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mercredi 19 août 2020

Par lâcheté...intérêt...ou stratégie mondialiste...


La plupart des pays d'Europe sont en pleine décadence...avec une montée inouïe des violences...un refus de plus en plus fréquent de "l'autorité"...

...des médias aux ordres, propriété des oligarques, et qui défendent le "politiquement correct" qui permet aux esprits faibles de prendre ce qui est mauvais pour ce qui est bon...

...comme "touche pas à mon pote"...qui permet aux "potes" d'envahir l'Europe...

... (on a vu hier soir dans le reportage sur LCP, la vie des Nord Africains en France, combien ils étaient déchirés entre leur pays d'origine, et leurs traditions si éloignées des traditions européennes...

...avec l'obsession de la carte d'identité Française qui permet d'avoir accès au nirvana financier des multiples allocations et avantages -

Après avoir progressé sans cesse dans la plupart des domaines, la France commence à payer la lâcheté des politiques - qui a continué lors des dernières municipales- ou des élus se sont appuyés sur des "communautés" mobilisées par les caïds du quartier afin de faire élire le candidat qui leur a promis le plus d'avantages ( emplois municipaux, subventions, logements etc.)

Le résultat est désormais appréciable par chacun quotidiennement, avec une perte des valeurs communes, et des violences incroyables , qui n'ont pas l'air d'interpeller - et pour cause- ni la "majorité", ni "l'opposition" ...constructions de ceux qui nous dirigent pour manipuler les Peuples...en divisant leur énergie...

...étant bien entendu que majorité et opposition sont les deux faces d'une même pièce en or, qui appartient aux oligarques et qui est destinée à faire croire aux Peuples qu'ils ont une action sur leur propre destin...

..;exactement comme les matches de foot , ou les supporters sont magnifiés, afin de laisser l'énergie des Peuples se vider dans les stades et non face à leur exploitation par des oligarques ...protégés par leur incognito...

La France est morte, et son avenir est gravement menacé.

Et la France seule ne peut rien face à la stratégie mondiale des grandes banques qui ont réussi à cacher l'effondrement financier grâce à la pandémie, magnifiée par leurs médias.

Seule une prise de conscience mondiale des Peuples, et la coordination de leurs luttes, afin de quitter leur esclavage, pourra remettre le monde sur les rails du bonheur et de la justice.

J-C. Bourret 

dimanche 27 octobre 2013

LA FRANCE COLLABORE AVEC LA NSA


Les services spéciaux français transfèrent régulièrement des informations de renseignement aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne dans le cadre d'un accord spécial baptisé "Lustre", écrit dimanche le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, se référant à des données fournies par l'ex-agent de la CIA Edward Snowden. (...)

Le quotidien écrit que les services spéciaux français "transféreraient systématiquement des renseignements" aux pays membres du système. Outre la France, Israël, l'Italie et la Suède collaborent avec les "Five Eyes". 

Le "parti américain" en Europe est bien celui de la collaboration avec l'impérialisme U.S.

Six des ministres du gouvernement de Hollande sont des "Young Leaders", des personnalités ayant eu une "formation" de la French American Fondation. Une officine de formation d'agents atlantistes au sein de "l'élite" française.

"Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders »." *

Les réponses des gouvernements dans l'UE et des institutions ouest-européennes aux révélations médiatiques ne sont que de pure forme. Le fond est que rien ne changera du fait que nous avons aux commandes des agents de l'étranger !



Article de RIA Novosti : http://fr.ria.ru/world/20131027/199652254.html?utm_source=fb1


jeudi 10 janvier 2013

L'enfumage avec Depardieu


Le mariage pour tous et Depardieu, voilà comment les médias nous font tourner en bourrique pendant des semaines...

Et certains pensent qu'il s'agit de "problèmes de sociétés" ou "d'informations" ! La véritable information serait de donner le taux d'imposition des sociétés du CAC 40...

Vous qui êtes si scandalisés du départ de l'acteur Français, savez vous combien payent d’impôts Total, BNP Paribas, etc, etc, etc...
Et maintenant cherchez l'erreur dans le traitement médiatique :

mardi 18 septembre 2012

La tactique du blasphème


La diffusion d’un extrait du film d’insultes anti-islam « L’Innocence des musulmans » a soulevé une vague de colère dans le monde arabe. Pour Thierry Meyssan, les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît car cette diffusion a d’abord été faite en arabe sur YouTube et sur la chaîne salafiste égyptienne Al Nas. Le film n’est pas destiné au public états-unien, ni même au public musulman, mais au seul public arabe. Sa diffusion a été effectuée par ceux-là même qui ont appelé à son interdiction. Qui se cache derrière cette provocation ?


La diffusion sur Internet d’extraits du film L’Innocence des musulmans a suscité des manifestations de colère dans le monde, dont une qui a dégénéré à Benghazi. L’ambassadeur US en Libye et des membres de son escorte ont été tués.

Au premier abord, l’affaire se situe dans une longue lignée qui va des Versets sataniques de Salman Rushdié aux autodafés du Coran par le pasteur Terry Jones. Toutefois cette nouvelle attaque se distingue des autres en ce que le film n’est pas destiné au public occidental, mais a uniquement été conçu comme un instrument de provocation à l’adresse des musulmans.

En termes politiques, cette affaire peut être analysée de deux manières selon qu’on l’observe au plan tactique comme une manipulation anti-US ou au plan stratégique comme une attaque psychologique anti-musulmane.

Le film est présenté comme produit par un groupe sioniste composé de juifs ayant la double nationalité israélo-US et d’un copte égyptien. Il était prêt depuis plusieurs mois et a été utilisé le moment voulu pour provoquer des émeutes dirigées contre les États-Unis. Des agents israéliens ont été déployés dans plusieurs grandes villes avec mission d’orienter la colère de la foule contre des cibles US ou coptes (jamais israéliennes). Sans surprise, l’effet maximum a été atteint à Benghazi.

La population de Benghazi est connue pour abriter des groupes particulièrement réactionnaires et racistes. On se souvient que lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, des salafistes avaient attaqué le consulat du Danemark. En application de la Convention de Vienne, le gouvernement libyen de Mouammar el-Khadafi avait dû faire usage de la troupe pour protéger la représentation diplomatique. La répression de l’émeute avait fait de nombreuses victimes. Par la suite, les Occidentaux qui voulaient renverser le régime libyen avaient financé des publications salafistes accusant le colonel Khadafi d’avoir protégé le consulat du Danemark parce qu’il aurait été lui-même le commanditaire des caricatures. Le 15 février 2011, les salafistes avaient organisé à Benghazi une manifestation commémorative de la tuerie au cours de laquelle une fusillade éclata, marquant le début de l’insurrection de la Cyrénaïque et ouvrant la voie à l’intervention de l’OTAN. La police libyenne arrêta trois membres des forces spéciales italiennes qui avouèrent avoir tiré depuis les toits à la fois sur les manifestants et sur les policiers pour créer la confusion. Retenus prisonniers durant toute la guerre, ils furent libérés lors de la prise de la capitale par l’OTAN et furent exfiltrés vers Malte sur un petit bateau de pêche sur lequel je me trouvais avec eux.

Cette fois, la manipulation de la foule de Benghazi par les agents israéliens avait pour but d’assassiner l’ambassadeur US ; un acte de guerre sans précédent depuis le bombardement de l’USS Liberty par la marine israélienne, en 1967. Par ailleurs, c’est le premier assassinat, depuis 1979, d’un ambassadeur US dans l’exercice de ses fonctions. Et celui-ci est d’autant plus grave que dans un pays où le gouvernement est une pure fiction juridique, l’ambassadeur US n’est pas un simple diplomate, mais fait office de gouverneur, de chef d’État de facto.

Au cours des dernières semaines, les plus hauts responsables militaires états-uniens sont entrés en conflit ouvert avec le gouvernement israélien. Ils ont multiplié les déclarations attestant leur volonté d’interrompre le cycle de guerres débuté dans le 11-Septembre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie), alors que les accords officieux de 2001 en prévoient encore d’autres (Soudan, Somalie, Iran). Un premier coup de semonce s’était matérialisé avec l’attaque au missile de l’avion du chef d’état-major inter armes US, le général Dempsey. Le deuxième avertissement est plus brutal.

Par ailleurs, si l’on envisage cette affaire en termes de psychologie sociale, elle apparaît comme une attaque frontale contre les croyances des musulmans. En cela, elle n’est pas différente de l’épisode des Pussy Riot violant la liberté de culte jusque dans la cathédrale orthodoxe du Saint-Sauveur et les nombreuses performances de pornographie conceptuelle qui précédèrent. Ces différentes opérations visent à désacraliser des sociétés qui résistent au projet de domination globale.

Dans les sociétés démocratiques et multiculturelles, le sacré ne s’exprime plus que dans la sphère privée. Cependant, un nouvel espace sacré collectif est en cours de formation. Les États ouest-européens se sont dotés de lois mémorielles qui ont transformé un événement historique, la destruction des juifs d’Europe par les nazis, en un fait religieux (la « Shoah » selon la terminologie juive, ou « l’Holocauste » selon le vocabulaire évangélique). Ce crime est alors élevé au rang d’événement unique au mépris des victimes d’autres massacres, y compris au mépris des autres victimes du nazisme. La mise en cause du dogme, c’est-à-dire de l’interprétation théologique du fait historique, est passible de sanctions pénales comme l’était jadis le blasphème. Identiquement, en 2001, les USA, les États membres de l’Union européenne, et nombre de leurs alliés ont imposé par décret à toute leur population une minute de silence en mémoire des victimes des attentats du 11-Septembre. Cette initiative s’accompagnait d’une interprétation idéologique des causes du massacre. Dans les deux cas, avoir été tué parce que juif ou parce que États-unien donne un statut particulier aux victimes devant lequel le reste de l’humanité est invité à s’incliner.

Lors des derniers Jeux Olympiques à Londres, les délégations israélienne et états-unienne ont tenté d’étendre cet espace sacré en imposant une minute de silence durant la cérémonie d’ouverture, l’événement télévisuel le plus regardé dans le monde. Il se serait agi de célébrer la mémoire des victimes de la prise d’otage des Jeux de Munich. En définitive la proposition a été écartée, le Comité olympique se contentant d’une discrète cérémonie distincte. Quoi qu’il en soit, l’enjeu est de créer une liturgie collective qui légitime l’empire global.

Ainsi, L’Innocence des musulmans est à la fois un moyen de pression pour rappeler à l’ordre Washington, tenté de s’éloigner du projet de domination sioniste, et un moyen de poursuivre ce projet en blessant dans leurs croyances ceux qui lui résistent.

Thierry Meyssan

Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Professeur de Relations internationales au Centre d’études stratégiques de Damas. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

mercredi 15 août 2012

Les États-Unis et leurs compagnons d'armes, Al-Qaeda, et autres contes sur un Empire devenu fou


Afghanistan dans les années 80 et 90... Bosnie et Kosovo dans les années 90... Libye en 2011... Syrie en 2012... Lors de conflits armés dans chacun de ces pays, les Etats-Unis et Al-Qaeda (ou une de ses filiales) se sont retrouvés dans le même camp. (1)

Que faut-il donc penser de la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis ?

Dans chaque cas, l'objectif des Etats-Unis était un changement de régime : renverser des communistes (ou des « communistes »), des Serbes, Slobodan Milosevic, Moammar Khadafi, Bashar al-Assad... tous des hérétiques ou des infidèles, tous des incroyants de l'empire, tous un gêne pour l'empire.

Si l'ennemi est le terrorisme islamiste, pourquoi les Etats-Unis ont-ils investi autant de sang et d'argent contre l'OLP, l'Irak, la Libye et maintenant la Syrie, tous des pouvoirs laïques du Moyen-Orient ?

Pourquoi les alliés arabes les plus proches de Washington au Moyen-Orient sont-ils les gouvernements islamiques de l'Arabie-Saoudite, Qatar, Koweit, Jordanie et Bahreïn ? Bahreïn où se trouve une base navale US ; l'Arabie Saoudite et le Qatar qui fournissent des armes aux rebelles syriens.

Si la démocratie a la moindre signification pour les Etats-Unis, pourquoi ces mêmes proches alliés du Moyen-Orient sont-ils des monarchies ?

Si l'ennemi est le terrorisme islamiste, pourquoi les Etats-Unis ont-ils poussé le Kosovo - 90% islamique et peut-être le gouvernement le plus gangstérisé au monde - à déclarer unilatéralement son indépendance de la Serbie en 2008, une indépendance si illégitime et artificielle que la majorité des nations du monde ne la reconnaissent pas ?

Pourquoi - puisque l'Armée de Libération du Kosovo (ALK) au pouvoir est connu pour ses trafics de femmes, d'héroïne et d'organes (sic) - les Etats-Unis poussent-ils le Kosovo a devenir un membre de l'OTAN et de l'Union Européenne ? (un nouveau panier économique percé : exactement ce dont l'UE a besoin.) Entre 1998 et 2002, l'ALK figurait sur la liste des organisations terroristes établie par le Département d'Etat, jusqu'à ce que le Etats-Unis décident d'en faire des alliés, une des raisons non négligeables étant l'existence d'une grande base militaire au Kosovo, Camp Bondsteel qui est situé sur le tracé prévu des oléoducs et gazoducs en provenance de la région autour de la Mer Caspienne. En novembre 2005, suite à une visite de Bondsteel, Alvaro Gil-Robles, envoyé chargé des droits de l'homme du Conseil Européen, a décrit le camp comme une « version réduite de Guantanamo ». (2)

Si l'ennemi est le terrorisme islamiste, pourquoi les Etats-Unis pavent-ils le chemin du pouvoir aux rebelles islamistes libyens qui en ce moment même sont en train de tuer d'autres Libyens pour instaurer un état islamique radical ?

Pour les officiels américains parlent-ils sans cesse des droits de l'homme tout en soutenant sans faille les rebelles islamistes libyens malgré le fait que Médecins Sans Frontières ait du suspendre son travail dans les prisons de la ville rebelle-islamiste de Misrata parce que la torture y est tellement généralisée que certains détenus n'était amenés aux soins uniquement pour pouvoir poursuivre les interrogatoires ? (3)

Pourquoi les Etats-Unis soutiennent-ils les terroristes islamistes en Libye et en Syrie où ils persécutent les chrétiens ?

Et pourquoi, si l'ennemi est le terrorisme islamiste, est-ce que l'ambassadrice US aux Nations Unies, Susan Rice - qui attaque quotidiennement le gouvernement syrien sur des questions morales - ne condamne pas l'assassinat de quatre hauts dirigeants syriens le 18 juillet qui ont probablement été assassinés par al-Qaeda ou ses semblables ? La chaîne de télévision Russia Today, qui transmet dans certaines régions des Etats-Unis, a souligné son silence sur cette affaire. Est-ce que quelqu'un peut me dire si un seul média US a fait de même ?

Alors, si vous voulez comprendre cette chose qu'on appelle la politique étrangère des Etats-Unis, oubliez le Guerre contre le Terrorisme, oubliez les Attentats du 11 Septembre, oubliez la Démocratie, oubliez la Liberté, oubliez les Droits de l'Homme, oubliez la Religion, oubliez les peuples libyens et syriens... et gardez l'oeil sur l'objectif final : tout ce qui peut faire avancer la domination globale américaine et tout ce qui peut jouer à court terme en faveur de cet objectif. Il n'y a aucun gêne « morale » dans l'ADN de la politique étrangère des Etats-Unis.

Ramenez la guillotine

En juillet, l'entreprise canadienne Enbridge Inc a annoncé qu'un de ses oléoducs avait fui et déversé environ 1.200 barils de pétrole brut dans un champ dans le Wisconsin. Il y a deux ans, un oléoduc d'Enbridge avait déversé plus de 19.000 barils dans le Michigan. Au Michigan, la fuite a touché plus de 50 km de voies et plans d'eau et 320 personnes ont été affectées par le contact avec le pétrole brut. L'organisme d'état US, US National Transportation Safety Board (NTSB), a dit qu'avec 800 millions de dollars de dégâts, cette fuite était la plus coûteuse sur sol de toute l'histoire du pays. Le NTSB a dit qu'Enbridge savait depuis cinq ans que l'oléoduc était défectueux. Selon les propres rapports d'Enbridge, la société a connu 800 fuites entre 1999 et 2010, déversant près de 7 millions de barils de pétrole brut. (4)

Aucun dirigeant ou employé d'Enbridge n'a été mis en accusation pour le moindre délit. Combien d'assassins de l'environnement des temps modernes ont été punis ?

Pendant une période de cinq ans, autour de 2007, plusieurs milliers d'employés d'agences de change, de banques, de compagnies d'assurance, d'agences de crédit et autres institutions financières, principalement à New York, se sont bien amusés à s'enrichir de façon obscène en jouant avec des bouts de papier appelés produits dérivés, obligations adossées à des actifs, fonds indiciels, couvertures de défaillance, véhicules de conduit, prêts hypothécaires à haut risque, et autres termes exotiques, autant de choses, il faut le rappeler, que le public n'a jamais demandé. Le résultat a été une dépression économique sévère qui touche gravement des centaines de millions de vies aux Etats-Unis et ailleurs.

Aucun employé d'une de ces sociétés n'a connu les murs d'une prison pour avoir joué avec notre bonheur.

Pendant plus de 50 ans, des fonctionnaires de la politique étrangère et de l'appareil militaire des Etats-Unis ont accumulé des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité qui feraient pâlir d'envie les célèbres bouchers de l'Histoire.

Pas un seul de ces officiels US n'a eu à s'approcher d'un tribunal, pas plus qu'il n'a eu à visionner le film « Le Procès de Nuremberg ».

Et pourtant, je vis au Etats-Unis de la Punition pour d'innombrables crimes ; plus de deux millions de personnes sont en train de moisir en ce moment dans nos prisons. Sur ce plan là, aucune autre société ne nous arrive à la cheville - quelle que soit la manière dont vous tournez les chiffres. Et beaucoup de ces personnes sont en prison pour des crimes qui n'ont fait aucun victime.

D'un autre côté, nous voyons les Chinois prononcer des peines de prison, et même la peine de mort, pour des crimes contre l'environnement.

Il y a le cas récent d'un tribunal iranien qui a jugé, pour une escroquerie sur un emprunt bancaire, 39 personnes proches de l'élite politique. Parmi les 39 condamnés, 4 ont été condamnés à la pendaison, 2 à la prison à vie, et d'autres à des peines allant jusqu'à 25 ans de prison ; en plus des peines de prison, certains ont été condamnés au fouet, à des peines d'amende, et bannis de tout emploi public. (5)

Et en Argentine, début juillet, lors d'un des derniers procès d'une longue série d'anciens dirigeants argentins, l'ancien dictateur Jorge Rafael Videla fut condamné à 50 ans de prison pour un plan systématique qui consistait à voler les bébés des femmes emprisonnées qui avaient été enlevées, torturées et assassinées pendant la guerre de la junte militaire contre les dissidents progressistes - la « sale guerre » de 1976-83 qui fit 13.000 victimes. Beaucoup de ces femmes ont « disparu » peu après leur accouchement. Le dernier dictateur argentin, Reynaldo Bignone, a aussi été condamné à 15 ans de prison. A l'extérieur du tribunal, un foule joyeuse a suivi le procès sur un grand écran et explosait de joie à l'annonce de chaque peine. (6)

En tant qu'Américain, j'envie les Argentins. Préparez le grand écran sur The Mall à Washington. Nous diffuserons les procès de Bush, Cheney, Rumsfeld et Obama. Et Henry Kissinger, soutien indéfectible de la junte argentine - une de ses contributions, parmi tant d'autres, à un monde meilleur. Sans oublier les dirigeants de Goldman Sachs, JP Morgan, Bank of America, et Enbridge Inc. Leur infliger des amendes ne sert à rien. Il faut leur infliger des années de prison, beaucoup années.

Sans l'emprisonnement de ces gens, rien de changera. C'est devenu un cliché, mais nous voyons bien que rien ne changera sans leur emprisonnement. Et les choses continuent à s'empirer, sur le plan financer comme sur le plan impérial.

(...)

William Blum 
Killing Hope 


http://killinghope.org/bblum6/aer107.html 
Traduction « on pourrait pas les faire fusiller par un peloton d’Al-Qaeda ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles 

(1) Peter Dale Scott, "Bosnia, Kosovo, and Now Libya : The Human Costs of Washington’s Ongoing Collusion With Terrorists", The Asia-Pacific Journal : Japan Focus, August 7, 2011 
(2) Camp Bondsteel entry on Wikipedia 
(3) Washington Post, January 27, 2012 
(4) Enbridge entry on Wikipedia ; Washington Post, July 29, 2012 
(5) Reuters, July 31, 2012 (6) Associated Press, July 6, 2012

Le siècle menteur de Panetta



Prendre une figure médiocre  aux pouvoirs considérables est le symbole de la politique U.S et la France ne réagit que peu à cette situation, tout comme ces journalistes parisiens  qui viennent de s’apercevoir que leur confrère en « mission » à Damas, a été tué par une balle des « rebelles syriens », et  exposé  pour faire retomber sa mort à charge du « régime » ! Comme le dit une journaliste de Russia Today, tout n’est pas  si net qu’on veut le faire accroire !
     La raison d’Etat va bien sûr étouffer l’affaire.
Ce « siècle de Panetta » est celui du culot ; ainsi le secrétaire à la défense qui arme les ennemis de la Syrie reproche à l’Iran d’entraîner non   pas les forces syriennes, -ce qui est on ne peut plus légal, mais « les milices » du régime ; le terme est péjoratif, et les preuves sont inutiles, mais cela montre que lorsqu’une explosion a lieu en Syrie, c’est l’immeuble iranien que l’on veut atteindre.
 Tout se passe comme si le désordre syrien avait été l’œuvre de l’Iran ! C’est le monde renversé !
 Le siècle de Panetta est aussi celui de la « dronophilie », selon  un talk show de la chaîne  russe qui réunissait adversaires et partisans de l’arme US, dont on apprend qu’elle n’a jamais reçu l’approbation du congrès, qu’elle  causa 53 morts sous l’administration Bush et 400 sous celle du Prix Nobel de la Paix , locataire de la Maison Blanche ; pareille arme, justifiée d’abord humainement parce qu’elle évite des « pertes » américaines –tout comme fut  présentée ainsi l’agression atomique contre le Japon civil-, et qu’elle supprime des « militants » du terrorisme : que cela se produise dans des pays avec lesquels les USA ne sont pas en guerre, comme le Yémen ou le Pakistan ne semble pas causer de difficultés légales aux juristes américains, ni même la difficulté d’identifier et de prouver la culpabilité d’un activiste dans la préparation éventuelle d’un spectacle macabre de 11 septembre ! A cela s’ajoute que les dommages collatéraux englobant tous les hommes autour, suspects d’être des complices du « militant » en question, font de cette affaire une imposture criminelle !
  « Puis-je vous poser une question » interrompt l’animateur de RT- «  comment pouvez-vous justifier en droit international de telles pratiques d’exécutions sur un territoire étranger, sans du reste avoir un dossier suffisant ? » Bref la réponse est un aveu de taille : le 11 septembre nous met au-dessus des procédures ordinaires, car nous avons affaire à une terreur et il s’agit d’agir préventivement ! Autant affirmer que le sens du 11 septembre et de l’invention d’un terrorisme insaisissable, permet d’étreindre le monde dans sa propre terreur, et ainsi, au siècle de Panetta, fleurit un arbre de la justice, aux fleurs couleurs de sang, mais sans enracinement réel : c’est l’arbitraire qui organise et détruit, car  l’on se calque sur une figure de terrorisme qui devient son propre miroir !
    >Il semble, à voir l’assurance du secrétaire d’Etat US que le sens d’une preuve lui échappe, et les historiens de l’impérialisme US –successeur du Britannique- c’est-à-dire voulant occuper le monde- peuvent depuis  l’incident du navire américaine Le Maine, à la Havane, qui servit de prétexte à l’invasion et de Cuba et des Philippines espagnoles, jusqu’à Pearl Harbour et à l’incident de la fausse attaque des navires US dans le Golfe du Tonkin, tout soit rodé au Pentagone !
     L’audace de M. Panetta est plus obsessionnelle que celle de Mme Clinton : à chaque événement, le secrétaire  à la défense pointe l’Iran, tout comme les policiers du Conseil de Coopération du Golfe voient la main iranienne dans la révolte de Bahreïn, certainement aussi dans certains lieux d’Arabie Saoudite : la résistance syrienne à l’invasion-subversion n’aura point d’autre explication, sinon comment justifier qu’une tyrannie occupée de bombardement de son peuple puisse durer ?
       Cet art de convertir ses propres crimes en ceux d’autrui fait du Panettisme une forme de dialectique redoutable, d’illusionnisme  bien plus terrible que les jérémiades des tribuns ou colons sionistes que tout un chacun craint, mais que peu croient au fond d’eux-mêmes.
      Le siècle de Panetta est celui de l’inversion des valeurs :
1.   Un pays qui a déjà sans utilité militaire usé de l’arme atomique et son allié oriental armé jusqu’aux dents et menaçant –selon le dernier scénario dit « opération Samuel » de faire retomber le monde imaginé en temple des Philistins sur les épaules du peuple favori des New Yorkais, - pointe du doigt l’Iran comme un danger international.

2.   Une presse disciplinée caricature un « régime » syrien au point de faire honte aux Musulmans qui s’aviseraient de porter secours à leur voisin, comme il est connu dans la morale inspirée par les Hadiths prophétiques ! Et ceci touche naturellement le Christianisme subsistant en Occident puisque dans le périodique « La Croix » l’on peut lire  un appel raisonnable et charitable des frères maristes d'Alep (organisation religieuse  catholique d'enseignement née au 19ème siècle à l'Ouest de la France pour rechristianiser le pays) présents en Syrie à "arriver à une solution politique qui éviterait au pays plus de destruction" (page 3) .  , cependant que la rédaction parisienne  laisse faire du Président Assad le même portrait que l’on faisait du sultan ottoman Abd Ul Hamid à la fin du 19ème siècle! Le chapeau du ridicule est ainsi porté par un ancien diplomate dont le nom de plume est Ignace  Leverrier, ce mardi 14 août: "Bachar ..est capable de tuer davantage, de rayer des villes de la carte.." (sic) peut-on y  lire en grosse lettre bleue! 
3.   Un point de vérité cependant, dans les carnets de Théodore Herzl, il est précisément
marqué que le « sultan rouge » (du sang versé) aurait déclaré au pèlerin sioniste que de son vivant, jamais il ne tolèrerait le découpage de la Palestine. Un tel courage se retrouve aussi dans ..les pro-Assad, comme on dit, dont la lutte est un démasquage de la cruauté du siècle menteur de Panetta !

Pierre Dortiguier

dimanche 12 août 2012

À la recherche de la nouvelle star qaïdiste!



Qaidistes de tous les pays, unissez-vous, vous n’avez rien à perdre que votre trac. Après la Bosnie, la Tchétchénie et l’Afghanistan, l’Occident est tombé amoureux de vous tous, une fois de plus – un grand moment.

Et si toute preuve supplémentaire était nécessaire, la voilà – directement de la bouche de l’establishment US, incarné par le Council of Foreign Relations (CFR). [1]
Comment il est charmant d’apprendre que «les bataillons de l’Armée Syrienne Libre (ASL) sont fatigués, divisés, chaotiques, et inefficaces. Abandonnées par l’Occident, les forces rebelles sont de plus en plus démoralisées… Al Qaïda, cependant, peut aider à améliorer le moral. L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat de l’Irak, le financement des sympathisants sunnites dans le Golfe persique, et surtout, des conséquences mortelles. En bref, l’ASL a besoin aujourd’hui d’Al Qaïda».
Maintenant, nous allons réécrire ce qui précède et le placer? au milieu des années 2000, en Mésopotamie. «La résistance sunnite irakienne est fatigué, divisée, chaotique et inefficace. Se sentant abandonnées par le monde arabe, les forces rebelles sont de plus en plus démoralisées dans leur lutte contre l’armée la plus puissante de l’histoire. Al Qaïda, cependant, peut améliorer le moral. L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat de tous les coins du monde musulman, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des conséquences mortelles. En bref, le résistance sunnite irakienne contre l’occupation US a besoin aujourd’hui d’Al Qaïda».

Imaginez les hurlements d’horreur, à travers l’Occident, si quelqu’un avait proposé cela, il y a quelques années. Comment est-il, humainement, possible de soutenir des «terroristes *» ?

C’est simple : aussi longtemps que ces «terroristes» sont «nos bâtards**».
Le messager de «terro», dans ce cas du CFR, est un certain Ed Husain, décrit comme «attaché supérieur d'études sur le Moyen-Orient» au CFR. Avant de mettre en place le premier laboratoire d'idées de contre-terrorisme en Grande-Bretagne, il était «un militant de la Jamat-e-Islami, du Hizb ut-Tahrir (HT), et d'organisations écrans des Frères Musulmans au Royaume-Uni». Mais grâce à Allah, il s'est repenti, et est devenu «un critique sévère de l’extrémisme et l’islamisme».

La Syrie prouve une fois de plus que l’Occident aime les transfuges. Pourtant, notre transfuge islamiste prend soin de couvrir ses arrières, en ajoutant, «le calcul tacite des décideurs politiques est de se débarrasser d'abord d’Assad – affaiblissant ainsi la position de l’Iran dans la région – et de négocier ensuite avec Al Qaïda plus tard».

Évidemment, notre transfuge – qui parle arabe et est «familier» avec l’ourdou – doit croire que le «blowback» (retour de manivelle) est un film porno (en fait, il est également). Même les nourrissons savent qu’après le djihad afghan des années 1980, les USA, l’Arabie saoudite et le Pakistan ont obtenu leur changement de régime à Kaboul. Ils ont également obtenu les Taliban, Oussama ben Laden, Ayman Al Zawahiri et le«terro» mondial.

Maintenant, j’ai une raison d’être patient.

La Syrie est aujourd’hui l'ultime version du morceau Holiday in the Sun (le remix qaidiste) des Sex Pistols : un aimant pour des Libyens, des Jordaniens, des Saoudiens, des Algériens, desTchétchènes, des Af-pakis, et même des Britanniques aux forts accents londoniens. [2]

Ils se battent aux côtés des Salafistes-wahhabistes syriens, comme cet Abou Bakr, qui vient d’avoir ses 15 minutes de gloire, sur Reuters. [3]

Interrogé sur ses plans futurs, Abou Bakr a admis : «Je ne veux pas imposer dans l'immédiat la charia et commencer à couper les mains des gens qui ont volé. Je crois en la charia. Mais si nous l’imposons à la population, nous allons créer la peur. Nous devons rassurer les minorités que nous les traiterons bien».

Le mot clé ici est, bien sûr, «dans l'immédiat» D’abord, nous nous débarrassons du sanguinaire dictateur et de son régime maléfique. Nous nous réservons de couper les mains et de décapiter les infidèles alaouites, chrétiens, druzes et kurdes, pour plus tard.

Composant la farce d’une ASL, totalement, infiltrée, par des djihadistes, et dans le cas de nombreux gangs ou brigades, dominant, en réalité, tout cela, les grands médias occidentaux ne font pas de prisonniers, en vendant la notion d'une présence de la CIA, sur le terrain, en train d’exécuter l'innocent travail consistant à séparer le bon grain de l'ASL de l’ivraie djihadiste, arbitrant sur qui doit recevoir les valises de dollars US.

Croyants, prenez note : les armes de destruction massive de Saddam Hussein sont, à présent, en vente, sur Ebay.

Apparemment, personne n’a rien raconté à la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton – auteure de la célèbre phrase «Nous sommes venus, nous l’avons vu, il est mort» [lorsqu’elle a été mise au courant de la mort de Kadhafi, NdT] – à propos de ce «monkey business» (affaires louches) djihadiste. [4]

Elle persiste et signe, elle n’aura rien de «la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience de l’Irak», qui valent des éloges à Al-Qaïda. Mais elle l'aura quand même : l’Iran, après tout, reste le Mal Suprême, au-delà de tout Axe possible; d’ailleurs, Washington a besoin d'une tête de Turc fiable, sur qui jeter la faute, dans la mascarade sans fin de la «guerre contre le terrorisme».

Alors oubliez le prochain film de Kathryn Bigelow [réalisatrice US de films sur la violence et les menaces contre l'humanité, NdE] glorifiant le raid contre Oussama Ben Laden, à Abbottabad. «Nous dépensons des milliards de dollars. Et nous ne sommes toujours pas près d’en finir avec notre ennemi».

Vous ne vainquez pas votre ennemi, vous le séduisez et co-optez. Imaginez un remake de l'emblématique Sunset Boulevard de Billy Wilder, avec Norma Desmond jouée par Oussama Ben Laden. «J'étais grande d'habitude. Ce sont les images qui sont devenus petites».

Djihadistes du monde, vous n’avez rien d'autre à perdre que votre collection de discours d’Al Zawahiri sur DVD. Le temps est venu pour vous d’aller en pèlerinage à Hollywood, et enfin d’entrer dans la légende. «Je suis prête pour mon gros plan, M. Ben Laden». Préparez-vous à être submergés par des critiques dithyrambiques.

* Prononciation erronée du mot "terroriste" propre à George W. Bush. [NdE]
** Allusion à la réponse faite par le président Franklin D. Roosevelt à son secrétaire d'Etat qui lui avait dit : "Somoza (dictateur du Nicaragua) est un bâtard !": "Oui, mais c'est notre bâtard". [NdE]


Pepe Escobar



Notes de l'auteur :
1. Voir Council of Foreign Relations.
2. Voir rapport ici.
3.Voir ici.
4. V. dépêche Reuters ici.
5. Voir 
ici
Date de parution de l'article original: 10/08/2012

Traduit par Saïd Ahmiri

samedi 14 juillet 2012

"Amnesty International" et "Human Rights Watch": les mercenaires de l’Empire...



Sous la présidence d'Obama, l'impérialisme étasunien a endossé les habits de protecteur des peuples de la planète, grâce à une rhétorique humanitaire, bien ficelée, qui sert, aujourd'hui, à enrober chaque agression, chaque violation de la loi internationale, chaque guerre de pillage et/ou de conquête.

Les anciens colonisateurs européens et leurs cousins d'Amérique, naguère enrichis par le génocide des Indiens et l'esclavage africain, veulent nous faire croire qu'ils protègent aujourd'hui les peuples qu'ils massacraient hier. Mais si la liberté, voire, la vie, des peuples de couleurs ou non-chrétiens, n'avaient, jusqu'ici, que peu d'intérêt, pour les défenseurs des valeurs démocratiques, force est de constater que, dans la configuration géopolitique actuelle, les droits de l'Homme sont devenus le mot d'ordre de l'Empire. Et les soi-disant organisations occidentales spécialisées dans la défense des droits humains occupent une place stratégique de premier plan.

Parmi ces organisations, "Amnesty International" et "Human Rights Watch". Elles dépensent ainsi toutes les deux une grande partie de leur énergie à soutenir les États-Unis et leurs affidés, pourtant bien connus, pour piétiner allégrement la souveraineté des pays les plus faibles, comme s'ils incarnaient, à eux seuls, le droit international.

Á la mi-mai, des milliers de manifestants pacifistes ont protesté contre le sommet de l'OTAN, à Chicago. Dans le même temps, Amnesty International organisait un contre-sommet dont les rangs étaient formés de militants favorables à l'intervention de l'Oncle Sam en Afghanistan. La tristement célèbre Madeleine Albright, qui estimait il n'y a encore pas si longtemps que la guerre en Irak et l'embargo, pourtant responsable de la mort de milliers d'enfants, se justifiaient, s'est naturellement joint à ce macabre cortège.

L'ancienne secrétaire d'Etat (sous l'ère Bush, excusez du peu) et l'ONG ont depuis estimé que la présence étasunienne, en Afghanistan, devait se prolonger autant que nécessaire pour le bien des femmes afghanes. Un exemple parmi d'autre de la collusion entre les uns et les autres...

Et une position d'autant plus incompréhensible que les États-Unis ont dépensé des milliards de dollars, dans une joint-venture avec le Pakistan et l'Arabie saoudite, pour aider les islamistes à renverser le Président Mohammed Nadjibullah, qui, soutenu par l'Union soviétique et animé par des idées progressistes, avait, pourtant, plaidé la cause des femmes afghanes.

Aujourd'hui, "Amnesty International" et "Human Rights Watch" accusent, de concert, la Chine et la Russie d'être des ennemies des droits humains, en Syrie, parce que ces pays ont, tous deux, refusé de jouer la carte de l'intervention militaire, dont on connaît, désormais, les conséquences en Libye. Lorsqu'"Amnesty International" et "Human Rights Watch" font, activement, campagne, en faveur d'une guerre, il est curieux de constater que cette dernière colle, systématiquement, aux plans de l'Empire.

Ces deux organisations humanitaires ont fourni une grande partie des munitions, durant la guerre aux rebelles libyens, tout en se faisant caisse de résonnance de la propagande étasunienne, en faisant croire au monde entier qu'un massacre imminent allait se perpétrer à Benghazi. Ces deux associations pratiquent, en réalité, l'imposture, à l'échelle planétaire, feignant, d'un côté, de s'occuper des droits humains et soutenant, de l'autre, les États-Unis et leurs affidés, dans leurs guerres impérialistes, tout en se drapant des oripeaux du droit international.

"Amnesty International" et "Human Rights Watch" sont, bel et bien, de parfaits mercenaires de l'Empire.

Capitaine Martin

samedi 7 juillet 2012

Un mort vivant syrien présent à la Conférence de François Hollande



Plus c'est gros, plus ça passe. On savait déjà que l'Occident était doué en matière de désinformation, mais là, c'est le ponpon.

Khaled Abou Saleh est un hom me aux mille visages, il a été correspondant pour Al-Jazeera et CNN. Il fut parfois médecin, secouriste, il fut parfois manifestant, il fut parfois un activiste politique. On le retrouve parfois blessé, parfois mort. Il est même parfois un représentant syrien !

Mais mieux que tout, l'homme-caméléon aparticipé à la conférence des "amis" de la Syrie président par Hollande le 6 juillet 2012 !

Bon bé, tout va bien. Eh oui, c'est énooorme, et pourtant, ça passe.


Joseph Kirchner pour WikiStrike


mardi 12 juin 2012

Mohamed Merah dans sa vidéo testament se dit innocent


Mohamed Merah, "le tueur au scooter" qui a assassiné sept personnes en mars dans le sud de la France, affirme avoir été manipulé et avoir découvert juste avant sa mort qu'un de ses amis, qu'il pensait être un jihadiste, était un agent des services français, selon deux vidéos dont un quotidien algérien affirme avoir obtenu une transcription. "Je suis innocent. Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français", dit Merah, 23 ans, dans cette vidéo-testament où il se filme lui-même peu avant d'être tué par la police, selon une traduction en arabe de ses propos publiée par le quotidien arabophone. Ce "Zouheir" faisait selon le même journal partie de l'équipe qui tentait alors de négocier sa reddition alors qu'il était enfermé dans son appartement à Toulouse, assiégé par les forces de sécurité, après avoir assassiné trois militaires français et quatre personnes, dont trois enfants. "Tu m'as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J'aurais jamais cru ça", lance le "tueur au scooter" à l'adresse de "Zouheir". "Va en enfer espèce de traître, ajoute-t-il. "Vous allez me tuer sans aucune raison. C'est vous qui m'avez entraîné dans cette situation. Je ne te pardonnerai jamais". Aujourd’hui, le parquet de Paris a annoncé avoir demandé communication de ces enregistrements vidéo qui sont cités dans la plainte pour meurtre déposée hier par le père de Mohamed Merah et visant implicitement la police française.


S. Bilé

jeudi 31 mai 2012

Les mensonges de la BBC


Le média public anglais BBC pris en flagrant délit de mensonges en Syrie. Pour illustrer un article sur le prétendu massacre de Houla en Syrie attribué à l'armée syrienne, elle a pris une photo prise le 27 mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad par le photographe italien Marco Di Lauro.

Bon avec eux nous sommes habitués à leurs mensonges répétitifs. Les médias occidentaux ont beaucoup menti sur la situation en Côte d'Ivoire, en Irak, en Libye, en Syrie et ne sont pas prêts de s'arrêter en si bon chemin.

mercredi 23 mai 2012

Crise en Grèce, censure sur Arte (lettre ouverte)



Sous ce titre de notre choix, nous publions, avec l’autorisation de son auteure, une lettre de Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια (Acrimed).
Chères amies, chers amis,
Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe ?
Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas mes yeux : le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successifs ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu ! Si vous regardez attentivement, vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non-fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat.
De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui n’est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et d’autre part ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur.
Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi ?
Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée "dans les conditions du direct" deux heures et demie avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation gréco-allemande ?
Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers - peut-être même moins - de celui de monsieur Prévelakis. Celui-ci, avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de donner à Sarkozy (!) la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission.
Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, madame Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe.
Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste ?
Voilà bien des questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante.
Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien.
Vicky Skoumbi,
rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια

lundi 2 avril 2012

A Toulouse, un balcon bien encombré

Il suffisait de regarder davantage. La preuve du mensonge policier était devant mes yeux, là, dans... Paris-Match, qui a un intérêt à faire disparaître au plus vite l'exemplaire de la semaine s'il ne veut pas le transformer comme preuve à charge contre le pouvoir en place. Dedans, en effet, il y a une photo, qui prouve l'impossibilité de la thèse officielle énoncée par Claude Guéant, qui avait dû s'y reprendre à deux fois fois pour la divulguer aux journalistes, devant la forêt de micros que jevous avais montrée. La photo, c'est celle du balcon d'où est censé s'être jeté Mohamed Merah. Un balcon qui ne fait pas trois mètres de large, et où stationnaient en armes au minimum trois policiers. Juste sur le bord de ce balcon, les preuves de quatre tirs de sniper ayant raté leur cible. Toutes les vidéos montrant l'assaut, prises par des voisins, avaient été faites sous un angle où ce fameux balcon n'apparaissait pas. Il n'y avait aucune image de disponible, sauf, aujourd'hui, celle-là. Il y a cinq ans, j'avais écrit un article montrant une photo prise à la Gare du Nord démontrant que la police l'avait laissée se faire saccager : elle était en une du Figaro. La presse censée soutenir Nicolas Sarkozy, a force d'avoir trop voulu en faire, est celle qui le condamne le plus en montrant ses manipulations : étrange paradoxe. Place donc à ce cliché mémorable :





Cette vue rend impossible la thèse officielle d'un Merah traversant son salon en tirant pour aller se jeter, toujours en tirant, sur le sol en bas de ce même balcon. Impossible. Soit les policiers sont rentrés entre temps, ce qui semble impossible par la seule porte existante (imaginez la bousculade) soit ce sont eux qui se retrouvent obligés de sauter pour laisser le tueur toulousain faire son dernier saut de Lucifer (avec pirouette pour éviter les échelles). Impossible. Une seule photo, et tout s'écroule ; et c'est celle-là la bonne. Et je ne vous parle pas de la thèse du sniper, qui en ce cas, aurait vraimenr été adroit, pour éviter... ses collègues dans un espace aussi restreint. A voir les traces des quatres tirs sur le béton du balcon, on peut penser que l'initiative eût été aventureuse.

Je ne vous parle même pas de la précédente, qui remet en cause la phrase désormais célèbre d'Amaury de Hautecloque avec ces "armes non létales". Visiblement, les policiers du raid n'ont pas en main des lance-pierres. Mais ont leurs HK, dont un modèle est siglé..."UMP" (ici c'est un G-36C "Commando") à chargeur transparent de 30 cartouches. Et tous ceux qui escaladent les échelles en premier en sont munis. Il y en a même un muni d'un respirateur.

Paris-Match, avec sa volonté d'en faire trop, vient d'enterrer l'explication officielle donnée à l'assaut de l'appartement de Mohamed Merah. On a bien affaire à un mensonge, qui devient de facto, par cette seule photo, mensonge d'Etat.

Morice

samedi 31 mars 2012

Merah : les non-dits d'une très louche "affaire"!


La version officielle du dénouement final du drame de Toulouse est, comme tant d’autres récits officiels concernant les « attaques terroristes islamiques », remplie d’incohérences, et quiconque aurait des velléités d’y croire devra faire une sacrée gymnastique mentale.

Mohamed Merah, Français de 23 ans d’origine algérienne, amateur de voitures, carrossier dans un garage automobile, avait voulu s’engager dans l’armée française pour « défendre le drapeau français » mais avait été rejeté, faisait la fête en boîte de nuit quelques semaines avant sa prétendue folie meurtrière, avait des antécédents de délits mineurs, et devait voir le juge en avril pour une histoire de conduite sans permis. Il se serait aussi rendu en Israël, en Afghanistan et auPakistan pour des raisons inconnues à ce jour – peut-être pour y subir un « endoctrinement idéologique ». C’est à peu près tout ce qu’on peut dire sur lui sans tomber dans la propagande douteuse du gouvernement, à savoir l’allégation selon laquelle il serait l’auteur des récentes tueries de Toulouse. Allégation sérieusement mise en doute, un témoin oculaire des meurtres de Montauban ayant déclaré de façon claire que le tireur, qui portait toujours un casque de moto, était « corpulent ».

Ainsi, il y a des chances que Mohamed Merah ne soit pas l’assassin de Toulouse. Mais ne soyons pas trop cyniques ici, et autorisons-nous à penser que, au moins, Mohamed Merah se trouvait bien dans l’appartement où, après un siège de 33 h, il aurait été abattu par un sniper de la police. La version officielle du déroulement du drame s'illustre par lei schéma qui accompagne l'article.Après avoir lu ça et tenté d’en déterminer le niveau de plausibilité, on vous pardonnera si vous avez le cerveau un peu embrouillé. L’appartement de Merah fait 38m2, soit environ 6m sur 6. Selon n’importe quel critère, c’est un lieu vraiment petit pour y mener un assaut, et avec Merah et 15 officiers du RAID suréquipés sur place, ils devaient se sentir légèrement à l’étroit là-dedans. Regardez à nouveau le schéma du déroulement officiel du drame.


Merah se trouvait dans la minuscule salle de bains. Il avait (nous dit-on) trois Colt 45, peut-être un dans chaque main et un autre coincé dans la ceinture de son pantalon. Bon en fait, non, il n’aurait pas pu avoir une des « trois armes » avec lesquelles il a tiré coincées dans son pantalon. Parce que maintenant, voilà qu’on nous dit qu’il était « vêtu d’une djellaba noire et d’un gilet pare-balles » au moment de l’assaut. Au fait, on m’a dit que les Colt 45 étaient des armes très puissantes et qu’il était très difficile de tirer avec précision sans pratique intensive. Le recul de ce type d’arme nécessite de viser à nouveau à chaque fois qu’on tire. Bref, Merah sort de la salle de bains, fait deux pas dans le couloir menant au salon, traverse la pièce en marchant ou en courant, enjambe/saute par la fenêtre tout en tirant frénétiquement, et est alors abattu par un tireur à distance situé à l’extérieur de l’immeuble.

Tout au long de ce court trajet, qui n’a probablement pas pris plus de 5-10 secondes si Merah courait, les 15 officiers du RAID entassés dans cet espace exigu ont tiré environ 300 cartouches avec leurs armes automatiques. Une courte séquence vidéo des quelques secondes de l’assaut durant lesquelles le RAID a déchargé ses 300 cartouches sur Merah, à 11 h 25, tandis que Merah traversait le salon pour atteindre la fenêtre. Aucune de ces balles n’a atteint Merah ni un seul membre du groupe d’assaut. Bon, ce n’est pas tout à fait juste, car selon une source policière, le feu d’artifice final a blessé trois officiers du RAID : « ‪Un policier a été blessé au pied, deux autres sont choqués‬ [...] Quand il est arrivé au sol, il était mort », a déclaré la source.

Même si la source, de même que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, n’iraient pas jusqu’à l’admettre, on peut supposer que les policiers susmentionnés sont tombés en état de choc lorsqu’ils ont réalisé que 300 cartouches tirées avec des armes automatiques dans un 382 avaient toutes manqué leur cible.

Le gouvernement français permet enfin aux reporters de s'approcher du minuscule appartement de Merah (qui a été barricadé pour couvrir les crimes du gouvernement)

Le procureur de Paris chargé de l’enquête, François Molins, a dit aux médias peu après la fin du siège que « tout avait été fait pour interpeller Merah vivant ». Cette affirmation a été répétée ad nauseam par Sarkozy et le ministre de l’Intérieur Claude Guéant. Il s’agit incontestablement d’un mensonge, et la raison pour laquelle j’affirme cela devrait vous paraître claire une fois que vous aurez regardé cette courte séquence vidéo on l’on peut voir l’activité des policiers à l’arrière de l’appartement, séquence filmée par un voisin de Merah :

Le voisin qui a filmé cette vidéo affirme savoir précisément à quel moment elle a été filmée parce que la police avait lancé plusieurs « flashbangs » à ce moment-là. Il était environ 8h du matin, trois heures avant le supposé « feu d’artifice » final. Si des officiers du RAID ont pu pénétrer dans le minuscule appartement de Merah à 8h du matin et en ressortir 25 secondes plus tard avec un air du genre « rien à voir ici », pourquoi n’auraient-ils pu lancer quelques bombes lacrymogènes ou autre agent incapacitant (des gaz endormissants par exemple), armes que ce genre de « forces de l’ordre » ont certainement à disposition dans leur arsenal ? Il est clair que Merah ne devait pas sortir de cet appartement vivant. Pourquoi ?

Parce qu’alors, il aurait été en mesure de dire la vérité – à savoir qu’il n’a pas abattu ces trois soldats ni l’enseignant et les enfants de l’école juive. Vivant, il aurait pu raconter qu’il avait été contacté en prison par les services de renseignement français, qui lui avaient proposé un « marché », dans lequel il devait, en tant que musulman, se rendre en Afghanistan « sous couverture » pour rapporter des informations aux renseignements concernant les activités de certains groupes. Un processus de« sheep dipping » consistant à lui fournir une seconde identité/une double vie qui pourrait être utilisée contre lui par la suite. Il aurait pu raconter qu’on lui avait arrangé un voyage en Israël et qu’il était entré en contact avec les renseignements israéliens. Pour avoir une idée de ce que pourrait cacher l’histoire de Mohamed Merah, l’histoire d’Umar Farouk Abdulmutallab, alias le terroriste au slip piégé, est un excellent point de référence : Abdulmutallab, un jeune Nigérien influençable, avait été escorté dans l’aéroport jusqu’à la porte d’embarquement, sans passeport et avec des bombes dissimulées sous son slip, par un homme « bien habillé » qui était manifestement un membre des renseignements US.

Merah aurait pu nous dire qu’à 3 h du matin, le 21 mars 2012, il dormait dans son appartement. À son réveil, au milieu de la nuit, il a vu des hordes de policiers cerner son immeuble. Il a allumé la radio et la télé, et a réalisé qu’on l’avait pigeonné, c’est-à-dire qu’on s’était arrangé pour le faire accuser des meurtres de Toulouse. Il aurait pu raconter comment, après que les policiers eurent coupé l’électricité et l’eau, et lancé des grenades, il avait passé le reste de la nuit et le lendemain dans l’angoisse et la terreur. Comment, à 22 h 45 le lendemain soir, il commençait à craquer, terrassé par les tactiques de pression psychologique que la police utilisait depuis bientôt 24 h.
Tard dans la soirée du 21 mars, la police a fait exploser les volets de l’appartement de Merah avec une grenade. Peu après, deux détonations ont retenti. Puis Merah n’a plus rien dit. Vous pouvez déduire le reste par vous-même.

Il est pratiquement certain que Merah a été abattu à ce moment-là. Les 12 heures qui ont suivi et le « feu d’artifice » ridicule illustré plus haut ne sont rien de plus que du cinéma, destiné à maintenir les Français dans un état de fascination et de peur, et à permettre aux forces de sécurité et aux politiciens de gagner du temps pour accorder leurs violons sur la version officielle à nous servir. Le problème est qu’ils ont un peu de mal à le faire, apparemment. D’après une « source judiciaire » citée le vendredi 23 mars, Merah a désormais été abattu de deux balles – deux blessures par balle dans la tempe gauche et à l’estomac. Son gillet pare-balles a également pris plusieurs balles, nous dit-on. D’un autre côté, selon le chef du RAID Amaury de Hauteclocque, la police qui se trouvait dans l’appartement de Merah n’avait que des armes non létales, mais bon, 300 cartouches ont été tirées, apparemment par Merah (nous dit-on cette fois), avec ses trois Colts 45. Le chef du RAID a déclaré quelque chose qui contredit d’autant plus la version officielle, c’est le moins qu’on puisse dire :

« Nous avions alors engagé uniquement des armes non-létales. J’avais donné l’ordre de ne riposter qu’avec des grenades susceptibles de le choquer. Mais il a progressé dans l’appartement, et il a tenté d’abattre mes hommes qui étaient placés en protection sur le balcon. C’est probablement l’un des snipers qui l’a alors touché ».

Les grenades incapacitantes sont des flashbangs. On ne peut pas les lancer avec des fusils automatiques, ceux dont on nous dit (jusque-là) qu’ils ont été utilisés par les officiers du RAID contre Merah. La remarque ambivalente et désinvolte de Hauteclocque selon laquelle « C’est probablement l’un des snipers qui l’a alors touché » n’est vraiment pas crédible. Est-il en train de nous dire qu’il ne sait pas qui a tué Merah ?



Rien dans cette histoire que nous servent le gouvernement et les médias français n’a de sens. À l’étranger, les médias rapportent encore les propos de la police française, selon lesquels Merah « a ouvert le feu [sur nous] avant de sauter par la fenêtre de son appartement situé au rez-de-chaussée », continuant à tirer alors qu’il était en train de tomber. « Il a été abattu d’une balle dans la tête. » Vraiment ? Alors pourquoi, d’après cet article, son corps présente-t-il des impacts aux bras et aux jambes ?

À ce stade, il est clair qu’ils ressassent mensonge sur mensonge, espérant que les gens auront trop peur ou auront l’esprit trop confus pour tirer de cette saga une chronologie logique des événements. Bien entendu, ils ont réponse à tout. Interrogé sur la raison pour laquelle le gouvernement n’avait pas arrêté Merah avant, étant donné qu’il était pisté et qu’on avait retracé ses « liens connus avec Al-Qaïda », le Premier ministre français a donné cette excuse désinvolte et hypocrite : [‪il n'existe] « aucun élément permettant d’appréhender Mohamed Merah »‬, [a déclaré M. Fillon sur RTL.] « On n’a pas le droit dans un pays comme le nôtre de surveiller en permanence sans décision de justice quelqu’un qui n’a pas commis de délit (…). Nous vivons dans un État de droit. »

Dans l’article que j’ai coécrit avec Niall Bradley sur l’organisation étatique « chasseuses de sectes » alias MIVILUDES, j’ai expliqué de façon assez claire et détaillée que le véritable but de la fabrication d’une hystérie liée aux « sectes » en France était, en essence, de contrôler les pensées et les croyances des Français. L’influence nocive et oppressante d’organisations comme la MIVILUDES reste toutefois limitée aux domaines des croyances et pratiques thérapeutiques et religieuses alternatives. Maintenant, grâce à cette attaque « terroriste islamique » bidon à Toulouse, Sarkozy et ses alliés ont créé les conditions grâce auxquelles ils pourront étendre leur contrôle aux croyances politiques.....

Joe Quinn

Source : Sott.net