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Blog d'informations politiques, économiques, sociologiques et culturelles offrant une vision alternative du monde et des problèmes internationaux auxquels sont confrontés le monde.

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samedi 26 janvier 2013

Communiqué du comité de soutien à Nafissatou Diallo suite aux propos de Franck Tanguy et Sophie de Menthon tenus à l’antenne de RMC le 21 janvier 2013.



 
Paris le 25 janvier 2013
 
 
Le 21 janvier 2013, sur l’une des radios les plus écoutées de France, deux invités, par ailleurs collaborateurs réguliers de l’émission Les Grandes Gueules, Sophie de Menthon et Franck Tanguy, se sont exprimés de manière particulièrement ignoble sur Nafissatou Diallo, que Dominique Strauss-Kahn est accusé d‘avoir violée en mai 2011 et qui aurait reçu de son agresseur présumé, à la suite d’une transaction dans le cadre d’un procès civil, une indemnité estimée par la presse à 1,5 millions d’euros. Une partie de cette indemnité, qui n’aurait vraiment rien d’extraordinaire compte tenu du préjudice subi et des moyens dont dispose l’agresseur présumé, est destinée à payer les honoraires du cabinet Thompson Widgor qui s’est employé à défendre Nafissatou Diallo pendant un an et demi.
 
Voici  ce que l’on a pu entendre sur RMC :
 
Sophie de Menthon : « Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? [...] Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux. »
 
Franck Tanguy : « Je ne suis pas loin de penser la même chose Sophie, je me suis fait la réflexion hier. »
 
Sophie de Menthon : « Moi je pense que l’argent qu’elle a gagné, qui lui permet d’élever sa fille, elle ne l’aurait jamais eu dans toute son existence et j’espère qu’elle oubliera ce moment extrêmement désagréable. [...] Il y a des femmes dans la rue, je suis sûre qu’elles ont pensé ça, en disant j’aimerais moi être femme de chambre dans un hôtel et que ça m’arrive. »
 
Franck Tanguy : « C’est un horrible événement dans sa vie dont certainement elle se rétablira, mais pour elle c’est quand même… ça va quoi ! »
 
Franck Tanguy : « C’est un tromblon. Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 million, c’est quand même extraordinaire cette histoire. »
 
La situation de Nafissatou Diallo, dont on a dit qu’elle aurait récemment tenté de se suicider, est présentée par les deux invités comme un « conte de fée ».
 
Depuis, Franck Tanguy, suite à la réaction d’auditeurs indignés, et très probablement à la demande de RMC, a reconnu qu’il était «allé trop loin» et qu’il avait dit « une beauferie».
 
Sophie de Menthon, pour sa part, n’a présenté aucune excuse.
 
Lorsqu’on entend parler ainsi d’une femme, du viol  présumé d’une femme - que les deux protagonistes considèrent par ailleurs comme avéré -  sans avoir besoin de prendre parti pour ou contre Nafissatou Diallo, pour ou contre Dominique Strauss-Kahn, on ne peut qu’être choqué.
 
Les propos tenus à l’antenne au sujet de Nafissatou Diallo ne sont pas seulement méprisants à l’égard des femmes victimes de viol et de harcèlement, à l’égard des travailleurs modestes, à l’égard des plus démunis, ils sont injurieux. Et ces injures sexistes ont un caractère manifestement raciste.
 
Tout le monde l’a bien compris : pour qu’un Franck Tanguy, à qui il a dû tout de même arriver de se regarder dans un miroir, ose se moquer ainsi de la prétendue laideur de Nafissatou Diallo, le vrai problème est la couleur de peau de la femme de chambre. Le thème de la prétendue laideur des Africains est aussi vieux que l’esclavage et la colonisation.
 
Au-delà du racisme, les propos diffusés constituent une apologie du viol. Et le viol est un crime.
 
Après un pareil incident, il appartient de toute évidence au CSA, autorité de régulation de l’audiovisuel, de prendre toutes dispositions appropriées à l’égard de la station RMC.
 
Et si RMC ne cautionne pas ces injures et cette apologie du viol, ce qu’on peut espérer, elle n’a pas d’autre conduite à tenir que de mettre un terme à la collaboration régulière à son antenne de Franck Tanguy et de Sophie de Menthon.
Les responsables de l’émission ont manifestement commis une faute en prenant le risque d’évoquer le cas de Nafissatou Diallo sans que toutes les opinions puissent être exprimées.
 
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle qu’en dix-huit mois, il n’a jamais été invité à faire valoir son point de vue à l’antenne de RMC, alors que les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn y ont eu micro ouvert.
 
Au-delà du cas de Nafissatou Diallo, contre laquelle certains journalistes français se déchaînent impunément depuis 18 mois, témoignant d’un racisme viscéral et d’un mépris inquiétant pour les femmes, pour les plus pauvres,  pour les plus faibles, la banalisation de propos ouvertement racistes ou sexistes n’est pas tolérable et il appartient en conséquence à la Justice de les sanctionner avec sévérité.  
 
Claude Ribbe

Président du comité de soutien à Nafissatou Diallo
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dimanche 4 septembre 2011

DSK le retour triomphal du pervers ?


Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à exprimer sa stupéfaction de voir la presse française donner un écho triomphal et spectaculaire au retour en France d’un Dominique Strauss-Kahn dont beaucoup de journalistes affirment qu’il serait « blanchi » et lavé de tout soupçon. Cette manière de présenter un homme qui est toujours sous le coup de deux accusations de viol et qui tire gloire, avec le soutien de sa propre épouse, de son immoralité, est une mauvaise nouvelle pour toutes les femmes et particulièrement pour toutes les Françaises.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à rappeler que, contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs, le refus des magistrats américains, MM. Vance et Obus, de poursuivre M. Strauss-Kahn, ne signifie nullement que l’accusé ait été déclaré non coupable des graves accusations portées contre lui par Mme Diallo, mais seulement qu’un homme riche et puissant, qui bénéficiait de soutiens jusque dans l’entourage du procureur, a obtenu à New York un traitement de faveur, c'est-à-dire un déni de justice.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle que le volet judiciaire américain n’est pas clos pour autant puisque M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol devant une juridiction civile et qu’il peut parfaitement, tôt ou tard, être reconnu coupable par la justice américaine. Si tel état le cas, le fait qu’il ait pu échapper à toute sanction pénale apparaîtrait comme un grave dysfonctionnement du système judiciaire américain.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle également que M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol portée par Mlle Tristane Banon devant la justice française. Il forme des vœux pour que cette plainte ne soit pas traitée à Paris comme elle a été traitée à New York et tient à apporter tout son soutien à la victime présumée, Mlle Tristane Banon, et à sa mère, Madame Anne Mansouret, dont la voix est l’une des rares qui soient audibles en France pour dénoncer l’attitude odieuse et arrogante de M. Strauss-Kahn.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle de même qu’une plainte contre X a été déposée en France par Mme Diallo pour subornation de témoin et qu’il n’est pas exclu que M. Strauss-Kahn soit entendu dans le cadre de cette troisième affaire.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à faire savoir aux politiques, et en particulier aux membres du parti socialiste, qui ont apporté un soutien honteux à un homme qui n’était pas lavé de graves accusations de viol et de crimes sexuels, que cette attitude, opportuniste, scandaleuse, peut être même dans certains cas raciste, laissera des traces et que, le moment venu, il appellera les électeurs à s’en souvenir et à en tirer les conséquences appropriées.
Le comité de soutien à Nafissatou Diallo regrette que la presse française ait généralement fait mine d’ignorer qu’un comité de soutien à la victime présumée, fort de plus de 2500 membres, existe depuis le mois de mai 2011 et qu’elle ait au contraire donné systématiquement la parole à un prétendu comité de soutien à l’accusé, encadré par des militants du PS et des responsables d’associations subventionnées par la mairie de Sarcelles, un prétendu comité dont plus de la moitié des membres au moins refusent qu’on publie leur nom. Cette attitude qui, fort heureusement, n’est pas le fait de tous les journalistes, démontre le malaise qui règne aujourd’hui en France, un pays où l’information honnête et objective cède trop souvent le pas à la propagande des puissants.
Pour le comité de soutien, Claude Ribbe le 4 septembre 2011
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Libellés : Claude Ribbe, Dominique Strauss-Khan, Nafissatou Diallo

mardi 16 août 2011

Rapport médical de Nafissatou Diallo: "Cause des blessures: viol"



Le récit de la victime présumée, Nafissatou Diallo, recueilli dans le rapport médical, a été reproduit dans le texte de la plainte civile déposée par Ken Thompson.
afp.com/Stan Honda

L'Express a pu consulter le document établi par l'hôpital new-yorkais qui a examiné la femme de chambre, le 14 mai. Les principales conclusions.

Sur la table, l'une de ces fiches médicales à la mise en page ésotérique dont les hôpitaux new-yorkais ont le secret. Lessexual assaults forensic exams notes, les notes médico-légales d'agression sexuelle établies et archivées sur une dizaine de pages par le service des urgences de l'hôpital St Luke's Roosevelt de Manhattan, datent l'arrivée de la patiente Nafissatou Diallo au 14 mai 2011, à 15 h 59. 

Les premières lignes du rapport déclarent que la patiente est "alerte, capable de se déplacer seule. Sa peau est chaude et sèche". La jeune femme est arrivée en ambulance, indique le document, accompagnée d'un policier du commissariat de Midtown, dont dépend le Sofitel de New York. Le rapport cite les propos des ambulanciers assurant qu'"elle est une femme de ménage du Sofitel qui a subi une agression sexuelle par l'occupant d'une chambre et qu'elle se plaint aussi d'une douleur à l'épaule gauche". Ils répètent la description que Nafissatou Diallo leur a faite de l'incident pendant le transport vers l'hôpital: "Il m'a poussée vers le bas et m'a enfoncé son pénis dans la bouche." 
Le personnel des urgences de l'hôpital demande à Nafissatou si elle souhaite attendre l'arrivée d'un "Safe", un sexual assault forensic examiner, un infirmier ou un interne spécialisé dans l'examen médico-légal des agressions sexuelles. La plupart des hôpitaux de New York disposent de personnel spécialisé dans l'admission des victimes de viols et de crimes sexuels. Leur rôle est d'assurer les premiers secours et soutiens

psychologiques aux victimes et d'établir les premiers constats médicaux nécessaires à l'enquête ultérieure. Le médecin écrit: "Confusion, douleurs musculaires, tension." Il précise qu'elle réitère la même description de l'agression sexuelle: "La patiente déclare: "Il m'a poussée vers le bas et m'a enfoncé son pénis dans la bouche." Elle souffre de l'épaule gauche, mais, selon elle, beaucoup moins qu'en début d'après-midi." Un scanner ultérieur révélera une rupture du ligament. 

"En larmes"

Le médecin décrit de manière succincte le comportement de la victime. "En larmes. Elle relate l'incident sur un mode narratif. Elle s'interrompt, marque des pauses, en décrivant l'acte de fellation." Le récit de la victime présumée, recueilli dans le rapport médical, a été reproduit dans le texte de la plainte civile déposée en son nom par Ken Thompson: "L'homme nu aux cheveux blancs verrouille la porte et l'entraîne sur le lit" pour une première tentative, puis au fond du couloir, où il déchire ses collants, saisit "la partie extérieure de sa zone vaginale", "enfonce profondément son pénis dans sa bouche en la saisissant par les cheveux". Jusqu'à l'émission du sperme dont elle décrit le goût et "qu'elle crache sur la moquette". La dernière page du rapport médical comporte un schéma de la zone vaginale de la victime, un élément standard des formulaires de ce type. La partie inférieure du vagin de la patiente, la fourchette postérieure", est hachurée au crayon pour maruer l'emplacement d'un traumatisme. A droite sur la page, le praticien a inscrit au stylo rouge "rougeur sur la fourchette". Il précise encore la localisation: "5 and 7 o'clock." Entre "5 et 7 heures", comme sur le cadran d'une montre. Le reste du feuillet est occupé par une "check-list" de la zone vaginale de Nafissatou Diallo, requise pour toutes les victimes de viol. Seule la ligne consacrée à la "fourchette postérieure" comporte un commentaire: "Trauma" (traumatisme). 

Le rapport conclut: "Diagnostic: agression. Cause des blessures: agression. Viol."  
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Libellés : Affaire DSK, Nafissatou Diallo

lundi 8 août 2011

Nafissatou Diallo porte plainte au civil contre Strauss-Kahn



NEW YORK (Reuters) - Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle, a engagé lundi des poursuites au civil à New York en dénonçant une "agression violente et sadique" de l'ancien chef du Fonds monétaire international (FMI).
Le texte de la plainte reprend le déroulé des événements tels que les a racontés Nafissatou Diallo au procureur Cyrus Vance et à la presse et conclut: "Pensant bénéficier de l'immunité, le défendant Strauss-Kahn a intentionnellement, brutalement et violemment agressé sexuellement Mme Diallo et ce faisant humilié, dégradé, abusé et privé Mme Diallo de sa dignité de femme".
La plainte a été déposée devant un tribunal du Bronx, le quartier de New York où vit la femme de chambre d'origine guinéenne de 32 ans.
L'avocat de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson, avait annoncé le 28 juillet qu'il allait engager "bientôt" des poursuites au civil alors que la procédure pénale traîne en longueur et que les défenseurs de l'accusatrice de Dominique Strauss-Kahn tentent de convaincre le procureur Cyrus Vance de ne pas abandonner les poursuites pénales.
La prochaine audience est prévue le 23 août.
Indépendante de la procédure pénale, la plainte au civil, vise à obtenir une compensation financière. Elle est aussi moins contraignante pour l'accusation.
Au pénal, aux Etats-Unis, la culpabilité doit en effet être établie au-delà de tout doute raisonnable. Au civil, en revanche, la personne se disant victime d'une agression sexuelle doit simplement apporter plus d'éléments en sa faveur que la défense, ce qui s'appelle prépondérance de preuves.
Les avocats de Nafissatou Diallo comptent pour cela mettre en avant d'autres agressions sexuelles que Dominique Strauss-Kahn est accusé d'avoir commis. Ils ont rencontré dans ce but le mois dernier l'avocat de Tristane Banon, la romancière française qui accuse l'ancien patron du FMI de tentative de viol.
Selon la plainte déposée lundi, l'agression a mis "la vie de Mme Diallo et de sa petite fille sens dessus dessous". Arguant de blessures physiques, émotionnelles et psychologiques, elle réclame des compensations et une amende, ainsi que le règlement des frais d'avocat, sans toutefois fixer de montant.
Aucune date n'a encore été fixée pour la procédure.
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Libellés : Affaire DSK, Nafissatou Diallo

jeudi 4 août 2011

DSK était coutumier du fait



Les avocats de Nafissatou Diallo appellent les hôtesses de l'air qui auraient subi des gestes déplacés de la part de Dominique Strauss-Kahn à témoigner. DSK semblait coutumier du fait.



Kenneth Thompson et Douglas Wigdor n'en démordent pas. Les deux défenseurs de la victime de Dominique Strauss-Kahn appellent les hôtesses de l'air d'Air France à révéler les gestes déplacés ou les paroles malencontreuses que DSK aurait eus à leur encontre, selon une information du «Parisien» de jeudi. Ils auraient déjà reçu au moins deux témoignages allant en ce sens obtenus par l'enquêteur qu'ils ont engagé

En début juillet, un cadre de la compagnie française aurait ainsi demandé à l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) de se tenir convenablement. Le 17 juillet, une lettre anonyme en provenance du Canada a été envoyée au cabinet des deux avocats de Nafissatou Diallo. Son contenu révèle qu'Air France possède «quelques centaines de griefs émanant de clients, employés, membres d'équipage» envers DSK, selon le site français.

Plus révélateur encore, cette missive raconte que seul du personnel masculin d'Air France aurait été habilité à servir la première classe si DSK était présent. «Il était bien coutumier du fait», soupire un ancien responsable du Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC) au «Parisien».
Le jour de son interpellation, Dominique Strauss-Kahn aurait d'ailleurs fait une remarque désobligeante à une employée de la compagnie, alors qu'il s'apprêtait à s'envoler vers la France.
AFP

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Libellés : Affaire DSK, Nafissatou Diallo

dimanche 31 juillet 2011

Ce que Marie-Victorine M’Bissa (alias Marie-Victorine M.) prétendue "maîtresse" de Strauss-Kahn, a oublié de dire



D’abord son nom : M’Bissa. Etrange de se montrer en photo, de donner trois interviews en 24 heures depuis la Suisse après avoir, parait-il, fui les USA et de faire des mystères sur son identité.
Elle est sarcelloise et a fait ses études au lycée Jean-Jacques Rousseau où des condisciples se souviennent fort bien d’elle à l’époque où elle portait des lunettes. Tout Sarcelles, apparemment, est au courant de sa relation avec Strauss-Kahn qui s’est terminée par une tentative de suicide. Pourquoi ? A l’intéressée de nous l’expliquer.
Marie-Victorine n’a pas dit non plus que son père, chimiste né en 1943 à Kouomi (Congo-Brazzaville) dirigeant d’une entreprise d’importation de légumes africains, mais aussi, selon certains, propriétaire d’un bar-dancing, après avoir été socialiste, s’est retrouvé en 2008 en 41e position sur la liste municipale de l’UMP menée par Patrick Galmet contre François Pupponi.
Sur cette liste, figurait Mohamed Fofana, également transfuge du PS, le même qui prétendait à qui voulait l’entendre, il y a quatre ans, qu’il serait intervenu, pour le compte de Dominique Strauss-Kahn, afin d’« arranger » l’affaire glauque d’une jeune fille d’origine africaine qui aurait eu une relation sexuelle avec l’ex-futur président de la République française, aurait été enceinte, aurait tenté de se suicider et aurait finalement été exfiltrée, avec l’ «aide» de ceux que ça pouvait déranger.
Une romance pas très romantique finalement qui ressemble beaucoup, mutatis mutandis, à la bizarre confession de « Marie-Victorine M. »
Autre fait troublant : Mohamed Fofana, que Marie-Victorine a oublié de mentionner, alors que c’est lui qui se vantait d’avoir joué les « bons offices » pour conclure cette histoire assez scabreuse, était en 2008 colistier d’André M’Bissa.
Plus troublant encore, Fofana refuse à présent de s’expliquer sur cette affaire, au motif qu’ « on » lui aurait trouvé un travail de gardien d’immeuble à Saint-Denis et qu’il vivrait tranquille à Villers-le-Bel, après avoir perdu la mémoire (sans doute flashé par « Mister K » comme dans le film Men in Black).
On attend avec impatience que François Pupponi, officiellement injoignable pour cause de vacances (dans sa luxueuse propriété corse) confirme ou infirme sa présence à l’hôpital de Gonesse, sur la demande de DSK, au chevet de Marie-Victorine M’Bissa, après la tentative de suicide de cette dernière (c’est elle qui donne cette version dans son interview à L’Illustré). A moins qu’il ait été flashé par « Mister K », lui aussi.
On aimerait, en outre, que les habitants de Sarcelles retrouvent un peu la mémoire et la parole après toutes ces années d’opacité, de mensonges, de terrorisme et d’omerta.
Et puis, cerise sur le gâteau, si certains journalistes français qui ont pignon sur rue se remettaient un peu à travailler, au lieu de partir en vacances ou d’inventer des comités de soutien bidon et manipulés par les compagnons de DSK pour tenter d’occulter celui qui, créé dès le lendemain des événements, est généralement passé sous silence et banni de certains médias. Mais finalement, il fait son petit travail, comme on voit. Au fait, on salue l’arrivée dans ce comité de la maman de Tristane, Anne Mansouret. Là preuve qu'on n'est pas des "communautaristes".
Claude Ribbe
Publié par pyepimanla-histoire à 18:13 0 commentaires
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Libellés : Affaire DSK, Claude Ribbe, Nafissatou Diallo

jeudi 28 juillet 2011

La supposée vénalité de Nafissatou Diallo remise en cause


La jeune femme a été entendue pendant huit heures par le procureur notamment sur une conversation téléphonique compromettante qu’elle a eue avec un détenu au lendemain des faits présumés.


La femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels a été entendue mercredi pendant huit heures par le procureur de Manhattan, notamment sur une conversation téléphonique compromettante qu’elle a eue avec un détenu au lendemain des faits présumés.


Début juillet, le New York Times avait révélé que Nafissatou Diallo avait téléphoné, le lendemain de l’agression présumée, à un ami emprisonné en Arizona pour une affaire de drogue. Elle aurait affirmé en parlant de DSK: "Ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais", selon le New York Times.

Cette conversation est l’un des éléments clés qui a fait vaciller l’accusation, entraîné la libération sur parole de DSK, et jeté une ombre sur les motivations réelles de la femme de chambre guinéenne qui affirme avoir été violée le 14 mai dans une suite de l’hôtel Sofitel de New York.

D’après le journal, les enquêteurs ont mis plusieurs semaines avant de réussir à traduire cette échange téléphonique en peule, l’ethnie d’origine de Mme Diallo. D’autres médias avaient d’ailleurs indiqué que la traduction de ces propos, difficile, n’était pas limpide et soulevait des questions.

A la sortie mercredi du tribunal de Manhattan, l’avocat Me Kenneth Thompson a établi sa version des faits.

"Certaines choses ont été mélangées dans cette citation qui a été donnée au New York Times", a-t-il déclaré. "Nous avons écouté cet enregistrement et il montre que la victime n’a jamais prononcé ces mots".

"Elle a dit à cette personne que 'quelqu’un a essayé de me violer et c’est quelqu’un qui a du pouvoir, un homme important'", a assuré l’avocat.

Dans une interview donnée à la télévision américaine ABC et diffusée lundi et mardi, Mme Diallo a affirmé n’avoir jamais prononcé les mots qui lui sont prêtés par le quotidien. La femme de chambre dit qu’elle a déclaré "je sais ce que je fais" au moment où elle évoquait, au téléphone, le fait de recourir à un avocat.

DSK toujours sous le coup de sept chefs accusation


Me Thompson a par ailleurs indiqué mercredi que sa cliente avait "le droit d’engager sa propre action en justice’au civil" pour demander à l’ancien chef du FMI des dommages et intérêts.

Si Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole le 1er juillet, il est toujours sous le coup de sept chefs d’accusation aux Etats-Unis, notamment tentative de viol, agression sexuelle et séquestration, qui peuvent lui valoir de nombreuses années de prison. Il est toujours privé de son passeport et ne peut quitter le territoire américain.

Après être restée dans l’anonymat depuis la mi-mai, la jeune femme de 32 ans est passée à l’offensive pour empêcher que l’affaire ne se finisse par un non-lieu.
Une organisation communautaire africaine de New York a annoncé mercredi qu’elle fera une déclaration publique jeudi à New York pour remercier ceux qui la soutiennent depuis le début de l’affaire.

Dimanche, la jeune femme de 32 ans avait rompu le silence en offrant son visage et son témoignage à plusieurs médias américains.

(Source AFP)
Publié par pyepimanla-histoire à 05:23 0 commentaires
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Strauss-Kahn acte III : entrée en scène de Marie-Victorine


Le goût de l’ex futur président de la République française pour la « diversité » se confirmerait, si l’on en croit une interview exclusive publiée par le magazine suisse L’illustré.
Il s’agit d’une certaine Marie-Victorine M. Elle ne dit pas son nom mais n’hésite pas à se montrer en photo et à expliquer qu’elle aurait été la « maîtresse » de Dominique Strauss-Kahn. Quel est le sens du mot « maîtresse » pour un « séducteur » à qui l’on impute trois « conquêtes » par 24 h ? C'est compliqué, comme dirait Facebook. Marie-Victorine serait en tout cas d’origine congolaise par son père, un militant socialiste de Sarcelles. C'est confirmé : il n'est décidément pas raciste notre galant. Tiens, Sarcelles ! Nous y revoilà. Une histoire d’amour, selon Marie-Victorine. Mais il est aussi question d’avortement, de tentative de suicide et même de François Pupponi - l’actuel député maire de Sarcelles - au chevet de Marie-Victorine à l’hôpital de Gonesse.
Quel gentleman, ce Pupponi qui va consoler les « maîtresses » de son ami à l’hôpital ! Une histoire qui ressemble un peu à celle que contait naguère Mohamed Fofana, de Villers-le-Bel, à qui voulait l’entendre. Certes, la version de Mohamed, originaire de Guinée, comme Nafissatou, ancien conseiller municipal de Sarcelles en charge de la sécurité, et très proche de «Dominique», paraît-il, était moins romantique. C'était le temps où Mohamed, très remonté, disait qu'il fallait un « maire noir » à Sarcelles. Mais peut-être ne s’agit-il pas de la même histoire. De toute façon, Mohamed a aujourd’hui perdu la mémoire depuis que des «bienfaiteurs» lui ont trouvé un travail de gardien d’immeuble à Saint-Denis. Il a même l’air d’avoir peur. Mais peur de quoi donc ou de qui ? Difficile de deviner s'il ne veut rien dire. Marie-Victorine aussi a la pression. Une lettre que de méchants journalistes américains menaceraient de balancer. C'est pour ça qu'elle se confie. En toute sincérité, cela va de soi, car, à la différence de Nafissatou, on ne saurait la soupçonner de mensonge. Car elle vit à Los Angeles et c'est une juriste consultante. Celle-là- qui était consentante puisqu'elle le dit- on ne la traitera pas de pouffiasse comme on l'a fait pour l'autre - qui l'était forcément aussi, consentante, puisqu'elle dit le contraire. Belle réussite en tout cas pour cette Sarcelloise qui ne doit rien à personne. Un peu comme Ramzi Khiroun. Respect !
Que pense Marie-Victorine de l’affaire new-yorkaise ? « Franchement, je pense qu’il y a eu une relation entre eux, une relation forcée. Je ne sais pas s’il s’agit de viol. C’est un homme qui est physique, donc il est tout à fait possible qu’il ait étreint cette femme de façon brusque ou brutale. Mais on en revient toujours à la même question: qu’est ce que la définition exacte de la violence? Dominique m’a étreinte parfois de façon brusque, mais, pour moi, c’était de la passion, pas de la brutalité. »
Voilà l’explication qui nous manquait : Dominique est un passionné, ce qui peut expliquer une « relation forcée » avec Nafissatou, pour laquelle il se serait soudain pris de « passion » et qui serait en quelque sorte devenue sa « maîtresse ». Une autre histoire très fleur bleue, en fait. Sur certains points, Marie-Victorine aussi a perdu la mémoire : « Je ne me souviens plus très bien de cet épisode, explique-t-elle à propos de cette tentative de suicide qui a suivi une rupture intervenue après Yom Kippour. J’avais pris des médicaments, c’est encore flou dans ma tête» confie-t-elle au journaliste. « Quand je me suis réveillée à l’hôpital de Gonesse, M. Pupponi, le maire de Sarcelles, était à mon chevet. Je me souviens lui avoir parlé quelques minutes en lui demandant ce qu’il faisait là. Il m’avait répondu que Dominique voulait juste savoir si ça allait.»
Quelle classe ce Dominique ! En tout cas, l’histoire de Martie-Victorine intéresserait beaucoup Cyrus Vance qui aurait même décalé de trois semaines l’audition de l’ex-patron du FMI pour entendre Marie-Victorine lui conter cette bagatelle sarcelloise. On espère que M. Pupponi aussi sera entendu pour expliquer à quel point son ami est passionné, tendre et romantique.
Claude Ribbe
Publié par pyepimanla-histoire à 05:17 0 commentaires
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lundi 25 juillet 2011

Nafissatou Diallo veut que "DSK aille en prison"



Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaîne américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d'acné. Selon le magazineNewsweek, qui était aussi présent lors de l'interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d'amis. Selon le magazine, la femme de chambre a pleuré plusieurs fois au cours de l'interview et ces pleurs, par moments, "avaient l'air forcés".
"Je n'ai jamais voulu parler publiquement, mais je n'ai pas le choix... Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité, explique-t-elle. Je veux que justice soit faite, je veux qu'il aille en prison, dit-elle. Je veux qu'il sache qu'il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil", ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l'affaire, elle reconnaît "des erreurs", mais affirme : "Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait."
"Cirque indécent" (avocats de DSK)
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. "Il est temps que ce cirque indécent s'arrête", expliquent-ils. "Madame Diallo est la première accusatrice de l'Histoire à lancer une campagne médiatique pour convaincre le procureur de poursuivre les accusations contre une personne à qui elle veut soutirer de l'argent. Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d'évènements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur après qu'elle a avoué ses efforts extraordinaires pour le tromper. La conduite de ses avocats n'est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d'enflammer l'opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours."
Dans l'interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l'a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu'elle était vide. Elle est rentrée en disant "Bonjour, femme de chambre" et puis elle a vu apparaître un type à poil avec des cheveux blancs. "Oh ! mon Dieu, je suis désolée", raconte-t-elle, ajoutant qu'elle a fait demi-tour. "Ne vous excusez pas", lui a-t-il dit. Mais il s'est mis à agir comme "un fou", selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. "Tu es très belle", lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. "Arrêtez, monsieur, je veux pas perdre mon boulot." "Tu vas pas le perdre." "Il m'a tirée violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche", affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. "Je l'ai poussé je me suis levée, je voulais l'effrayer." 
"Je ne voulais pas perdre mon job"
"J'ai dit Regardez, il y a mon chef qui est là." Mais DSK lui répond qu'il n'y a personne. Selon le récit, il la pousse dans le couloir vers la salle de bains, remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. "Il me tenait la tête très fort là", dit-elle en montrant son crâne, "il bougeait et faisait du bruit. Il faisait 'uhh, uhh, uhh'", il m'a dit "suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j'ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j'ai couru dans le couloir, j'étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job."
Elle raconte qu'elle s'est cachée dans un coin et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. "Il m'a regardée comme ça", dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. "Il n'a rien dit." Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour "la nettoyer". Ce qui ne correspond pas à son témoignage devant le Grand Jury où elle a affirmé qu'elle était allée nettoyer la chambre 2820 et ensuite la chambre de DSK. Elle a aussi changé sa version disant d'abord à la police que DSK n'avait pas parlé pendant l'attaque. Newsweek a apparemment vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d'irritation et qu'elle a un ligament déchiré dans l'épaule.
Procès ou non-lieu
Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s'affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l'extérieur pendant des semaines. Son visage s'éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28e étage. "On travaillait en équipe. J'adorais ce job, j'aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici", raconte-t-elle.
Elle reste vague sur son passé, sur son père. Elle dit que son mari est mort "de maladie", qu'elle a été violée par deux soldats en Guinée. "Nous sommes pauvres, mais nous sommes des gens bons, je ne pense pas à l'argent." Quid alors de la fameuse conversation téléphonique avec Amara Tarawally, un trafiquant de drogue emprisonné en Arizona ? Selon le New York Times, elle lui aurait déclaré le lendemain de l'incident dans son dialecte : "Ne t'inquiète pas, ce type a plein de fric, je sais ce que je fais." Mais apparemment la citation est une paraphrase du traducteur et la vraie citation serait différente. Dans l'interview, elle nie avoir touché de l'argent d'Amara Tarawally. Il a eu accès à ses comptes en banque en lui donnant de faux sacs de marque. "Six ou sept. Ils n'étaient pas de très bonne qualité." 
Ces déclarations publiques risquent de compliquer les rapports déjà très tendus entre les avocats de Nafissatou Diallo et le procureur. Les derniers interrogatoires au bureau de Cyrus Vance ont été particulièrement houleux. Reste maintenant au procureur à décider s'il peut aller au procès ou s'il vaut mieux un non-lieu. Une décision qui peut survenir à tout moment. 
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Libellés : Affaire DSK, Nafissatou Diallo

vendredi 15 juillet 2011

Manifestations communautaristes à New York contre Dominique Strauss-Kahn



L’affaire Dominique Strauss-Kahn est devenue un sujet de mobilisation pour les activistes des communautés africaines et noires-américaines de New York. Une coalition d’associations organisait jeudi 14 juillet deux manifestations devant le domicile new-yorkais de l'ancien directeur du FMI et devant le tribunal pour exiger la tenue d’un procès et soutenir la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo.
Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
La manifestation était baptisée « rassemblement pour la justice ». Devant le tribunal, une soixantaine de personnes, des femmes africaines et des militants noirs-américains comme Diana venus marquer leur soutien à Nafissatou Diallo : « S’ils veulent soulever la question de la crédibilité, alors il faut regarder la crédibilité de Strauss-Kahn, parce que dans son propre pays, en France, il fait l’objet d’une enquête pour viol. ». Tous veulent que le procureur Cyrus Vance aille jusqu’au procès.
Une femme qui se réclame des Blacks Panthers prend la parole : « Si la femme était française et si l’homme était noir, le dossier serait traité très différemment », lance-t-elle sous les applaudissements.

« Si vous l'ouvrez, on vous salit »


Souleymane Diallo, de la communauté guinéenne, s’inquiète pour sa part des conséquences pour les immigrés des révélations publiques du procureur sur le passé de la jeune femme : « Si vous êtes immigrant et que vous avez un problème dans ce pays, mieux vaut la fermer. Si vous ouvrez la bouche et vous parlez, on risque de regarder dans tout votre passé et de vous salir. Nous voulons que ce soit le cas qui s’est passé qui soit traité, pas un autre. »

La mobilisation des Africains de New York va continuer. De nouveaux rassemblements sont prévus dimanche 17 juillet à Harlem.

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Libellés : Affaire DSK, Dominique Strauss-Kahn, Nafissatou Diallo

mercredi 13 juillet 2011

NAFISSATOU DIALLO

REJOIGNEZ LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO

CREE LE 24 MAI 2011 A L'INITIATIVE DE L'ECRIVAIN CLAUDE RIBBE

FAITES SUIVRE A VOS AMIS POUR QU'ILS REJOIGNENT LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU !

 
DEJA 1800 MEMBRES
 
rejoindre le comité
 
COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO
 
Le Français Dominique Strauss-Kahn, ex-président du Fonds monétaire international, riche, puissant, célèbre, boursouflé d’arrogance et de vanité, est accusé d’avoir essaye de violer  et d'avoir soumis, contre sa volonté, à des actes sexuels, une femme de chambre, une immigrée africaine musulmane sans histoires travaillant dur à New York.
 
Parce que l’ambitieux Dominique Strauss-Kahn - autoproclamé futur président de la République française - se dit de gauche, parce qu’il était le favori du parti socialiste français à l’élection de 2012, une partie de la classe dirigeante française, sous le choc, s’est empressée de nier les faits, révélant ainsi son racisme, son sexisme, son islamophobie et son mépris total pour les plus humbles.
 
Au nom de la présomption d’innocence, l’accusé est devenu victime et la victime présumée a été immédiatement désignée par les médiocres «élites», expertes en désinformation, qui occupent le terrain médiatique en France, comme coupable d’avoir participé à un prétendu «complot». Le viol est devenu un «troussage de domestique».
 
Il a été minimisé parce qu’il n’y avait « pas mort d’homme ». On a plaint l’agresseur présumé pour sa «fragilité». Enfin, la mise en accusation du violeur présumé a même été présentée comme une «nouvelle affaire Dreyfus»...
 
lire la suite et rejoindre le comité

Support Committee for Nafissatou Diallo

Dominique Strauss-Kahn, the French ex-managing director of the International Monetary Fund, rich, powerful, famous, bloated with arrogance and vanity, is accused by a perfectly ordinary, hard-working African Muslim immigrant in New York of attempting to rape her and forcing her against her will to engage in sexual acts.

Because the ambitious Dominique Strauss-Kahn – the self-proclaimed future president of the French republic – claims to be a leftist, because he was the favourite of the French socialist party for the 2012 election, one shocked part of the French ruling class hastily denied the facts, thus revealing its own racism, sexism, Islamophobia and complete disdain for those in a humble position.

By virtue of the principle whereby a defendant is innocent until proven guilty, the accused has become the victim and the presumed victim has been referred to by the mediocre "elites", the experts on misinformation that control the media world in France, as being guilty of having taken part in a so-called "conspiracy". And the rape has become a mere "roll in the hay"...

join the committee
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Libellés : Nafissatou Diallo

mardi 12 juillet 2011

Affaire DSK : les religieux s'en mêlent



Une « véritable coalition est en train de se monter pour exiger que la victime ait droit à un procès ». Hier, la phrase a été prononcée par l'entourage du sénateur démocrate Bill Perkins. L'homme est une personnalité importante de la communauté noire d'Harlem. Il est entouré de leaders du monde associatifs et religieux de la ville. Parmi eux l'imam de la grande mosquée de Harlem, le révérend Curtis de l'église baptiste, ainsi qu'un représentant de la communauté guinéenne.
Le sénateur a expliqué qu'il avait déjà envoyé une lettre le 6 juillet au procureur Cyrus Vance, poussant à « protéger la plaignante et les autres femmes qui sont régulièrement victimes de faits similaires ».
Après l'affaire des deux employées du Sofitel de Manhattan qui, selon le New York Times de vendredi, ont affirmé avoir été invitées, séparément, par DSK à venir dans sa suite, l'affaire semble sortir du strict terrain judiciaire. Un tour qui pourrait faire les affaires du procureur Cyrus Vance Jr et peser sur la nouvelle comparution de M. Strauss-Kahn fixée au 18 juillet.
En attendant de sortir de cet imbroglio judiciaire, la crédibilité de l'économiste de stature mondiale Dominique Strauss-Kahn ne faiblit pas. À New York, Christine Lagarde, qui vient de lui succéder à la direction du FMI, a estimé que son compatriote avait accompli « un excellent travail ». Quant aux traces laissées par l'affaire, au sein de l'équipe du FMI, « c'est une étrange alchimie, faite de frustration, d'irritation, parfois de colère, et parfois également d'une tristesse très forte » a-t-elle résumé.
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Libellés : Affaire DSK, Nafissatou Diallo

dimanche 10 juillet 2011

Pourquoi Strauss-Kahn a perdu la partie



Depuis le 14 mai 2011 une triste affaire de viol présumé, vendue par la presse comme un feuilleton à rebondissements, passionne la planète. Mais il n’y a finalement guère de mystère sur l’issue de cette histoire. Strauss-Kahn a déjà tout perdu ou presque.

D'abord l'essentiel : l'honneur. A supposer que cela ait un sens pour lui et ses amis.

Par sa propre démission -qui est presque un aveu- il a aussi perdu son poste lucratif et prestigieux de directeur général du FMI avec l’humiliation de voir arriver comme successeur une femme, française et de surcroît adversaire politique.

Strauss-Kahn a vu du même coup son rêve s’effondrer. Il ne sera jamais président de la République et, même s’il réussit à passer entre les mailles des filets judiciaires américain et français, ce qui est très improbable, - et devrait l’occuper quelques mois sinon quelques années - il aura le plus grand mal à revenir en politique, même au plus modeste niveau.

A terme, il a perdu en outre, très probablement, le soutien de son épouse. Anne Sinclair a adopté l’attitude d’une femme qui défend son mari contre vents et marées. Très bien ! Respectons ce choix. Mais n'en a-t-elle pas beaucoup trop fait et sa posture arrogante n'a-t-elle pas desservi celui qu’elle prétendait aider ? Passer l’éponge sur une incartade est une chose, supporter l’humiliation d’être bafouée et contente pendant trente ans en est une autre, couvrir un viol présumé avec l’impudence que donne la fortune en est une troisième. Pendant combien de temps supportera-t-elle encore de n'être que la grosse dame qui règle les additions, comme dans les films des Marx brothers ? On peut comprendre qu’elle ait joué gagnant un homme qui lui permettrait de réaliser un rêve par procuration : entrer à l’Élysée. Mais jusqu’à quel point sa "magnanimité" affichée, dans laquelle je ne vois qu'une injure faite à toutes les femmes violées, lui permettra-t-elle de miser désormais sur un tocard ?

Si on enlève à Strauss-Kahn la fortune de sa femme et la perspective d’une réussite en politique, que reste-t-il ? Un brillant économiste selon certains admirateurs ? Soyons honnête : sa thèse « Économie de la famille et accumulation patrimoniale » et son livre sur « La richesse des Français », deux ouvrages publiés il y a plus de trente ans, ne le prédisposent guère au prix Nobel. Il reste donc un homme dont la célébrité reposera sur l’un des plus grands scandales sexuels de l’histoire et qui ne pourrait être intéressant, à la rigueur, s’il en avait le talent, qu’à travers une introspection littéraire sur propre cas. Le plus probable, c’est que Strauss-Kahn restera un cas d’études clinique et, certainement, un héros de la petite histoire au même titre que Gilles de Rais, le cardinal de Rohan, Félix Faure, John Profumo ou le cardinal Daniélou.

Les maladresses des bons amis


Ceux qui ont tenté de défendre Dominique Strauss-Kahn ne l’ont guère aidé, c’est sûr. Jacques Lang qui a tenté de minimiser le viol présumé en déclarant qu’il n’y avait « pas mort d’homme ». Jean-François Kahn qui ne voyait d’ans cette affaire qu’un banal « troussage de domestique ». Bernard-Henri Lévy pour lequel Strauss-Kahn n’était pas «un justiciable comme les autres » et qui invoquait, sans en comprendre, apparemment, l’ironie dans le cas d’espèce (d'autant qu'on imagine mal BHL en train de rire) l’adage « Rira bien qui rira le dernier ». Michèle Sabban qui dénonçait « un complot international ». Johnny Hallyday, lui-même accusé de viol en 2002, qui ne voyait dans les chefs d’inculpation visant Strauss-Kahn, que des « critiques odieuses ». Elisabeth Badinter pour laquelle tout cela n'est qu'une «possible injustice» (qui aurait frappé Strauss-Kahn, bien sûr, pas la victime présumée). Finkielkraut pour qui le fait d'oser porter une accusation contre un homme au-dessus de tout soupçon comme Strauss-Kahn équivaut à un... « viol ». Rien de moins ! Jean-Marie Le Guen qui déclarait encore le 5 juillet 2011 que Strauss-Kahn serait en 2012 « un atout considérable pour la gauche». Il ne manquait, pour compléter ce florilège, que la réaction de Roman Polanski lequel, heureusement, a gardé le silence.

Un dossier d’accusation accablant

Les injures et les calomnies déversées sur Nafissatou Diallo par les avocats et le communicants de Strauss-Kahn ne doivent pas faire oublier que les faits reprochés à l’ex-directeur général du FMI sont étayés, non seulement par le témoignage de Nafissatou Diallo qui n’a pas varié d’un iota, mais aussi par des preuves impossibles à réfuter qui corroborent ce témoignage : notamment un rapport médical et des expertises médico-légales accablants. Les mensonges de la défense de Strauss-Kahn qui, dans un premier temps, a tenté d’établir que le Français était déjà parti au moment des faits et que la présumée victime n’était « pas attirante » avant d’en venir à une « relation consentie » risquent de peser lourd le moment venu. Sans parler des tentatives du sexagénaire à l’encontre de deux autres employées de l’hôtel et de la présence nocturne d’une jeune femme dans les heures qui ont précédé l’agression : autant d’indices d’une libido pathologique.

L’attitude désinvolte d’un justiciable sûr d’être supérieur aux autres.

La posture arrogante de Strauss-Kahn qui, au motif qu’il avait partiellement recouvré la liberté, se voyait déjà disculpé et allait fêter l'événement avec sa femme au Scalinatella, l'un des plus huppés restaurants new-yorkais (600 dollars les pâtes aux truffes et le Brunello Di Montalcino pour porter un toast à la santé des rmistes Sarcellois) n’est peut-être pas de nature, quant on y réfléchit, à faciliter un abandon des charges. La décision provisoire d’un magistrat n’éloigne ni la perspective d’un procès, ni celle d’une condamnation avec la perspective d’un retour à Rikers island où le menu et la carte sont moins gastronomiques.

La quasi-certitude d'une lourde condamnation au civil.

Si, d'aventure, DSK échappait au pénal américain, il peu probable qu'il puisse s'en tirer au civil et, dès lors, il risque bel et bien d'être condamné pour les mêmes faits, sinon à la prison, du moins à de faramineux dommages-intérêts qu'Anne Sinclair ne sera peut-être pas disposée à payer.

L’ouverture d’un second front en France.

L’attitude de Tristane Banon qui, après avoir porté des accusations contre Strauss-Kahn, a refusé de venir témoigner dans le procès américain, s’explique très certainement par la volonté de ne pas réduire sa propre affaire à un banal épisode du dossier new-yorkais. Par ailleurs, on peut comprendre que la jeune femme, à laquelle le comité de soutien à Nafissatou Diallo apporte aujourd'hui ses encouragements, n’ait pas voulu s’exposer aux calomnies que pourraient utiliser contre elle les avocats de Strauss-Kahn dans la procédure américaine. L’ouverture d’une enquête préliminaire en France et la perspective d’une longue instruction qui pourrait déboucher sur un procès en cour d’assises risquent d’apporter à l’accusation américaine des éléments de toute évidence défavorables à Dominique Strauss-Kahn. En outre, avec l'entrée en scène de Banon, qui n'est ni "noire" ni musulmane, il va être plus difficile d'invoquer le "complot" et un "nouvelle affaire Dreyfus".

La politisation du dossier

Les féministes françaises, habituées à voir les victimes de viol calomniées par les violeurs, ont adopté une attitude courageuse qui doit rappeler que la discrimination sexuelle va généralement de pair avec la discrimination raciste. De ce point de vue, c’est à bon droit que la diaspora africaine, en France à travers le comité de soutien créé dès le 24 mai 2011, puis aux USA, avec la mobilisation des syndicats et des militants pour les droits civiques , a vu dans les attaques portées contre Nafissatou Diallo la manifestation d’un racisme à peine dissimulé. Le hallali négrophobe auquel on a assisté à partir du 1er juillet 2011 a été en effet d’une violence rarement atteinte depuis les années soixante. Bien sûr, la couleur de Nafissatou Diallo n’a jamais été invoquée explicitement pour justifier ces attaques. Ce qui a en effet changé depuis les années soixante, c’est que le racisme au premier degré n’est plus socialement tolérable dans la société occidentale. Cependant, il faudrait être de bien mauvaise foi pour soutenir que l’acharnement contre Nafissatou Diallo, traitée, pendant une semaine, et sans aucune preuve, non seulement par des journaux à scandale, mais par des organes de presse dit « respectables », de menteuse, de complice de trafic de drogue et de prostituée, n’a absolument rien à voir avec sa couleur, ses origines ni sa religion. Le lynchage en règle auquel on a assisté, n otamment dans la presse française de gauche, n’est absolument pas contradictoire avec l’attitude première qui a consisté à sanctifier Nafissatou Diallo. Au contraire. Les préjugés contre les femmes africaines ou afro-descendantes s’expriment de deux manières qui semblent figées depuis le XVIe siècle. Tantôt on a recours au stéréotype paternaliste de la «vraie noire» qui serait en adéquation avec la nature, tantôt à celui de la « fausse noire » dénaturée par le contact avec l’Occident.

Dans les deux cas, prévalent de grossiers préjugés qui réduisent la femme africaine aux fantasmes sexuels projetés sur elle par des anciens pays colonisateurs et esclavagistes. Ce sont, de toute évidence, ces fantasmes qui ont allumé la libido de Strauss-Kahn et peut-être amené cet homme à des actes de violence, suite au refus de Nafissatou Diallo de se plier aux fantasmes de l’ancien maire de Sarcelles. Pour plus de détails, on se reportera aux intéressants travaux de Yann Le Bihan, chercheur en psychologie sociale.

Pendant un mois, Nafissatou Diallo a donc été hypocritement présentée comme une « vraie noire » issue d’un village africain utopique et en tout point conforme aux villages mis en scène dans les expositions coloniales des années trente. C’était une bonne musulmane, issue d’une famille respectée. En « bonne sauvage », elle était incapable de mentir. Tout a basculé en quelques heures. Nafissatou Diallo est devenue une « fausse noire » vénale pervertie par le contact avec la société américaine et incapable de s’acculturer, du fait de son « infériorité » naturelle. On a insisté sur l’argent dépensé pour des soins jugés futiles pour une « vraie noire » – coiffure, instituts de beauté. Bien sûr, il a tout de suite été affirmé que le financement de ces dépenses futiles était assuré par des hommes. Nafissatou a été immédiatement traitée de prostituée par toute la presse occidentale, en précisant qu’il s’agissait d’une « filière guinéenne » pour replacer la prostitution dans un contexte spécifiquement africain. Les calomnies distillées par les avocats et communicants de Strauss-Kahn dans le peu reluisant New York Post étaient reprises presque sans réserves dans Libération et même dans Le Monde. Des conversations téléphoniques, jamais rendues publiques, mais citées par de mystérieuses sources « proches du dossier » révélaient que Nafissatou avait des liens avec des trafiquants de drogue (qui eux, soit dit en passant, ne semblent pas profiter de la présomption d’innocence). Bien sûr, la « fausse noire » avait tout de suite flairé la bonne affaire et appelé son complice – noir évidemment – pour en parler avec lui.

Il ne manque plus à Nafissatou, pour faire bonne mesure et confirmer la théorie du complot international, que l’imputation de relations avec des terroristes islamistes. Ce qui, finalement, va peut-être venir. On compte sur Taylor, Brafman et Khiroun pour nous régaler encore de leurs affabulations et de leurs bobards.

Claude Ribbe
Publié par pyepimanla-histoire à 17:00 0 commentaires
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