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jeudi 31 mai 2012

Les mensonges de la BBC


Le média public anglais BBC pris en flagrant délit de mensonges en Syrie. Pour illustrer un article sur le prétendu massacre de Houla en Syrie attribué à l'armée syrienne, elle a pris une photo prise le 27 mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad par le photographe italien Marco Di Lauro.

Bon avec eux nous sommes habitués à leurs mensonges répétitifs. Les médias occidentaux ont beaucoup menti sur la situation en Côte d'Ivoire, en Irak, en Libye, en Syrie et ne sont pas prêts de s'arrêter en si bon chemin.

mardi 20 mars 2012

Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie


Un haut fonctionnaire français a invité , le 19 mars 2012, des journalistes arabes basés à Paris pour leur révéler la bataille qui se livre actuellement au sein du gouvernement français en général et du Quai d’Orsay en particulier à propos de la Syrie.

Selon cette personnalité, l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier, dont l’ambassade vient d’être fermée et qui est rentré à Paris, a pris a parti son ministre devant ses collègues. Il a accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie.

Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.

Durant les mois qui suivirent, les incidents opposant Éric Chevallier et Alain Juppé ne cessèrent de se multiplier, jusqu’à l’affaire des otages iraniens et la mort du « journaliste » Gilles Jacquier. À cette occasion, l’ambassadeur reçu l’ordre d’exfiltrer les agents de la DGSE travaillant sous couverture de presse. Il réalisa l’importance de l’action secrète entreprise par Alain Juppé [1].

Ancien ministre de la Défense, Alain Juppé a semble t-il conservé de solides amitiés au sein des services militaires dont certains agents lui restent dévoués.

La même source assure que des rapports de l’ambassadeur auraient été négligés ou falsifiés et que celui-ci, pour étayer ses dires, aurait fait parvenir au Quai des rapports d’homologues européens attestant tous que la Syrie n’est pas confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation par des groupes armés venus de l’étranger. À son arrivée à Paris, Éric Chevallier aurait demandé une enquête administrative interne pour confondre son propre ministre.

Ces révélations en appelant d’autres, un autre haut-fonctionnaire a révélé qu’Alain Juppé n’est pas seulement en conflit avec son administration, mais aussi avec ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Claude Guéant et Gérard Longuet auraient non seulement négocié avec le général Assef Chawkat l’exfiltration des agents français présents dans l’Émirat islamique de Baba Amr, comme le Réseau Voltaire l’a relaté [2], mais aussi la libération de trois commandos français détenus par la Syrie [3].

Dimanche 18 mars, le quotidien pro-syrien Ad-Diyar, édité à Beyrouth, a confirmé que trois prisonniers français ont été remis au chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Édouard Guillaud, lors d’un déplacement au Liban, prétendument effectué à l’occasion de la réorganisation du contingent français de la FINUL. Selon une source syrienne de haut niveau, l’amiral aurait en échange personnellement veillé au complet démantèlement de la base arrière que les services militaires français avaient installée au Liban.

Le conflit entre l’ambassadeur Chevallier et le ministre Juppé est connu depuis longtemps. Le 4 avril 2011, le journal électronique Rue89 avait publié un article attribué à un auteur franco-syrien anonyme [4]. On pouvait y lire que l’ambassadeur « se serait fait le porte-parole du régime, prétendant que les révoltes de Daraa et Lattaquié sont manipulées depuis l’étranger et que les médias mentent sur la réalité ». Dix jours plus tard, c’était au tour de Georges Malbrunot d’affirmer sur son blog du Figaro que l’ambassadeur « est complètement basharisé » [5]. Enfin, le 5 mai, France24, la chaîne placée sous la tutelle d’Alain Juppé, avait accusé l’ambassadeur de « minimiser la révolte » [6]

Le conflit entre le chef d’état-major des armées et Alain Juppé est également connu depuis longtemps. L’amiral Edouard Guillaud n’avait pas apprécié qu’Alain Juppé, alors ministre de la Défense, planifie à l’avance le renversement de Mouammar el-Kadhafi. Avec le discret soutien de son nouveau ministre de tutelle Gérard Longuet, il avait fait savoir publiquement son désaccord lorsqu’il avait reçu instruction de mobiliser les forces françaises contre la Libye.

Quant aux relations Guéant-Juppé, elles sont notoirement exécrables. On se souvient qu’avec l’arrogance qu’on lui connaît Alain Juppé avait posé comme condition pour son entrée au gouvernement Fillon que Claude Guéant quitte le secrétariat général de l’Élysée parce qu’il ne voulait pas avoir à lui parler.

Après l’accord survenu entre Washington, Londres et Moscou pour calmer le jeu en Syrie, Alain Juppé peut toujours compter sur l’appui d’Ankara, de Riyad et de Doha, ainsi que sur les principaux médias, mais se trouve isolé en France et privé des moyens nécessaires à sa politique … à moins, bien sûr, que le président Sarkozy ne pousse à la guerre pour faire remonter dans les sondages le candidat Sarkozy.


[1] « Le fiasco des barbouzes français à Homs », par Boris V., Komsomolskaïa Pravda, 18 janvier 2012, version française de New Orient News disponible sur le site du Réseau Voltaire.

[2] « Les journalistes-combattants de Baba Amr », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 mars 2012.

[3] « La France rétablit la censure militaire », Réseau Voltaire, 4 mars 2012.

[4] « À Damas, le régime de Bachar el-Assad prépare un bain de sang », par Sadik H., Rue89, 4 avril 2011.

[5] « Syrie : quand l’ambassadeur de France déjeunait avec la bête noire des frondeurs », par Georges Malbrunot, L’Orient indiscret/Le Figaro, le 14 avril 2011.

[6] « L’ambassadeur de France en Syrie a clairement minimisé la révolte », par Julien Pain et Peggy Bruguière, France24, 5 mai 2011.

mardi 6 septembre 2011

la chaîne Aljazeera intoxique le public avec ses mensonges



Le 06/09/2011, la chaîne Aljazeera annoncé l'entrée des rebelles à Ben Walid, fief de la plus grande tribu en Libye "Worfala" estimée à 1 million et demi de libyens, fidèle à Mouammar Kadhafi.

Elle a aussi montré des images disant qu'elles étaient prise à Ben Walid où on pouvait voir 3, 4 personnes âgées disant que ce sont des chefs de tribu de Worfala avec quelques rebelles entrain de négocier.

Cette information a dû être rallié par les différents chaines d'information sans qu'elle soit vérifié par les médias mensonges.

Aujourd'hui 06/09/2011, le porte parole de la tribu "Worfala" a démenti et a annoncé que cette grande tribu n'allait jamais baisser les armes et qu'elle irait jusqu'à bout afin de nettoyer la Libye de ses traitres de l'OTAN.

Il a aussi appelé les tribus arabes du moyen orient et du maghreb a les rejoindre et a combattre à leurs côtés contre les rebelles et l'OTAN.

mardi 23 août 2011

Libye: Attention à la désinformation!


Une guerre de l'information d'une ampleur digne de régimes fascistes est en cours concernant la Libye. Est ce un hasard si la BBC vient enfin d'avouer le rôle qu'elle a joué dans le renversement en 1953 du régime démocratique de Téhéran ? Idem pour la Libye les médias de masse occidentaux mais aussi Al Jazeerade l'Emir du Qatar, Al Arabya de la Maison des Saoud, TOUS servent de supplétifs à cette vaste campagne de propagande de guerre antidémocratique. 



Pour la Guerre en Libye les puissances coloniales occidentales ont misé dés le début sur une campagne médiatique digne de régimes totalitaires avec le consentement servile des médias de masse qui relaient la propagande concoctée au Pentagone. Ils Substituent leur narration de faits imaginaires agrémentées de vidéos bidon montrant leur supplétifs d’Al Qaeda plantant un drapeau dans des villes supposées conquises ou tirant en l’air ou bien des rassemblements de masses en liesse à la REALITE sur le terrain. Ils pensent ainsi neutraliser l’opinion publique mondiale pour laisser leurs hordes de terroristes d’Al Qaeda dirigés par des forces spéciales de l’OTAN (dont des Français) et de la CIA commettre leurs atrocités contre les civils libyens de Tripoli.

Ce n’est pas par hasard si la radio BBC en Perse vient enfin d’avouer son rôle dans le renversement en 1953 du régime démocratiquement élu de Téhéran. En 1953 un coup fomenté par la CIA avait renversé le gouvernement démocratique du premier ministre Mohammad Mosaddegh permettant la restauration de la monarchie en Iran sous la dictature du Shah Mohammad -Reza Pahlavi renversé lui-même lors de la Révolution islamique de 1979. Le 18 Août date anniversaire du coup la BBC en Perse a diffusé un document avouant preuves à l’appui pour la première fois le rôle que celle-ci a joué comme arme de propagande du gouvernement britannique en Iran.

Le document intitulé Cinemograph détaille comment la BBC avait diffusé des programmes anti Mosaddegh pour saper le pouvoir du premier ministre iranien.

« Le gouvernement britannique a utilisé la radio perse BBC pour promouvoir sa propagande contre Mosaddegh et des informations anti Mosaddegh ont été diffusées en boucle sur les ondes de la radio au point que le personnel perse de la radio s’est mis en grève pour protester contre cela » a affirmé le narrateur de Cinemograph. La Grande Bretagne ancienne puissance coloniale n’avait pas accepté la nationalisation du pétrole iranien par le gouvernement Mosaddegh qui dés le 19 Mars 1951 vit la Grande Bretagne perdre ses plus importantes ressources en pétrole qu’elle contrôlait grâce à la Compagnie anglo iranienne de pétrole.

Le Cinemograph cite également un document classé secret datant du 21 Juillet 1951 dans lequel un responsable du Foreign Office remercie l’ambassadeur britannique pour ses propositions concernant la propagande en Perse suivies à la lettre par la BBC radio Perse pour renforcer sa propagande anti Mosaddegh.

« La BBC a pratiquement évoqué tous les points que vous listez mais ils ont été très heureux d’avoir de votre part des indications de ceux qui serait le plus efficace et arrangeront leurs programme en conséquence » selon le Cinemograph.

« Nous devrions également éviter des attaques contre les classes dirigeantes car il est probable que nous voudrons avoir affaire à un gouvernement soutenu par ces classes si Mosaddegh tombe ».

Le document mentionne aussi que le Foreign Office « devrait remercier l’ambassadeur pour ses commentaires sur la ligne de propagande que nous avons proposée ».

En Libye il est clair que dés le début les médias de masse ont adopté ce même genre de propagande anti Kadhafi malheureusement suivi par des sites internet auto proclamés alternatifs et des mouvements d’extrême gauche qui n’ont pas vu ou pas voulu voir se profiler la guerre coloniale derrière ce qui se prétendait être une « guerre humanitaire » avec l’infâme Résolution 1973 du CSONU qui restera dans les annales de l’histoire comme la plus grande trahison de l’ONU vis-à-vis d’un peuple en l’occurrence le peuple libyen.

Pourtant ce n’est pas faute de pouvoir s’appuyer sur l’expérience passée notamment celle des attaques de l’OTAN contre l’ex Yougoslavie pour balkaniser ce pays dont la puissance toute relative était vécue comme une menace existentielle par l’Allemagne post nazie qui a tout fait pour provoquer des conflits ethniques à l’origine de la guerre du Kosovo dans les années 90.

Depuis hier les médias propagandistes va-en-guerre passent en boucle des affirmations dont la seule source c’est le CNT autrement dit les supplétifs al Qaeda & C° de l’OTAN et de la CIA en Libye. Dès hier soir ils annonçaient l’arrestation d’un voir plusieurs fils de Kadhafi - corroborée par le président de la CPI outil politique au service du colonialisme occidental - sauf que pour le moment aucune photo ou vidéo n’a été publiée d’eux comme cela avait été le cas de Gabgo lorsqu’il a été fait prisonnier par des forces spéciales françaises en Côte d’Ivoire. Pourtant le CNT et son bailleur de fond médiatique l’Emir du Qatar ne sont pas avares de vidéos publiées ensuite en boucle dans les medias de masse propagandistes occidentaux et qui peuvent avoir été filmées à Benghazi tout en affirmant que c’est à Tripoli.

D’après les sites www.voltairenet.org dont le journaliste Thierry Meyssan est sur place à Tripoli et le site canadien www.globalresearch.ca dont le journaliste Mahdi Darius Nazemroaya est lui aussi dans Tripoli ce qui se passe en Libye n’a rien à voir avec la propagande distillée en boucle par les médias occidentaux et leurs supplétifs arabes du Qatar et d’Arabie Saoudite. Le journaliste de Global Research dans une [vidéo] url : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=26119 datée de tôt ce 22 Août fait état de véritables massacres atroces provoqués par les bombardements incessants de l’OTAN.

Autre site d’information russe publiant en anglais [Russia Today] url : http://rt.com/ qui donne lui aussi une version toute différente des faits en Libye et parle de contre offensive des forces de Kadhafi dans Tripoli qui selon le site auraient laissé les rebelles du CNT entrer dans Tripoli pour mieux les piéger, ces derniers seraient acculés dans le centre de Tripoli l’OTAN ne pouvant pas bombarder au risque de tuer ses supplétifs du CNT.

Ainsi selon le Dc Franklin Lamb directeur d’ Americans for Middle East Peace, qui se trouve actuellement dans un hôtel au centre de Tripoli interrogé par RT dit : « j’ai le sentiment que le gouvernement trompe les rebelles en les laissant entrer et s’amuser sur la Place Verte et qu’il va lancer une contre attaque » disant que la fin de la partie était proche. Des troupes loyales à Kadhafi sont entrain de se rapprocher de Tripoli.

Selon RT, Sarkozy pourrait donner l’ordre aux forces spéciales françaises sur le terrain en Libye d’essayer de capturer Kadhafi.

Mireille Delamarre

Reconstruction de la Lybie, une conférence de Berlin bis



Après l’annonce supposée de la victoire des rebelles (forces de l’Otan et insurgés libyens) sur les forces loyalistes de Kadhafi, la France par la voix de son ministre des affaires étrangères Alain Juppé (Journal télévisée de TF1 du lundi 22 août à 20h), annonce l’organisation d’une conférence de Paris, pour décider du sort de la Lybie, ce riche pays d’Afrique du nord. A l’instar de la conférence de Berlin (novembre 1884 à février 1885), qui devait fixer les "règles de la colonisation de l’Afrique et imposer le principe de l’effectivité pour reconnaitre une annexion" (Cf. Acte général de la conférence de Berlin, 26 février 1885), il s’agira certainement au cours de la conférence de Paris, de fixer les règles de la "reconstruction" et de "l’édification d’un Etat de droit" en Libye. Deux siècles séparent ces étapes de la folie prédatrice de l’occident par les armes, l’argent et le droit. Mais à quelques exceptions, le rituel s’annonce être le même. Si aujourd’hui on ne parle plus de la colonisation mais de la mondialisation, ce ne sera plus "Au nom de Dieu Tout Puissant" comme ce fut le cas en février 1885, (cela ne semble plus faire recette) que se signera ce nouvel Acte, mais "Au nom de la Démocratie et des valeurs républicaines", nouveaux concepts de la manipulation symbolique. Et pour le contenu, officiellement l’on nous déroulera des présupposés idéologiques humanistes pour légitimer cette ingérence que l’on justifiera par la défense des droits et libertés ou la volonté «d’accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes», comme jadis. Mais rien n’interdit par ailleurs et surtout pas les déficits publics sous lesquels ploient ces "seigneurs de la guerre" que l’objectif majeur soit de fixer le principe de la récompense de l’effort de guerre. Et pour les morts, l’on saluera leur bravoure et leur sens élevé du sacrifice, comme ce fut le cas en Irak et plus récemment encore en Afghanistan. Et quid de la démocratie qui pourtant avait été alléguée pour justifier cette guerre ? Pas grand-chose certainement, en tout cas rien de concret, on renverra les libyens à mieux disposer d’eux-mêmes parce qu’en tout état de cause on ne peut pas décréter la démocratie. Ainsi "l’axe de la terreur" comme en Irak, aura réussi à déstabiliser la Lybie qui était prospère sous Kadhafi, s’accaparera des avoirs de l’Etat Libyen sous la forme de remboursement de dettes, dont des prêts vite consentis à la rébellion pour faire la guerre et surtout prendra une part importante dans les marchés de reconstruction.

Il n’est plus à démontrer les ravages du système capitaliste marchand occidental sur l’humanité toute entière, ni le désastre de la pensée unique occidentale qui s’efforce vaille que vaille à imposer des normes aux peuples africains en particulier, en faisant valoir leur caractère universel. Mais la leçon que l’"esclave africain" ne cesse de donner au "maître occidental" qui n’a visiblement pas l’intelligence de la comprendre, c’est que si d’aventure il existait un universel, on ne soumettrait pas les autres à cet universel, on le leur soumettrait pour qu’ils puissent s’y reconnaitre, à défaut d’admettre que la réalité de la vie est diversité.

L’histoire nous apprend que la vie est cyclique. L’Afrique berceau de l’humanité a connu la première et une des plus riches et fécondes civilisations de l’humanité, elle subit depuis trois siècles bientôt, sous l’effet successif de l’esclavage, de la colonisation et aujourd’hui de la mondialisation, la domination inhumaine de l’occident, mais l’Afrique renaîtra de ses cendres. Alors inutile aujourd’hui de nous mettre à pleurnicher, à invectiver, ou croire naïvement que nous recevrons des autres des aides qui ne soient pas liées, le ressentiment ne servira pas notre juste cause. Que la douleur que nous ressentons aujourd’hui soit comparée à celle de l’accouchement, où malgré tout, nous travaillons à faire naître notre bébé. La bataille sera rude, sa perspective peut nous apeurer tout autant que la jeune fille qui ressent des contractions qui annoncent l’imminence de l’accouchement, mais elle n’arrête pas de "travailler" pour autant et finalement accouche d’un beau bébé. Face à l’effondrement progressif et inéluctable de la domination occidentale qui épuise ses dernières "armes" (déclassement progressif du symbole du capitalisme occidental, démantèlement des mensonges grossiers des mises en scène politiques), nous devons redoubler de vigilance et nous astreindre à un effort de recollection pour faire revivre notre passé culturel. De nombreux matériaux existent pour nous permettre cette reconstruction. Tout au long du siècle dernier jusqu’à nos jours, des savants et intellectuels africains ont produit des travaux d’une très grande richesse, Nelson Mandela et l’ANC ont donné au monde entier la plus belle leçon de démocratie et de pardon. Il nous reste à exorciser le complexe d’infériorité pour briser la prégnance de la référence unique à l’occident, c’est la voie de l’affranchissement. Au lieu de nous égarer dans une auto flagellation et en accusations somme toutes vraies, nous gagnerons à nous approprier ces connaissances, à nous identifier à ces modèles et surtout à transmettre les enseignements tirés de nos expériences aux générations futures, car c’est à elles qu’appartient l’avenir, l’ère de la renaissance africaine.

L’histoire quant à elle continue sa marche.

A’abell

lundi 4 juillet 2011

Les 5 plus gros mensonges sur l'Afrique



L'Afrique évolue plus vite que l'image que beaucoup ont d'elle. Des préjugés sur le continent noir persistent. Démenti sur 5 idées reçues


Tout n'est effectivement pas rose pour le grand continent noir, mais les idées reçues restent tenaces, notamment en ce qui concerne les conflits, la corruption ou la croissance économique, l'immigration ou le développement.

1. L'Afrique est un continent en proie à la guerre



Faux. Avec 68 conflits actuels répertoriés dans le monde en février 2011, 27 seulement se déroulent en Afrique, contre 36 en Asie.
Les conflits sont définis sur une échelle d'intensité, de «paix instable» à conflit à «haute intensité». Les plus hauts niveaux sont le plus souvent situés en Asie: il y en a aujourd'hui 4, dont un seul en Afrique (en Somalie). Idem pour les conflits de moyenne intensité (8 au total), 2 seulement se situent en Afrique, contre 6 dans les autres continents, Asie (Philipines), Moyen-Orient (Palestine) mais aussi en Russie (Tchétchénie) ou au Mexique. Les territoires disputés entre 2 ou plusieurs parties se chiffrent à 42 en Afrique, contre 68 en Asie. La guerre n'est donc pas propre à l'Afrique et n'a pas de couleur particulière, à part celle du sang, le rouge, la même pour tout le monde.

2. Les migrants africains envahissent l'Europe



Faux. Sur les quelques 200 millions de migrants dans le monde, qui vivent en dehors de leur pays de naissance, il n'y a que 15 millions d'Africains subsahariens résidant en dehors du continent, et seul 1 africain sur 30 a choisi de vivre en France.
A l'échelle mondiale, seulement deux migrants sur cinq s'installent dans les pays de l'OCDE, tandis que les autres vont dans les pays du Tiers-Monde, d'Asie ou du Golfe.
Pour le continent africain, les migrations se font souvent Sud-Sud et non pas Sud-Nord. A l'exemple du dernier conflit en date: si 20.000 Libyens ont amerri sur la petite île italienne de Lampedusa, faisant frémir une Europe de 700 millions d'habitants, le même nombre de Libyens est actuellement réfugié dans le camp de Choucha, en Tunisie, pays de 10 millions d'habitants. A cela, il faut ajouter 50.000 autres Libyens répartis dans le petit pays du jasmin, et 350.000 subsahariens.
En fait, en Afrique, les conflits ou les problèmes économiques engendrent plus souvent des déplacements latéraux. Des milliers de Libyens sont réfugiés en Egypte ou en Algérie. Les populations du Darfour soudanais vont au Tchad, les réfugiés rwandais dans les pays voisins et à Tamanrasset, ville du Sud Algérien, où 20 nationalités africaines cohabitent, représentant 40% de la population de la ville. Le Sénégal ou la Côte d'Ivoire accueillent bien plus d'immigrés africains que la France, qui elle-même accueille moins d'Africains que la Belgique par exemple, qui elle, est au bord de la «guerre civile» —un conflit entre «blancs».

3. L'Afrique est surpeuplée



Faux. Ce n'est pas le continent le plus peuplé. Il l'est beaucoup moins que l'Asie, avec ses 3,9 milliards d'habitants; aussi peuplé que le continent américain (900 millions); et un peu plus que l'Europe, avec ses 922 millions d'habitants estimés en 2005.
Car la population africaine est répartie sur une surface de 30 millions de kilomètres carrés, soit trois fois plus que l'Europe. Il y a de la place en Afrique, même pour les «blancs» en crise. L'Afrique est d'ailleurs la troisième destination des Français qui s'expatrient, après les Etats-Unis et le Proche et Moyen-Orient. Un amusant calcul fait apparaître qu'il y aurait plus de «blancs» en Afrique que d'Africains en Europe. En effet, les Européens sont nombreux au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou encore au Gabon: ils y sont 170.000, répartis entre l'Afrique francophone (120.000), le Maghreb (50.000) et l'Afrique non francophone (10.000). Mais que fait la police?


4. L'Afrique est en proie à un sous-développement persistant



Faux. En dehors du Maghreb et de l'Afrique du Sud, connus pour créer de la croissance régulière, plusieurs pays du continent obtiennent de bons résultats économiques et les «lions africains», champions de la croissance à deux chiffres comme le Ghana et l'Ethiopie, sont des exemples de réussite. L'Afrique attire les investissements étrangers, à tel point que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un afflux de capitaux pour cette année 2011 et l'année prochaine.
Bien sûr, parmi les 10 pays les plus corrompus de la planète il y a 4 pays africains, mais il y a aussi 5 pays asiatiques et un pays d'Amérique, Haïti. Pourtant, sur l'ensemble des continents, l'Afrique est au même niveau de corruption que l'Amérique Centrale et du Sud, ainsi que de l'Asie.
Economiquement, l’Afrique a enregistré sa plus forte croissance ces deux dernières décennies, avec un taux de croissance du Produit intérieur brut d’environ 5% par an en moyenne, à tel point que le continent noir est devenu, depuis 2009, le premier partenaire commercial de la Chine, qui y investit massivement.
Cette croissance se poursuit d'une façon continue: la Banque africaine de développement prévoit +3,7% pour 2011, alors que la croissance mondiale prévue par le FMI pour la même année est autour de +4%, répartie entre +2,5% et +3% pour les Etats-Unis, autour de +1,5% pour l'Europe (prévisions avant la crise grecque), avec un petit +1,3% pour la France. Il n'y a pas photo, même en noir et blanc.


5. Les Africains immigrés coûtent cher à l'Etat français



Faux. Ils rapportent plus à l'Etat français qu'ils ne leur en coûtent; les dernières études l'ont bien montré. Les immigrés, dont les Africains (Maghreb et Afrique noire) représentent  une population de 2 millions de personnes sur 5,3 millions d'immigrés —soit la plus forte communauté étrangère par continent— restent mal perçus.
Il y a d'abord moins d'immigrés en France qu’aux États-Unis, au Canada, en Suède, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne ou même en Italie. De plus, l'immigration est en baisse quand on la compare aux dernières années ou aux siècles précédents. En 2010, elle est plus basse qu'en 1920 ou qu'au début du XIXe siècle.

Surtout, l'étude conduite par le professeur Chojnicki et remise en juillet 2010 au ministère des Affaires sociales montre que l'immigration rapporte 12 milliards d'euros à l'Etat français (48 milliards de dépenses et 60 de recettes). Elle contredit celle menée par Jean-Paul Gourévitch en 2008, qui faisait apparaître un solde négatif de plus de 26 milliards d'euros pour le contribuable français du fait de l’immigration. Comment peut-on, en deux ans, arriver à de tels écarts ? Ce doit être ça, la magie «blanche».

Chawki Amari 

jeudi 9 septembre 2010

Le SDF

Un SDF ivoirien de 48 ans, Vamara Kamagaté, doit être rejugé devant la 10ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour une agression sexuelle qu'il n'a pourtant jamais commise. Le SDF avait été arrêté à Paris en février 2008 après la plainte d'une étudiante en médecine, petite amie d'un policier. La victime avait dénoncé une agression et des attouchements, reconnaissant Kamagaté sur photo. L'Ivoirien a été condamné à 18 mois de prison en mars 2008 et incarcéré. L'étudiante a ensuite indiqué qu'elle avait tout inventé, entraînant l'annulation de la condamnation en cassation. En dépit de cet arrêt, l'homme doit être rejugé pour agression - pourtant imaginaire - et séjour irrégulier. Cela fait 15 ans que Vamara vit la galère dans la rue mais son quotidien est devenu cauchemardesque le jour où, accusé d'agression sexuelle, il s'est retrouvé en prison.