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jeudi 10 janvier 2013

Les soldes et les "sauvages" ou les fétichistes de l'objet

Le coup d'envoi national des soldes d'hiver a été donné ce mercredi. Parfois les clients sont prêts à tout, même à se faire piétiner comme ici dans un hypermarché de Mons, près de Lille.

Image intéressante à analyser. "Les sauvages !" n'auraient pas manqué de s'offusquer certains s'il s'était agi de populations dites "de couleurs"... Et nombre des nôtres auraient été les premiers à réagir sur ce mode, comme pour expier on ne sait quelle culpabilité fondamentale.

Au-delà de cet aspect, cette image  et on ne voit même pas les affrontements physiques pour être le premier à s'emparer du Saint-Graal que l'on a repéré bien avant- montre à quel point la société de consommation a développé certaines de nos réactions pavloviennes.

Quelle immense jouissance ! On se lève tôt le matin. On se poste devant la citadelle qui contient l'objet de nos désirs. On attend. On est prêt, tendu à mort. La rideau métallique grince. L'excitation est à son comble. On se précipite. On se faufile sous le rideau qui nous interdisait l'accès à l'objet. On court. On bouscule. On voit l'objet. On élimine le concurrent. On prend l'objet. On l'a ! Victoire ! Que c'est bon ! ENFIN...

F. Carol 

mercredi 26 décembre 2012

Vous soutenez le mariage homo ? C'est parce que vous regardez trop de films pornos


Un sociologue américain affirme que le soutien au mariage gay chez les hommes résulte de l'exposition quotidienne à la pornographie

Voilà sans doute l'étude la plus loufoque de cette fin d'année. Chiffres à l'appui, le jeune sociologue Mark Regnerus, professeur à l’Université du Texas, pense avoir établi un lien scientifique entre soutien au mariage homosexuel et... films pornos. Intitulée "Porn Use and Supporting Same-Sex Marriage", cette étude a été publiée le 20 décembre sur le site de l’Institut Witherspoon, "une organisation chrétienne étroitement liée au Family Reasearch Council, un influent lobby antigay", précise le site 360°.

Pour parvenir à cette étrange conclusion, Mark Regnerus a demandé à des hommes d'une part s'ils regardaient des films pornos, et d'autre part s'ils étaient favorables au mariage homosexuel. Résultat : 54% des hommes qui regardent du porno tous les jours ou presque se disent pour le mariage gay, contre 13% de ceux qui en consomment un fois par mois ou moins souvent.

Pour Mark Regnerus, le porno "plonge les hommes dans la confusion quant au sexe comme moyen de procréation, en le décrivant de manière crue et diverse". Et le sociologue de conclure : "Contrairement à ce que l’on préférerait croire", le soutien au mariage pour tous "n’est pas le résultat d’idéaux sur l’extension des droits et des libertés et d’un engagement noble pour l’égalité".

A noter que Mark Regnerus n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il y a quelques mois, il avait publié une étude très controversée sur l'homoparentalité où il disait que les homosexuels ne pouvaient être des parents comme les autres.

samedi 7 janvier 2012

Un sociologue américain justifie l'infidélité des hommes


Pour Eric Anderson, l'infidélité des hommes est inévitable et a surtout pour but de mieux gérer la relation officielle et son impact émotionnel.
Cette interview du sociologue américain Eric Anderson dans The Huffington Post ne rencontrera probablement pas une grande adhésion de la gente féminine. Dans son dernier ouvrage, "Les hommes, la monogamie et la vérité sur la tromperie", il justifie avec vigueur l'infidélité chronique des membres du sexe mâle.
La monogamie c'est le mal
Il considère même que la monogamie ne constitue pas un système dans lequel l'homme peut s'épanouir. Anderson va jusqu'à parler "d'incarcération sociale et sexuelle susceptible de développer des frustrations, des colères, voire du mépris envers sa partenaire officielle." Il stigmatise ardemment cette forme d'union et ne comprend pas "pourquoi on s'en prend davantage aux hommes infidèles plutôt que ceux qui divorcent, abandonnant un mariage d'amour riche en souvenirs et bouleversant au passage l'équilibre des enfants." Il appelle donc à "d'autres formes de couples où l'infidélité ne subira plus d'ostracisme". Rien d'innovateur jusque-là. Des philosophes de la Rome antique comme Épicure, ou bien Spinoza quelques siècles plus tard, avaient déjà disserté sur des thèses faisant appel à un mode de vie plus libertin.
 L'infidélité c'est de la gourmandise
Mais il considère aussi que l'adultère n'est pas une marque de désaffection envers l'épouse, et qu'il est même indispensable à la survie du couple. L'infidélité comme remède conjugal, il fallait oser. Son étude souligne d'ailleurs que sur 120 hommes interrogés, 78 % d'entre eux admettent avoir trompé leur petite amie "même s'ils l'aimaient et qu'ils avaient l'intention de rester avec elle." Pour lui, "les hommes ne vont pas voir ailleurs parce qu'ils n'aiment pas leur partenaire. Ils trompent parce qu'ils veulent juste avoir des relations sexuelles avec d'autres". Il associe le désir sexuel à de la gourmandise."On dit qu'on ne veut pas manger ce chocolat mais on en a envie quand même. On le mange, on se sent coupable et ensuite, on se promet de ne plus en manger. Mais on l'a fait. C'est le même phénomène avec l'infidélité." Ce thérapeute précise aussi "la généralisation du sexe prénuptial et de la pornographie a fortement contribué à la hantise masculine à l'encontre de la monogamie."
Le sexe et l'affectif ne vont pas ensemble pour une relation à long terme
Eric Anderson tient surtout à dissocier le sexe de l'affectif. Pour lui, tous les couples connaissent une baisse de libido au sein de leur relation après deux ans. "C'est parfois moins que ça" ajoute-t-il. "Cela signifie que nous finissons par rester avec nos partenaires sur le long terme pour la connexion socio-affective et non pas pour le sexe.  Si un couple élève une famille, c'est le lien affectif qui compte, pas le lien sexuel." Moins de sexe donc, au fur et à mesure du temps, mais des relations qui sont plus fortes et plus intimes.