samedi 16 janvier 2016

ZIKA : LA MOBILISATION DE TOUS S'IMPOSE





Ces derniers jours, la Martinique a connu une nette progression du virus du #Zika.

En effet, à la date du 14 janvier, ce sont 47 cas qui ont été confirmés. Deux femmes enceintes comptent parmi les personnes touchées. Un jeune homme souffre de l'une des manifestations les plus inquiétantes du virus, le syndrome de Guillain-Barré qui entraîne des troubles neurologiques.

En plus de ces 47 cas confirmés, il est fait état de 610 cas cliniquement évocateurs. Entre le 28 décembre 2015 et le 3 janvier 2016 on n'en recensait que 150.

Le virus se répand rapidement sur l'ensemble de notre territoire et affecte déjà 16 communes : Carbet, Case-Pilote, Fonds Saint-Denis, Prêcheur, Saint-Pierre, Schoelcher, Sainte-Marie, Trinité, Robert, Ducos, François, Lamentin, Sainte-Luce, Trois-Ilets, Vauclin et Fort-de-France.

Nous appelons la population à prendre toutes les précautions qui s'imposent dans la lutte contre le Zika. Ce sont les mêmes que celles préconisées contre la dengue et le chikungunya : destruction des gîtes, utilisation de répulsifs, moustiquaires...

Il convient d'insister particulièrement auprès des femmes enceintes pour qu'elles se protègent par tous les moyens : Tant au Brésil qu'en Polynésie, les médecins ont observé, en lien avec le #virus du Zika, des microcéphalies et des anomalies du développement cérébral intra-utérin chez des fœtus et des bébés.

Dans un communiqué publié le vendredi 15 janvier, le président de la Collectivité Territoriale a annoncé les mesures urgentes suivantes :

"1. Sensibilisation de tous les personnels de la #CTM et implication des personnels des centres médico-sociaux dans l’action spécifique en direction de la population et notamment des femmes enceintes.

2. Organisation d’une opération « répulsifs » dans toutes les structures de la Collectivité accueillant des personnes âgées et des enfants, ainsi que dans les différentes antennes de P.M.I.

3. Renforcement de la suppression physique des gîtes au niveau du patrimoine immobilier de la CTM, particulièrement les établissements scolaires.

4. Intensification de la mobilisation sociale contre le virus du Zika, à travers des actions de proximité."

L'épidémie du virus du Zika, qui n'en est qu'à ses débuts, nous expose à des conséquences sanitaires, économiques et sociales graves. Il est de la plus grande importance que chacun, à son niveau, mette tout en œuvre pour en limiter l'impact.

Francis CAROLE

Martinique
Le samedi 16 janvier 2016

samedi 9 janvier 2016

LE DRAME QUI SE PREPARE S’ANNONCE SI TERRIBLE, QUE CHACUN FEINT DE NE PAS LE VOIR VENIR…



Bien sûr, compte tenu de la manipulation dont ceux-ci ne peuvent manquer de faire l’objet, tant par les médias aux ordres que par des groupes de pression, il conviendrait tout d’abord que la nature exacte et l’ampleur des terribles événements qui viennent de frapper l’Allemagne, soit précisées et confirmées. Car au gré de leurs rapporteurs, il est question pour certains de centaines de viols, et pour d’autres, d’une centaine d’agressions sexuelles et d’un viol, ce qui compte tenu de ce différent quantitatif, ne relève pas de la même explication.

Il conviendrait également d’enquêter avec soin sur les circonstances exactes de leur déclenchement et à cette période précise, tant il est évident si cet faits étaient avérés, qu’un tel drame encore jamais vu dans un pays en temps de paix, et quelles que soient les apparences et les préjugés concernant leurs auteurs, ne peut pas avoir été strictement spontané, et on se souvient à ce sujet que les campagnes de viols qui eurent lieu en Bosnie, ne l’étaient pas…

Si donc tels qu’ils nous sont présentés dans leur horreur, les événements d’Allemagne se trouvaient confirmés, et même s’il est clair quant à la responsabilité des états, que ces événements ne peuvent être de toutes les façons que le résultat de décennies d’une mauvaise politique pratiquée par de nombreux responsables, tant dans les pays d’origine des migrants que dans les pays d’accueil, la présentation médiatique brutale qui en aura été faite sans la moindre précaution, est bien celle qui marquera définitivement les esprits…

Or, selon cette présentation médiatique des choses et sa récupération par les groupes extrémistes qui n’en attendaient pas tant, l’Europe se trouverait assiégée par des hordes sauvages de sous-hommes à la bestialité débridée et perverse, autrement dit, d’individus d’une nocivité génétique insoutenable. Dès lors, tous les apprentis sorciers qui depuis des années n’ont cessé de jouer avec le feu avec ces questions de migrants et de citoyens issus de l’immigration, afin d’obtenir la faveur des urnes, vont bien vite comprendre qu’ils ne possèdent plus aucun moyen de contrôler leur “créature”. Car nous pénétrons là dans le domaine des “profondeurs insondables” de l’âme humaine, desquelles s’alimentent depuis toujours, les fureurs les plus irraisonnées et les plus criminelles…

Car, dès lors que la première goutte de sang aura coulé, ce qui, compte tenu du niveau de tension qui frappe les sociétés européennes, risque de se produire d’un instant à l’autre, rien, absolument rien, aucun discours d’apaisement, aucune disposition d’urgence, ne sera de nature à calmer ni à maîtriser la fureur vengeresse et qui servira d’exutoire à bien d’autres griefs, de ceux qui comme d’illustres d’autrefois, auront la volonté farouche et légitime selon eux, d’abreuver leurs sillons du sang de ceux qui :

“… viennent jusque dans leurs bras, égorger leur fils et leurs compagnes…”

Les maîtres esclavagistes qui avaient organisé leurs plantations en faisant en sorte qu’il ne se trouva de famille constituée chez les esclaves, que par une mère entourée de ses enfants, disposition qui sera reprise par le code noir et qui va durablement marquer la société antillaise jusqu’à aujourd’hui, avaient exclu les hommes de cette solidarité, en leur enlevant de la sorte toute responsabilité de mari ou de père, ce dont la société antillaise porte encore les séquelles…

Car, ils avaient bien compris que les hommes pouvaient sous la contrainte, se résigner à subir les pires sévices et les pires humiliations sous un travail accablant, mais qu’il était un cas limite à cette soumission, celui ou on s’en prendrait à leur fils et leur compagne car dans ce cas extrême, tous les hommes du monde se rebellent et se battent. Pour avoir la paix sur la plantation, il convenait que les hommes n’aient ni fils, ni compagne…

Oui, nous sommes avec cette affaire d’Allemagne dans le cas extrême où, bien au-delà de toutes les nuisances habituellement attribuées aux migrants et qui constituaient déjà l’objet d’un terrible contentieux, s’ils deviennent convaincus que ceux venus d’ailleurs en veulent à leur compagnes et osent les malmener chez eux et sous leurs yeux, et tout cela aggravé par le fait que “l’animalité” se libère volontiers concernant les questions qui touchent à la sexualité, les hommes vont se battre, et furieusement…!

Il ne faut pas se fier au calme apparent qui règne après cet événement, car il n’est du qu’à la stupeur qui ne peut manquer d’avoir frappé tous ceux qui ne pouvaient envisager cet inenvisageable, et qui préférant encore ne pas y croire, attendent une vérification des faits et de leur ampleur. Et, si la réponse violente n’est pas immédiate, cette histoire ne manquera pas cependant d’avoir sur la façon d’envisager les choses des Allemands et des autres Européens, des conséquences dévastatrices en rendant nécessaire pour les un, légitime pour les autres, le terrible affrontement que le cœur et la raison avaient permis d’éviter jusqu’ici…

Dans cette Europe où, ce qui demeure malgré tous le très haut niveau de vie de ses citoyens, ne parvient pas à faire oublier à ceux-ci à quel point, par l’intermédiaire de ceux qui les dirigent, les puissants les malmènent, les spolient, et les humilient, les gouvernements et particulièrement en France, ont su avec un total cynisme parfaitement bien utiliser le racisme, tel que celui-ci ne manque pas de diviser le peuple, comme arme suprême devant leur éviter toute révolution, laquelle ne peut bien sûr être le fait que du peuple uni.

De là le calme tout à fait exceptionnel et très surprenant pour tous les observateurs, qui règne dans ce pays malgré l’incapacité totale de ses dirigeants de soulager quelque peu ses citoyens, des difficultés considérables qui les étreignent depuis si longtemps…

Cependant, si cet entretien de toutes les divisions par le racisme institutionnel, permet d’éviter une révolution, il constitue dans la situation difficile du moment, qui est un véritable ferment de l’intolérance, la voie logique qui conduit à une guerre civile dans laquelle les raisons sociales seront bien vite supplantées par une raison raciale et confessionnelle, autrement dit, tout ce qu’il peut y avoir de pire frappant une nation.

Il est clair qu'une révolution ne se fera pas sans ceux des quartiers, mais qu'une guerre civile peut très bien se faire contre eux...

Plus que jamais, un nouveau leader et un nouveau discours sont nécessaires, pour nous éviter le pire, et pour nous sortir de cette situation en retrouvant la route du progrès. Viendront-il ...?

Croisons les doigts…

Paris, le 9 janvier 2016
Richard Pulvar

vendredi 8 janvier 2016

LA DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ OU LA FOLIE VALLESQUE QUI nous rappelle ce nazillon de Pétain



 - En 1940, la France avait déchu tous les juifs de la nationalité française

Il n'était pas vraiment français, mais ça on le savait déjà ! Il n'a pas fait ses études universitaire en France, ce qui explique cela qu'il connaisse si peu le pays dont il est sensé être le premier Ministre.

C'est vrai que s'il avait à minima étudié la société française, il aurait su que la France malgré ses milles racismes est un pays empli de coucheries, de baisoteries, qu'on ne saurait dire qui est vraiment français et qui ne l'est pas... D'ailleurs cela pourrait expliquer que les concepteurs de la constitution aient adopté pour le droit du sol et non le droit du sang.

En voulant toucher par sa déchéance de nationalité en premier lieu, les français d'origine marocaine, algérienne et tunisienne ainsi que leurs descendants ( sont également touchés les enfants dont un seul des parents est naturalisé, même si l'autre parent est français de souche ) Valls vient d'ouvrir la boîte de Pandore.
En réalité, la plupart des Français sont d'origine quelque chose. Il y a des millions de franco portugais, Suisses, Espagnols ( d'ailleurs le Valls et ses enfants sont visés ) anglais... Cette modification de la constitution fait de près de 50% de français, des citoyens de seconde zone, des français en sursis etc... Mais dans sa haine de l'Autre, Valls n'y avait pas songé... La haine rend aveugle, n'est-ce pas ?

En attendant, ça grogne aussi bien à gauche qu'à droite... Il n'y a que l'extrême droite et le gouvernement de Hollande pour vouloir de cette modification constitutionnelle qui brisera le peu de ciment qui restait de cohésion nationale... Hollande nous rappelle tout simplement que le PS et le national socialisme ne font qu'un !


Calixthe Beyala

vendredi 25 décembre 2015

Convaincre les esprits, reconquérir les cœurs



Non, il n’y eut pas d’éclipse et ce dimanche ne signe pas le crépuscule annoncé d’une Gauche en déshérence. Les satisfactions sont sobres mais elles ne sont pas factices. Nos présidents sortants, qui ont beaucoup et bien travaillé, ont pu faire valoir leurs solides bilans et exposer leurs projets sérieux. Ils ont bien résisté. Ils étaient audibles et crédibles. Ils ont conservé la confiance des électeurs. La conduite de l’Etat par le Président de la République, son autorité en ces moments tragiques, sa part décisive dans le succès de la conférence Paris-climat sont reconnues et saluées. Il est établi que l’action du Gouvernement n’est pas vaine. La Gauche de 2015 n’est certes pas la Droite de 2010.

Nous voulons demeurer lucides, cependant. Désormais, le risque de sombrer dans les abysses de la fragmentation sociale, des vaines rivalités et de l’affrontement, est palpable. Il s’en est fallu de peu. Que d’énergies déployées, d’appels impérieux, de mises en garde pressantes, de sacrifices requis, tous fondés, pour que la République l’emporte. Car chaque scrutin est un gong, un coup de tocsin sonnant la colère triomphante dans les campagnes, les quartiers populaires, les périphéries, au bout des lignes de transport, au cœur de territoires désertés et dévastés. Des citoyens rongés par le sentiment d’abandon sont prêts à d’autres étreintes que celles qu’offre la République.

Un mal profond ronge le pays. La Gauche n’est plus perçue comme le repère, le refuge, le rempart des plus humbles, et sans doute n’est-elle plus, pour les plus modestes de nos concitoyens, la raison de cultiver l’espoir. Pourtant, la Gauche s’est créée pour refuser la misère et l’injustice sociales, pour exiger des conditions décentes de travail, pour donner sens à la vie commune. La Gauche est née sur l’humanisme qui voit en chacun la promesse de ce qu’il peut devenir. La Gauche a fait vivre l’ambition d’égalité chaque fois qu’elle accéda aux responsabilités. Mais sans doute, subrepticement, avons-nous accumulé des infidélités à nous-mêmes. Le monde est devenu complexe, nos anciens schémas sont éculés, notre langage obsolète …ou emprunté. Du précédent quinquennat, aux dégâts multiples, nous avons hérité une situation économique et budgétaire extrêmement abîmée : des comptes publics dégradés, un chômage en explosion, des emplois industriels massivement détruits, des services publics bradés, des territoires abandonnés au désespoir ou aux gangs, une politique fiscale ouvertement inégalitaire, une balance commerciale fortement déficitaire. Et par-dessus, des paroles de division, d’humiliation, d’exclusion. Il nous fallait cent fers au feu ! Pour rétablir les comptes, la confiance et la liberté souveraine. Pour réparer les effets des vexations et rejets. Pour recoudre. Retisser. Re-lier. Relier.

La pauvreté recule, pas assez, pas assez vite. La solidarité s’étend, pas assez manifestement. Les impôts baissent et consolident le pouvoir d’achat, pas assez sensiblement. Les services publics se réimplantent, pas assez amplement. Les accidents de la vie professionnelle sont beaucoup mieux amortis, pas assez visiblement. Les vies simples et fragiles n’occupent plus l’espace public, elles ne sont plus au cœur des débats. Les milliards ne disent rien des quelques euros qui manquent dès la moitié du mois. Ceux pour qui le déclassement est devenu une réalité cruelle du quotidien, se perdent dans la rancœur et l’amertume et en veulent à tous ne sachant à qui en vouloir.

Les égoïsmes ont continué de prospérer. Les arrogances de s’afficher. Rémunérations hallucinantes, indemnités ahurissantes, passe-droits effarants. Des mondes qui s’ignorent. Des inégalités qui se creusent de manière intolérable, désagrégeant le lien social.

Les attentats de janvier et de novembre, par leur violence, leur aveuglement, ce cynisme en actes, sont venus accroître le sentiment de vulnérabilité collective et de désarroi individuel dans notre société déjà gravement fragilisée.
C’est pourtant dans le même pays que quatorze millions de bénévoles s’éreintent à aider les autres, persistent à mettre du liant partout par la présence, la parole, l’action. C’est le même pays qui fourmille d’initiatives, de projets, d’idées, d’innovations, et remporte de prestigieuses récompenses internationales.

C’est dans le même pays que des femmes et des hommes affrontent des difficultés matérielles mais gardent le sens de l’intérêt général et restent attachés aux valeurs républicaines, refusant de céder aux démagogues qui transforment d’autres en foule, furieuse, envieuse, séditieuse. Ce faisant, ces femmes et ces hommes nous inspirent respect et gratitude, fierté et courage. Elles et ils sont le peuple, fidèle à cette nation civique, menant l’offensive culturelle et politique chaque fois que l’identité collective républicaine est menacée d’ébranlement. Ce peuple reste philosophiquement, rationnellement, sensuellement attaché à l’idée prodigieusement moderne d’égalité, des personnes et des territoires, de dignité de chacun. C’est à lui qu’il faut donner de la force, car c’est lui qui ramènera ceux qui se laissent duper par des exutoires chimériques à leur exaspération et leurs angoisses.

Et cette jeunesse ? S’égare-t-elle ? Nombreuse à ne pas prendre part à l’exercice du choix démocratique. Et lorsqu’elle y participe, elle va d’abord verser ses espoirs chez ceux qui ne veulent la France que repliée sur elle-même, donc sans avenir pour la jeunesse. Par quoi se laisse-t-elle abuser ? Par la facilité, le leurre du simplisme. Elle dit son désir d’enthousiasme. Elle veut être fascinée, d’une façon ou d’une autre. Alors, ceux qui lui font croire qu’il suffit de… fermer les frontières, quitter l’euro, haïr pour se sentir bien et fort, ceux qui n’ont aucun scrupule à concilier l’inconciliable, fermeture et prospérité, autarcie et plein emploi, la subjuguent. A nous de réapprendre à satisfaire ce réconfortant désir d’enthousiasme.

Notre responsabilité est éminemment politique. Nos idéaux demeurent. Notre génie doit consister à construire de nouvelles réponses mieux adaptées au rythme des choses, aux défis européens, aux bouleversements du monde, nouer à l’intérieur cette nécessaire alliance populaire et citoyenne qui seule peut irriguer l’espoir, tisser à l’extérieur des coopérations pour unir nos capacités à faire pièce aux inégalités aussi envahissantes que révoltantes. Donner corps à la fraternité, au-dedans et en-dehors.

Le peuple français a toujours su se redresser. Même lorsqu’il fait mine de s’être assoupi, il veille sur lui-même, sur son image, sur l’idée qu’il se fait de lui-même, sur la science qu’il a de lui-même, sur l’art de cultiver sa nature profondément empreinte de culture et d’ouverture, sur l’image qu’il projette au monde, sur l’espérance qu’il met dans le cœur de celles et ceux qui luttent pour leurs libertés, sous toutes les latitudes.

Il nous donne à savourer le sursaut, il nous invite cependant à ne pas ignorer la semonce.

Christiane Taubira

mercredi 23 décembre 2015

La nausée



Ils nous auront tout fait ! En maintenant la proposition de déchoir de la nationalité française les binationaux nés Français, l’équipe Hollande-Valls a consommé sa propre déchéance morale. Car en reprenant cette idée proposée d’abord par Jean-Marie Le Pen puis Nicolas Sarkozy, il s’agit surtout de faire un nouveau coup de communication sur le dos des principes républicains les plus constants. Il ne peut pas y avoir deux sortes de Français au prétexte de quelques criminels. Il n’y a en aura jamais qu’une. Il s’agit de flatter l’opinion la plus bornée.

Il est pourtant facile de comprendre qu’un binational criminel terroriste ne doit pas être expulsé ou réclamable par un pays tiers quand il est pris et condamné pour terrorisme en France. Il doit être au contraire gardé et surveillé dans nos prisons. Penser que cette mesure puisse dissuader quelqu’un prêt à se faire sauter lui-même est ridicule.

Je pense avec émotion à la tristesse et à l’angoisse de tous ceux que cette mesure montre du doigt comme des suspects potentiels. Je pense à la consternation des socialistes à la base qui savent que cela est proposé en leur nom. Je pense avec amertume à ce que ces gens font de notre pays et au débordement et surenchères que cette initiative va permettre dans l’avenir. Je compte sur les parlementaires de tous bords, de droite comme de gauche, pour refuser leur voix à cet attentat contre l’identité républicaine de notre patrie.

Jean-Luc Mélenchon

mercredi 9 décembre 2015

LE REPROCHE INCOHÉRENT QUI EST FAIT AUX ABSTENTIONNISTES, C'EST D'AVOIR RENDU UN MALHEUR POSSIBLE, EN NE VOTANT PAS POUR UN MALHEUR CERTAIN...



On ne vote pas pour choisir entre des malheurs, seraient-ils de degrés différents, mais bel et bien pour choisir entre différentes propositions de progrès...

Lorsqu'une institution se trouve dévoyée au point de n'offrir aux citoyens qu'un choix entre différents malheurs, il faut prendre conscience du profond malaise dans lequel se trouve plongée la société, et cesser de participer à cette comédie dont il est alors clair qu'il n'en sortira en aucune circonstance, rien de bon pour la nation...

Il faut donc constater que la lutte qui doit être menée n'est plus une lutte électorale, mais un combat vigoureux afin de procéder à une profonde réforme de cette institution malade et devenue malfaisante...

Le combat n'est donc certainement pas, de procéder à quelque combine électorale dont le but totalement malhonnête et pourtant clairement avoué, est de priver d'une juste représentation, 40% des citoyens d'une région, et surtout de le faire au nom de la sauvegarde de la démocratie...

En politique comme ailleurs, il faut être honnête et cohérent...

Richard Pulvar

lundi 7 décembre 2015

Le FN en force...


Le PS a lamentablement failli, chômage de masse, fiscalité confiscatoire, réduction des libertés publiques, des orientations sociologiques allant à l'encontre de la sociologie des Français ont eu pour conséquence ce score historique du FN, malheureusement l'audience de ce parti ne pourra que croître tant le discrédit qui pèse sur les partis de gouvernement est fort.

L’Europe n'a pas tenu ses promesses, la droite et la gauche ont pitoyablement échoué depuis quarante ans, l'extrême droite pousse les portes du pouvoir partout en Europe.