mardi 6 septembre 2016

LES AFRICAINS SERAIENT-ILS DES INCAPABLES, CE QUI EXPLIQUERAIT POURQUOI LES DIRIGEANTS AFRICAINS DONNENT LES MARCHÉS AUX ÉTRANGERS ?


Le seul continent où l'on préfère faire travailler des étrangers hors continentaux et non des nationaux, c'est bien l'Afrique. Qu'il s'agisse de grands marchés pour la construction des infrastructures, qu'il s'agisse de la simple communication, les dirigeants Africains préfèrent enrichir des étrangers que leurs frères et soeurs...

Du jamais vu dans ma courte expérience de vie. Serait-ce parce que les Africains ne savent pas travailler, ne veulent pas travailler ou travaillent mal ?

Cet aspect est à considérer. Serait-ce parce que les dirigeants Africains sont mentalement colonisés et développeraient des complexes d'infériorité ?

Cet aspect est aussi à considérer, d'autant qu'ils versent aux étrangers des sommes faramineuses notamment pour leur communication. La moindre petite structure européenne travaillant pour un chef d'État Africain gagne plusieurs millions d'euros par an ! Il est à constater que ces mêmes dirigeants sont incapables de payer correctement le travail de leurs compatriotes même quand ces derniers travaillent mieux que les Occidentaux.

Ce constat devrait nous amener à nous interroger sur notre manière de fonctionner les uns à l'égard des autres. Ce constat devrait nous amener à changer. Il conviendrait que les africains à qui l'état confie des marchés de respecter les termes des contrats, de fournir à temps les marchandises commandées et ce, en bonne et due forme. Il conviendrait que les dirigeants Africains fassent un peu plus confiance à leurs compatriotes en leur confiant des grands chantiers ainsi que des marchés. Il conviendrait qu'ils pratiquent un peu plus la préférence intracontinentale !

Ce n'est qu'à ce prix que l'Afrique s'en sortira.

Calixthe Béyala

LE G20… QUAND S'ACCOMMODANT DE LEURS DICTATEURS, LES AFRICAINS SE FONT OUBLIER PAR LE RESTE DU MONDE


Les nations membres du G20 représentent les 2/3 de la population mondiale, mais surtout, plus de 90% du produit mondial brut. C’est dire la faiblesse par rapport à celles-ci, de toutes les autres même regroupées, qui n’y participent pas.

La concertation au sein de ce G20 des pays producteurs de la quasi-totalité de la richesse mondiale, confère à cet organisme le caractère d’un premier stade d’une gouvernance mondiale vers laquelle nous nous dirigeons graduellement, mais irrémédiablement, selon la logique même des temps…

Or, au sein de ce sérail où seront prises des décisions concernant la planète entière, c’est-à-dire intéressant fatalement sans qu’il leur soit demandé leur avis, même les nations qui n’y participent pas, l’immensité du continent africain ne sera représentée que par la seule Afrique du sud, seule ambassadrice pour la défense éventuelle d’intérêts africains, ce qui montre quoi que s’illusionnent certains, que le rapport de force selon lequel se trouve établie la domination des nations africaines par les autres, n’est pas encore à l’heure de s’infléchir.

Pourtant, il n’y a pas de malédiction, rien ne condamne fondamentalement les nations africaines à devoir constamment subir. Mais, à l’heure où le G20 rassemble tous les grands de ce monde à Hangzhou en Chine, la concordance de cet événement avec cet autre qui a vu en Afrique, un dictateur se maintenir au pouvoir contre la volonté de son peuple, par la falsification des résultats d’une élection, tout en se trouvant glorifié par les Africains d’autres nations et qui ont vu en lui, un opposant à la pression occidentale sur eux, met en évidence la totale inadéquation d’une pensée africaine, face aux réalités de ce monde…

Comment ces gens peuvent-ils être à ce point, inconscients ou peu documentés, pour s’imaginer que l’héritier d’une dictature qui au bout d’une cinquantaine d’années, aura mis un pays disposant portant de ressources, en guenilles, pourrait devenir le leader d’une reconquête de l’autonomie économique, financière, industrielle, et politique, des nations africaines… ?

Mesurent-ils la totale insignifiance dans le contexte international, de cet individu dont la faiblesse réside précisément dans l’incapacité qui est la sienne, compte tenu de la nature du régime qu’il impose à son pays, de dynamiser le développement économique de celui-ci afin de le rendre moins dépendant, étant donné que ce pays doit justement l’essentiel de ses revenus, à l’exploitation de ses ressources naturelles par des sociétés occidentales…

Comment peuvent-ils prêter à cet individu qui ne peut s’appuyer sur son peuple dans un élan patriotique, pour faire face efficacement à l’adversité, une réelle capacité à s’en venir défier la puissance tutélaire qui l’avait elle-même mis en place… ?

Dans le meilleur des cas, il se fera écraser par les moyens de rétorsion économiques, financiers, et commerciaux, de la puissance tutélaire qui est de loin son principal partenaire dans ces domaines, et dans le pire des cas, si les choses se passent mal pour lui aux Nations Unies qui vont bientôt s’occuper de son cas, ce seront des bombes qui le feront sortir se son palais…

La façon pour les Africains de ne plus être ignorés par les autres nations qui ne voient dans ce continent qu’une vaste réserve de matières premières, et de ne plus être ainsi écartés de la conduite des affaires de ce monde, n’est certainement pas de s’accommoder et encore moins, de soutenir, les dictateurs dont les puissances occidentales ont favorisé elles-mêmes et à leur seul profit, l’accession au pouvoir. Car il ne faudrait surtout pas qu’ils se persuadent aujourd’hui, que ces dictateurs se seraient soudainement mués en patriotes.

Se donner des dirigeants dignes de ce nom, c’est-à-dire, désintéressés, compétents, bienveillants, et surtout, susceptibles de rassembler leurs peuples soudés autour d’eux, afin d’un puissant engagement patriotique, est un passage obligé dans la conquête de la dignité et de l’indépendance…

vendredi 2 septembre 2016

A propos du discours de François Fillon …


Décidément certains ont la dent dure. Ils sont incorrigibles !`

"Non, La France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord," a déclaré dimanche 28 août, à Sablé-sur-Sarthe, le candidat à la primaire à droite, François Fillon. Et il a ainsi fustigé les enseignements scolaires qui apprennent à avoir "honte" de son pays.

Voici qu’au nom d’un populisme de droite le plus abject qui soit, on peut encore en 2016, entendre, en France, malgré la polémique qui avait valu la suppression de la phrase sur « le rôle positif de la présence française outre-mer, » que prônait le deuxième alinéa de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, après la déclaration affligeante de Sarkozy, selon lequel « l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’Histoire », nous voilà revenus, à la belle époque « de la mission civilisatrice de la colonisation » … ! 

Est-ce une façon d’effacer, de nier, de rayer cette autre France, accouchée dans la douleur du monde colonial et de l’immigration ? cette France venue d’ailleurs, mais qui semble étrangère au candidat à la primaire de droite ? cette France multiple, issue de la colonisation justement ? cette France là est un soubassement de l’espace national. Et elle n’a pas de frontières, elle est un patrimoine. C’est elle qui a partagé sa culture avec générosité. Sa pharmacopée, sa biodiversité, ses mers, ses terres, ses modes de vie, son art, sa musique, sa cuisine, son vocabulaire, son métissage. C’est elle qui devrait continuer à éclairer chaque pensée qui se voudrait confuse et « européo-centrée ». Cette France là, s’est construite avec et autour de tous les peuples qui ont passé ses frontières, réfugiés politiques ou anciens colonisés, chacun apportant dans ses bagages, sa culture, son âme . L’Arménie, la Russie, la Pologne, mais aussi les Amériques, toute l’Afrique, l’Asie, les peuples du Pacifique. Comment nier toutes ces cultures millénaires et leurs richesses humaines, culturelles et scientifiques, la sagesse amérindienne , la civilisation précolombienne, les grands empires du Sahel ou de l’Afrique australe, de Madagascar, du monde maori et mélanésien, malais et austronésien parmi d’autres... ? Ignorer tous ces apports, vouloir les gommer et revendiquer un partage à sens unique d’une mission « civilisatrice » , semble être un exercice de « haute voltige » , extrêmement périlleux…auquel s’est risqué François Fillon qui n’hésite pas à dire : « Si je suis élu président de la République, je donnerai instruction au ministre de l’éducation nationale d’abroger ces programmes et de demander à trois académiciens de renom de s’entourer des meilleurs avis afin de les réécrire, avec l’idée de les concevoir comme un récit national…en partant de la France et en axant ce récit sur celle-ci et non en le diluant, comme on le fait aujourd’hui, dans l’étude de faits généraux « mondialisés ». Autrement dit, ce serait au chef de l’Etat de donner l’ordre de réécrire l’Histoire, selon ses propres critères avec des « académiciens de renom » dont on devine aisément qu’ils ne seraient pas issus des anciens pays colonisés.

Ce discours est largement dépassé, puisque Outre-Manche par exemple , depuis une trentaine d’années, l’Angleterre, pays en perpétuelle « concurrence » avec la France pendant l’époque coloniale, a déjà beaucoup avancé en changeant de paradigme pour écrire un autre récit du monde, une autre géographie au sens très étendu du terme. Chacun aura compris que François Fillon , clairement, s’oppose au courant des postcolonial studies qui s’inscrit depuis quelques années, dans le débat français, et qu’il s’accroche à un point de vue réactionnaire et proche du FN. 

Entre la mise en accusation du modèle républicain et le refus de la "repentance", il y a en France une place pour l'examen critique, qui offre la possibilité de repenser le pluralisme de la société, en déjouant les contradictions d'un universalisme fondé sur une vision de l'Autre essentialisée et infériorisante, tout en gardant la capacité à dénouer les identifications abusives aux situations passées, pour une meilleure acceptation des différences et la richesse d’un avenir mieux partagé et nécessairement apaisé…

 Marie-Michèle Darsieres

LA FRANCE PERD LA FINALE DE PING- PONG AU GABON CONTRE ALI BONGO


La Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente ( CENAP), a validé la réélection d' Ali BONGO comme Président élu du Gabon. Une désillusion pour la France qui avait fait de Jean PING son champion, puisque c'est elle qui choisit qui doit gagner sa sous- préfecture qu'est le Gabon.

Lors de la présidentielle 2009, Robert BOURGUI alias " Monsieur Afrique ", ordonnateur et installateur des chefs des comptoirs français dans le continent noir avait lancé : " Le candidat de BOURGUI, c'est Ali BONGO. Or je suis un ami très écouté de Nicolas SARKOZY ". Ali BONGO fut élu avec la force et la bénédiction de la France.

Viré par Ali BONGO, Robert BOURGUI qui se tape le torse dans les journaux français qu'il a transporté des millions d'euros à plusieurs reprises des chefs d' États africains au profit des chefs d' États français, a fait cette fois ci de Jean PING, sa balle de ping- pong pour les jeux de pétrole et d'intérêts de la France.

Premier set: après Manuel VALLS qui venait d'affirmer à la télé française que " Ali BONGO n'a pas été élu démocratiquement", c'est BOURGUI qui mitraille et diabolise Ali BONGO sur tous les plateaux à la veille de l'élection.

Deuxième set: alors que le Parti Socialiste a été englué dans les dénonciations de tricheries massives pendant des semaines pour l'élection de Martine AUBRY comme Premier secrétaire en 2009, c'est le même parti des suspicions qui commence à annoncer Jean PING gagnant, bien avant la fin du dépouillement des votes. Jean PING, par un tour de baguette magique, annonce son élection devant la presse, sans un moindre document. Immédiatement, il est reçu par l'ambassade de France.

Troisième set: le 30 août, on apprend que les ambassadeurs de France et des États-Unis sont chez PING pour finaliser le départ d' Ali BONGO, bien avant la séance plénière de la CENAP et la proclamation des résultats officiels. Maître Éric MOUTET est mandaté pour donner une conférence de presse dans son cabinet à Paris.

Coups de fils du Quai d' Orsay et de l' Élysée, Ali BONGO, acculé dans les filets , sort la balle de match: l'argent frais. On apprend que ce sont les propres agents de Jean PING, représentant l'opposition dans le Haut Ogoué , qui auraient regagné le camp de BONGO et auraient touché 100 millions de FCFA pour marquer contre leur propre camp. À peine le but validé par l' arbitre qu'est la CENAP, Jean PING crie déjà au vol et au complot. Le Gabon risque de se transformer en match de chercheurs d'or noir où chacun manipule son camp dans le noir pour faire couler le sang des Noirs. Comme le disait VAUVENARGUES en 1746: 《 Le monde est un bal où chacun est masqué》.

J. RÉMY NGONO

Ali BONGO bat la France sur son propre terrain

La colonisation et le partage de culture


Pour répondre à Fillon en ce qui concerne la colonisation et le partage de culture, il est certain que la colonisation a eu de bons aspects, tout dépend du côté où l'on se trouve.

Une photo de 1903, montrant une femme du Sikkim (nord de l'Inde) transportant un marchand britannique.

QUAND LA DICTATURE SE REVELE ETRE LA FORME DE GOUVERNEMENT LA MIEUX ADAPTEE A LA MENTALITE ACTUELLE DES AFRICAINS…


Nous le soupçonnions, mais nous en avons maintenant la certitude en constatant à quel point le “coup” du dictateur gabonais qui ne dut pourtant d’être mis en place, que par la manigance de la puissance coloniale, et qui aurait du faire l’objet à cause de cela même, d’un rejet massif par les “démocrates” africains s’il en existe, a été acclamé par de nombreux Africains sur ce site même.

Il ne nous appartient pas d’être plus royalistes que le roi et il nous faut donc cesser de nous apitoyer sur le sort des Africains dont le continent ne se trouve réglé pour l’essentiel, que par des dictatures, en constatant qu’une partie d’entre eux, les soutiennent, et qu’une large majorité, s’en accommode…

Quant à l’argument qui nous cachait depuis longtemps cette vérité et selon lequel ce n’est que l’ingérence malfaisante des puissances occidentales qui se trouve à l’origine du fait de ces dictateurs, il faut remarquer qu’au moins deux d’entre eux, le congolais et le gabonais, ne se sont maintenus au pouvoir à la faveur d’élections truquées, que contre la volonté de la puissance coloniale, même si celle-ci selon ses calculs, s’est gardée de signifier très fortement sa désapprobation en comprenant qu’elle n’y perdrait rien. Quant au Zimbabwéen, le plus célébré et le plus adulé de leurs dictateurs par les Africains, il a la quasi totalité des nations occidentales contre lui, d’où son énorme succès…

D’autre part, en constatant que parce qu’ils ont gardé la dent dure contre l’homme qui a collaboré à la restauration de la dictature chez eux, les Ivoiriens se sont massivement félicité de la prise de pouvoir autoritaire par le Gabonais auquel cet homme s’opposait, ces Ivoiriens ont démontré que mettre fin à la dictature ne constituait pas pour eux un objectif suprême devant passer avant leurs règlements de compte et surtout, que ceux avec lesquels nous nous battons, ne valent finalement pas mieux que ceux contre lesquels nous nous battons et avec lesquels désormais, ces Ivoiriens pactisent…

Enfin, il faut bien remarquer que les plus grand héros des Africains d’aujourd’hui, ce sont les pires de ces dictateurs, qui sont vissés au pouvoir depuis des décennies, des chefs que les Africains se délectent de les voir implacables, parce qu’avec leurs grandes gueules et leurs diatribes, ils promettent à ceux-ci qui ne demandent qu’à les croire et qui n’ont envie d’entendre que cela, qu’ils sont en mesure de défier l’occident avec leurs bras musclés, même si la tentative en ce sens du Zimbabwéen a eu tôt fait de tourner en eau de boudin…

Dès lors, peu importe qu’ils soient dictateurs et plein de tous les vices, peu importe que leurs gestions calamiteuses maintiennent leurs nations dans l’arriération, puisque par leur vindicte, ils entretiennent l’espoir d’une lutte enfin victorieuse contre l’occident honni…

Cependant, on se demande comment tant d’Africains parviennent encore à notre époque, à se persuader que c’est l’occident qui sera perdant, face à des nations et des peuples qui se condamnent eux-mêmes a demeurer dans un tel sous-développement social et politique…

Richard Pulvar

jeudi 1 septembre 2016

Les archives sont cruelles


Le vendredi 17 décembre 2010, le Gabonais Jean Ping était à Abidjan pour tenter une médiation entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui disaient l’un et autre avoir gagné l’élection présidentielle ivoirienne, alors que la tension était vive dans le pays. Les partisans de Gbagbo et Ouattara campaient fermement sur leur position et étaient prêts à en découdre. Face à cette intransigeance de part et d’autre, nous étions quelques-uns à demander qu’on reprenne carrément le scrutin à zéro et qu’on revote tout simplement. Je me souviens d’avoir écrit à l’époque une tribune libre à ce sujet, restée hélas lettre morte:Côte d'Ivoire : Et s'il était déjà trop tard.

Laurent Gbagbo avait, quant à lui, demandé un recomptage des voix. Mais lorsque Ping est venu le voir ce vendredi 17 décembre 2010, il n’a rien voulu entendre, d’autant qu’il était missionné par le président de la Cedeao, lettre officielle à l’appui, pour demander à Gbagbo de quitter le pouvoir au profit de Ouattara, en échange d’une complète immunité. Six ans plus tard, le même Jean Ping se dit victime aujourd’hui d’un hold-up électoral de la part d’Ali Bingo qui affirme avoir remporté le scrutin présidentiel au Gabon. Ping demande à son tour un recomptage des voix mais Bongo ne veut rien entendre. Ce matin, les détracteurs de Ping se moquent de lui sur les réseaux sociaux, en faisant référence à sa médiation ivoirienne. En attendant, la situation est tendue en particulier à Libreville. Si j’étais gabonais, je demanderais, comme en 2010, qu’on reprenne le scrutin à zéro et qu’on revote. C’est possible, à condition de le vouloir vraiment, aussi bien dans la population que dans la classe politique !! C’est d’ailleurs ce que vont faire prochainement les électeurs haïtiens, à la demande de la Commission électorale de leur pays qui a recommandé la reprise de l’élection présidentielle controversée de 2015.


Serge Bilé