samedi 14 mai 2011

La commémoration de l'abolition de l'esclavage n'a pas eu lieu


« Par leurs luttes et leur profond désir de dignité et de liberté, les esclaves des colonies françaises ont contribué à l'Universalité des droits humains et à l'idéal de liberté, d'égalité et de fraternité qui fonde notre République. La France leur rend ici hommage ». Voilà les mots gravéssur la plaque dédiée à la mémoire des esclaves des colonies, voilà le devoir de mémoire auquel j'aimerais rappeler à tous, en particulier les médias, capables de relayer l'ignominie de ce que fut la traite et l'esclavage. Le corps et l'âme de millions de personnes ont été enchaînés pendant des siècles à une volonté liberticide sur des préjugés raciaux indignes... Cette faute, aussi profonde qu'irréparable doit être entendue par tous, par-delà les médias communautaires, dans la presse nationale, où la journée de commémoration de la traite et de l'esclavage mérite plus que quelques entrefilets, d'autant qu'elle coïncidait cette année avec les 10 ans de la loi Taubira…

La présence de personnalités politiques et d'intellectuels de tout bord prouve que ce combat est universel et transcende les clivages politiques. Comme l'a dit le chef de l'Etat « De la souffranced'une mémoire partagée, d'une histoire douloureusement assumée ensemble, nous devons faire la source d'une espérance nouvelle ». C'est le sens de mon propre engagement. C'est pourquoi le travail du comité de la mémoire présidé par Françoise Vergès, la lecture, à la fois émouvante et cruelle, des documents par Greg Germain, le combat mené pour la reconnaissance de ce crime contre l'humanité, pour tous les défenseurs de la loi Taubira et de toutes les lois mémorielles, sont essentiels. Tous - et bien d'autres qu'on n'entend pas assez - font ce qu'ils ont à faire pour rendre dignité et hommage à ces victimes sacrifiées à la barbarie humaine. Et nous ? »
Claudy Siar

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