mercredi 28 mars 2012

Merah, espion français?


Le cas du jeune Français d'origine algérienne qui a revendiqué la responsabilité de l'assassinat de sept personnes à Toulouse et Montauban au nom d'Al-Qaida a ouvert une guerre des services secrets.

Selon des sources appartenant aux renseignements qui ont parlé avec notre journal Il Foglio, la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui est l'agence française en charge de l'espionnage et du contre-terrorisme à l'extérieur du pays, a obtenu pour lui - en tant qu'informateur - une entrée en Israël en Septembre 2010, à travers un poste de contrôle à la frontière jordanienne. Le Français Mohammed Merah, est entré en tant que "touriste", est resté trois jours et est ensuite retourné en Jordanie, où il s'est envolé pour l'Afghanistan. Son entrée en Israël, couverte par les Français, était censé prouver au réseau djihadiste sa capacité à passer les frontières avec un passeport européen.

Cette information n'est pas confirmée officiellement mais un article paru hier dans le journal Haaretz, cite des sources du Shin Bet, les services secrets israéliens. L'article de Haaretz confirme l'entrée en Israël de Merah, mais il ajoute que selon le Shin Bet, il n'y a aucune trace de l'arrestation du tueur à Jérusalem pour port d'un couteau, comme le prétend Le Monde dans un entretien avec Bernard Squarcini, chef de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), le service du contre-espionnage français. Il est également difficile de savoir si oui ou non Merah s'est également rendu dans les territoires palestiniens. En bref, dix-huit mois plus tard, il y a deux versions contradictoires, on ne sait pas si le Français a été arrêté ou non, et où il est allé, et les services intérieurs israéliens démentent les dires du chef du service intérieur français.

C'est aussi le cas avec le renseignement militaire du Pakistan. La semaine dernière, lorsque les journaux français les premiers écrit que Merah avait voyagé au Pakistan à deux reprises et avait subi une formation dans des camps au Waziristan, le gouvernement pakistanais a nié: "Il n'est pas entré dans le pays". Dimanche, au contraire, les services secrets pakistanais et les Talibans pakistanais qui ont à plusieurs reprises montré qu'ils étaient liés par un réseau d'alliances, sont brusquement devenus très bavards.

Un porte-parole des Talibans de la région du Waziristan, Ahmed Marwat, a téléphoné aux agences Reuters et Associated Press et leur a déclaré que, oui, Merah avait subi un entraînement avec eux, réfutant ainsi le gouvernement français qui soutient officiellement que le jeune "n'a pas subi d'entraînement, ni été en contact avec des groupes djihadistes". Marwat a toutefois ajouté: "Nous ne savons rien des attentats en France qui n'ont rien à voir avec nous".

Le même jour, deux responsables des services pakistanais ont contacté Ishtiaq Mahsud, le correspondant d'Associated Press à Dera Ismail Khan, une petite ville du Waziristan, pour dire pourquoi les services de renseignement français ont un intérêt vital à utiliser des informateurs qui ont le même profil que Merah : au moins 85 jeunes français ont été formés - ou sont encore en formation - dans la région du Waziristan du Nord au cours des trois dernières années. Les hommes, pour la plupart des Français d'origine arabe, ont formé un groupe appelé Jihad et Islam, sous le commandement d'un Français qui se fait appeler Abou Tarek, et cinq d'entre eux sont rentrés en France en Janvier 2011 pour recruter de nouveaux membres. Les deux responsables ont déclaré "que la présence de Merah parmi ces cinq n'était pas claire" - ce qui constitue un aveu implicite de sa présence potentielle.

Le jeune Français a fait au moins deux voyages au Pakistan et deux en Afghanistan. Les sources qui ont parlé avec Il Foglio ont dit que, même alors, il y avait un accord : la liberté de mouvement en échange d'informations précieuses. Squarcini, le chef de la DCRI, a déclaré que Merah, assiégé par la police dans son appartement de Toulouse, aurait dit avoir été formé "par une seule personne" et non pas dans un camp, pour ne pas se distinguer à cause du français.

Mardi, le frère de Mohamed, Abdulkader a été mis en examen et arrêté pour complicité d'assassinat et acte de terrorisme. On le soupçonne d'avoir eu un rôle dans la fourniture d'armes et le financement des voyages en Afghanistan de son frère. Les juges ont désormais plus de temps pour enquêter. Le gouvernement français, dans un premier temps, avait soutenu que le frère n'était pas impliqué dans les faits.

Source: ilFoglio.it

Moscou et Pékin enterrent l’unilatéralisme américain grâce à la résistance de la Syrie


La déclaration adoptée par le Conseil de sécurité sur la Syrie constitue un tournant dans les équilibres internationaux et dans la position des Etats-Unis et de l’Occident des événements en Syrie. L’unilatéralisme américain a officiellement été enterré le mercredi 21 mars.

Pour la première fois depuis l’invasion de l’Irak en dehors du cadre des Nations unies. Washington s’est plié au principe du partenariat à l’intérieur du Conseil de sécurité et a reconnu un rôle déterminant pour la Russie et la Chine dans la définition des choix internationaux, après avoir pratiqué une politique unilatérale depuis la chute de l’Union soviétique, en 1991.

Le texte du Conseil de sécurité appuie la mission de l’émissaire onusien Kofi Annan, dont le plan ne prévoit pas le départ du président Bachar al-Assad, comme l’exigeait le plan de la Ligue arabe, auquel d’ailleurs il n’est pas fait allusion.

Le texte exhorte le gouvernement syrien et l’opposition syrienne à "œuvrer de bonne foi » avec M. Annan, et à "appliquer intégralement et immédiatement » son plan de sortie de crise "dans le cadre d’un processus politique dirigé par les Syriens dans le but de régler les aspirations légitimes du peuple". Il est demandé au pouvoir syrien de "désigner un négociateur doté de toutes les prérogatives lorsque l’émissaire le lui demandera". Mais le texte ne comporte aucune menace ou ultimatum.

Le Conseil de sécurité demande "un arrêt effectif de toutes les formes de violence armée par toutes les parties". Il s’agit d’une reconnaissance implicite par les pays occidentaux de la présence d’une opposition armée qui combat le régime syrien.

Le fait que des sources proches du pouvoir syrien, citées par plusieurs médias libanais et arabes, aient vu dans la déclaration une "prédominance des points positifs", tandis que le Conseil national syrien (CNS, pro-occidental) l’a condamné, est un signe que les ennemis du régime sont confus et embarrassés, alors que le pouvoir, lui, semble satisfait.

Cette déclaration marque, incontestablement, un recul de la part des pays Occidentaux dans leur approche de la crise syrienne. Le régime syrien et son président sont reconnus comme interlocuteurs et comme parties prenantes dans toute solution politique. Par conséquent, le rôle de Moscou et de Pékin comme acteurs essentiels et incontournables dans cette partie du monde est consacré, alors que l’objectif de Washington et de ses alliés était de les évincer, comme ils l’ont fait en Libye.

Ce changement dans les rapports de force internationaux n’est pas seulement dû à l’attitude de Moscou et de Pékin mais aussi, et surtout, à la capacité de résistance de la Syrie, dont le régime a prouvé qu’il disposait d’une forte assise populaire, d’institutions solides et d’\une armée soudée

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New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
Tendances de l’Orient - Lundi 26 Mars 2012 no76
Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.
Préparé et diffusé par Le Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales neworientnews.com
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf

Un plan saoudo-qatari pour détruire le Liban et l’Irak Par Ghaleb Kandil


L’Arabie saoudite et le Qatar vivent des moments difficiles. En effet, la défaite de leur projet en Syrie place les dirigeants des deux pétromonarchies dans des situations embarrassantes. Et il semble que pour compenser leurs pertes considérables en Syrie, ils projettent de s’en prendre au Liban et à l’Irak.

Les dirigeants saoudiens et qataris sont très inquiets des nouveaux rapports de force qui naitront sur la scène arabe de la victoire du président Bachar al-Assad dans la guerre mondiale qui a été lancée contre lui. Cette victoire s’illustre dans le repli des Etats-Unis, qui ne supporte aucune interprétation, et qui a constitué une gifle sans précédent dont la douleur est décuplée par la mutation constitutionnelle et politique en cours en Syrie après l’adoption des réformes. La suprématie de la Syrie sera consacrée non seulement par sa transformation en démocratie authentique, mais aussi par le fait qu’elle reste le seul pays arabe à soutenir officiellement la Résistance à Israël, et disposant d’un réseau d’alliances régionales et internationales. Une position qui a enragé les monarques du pétrole qui cherchaient une occasion pour rendre publiques les relations qu’ils entretiennent secrètement avec l’Etat hébreu depuis des décennies, et proclamer la constitution d’une alliance contre l’Iran.

La victoire du président Assad est comme un coup de massue sur la tête pour les dirigeants de Riyad et de Doha qui ont dépensé, selon des experts, quelque 30 milliards de dollars pour armer, entrainer et financer les gangs terroristes en Syrie et pour acheter des positions régionales et internationales soutenant la guerre déclenchée contre Damas.

L’autre vertu qui provoque la colère des dynasties des Séoud et des Thani est le fait que les réformes engagées par Bachar al-Assad vont transformer la Syrie en modèle de démocratie qui tranchera avec les systèmes tyranniques et absolutistes qui gèrent leurs pétromonarchies. La tentative a échoué de désigner le Conseil de coopération du Golfe "dirigeant de la Révolution arabe" et organe de tutelle servant les intérêts israélo-américains au Moyen-Orient.

Les indices matériels et politiques montrent que les dirigeants du Golfe veulent réactiver un plan de sabotage à grande échelle contre le Liban et l’Irak pour compenser leurs pertes en Syrie. Ce plan s’inscrit dans le cadre des directives israélo-américaines visant à empêcher que l’axe Iran-Irak-Syrie-Liban se transforme en système régional hostile aux Etats-Unis et à Israël. Le but est d’empêcher une continuité géographique, une coopération politique et une complémentarité économique entre ces Etats, ou du moins de l’entraver. Car une telle alliance inaugurerait une transformation stratégique régionale vécue comme un cauchemar par l’Etat hébreu et le Golfe.

Dans le cadre de ce plan, des groupes takfiristes sont réactivés en Irak, de même que les discours communautaires dans ce pays. L’escalade des attentats terroristes ces derniers temps et l’exacerbation des discours extrémistes appelant au partage de l’Irak en entités fédérales, illustrent ce plan.

Au Liban, le plan consiste à rassembler les gangs terroristes, à leur créer des camps, et des chambres d’opérations, pour les transformer en forces combattantes, dirigées par le Courant du Futur et des Forces libanaises. Ce plan a été accéléré après que le pouvoir syrien ait franchi une étape importante sur la voie de la stabilisation sécuritaire dans le pays.

Les experts s’attendent à l’échec du plan saoudo-qatari. Surtout que le royaume wahhabite est confronté à une échéance interne difficile qui le contraindrait à retourner toute son énergie vers l’intérieur. Mais le plan se poursuit et s’articule autour de deux axes :

- Rassembler les groupuscules takfiristes et salafistes dans un cadre unique.

- Réintégrer Walid Joumblatt dans la coalition du 14-Mars, afin de torpiller la majorité actuelle.

Le timing du revirement de Joumblatt sera décidé par l’Arabie saoudite, qui l’a informé que la réconciliation avec le prince Mokren, chef du service de renseignements saoudiens, et le retour du financement saoudien, dépendent de son revirement total. Le leader druze a été informé que ses injures contre la Syrie et son président, et ses appels à la sédition aux druzes syrien, ne sont pas suffisants pour lui faire réintégrer les rangs du 14-Mars. Pour retrouver les faveurs et les dollars saoudiens, Joumblatt doit redevenir l’ennemi de la Résistance.

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
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Syrie info du jour


Source libanaise NBN: l'armée libanaise a arrêté un groupe de contrebande d'armes destiné a la Syrie, et source cite des personnes de Al Izz al-Din, et Al Raed de nationalité libanaise et un certain nombre de Syriens. Et la confiscation des mortiers et des mitrailleuses lourdes et de munitions dans la zone Al qaa étaient destinés aux terroristes syriens.

A l’occasion de la création d’une « Place Jenny ALPHA » dans le 15e arrondissement



Venez débattre avec Philippe GOUJON et Jean-François LAMOUR lors d’un café politique :

«Être ultra-marin en Ile-de-France»
Bilan et perspectives d’une politique ambitieuse pour l’Outre-mer
Lundi 2 avril - 19 heures
Au café l’AS de Trèfle

67 rue Balard – 15e - M 8 (Balard) et 10 (Javel) - RER C (Javel André Citroën) - Bus 88
Débat avec Samia BADAT
Responsable de la campagne de Nicolas Sarkozy pour les ultramarins de l'Hexagone Secrétaire nationale de l’UMP aux nouveaux engagements solidaires

mardi 27 mars 2012

Merah aurait eu l'appui des services secrets


Mohamed Merah, le tueur au scooter, se serait rendu en Afghanistan et en Israël en 2010 avec la bénédiction de la DGSE, les services secrets français, qui l'utilisait comme «informateur».

Selon le quotidien italien «Il Foglio», cité par Arrêt sur images, Mohamed Merah, auteur de sept assassinats dans le sud-ouest de la France, se serait rendu en Israël puis en Afghanistan en septembre 2010 avec la caution de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), en échange de la fourniture d'informations aux services secrets français.

L'agence française en charge de l'espionnage et du contre-terrorisme à l'extérieur du pays l'aurait utilisé comme «informateur». Un accord aurait même été passé: la liberté de mouvements en échange d'informations précieuses.

Mohamed Merah est arrivé en septembre 2010 par le pont Allenby, qui relie la Jordanie à la Cisjordanie, occupée par Israël, selon les sources sécuritaires israéliennes. Il a pu venir en compagnie d'autres ressortissants français. Entré avec un visa de tourisme israélien, le jeune homme est reparti trois jours plus tard par le même pont Allenby. Après ce séjour en Israël, le tueur au scooter serait retourné en Jordanie d'où il s'est envolé pour l'Afghanistan.

Infiltration d'un réseau de djihadistes

Son entrée en Israël, couverte par les services secrets français, aurait eu pour but de démontrer qu'un réseau djihadiste avait la capacité de passer à travers la frontière avec un passeport européen. Aucune confirmation officielle n'est apportée par le quotidien italien. Il évoque cependant une confirmation indirecte dans le journal israélien «Haaretz», qui cite des sources du Shin Bet, les services secrets israéliens.

«Il Foglio» raconte que le passage de Merah dans les Territoires palestiniens, suggéré par le patron du renseignement français Bernard Squarcini, n'est pas prouvé. De même, une éventuelle arrestation du tueur au scooter à Jérusalem pour port d'un couteau n'a laissé aucune trace.

Par ailleurs, les services secrets palestiniens ont affirmé à l'agence AP que les Français, par l'intermédiaire des services secrets, avaient tout intérêt à faire infiltrer des jeunes ayant le profil de Merah dans des camps de formation de djihadistes au Pakistan et en Afghanistan.

Mardi dans le quotidien toulousain «La Dépêche», Yves Bonnet l'ancien patron des services de renseignements français s’interrogeait sur un éventuel rôle de «correspondant» du meurtrier auprès des renseignements intérieurs. «Le garçon avait manifestement des relations avec la DCRI comme on l'a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même. C'est-à-dire qu'il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Alors appelez ça 'correspondant', appelez ça 'officier traitant'… je ne sais pas jusqu'où allaient ces relations, voire cette 'collaboration' avec le service, mais on peut effectivement s'interroger sur ce point».

Mohamed Merah aurait cité parmi les motivations de ses actes le sort des Palestiniens sous occupation israélienne, selon le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant et une journaliste de la chaîne France 24, que le tueur avait appelée au téléphone.

20 minutes.ch

IRONS-NOUS VERS UN “MERAHGATE” ?


Je ne sais si vous parvenez à suive cette inquiétante et ténébreuse affaire de Toulouse, où dans tous les sens, tout et son contraire ont été dits, et par tout le monde, car si c’est le cas, vous avez bien de la chance...

L’hypothèse cependant d’une “affaire”, ne fait désormais plus de doute, car la thèse officielle soutenue par les porte-paroles des hommes politiques, et par toute la presse aux ordres, vient curieusement d’être indirectement démentie, et par extraordinaire, par le chef de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur ) lui-même, en notant bien au passage, qu’il est tout à fait inhabituel, qu’un chef des services “secrets”, s’en viennent faire des confidences sur un dossier sensible, et en cours, à la presse...

En effet, la thèse d’un jeune “djihadiste” exalté, petite frappe de banlieue, au casier judiciaire précocement bien garni, sans ressource, mais capable de s’offrir plusieurs voyages au proche orient, de se trouver là bas et en prison ici, aux même dates, placé sous surveillance, mais au geste dit “imprévisible”, et qui s’est employé en toute discrétion, c’est à dire armé jusqu’aux dents, et surgissant soudainement de son scooter magique, pour abattre ses différentes victimes selon un calendrier de deux semaines, vient d’être mise à mal. Ceci, par un homme qui révèle la très grande intimité qui s’était établie, entre lui et ses services, avec le jeune meurtrier supposé.

Ce qui conforte la thèse de la “machination”, c’est l’utilisation dans cette affaire de cette technique éprouvée par les services secrets, du “double mensonge”.

En effet, les agents secrets sont formés à franchir les épreuves redoutables pour eux, que consistent les interrogatoires à l’aide d’un détecteur de mensonge, à répondre lors de questions embarrassantes, par une double affirmation mensongère.
Bien sûr, l’appareil qui fonctionne sur le principe d’une mesure fine de l’accélération du rythme cardiaque, symptomatique d’une émotion inévitable due à un embarras, détecte bien qu’il y a eu mensonge. Mais les enquêteurs sont dans l’incapacité de savoir laquelle de ces deux affirmations est mensongère, où si elles le sont toutes les deux...

Dans cette affaire de Toulouse, la version médiatique qui fait office de thèse officielle, et qui s’enrichit tous les jours de force détails plus invraisemblables les uns que les autres, quant à la personnalité du jeune, quant à son parcours, quant aux crimes qu’il est présumé avoir commis, et quant à son exécution, ne constitue de toute évidence, qu’un vase bobard. Face à elle, la contradiction apportée par le chef de la DCRI, qui présente indirectement le jeune meurtrier supposé, comme un élément d’un dispositif des services secrets français, est bien sûr mensongère elle aussi. Mais, entre, et hors, ces deux mensonges qui se contredisent, où peut bien se trouver la vérité ?

Car, face à un mensonge unique démontré comme tel, il est possible “a contrario”, de se faire une idée de la vérité. Mais face à un déluge de mensonges dans tous les sens, et c’est bien ce à quoi nous assistons, seul le contraire de l’un d’eux, qu’il faut déjà démonter comme étant mensonger, peut constituer la base d’une vérité, mais duquel ?

Tout cela est fait, pour que nous ne puissions accéder à la vérité, mais c’est justement si bien fait, qu’il est clair que des services sont mis à la manœuvre dans cette affaire...

Si cette machination devait être révélée dans toute sa crapulerie, et dans son dessein machiavélique, qui pourrait être une atteinte portée par des intrigants protégés par leurs hautes fonctions, contre les institutions de la nation, pour pouvoir “contraindre” celle-ci, c’est une tempête sans précédent, qui soufflerait alors sur la classe politique française...

Affaire à suivre...

Paris, le 27 mars 2012
Richard Pulvar