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samedi 3 décembre 2011

Selon Guéant DSK avait été contrôlé au Bois de Boulogne



"En décembre 2006, la police aurait interpellé Dominique Strauss-Kahn dans le bois de Boulogne. L’avez-vous su?
Oui, j’ai entendu parler de cette histoire au cours de laquelle monsieur Strauss-Kahn avait été contrôlé au bois de Boulogne par les fonctionnaires en charge de la surveillance de cet endroit lors d’un contrôle de routine. Mais, il n’y a aucune procédure à ce sujet. Il n’était pas tombé dans un guet-apens de la police! Il n’était pas suivi. Ce n’est quand même pas la faute de la police s’il était là-bas ce soir-là!"


lundi 14 novembre 2011

Anne Sinclair et DSK songent au divorce



Après des mois et des mois de tourmente, DSK et Anne Sinclair évoquent ouvertement le terme "divorce". C'est ce qu'indiquent aujourd'hui des proches du couple au Parisien.
Elle était restée auprès de lui pendant tout le procès pour viol à New York. Aujourd'hui pourtant Anne Sinclair commence à panser ses blessures. "Elle a pris un énorme coup sur la tête en découvrant l'ampleur du mensonge", confie une amie de la journaliste au journal français.


Il faut dire que les révélations pleuvent depuis l'histoire de la chambre d'hôtel au Sofitel. Après les accusations de Tristane Banon, l'écrivain française qui affirme avoir été abusée par l'ancien président du FMI, voilà que l'ex-homme fort du Parti Socialiste français est désormais cité dans une sombre affaire de proxénétisme. 

Alors que le JDD évoquait hier la maladie de Dominique Strauss-Kahn que le politicien aurait désormais reconnue et qu'il souhaiterait soigner, les proches du couple commencent à parler.

"Elle ne veut pas le lâcher maintenant, alors qu'il est un homme seul et désespéré. Il y a un lien entre eux qui est difficilement définissable", indique l'amie d'Anne Sinclair. "Il perdure malgré tout, du moins pour l'instant".

Pour l'instant, en effet, car selon plusieurs témoins, le couple DSK-Sinclair songerait au divorce. Ils en parleraient même sans aucun tabou. "Ils y pensent, c'est une certitude", affirme un ami du couple. D'autant que les nouveaux éléments à charge de DSK pourraient avoir un impact non négligeable pour le procès civil que les avocats de Nafissatou Diallo veulent lui intenter. En cas de condamnation de DSK, celui-ci devrait débourser une somme d'argent très importante. 

Mais Anne Sinclair qui a déjà vu des milliers d'euros s'envoler lors du procès new-yorkais ne veut plus mettre la main au portefeuille. "Anne n'a aucune envie de voir toute sa fortune partir en fumée", indique une proche. "Si elle doit se résoudre à larguer les amarres pour se protéger, elle le fera sans doute", murmure-t-elle en ajoutant que rien n'a encore été lancé. (CB)

dimanche 18 septembre 2011

DSK à la télé, oui mais chez sa copine !



"Et quand on est complice de quelqu’un qui est pervers, on est soi-même un peu pervers."  
Brigitte Lahaie


Je vous avoue ne pas avoir pris la peine d'écouter ce type sur TF1, m'attendant à un numéro de l'Actor Studio, il allait dérouler une partition bien apprise, bien répétée, un truc pour gogo ou pour la ménagère de - de 50 ans...

De surcroît, je trouvais cette interview d'une rare indécence, vous me direz que ces gens ne le sont pas moins, je sais, je sais !

En tout cas, c'est une première de donner une telle audience à un accusé de viol, à  un homme décrit par la presse comme un prédateur sexuel, il fallait le faire, TF1 l'a osé !

Il reconnaît le moindre, il reconnaît à demi mot une certaine responsabilité, une toute petite bien sur, il ne fallait pas attendre plus, mais cet homme sait ce qu'il a fait, ses victimes savent ce qu'il leur à fait. 

Les relations, l'argent, les réseaux occultes, le copinage,  le soutien de sa communauté font qu'ils ont la capacité de pervertir le système  et  la justice à leur avantage, mais ce type ne reste pas moins un petit monsieur, quelque chose qui ne vaut pas la peine qu'on s’attarde sur lui, une honte, une insignifiance.

Ce « compulsif sexuel » peut reprendre ses habitudes et renouer avec ses boites à partouze, ses prostituées, sa femme « fidèle et aimante » l’ayant toujours soutenu, à la manière des femmes des tueurs en série du style de Marc Dutroux, des immorales ou des soumises bien souvent complice de leur mari, cette femme est donc à sa place.


E-Z

Brigitte Lahaie à propos de Dominique Strauss-Khan


Brigitte Lahaie donne son analyse de Dominique Strauss-Khan et de son entourage.

« Si certaines journalistes disent que DSK a eu les mains un peu baladeuses avec elles, cela signifie que son gendarme intérieur n’a pas été suffisamment fort pour réprimer sa pulsion. Et donc qu’il a besoin d’être aidé, a-t-elle avancé. On peut aussi se demander pourquoi ses proches sont restés passifs. […] Si l’entourage était au courant des prétendus comportements abusifs de DSK et qu’il n’a rien dit, il est d’une certaine manière complice. Et quand on est complice de quelqu’un qui est pervers, on est soi-même un peu pervers. » source

En parlant d'entourage l'ancienne actrice X  fait référence à Anne Sinclair épouse de Dominique Strauss-Khan.


samedi 17 septembre 2011

DSK/Chazal: médias étrangers dubitatifs



Les correspondants étrangers à Paris doutent en général du mordant de l'interview de Dominique Strauss-Kahn par Claire Chazal au JT de TF1 à 20 heures dimanche, invoquant la trop grande révérence des journalistes français à l'égard des hommes politiques.

"C'est évidemment important que DSK s'exprime. Les Français ne comprennent pas; ils veulent une explication. Mais s'ils attendent des révélations, ils vont être déçus", assure Sophie Pedder, chef du bureau deThe Economist, le prestigieux hebdomadaire anglais. "A Washington, devant ses ex-collaborateurs du FMI, il a dit : 'J'ai fait une erreur'. Rien de plus. Ce sera la même chose dimanche", ajoute-t-elle.

"J'imagine qu'il sera dans la retenue, le plus sobre possible", abonde Devorah Lauter, correspondante du Los Angeles Times, tout en relevant néanmoins que l'ex-patron du FMI a un côté imprévisible - "On sait déjà qu'il ne contrôle pas toutes ses pulsions" - qui pourrait éventuellement l'amener à faire des déclarations plus inattendues.

"DSK sait déjà ce qu'il va dire, il est très habile", note de son côté Paolo Levi, correspondant de l'agence italienne Ansa. "Et il a probablement déjà donné des lignes rouges (à ne pas franchir) à TF1". En somme, avec "l'équipe de communicants qui l'a toujours encadré", souligne Sophie Pedder, DSK devrait servir un discours très préparé à l'avance.

"La presse française est globalement d'une politesse lamentable"

Claire Chazal pourrait-elle alors pousser l'ex-ministre de l'Economie dans ses retranchements ? les correspondants étrangers en doutent. Pas seulement en raison de la personnalité de la journaliste, mais en raison de la "culture" de l'interview en France.

"La presse française a été indulgente avec DSK, alors que lorsque vous allez dans un café, les conversations sont très brutales", relève Juan Pedro Quinonero du quotidien espagnol ABC. "Alors à la TV, où on est parfois trop diplomatique, à la limite de l'hypocrisie, je crains une sorte de méli-mélo très modéré, alors que cette histoire est sale", poursuit-il. Il insiste : "la presse française est globalement d'une politesse lamentable (avec les politiques). C'est sérieux, c'est grave, mais on reste sur notre faim sur presque tout".

Un peu moins sévère, Paolo Levi dit ne pas douter de l'indépendance de Claire Chazal, qui est proche d'Anne Sinclair, l'épouse de DSK, mais redoute qu'elle ne soit pas assez "acharnée". "Elle posera un première question difficile, explique-t-il. Mais DSK, comme tous les politiques, sait se sortir de ce genre de question. Mais il ne sait pas forcément répondre à une deuxième question difficile. Mais encore faut-il qu'elle soit posée".

"Je vois mal des question dérangeantes ou détaillées. Il dira qu'il a fait une erreur, sans en dire plus. J'imagine mal qu'on le pousse à dire ce qu'il n'a pas envie de dire", renchérit Sophie Pedder. "En France, dans un direct, c'est rare que l'on pousse une femme ou un homme politique jusqu'à être mal à l'aise". "Ce n'est pas dans la culture française, précise-t-elle. En Angleterre, c'est totalement différent. Mais je ne dis pas que c'est forcément mieux car l'agressivité peut être extrême".

Correspondant du quotidien anglais Daily Telegraph, Henry Samuel assure cependant que des questions trop complaisantes ne serviraient pas DSK. "Les Français ne seront pas dupes si les questions sont trop inoffensives ou banales", dit-il. "DSK pâtirait donc d'un entretien trop complaisant. S'il veut revenir en politique, il faut que ce soit difficile".

(afp)


lundi 12 septembre 2011

Retour de DSK: Banon a la «nausée» devant l'accueil réservé à Strauss-Kahn



TEMOIGNAGE - L'écrivain et journaliste, qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, se livre dans un message diffusé samedi...

Tristane Banon, l'écrivain et journaliste française qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol en 2003, s'insurge que son «pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi».

Dans un message diffusé samedi sur sa page Facebook, la jeune femme dit être prise de «nausée» depuis le retour en France, le 4 septembre, de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

«Ce qui se joue depuis six jours me donne la nausée. J'entends les gens qui m'arrêtent dans la rue, j'entends les gens qui veulent protester, se faire entendre, crier que le code pénal doit être le même pour tous et qu'un jugement doit advenir, qui condamnera ou non mais qui doit être prononcé», écrit Tristane Banon.

Rassemblement le 24 devant le palais de justice
«J'entends les gens me dire leur écoeurement, j'avale leur soutien pour tenir debout et pourtant c'est moi qui baisse la tête et longe les murs quand d'autres sourient aux caméras», témoigne-t-elle, en allusion au retour médiatique de l'ancien ministre socialiste. «Je ne peux pas croire que mon pays accueille en héros un homme qui n'a pas été blanchi. Je ne peux pas croire que mon pays envoie les forces de l'ordre, l'argent public, délivrer ce même homme des photographes qui l'assaillent», poursuit-elle.

La jeune femme évoque, sans précisions, un rassemblement de protestation le 24 septembre à 14h devant le palais de justice de Paris où elle annonce qu'elle se rendra.

Un juge d'instruction saisi de l'affaire?
Dominique Strauss-Kahn pourrait être prochainement entendu dans l'enquête préliminaire ouverte après la plainte de Tristane Banon en juillet à Paris. A l'issue de l'enquête, le parquet de Paris peut décider d'ouvrir une information judiciaire, de classer la plainte sans suite ou de juger que les faits allégués - niés par Dominique Strauss-Kahn - sont prescrits. Dans l'hypothèse d'un classement sans suite, Tristane Banon pourrait relancer la procédure en saisissant un juge d'instruction.

La justice américaine a abandonné le 23 août les poursuites pénales à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol contre une femme de chambre à New York, le 14 mai, mettant en doute la crédibilité de cette dernière. Les procureurs ont toutefois confirmé qu'il avait eu une brève relation sexuelle avec la plaignante mais n'ont pu en établir le caractère contraint.

«Le cirque strauss-kahnien»
«Il y a un vrai problème dans ce pays, des choses doivent changer. Le viol et la violence faite aux femmes ne peuvent être banalisés, l'argent et le pouvoir ne sauraient être au-dessus des lois», écrit Tristane Banon. Dans un message à sa fille, toujours sur Facebook, l'élue socialiste Anne Mansouret la félicite pour son courage et l'assure qu'elle sera présente le 24 septembre à la manifestation de «toutes celles et tous ceux qui sont horrifiés par ce cirque strauss-kahnien et l'arrogance qu'il traduit».
 Avec Reuters

Manifestation sous les fenêtres de DSK pour empêcher son retour en politique



POLITIQUE - Des féministes ont donné de la voix Place des Vosges à Paris...

Plusieurs dizaines de personnes, des féministes pour la plupart, ont manifesté bruyamment ce dimanche sous les fenêtres de Dominique Strauss-Kahn, place des Vosges à Paris, exigeant qu'il ne revienne plus en politique. «Nous demandons que Dominique Strauss-Kahn ne soit pas visible pendant les prochaines élections, puisqu'il n'est pas blanchi, puisqu'il va y avoir un procès et d'autres femmes portent petit à petit plainte contre lui», a déclaré Nelly Martin, porte-parole de la Marche mondiale des femmes, une organisation regroupant diverses associations féministes.
Malgré la pluie, les manifestantes ont écouté pendant plus d'une heure plusieurs prises de parole d'organisations participant au rassemblement, entrecoupées de roulements d'une dizaine de tambours. Se déclarant outrée par le retentissement dans les médias qui a marqué le retour en France de l'ancien directeur général du FMI il y a une semaine, Nelly Martin a déclaré que les féministes entendaient profiter de cette médiatisation «pour parler au nom de toutes les femmes qui sont victimes de violences en France et dans le monde et qui n'ont jamais justice».

«DSK, Sinclair dégagez»

Selon les organisations féministes, «98% des viols sont impunis». Alors qu'il y a en France environ une vingtaine de viols par jours, 4 agresseurs seulement sont reconnus comme violeurs et condamnés, selon leurs statististiques. Si les discours étaient virulents, les pancartes et affichettes brandies par les manifestantes l'étaient tout autant. «DSK partout, justice nulle part», «DSK, Sinclair dégagez», pouvait-on lire notamment.
Un dessin humoristique, d'une dessinatrice féministe déclarant ne pouvoir placer ses créations dans aucun grand journal, montrait DSK infligeant une fellation à une France personnifiée. Au nom du comité de soutien à Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de New York ayant porté plainte contre DSK, l'écrivain Claude Ribbe a indiqué qu'une autre manifestation aurait lieu le 24 septembre. A cette date le parquet de Paris doit se prononcer sur la plainte de l'écrivaine Tristane Banon. Il devra dire s'il ouvre une information judiciaire, s'il classe sans suite ou s'il considère que les faits allégués, qui remontent à 2003, sont prescrits.
AFP

vendredi 2 septembre 2011

DSK de retour ? C'est la faute à Renoir !



Le retour en France first classe d’un Strauss-Kahn triomphant et tripotant les hôtesses de la compagnie nationale marque assurément une étape dans cette affaire.
Merci Auguste Renoir !
Pourquoi Renoir ? Eh bien, parce que le pinceau de cet artiste limougeaud, comme celui de ses confrères, a permis à Paul Rosenberg, le célèbre galeriste, de laisser à sa descendance (Anne Sinclair) une fortune estimée par les plus modérés à 100 millions d’euros. Cent millions ? Tu parles ! Enfin, va pour cent millions ! Et, au pays des droits de l’homme, quand on est lardé de cent millions, on est respectable et respecté. On a même le droit, paraît-il, d’établir une liste « noire ». J’espère bien, pour ma part, y figurer en bonne place, juste après Nafi.
« Le jour de la mort de Renoir, rapporte Cocteau dans son journal, je rencontre Paul Rosenberg. Il me dit : « Je suis marchand de tableaux, que voulez-vous, et je donne de petites sommes à la domestique de Renoir pour qu'elle m'annonce sa mort avant les autres. Elle me téléphone ce matin. » Eh oui. Un Renoir mort valait plus cher, beaucoup plus cher, qu’un Renoir vivant. La preuve ? Vingt trois millions de dollars chez Sotheby’s pour Dans les roses en mai 2003. Voilà comment on devient respectable.
Donc, grâce à Renoir (6000 tableaux recensés) et à tous les autres crève-la-faim barbouilleurs dont les œuvres ornent aujourd’hui son salon, Strauss-Kahn est redevenu ce qu’il était : un homme au-dessus de tout soupçon qui peut se soulager là où il veut, comme il veut, quand il veut. Il a démontré qu’il jouissait d’une impunité complète face à la justice pénale américaine. C’est vraiment très fort et il restera dans les annales.
Pauvre, il croupirait à Rikers island. Dans les tabloïds, on le traiterait de menteur et de communautariste. Pire, on ne parlerait pas de lui. Riche, notre ragondin blanchi a le droit non seulement de lever la patte dans l’avion comme notre Depardieu-Alexandre Dumas national, de crâner en Porsche, mais aussi de culbuter les hôtesses, de trousser les domestiques, de lutiner toutes les négresses forcément consentantes, de mettre la main dans la culotte de n’importe quelle Française, d’exiger, avec la bénédiction du Ministère, une gâterie de toute étudiante à Sciences po qui en redemandera, et même, de sodomiser ses communicants qui, pâmés, crieront plus fort encore qu’il est brillant, séduisant, beau, en un mot désirable et que tous ceux qui oseraient le critiquer ne sont que des antidreyfusards primaires.
Et surtout, le fin du fin, il a le droit, plus que tout autre, d’être de gauche. Ah, ça, il l’est de gauche ! En 2017, certainement, il sera président. Et d’ici là – qui sait ? – premier ministre de Martine Aubry.
L’abandon des charges initialement retenues par le procureur Vance a-t-il démontré que Strauss-Kahn était innocent ? Non. Seul un procès – n’est-ce pas ? - aurait permis à l’accusé de se dire disculpé, au sens judiciaire. Toujours poursuivi pour les mêmes faits devant un tribunal civil, Strauss-Kahn court le risque d’être, cette fois, condamné à l’unanimité.
Mais peu importe ! En France, avec 100 millions plancher, cela n’a pas aucune importance.
Alors un grand coup de chapeau à celles et ceux qui ont aidé Dominique à se tirer de ce pétrin.
Citons, en vrac : Renoir, Picasso, Paul Rosenberg, Anne Sinclair, Bernard Lévy, Jacques Lang, Laurent Fabius, Michèle Sabban, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, François Pupponi, Martine Aubry et les deux mille membres (sur 3600 en comptant les doublons et les signatures bidon) du comité de soutien à DSK qui, par modestie sans doute, n’ont pas osé laisser apparaître leur nom sur la liste.
Merci à Ramzi Khiroun, à Stéphane Fouks, à Gilles Finchelstein, à Anne Hommel, l’attachée de presse (qui est obligée, la pauvre, de lire mes billets, ce dont je la remercie). Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont fait brûler des bougies à Sarcelles et ailleurs !
Au cas où l’on perdrait la mémoire, ce qui arrive souvent en France, retenons les formules choc qui auront marqué ce premier acte.
« Je l’ai accompagné, moi, sans hésitation, parce que j’avais la conviction qu’il n’était pas coupable de ce qu’on lui reprochait, et aussi par amitié. » Martine Aubry
« Il a bien le droit d’être libertin » Bertrand Delanoë
« J’apprends avec joie et soulagement l’abandon des charges qui pesaient sur Dominique Strauss-Kahn. L’emballement de ces derniers mois, qui s’est fondé sur des rumeurs, sans aucun respect pour les personnes, constitue aujourd’hui une invitation à un sérieux examen de conscience collectif ». Bertrand Delanoë
« Je vois DSK en président de l’Europe » Michèle Sabban
« Il n’y a pas mort d’homme ! » Jacques Lang
« Ce n’est qu’un troussage de domestique » Jean-François Kahn
« Rira bien qui rira le dernier ! » Bernard Lévy
N’ai-je oublié personne ? Ah si ! Johnny Hallyday !
« Je m’aperçois juste que plus on gagne de l’argent, plus on réussit et plus on est la cible de critiques odieuses » Johnny Hallyday.

mardi 30 août 2011

Sarcelles se prépare à fêter le retour de «Dominique»



Des Présidents d'associations antillaises veulent faire une fête à DSK pour son retour à Sarcelles. Ces gens se vautrent dans l'indignité et la fange, ils se prostituent pour quelques euros de subvention.


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Sarcelles se prépare à fêter Dominique Strauss-Kahn. Dans cette ville intimement liée à la carrière politique de l'ancien président du FMI, ses proches réfléchissent aux modalités de festivités pour son retour. «Il faut une très grosse manifestation», explique Jean-Pierre Passe Contrin, responsable des sports à la mairie, qui évoque «un concert, une soirée», et promet pour sa part de mobiliser notamment la communauté antillaise. «Les Sarcellois ont été très émus par ce qui est arrivé», raconte Sammy Gozlan, responsable du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. «Sur 100 familles de la communauté juive, 99 au moins ont allumé des bougies pour Dominique. Tout le monde l'attend avec impatience», renchérit l'un des membres de l'équipe municipale, proche des Strauss-Kahn depuis près de vingt-cinq ans.
Le 23 mai dernier, s'est créé à l'initiative de François Pupponi, député maire de Sarcelles, un comité de soutien qui revendique aujourd'hui plus de 3.500 signatures. Plus de 300 proches de l'ancien ministre PS, anciens collaborateurs, amis, responsables associatifs, avaient alors déclaré leur confiance dans la parole de ce «Dominique» que beaucoup côtoyaient depuis des années. Ce même comité prévoit d'organiser un événement en présence du couple Strauss-Kahn, confirme Patrick Haddad, conseiller municipal et membre du comité. Dans l'esprit de ses organisateurs, la célébration duretour de DSK devrait être l'occasion de tourner la page de l'ensemble des accusations pesant sur l'homme politique - des deux côtés de l'Atlantique. Aussi espèrent-ils également un classement prochain, par le parquet de Paris, de la plainte déposée par Tristane Banon pour tentative de viol. Dans l'attente, la date de la fête n'est donc pas définitivement arrêtée. «Elle aura lieu en septembre», explique cependant Patrick Haddad. En revanche, l'événement n'attendra pas la fin de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Pontoise pour subornation de témoin après la plainte déposée par l'avocat français de Nafissatou Diallo, Thibault de Montbrial, et qui vise l'un des adjoints du maire de Sarcelles. Youri Mazou-Sacko devrait être entendu dans la semaine par les enquêteurs, qui ont déjà interrogé André M'Bissa. Ce dernier, père d'une jeune femme qui aurait eu une liaison houleuse avec DSK, accuse l'adjoint au maire d'avoir tenté d'acheter son silence.

«Il serait indéniablement élu»

Sur le terrain, les élus préviennent néanmoins: la fête sera «familiale». Pas question de parler politique. Les législatives du printemps 2012 constituent un sujet délicat que les uns et les autres abordent avec prudence. «Pour se reconstruire un avenir politique, DSK aura besoin d'en repasser par Sarcelles. Il voudra sans doute se présenter aux législatives», prédit Claude Ribbe, ancien candidat et lui-même fondateur d'un comité pro-Nafissatou-Diallo. «S'il se présentait, il serait indéniablement élu, mais je n'imagine pas un instant DSK demander sa place à François Pupponi! C'est un destin national qu'il lui faut », rétorque un membre de l'équipe municipale. Malgré tout les manœuvres ont déjà commencé sur le terrain. Mohammed Fofana, militant PS de longue date qui fut brièvement sympathisant UMP, a déjà décidé de mener la guerre au député maire François Pupponi tout en se déclarant «frère» de DSK. Il ouvre son blog, qui se veut pro-DSK, dans quelques jours…

Laurence De Charette

lundi 29 août 2011

Michel Rocard pense que DSK est atteint d'une "maladie mentale"


L'ex-Premier ministre Michel Rocard a estimé lundi que Dominique Strauss-Kahn était atteint d'une "maladie mentale" qui l'empêchait de "maîtriser ses pulsions".

Lors de l'émission Le Grand Journal de Canal+, M. Rocard a déclaré : "Cet homme a visiblement une maladie mentale", éprouvant des "difficultés à maîtriser ses pulsions. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai".
Interrogé sur la primaire socialiste, il a estimé que "le plus populaire" était "sûrement François Hollande". "Mais la mieux placée techniquement parce qu'elle (était) la première secrétaire du parti, c'est Martine Aubry. On verra bien", a-t-il ajouté.
Quant à celui qui serait le plus à même de gagner la présidentielle, "les deux sont des personnes de qualité et je mets grand soin pour travailler avec tous", a-t-il dit.
Même avec Ségolène Royal?, lui demande-t-on : "J'espère que non parce que je ne crois pas à ses capacités pour cette fonction et je pense qu'elle ne sera pas élue", a-t-il répondu.
Comme on lui faisait remarquer que la présidente de Poitou-Charentes pensait pouvoir gagner, il a rétorqué : "Nous sommes dans une société de libre expression, le droit de dire n'importe quoi est un droit fondamental de la personne humaine".

dimanche 28 août 2011

Un profond sentiment d’injustice parmi les Africains de New York



Dans la communauté africaine de New York, le sentiment d’injustice prévaut, mêlé à un certain fatalisme. Mamadou Niang, l’un des responsables sénégalais de l’United African Congress (UAC), une grande association panafricaine qui soutient Nafissatou Diallo, estime que des considérations politiques l’ont emporté: «Le procureur a pensé qu’il serait plus judicieux de laisser tomber un procès qu’il ne va pas gagner.» Cyrus Vance, qui joue sa carrière sur cette affaire, vise une réélection à son poste dans un an. Selon Mamadou Niang, le côté communautariste pris par la défense de Nafissatou Diallo, avec les protestations du sénateur afro-américain de New York Bill Perkins, risque fort de retomber au fil des mois. Hier déjà, le site d’information noir américaintheroot.com ne consacrait qu’un petit sujet à l’affaire.
Dans la communauté guinéenne, on s’attendait à l’abandon du procès pénal. «Ce n’est pas une surprise, témoigne Thierno Diallo, un cousin de la victime. Il y a tout le lobby juif derrière! On ne prend pas Nafissatou au sérieux parce qu’elle est Noire et qu’elle a menti sur son passé…» Certains se demandent si la carte de la médiatisation jouée par Kenneth Thompson a été si payante. «Les passages de Nafissatou Diallo à la télévision, où elle essayait de jouer, ont pu paraître très difficiles, note un journaliste ouest-africain en poste à New York. Elle n’était pas préparée pour faire face à une telle pression. Son apparition n’a fait que reporter la décision du procureur, pour qu’il regarde ou prétende regarder le dossier plus à fond.» Les Africains de New York continuent de se poser beaucoup de questions, à commencer par celle-ci, discutée à l’infini dans les restaurants de Harlem: comment peut-on forcer une femme à faire une fellation?»
Quant aux avocats de Nafissatou Diallo, ils ne se démontent pas. Douglas Wigdor, l’associé de Kenneth Thompson à New York, a affirmé hier à Paris qu’il poursuivrait de manière «agressive» la bataille judiciaire au civil, pour obtenir réparation financière. «Dans les mois ou les années à venir, nous allons dévoiler de nouveaux éléments de preuve», a-t-il poursuivi, mentionnant d’éventuels témoignages de «nombreuses femmes» victimes d’agressions sexuelles de DSK. «Nafissatou Diallo a été traitée comme une accusée et non comme une victime», a-t-il martelé, rappelant que l’ancien directeur du Fonds monétaire international n’a «jamais été interrogé par la police» après son arrestation.
Sabine Cessou

vendredi 26 août 2011

Affaire Strauss-Kahn : Un obsédé sexuel notoire a t-il sa place dans l’université française ?



Le vrai métier de Strauss-Kahn est d’enseigner l’économie à Sciences Po, avec le titre de professeur d’université. Il a de fait exercé dans cet établissement pendant sept ans, jusqu’à sa nomination au FMI, le 28 septembre 2007.
Strauss-Kahn nous est présenté par ses thuriféraires et ses communicants comme un « grand économiste », même si sa seule œuvre connue est une thèse publiée en 1977 : "L’économie patrimoniale des Français" (éditions Cujas). Mais laissons de côté la question de sa compétence.
Un poste de professeur d’université est cumulable avec un mandat de député (à la différence de tous les autres postes de fonctionnaires publics, incompatibles avec un mandat parlementaire). Jusqu’au 28 septembre 2007, date à laquelle il a été nommé au FMI, Strauss-Kahn pouvait ainsi cumuler son mandat avec son poste de professeur à Sciences Po, ce qu’il a fait, émargeant sur le budget de l’Etat français aux alentours de 14 000 € mensuels, dont on sait à présent qu’il n’avait pas besoin, puisqu’une femme complaisante s’occupe de le financer.
Nommé au FMI, Strauss-Kahn a démissionné de l’assemblée nationale et a dû, nécessairement, se faire placer en position de disponibilité par le ministère des Universités.
Ce que la presse française a oublié de révéler, c’est qu’en bonne logique, depuis sa démission du FMI, le 18 mai 2011, Strauss-Kahn a été officiellement réintégré (ou devrait l’être à titre de régularisation rétroactive) dans ledit corps des professeurs d’université, avec un traitement (à compter du 18 mai 2011, et sans fournir jusqu'à nouvel ordre aucun service en échange) qui ne saurait être inférieur à celui qu’on a beaucoup reproché à Luc Ferry, soit 4500 € mensuels.
Strauss-Kahn est en droit, par ailleurs, pour la rentrée universitaire 2011, de demander à retrouver son poste de professeur de micro et de macro-économie à Sciences Po, ce qui lui donnera une tribune, en attendant de solliciter un nouveau mandat à Sarcelles en 2012, où nous l'attendons de pied ferme.
On peut dès lors se poser la question du comportement passé et à venir de cet homme, qui louait naguère une garçonnière sise 7 rue de la Planche, à proximité des locaux de Sciences Po (rue Saint-Guillaume) avec des étudiantes âgées d’une vingtaine d’années dont on pourrait penser qu’elle peuvent constituer des cibles faciles pour celui que sa propre femme désigne comme un « séducteur » et que d’autres femmes traitent de violeur.
Lorsque n’importe quel Français postule pour un poste, même modeste de la fonction publique, y compris un poste d’enseignant, sa nomination est soumise à une enquête dite « de moralité » menée par les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Lorsque n’importe quel Français, titulaire d’un poste de fonctionnaire, se trouve mis en cause dans une affaire pénale, le code de la fonction publique prévoit que l’administration a le devoir, surtout s’il s’agit d’une affaire de mœurs - qui pose un problème particulier dans le cadre de l’enseignement public - de mettre en route une procédure disciplinaire parallèle qui peut aboutir à une suspension de l’intéressé, en attendant qu’une décision de justice définitive intervienne.
Or Strauss-Kahn est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol qui n’a pas été classée à ce jour. Il pourrait d’autre part être mis en cause dans une seconde plainte, déposée dans le cadre d’une affaire de subornation de témoin. Il est par ailleurs toujours accusé de viol et de crimes sexuels devant une juridiction civile américaine.
En 1969, une femme, Gabrielle Russier, professeur de Lettres à Marseille, avait été écartée de l’enseignement, puis condamnée, pour avoir eu, au moment des événements de 68, une relation amoureuse avec un de ses élèves, mineur au moment des faits (la majorité étant à cette époque fixée à 21 ans).
Mise en détention préventive à la prison des Baumettes pendant cinq semaines, elle s’était vu refuser par l’Université, pour des raisons de moralité, le modeste poste d’assistant qu’elle sollicitait, avant d’être condamnée, sur la pression de l’Université, à 13 mois de prison non amnistiables (on était en période d’élection présidentielle). Le 1er septembre 1969 Gabrielle Russier, qui n’avait violé personne et n’avait rien d’une séductrice, s’est donné la mort.
Mais Gabrielle Russier n’était qu’une femme et, pour les femmes, la présomption d’innocence n’a pas plus lieu d’être, parfois, que la présomption de victime.
Quarante deux ans plus tard, un professeur d’université autoproclamé obsédé sexuel, adepte de la prostitution et de l’échangisme, deux fois mis en cause dans des affaires de viol, peut-il reprendre tranquillement son poste de professeur à Sciences Po, quitte à ce que de nouvelles affaires éclatent au sein de l’enseignement public, entraînant cette fois la responsabilité de l’État si ce dernier avait négligé d’engager une procédure disciplinaire vu les circonstances ? Telle est la question que je pose aujourd’hui à Laurent Wauquiez, ministre français des Universités ainsi qu’aux parents de toutes les jeunes files - et en particulier des jeunes filles originaires des Antilles ou d’Afrique- qui vont entamer cette année un cycle d’études à Sciences Po.
Claude Ribbe

mercredi 24 août 2011

Strauss-Kahn, "blanchi" selon la presse raciste, reste sale



Une certaine presse française, consciemment ou inconsciemment raciste, commente le scandaleux déni de justice perpétré par Cyrus Vance dans le volet pénal de l’affaire en répétant en boucle que Strauss-Kahn est « blanchi » ! Pas de surprise.
L’Amérique d’Obama, pourtant donneuse de leçons, n’a guère changé. On s’en doutait. Mieux vaut y être blanc de peau, riche et célèbre plutôt qu’immigré, pauvre et « noir ». Si Anne Sinclair avait accusé un Afro-Américain de l’avoir violée dans un parking de Manhattan, tout le monde sait que le présumé violeur - innocent ou coupable - ne serait pas plus sorti de Rikers Island que Pierre-Just Marny n’est sorti du centre pénitentiaire de Ducos, en Martinique.
Allons même plus loin : si le directeur général du FMI avait été « noir », on ne l’aurait sûrement pas « blanchi ». Nafissatou Diallo, pour avoir osé se plaindre d’un satyre notoire qui se fait passer pour un économiste distingué, a été traînée dans la boue pendant quatorze semaines par des gens qui se prétendent journalistes, mais qui, en réalité, font un tout autre métier.
Côté français, l’affaire a révélé - outre un racisme viscéral que nous connaissons bien - un vieux fonds de machisme et de sexisme qu’on croyait révolu. Combien d’hommes - de droite comme de gauche - ai-je entendu déclarer sans ambages, l’œil égrillard, qu’il est injuste de mettre un homme en prison simplement parce qu’il aurait violé une femme ! Une leçon à en tirer : ceux qui luttent contre le racisme ne devront jamais oublier, désormais, que leur combat est absolument solidaire de celui des femmes, car les hommes qui méprisent les femmes sont la plupart du temps des racistes invétérés et vice-versa.
Naturellement, Strauss-Kahn et surtout ses « amis » vont crier victoire. Il faut s’en réjouir. Car plus Strauss-Kahn, dont c’est la nature, se vantera, avec toute la vulgarité qu’on lui connaît, de l’impunité dont il a bénéficié sur le plan pénal, moins on aura de chance de le revoir un jour dans son déguisement de politicien. Car il y a une chose qu’il n’a certainement pas comprise : même « blanchi » il restera ce qu’il est : sale aux yeux de la majorité des Français.
Nafissatou Diallo ne sera jamais assez remerciée de nous avoir débarrassé d’un cynique obsédé sexuel que rien, peut-être, n’aurait arrêté sur le chemin qu’on lui avait tracé pour prendre le pouvoir suprême et en jouir ensuite selon son bon plaisir et celui de ses commettants.
Aujourd’hui, ces rêves se sont effondrés et, en ce sens, DSK, même s’il crâne comme à l’accoutumée avec l’argent d’une femme bafouée et contente de l’être, a bien perdu la partie. L’affaire laissera des traces chez ses amis politiques car celles et ceux qui, au parti socialiste – j’ose espérer que ce n’est pas la majorité - ont soutenu et soutiendront Strauss-Kahn, doivent être systématiquement sanctionnés par les urnes. Pour toutes les élections à venir, dans chaque circonscription, à commencer par la huitième du Val d’Oise - celle de Strauss-Kahn et de son factotum Pupponi - il y aura une Nafissatou Diallo pour les faire battre.
Quelle femme, quel Antillais, quel Africain donnerait aujourd’hui sa voix à celui ou à celle qui a cautionné le racisme, le sexisme, le mépris, l’injustice ? Partout, oui partout, barrons la route aux DSK et privons les de ces voix «noires» dont ils considèrent qu’elles sont leur propriété !
Sur le plan judiciaire, l’affaire Strauss-Kahn est loin d’être terminée. Si le volet pénal a été enterré, il pourrait en être tout autrement du volet civil. On ne peut que souhaiter une saignée financière conséquente pour le présumé violeur puisque l’argent a tant d’importance pour lui.
Rien n’interdit d’autre part à Nafissatou Diallo d’engager des poursuites pénales devant les juridictions françaises comme la loi le lui permet, semble-t-il. Et n’oublions pas que le combat de Tristane Banon, dont on peut s’attendre qu’elle soit lynchée à son tour par les « communicants » à la solde du présumé violeur, doit être soutenu. Au reste, dans les semaines, dans les mois à venir, d’autres femmes vont parler. Il faut les y encourager.
Claude Ribbe

Affaire Strauss-Khan : hypocrisie socialiste

Communiqué de presse de Bruno Gollnisch
Député européen
Membre du bureau politique du Front National



Ce n’est pas parce qu’il était accusé que Dominique Strauss-Kahn était coupable. Mais ce n’est pas parce que Mme Diallo a menti pour se faire admettre aux USA qu’il est innocent ! Car enfin, faut-il croire qu’il ne s’est donc rien passé ?
A supposer même que l’ « innocence » de M. Strauss-Kahn se réduise à un « rapport sexuel tarifé », comme le disent ses partisans, cela signifierait au mieux que cet homme marié assouvissait ses instincts en recourant à la prostitution, se mettant, lui et sa fonction, comme la suite l’a prouvé, à la merci du scandale et du chantage.

Ce type de comportement –et bien d’autres choses-  disqualifiait complètement cet érotomane –et comme président du FMI et comme candidat à la Présidence de la République.
La plupart des socialistes affectent de condamner la prostitution.
Leurs amabilités actuelles à l’égard de Strauss-Kahn donnent la mesure de leur hypocrisie.

Le Compte de Sinclair : Chronique hebdomadaire de Philippe Randa



La comparaison entre Dominique Strauss-Kahn, ancien patron du FMI et Edmond Dantès, personnage né sous la plume d’Alexandre Dumas(1), est non pas seulement excessive, mais parfaitement inconvenante.

Le premier n’a goûté les geôles de Rikers Island que durant quatre nuits, tandis que le second fut emprisonné dans celles du château d’If durant quatorze ans.

Grâce à l’argent de son épouse, DSK a pu attendre son procès dans une luxueuse résidence surveillée, moyennant une liberté sous caution certes fort draconienne, mais à la hauteur de la fortune de Madame… Edmond Dantes, lui, ne deviendra riche que parce qu’il se sera lié d’amitié avec son voisin de cellule.

Cette semaine, toutes les charges retenues contre Dominique Strauss-Kahn ont été levées parce que des avocats renommés, parmi les plus redoutables du barreau américain et dont les honoraires ne sont évidemment pas à la portée du premier inculpé venu, ont assuré sa défense… Le personnage de fiction d’Alexandre Dumas ne gagnera sa liberté que par une spectaculaire évasion et restera ensuite un éternel fugitif, tout comte de Monte-Cristo qu’il soit devenu.

Si Dominique Strauss-Kahn a gagné un titre dans cette “épreuve terrible et injuste”, selon ses propres affirmations, c’est bien celui, à jamais, de Compte de Sinclair… et gageons qu’aucun romancier, aussi talentueux soit-il, ne prenne en exemple l’ancien patron du FMI pour en faire un personnage de légende…

Alexandre Dumas avait écrit fort justement dans son célèbre roman : “Il n’y a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison d’un état à un autre, voilà tout.”

L’affaire DSK, plus d’un siècle et demi plus tard, en est la confirmation.

Note
(1) Le Comte de Monte-Cristo a été écrit avec la collaboration d’Auguste Maquet et achevé en 1844 ; il est inspiré de l’histoire de Pierre Picaud, un cordonnier de Nîmes qui, victime d’une machination politico-judiciaire sous le Premier Empire, entreprend de se venger dès sa libération grâce à un trésor caché à Milan et légué par son voisin de cellule.

mardi 23 août 2011

Alan Dershowitz : «DSK a obtenu une sorte de traitement spécial»



Dans un entretien aux «Echos», l'avocat pénaliste Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, qui a notamment défendu Claus von Bülow , Mike Tyson et O.J. Simpson, porte un jugement sévère sur le travail du procureur.



Avez-vous été surpris par la décision du procureur d'opter pour l'abandon des poursuites?


Pas particulièrement à la lumière de ce que j'avais lu récemment dans la presse. Mais d'un point de vue général, oui j'ai été surpris, car de très nombreuses affaires vont habituellement jusqu'au procès sur des bases beaucoup plus ténues. Il me semble que DSK a obtenu une sorte de traitement spécial. Généralement, dans un cas typique où une femme déclare avoir été violée et où il y a des questions sur sa crédibilité, l'affaire va jusqu'au procès, surtout s'il y a la preuve d'un rapport physique. Il a eu droit à des égards particuliers, comme cela arrive parfois dans le cadre d'affaires hyper-médiatisées. C'était un cas d'espèce beaucoup plus solide pour l'accusation que celui contre Mike Tyson. Or, Mike Tyson a passé plusieurs années en prison sur la base des déclarations d'un menteur qui avait précédemment accusé à tort quelqu'un de viol.

Comment jugez-vous la manière dont le bureau du procureur Cyrus Vance Jr. a conduit la procédure jusqu'ici ?

Erratique. Il a été trop brutal au début et trop faible à la fin. C'est inhabituel. D'abord, il n'aurait jamais dû inculper DSK aussi rapidement, ni le mettre en prison de la manière où il l'a fait au début, en le faisant défiler devant la presse («perp walk»). C'était terrible. Il y a eu une précipitation dans le jugement sur l'opportunité de poursuivre, puis une précipitation dans la décision de renoncer à poursuivre. C'est un cas d'espèce exemplaire sur la marge de manoeuvre de l'accusation que je vais enseigner à mes étudiants. Et je pense qu'ils feront un meilleur travail que les professionnels dans cette affaire.

Quelles sont les chances de succès du recours civil introduit par l'avocat de la plaignante ?

Plutôt bonnes, particulièrement du fait qu'il aura lieu devant un tribunal du Bronx où le jury ne sera pas très favorable à DSK et aura plus de sympathie pour la prétendue victime. Ce qui serait très embarrassant c'est si Kenneth Thompson gagne le recours civil et que le jury décide de manière unanime qu'il y a bien eu viol. Le critère de la preuve est différent. Ce qui fera une grande différence c'est qu'il s'agit alors d'une question d'argent et non d'aller en prison.

Croyez-vous encore à la possibilité d'une transaction financière dans le cadre de la procédure civile ?

C'est possible. De toute évidence, Kenneth Thompson s'est mis à dos le bureau du procureur. Mais cela ne devrait pas jouer dans le cadre d'une procédure civile. Cela dit, s'il y a une transaction, même discrète, tout le monde le saura et ce sera perçu comme une forme d'admission de culpabilité.

Ne pensez-vous pas que le fait que la plaignante ait menti sur un viol préalable dans le cadre de sa demande d'asile ait joué un rôle majeur ?

Apparemment, les experts de l'immigration disent que le fait d'invoquer une agression sexuelle est très banal dans le cadre des demandes d'asile. Beaucoup de gens qui mentent sont néanmoins violés. J'ai même écrit un roman là-dessus («The Advocate's Devil»).

Comment le traitement de cette affaire traduit-il l'efficacité du système judiciaire américain à vos yeux ?

Il n'apparaît pas sous un jour très favorable. Il y a des milliers de gens actuellement en prison sur la base d'éléments de culpabilité beaucoup plus faibles. Si l'on devait appliquer ce traitement uniformément, comme ce serait peut-être souhaitable, il faudrait rouvrir de nombreuses affaires, y compris le cas de Mike Tyson. Cela dit, je suis toujours plus favorable à l'idée de relâcher le coupable potentiel plutôt que de condamner l'innocent potentiel. Si vous croyez dans ce principe, c'est un bon résultat. Pour ma part, je n'aurais, toutefois, pas abandonné les poursuites si vite et j'aurais poussé plus loin les investigations. Les avocats de DSK ont fait un excellent travail. La plus importante chose que doit savoir un avocat est quand il ne doit pas parler.