vers 140, avait déjà placé les assises… 


La Bible, Ancien et Nouveau Testament : Malgré toutes les contradictions claires et nettes qu’elle renferme, a été imposée au Concile de Trente (1546) ayant Dieu comme « seul et unique auteur ». Vatican I (1869), rectifie en disant que « Dieu a eu recours aux Apôtres par l’intermédiaire du saint Esprit, qui, à son tour, a inspiré des hommes pour les écrire ». Quant à Vatican II (1965), il décrète que « Ces livres, bien qu’ils contiennent de l’imparfait et du caduc, sont pourtant les témoins d’une pédagogie divine » (formule votée à 2344 voix, contre 6 refus) ! 


Est-il lieu d’ajouter que l’Encyclopedia Britanica, dans sa rubrique sur la Bible, parle de 150.000 contradictions ou fautes de traductions ? Chiffre que savants et historiens augmentèrent considérablement, pour ne rien dire du fameux Jesus Seminar (1985), tenu aux Etats-Unis, dans le cadre du Westar Institute, sous la direction de Robert Funk, avec la participation d’environ 200 spécialistes universitaires en études bibliques ou sciences des religions, qui prouvèrent que 82 % des paroles imputées à Jésus, il ne les a point prononcées, et 86 % des actes qui lui sont accordés, il ne les a point fait ! 
Conciles et Dogmes : C’est au IVe siècle que débute la succession des conciles élaborant dogmatique et christologie, la formation du christianisme qui, tel qu’on le voit, n’a rien de révélé, se développa dans les conciles, à travers querelles, anathèmes, complots et guerres déclarées ou sous cape, à ne citer pêle-mêle comme exemples : la déification de Jésus, le Filioque, le Purgatoire, l’autorité temporelle du pape, le célibat des prêtres, l’Inquisition, les fraudes pieuses, etc… Vus avec un peu plus de détails, quelques exemples de ces conciles démontrent clairement la formation du Christianisme : 
L’année 49-50, après un débat animé entre Jacques, frère de Jésus, et Paul, durant l’Assemblée tenue à Jérusalem, la circoncision, l’Alliance de Dieu voulue perpétuelle, a été remplacée par le baptême pour faciliter l’adhésion des non-juifs au christianisme ! 


325, premier Concile de Nicée, impose la déification de Jésus ! 
381, premier Concile de Constantinople, fait le saint Esprit consubstantiel à Dieu et à Jésus et impose la Trinité ! 
431, le Concile d’Ephèse, impose le dogme de Marie mère de Dieu ! 
451, le Concile de Chalcédoine, décrète la double nature de Jésus ! 
553, le second Concile de Constantinople, impose le monophysisme ! 
680, le troisième Concile de Constantinople, impose le monothélisme ! 
787, le second Concile de Nicée, impose l’iconoclasme, contredisant ainsi le second des dix Commandements de Dieu, que l’Eglise a remplacé par un autre commandement ! 
869, le quatrième Concile de Constantinople, impose la Tradition comme règle de Foi. C’est-à-dire l’adepte doit avaler tout ce que l’Eglise invente comme venant de Dieu ! 
1215, le quatrième Concile de Latran, décrète la répression des Cathares ; introduit le concept de la transsubstantiation, changement réel de substance du pain et du vin en le corps et le sang du Jésus ; impose la confession et la communion annuelles à tous les laïcs ! 
1545-1563, le Concile de Trente, impose la Transsubstantiation, et anathématise celui qui n’y croit pas ; canonise la Vulgate écrite, corrigée et rectifiée par saint Jérôme au IVe siècle ! 
1854, Invention du Dogme de l’Immaculée Conception ! 
1870, Vatican I impose l’Infaillibilité du pape ! 
1950, Invention du dogme de l’Assomption de Marie au ciel avec son corps, un dogme qui n’a aucune base scripturaire, même forgée ! 
1965, Vatican II réhabilite les juifs du meurtre déicide, malgré toutes les accusations nettes que renferment les évangiles jusqu’à nos jours ; décrète l’évangélisation du monde ; impose la participation de tous les adeptes à cette évangélisation ainsi qu’aux églises locales ! 
Est-il lieu dire que la promulgation de chaque dogme fut suivie de schismes, ou d’ajouter l’aveu de saint Paul : « Mais si mon mensonge a rehaussé la vérité de Dieu pour sa gloire, de quel droit suis-je jugé moi aussi comme pécheur ? » (Ép. Aux Romains, 3 :7). 


Tel qu’on vient de le voir, ce n’est pas sans raison qu’Erneste Renan dit en 1849 : « A peine, peut-être, en exprimant de tous les évangiles ce qu’ils contiennent de réel, obtiendrait-on une page d’histoire sur Jésus » ! A quoi Maurice Goguel, professeur à la faculté protestante de Paris, répond : « Là où Renan parlait d’une page, certains critiques ne parlent plus que d’une ligne » !! Là, il y a vraiment de quoi rougir … 


Ce n’est donc pas l’indifférence religieuse, la sécularisation, l’athéisme, la diffusion de sectes ou une confusion grandissante qui induisent les adeptes du christianisme à le fuir ou à s’éloigner en silence, mais la découverte de tous ces subterfuges, la découverte de toutes ces contrefaçons et ces complots, imposés le long d’une histoire coriace, inhumaine et ensanglantée. Une histoire de laquelle n’ont été signalées que des bribes, rien que des bribes concernant la formation du christianisme, laissant de côté tous les scandales en cours depuis des siècles, à ne citer que la pédophilie et la Banque du Vatican, cette Institution d’Œuvres Religieuses (IOR), incriminée dans la collaboration avec la maffia, le blanchiment d’argent, le commerce de la drogue, l’armement et les complots politiques. 


Un autre flagrant délit se trouve dans le fait de prendre la prétendue finale de l’évangile selon Mathieu (28 :19-20) disant : « Allez-donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », c’est-à-dire au nom de la Trinité qui fut inventée au IVe siècle, qui fut imposée aux adeptes au Concile de Constantinople en 381, et qui figure depuis dans son credo ! 


C’est pourquoi il semble ridicule de voir l’insistance avec laquelle le Vatican, désespéré, insiste à évangéliser les gens par tous les moyens : sur la route des vacances, dans les trains et les moyens de transport, dans les aéroports, sur la plages, à vélo, en moto ou en stop, des missions de rues, des parvis, de porte-à-porte, par les médias, par internet, etc. 


A tous ces milliers de personnes incriminées dans l’évangélisation du monde, à cet établissement vaticanais, - engloutis dans des fraudes et des contrefaçons séculaires, qui persiste à les maintenir et les imposer, bien qu’il connaisse la Vérité, un fameux proverbe arabe dit (littéralement) : « Le mensonge n’a pas de pieds », autrement dit : le mensonge ne tient pas debout… Tôt ou tard, quelle que soit sa durée, ou sa longévité artificiellement maintenue, il finit par s’écrouler ! 


Quand on détient en main les données d’une religion ainsi formée, tissée et rapiécée le long des conciles et des massacres, qui finit par s’émietter en 33.000 divisions et sectes (cf. les religions dans le monde, Mensuel n° 198, novembre 2008), on n’a pas le droit de l’imposer au monde, et on n’a surtout pas le droit d’arracher l’Islam, seule religion monothéiste Révélée qui demeure intacte, dont le Livre, Le Qur’ân, n’a point changé d’une lettre depuis sa Révélation jusqu’à nos jours… Par contre, il y a vraiment de quoi rougir ! 

14 juillet 2012 

jeudi 5 avril 2012

Jeudi saint : lavement des pieds


Le lavement des pieds qui est un rite du cérémonial de la tradition Pascale du Jeudi Saint mais dont on trouve des traces antérieures dans l’Antiquité bien avant l’ère Chrétienne, en Grèce et en Egypte notamment où le chef de famille pour honorer les hôtes de passage se chargeait de leur faire laver les pieds par une servante de la maison. Il faut aussi avoir à l’esprit que les chaussures ne constituaient pas un élément vestimentaire systématique à cette période. A l’époque Antique le lavement des pieds à également une fonction purificatrice avant tout rituel sacré. Au temps de Jésus, ce Jeudi qui deviendra Saint par la suite, Jésus se sachant trahi pas Judas Iscariote, avant leur dernier repas (Cène) lava le pied droit des douze apôtres. (Evangile selon St Jean, chapitre 13:1-15 ) Ainsi Jésus en effectuant cette action subalterne symbolique et liée à la purification, effectua une translation de rôle Maître à esclave il s’est donc positionné en esclave avant sa crucifixion. Cette action, témoignage de son Amour y compris à l’égard celui qui l’avait trahit leur signifiait qu’il rachetait leur faute et leur enseignait l’humilité par ce geste d’abaissement afin qu’ils l’enseignent à leur tour. Par la suite le lavement des pieds du Jeudi Saint devint le premier élément constitutif du triduum pascal.

Emmanuelle Brambam

mercredi 21 mars 2012

Rapport indépendant sur des enlèvements au Japon dans un but de dé-conversion


Chère Madame, Cher Monsieur,

Est-il concevable, dans un État démocratique, que l'on puisse obliger des milliers de personnes à renier leurs convictions religieuses en allant jusqu'à les enlever, les séquestrer, les humilier, voire les violer ?

Hélas oui, et cela se passe au JAPON, un État-membre de l’ONU qui a ratifié l’ICCPR (Pacte international relatif aux droits civils et politiques).

Les victimes appartiennent à des minorités religieuses.

Le plus troublant est l'obstruction systématique des autorités judiciaires japonaises quand les victimes décident de porter plainte, y compris lorsque les sévices subis constituent non pas de simples délits mais des crimes graves.

Nous avons récemment pris connaissance du rapport indépendant (attaché ci-joint en anglais) sur de tels cas d’enlèvements et de séquestrations à caractère religieux et abjurations forcées au Japon.

Nous nous permettons d’attirer votre attention sur cette grave violation des Droits humains et vous remercions si vous avez la possibilité de :
- faire connaître largement ce rapport ;
- signer la pétition jointe et nous la retourner pour que nous la transmettions à l’Ambassade du Japon à Paris.

Nous vous prions d’agréer nos salutations les meilleures.

Jean-François Moulinet,
secrétaire général de la FPU en France

M. Toru GOTO, après 12 ans de séquestration (son témoignage apparaît dans le Rapport). 

Des citoyens enlevés et séquestrés à des fins de dé-conversion religieuse : le Japon ferme les yeux

Bruxelles (6 février 2012) - Human Rights Without Frontiers (HRWF), une ONG indépendante, a publié un rapport de 62 pages sur l’enlèvement et la séquestration de citoyens japonais pour les contraindre de force à changer de religion. Le rapport souligne le défaut de protection de l’Etat japonais à l’égard de ses citoyens et l’impunité dont jouissent les commanditaires de ces actes criminels grâce à la passivité de la police et des autorités judiciaires.

« Le défaut de protéger les victimes de ce genre de kidnappings et l’impunité des responsables constituent une violation grave des droits des citoyens japonais garantis par la constitution et les normes du droit international que le Japon se doit de respecter, » a déclaré Willy Fautré, directeur de l’ONG Human Rights Without Frontiers basée à Bruxelles. 

Fautré et Aaron Rhodes, un défenseur international des droits de l’homme ayant contribué à ce rapport, ont interviewé de nombreuses victimes appartenant surtout à l’Eglise de l’Unification et au mouvement des Témoins de Jéhovah. Ils ont également eu des entretiens avec des journalistes, des avocats et des experts, et ont rencontré une dizaine de membres du parlement japonais pour discuter de cette affaire.   
L’enlèvement et la détention sous la contrainte de citoyens japonais adultes, souvent à l’instigation de leurs propres familles et avec la complicité d’activistes anti-sectes, après qu’ils se soient convertis à ces mouvements religieux, est un phénomène qui persiste depuis des décennies mais qui est ignoré par la police et les autorités judiciaires malgré les preuves accablantes de ces délits.

« Il est tout à fait inacceptable que toutes les plaintes connues contre les parents et les activistes anti-sectes aient été déclarées irrecevables, » a dit Aaron Rhodes.

« Face à une telle négligence de la part des autorités japonaises et à l’ampleur de cette impunité, on ne peut pas dire que la liberté religieuse existe au Japon, »  a-t-il ajouté.
Le rapport « Japan: Abduction and Deprivation of Freedom for the Purpose of Religion De-Conversion » est disponible en anglais (et très bientôt en japonais).




vendredi 9 mars 2012

Jésus aurait prédit la venue du Prophète Mohammad dans une Bible découverte en Turquie

La Turquie recelait depuis plus de douze ans un trésor livresque précieux, mais aussi brûlant par la prophétie qui y est gravée en lettres d’or : datant de 1 500 ans, une Bible rare a traversé les siècles, et avec elle, la prédiction de l’arrivée du prophète Mohammad sur Terre, émise par Jésus, a résisté à l’épreuve du temps.
Fait marquant, le Pape Benoît XVI a fait part de son souhait, cette semaine, de voir l’ouvrage, comme le relate le Daily Mail. Une prédiction qui vaut aujourd’hui de l’or, après que sa nature hérétique aux yeux de l’Eglise Chrétienne, qui l’a soigneusement censurée pendant des années pour la vision islamique de Jésus qu’elle prêchait, l’ait confinée au secret. Le texte a pris de la valeur au fil des âges, au point de devenir inestimable : il serait estimé à 22 millions de dollars.
 Le ministre turc de la Culture et du Tourisme Ertugrul Gunay a confié au journal britannique : "Conformément à la croyance Islamique, l'Évangile présente Jésus comme un être humain, et non comme Dieu. Il rejette les idées de la Sainte Trinité et le Crucifiement et révèle que Jésus a prévu l'arrivée du Prophète Mohammed."
Le journal britannique poursuit : "Dans une version de l'Evangile, on rapporte qu'il a dit à un prêtre : comment le Messie sera-t-il appelé ? Mohammed est son nom béni.  Et dans un autre, Jésus a nié être le Messie, prétendant qu'il ou elle serait Ishmaelite, le terme utilisé pour un Arabe"Les Musulmans revendiquent le texte, alors que d’autres  assurent qu’il correspond à l'Évangile de Barnabé, un complément des évangiles originaux de Mark, Matthew, Luke et John", explique le Daily Mail.
Le ministre turc a confirmé le grand intérêt du Vatican pour ce livre découvert par son pays en 2000,  lors d’une opération de démantèlement d’un réseau de contrebande. Conservée dans un coffre-fort du tribunal d’Ankara, la Bible a été par la suite remise aux bons soins du Musée d'Ethnographie d'Ankara, où elle sera bientôt exposée au grand jour.
Une seule photocopie d'une simple page du manuscrit relié en cuir et gravé d’or, dans la langue natale de Jésus, l’Araméen,  vaut environ 2.4 millions de dollars. Sa datation fait actuellement débat, le pasteur protestant Ihsan Ö Zbek la faisant remonter au cinquième ou sixième siècle, alors que St Barnabé, apôtre de Jésus, a vécu au premier siècle.
Le professeur de théologie, Ö Mer Faruk Harman, a indiqué au  Daily Mail que le procédé du feuilletage scientifique serait certainement le meilleur moyen pour déterminer avec précision, et de manière irréfutable, l’époque de sa rédaction.

samedi 3 mars 2012

Un nouvel évangile annonçant la venue de Mahomet ?


Un manuscrit biblique trouvé à Ankara met le Web musulman en émoi. Et pour cause : cette Bible, qui a 1500 ans d'âge, renfermerait l'évangile de Barnabé, qui annoncerait la venue du prophète Mahomet.
L'affaire est partie de la presse turque, le 23 février dernier. Le journalBugün, un quotidien marqué à droite, propriété d'une ancienne députée du Parti de la vertu (islamiste), révèle que le ministère de la culture turc va annoncer la découverte, lors d'une descente chez des receleurs d'art, d'une Bible de plus de 1500 ans écrite en syriaque. Et laisse entendre que si le texte est écrit en syriaque, c'est qu'il s'agit peut-être du fameux évangile de Barnabé.
L'évangile de Barnabé, c'est deux textes distincts. Le premier, qui a été totalement perdu, serait un évangile écrit par l'apôtre du même nom, dans une langue araméenne (comme le syriaque). On en trouve mention à partir du haut Moyen-Âge dans un certain nombre de listes d'ouvrages condamnés, comme le décret du pseudo-Gélase. On ignore absolument ce qu'il contenait. Le second apparut près de 1000 ans plus tard, au XVIIe siècle, mentionné dans un texte en espagnol écrit par un morisque, ces musulmans espagnols qui s'étaient faussement convertis au catholicisme pour ne pas périr sur le bûcher. En 1709, le manuscrit complet fait son entrée dans l'Histoire via la bibliothèque d'un érudit hollandais, Cramer.
Ce second manuscrit se présente comme une vie de Jésus islamiquement correcte: Jésus prie aux heures de prière musulmanes, interdit la consommation du porc, prône la circoncision, réfute absolument l'idée qu'il puisse être Dieu et annonce la venue après lui du prophète Mahomet. Pour les chercheurs occidentaux, chrétiens ou non, qui ont travaillé sur ce texte depuis son apparition, il est clair qu'il s'agit d'un apocryphe tardif, qui ne peut avoir été écrit avant le XIIe siècle: en effet, l'évangile de Barnabé dit ceci: "Et l'année du jubilé qui revient aujourd'hui tous les cent ans, reviendra chaque année et en tout lieu, à cause du Messie". Or, dans la loi juive, le jubilé est célébré tous les 50 ans: ce n'est qu'en 1300 que l'année jubilaire sera fêtée tous les cent ans.
Un certain nombre d'autres indices permettent de dater le manuscrit encore plus tardivement, au XVIe siècle. Les spécialistes de la littérature morisque reconnaîssent dans cet évangile un certain nombre de thèmes en vogue dans cette communauté. Et il est manifeste que l'auteur n'a jamais mis les pieds en Terre Sainte, tant les erreurs géographiques et topographiques sont légion. Pour les chercheurs, la cause est absolument entendue: l'évangile de Barnabé est un faux assez grossier.
Mais dans le monde musulman, on ne voit pas les choses ainsi. Et cela tient à la théologie musulmane. L'islam ne se considère pas comme une nouvelle religion, mais comme le rétablissement de la foi d'Abraham falsifiée successivement par les juifs et les chrétiens. Les premiers, pour accaparer l'élection divine qui, selon le Coran aurait été donnée à Ismaël et non à Isaac, et les seconds pour diviniser un Jésus venu précisément rectifier une Torah prétendument réécrite par les juifs. Le Coran en parle à plusieurs reprises: la sourate de la Vache dit par exemple: "Espérez-vous que ces gens [du Livre] croient avec vous? Alors qu'une partie d'entre eux, qui entendaient la parole de Dieu, la falsifiait ensuite sciemment, après l'avoir comprise". L'idée d'un évangile originel, datant d'avant la falsification et interdit par l'Eglise, est bien ancrée dans les croyances musulmanes. Et beaucoup de propagandistes utilisent l'évangile de Barnabé comme un outil de conversion des chrétiens.
La rumeur lancée par Bugün peut donc paraître folle pour un chrétien, mais pas pour un musulman. C'est ainsi qu'à la suite de l'article, de nombreux titres de la presse turque ont repris comme une certitude le fait que la bible retrouvée à Ankara contenait l'évangile de Barnabé, ajoutant même un certain nombre d'éléments, selon lesquels par exemple le Vatican aurait demandé à pouvoir lire de toute urgence le manuscrit et aurait fait une demande officielle à la Turquie dans ce sens. Les autorités turques et vaticanes ont eu beau démentir la rumeur, rien n'y a fait: sur la toile musulmane mondiale, on peut lire un peu partout que l'évangile de Barnabé a été retrouvé, et qu'il va confondre définitivement la fausse religion chrétienne. L'information a même été reprise sur le site Internet du très sérieux Monde des religions de façon péremptoire: "Une bible annonçant la venue du prophète Mohammed découverte en Turquie".
Ce n'est de plus pas la première fois que dans le monde islamique, on annonce la découverte de l'évangile de Barnabé. L'armée turque avait déjà fait cette annonce en 1986 à propos d'une bible dont il s'était avéré qu'elle était finalement parfaitement canonique, avant de se rétracter en catimini.

Natalia Trouiller 

lundi 15 août 2011

15 AOUT, NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION




BONNE FETE: CAP-HAITIEN, LES CAYES, PORT-AU-PRINCE. PETIT-GOAVE

Assomption de Marie

• L'Assomption de Marie est un dogme de l'Église catholique romaine selon lequel, au terme de sa vie terrestre, la mère de Jésus aurait été « élevée au ciel ». Le terme « assomption » provient du verbe latin assumere, qui signifie « prendre », « enlever ». La fête catholique célébrant l'assomption de Marie, a lieu le 15 août.


Histoire

L'Assomption de Marie est pour l'Église catholique un dogme, c'est-à-dire un moyen de cheminer vers Dieu, résultat de la méditation séculaire du peuple de Dieu sur sa foi : on ne croit au dogme que parce qu'il va dans le sens de la Foi.
Avant d'être un dogme, l'Assomption de Marie était donc une croyance reposant sur des traditions et non sur des bases scripturaires reconnues des premiers temps de l'Église.

L'Église catholique a considéré que cette tradition était conforme au dépôt de la Foi et « longuement mûrie par un siècle de théologie mariale omniprésente » depuis la proclamation du dogme catholique de l'Immaculée Conception, dont il n'existe cependant pas trace dans la Bible.


Vox populi, vox Dei : l'assomption catholique, une croyance d'abord populaire]

Au IVe siècle, Épiphane de Salamine souligne que nul ne sait ce qu'il est advenu de Marie à la fin de sa vie. La tradition à ce sujet n'est pas attestée avant le Ve siècle.

En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle. Il s'appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle3. Cet ensemble de textes est explicitement désigné par Gélase Ier en 495-496, comme étant "à ne pas retenir" car apocryphe, jugement qui porte sur cette compilation et non sur la croyance en elle même. Selon cette tradition, Marie rencontre sur le mont des Oliviers un ange qui lui remet une palme de l'arbre de vie et lui annonce sa mort prochaine. Marie rentre chez elle et fait part de la nouvelle à son entourage. Miraculeusement, les apôtres reviennent des différents endroits où ils sont partis prêcher, afin de l'entourer. Jésus apparaît entouré d'anges pour recevoir l'âme de sa mère, qu'il confie à l'archange Michel. Les apôtres enterrent le corps au pied du mont des Oliviers.

Quelques jours plus tard, Jésus apparaît de nouveau et emporte le corps au Paradis, où l'âme et le corps de Marie sont réunis.
En Orient, Jean Damascène rapporte la tradition de l'Église de Jérusalem à ce sujet : selon lui, Juvénal, évêque de Jérusalem, se voit demander lors du concile de Chalcédoine le corps de Marie par le couple impérial, Marcien et Pulchérie. Juvénal répond que Marie est morte entourée de tous les apôtres, sauf Thomas, qui est en retard. À son arrivée, quelques jours plus tard, Thomas demande à voir la tombe, mais celle-ci s'avère vide ; les apôtres en déduisent alors qu'elle a été emportée au ciel.

Une autre tradition rapporte que l'Assomption a lieu à Éphèse, dans la maison connue aujourd'hui comme la « Maison de la Vierge Marie », accompagnée de l'apôtre Jean, à qui le Christ, sur la croix, avait confié Marie. La première allusion attestée ne date que de la fin du IXe siècle, dans un manuscrit syriaque qui rapporte que Marie suit Jean à Éphèse et qu'elle y meurt. Les seules autres sources pré-modernes sont trois auteurs syriaques des XIIe et XIIIe siècles7.

Une fête avant d'être un dogme

• Au VIe siècle, l'empereur byzantin Maurice instaure dans son empire, la fête de la Dormition de la Vierge Marie chaque année à la date du 15 août.

• La fête est introduite en Occident sous l'influence du pape Théodore au VIIe siècle et prend le nom d'Assomption à partir du siècle suivant. Elle est citée sous ce nom en 813 par le Concile de Mayence parmi les fêtes d'obligation.

• En 1637, le roi Louis XIII désirant un héritier consacre la France à la Vierge Marie et demande à ses sujets de faire tous les 15 août une procession dans chaque paroisse afin d'avoir un fils. Comme Louis XIV naît l'année suivante, la fête célébrée par le Vœu de Louis XIII prend une importance particulière en France.

• En 1854 la proclamation du dogme de l’Immaculée conception entraîne de nombreuses pétitions à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. « De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront en ce sens. Il faut y ajouter les pétitions de 1332 évêques, de 83.000 prêtres, religieuses et religieux. Face à ces demandes répétées, Pie XII demande aux évêques du monde de se prononcer. 90,% des évêques y sont favorables. 10,% des évêques s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration ».

• En 1950, Pie XII proclame la croyance en l'Assomption, dogme de l'Eglise Catholique : n'ayant commis aucun péché, Marie est directement montée au Paradis, avec son âme et aussi avec son corps car épargnée par le péché originel (dogme de l'Immaculée Conception), rien n'oblige son enveloppe charnelle à attendre la résurrection des corps à la fin des temps (Constitution Munificientissimus, 1er novembre 1950).

• De nos jours, le 15 août en Outremeuse est un fête qui se déroule sur 3 jours à Liège (Belgique). C'est une célébration religieuse (où la messe y est dite en wallon et en français, où une procession y célèbre l'Assomption) mais la particularité la plus caractéristique de cette fête est de boire un alcool de baies de génévrier appelé « peket », une tradition qui remonte au passé wallon.

Enseignement de l'Église catholique

Le 1er novembre 1950, l'Assomption de Marie est établie sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII :
« En l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste »

— Constitution dogmatique Munificentissimus Deus, § 4410.
Par la suite, la constitution dogmatique Lumen gentium du concile Vatican II de 1964) a énoncé :
« Enfin, la Vierge Immaculée, préservée de toute tache de la faute originelle, au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l'univers afin de ressembler plus parfaitement à son Fils, Seigneur des seigneurs et vainqueur du péché et de la mort. »

— Constitution dogmatique Lumen Gentium sur l'Eglise, § 59.
Depuis la déclaration d'infaillibilité pontificale par Vatican I, en 1870, cette déclaration de Pie XII constitue la seule utilisation de l'infaillibilité papale ex cathedra.

La Dormition de la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe

L'Église orthodoxe célèbre, le 15 août, la Dormition de la Mère de Dieu, c'est-à-dire sa mort, entourée des apôtres, sa résurrection et sa glorification. C'est l'une des 12 grandes fêtes de l'Église orthodoxe et la dernière du calendrier liturgique (la première étant la Nativité de la Vierge)13. Il y est proclamé que Marie a été "élevée par Dieu jusqu'au Royaume céleste du Christ dans la plénitude de son existence, spirituelle autant que corporelle. Marie, selon la tradition de l'Église orthodoxe, serait montée au Ciel dans son corps, ce qu'elle appelle l'Assomption de la même manière que l'Église catholique. Cet événement est compris comme les prémices de la résurrection des corps, qui selon la croyance de l'Église orthodoxe, aura lieu lors du Second avènement du Christ, comme l'exprime le théologien Vladimir Lossky : "Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu'à accepter la mort, c'est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la kénose (humiliation) volontaire de son Fils. Mais la mort n'avait plus d'emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde."

La fête est précédée, dans la tradition orthodoxe, d'un jeûne strict de 14 jours (le jour de la fête de la Transfiguration, le 6 août, il est cependant permis de manger du poisson et de boire du vin).

Si la célébration de la Dormition est très proche de la fête catholique de l'Assomption, elle n'en diffère pas moins sur certains points. La différence s'opère précisément par le fait que l'Église catholique associe, dans sa définition de l'Assomption de la Vierge (donnée ci-dessus), le dogme de l'Immaculée conception rejeté par l'Église orthodoxe. Selon la tradition orthodoxe, Marie est réellement morte, par la nécessité de sa nature humaine mortelle, liée à la corruption de ce monde après la Chute (en cela elle est solidaire de l'humanité)17, et a été ressuscitée par son fils comme la Mère de Vie : de ce fait, elle est considérée comme participant à la vie éternelle du Paradis. L'Église orthodoxe, de ce fait, adresse à la formulation catholique du dogme de l'Assomption les mêmes critiques qu'à celui de l'Immaculée Conception :
• d'une part il est contraire à la foi des Pères de postuler la Très Sainte Mère de Dieu comme « préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle » : ce serait en faire une personne à part du genre humain, supprimant toute liberté pour la Vierge Mère de dire "non", faisant perdre de ce fait sa valeur salvatrice à la réponse positive qu'elle fit à l'annonce de l'ange Gabriel (Je suis la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon ta Parole !) ;
• mais surtout postuler la Vierge Marie comme préservée du péché originel, c'est-à-dire sauvée par avance, serait la rendre hors d'atteinte de la mort — ce que laisse dans le vague le Catéchisme de l'Église catholique.

Aspect liturgique de la fête

À la veille de la fête (c'est-à-dire au début du jour liturgique de la fête), des vêpres sont célébrées, contenant trois lectures de l'Ancien Testament, interprétées symboliquement à partir du Nouveau Testament. En Genèse 28:10-17, l'échelle de Jacob qui unit le ciel et la terre désigne l'union de Dieu avec les hommes qui se réalise pleinement et plus parfaitement en Marie portant Dieu en sein. En Ézéchiel 43:27-44:4, la vision du temple dont la porte orientale est perpétuellement fermée et remplie de la gloire du Seigneur, symboliserait la virginité perpétuelle de Marie. Marie est aussi identifiée avec la « maison », en Proverbes 9:1-11, que la Divine Sagesse a construit pour elle-même : « La Sagesse de Dieu a bâti en Toi, Vierge Sainte, sa maison - et s'est incarnée dans sa mystérieuse descente - Entre toutes les générations Tu fus l'Élue pure pour être la demeure du Verbe pur ».

Hymnes de la fête
Tropaire (ton 1)
« Dans ta maternité, Tu as gardé la virginité,
Lors de ta Dormition, Tu n'as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu.
Tu es passée à la Vie, Toi qui es la Mère de la Vie.
Sauve nos âmes de la mort, par tes prières ! »
Kontakion (ton 2)
« Le tombeau et la mort furent impuissants à saisir la Mère de Dieu
Qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous ;
Elle est notre espérance et notre protection.
Car Elle est la Mère de la Vie,
Elle a été transférée à la vie par Celui qui a demeuré dans son sein virginal. »

Le point de vue des autres Églises

Refusant toute exégèse sur la question car ne prenant en compte que ce qui est relaté dans les livres seuls considérés comme inspirés de Dieu, le protestantisme refuse cette doctrine, ou croyance dans laquelle il voit une nouvelle tendance de l'Église catholique à la « mariolâtrie » (adoration idolâtre de la mère de Jésus Christ plutôt que de Dieu).

La Motre-Dame de l’Assomption en Haiti

En Haïti, la cathédrale Notre Dame de l'Assomption, du Cap Haïtien a été vandalisée par des inconnus il y a quelques jours dans un contexte d’anarchie sociale et politique. Les statues ont été brisées, les portes enfoncées, le drapeau du Vatican jeté dans un coin. Des tracts ont été découverts accusant l’Église de ne rien faire pour le peuple. Mais l’évêque du lieu, Mgr Louis Kébreau, n’entend pas pour autant renoncer aux festivités de l’Assomption tout en se disant très préoccupé par le désordre social et politique, un contexte qui favorise la violence ainsi que la prolifération des sectes.

15 Août, c'est un jour de congé en Haiti, c'est la fête de la Notre-Dame, c'est un jour d'obligation dans la religion catholique célébrant l'élévation au ciel de la Vierge Marie après sa mort un 15 Août. C'est l'Assomption dans toutes les Cathédrales d’ Haïti : Les Cayes, Cap-Haitien, Port-au-Prince. Petit-Goâve ville située à 68 km au sud de Port-au-Prince avait été toujours en liesse en cette date dans le temps.

Le “Bossa Combo ”Orchestre de Konpa” dans son répertoire musical a composé une chanson pour la Notre-Dame que les Stations de Radio et de Televisions diffusent en boucle quelques jour avant la Fete du 15 Aout.

BONNE FETE, “MANMAN” NOTRE DAME!!!

CANAL+HAITI ONLINE NEWS

dimanche 17 juillet 2011

Dieu est aux commandes pendant que l'on ensanglante l'Afrique



Il me souvient : j'étais enfant et l'on croyait aux esprits des morts, à leur présence parmi les vivants ; j'etais enfant et un esprit habitait chaque élément de la nature, l'eau de la rivière qui coulait, ces branches que le vent faisait balancer ; j'étais enfant et nous vivions environnés par les âmes de nos ancêtres ; nous ne mourions pas, puisque nous rejoignions nos aieuls dans un au-delà si proche, si palpable puisque nous ne nous étions jamais quittés ; j'étais enfant et chaque soir à l'heure du coucher, mes tantes veuves, dressaient la table pour leurs defunts époux et dans la nuit, mes oreilles d'enfant captaient les moindres bruissements dans la demeure familiale ; j'étais enfant et au reveil, grand-mère ou une cousine plus âgée parlait de la visite d'un tel aieul durant notre sommeil. J'étais enfant, nous allions à la messe avec grand-mère et nous ne manquions jamais de faire quelque libation aux ancêtres avant de porter une miette à nos bouches.
J'étais enfant... Et l'homme Noir n'avait pas peur de mourir. Il ne semblait pas si attaché que cela aux choses terrestres puisqu'il n'y avait pas de rupture entre hier, aujourd'hui et demain. Et l'Homme Noir avait des convictions, il pouvait se battre pour ses idéaux jusqu'à la dernière goutte de sang... C'était il y a si longtemps, pourtant il me semble que c'était que des centaines voire des milliers d'hommes Camerounais se battaient dans les maquis, ils savaient qu'ils allaient mourir... Certains tombaient, d'autres se relevaient... Jusqu'à ce qu'il n'y eut plus personne à assassiner.

Voilà que le christianisme a envahi les coeurs de l'Afrique et l'homme noir a peur de mourir.

Jamais on a eu si peur de mourir que depuis que l'on prie, prie, prie Sainte Vierge Marie, Jésus Christ, Saint Joseph et tous les autres Saints... sans oublier de vivre. Oui de vivre surtout, car à y bien regarder, ces prières ne comportent qu'une demande : mieux vivre soi ! C'est ainsi qu'aujourd'hui, on prie pour l'essentiel pour avoir du travail, on prie pour s'enrichir, on prie pour que Dieu nous donne une bonne santé...

"Dieu est aux commandes, Calixthe, clament nos pasteurs. Ne t'inquiète pas"..."Aux commandes de quoi donc ? Ne cesse-je de demander et d'ajouter : Dieu ne se mêle pas d'histoires d'hommes. Il donne la foi et la force d'agir." Et l'on me rétorque " Dieu est aux commandes... Tout se passera bien, tu verras" Et tout ne s'est jamais bien passé, je le dis d'autant plus fortement que je contaste que cette religion est devenue un élément d'endormissement de la conscience des Noirs, leur exomil, leur opium !Cette manière de croire en Dieu est d'autant plus nocive qu'à l'heure où il conviendrait de se battre, se battre pour sa dignité, se battre pour la liberté des peuples, se battre pour bâtir un devenir meilleur, l'on prie pour que Dieu seul retablisse l'ordre. Qu'il nous octroie la liberté ! Qu'il donne la dignité ! Qu'il nous introduise dans l'histoire des peuples et des Nations ! Et j'en passe... Pendant ce temps, d'autres nous écrasent et pourquoi ne le feraient-ils pas ? Il rient, oui rient jusqu'à se tenir les côtes : " Quelle naïveté, se moquent-ils. Pourvu qu'ils continuent à penser que Dieu...." Et pendant ce temps, ils tuent nos enfants, violent nos femmes, pillent nos richesses. "Dieu est aux commandes, peuples d'Afrique ! "

Calixthe Beyala