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samedi 3 décembre 2011

Selon Guéant DSK avait été contrôlé au Bois de Boulogne



"En décembre 2006, la police aurait interpellé Dominique Strauss-Kahn dans le bois de Boulogne. L’avez-vous su?
Oui, j’ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle monsieur Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit lors d’un contrôle de routine. Mais, il n’y a aucune procédure à ce sujet. Il n’était pas tombé dans un guet-apens de la police! Il n’était pas suivi. Ce n’est quand même pas la faute de la police s’il était là-bas ce soir-là!"


mardi 30 août 2011

Sarcelles se prépare à fêter le retour de «Dominique»



Des Présidents d'associations antillaises veulent faire une fête à DSK pour son retour à Sarcelles. Ces gens se vautrent dans l'indignité et la fange, ils se prostituent pour quelques euros de subvention.


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Sarcelles se prépare à fêter Dominique Strauss-Kahn. Dans cette ville intimement liée à la carrière politique de l'ancien président du FMI, ses proches réfléchissent aux modalités de festivités pour son retour. «Il faut une très grosse manifestation», explique Jean-Pierre Passe Contrin, responsable des sports à la mairie, qui évoque «un concert, une soirée», et promet pour sa part de mobiliser notamment la communauté antillaise. «Les Sarcellois ont été très émus par ce qui est arrivé», raconte Sammy Gozlan, responsable du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. «Sur 100 familles de la communauté juive, 99 au moins ont allumé des bougies pour Dominique. Tout le monde l'attend avec impatience», renchérit l'un des membres de l'équipe municipale, proche des Strauss-Kahn depuis près de vingt-cinq ans.
Le 23 mai dernier, s'est créé à l'initiative de François Pupponi, député maire de Sarcelles, un comité de soutien qui revendique aujourd'hui plus de 3.500 signatures. Plus de 300 proches de l'ancien ministre PS, anciens collaborateurs, amis, responsables associatifs, avaient alors déclaré leur confiance dans la parole de ce «Dominique» que beaucoup côtoyaient depuis des années. Ce même comité prévoit d'organiser un événement en présence du couple Strauss-Kahn, confirme Patrick Haddad, conseiller municipal et membre du comité. Dans l'esprit de ses organisateurs, la célébration duretour de DSK devrait être l'occasion de tourner la page de l'ensemble des accusations pesant sur l'homme politique - des deux côtés de l'Atlantique. Aussi espèrent-ils également un classement prochain, par le parquet de Paris, de la plainte déposée par Tristane Banon pour tentative de viol. Dans l'attente, la date de la fête n'est donc pas définitivement arrêtée. «Elle aura lieu en septembre», explique cependant Patrick Haddad. En revanche, l'événement n'attendra pas la fin de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Pontoise pour subornation de témoin après la plainte déposée par l'avocat français de Nafissatou Diallo, Thibault de Montbrial, et qui vise l'un des adjoints du maire de Sarcelles. Youri Mazou-Sacko devrait être entendu dans la semaine par les enquêteurs, qui ont déjà interrogé André M'Bissa. Ce dernier, père d'une jeune femme qui aurait eu une liaison houleuse avec DSK, accuse l'adjoint au maire d'avoir tenté d'acheter son silence.

«Il serait indéniablement élu»

Sur le terrain, les élus préviennent néanmoins: la fête sera «familiale». Pas question de parler politique. Les législatives du printemps 2012 constituent un sujet délicat que les uns et les autres abordent avec prudence. «Pour se reconstruire un avenir politique, DSK aura besoin d'en repasser par Sarcelles. Il voudra sans doute se présenter aux législatives», prédit Claude Ribbe, ancien candidat et lui-même fondateur d'un comité pro-Nafissatou-Diallo. «S'il se présentait, il serait indéniablement élu, mais je n'imagine pas un instant DSK demander sa place à François Pupponi! C'est un destin national qu'il lui faut », rétorque un membre de l'équipe municipale. Malgré tout les manœuvres ont déjà commencé sur le terrain. Mohammed Fofana, militant PS de longue date qui fut brièvement sympathisant UMP, a déjà décidé de mener la guerre au député maire François Pupponi tout en se déclarant «frère» de DSK. Il ouvre son blog, qui se veut pro-DSK, dans quelques jours…

Laurence De Charette

lundi 29 août 2011

Michel Rocard pense que DSK est atteint d'une "maladie mentale"


L'ex-Premier ministre Michel Rocard a estimé lundi que Dominique Strauss-Kahn était atteint d'une "maladie mentale" qui l'empêchait de "maîtriser ses pulsions".

Lors de l'émission Le Grand Journal de Canal+, M. Rocard a déclaré : "Cet homme a visiblement une maladie mentale", éprouvant des "difficultés à maîtriser ses pulsions. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai".
Interrogé sur la primaire socialiste, il a estimé que "le plus populaire" était "sûrement François Hollande". "Mais la mieux placée techniquement parce qu'elle (était) la première secrétaire du parti, c'est Martine Aubry. On verra bien", a-t-il ajouté.
Quant à celui qui serait le plus à même de gagner la présidentielle, "les deux sont des personnes de qualité et je mets grand soin pour travailler avec tous", a-t-il dit.
Même avec Ségolène Royal?, lui demande-t-on : "J'espère que non parce que je ne crois pas à ses capacités pour cette fonction et je pense qu'elle ne sera pas élue", a-t-il répondu.
Comme on lui faisait remarquer que la présidente de Poitou-Charentes pensait pouvoir gagner, il a rétorqué : "Nous sommes dans une société de libre expression, le droit de dire n'importe quoi est un droit fondamental de la personne humaine".

jeudi 28 juillet 2011

Strauss-Kahn acte III : entrée en scène de Marie-Victorine


Le goût de l’ex futur président de la République française pour la « diversité » se confirmerait, si l’on en croit une interview exclusive publiée par le magazine suisse L’illustré.
Il s’agit d’une certaine Marie-Victorine M. Elle ne dit pas son nom mais n’hésite pas à se montrer en photo et à expliquer qu’elle aurait été la « maîtresse » de Dominique Strauss-Kahn. Quel est le sens du mot « maîtresse » pour un « séducteur » à qui l’on impute trois « conquêtes » par 24 h ? C'est compliqué, comme dirait Facebook. Marie-Victorine serait en tout cas d’origine congolaise par son père, un militant socialiste de Sarcelles. C'est confirmé : il n'est décidément pas raciste notre galant. Tiens, Sarcelles ! Nous y revoilà. Une histoire d’amour, selon Marie-Victorine. Mais il est aussi question d’avortement, de tentative de suicide et même de François Pupponi - l’actuel député maire de Sarcelles - au chevet de Marie-Victorine à l’hôpital de Gonesse.
Quel gentleman, ce Pupponi qui va consoler les « maîtresses » de son ami à l’hôpital ! Une histoire qui ressemble un peu à celle que contait naguère Mohamed Fofana, de Villers-le-Bel, à qui voulait l’entendre. Certes, la version de Mohamed, originaire de Guinée, comme Nafissatou, ancien conseiller municipal de Sarcelles en charge de la sécurité, et très proche de «Dominique», paraît-il, était moins romantique. C'était le temps où Mohamed, très remonté, disait qu'il fallait un « maire noir » à Sarcelles. Mais peut-être ne s’agit-il pas de la même histoire. De toute façon, Mohamed a aujourd’hui perdu la mémoire depuis que des «bienfaiteurs» lui ont trouvé un travail de gardien d’immeuble à Saint-Denis. Il a même l’air d’avoir peur. Mais peur de quoi donc ou de qui ? Difficile de deviner s'il ne veut rien dire. Marie-Victorine aussi a la pression. Une lettre que de méchants journalistes américains menaceraient de balancer. C'est pour ça qu'elle se confie. En toute sincérité, cela va de soi, car, à la différence de Nafissatou, on ne saurait la soupçonner de mensonge. Car elle vit à Los Angeles et c'est une juriste consultante. Celle-là- qui était consentante puisqu'elle le dit- on ne la traitera pas de pouffiasse comme on l'a fait pour l'autre - qui l'était forcément aussi, consentante, puisqu'elle dit le contraire. Belle réussite en tout cas pour cette Sarcelloise qui ne doit rien à personne. Un peu comme Ramzi Khiroun. Respect !
Que pense Marie-Victorine de l’affaire new-yorkaise ? « Franchement, je pense qu’il y a eu une relation entre eux, une relation forcée. Je ne sais pas s’il s’agit de viol. C’est un homme qui est physique, donc il est tout à fait possible qu’il ait étreint cette femme de façon brusque ou brutale. Mais on en revient toujours à la même question: qu’est ce que la définition exacte de la violence? Dominique m’a étreinte parfois de façon brusque, mais, pour moi, c’était de la passion, pas de la brutalité. »
Voilà l’explication qui nous manquait : Dominique est un passionné, ce qui peut expliquer une « relation forcée » avec Nafissatou, pour laquelle il se serait soudain pris de « passion » et qui serait en quelque sorte devenue sa « maîtresse ». Une autre histoire très fleur bleue, en fait. Sur certains points, Marie-Victorine aussi a perdu la mémoire : « Je ne me souviens plus très bien de cet épisode, explique-t-elle à propos de cette tentative de suicide qui a suivi une rupture intervenue après Yom Kippour. J’avais pris des médicaments, c’est encore flou dans ma tête» confie-t-elle au journaliste. « Quand je me suis réveillée à l’hôpital de Gonesse, M. Pupponi, le maire de Sarcelles, était à mon chevet. Je me souviens lui avoir parlé quelques minutes en lui demandant ce qu’il faisait là. Il m’avait répondu que Dominique voulait juste savoir si ça allait.»
Quelle classe ce Dominique ! En tout cas, l’histoire de Martie-Victorine intéresserait beaucoup Cyrus Vance qui aurait même décalé de trois semaines l’audition de l’ex-patron du FMI pour entendre Marie-Victorine lui conter cette bagatelle sarcelloise. On espère que M. Pupponi aussi sera entendu pour expliquer à quel point son ami est passionné, tendre et romantique.
Claude Ribbe

vendredi 15 juillet 2011

Manifestations communautaristes à New York contre Dominique Strauss-Kahn



L’affaire Dominique Strauss-Kahn est devenue un sujet de mobilisation pour les activistes des communautés africaines et noires-américaines de New York. Une coalition d’associations organisait jeudi 14 juillet deux manifestations devant le domicile new-yorkais de l'ancien directeur du FMI et devant le tribunal pour exiger la tenue d’un procès et soutenir la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo.
Avec notre correspondant à New YorkKarim Lebhour
La manifestation était baptisée « rassemblement pour la justice ». Devant le tribunal, une soixantaine de personnes, des femmes africaines et des militants noirs-américains comme Diana venus marquer leur soutien à Nafissatou Diallo : « S’ils veulent soulever la question de la crédibilité, alors il faut regarder la crédibilité de Strauss-Kahn, parce que dans son propre pays, en France, il fait l’objet d’une enquête pour viol. ». Tous veulent que le procureur Cyrus Vance aille jusqu’au procès.
Une femme qui se réclame des Blacks Panthers prend la parole : « Si la femme était française et si l’homme était noir, le dossier serait traité très différemment », lance-t-elle sous les applaudissements.

« Si vous l'ouvrez, on vous salit »


Souleymane Diallo, de la communauté guinéenne, s’inquiète pour sa part des conséquences pour les immigrés des révélations publiques du procureur sur le passé de la jeune femme : « Si vous êtes immigrant et que vous avez un problème dans ce pays, mieux vaut la fermer. Si vous ouvrez la bouche et vous parlez, on risque de regarder dans tout votre passé et de vous salir. Nous voulons que ce soit le cas qui s’est passé qui soit traité, pas un autre. »

La mobilisation des Africains de New York va continuer. De nouveaux rassemblements sont prévus dimanche 17 juillet à Harlem.

dimanche 10 juillet 2011

Pourquoi Strauss-Kahn a perdu la partie



Depuis le 14 mai 2011 une triste affaire de viol présumé, vendue par la presse comme un feuilleton à rebondissements, passionne la planète. Mais il n’y a finalement guère de mystère sur l’issue de cette histoire. Strauss-Kahn a déjà tout perdu ou presque.

D'abord l'essentiel : l'honneur. A supposer que cela ait un sens pour lui et ses amis.

Par sa propre démission -qui est presque un aveu- il a aussi perdu son poste lucratif et prestigieux de directeur général du FMI avec l’humiliation de voir arriver comme successeur une femme, française et de surcroît adversaire politique.

Strauss-Kahn a vu du même coup son rêve s’effondrer. Il ne sera jamais président de la République et, même s’il réussit à passer entre les mailles des filets judiciaires américain et français, ce qui est très improbable, - et devrait l’occuper quelques mois sinon quelques années - il aura le plus grand mal à revenir en politique, même au plus modeste niveau.

A terme, il a perdu en outre, très probablement, le soutien de son épouse. Anne Sinclair a adopté l’attitude d’une femme qui défend son mari contre vents et marées. Très bien ! Respectons ce choix. Mais n'en a-t-elle pas beaucoup trop fait et sa posture arrogante n'a-t-elle pas desservi celui qu’elle prétendait aider ? Passer l’éponge sur une incartade est une chose, supporter l’humiliation d’être bafouée et contente pendant trente ans en est une autre, couvrir un viol présumé avec l’impudence que donne la fortune en est une troisième. Pendant combien de temps supportera-t-elle encore de n'être que la grosse dame qui règle les additions, comme dans les films des Marx brothers ? On peut comprendre qu’elle ait joué gagnant un homme qui lui permettrait de réaliser un rêve par procuration : entrer à l’Élysée. Mais jusqu’à quel point sa "magnanimité" affichée, dans laquelle je ne vois qu'une injure faite à toutes les femmes violées, lui permettra-t-elle de miser désormais sur un tocard ?

Si on enlève à Strauss-Kahn la fortune de sa femme et la perspective d’une réussite en politique, que reste-t-il ? Un brillant économiste selon certains admirateurs ? Soyons honnête : sa thèse « Économie de la famille et accumulation patrimoniale » et son livre sur « La richesse des Français », deux ouvrages publiés il y a plus de trente ans, ne le prédisposent guère au prix Nobel. Il reste donc un homme dont la célébrité reposera sur l’un des plus grands scandales sexuels de l’histoire et qui ne pourrait être intéressant, à la rigueur, s’il en avait le talent, qu’à travers une introspection littéraire sur propre cas. Le plus probable, c’est que Strauss-Kahn restera un cas d’études clinique et, certainement, un héros de la petite histoire au même titre que Gilles de Rais, le cardinal de Rohan, Félix Faure, John Profumo ou le cardinal Daniélou.

Les maladresses des bons amis


Ceux qui ont tenté de défendre Dominique Strauss-Kahn ne l’ont guère aidé, c’est sûr. Jacques Lang qui a tenté de minimiser le viol présumé en déclarant qu’il n’y avait « pas mort d’homme ». Jean-François Kahn qui ne voyait d’ans cette affaire qu’un banal « troussage de domestique ». Bernard-Henri Lévy pour lequel Strauss-Kahn n’était pas «un justiciable comme les autres » et qui invoquait, sans en comprendre, apparemment, l’ironie dans le cas d’espèce (d'autant qu'on imagine mal BHL en train de rire) l’adage « Rira bien qui rira le dernier ». Michèle Sabban qui dénonçait « un complot international ». Johnny Hallyday, lui-même accusé de viol en 2002, qui ne voyait dans les chefs d’inculpation visant Strauss-Kahn, que des « critiques odieuses ». Elisabeth Badinter pour laquelle tout cela n'est qu'une «possible injustice» (qui aurait frappé Strauss-Kahn, bien sûr, pas la victime présumée). Finkielkraut pour qui le fait d'oser porter une accusation contre un homme au-dessus de tout soupçon comme Strauss-Kahn équivaut à un... « viol ». Rien de moins ! Jean-Marie Le Guen qui déclarait encore le 5 juillet 2011 que Strauss-Kahn serait en 2012 « un atout considérable pour la gauche». Il ne manquait, pour compléter ce florilège, que la réaction de Roman Polanski lequel, heureusement, a gardé le silence.

Un dossier d’accusation accablant

Les injures et les calomnies déversées sur Nafissatou Diallo par les avocats et le communicants de Strauss-Kahn ne doivent pas faire oublier que les faits reprochés à l’ex-directeur général du FMI sont étayés, non seulement par le témoignage de Nafissatou Diallo qui n’a pas varié d’un iota, mais aussi par des preuves impossibles à réfuter qui corroborent ce témoignage : notamment un rapport médical et des expertises médico-légales accablants. Les mensonges de la défense de Strauss-Kahn qui, dans un premier temps, a tenté d’établir que le Français était déjà parti au moment des faits et que la présumée victime n’était « pas attirante » avant d’en venir à une « relation consentie » risquent de peser lourd le moment venu. Sans parler des tentatives du sexagénaire à l’encontre de deux autres employées de l’hôtel et de la présence nocturne d’une jeune femme dans les heures qui ont précédé l’agression : autant d’indices d’une libido pathologique.

L’attitude désinvolte d’un justiciable sûr d’être supérieur aux autres.

La posture arrogante de Strauss-Kahn qui, au motif qu’il avait partiellement recouvré la liberté, se voyait déjà disculpé et allait fêter l'événement avec sa femme au Scalinatella, l'un des plus huppés restaurants new-yorkais (600 dollars les pâtes aux truffes et le Brunello Di Montalcino pour porter un toast à la santé des rmistes Sarcellois) n’est peut-être pas de nature, quant on y réfléchit, à faciliter un abandon des charges. La décision provisoire d’un magistrat n’éloigne ni la perspective d’un procès, ni celle d’une condamnation avec la perspective d’un retour à Rikers island où le menu et la carte sont moins gastronomiques.

La quasi-certitude d'une lourde condamnation au civil.

Si, d'aventure, DSK échappait au pénal américain, il peu probable qu'il puisse s'en tirer au civil et, dès lors, il risque bel et bien d'être condamné pour les mêmes faits, sinon à la prison, du moins à de faramineux dommages-intérêts qu'Anne Sinclair ne sera peut-être pas disposée à payer.

L’ouverture d’un second front en France.

L’attitude de Tristane Banon qui, après avoir porté des accusations contre Strauss-Kahn, a refusé de venir témoigner dans le procès américain, s’explique très certainement par la volonté de ne pas réduire sa propre affaire à un banal épisode du dossier new-yorkais. Par ailleurs, on peut comprendre que la jeune femme, à laquelle le comité de soutien à Nafissatou Diallo apporte aujourd'hui ses encouragements, n’ait pas voulu s’exposer aux calomnies que pourraient utiliser contre elle les avocats de Strauss-Kahn dans la procédure américaine. L’ouverture d’une enquête préliminaire en France et la perspective d’une longue instruction qui pourrait déboucher sur un procès en cour d’assises risquent d’apporter à l’accusation américaine des éléments de toute évidence défavorables à Dominique Strauss-Kahn. En outre, avec l'entrée en scène de Banon, qui n'est ni "noire" ni musulmane, il va être plus difficile d'invoquer le "complot" et un "nouvelle affaire Dreyfus".

La politisation du dossier

Les féministes françaises, habituées à voir les victimes de viol calomniées par les violeurs, ont adopté une attitude courageuse qui doit rappeler que la discrimination sexuelle va généralement de pair avec la discrimination raciste. De ce point de vue, c’est à bon droit que la diaspora africaine, en France à travers le comité de soutien créé dès le 24 mai 2011, puis aux USA, avec la mobilisation des syndicats et des militants pour les droits civiques , a vu dans les attaques portées contre Nafissatou Diallo la manifestation d’un racisme à peine dissimulé. Le hallali négrophobe auquel on a assisté à partir du 1er juillet 2011 a été en effet d’une violence rarement atteinte depuis les années soixante. Bien sûr, la couleur de Nafissatou Diallo n’a jamais été invoquée explicitement pour justifier ces attaques. Ce qui a en effet changé depuis les années soixante, c’est que le racisme au premier degré n’est plus socialement tolérable dans la société occidentale. Cependant, il faudrait être de bien mauvaise foi pour soutenir que l’acharnement contre Nafissatou Diallo, traitée, pendant une semaine, et sans aucune preuve, non seulement par des journaux à scandale, mais par des organes de presse dit « respectables », de menteuse, de complice de trafic de drogue et de prostituée, n’a absolument rien à voir avec sa couleur, ses origines ni sa religion. Le lynchage en règle auquel on a assisté, n otamment dans la presse française de gauche, n’est absolument pas contradictoire avec l’attitude première qui a consisté à sanctifier Nafissatou Diallo. Au contraire. Les préjugés contre les femmes africaines ou afro-descendantes s’expriment de deux manières qui semblent figées depuis le XVIe siècle. Tantôt on a recours au stéréotype paternaliste de la «vraie noire» qui serait en adéquation avec la nature, tantôt à celui de la « fausse noire » dénaturée par le contact avec l’Occident.

Dans les deux cas, prévalent de grossiers préjugés qui réduisent la femme africaine aux fantasmes sexuels projetés sur elle par des anciens pays colonisateurs et esclavagistes. Ce sont, de toute évidence, ces fantasmes qui ont allumé la libido de Strauss-Kahn et peut-être amené cet homme à des actes de violence, suite au refus de Nafissatou Diallo de se plier aux fantasmes de l’ancien maire de Sarcelles. Pour plus de détails, on se reportera aux intéressants travaux de Yann Le Bihan, chercheur en psychologie sociale.

Pendant un mois, Nafissatou Diallo a donc été hypocritement présentée comme une « vraie noire » issue d’un village africain utopique et en tout point conforme aux villages mis en scène dans les expositions coloniales des années trente. C’était une bonne musulmane, issue d’une famille respectée. En « bonne sauvage », elle était incapable de mentir. Tout a basculé en quelques heures. Nafissatou Diallo est devenue une « fausse noire » vénale pervertie par le contact avec la société américaine et incapable de s’acculturer, du fait de son « infériorité » naturelle. On a insisté sur l’argent dépensé pour des soins jugés futiles pour une « vraie noire » – coiffure, instituts de beauté. Bien sûr, il a tout de suite été affirmé que le financement de ces dépenses futiles était assuré par des hommes. Nafissatou a été immédiatement traitée de prostituée par toute la presse occidentale, en précisant qu’il s’agissait d’une « filière guinéenne » pour replacer la prostitution dans un contexte spécifiquement africain. Les calomnies distillées par les avocats et communicants de Strauss-Kahn dans le peu reluisant New York Post étaient reprises presque sans réserves dans Libération et même dans Le Monde. Des conversations téléphoniques, jamais rendues publiques, mais citées par de mystérieuses sources « proches du dossier » révélaient que Nafissatou avait des liens avec des trafiquants de drogue (qui eux, soit dit en passant, ne semblent pas profiter de la présomption d’innocence). Bien sûr, la « fausse noire » avait tout de suite flairé la bonne affaire et appelé son complice – noir évidemment – pour en parler avec lui.

Il ne manque plus à Nafissatou, pour faire bonne mesure et confirmer la théorie du complot international, que l’imputation de relations avec des terroristes islamistes. Ce qui, finalement, va peut-être venir. On compte sur Taylor, Brafman et Khiroun pour nous régaler encore de leurs affabulations et de leurs bobards.

Claude Ribbe

mardi 5 juillet 2011

DSK accuser sues NY Post for "prostitute" report



(Reuters) - The hotel maid who accused former IMF chief Dominique Strauss-Kahn of sexual assault sued the New York Post and five of its journalists for libel on Tuesday for reporting that she was a prostitute.
The 32-year-old Guinean immigrant accused the Post of publishing defamatory articles between July 2-4 "in an apparent desperate attempt to bolster its rapidly plunging sales."
The suit filed in Bronx state court seeks damages to be determined at trial for articles it said the Post knew were false or should have known were false before they were published.
A spokesman for the Post was not immediately available for comment.
On Friday prosecutors called into question the woman's credibility for a series of lies about her background including a false story about being gang-raped on her application for U.S. asylum.
The Post reported on Saturday that the Sofitel housekeeper "was doing double duty as a prostitute, collecting cash on the side from male guests." An article the following day reported that the housekeeper "continued to work as a prostitute in a Brooklyn hotel where she was stashed by prosecutors."
"All of these statements are false, have subjected the plaintiff to humiliation, scorn and ridicule throughout the world by falsely portraying her as a prostitute or as a woman who trades her body for money and they constitute defamation and libel per se," the suit said.
(Reporting by Noeleen Walder and Jennifer Golson; Editing by Daniel Trotta and Sandra Maler)
(This article has been modified to show the suit has been filed in the Bronx, not Manhattan; fixes number of defendants)

dimanche 3 juillet 2011

MADAME EDMOND DANTES, ÉPOUSE STRAUSS-KAHN



Chronique hebdomadaire de Philippe Randa


En titrant “DSK : saison 2”, le quotidien Libération a résumé tout ce qu’on peut légitimement penser de “l’affaire” Dominique Strauss-Kahn, ponctuée cette fin de semaine d’un deuxième “coup de tonnerre” (la levée de son assignation à résidence et des millions de dollars de sa caution), écho aussi médiatiquement assourdissant que fut le premier (son arrestation et son inculpation pour agressions sexuelles).

Et maintenant ?

On s’attend à l’annonce, lors de sa prochaine comparution le 18 juillet prochain, à l’abandon de toutes les charges contre lui. Ce ne serait donc pas un troisième “coup de tonnerre”, mais, vu les enjeux, les défenseurs de la présumée victime et le procureur Cyrus Vance, District Attorney qui jouera sa réélection en 2013, auront à cœur de ne pas perdre complètement la face, si cela leur est encore possible. Ils ont quinze jours pour trouver matière à ce qui serait alors, par le maintien de l’inculpation de viol, un troisième “coup de tonnerre” sinon judiciaire, du moins médiatique.

Mais s’il ne devait y avoir que deux “saisons” seulement made in USA, de prochaines se joueront forcément en France… où personne n’envisage que DSK ne s’imposent pas à nouveau comme un acteur incontournable de la vie politique. Sinon à celle de candidat à la primaire socialiste, puis, éventuellement, à la Présidence de la République française, du moins à celle d’un faiseur (ou d’un “défaiseur”) de Président(e)…

Quelle sera la conséquence dans les urnes du jugement des Français(es) sur l’ancien Président du FMI ?Apparaîtra-t-il comme un Edmond Dantes moderne, Comte de Monte-Cristo exigeant réparations, ou au contraire, justice lui ayant été rendue, ses épreuves, aussi terribles furent-elles  n’ayant durées qu’un simple trimestre, l’image qu’ils conserveront finalement de lui restera-t-elle celle du mâle sautant sur tout ce qui bouge et qui n’a dû son salut, même si mérité, qu’a l’argent de sa moitié ?

En revanche, s’il y a une dame qui sort à l’évidence triomphante de ce feuilleton politico-judiciaire, c’est bien son épouse…

Femme bafouée pour la énième fois, elle aurait pu tourner le dos à son mari au fond du trou (au propre comme au figuré), jurer qu’elle ne s’imaginait pas quel psychopate sexuel elle avait serré durant tant d’année contre sa divine poitrine… et rester abattue par un destin impitoyable afin de minimiser tant que faire se pouvait sa responsabilité dans les risques de dérapages sexuels de son époux qu’elle ne pouvait ignorer.


En apparaissant au contraire à ses côtés, aussi digne dans l’opprobre, que déterminée et amoureuse à son bras lors de sa comparution au tribunal, recherchant dans l’urgence un domicile conforme aux exigences de la Justice, tout en faisant appel aux avocats les plus retors du barreau américain, tout en abattant cash au bassinet de la justice américaine des millions de dollars de biens immobiliers pour sa caution et cela, à la seule fin d’éviter la cellule à son mari… Soit en faisant face sans hésitation à la meute le pourchassant, elle a empêché du même coup un halali que beaucoup estimaient inéluctable !

Elle aurait pû être la “femme cocue” la plus ridicule de ce début de siècle… Elle apparaît aujourd’hui comme une épouse à la dignité exemplaire autant qu’au tempérament redoutable.

Étrangement, les féministes professionnelles, chiennes de garde de la victimisation permanente de leur sexe, ne sont guère réceptives à cette image-là des femmes. Allez savoir pourquoi !

vendredi 1 juillet 2011

Revue de presse : Strauss Kahn reste un violeur présumé...


Selon le New York Times, la crédibilité de l’accusatrice aurait été entamée par des faits relevés par deux enquêteurs dont l’identité n’a pas été révélée. Quels sont ces faits ? Après son agression, et donc après avoir déposé plainte, Nafissatou Diallo aurait eu une conversation avec un détenu accusé d’avoir été en possession de 200 kg de marijuana. Cet homme, avec des amis, aurait fait des dépôts sur des comptes ouverts au nom de Nafissatou Diallo, pour un montant de 100 000 dollars au cours des deux dernières années. Dans la conversation, enregistrée par la police, Nafissatou Diallo aurait évoqué les indemnités qu’elle pourrait obtenir à la suite de sa plainte. Qu’en conclure ? Si ces faits sont avérés (ce qui reste à démontrer) dans le pire des cas, Nafissatou aurait parmi ses amis un trafiquant de marijuana qui aurait déposé, en deux ans, 100 000 dollars sur des comptes à son nom. Nafissatou aurait gardé des relations avec cet ami, son « fiancé » peut-être, malgré son arrestation. Elle l’aurait appelé pour lui dire qu’elle avait été violée, ce qui n’est sans doute pas une révélation facile à faire. Elle lui aurait dit que le seul aspect positif de cette histoire, c’est qu’elle aurait peut-être droit à des dommages-intérêts. Si Nafissatou a parlé au téléphone sans penser qu’elle était écoutée, cela révèle de sa part une certaine naïveté qui plaide plutôt en sa faveur. A-t-elle profité de ces 100 000 dollars déposés sur des comptes à son nom ? Etait-elle informée des dépôts ? A-t-elle rendu service à son ami en connaissance de cause ? Autant de questions auxquelles elle pourra certainement apporter des réponses. Qu’en conclure ? Au pire que son petit ami, un petit trafiquant de shit peut-être, aurait pu être mieux choisi, qu’il l’a mise dans le pétrin en se servant d’elle pour blanchir de l’argent. Choisit-on toujours bien ceux qu’on aime ? Une question qu’il faudrait poser à Anne Sinclair, à supposer qu’elle agisse par amour. Du blanchiment d’argent : pas des millions de dollars. Cent mille dollars en deux ans ! Quelques journées d’argent de poche pour Dominique Strauss-Kahn. Si les comptes étaient à son nom, étrange que Nafissatou n’ait jamais été inquiétée pour complicité de blanchiment, alors que son petit ami, lui, est en prison. Etrange qu’une conversation téléphonique enregistrée par la police voici cinq semaines ne soit révélée que maintenant au procureur. Quant à avoir évoqué les possibles réparations pour le crime qu’elle affirme avoir subi, même avec un petit trafiquant incarcéré, où est le problème ? Comme Anne Sinclair, elle espérait peut-être avoir assez d’argent pour le faire sortir de prison. Avec cette différence qu’elle est noire, pauvre, et musulmane. De quoi Strauss Kahn, qui, lui, a demandé que la teneur de ses conversations téléphoniques précédant son arrestation, ne soient pas communiquées, peut-il bien parler, sinon de sexe, d’argent et de pouvoir ? Strauss-Kahn n’a certainement que des amis en règle. Aucun voyou, c’est sûr, dans ses relations. Et, bien entendu, il n’a jamais déposé d’argent liquide sur aucun de ses comptes. Le fait que son lieutenant François Pupponi règle ses frais de bouche avec la carte bleue de la SEM chaleur de Sarcelles n’est évidemment pas de nature à affaiblir ses dires. Un trafiquant de shit ! Peut-être noir, en plus ! C’est bien pire qu’un violeur présumé de négresses. Un tiers des Français entre 18 et 64 ans (soit plus de 13 millions) admettent pourtant - selon une enquête publiée la semaine dernière - avoir fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie, 4 % au cours du dernier mois : Il faut bien que ce cannabis vienne de quelque part. Eh oui : il y a des trafiquants. Des gros et des petits. C’est sans doute très vilain, mais pour le moment, la marijuana n’a encore tué personne. On n’en dira pas autant de l’alcool. Voire du Viagra dont certains obsédés sexuels font une consommation peut raisonnable et qui pourrait expliquer bien des débordements. Continuons la liste des turpitudes de Nafissatou invoquées par les enquêteurs anonymes. Elle aurait affirmé aux policiers avoir mentionné un viol et une excision dans sa demande d’asile aux USA et, vérification faite, on ne trouve pas trace de ces éléments dans son dossier. Damned ! Quelle affaire ! Cela voudrait dire qu’elle n’aurait jamais été violée ni excisée ? Qu’y a-t-il dans tout cela qui exonère Strauss Kahn des graves accusations portées contre lui ? Rien ! Un Strauss-Kahn aurait le droit de violer impunément une femme parce qu’elle serait la copine d’un petit dealer de shit et qu’elle se serait embrouillée dans ses déclarations pour obtenir le droit d’asile ? Faut-il être une sainte (comme Anne Sinclair) pour être crue sur parole quand on affirme avoir été violée ? Intéressant pour un homme qui se dit de gauche. La révélation de ces broutilles, compte tenu du système de procédure pénale américain, a permis à Strauss-Kahn, quasi-mécaniquement, d’obtenir illico une libération sur parole et de récupérer la caution versée par sa femme. On s’en réjouit pour elle. On s’en réjouit pour lui. Sa vie sexuelle va s’en trouver plus épanouie. En espérant qu’il n’y aura pas de nouvelles plaintes. Cependant, les accusations sont bien maintenues par le procureur. Strauss-Kahn n’a pas récupéré son passeport et se trouve toujours inculpé de crimes très graves. Il est libre d’être sur le territoire américain, le FBI aux fesses. La réhabilitation tant espérée par les amis zélés du violeur présumé, son élection à la présidence de la République en 2012, restent pour l’instant assez hypothétiques. Quel dommage ! On aurait tant aimé voir Strauss-Kahn débarquer, plus triomphant encore qu’un otage libéré, et, fort de sa supériorité naturelle, annoncer sa candidature à la primaire socialiste, malgré ce « troussage de domestique» d’autant moins important qu’il ne s’agissait que d’une négresse. Et tout le monde sait que "les négresses sont plus chaudes que les blanches" (Flaubert, Dictionnaire des idées reçues). En somme l’exercice anodin, j'oserais presque dire à la sarcelloise, d’un droit de cuissage sur une indigène qu’Anne Sinclair- ah la sainte femme ! - aurait, une fois de plus, pardonné.

Claude Ribbe
Ecrivain et philosophe

Les accusations contre Dominique Strauss-Kahn pourraient s'effondrer

Les accusations de crimes sexuels à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn sont sur le point de s'effondrer, affirme le New York Times, jeudi 30 juin. Citant deux enquêteurs non identifiés, le quotidien américain écrit que le bureau du procureur ne croit plus guère en la version de Nafissatou Diallo, la femme de chambre guinéenne de l'hôtel Sofitel, âgée de 32 ans.
Celle-ci aurait menti à plusieurs reprises depuis son agression présumée le 14 mai, non pas sur les accusations de viol mais sur son passé. Les analyses ADN auraient révélé qu'il y a bel et bien eu relation sexuelle entre la plaignante et l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
"QUI SAIT CE QU'IL S'EST VRAIMENT PASSÉ ?"
Citant ses propres sources, New York Post explique que la femme de chambre "a menti continuellement et n'est plus un témoin crédible" aux yeux des enquêteurs. Le tabloïd confirme également qu'il y a bien eu une relation physique entre DSK et Nafissatou Diallo. "Il est clair qu'il y a eu une relation sexuelle ce jour-là, mais qui sait ce qu'il s'est vraiment passé ?", se demande un enquêteur interrogé par le journal new-yorkais.
"Les enquêteurs ont découvert des failles importantes dans la crédibilité de la femme de chambre", écrit le New York Times"C'est un bazar, un bazar des deux côtés", ajoute une des sources citées par le quotidien. "De fait, M. Strauss-Kahn pourrait voir son assignation à résidence levée, signe qu'il est probable que les accusations criminelles graves portées contre lui ne seront pas maintenues", conclut le New York Times. Pour l'heure, ni les avocats de la défense, ni l'équipe du procureur n'ont réagi à ces révélations.
Les procureurs auraient concrètement fourni des précisions sur leurs découvertes, jeudi. Dans une lettre datée du 25 mai, les avocats de M. Strauss-Kahn avaient déclaré avoir découvert des éléments qui "entameraient gravement la crédibilité" de la femme de chambre.
Les procureurs ont, selon les sources du New York Times, évoqué de possibles liens de Mme Diallo avec des activités criminelles, dont celles de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. Selon les deux enquêteurs cités par le journal, Mme Diallo a téléphoné à un détenu dans les 24 heures qui ont suivi sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn. Au cours de cette conversation, qui a été enregistrée, elle a évoqué le profit qu'il y aurait à maintenir ses accusations contre DSK.
POSSIBLE ABANDON DES ACCUSATIONS
Le détenu en question aurait été arrêté pour possession d'environ 180 kg de marijuana. Il fait partie d'un certain nombre de personnes qui ont fait des transferts d'argent, d'un montant total de 100 000 dollars (69 000 euros), vers le compte bancaire de la jeune femme au cours des deux dernières années. Des virements ont été effectués en Arizona, en Pennsylvanie, en Géorgie et à New York.
Peu avant la diffusion de ces informations, une audience surprise a été annoncée devant le tribunal pénal de Manhattan qui doit avoir lieu vendredi. A cette occasion, le bureau du procureur devrait probablement dire qu'il "a des problèmes" avec le dossier. Les procureurs ont rencontré, jeudi, les avocats de M. Strauss-Kahn et les parties discutent de l'opportunité d'abandonner les accusations.
Après quatre jours en prison, M. Strauss-Kahn a été remis en liberté provisoire, en l'attente de son jugement, contre versement d'un million de dollars de caution (700 000 euros) et de cinq millions de dollars de garantie (3,5 millions d'euros). Il vit assigné à résidence dans un grand appartement du quartier de Tribeca à New York.
AFP

vendredi 17 juin 2011

Strauss-Kahn a invoqué l'immunité après son arrestation


NEW YORK (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a brièvement invoqué l'immunité diplomatique peu de temps après son arrestation à bord d'un vol Air France sur le point de décoller de New York, selon des documents remis jeudi à la justice par les procureurs.
L'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), en résidence surveillée à New York, est inculpé de tentative de viol et d'agression sexuelle sur une femme de ménage le 14 mai dernier à l'hôtel Sofitel de New York.
Il plaide non coupable. Sa prochaine comparution en audience préliminaire a été fixée au 18 juillet prochain.
Les documents remis jeudi au juge fédéral Michael Obus et à ses avocats sont un compte rendu détaillé des événements intervenus le samedi 14 mai et des circonstances de son arrestation.
Selon ce récit, l'ex-ministre socialiste aurait demandé "de quoi s'agit-il ?" aux policiers venus l'arrêter à bord de l'avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport international John F. Kennedy.
Informé qu'il était question d'"un incident dans un hôtel de la ville", Dominique Strauss-Kahn aurait gardé le silence puis aurait dit, un quart d'heure plus tard, qu'il avait l'immunité diplomatique et qu'il souhaitait s'entretenir avec un représentant du consulat de France.
L'ancien directeur général du FMI, qui a démissionné quelques jours après son arrestation, ne bénéficiait pas d'une immunité totale mais les statuts du FMI lui garantissaient une immunité limitée aux actes effectués dans le cadre de ses fonctions officielles. Ce week-end-là, a précisé le FMI, il était en visite privée à New York.
"MON AVOCAT M'A DIT DE NE PAS PARLER"
Toujours selon le compte rendu diffusé par les procureurs, Dominique Strauss-Kahn se serait plaint que ses menottes étaient serrées lors de son transfert vers la Manhattan Special Victims Unit, l'unité spéciale de la police new-yorkaise chargée des crimes sexuels.
Dans la soirée, à 21h00, il demande à appeler son avocat avant de demander aux policiers s'il a besoin d'un avocat. Un inspecteur lui répond qu'il a droit à un avocat mais dit en revanche ignorer s'il bénéficie d'une immunité diplomatique.
"Non, non, non, je ne vais pas essayer de me servir de cela", lui dit alors Dominique Strauss-Kahn.
A 22h55, on lui demande s'il souhaite s'expliquer sur l'incident. "Mon avocat m'a dit de ne pas parler. J'étais prêt à parler", répond-il.
Le compte rendu s'arrête le dimanche 15 mai à 21h50.
Les procureurs ont signalé qu'ils entendaient fournir aux avocats de Dominique Strauss-Kahn des rapports scientifiques et médico-légaux ainsi que des photographies et des enregistrements.
Lors de la dernière audience préliminaire, le 6 juin, Dominique Strauss-Kahn a comme prévu plaidé non coupable des chefs d'accusation retenus contre lui.
A l'issue de cette audience, son avocat, Benjamin Brafman, a esquissé ce que serait sans doute sa ligne de défense: démontrer que la relation sexuelle a été consentie.
Kenneth Thompson, un des avocats de la jeune femme, a jugé pour sa part que les allégations sur un rapport consenti étaient "absurdes" et a ajouté que "tout le pouvoir, l'argent et l'influence de Dominique Strauss-Kahn ne pourront empêcher que la vérité éclate sur ce qu'il a fait dans cette chambre d'hôtel".
Après avoir passé quatre jours à la prison de Rikers Island, DSK a obtenu le 19 mai sa libération sous caution et a été placé en résidence surveillée, d'abord dans un appartement sur Broadway Avenue puis dans une maison de ville du quartier de TriBeCa, à Manhattan.
S'il est reconnu coupable des chefs d'inculpation de tentative de viol, agression sexuelle au premier degré, attouchements non consentis, emprisonnement illégal au second degré et agression sexuelle au troisième degré, il risque jusqu'à 25 ans de prison.

Michelle Nichols 

dimanche 15 mai 2011

DSK la force tranquille


Tout le monde est plus ou moins attentif à l'affaire DSK (Dominique Strauss-Kahn), une affaire vécue comme un séisme politique en France,  notamment par la  gauche, chacun allant de ses supputations DSK serait victime d'un coup monté ou DSK est  coupable, d'aucuns rappelant que ce ne serait pas la première fois où le patron du FMI serait confronté à ce type d'affaire ou d'accusation.

La plupart des politiques sont mesurés dans leurs propos ou attristés sauf  quelques indécents qu'il ne convient pas de nommer, toutefois je relève les propos de Thierry Ardisson animateur et producteur d'émissions de télévision disant que "bon nombre de ses amies ont eu des propositions de la part de DSK. Que tout le monde le sait que DSK est comme ça... Aimer le sexe je veux bien mais à ce niveau c'est une maladie." Pour lui il semblerait que l'affaire soit entendue.

Dans la même veine, des groupes  ironisant  sur l'affaire DSK se sont créés sur Facebook, dont : DSK la force tranquille.

Ce groupe a parodié le logo du PS de belle façon, il dit :" c'est moins vulgaire qu'un gland rouge, et plus éloigné du sigle de PS (c'est de l'humour noir, pas de la politique)... du moins à mon sens :)"

Il est à parier que d'autres n'auront pas autant de scrupules, ils lieront l'affaire DSK au PS afin d’entacher  et salir ce parti  de "gauche", qui avait de sérieuses chances de voir sortir de ses rangs le prochain ou la prochaine présidente de la France.

Rappelons à tous, que  jusqu'à ce un tribunal ne juge DSK coupable, il est pour l'heure présumé innocent.


Evariste Zephyrin