Blog d'informations politiques, économiques, sociologiques et culturelles offrant une vision alternative du monde et des problèmes internationaux auxquels sont confrontés le monde.
mercredi 4 avril 2012
URGENT/ Libye
Les forces du CNT/OTAN empêche les journalistes & les équipes de télévision de CNN & BBC de pénétrer dans les villes de Zawara & de Regdaline afin qu'ils ne puissent filmer les chars & l'armement lourd aux portes de la ville ainsi que les dégats causés par les bombardements du CNT sur les populations civils...
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Suppression des droits d’auteur
Depuis le 1er mars 2012, après un vote obtenu à la nuit tombée par une poignée de députés de la majorité présidentielle, les droits d'auteur sur les oeuvres publiées avant le 1er janvier 2001 et non rééditées sont supprimés dans le cas d'une diffusion numérique...
Les Historiens lui ont donné un nom : la "Révolution Conservatrice". Ces chantres sont bien connus avec entre autres des Reagan, Bush ou Thatcher et même des Blair. Certains pensent que ces gens avaient une noble mission : libérer l'entreprise des chaînes de l'horrible puissance de l'Etat.
Chose curieuse toutefois, ces "libertaires" de l'entreprise n'ont cessé de développer un arsenal législatif pour donner toujours plus de pouvoir et de revenus aux "grandes" entreprises contre les petites (PME, PMI, professions libérales, etc...). On dira cette critique est du parti pris, rien de sérieux...
Bien des exemples prouvent pourtant cette omniprésence d'un Etat Orienté.
Un cas tout récent est particulièrement démonstratif de cette méthode de "libération" des plus riches au dépens des plus pauvres vient de se produire le 1er mars 2012, dans notre beau pays de France, en toute impunité et bien discrètement par un vote de députés de l'actuel majorité présidentielle. Voilà un candidat du peuple(sic) qui n'hésite pas à prélever dans la maigre pitance du peuple pour arrondir encore un peu plus les revenus des plus riches. Un candidat vraiment "anti Robin des bois".
Venons en au fait : le 1er mars, alors que la campagne électorale bat son plein (enfin c'est ce que l'on nous dit...) en catimini, à la nuit tombée, quelques députés UMP n'ont pas hésité à voter une loi qui spolie les auteurs, dessinateurs, traducteurs, scénaristes,etc de leur maigre revenu (car s'il existe des Rolling et des Uderzo la plupart de ceux qui vivent comme auteur dans le monde de l'édition contemporain ne reçoivent que des miettes...bien minimes comme seules rémunérations de leur travail). Cette spoliation s'effectue au profit des grandes organisations qui numérisent des livres et qui ne se gênent guère pour revendre d'une façon ou d'une autre leur production et à bon prix sur Internet. D'autant plus à bon prix que "grâce" à cette loi, ils auront désormais le droit de prendre des œuvres sans payer un centime à leurs auteurs ou à leurs ayants droit !
Oui, vous avez bien lu, il n'y a plus aucune rémunération attachée à la création d'un auteur si on reprend cette création pour la diffuser numériquement.
Nous citons ici le texte, concernant cette loi, du collectif "Le droit du serf" que vous pouvez
retrouver sur Facebook.
"Cette loi, issue d'un accord-cadre entre le Ministère de la Culture et de la Communication, le Commissariat général à l'investissement, le Syndicat National de l'Edition, la Société des Gens de Lettres et la Bibliothèque Nationale de France établit en effet qu'une société privée contrôlera l'exploitation numérique de leurs œuvres sans que les auteurs ou leurs ayants droit en soient informés personnellement. Seront concernés par cette loi tous les textes publiés par des éditeurs avant le 1er janvier 2001 et qui ne "seraient plus disponibles" (sauf en bibliothèque ou sur le marché de l'occasion), et ce quelle que soit leur nature."
On soulignera que l'argument donné à cette loi est bien sûr "culturel", mais on remarquera aussi qu'elle ne vise que des œuvres passant par un éditeur, donc des œuvres commerciales. On remarquera aussi que la notion de "plus disponible" est des plus vagues et qu'elle laisse la place à tous les abus possibles. Abus d'autant plus facile qu'en France, l'accès à la justice est d'abord une affaire d'argent. La commission de l'Union Européenne a d'ailleurs épinglé la France sur ce point à plusieurs reprises, mais sans que cela ne changea en rien le cours des choses.
Donc, pour faire bref :
Désormais les œuvres des auteurs qui ne sont pas dans les "biens vus" du système (le plus clair du temps, cela se traduit par une "non-réédition") peuvent être l'occasion de faire un catalogue gratuit pour des éditeurs numériques sans trop de scrupules et quelques revenus conséquents avec pub à l'appui sur leur site Internet. Bien évidemment cette loi annule purement et simplement la jurisprudence qui avait été créée dans l'affaire Le Seuil contre Google...
Robert-Louis Stevenson attaquait déjà vivement les éditeurs "pirates" (et oui, cela ne date pas d'hier). Il avait même eu l'intention de se lancer avec Thomas Hardy dans la création d'une maison d'édition coopérative, gérée par les auteurs et dans celle d'un syndicat d'auteurs. Sa santé ne lui a pas permis de poursuivre ces projets. Il préconisait encore de traîner devant les tribunaux de tels escrocs.
Si bien des éditeurs échappent à ces critiques, les "pirates" sont quand même moins rares qu'on ne le pense, mais avec plus de nuance. Il est ainsi assez fréquent que des éditeurs se "trompent" sur le nombre des œuvres vendues (cela était même devenu une habitude dans l'édition multimédia en France), ou encore, plus mesquin, qu'ils retiennent sur les droits d'auteur, des sommes destinées à payer diverses taxes et notamment la Sécurité Sociale...et qu'ils oublient par la suite de les reverser aux organismes chargés de les collecter. Ce qui prive un auteur de ses droits sociaux...
Grâce aux députés de l'actuelle majorité présidentielle, une chose est désormais acquise, le "piratage" n'est plus un délit puisqu'il est autorisé par la loi.
Encore un détail, mais qui en dit long sur les méthodes de notre "belle démocratie" : cette loi a été voté en soirée avec 19 députes présents (députés de la majorité présidentielle du "candidat du peuple" )et par les 19 députés présents (députésmajorité présidentielle du "candidat du peuple"). Est-il besoin d'ajouter un commentaire ?
Dernier point : 500 000 à 700 000 titres seront ainsi remis sur le marché en 5 ans, soit comme le remarque le collectif "Le droit du serf" , 10 fois la production annuelle de titres en France.
Un catalogue de 10 000 titres peut facilement être ainsi constitué en e-book. Notons pour ceux qui ne connaissent pas l'édition, qu'un tel catalogue a une forte valeur "financière" et si vous ne comprenez toujours pas, relisez les "âmes mortes"...
Quant aux très gros de l'édition et de l'Internet (style Google), voilà 700 000 livres gratuits qui tombent dans leur escarcelle. Merci Messieurs les députes de la majorité présidentielle et merci monsieur le canditat-sortant...du peuple.
N'oubliez pas à la fin de cette saine, mais déprimante, lecture de :
1) signer la pétition en ligne :
si ce lien de fonctionne pas, copiez la ligne, collez dans votre navigateur et tapez la touche Entrée, vous devriez alors arriver sur la page de la pétition.
2) joindre sur Facebook, le collectif "Le droit du serf".
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mardi 3 avril 2012
La région Martinique est en déficit
Comme nous le conjecturons dès vu les orientations politiques de la nouvelle majorité PPM du Conseil Régional de la Martinique, après 2 ans aux affaires, la nouvelle majorité crée un déficit comptable de plus de 14 millions d'euros.
Ce déficit est voué à se creuser, car il n'y aura pas de reprise, donc de recettes fiscales supplémentaires, Ils auront recours à l'emprunts et aux augmentations d'impôts.
De sombres perspectives économiques à l'évidence pour la région Martinique, car une fois entrée dans la spirale des déficits, il est difficile de retrouver l'équilibre.
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lundi 2 avril 2012
Conférences :Amour de soi, Amour de Dieu dans chez Pascal
Conférences du Mardi 3 avril, 20H15 :
Pierre Magnard.
Amour de soi, Amour de Dieu dans chez Pascal.
La conférence sera suivie du verre de l'amitié.
CENTRE SAINT PAUL
12 rue Saint Joseph 75002 Paris
Métro Bourse ou Grands Boulevards.
Entrée libre.
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conférence
A Toulouse, un balcon bien encombré
Il suffisait de regarder davantage. La preuve du mensonge policier était devant mes yeux, là, dans... Paris-Match, qui a un intérêt à faire disparaître au plus vite l'exemplaire de la semaine s'il ne veut pas le transformer comme preuve à charge contre le pouvoir en place. Dedans, en effet, il y a une photo, qui prouve l'impossibilité de la thèse officielle énoncée par Claude Guéant, qui avait dû s'y reprendre à deux fois fois pour la divulguer aux journalistes, devant la forêt de micros que jevous avais montrée. La photo, c'est celle du balcon d'où est censé s'être jeté Mohamed Merah. Un balcon qui ne fait pas trois mètres de large, et où stationnaient en armes au minimum trois policiers. Juste sur le bord de ce balcon, les preuves de quatre tirs de sniper ayant raté leur cible. Toutes les vidéos montrant l'assaut, prises par des voisins, avaient été faites sous un angle où ce fameux balcon n'apparaissait pas. Il n'y avait aucune image de disponible, sauf, aujourd'hui, celle-là. Il y a cinq ans, j'avais écrit un article montrant une photo prise à la Gare du Nord démontrant que la police l'avait laissée se faire saccager : elle était en une du Figaro. La presse censée soutenir Nicolas Sarkozy, a force d'avoir trop voulu en faire, est celle qui le condamne le plus en montrant ses manipulations : étrange paradoxe. Place donc à ce cliché mémorable :
Cette vue rend impossible la thèse officielle d'un Merah traversant son salon en tirant pour aller se jeter, toujours en tirant, sur le sol en bas de ce même balcon. Impossible. Soit les policiers sont rentrés entre temps, ce qui semble impossible par la seule porte existante (imaginez la bousculade) soit ce sont eux qui se retrouvent obligés de sauter pour laisser le tueur toulousain faire son dernier saut de Lucifer (avec pirouette pour éviter les échelles). Impossible. Une seule photo, et tout s'écroule ; et c'est celle-là la bonne. Et je ne vous parle pas de la thèse du sniper, qui en ce cas, aurait vraimenr été adroit, pour éviter... ses collègues dans un espace aussi restreint. A voir les traces des quatres tirs sur le béton du balcon, on peut penser que l'initiative eût été aventureuse.
Je ne vous parle même pas de la précédente, qui remet en cause la phrase désormais célèbre d'Amaury de Hautecloque avec ces "armes non létales". Visiblement, les policiers du raid n'ont pas en main des lance-pierres. Mais ont leurs HK, dont un modèle est siglé..."UMP" (ici c'est un G-36C "Commando") à chargeur transparent de 30 cartouches. Et tous ceux qui escaladent les échelles en premier en sont munis. Il y en a même un muni d'un respirateur.
Paris-Match, avec sa volonté d'en faire trop, vient d'enterrer l'explication officielle donnée à l'assaut de l'appartement de Mohamed Merah. On a bien affaire à un mensonge, qui devient de facto, par cette seule photo, mensonge d'Etat.
Morice
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DEVRIONS-NOUS CROIRE NOSTRADAMUS ?
Chers amis, ne prenez pas cela trop au sérieux, mais juste comme un jeu intellectuel que je vous propose. Cependant, sait-on jamais après tout...?
En l’an qu’un œil en France règnera,
La court sera à vn bien fascheux trouble:
Le grand de Bloys son ami tuera
Le règne mis en mal & doute double.
Alors qu’en France dominera une préoccupation sécuritaire
Et que dans l’actualité se produira un désordre, objet d’un opprobre général
Une rumeur croissante compromettra celui dont cette même forme d’influence, aura pourtant fait la carrière.
Le pouvoir divisé, à cause de la fragilité de sa majorité, et à cause de soupçons de trahison, nous devrons faire face à une épreuve redoutable...
Ceci, avec comme éléments explicatifs :
Œil, le “regard”, de re-garder. Avec “garder” : veiller, prendre garde à, ce que nous traduirions de nos jours concernant ce genre d’événement par : préoccupation sécuritaire...
Règnera : dominera.
La court : ce qui “accourt“, ce qui arrive, l’actualité
Fascheux : de “fastidiare“, ce qui provoque du dégoût, de l’opprobre.
Trouble : de “turbulus“, désordre
Grand : ce qui résulte d’une “croissance”.
Bloys : Blois, toponyme issu d’une racine préceltique “bli”, désignant “les eaux”, Blois se situant au bord de la Loire, et qui a donné des noms d’autres lieux et de rivières comme “Blaise”. Sur le plan ésotérique, l’eau qui ne possède pas de forme propre, mais qui peut-être “mise sous forme”, selon celle de son contenant, constitue par le fait le symbole de “l’in-formation”. Ainsi l’eau d’un “fleuve”, blois, symbolise-t-elle un “flux” d’information, cause “d’influence”, qu’on dirait aujourd’hui, les “médias”.
En mal : divisé. Le “mal” dans le sens ésotérique, est ce qui sépare, en opposition au “bien”, qui est ce qui rassemble. Ils sont de “connaissance” comme le dit la bible, autrement dit, “d’essence commune”, ou si l’on préfère encore, “indissociables”, car le rassemblement d’un groupe, le sépare par cela même, du reste.
Doute double :
Première acception : doute, de “dubitare” signifiant “hésiter entre deux choix”, pour traduire l’incertitude de l’affrontement entre deux forces semblables, telles que la Gauche et la Droite. Ceci, pour une raison elle aussi incertaine, d’où doute double.
Deuxième acception : acte douteux d’un individu douteux,
Troisième acception : doute et “re-doute”, pour signifier un événement “redoutable”
Comme il est d’usage en matière d’écrits ésotériques, toutes les acceptions d’un même terme sont rendues cohérentes et indissociables en ceux-ci.
Bien sur chers amis, ne prenez tout cela que pour ce que c’est, c’est à dire un jeu intellectuel, décrivant ce qui participe forcément du “possible”, compte tenu de l’étendue sans limite de celui-ci, mais pas forcément du “probable”, par rapport à notre instant, et certainement pas de “l’obligé”.
Car, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent encore, les centuries de Michel de Nostre Dame, dit, Nostradamus, ne sont pas réductibles à la stricte singularité d’événements particuliers, mais décrivent les dispositions présidant à une pluralité d’événements possibles, au cours des temps. Ceci, selon une “attraction du futur”, exerçant sur notre “présent”, et faisant qu’ils peuvent être ainsi “pressentis”.
Cependant s’il nous est possible de “pressentir” l’avenir, parce que celui-ci résulte d’un exercice mutuel des choses les unes sur les autres, qui détermine ainsi chacune à devenir “autre”, et que cet exercice des choses les unes sur les autres déterminant leur avenir, leur est évidemment “actuel”, autrement dit, participe du “présent”, pour autant cet avenir lui-même, dont nous pouvons pressentir que la tendance globale, demeure “strictement imprévisible”, car quoi que nous ferons, en aucune façon nous ne pourrons nous trouver en “présence”, de “l’avenir”.
Les centuries peuvent donc avoir quantité d’explications, plus ou moins “probables” selon l’instant, et parmi lesquelles il nous est alors tout à fait loisible d’envisager celle-ci :
Il se pourrait que “le même” soit reconduit, mais suite à une manipulation médiatique, telle que la triste affaire de Toulouse, qui laisse planer un grand doute qui prête à contestation, tant quant à la validité de la consultation dans ces conditions, que quant aux intérêts que cette manœuvre à pour but de servir, et qui pourraient fort bien être des intérêts étrangers, d’où le doute.
Cette victoire en quelque sorte “volée”, ne lui permettra d’avoir qu’une majorité fragile à l’assemblée, pour pouvoir soutenir son gouvernement, d’où l’autre doute.
Cependant, la pugnacité de ceux qui tenteront d’établir la réalité des faits, finira par porter ses fruits, grâce à “l’influence” des “médias”, c’est à dire de ceux-là mêmes qui ont pourtant fait la fortune du sortant, ou grâce aux réseaux sociaux, ce qui entrainera des troubles mettant en péril un pouvoir, celui-ci étant lui-même déjà divisé, par cette affaire...
Bien sûr, il ne s’agit là que de supputations, qu’il me fait plaisir de tenir, pour ne pas avoir à me résigner quant à la reconduction au Palais, devenue possible depuis Toulouse, de “l’ignoble”. Mais de toutes les façons, nous ne tarderons pas à savoir, et peut-être alors en rirons-nous, ce qui serait encore le mieux qui pourrait nous arriver...
Paris, le 2 avril 2012
Richard Pulvar
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Richard Pulvar
dimanche 1 avril 2012
Tout n’est pas si noir en Libye
L’anomie et le chaos, qui semblent vouloir perdurer en Libye « démocratisée », ne concernent pas ce qui est essentiel aux yeux de la « communauté internationale ». Là où il faut, les choses ont repris au quart de tour, dès les premiers signes de « victoire ». De plus, cerise sur le gâteau, Mouammar Kadhafi n’a pas fait détruire les puits de pétrole. Ainsi la production a pu atteindre actuellement 1,45 million barils par jour et dépassera, sous peu, ses niveaux d’avant la « démocratisation ». De surcroît, cette performance a été réalisée six mois avant les prévisions les plus optimistes. Comme quoi, depuis le début, depuis le dépôt de la demande à l’ONU pour remanier, à coups de bombes, la Libye, les objectifs étaient clairs et précis en termes de priorités. Selon la Fondation Jamestown ce serait « le soutien inapproprié accordé par l’Occident à une rébellion libyenne spontanée qui n’avait ni idéologie, ni objectifs communs, ni réelle organisation (qui) a donné lieu à la réalité actuelle. »
Le fait est que peu importait, ou il valait mieux, que le pays et son peuple soient livrés à toutes les dérives, pour que les affaires puissent se faire en toute tranquillité. Pour faire bonne mesure, on « encourage » le CNT, qui continue de jouer son rôle de fiction de pouvoir politique, à enquêter sur les exactions des bandes de « révolutionnaires ». Alors que les médias ont déplacé leurs appareils de propagande vers le chantier syrien.Pourtant, il ne se passe pas un jour qu’on n’apprenne que les Libyens vivent une véritable tragédie. L’International Crisis Group (ICG), cette ONG dont Collin Powell disait que c’était « une organisation qui compte », donc pas sujette à caution, rapporte que « les milices imitent l’organisation de l’armée…
Elles émettent des mandats, arrêtent et détiennent des suspects… ce qui a parfois des conséquences graves pour les communautés qui font l’objet de discrimination et de sanctions collectives ». Mais cela n’intéressent pas ceux qui étaient censés « libérer le peuple libyen de la dictature ». La « reconstruction » a ses priorités et puis, comme le dit l’ICG, « si la reconstruction de la Libye exige qu’on décide de leur sort (des bandes armées), la précipitation serait tout aussi dangereuse… ». Les droits de l’homme peuvent, maintenant, attendre.
Les compagnies de pétrole n’ont plus besoin de ce discours, qui risque, de plus, de déranger le climat des affaires. D’autant que des perspectives alléchantes se profilent à l’horizon. En ce sens, bien naïf sera celui qui peut croire que les menaces de sécession de la Cyrénaïque ne viennent pas d’un plan préétabli. La région recèle plus de 80% des richesses en hydrocarbures et son intention de se séparer du reste n’a pas fait bouger un cil à Barak Obama. Lui qui a décidé, du haut de son impunité et de sa morgue, de refuser de restituer l’argent libyen, soustrait pour « sanctionner » Kadhafi. Ce qui signifie que cet argent est soit un butin de guerre, soit que tout n’est pas fini dans l’entreprise de « démocratisation » et ce n’est pas le CNT qui dénoncera ce hold-up. Du pétrole qui coule, de l’argent frais sans propriétaires reconnus, la virée libyenne de l’OTAN a apporté tous ses fruits.
Ahmed Halfaoui
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