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mardi 21 février 2012

Dominique Strauss-Kahn en garde à vue



Les avis sont partagés sur facebook à propos de Dominique Strauss-Kahn qui est entendu depuis ce matin sur son rôle dans l'affaire dite du Carlton, après avoir été placé en garde à vue pour "complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée" et "recel d'abus de biens sociaux". Les avis sont tranchés entre celles et ceux qui veulent qu’on lui "foute" définitivement la paix et les autres qui estiment qu’il doit s’expliquer et que c’est normal qu’on en parle. 

mardi 15 novembre 2011

L'effarante double vie de DSK

Jusqu'où ira "l'affaire du Carlton"? Les témoignages et les écoutes auxquels L'Express a eu accès révèlent en tout cas l'incroyable agenda 2009-2011 de l'ex-patron du FMI. Où se mêlent, entre ses obligations publiques, des rendez-vous privés avec ses amis lillois et leur escorte de "filles" tarifées. L'"affaire du Carlton" a basculé dans une autre dimension. Parties d'une sombre histoire de prostitution mêlant notables lillois et filles de joie, les investigations de trois juges, épaulés par la police judiciaire, révèlent un scandale inédit en France, à la confluence des "réseaux francs-maçons, libertins et politiques", selon les termes des magistrats dans une ordonnance. Même les frasques de certains élus de la IVe République paraissent fades en comparaison du système d'approvisionnement en call-girls mis en place pour satisfaire l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.
Selon les témoignages recoupés, les écoutes et autres textos dont L'Express a eu connaissance, ces parties fines n'avaient rien à envier aux "bunga bunga" italiennes de Silvio Berlusconi. Sous couvert de soirées libertines, un groupe, composé notamment d'un policier de haut rang et de deux entrepreneurs, a reconnu avoir "importé" des prostituées sorties des "maisons de débauche" belges.
Mounia, Béa, Jade et les autres ont détaillé, devant les enquêteurs, le comportement sexuel de DSK, jetant parfois un éclairage cru sur ses relations avec les femmes. De ces rencontres, elles conservent des souvenirs contrastés. L'une d'elles décrit un "homme attentionné", quand une autre dénonce sa brutalité. Ce dernier témoignage pourrait fragiliser sa situation aux Etats-Unis, où Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de New York qui l'accuse de viol, le poursuit toujours devant la justice civile après avoir été déboutée au pénal.
Auparavant, l'ex-leader socialiste devra honorer un autre rendez-vous judiciaire, à Lille, où les enquêteurs veulent (...) Lire la suite sur lexpress.fr

DSK et Anne Sinclair portent plainte contre le Figaro


Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn vont attaquer Le Figaro pour atteinte à la vie privée après un article publié dans le quotidien samedi sur le "prétendu désarroi" de la femme de l'ancien patron du FMI, a annoncé, ce mardi, un de leurs avocats, Me Richard Malka.


Ils l'avaient annoncé. Ils passent à l'acte. L'ancien patron du FMI et l'ex-présentatrice phare de TF1, en couple depuis 20 ans, vont attaquer Le Figaro pour atteinte à la vie privée après un article publié dans le quotidien samedi sur le « prétendu désarroi » de la femme de l'ancien maire de Sarcelles, a annoncé un de leurs avocats, maître Richard Malka.


L'article du Figaro fait notamment état de propos d'un « intime du clan familial» affirmant que la « coupe est pleine » et qu'elle « ne peut pas éluder la question d'une séparation ». « On a largement quitté le cadre de l'information pour celui du voyeurisme et du racolage. C'est pourquoi nous lançons à la presse un appel à la responsabilité, dans cette affaire il y a des limites à ne pas dépasser », a ajouté l'avocat, spécialiste du droit de la presse.


La goutte d'eau qui fait déborder le vase


Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn avaient annoncé lundi, via leurs avocats, qu'ils allaient « saisir la justice » pour faire « cesser ou condamner » toute atteinte au « secret de l'instruction », à « la présomption d'innocence » et à leur « vie privée ». L'affaire du Carlton, les fuites de « sextos » dans la presse et les supposés états d'âme d'Anne Sinclair sont passés par là. Trop c'en était trop. Déjà, Dominique Strauss-Kahn, dont le nom est cité dans l'affaire de proxénétisme du Carlton de Lille, avait indiqué vendredi vouloir être entendu par les juges, s'estimant victime d'un « lynchage médiatique ». Et afin de bien montrer qu'il ne laissera désormais plus rien passer, le couple a rapidement riposté. Et Le Figaro ne devrait pas être le seul à être attaqué juridiquement. La contre-attaque est lancée. Elle s'annonce terrible. 


Maxime Ricard

vendredi 16 septembre 2011

Connivence ? DSK s'invite chez son amie Claire Chazal pour faire l'apologie de l'impunité



Strauss Kahn définitivement hors de cause dans le volet pénal de l’affaire Nafissatou Diallo ? Rien moins que sûr. Si celui dont le parti socialiste et Anne Sinclair, à coups de millions injectés dans les circuits de communication, ont fait un «brillant expert», a réussi à échapper à la justice pénale américaine, c’est bien la justice française qui pourrait être amenée à reprendre le dossier.
L’article 113-6 du code pénal français prévoit en effet que les crimes commis par un Français à l’étranger peuvent être jugés par la justice française. Cet article serait inapplicable si la justice américaine, par une décision devenue définitive, avait reconnu l’accusé français non coupable. Tel n’est pas le cas. Si le juge Obus a mis un terme aux poursuites pénales, c’est au seul motif que la crédibilité de la plaignante était à ses yeux insuffisante pour garantir une condamnation à l’unanimité des jurés, comme l’exige la procédure pénale américaine.
Cette décision ouvre bel et bien la voie à l’engagement de poursuites en France sur le fondement de l’article 113-6 du code pénal. Ainsi Nafissatou Diallo est-elle parfaitement fondée à déposer plainte auprès du procureur de la République (qui ne peut, dans le cas d’espèce, engager seul les poursuites) et rien ne permet de penser, au vu des éléments réunis par l’accusation – notamment un dossier médical accablant pour DSK – que l’affaire serait cette fois enterrée. Dès lors, on peut raisonnablement penser que les avocats de Nafissatou Diallo, indépendamment du procès civil par eux engagé devant le tribunal du Bronx, réunissent en ce moment un maximum de pièces et de témoignages pour s’engager dans la voie pénale ouverte par l’article 113-6. En clair, à tout moment, une nouvelle plainte pour viol, susceptible de renvoyer DSK devant la cour d’Assises, peut être déposée.
Dans ces conditions, quand on sait que Strauss-Kahn est par ailleurs poursuivi pour viol par Tristane Banon et que, même si, dans cette seconde affaire, le procureur décidait de classer sans suite – ce qui n’est nullement certain - Tristane Banon pourrait néanmoins engager sur le champ les poursuites par une plainte avec constitution de partie civile qui aboutirait mécaniquement à une instruction dont le résultat ne serait pas connu avant plusieurs mois, il est certainement malvenu – et en tout état de cause prématuré - de dire que l’ancien directeur général du FMI est « blanchi », comme le font néanmoins certains journalistes répétant en boucle les formules qui leur sont soufflées par les communicants d’un homme accusé de viol.
On peut aller plus loin. Est-il acceptable qu’un individu mis en cause dans deux procédures criminelles – et qui, dans les deux affaires, n’est nullement lavé de tout soupçon par un jugement définitif - soit invité en direct et, de surcroît, par une journaliste dont il est notoirement l’ami, pour faire l’apologie de l’impunité scandaleuse dont il bénéficie ?
Le 17 mai, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait appelé les chaînes de télévision "à la plus grande retenue dans la diffusion d'images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale". Va-t-il de même appeler aujourd’hui les chaînes, pour faire bonne mesure, à la plus grande retenue dans la glorification à l’antenne de personne toujours mises en cause dans une procédure pénale ? J’invite le conseil supérieur de l’audiovisuel à émettre un avis sur ce point préalablement à l’émission décidée par un Strauss-Kahn qui, grâce à la fortune dont dispose sa femme, s’invite où il veut quand il veut pour dire ce qu’il veut. Si le CSA ne le faisait pas, que resterait-il de crédibilité à un organisme qui pourrait être taxé, si DSK était finalement condamné, même au civil, de complaisance honteuse à l’égard des violeurs ?
Claude Ribbe

vendredi 26 août 2011

Affaire Strauss-Kahn : Un obsédé sexuel notoire a t-il sa place dans l’université française ?



Le vrai métier de Strauss-Kahn est d’enseigner l’économie à Sciences Po, avec le titre de professeur d’université. Il a de fait exercé dans cet établissement pendant sept ans, jusqu’à sa nomination au FMI, le 28 septembre 2007.
Strauss-Kahn nous est présenté par ses thuriféraires et ses communicants comme un « grand économiste », même si sa seule œuvre connue est une thèse publiée en 1977 : "L’économie patrimoniale des Français" (éditions Cujas). Mais laissons de côté la question de sa compétence.
Un poste de professeur d’université est cumulable avec un mandat de député (à la différence de tous les autres postes de fonctionnaires publics, incompatibles avec un mandat parlementaire). Jusqu’au 28 septembre 2007, date à laquelle il a été nommé au FMI, Strauss-Kahn pouvait ainsi cumuler son mandat avec son poste de professeur à Sciences Po, ce qu’il a fait, émargeant sur le budget de l’Etat français aux alentours de 14 000 € mensuels, dont on sait à présent qu’il n’avait pas besoin, puisqu’une femme complaisante s’occupe de le financer.
Nommé au FMI, Strauss-Kahn a démissionné de l’assemblée nationale et a dû, nécessairement, se faire placer en position de disponibilité par le ministère des Universités.
Ce que la presse française a oublié de révéler, c’est qu’en bonne logique, depuis sa démission du FMI, le 18 mai 2011, Strauss-Kahn a été officiellement réintégré (ou devrait l’être à titre de régularisation rétroactive) dans ledit corps des professeurs d’université, avec un traitement (à compter du 18 mai 2011, et sans fournir jusqu'à nouvel ordre aucun service en échange) qui ne saurait être inférieur à celui qu’on a beaucoup reproché à Luc Ferry, soit 4500 € mensuels.
Strauss-Kahn est en droit, par ailleurs, pour la rentrée universitaire 2011, de demander à retrouver son poste de professeur de micro et de macro-économie à Sciences Po, ce qui lui donnera une tribune, en attendant de solliciter un nouveau mandat à Sarcelles en 2012, où nous l'attendons de pied ferme.
On peut dès lors se poser la question du comportement passé et à venir de cet homme, qui louait naguère une garçonnière sise 7 rue de la Planche, à proximité des locaux de Sciences Po (rue Saint-Guillaume) avec des étudiantes âgées d’une vingtaine d’années dont on pourrait penser qu’elle peuvent constituer des cibles faciles pour celui que sa propre femme désigne comme un « séducteur » et que d’autres femmes traitent de violeur.
Lorsque n’importe quel Français postule pour un poste, même modeste de la fonction publique, y compris un poste d’enseignant, sa nomination est soumise à une enquête dite « de moralité » menée par les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Lorsque n’importe quel Français, titulaire d’un poste de fonctionnaire, se trouve mis en cause dans une affaire pénale, le code de la fonction publique prévoit que l’administration a le devoir, surtout s’il s’agit d’une affaire de mœurs - qui pose un problème particulier dans le cadre de l’enseignement public - de mettre en route une procédure disciplinaire parallèle qui peut aboutir à une suspension de l’intéressé, en attendant qu’une décision de justice définitive intervienne.
Or Strauss-Kahn est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol qui n’a pas été classée à ce jour. Il pourrait d’autre part être mis en cause dans une seconde plainte, déposée dans le cadre d’une affaire de subornation de témoin. Il est par ailleurs toujours accusé de viol et de crimes sexuels devant une juridiction civile américaine.
En 1969, une femme, Gabrielle Russier, professeur de Lettres à Marseille, avait été écartée de l’enseignement, puis condamnée, pour avoir eu, au moment des événements de 68, une relation amoureuse avec un de ses élèves, mineur au moment des faits (la majorité étant à cette époque fixée à 21 ans).
Mise en détention préventive à la prison des Baumettes pendant cinq semaines, elle s’était vu refuser par l’Université, pour des raisons de moralité, le modeste poste d’assistant qu’elle sollicitait, avant d’être condamnée, sur la pression de l’Université, à 13 mois de prison non amnistiables (on était en période d’élection présidentielle). Le 1er septembre 1969 Gabrielle Russier, qui n’avait violé personne et n’avait rien d’une séductrice, s’est donné la mort.
Mais Gabrielle Russier n’était qu’une femme et, pour les femmes, la présomption d’innocence n’a pas plus lieu d’être, parfois, que la présomption de victime.
Quarante deux ans plus tard, un professeur d’université autoproclamé obsédé sexuel, adepte de la prostitution et de l’échangisme, deux fois mis en cause dans des affaires de viol, peut-il reprendre tranquillement son poste de professeur à Sciences Po, quitte à ce que de nouvelles affaires éclatent au sein de l’enseignement public, entraînant cette fois la responsabilité de l’État si ce dernier avait négligé d’engager une procédure disciplinaire vu les circonstances ? Telle est la question que je pose aujourd’hui à Laurent Wauquiez, ministre français des Universités ainsi qu’aux parents de toutes les jeunes files - et en particulier des jeunes filles originaires des Antilles ou d’Afrique- qui vont entamer cette année un cycle d’études à Sciences Po.
Claude Ribbe

vendredi 1 juillet 2011

Strauss-Kahn Case Seen as in Jeopardy

The sexual assault case against Dominique Strauss-Kahn is on the verge of collapse as investigators have uncovered major holes in the credibility of the housekeeper who charged that he attacked her in his Manhattan hotel suite in May, according to two well-placed law enforcement officials.


Although forensic tests found unambiguous evidence of a sexual encounter between Mr. Strauss-Kahn, a French politician, and the woman, prosecutors now do not believe much of what the accuser has told them about the circumstances or about herself.
Since her initial allegation on May 14, the accuser has repeatedly lied, one of the law enforcement officials said.
Senior prosecutors met with lawyers for Mr. Strauss-Kahn on Thursday and provided details about their findings, and the parties are discussing whether to dismiss the felony charges. Among the discoveries, one of the officials said, are issues involving the asylum application of the 32-year-old housekeeper, who is Guinean, and possible links to people involved in criminal activities, including drug dealing and money laundering.
Prosecutors and defense lawyers will return to State Supreme Court in Manhattan on Friday morning, when Justice Michael J. Obus is expected to consider easing the extraordinary bail conditions that he imposed on Mr. Strauss-Kahn in the days after he was charged.
Indeed, Mr. Strauss-Kahn could be released on his own recognizance, and freed from house arrest, reflecting the likelihood that the serious charges against him will not be sustained. The district attorney’s office may try to require Mr. Strauss-Kahn to plead guilty to a misdemeanor, but his lawyers are likely to contest such a move.
The revelations are a stunning change of fortune for Mr. Strauss-Kahn, 62, who was considered a strong contender for the French presidency before being accused of sexually assaulting the woman who went to clean his luxury suite at the Sofitel New York.
Prosecutors from the office of the Manhattan district attorney, Cyrus R. Vance Jr., who initially were emphatic about the strength of the case and the account of the victim, plan to tell the judge on Friday that they “have problems with the case” based on what their investigators have discovered, and will disclose more of their findings to the defense. The woman still maintains that she was attacked, the officials said.
“It is a mess, a mess on both sides,” one official said.
According to the two officials, the woman had a phone conversation with an incarcerated man within a day of her encounter with Mr. Strauss-Kahn in which she discussed the possible benefits of pursuing the charges against him. The conversation was recorded.
That man, the investigators learned, had been arrested on charges of possessing 400 pounds of marijuana. He is among a number of individuals who made multiple cash deposits, totaling around $100,000, into the woman’s bank account over the last two years. The deposits were made in Arizona, Georgia, New York and Pennsylvania.
The investigators also learned that she was paying hundreds of dollars every month in phone charges to five companies. The woman had insisted she had only one phone and said she knew nothing about the deposits except that they were made by a man she described as her fiancé and his friends.
In addition, one of the officials said, she told investigators that her application for asylum included mention of a previous rape, but there was no such account in the application. She also told them that she had been subjected to genital mutilation, but her account to the investigators differed from what was contained in the asylum application.
A lawyer for the woman, Kenneth Thompson, could not be immediately reached for comment on Thursday evening.
In recent weeks, Mr. Strauss-Kahn’s lawyers, Benjamin Brafman and William W. Taylor III, have made it clear that they would make the credibility of the woman a focus of their case. In a May 25 letter, they said they had uncovered information that would “gravely undermine the credibility” of the accuser.
Still, it was the prosecutor’s investigators who found the information about the woman.

The case involving Mr. Strauss-Kahn has made international headlines and renewed attention on accusations that he had behaved inappropriately toward women in the past, while, more broadly, prompting soul-searching among the French about the treatment of women.
The revelations about the investigators’ findings are likely to buttress the view of Mr. Strauss-Kahn’s supporters, who complained that the American authorities had rushed to judgment in the case.
Some of Mr. Strauss-Kahn’s allies even contended that he had been set up by his political rivals, an assertion that law enforcement authorities said there was no evidence to support.
Mr. Strauss-Kahn resigned from his post as managing director of theInternational Monetary Fund in the wake of the housekeeper’s accusations and was required to post $1 million bail and a $5 million bond.
He also agreed to remain under 24-hour home confinement while wearing an ankle monitor and providing a security team and an armed guard at the entrance and exit of the building where he was living. The conditions are costing Mr. Strauss-Kahn $250,000 a month.
Prosecutors had sought the restrictive conditions in part by arguing that the case against Mr. Strauss-Kahn was a strong one, citing a number of factors, including the credibility of his accuser, with one prosecutor saying her story was “compelling and unwavering.”
In the weeks after making her accusations, the woman, who arrived in the United States from Guinea in 2002, was described by relatives and friends as an unassuming and hard-working immigrant with a teenage daughter. She had no criminal record, and had been a housekeeper at the Sofitel for a few years, they said.
Mr. Strauss-Kahn was such a pariah in the initial days after the arrest that neighbors of an Upper East Side apartment building objected when he and his wife tried to rent a unit there. He eventually rented a three-story town house on Franklin Street in TriBeCa.
Under the relaxed conditions of bail to be requested on Friday, the district attorney’s office would retain Mr. Strauss-Kahn’s passport but he would be permitted to travel within the United States.
The woman told the authorities that she had gone to Mr. Strauss-Kahn’s suite to clean it and that he emerged naked from the bathroom and attacked her. The formal charges accused him of ripping her pantyhose, trying to rape her and forcing her to perform oral sex; his lawyers say there is no evidence of force and have suggested that any sex was consensual.
After the indictment was filed, Mr. Vance spoke briefly on the courthouse steps addressing hundreds of local and foreign reporters who had been camped out in front of the imposing stone edifice. He characterized the charges as “extremely serious” and said the “evidence supports the commission of nonconsensual forced sexual acts.”
Mr. Strauss-Kahn’s lawyers, Mr. Brafman and Mr. Taylor, declined to comment on Thursday evening.
The case was not scheduled to return to court until July 18.

Jim DwyerWilliam K. Rashbaum and John Eligon

dimanche 12 juin 2011

Patrick Lozès n'est qu'un menteur



"I have not spoken to this man". Je n'ai pas parlé à cet homme. Telle est la réponse catégorique de Douglas Wigdor, avocat de Nafissatou Diallo, victime présumée de Strauss kahn (vendredi 10 juin à 16 h 12 heure de Paris) à la question : "Avez-vous cherché à entrer en contact avec Patrick Lozès ?" Alors pourquoi une partie de la presse française a-t-elle titré ce même vendredi 10 juin que les avocats de Nafissatou Diallo étaient entrés en contact avec Patrick Lozès sans prendre la peine de poser la question aux intéressés pour avoir une confirmation ? Une bien singulière manière d'informer. Lozès avait indiqué que ce prétendu contact se serait fait par l'intermédiaire du président d'une association américaine pour les droits civiques. Mais il s'était bien gardé de donner un nom. Une mystérieuse association sans doute aussi représentative que le CRAN, organisme fort de trois adhérents, monté de toutes pièces par Strauss-Kahn fin 2005 (*) pour servir sa propagande de statistiques racistes et de communautarisation de la société française. Dans ces conditions, tout journaliste digne de ce nom aurait dû s'abstenir d'écrire quoi que ce soit sans avoir pris la peine de vérifier cette préterndue information. Patrick Lozès n'est qu'un menteur. Profitons-en pour dresser la liste des journalistes qui ont recopié les mensonges de Lozès sans prendre la peine de les vérifier. Nous savons maintenant quel métier ils font et pour qui ils travaillent. Shame on you !

(*) avec l'aide du CRIF et de l'avocat Francis Terquem, conseil de Lozès et principal soutien de sa campagne électorale bidon. Ci-dessous une dépêche AFP concernant Me Terquem :
PARIS, 6 nov 2007 (AFP) - ''La cour d'appel de Paris a interdit à l'avocat parisien Francis Terquem d'exercer sa profession durant deux ans, suite à sa condamnation à 18 mois de prison avec sursis dans un dossier pénal, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Dans un arrêt rendu le 27 septembre, la 1ère chambre de la cour d'appel a prononcé contre Me Terquem "la sanction de l'interdiction temporaire de l'exercice de sa profession d'avocat pendant deux ans". Cette mesure de suspension, qui avait été décidée en première instance par le conseil disciplinaire de l'Ordre des avocats, devient maintenant définitive.

Le 5 avril 2006, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi en cassation formé par Me Terquem, rendant définitive sa condamnation à 18 mois avec sursis et 10.000 euros d'amende dans un dossier lié à la banqueroute de la Compagnie Papetière de l'Essonne. En appel, Me Terquem avait été déclaré coupable d'"escroquerie au jugement", c'est-à-dire de manoeuvres susceptibles de tromper le tribunal. Le 26 avril dernier, Francis Terquem avait en outre été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 2.000 euros d'amende pour des violences sur son épouse. Fondateur, avec le socialiste Julien Dray, de SOS-Racisme, Francis Terquem est actuellement l'avocat de casinotiers qui ont déposé plainte pour favoritisme dans un dossier dans lequel apparaît le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte. Ils le soupçonnent d'avoir proposé son entregent auprès de Nicolas Sarkozy contre des parts dans l'établissement.''

Claude Ribbe

vendredi 10 juin 2011

Patrick Lozès, présumé nègre de service d’un présumé violeur


On savait Patrick Lozès prêt à tout, mais, là, il se surpasse en ameutant ses correspondants habituels, ceux qui lui font habituellement écho dans la presse strauss-kahnienne, pour affirmer qu’il aurait été « contacté indirectement » par les avocats de Nafissatou Diallo. Lozès est un menteur. Les avocats de Nafissatou Diallo ne l’ont jamais contacté, ce qui est aurait été contraire, soit dit en passant, à la déontologie. Et s’ils avaient dû s’affranchir de la déontologie, pourquoi se seraient-ils adressés à un personnage aussi insignifiant ? La démarche de Lozès vise donc à discréditer les nouveaux défenseurs de Nafissatou Diallo, ceux là même qui ont fait blanchir les cheveux de Strauss-Kahn en moins d’une semaine. Elle intervient quelques heures seulement après un appel à témoins très fructueux, semble-t-il. Surtout à Sarcelles où les langues se délient à une vitesse inimaginable et où remontent les vieilles affaires, pas très ragoutantes et pas toujours prescrites, où il est systématiquement question de jeunes négresses. La démarche de Lozès a été accomplie en service commandé. Le promoteur des statistiques ethniques « n'exclut pas de venir en aide à la plaignante si sa réputation devait être salie ». Le fait d’avoir été violée - du moins on le présume - n’est évidemment qu’un point de détail, un vulgaire troussage de domestique qui ne suffit pas à justifier que Lozès lui vienne en aide. Il faudrait en plus qu’on salisse sa réputation. Comme si ce n’était pas déjà fait. Quant à l’aide de Lozès, dans cette affaire, elle serait certainement d’une grande utilité pour Nafissatou Diallo. En quelque sorte l’aide de la corde au pendu. Tout le monde sait que Lozès et ses amis sont appuyés et financés par DSK et son réseau de «communicants». Ce n’est d’ailleurs pas glorieux pour une certaine presse française. On ne les compte plus les tribunes offertes à Lozès, à Tin, à Pap N’Diaye, à Durpaire et autres ex-satellites de feu Karam qui cherchent depuis cinq ans à infiltrer et à instrumentaliser les réseaux « noirs » et gay. Toutes les occasions ont été bonnes pour faire passer Lozès pour le représentant autorisé des « noirs » de France. Plus ses interventions étaient ineptes, plus on lui tendait le micro. S'il fallait attaquer un article du Robert, Tintin ou Milou, il n’était pas en reste, mais pour défendre une femme dont son sponsor est le violeur présumé, là le pharmacien est devenu muet. Pour ceux qui auraient perdu la mémoire, c’est bien Strauss-Kahn que le CRAN et Patrick Lozès accueillaient à leur tribune lors des Etats généraux de 2007 et qui appelait aux statistiques ethniques, c'est-à-dire à un racisme d’État. L’annonce de la candidature ridicule de Lozès à la présidentielle est bien évidemment l’œuvre des communicants de Strauss-Kahn dans le cadre du plan de campagne présidentielle de ce dernier. Il est certain qu’on n’aurait jamais laissé Lozès se présenter, mais l’annonce servait à rendre inaudible toute candidature plus dangereuse qui risquerait de reproduire l’effet Taubira en enlevant 500 000 voix nègres au PS. Aujourd’hui, voici Lozès, pour longtemps sans doute, privé de son maître, le voici sans espoir de fonds ni de signatures, le voici réduit à monter au créneau pour aboyer dès que l'homme à la Porsche le siffle. Avec de prétendus journalistes pour recopier ses salades.

Claude Ribbe

Nafissatou Diallo par Paris Match


Le journal Paris Match a réussi à se procurer une photo de Nafissatou Diallo, la photo a été prise quand la jeune femme avait 19 ans. C'est une jeune et jolie femme mesurant 1.80 m.

Nafissatou Diallo  la femme de ménage supposée victime de DSK, reste encore la femme sans visage, c'est tout même étonnant d'être à ce point invisible, personne n'a de photo récente d'elle. 


mercredi 8 juin 2011

Dominique Strauss-Kahn le Gengis khan des boites échangistes


Gengis khan, c'est le surnom affectueux que l'actrice de films pornographique Natasha Kiss affublait l'ancien patron du FMI, un habitué selon elle des clubs échangistes.

L'ancienne gloire prend la défense de Dominique Strauss-Khan, libertin  et présumé agresseur sexuel avec lequel, elle s'éclatait dans les salons de ce club.

Voilà un homme qui sauterait sur tout ce qui bouge, de la députée, à la journaliste, à femme de chambre, à la porno star, à la call-girl de luxe.

L'homme ne semble pas se montrer exigeant,  comme on dit chez nous (tout twou sé twou *) dire qu’hier le voyant main dans la main avec son épouse Anne Sinclair on lui aurait donné le bon-dieu sans confession.

J'imagine qu'un homme ayant un tel appétit sexuel, se confinant à l'obsession, il doit lui être bien difficile de retrouver avec une seule femme...


EZ





* Un trou c'est un trou = Une chatte vaut une chatte, un vagin c'est un vagin.

lundi 6 juin 2011

Une affaire exemplaire



À lire certains éditorialistes français, il faudrait résister à la tentation «séduisante» de voir dans l’affaire Strauss-Kahn un conte moral (sous-entendu simpliste) dans lequel un richissime homme blanc «de gauche» est prêt à renier ses « valeurs » pour s’en prendre à une femme damnée de la terre pauvre, noire et immigrée. Il n’y aurait, à en croire ces commentateurs, qui se couperaient la langue plutôt que de dire aussi qu'elle est musulmane et que Strauss-Kahn, lui, ne l'est pas, qu’un fait divers qui nous cacherait l’essentiel. Bref, nous aurions tort de nous intéresser à l’affaire qui risque de parasiter – quel malheur ! - la campagne présidentielle. Au risque de choquer ces brillants esprits obligés de convoquer Bourdieu pour nous expliquer que, finalement, il n’y a «pas mort d’homme», rappelons quelques points. D‘abord l’ex-patron du FMI n’est pas plus de gauche que ne l’était Mitterrand et n’a jamais mis en place aucune politique économique durable qui corresponde le moins du monde au discours affiché. Les «valeurs» de Strauss-Kahn ? Un mépris absolu des femmes, des immigrés, des gens de couleur et plus généralement des pauvres et des faibles. Le paradoxe c’est que cet homme, qui à fait toute sa carrière à Sarcelles et dont la réussite est liée à la fortune et aux relations d’une femme, n’aurait jamais été autre chose qu’un prof d’économie dépourvu d'intérêt, un banal obsédé sexuel, sans ceux dont, précisément, il fait si peu de cas. Terrifié par la perspective de la prison, le voici qui ne se cache même plus d’être ce qu’il est : un particulier non seulement assoiffé de pouvoir mais aussi entièrement dépendant – au sens pathologique - du sexe et du luxe. Il s’installe dans un palais et tente de prouver à des Américains moyens qu’il était normal qu’une jeune soubrette africaine soit ravie de faire une gâterie à un quidam aussi répugnant et vulgaire que lui. Strauss-Kahn a totalement perdu le sens des réalités, c’est sûr. Tant mieux pour lui si, au fil de journées passées à jouer aux échecs sur son iphone, il se répète le nouveau slogan acheté à prix d’or à ses communicants : à savoir qu’il va être acquitté. Mais là où le problème devient intéressant, et dépasse largement le fait divers, c’est quand on sait que c’est cet homme-là qui a été mis en piste, à peu près sans discussion, par le parti socialiste français pour devenir le champion de la gauche. Que c’est cet homme là qui était annoncé, à grand renfort de « communication », comme le futur président de la République française. Que c’est pour cet homme-là que - s’il n’y avait pas eu le fameux « fait divers » -les éditorialistes de gauche, lecteurs de Bourdieu, auraient très certainement appelé les femmes, les immigrés, les gens de couleur et les pauvres à voter. L’affaire Strauss-Kahn n’est pas un épiphénomène. Appelons un chat un chat. Elle nous éclate en pleine figure pour nous montrer que nos donneurs de leçons sont largement aussi racistes et sexistes que ceux qu’ils prétendent critiquer. Ce n’est pas un hasard si, peu de jours avant qu’elle ne survienne, une certaine gauche avait tenté d’occulter la journée d’abolition de l’esclavage pour évoquer le spectre de Mitterrand. Ce jour-là, au lieu de se recueillir, les nègres n’avaient qu’à aller se trémousser place de la Bastille sur des airs de Yannick Noah ou Alpha Blondy, financés par Pierre Bergé en mémoire du cagoulard qui a fait du FN ce qu’il est aujourd’hui, mais qui, lui au moins, ne s'est jamais fait prendre la main dans la culotte d'une prolétaire. Il était aussi évident, ce soir- là, pour la gauche française, que les nègres votent en masse pour Strauss-Kahn qu’il était normal pour ce dernier qu’une Nafissatou Diallo accepte de se laisser sodomiser par un sexagénaire vicieux. Alors que le discours du parti socialiste soit parasité par l’affaire Strauss-Kahn ne me choque absolument pas. Aux Hollande et aux Aubry de nous expliquer pourquoi ils auraient pu, en d’autres circonstances, appeler à se mobiliser derrière un Strauss-Kahn, tout en n’ignorant rien, absolument rien, de son comportement sexuel borderline et de son train de vie hallucinant. Oui, l’affaire Strauss-Kahn est exemplaire. La manière dont certains la commentent ou l’ignorent l’est tout autant. Il ne s’agit pas seulement d’un naufrage politique. C’est également un naufrage intellectuel et moral complet, dont il reste à espérer que la France en général et le PS en particulier puissent sortir un tant soit peu régénérés.

Claude Ribbe

Affaire DSK : faites entrer l'accusée



Le procès n'a pas encore commencé que la coupable est déjà connue. Nafissatou Diallo (c'est son nom) passera le reste de sa vie à regretter ce maudit jour où elle a rencontré DSK. Que le tribunal lui donne raison ou pas, son destin est scellé : ce sera dorénavant celui d'une paria condamnée à raser les murs et à subir la vindicte des puissants, les regards des vicelards et les chuchotements des bigots. La femme dans ce genre de situation est toujours la suspecte : toutes putes, toutes légères, toutes aguicheuses, est-ce vraiment un cliché ?
Il se produit chaque jour des milliers de viols dans le monde : dans les familles, dans le métro, dans les avions - 1 373 en 2010, rien que dans la ville de New York ! Bon nombre des victimes préfèrent ne pas porter plainte. À quoi bon ? Elles ont peu de chances d'être écoutées et, si le scandale éclate au grand jour, c'est leur bonne foi qui est mise en doute, c'est leur réputation qui est à jamais compromise.
La célébrité de son agresseur présumé aggrave le cas de Nafissatou Diallo. DSK, cela sonne comme JFK : le fric, le pouvoir, le carnet d'adresses ! Avec un nom pareil, on peut tout se permettre : les beaux hôtels, les belles nanas, les bons avocats. D'ailleurs, ces derniers sont formels : leur client sera acquitté comme il l'est déjà par ses nombreux et puissants amis parisiens qui nous jurent ab imo pectore que M. Strauss-Kahn ne peut pas faire ça, ah non, cela ne lui ressemble pas. C'est la faute des comploteurs comme au bon vieux temps de Staline et de Sékou Touré ! C'est la faute de la justice américaine, cette loi de cow-boy qui, sans aucun respect pour les convenances, jette dans le même panier à salade les dealers de Harlem et les notables du 16e.
Officine d'espions
Nafissatou Diallo est impardonnable. Cette poussière de femme sortie des décombres du Bronx a osé enrayer la grande machine de l'Histoire. Par sa faute, DSK ne sera plus ni le plus grand banquier du monde ni le successeur de Louis Napoléon Bonaparte et de De Gaulle. Et cela, on le lui fera payer cher, très cher. Déjà, des millions de dollars sont mobilisés pour la salir. On a jeté à ses trousses toute une officine d'espions, un privilège habituellement réservé aux multinationales et aux États. On va fouiller son passé à New York, mais aussi dans le moindre village de Guinée pour lui trouver les mille et un visages du Mal. On prouvera au monde entier que, si elle n'est pas espionne, elle est sûrement pute, vampire, terroriste ou trafiquante de drogue.
Nafissatou Diallo est devenue une vedette (la femme de ménage la plus célèbre du monde), mais une vedette silencieuse et invisible dans un feuilleton planétaire où elle tient pourtant le premier rôle. On ne connaît rien de son visage, rien de son passé, rien de sa colère, rien de sa détresse. Personne ne se hasarde à les évoquer. Les sympathies et les indignations vont à Strauss-Kahn et dans une unanimité telle qu'elles ont tendance à confondre innocence et présomption d'innocence. Tout est bon pour sauver le camarade Dominique, quitte à marcher sur le corps de Nafissatou Diallo. Mais, avant même que la redoutable machine du pouvoir et de l'argent ne commence son oeuvre de démolition, elle est déjà anéantie, la pauvre. Elle n'est plus qu'un fantôme qui erre de cachette en cachette en tentant désespérément de dissimuler sa douleur et sa honte sous un informe voile blanc.






TIERNO MONÉNEMBO  
Écrivain guinéen, Prix Renaudot 2008.

Affaire DSK : manif de femmes de chambres devant le tribunal


L'affaire DSK se jugeant aujourd'hui auprès un tribunal new yorkais, il est attendu que DSK(Dominique Strauss-Khan) plaide non-coupable, il y a actuellement devant le palais de justice une manifestation de femmes de chambres, elles apportent leur soutien à Nafissatou Diallo, la femme de ménage agressée par l'ancien  patron du FMI.

mardi 31 mai 2011

CECI N’EST PAS UN FAIT DIVERS….


L’affaire DSK a suscité une multitude de commentaires un peu partout à travers le monde, depuis ceux des tabloïds étasuniens acharnés à démolir l’ex-patron du FMI jusqu’aux scandaleux propos machistes et « classistes » d’une bonne partie du landerneau politico-intellectuel français tout entier dévoué à DSK en passant par la dénonciation du comportement de ce dernier dans les pays du Tiers-monde.
Or, personne n’a relevé le fait que si pour un Européen, un Arabe, un Asiatique, un Africain ou un Océanien, cette affaire relève du fait divers, du fait divers sordide certes, mais du fait divers tout de même, pour nous « Américains », il en va tout autrement. Et plus précisément pour nous « Américains Afrodescendants » et même en allant encore plus loin, pour nous « Américains partiellement Afrodescendants ».
Pourquoi ?
Parce que pour nous « Américains partiellement Afrodescendants », le geste présumé de DSK ne peut en aucun cas être un fait divers. Il est la remémoration, la réitération d’un geste historique cent fois, mille fois, dix mille fois répété depuis la conquête de l’Amérique par les Européens et le « charroi » des Noirs dans le Nouveau Monde : le viol de la femme esclave noire par son maître blanc.
Nous, « Américains partiellement Afrodescendants » (métis, mulâtres, chabins et autres) somme précisément nés de ce viol. Notre couleur « wayayay », comme on dit en créole, en est la preuve. En découvrant la nouvelle à la télévision, j’ai immédiatement pensé à mon arrière-arrière-arrière-grand-mère africaine. Je n’ai pas pensé à un acte machiste (toute femme est une proie), je n’ai pas pensé à un acte « classiste » (toute domestique peut être troussée), je n’ai pas pensé à un coup de folie (tout homme en a un au cours de sa vie), je n’ai pas pensé à un acte manqué au sens psychanalytique du terme (DSK ne voulait pas au fond de lui-même devenir président de la France) etc…
Non, j’ai pensé à ce geste premier, fondateur en quelque sorte de notre société créole. Geste répété siècle après siècle, cela du 16è au 20è siècle. Pour preuve : l’anthropologue Michel Leiris se voit confier par l’UNESCO, en 1956, une enquête sur les « Contacts de civilisations en Martinique et en Guadeloupe » dont il tirera un livre du même nom. Dans ce livre, il cite un Béké, Gabriel Hayot, qui déclare froidement avoir…40 petits mulâtres. Oui, quarante ! Et on est en 1956. L’UNESCO étant une institution sérieuse, Michel Leiris un éminent anthropologue et G. Hayot n’ayant pas porté plainte pour diffamation, nous avons donc toutes les raisons de croire en la véracité de cette information.
Cela pose la question de cet acte premier et de sa nature. Le mot « viol » est peut-être trop fort. Sans doute dans les premiers temps de la colonisation des Antilles, les colons blancs devaient utiliser la force physique pour s’accoupler avec les négresses, mais au fil du temps, leur simple position dans la hiérarchie socio-ethnique insulaire leur a suffi pour imposer leur loi. Dans la fameuse « Habitation », un planteur ou un géreur n’a pas besoin de menacer l’amarreuse de canne ou la servante à l’aide d’un fouet ou d’une arme pour obtenir ses faveurs. Ces dernières se doivent d’obéir, c’est tout. C’est-à-dire d’accepter la loi du plus fort. « Abuser » convient dès lors mieux que « violer » dans le sens où « abuser » indique qu’il n’est pas (ou plus) besoin d’utiliser la violence physique.
Nos arrière-arièrre-arrière-grands-mères ont donc d’abord été violées, puis leurs descendantes abusées et cela jusqu’au milieu du XXe siècle comme le montre l’exemple cité par Leiris. Nafissatou Diallo, l’employée guinéenne du Sofitel-Manhattan, est, si elle dit vrai, en quelque sorte la réincarnation de l’une d’elles et DSK, celle du maître blanc. Non, décidément, pour nous Américains partiellement afrodescendants, cette affaire n’est pas, ne peut pas, être un fait divers.
Or, dans les centaines de commentaires d’internautes antillais, dans les « coups de gueule » radiophoniques et autres courriers des lecteurs ou SMS des journaux de chez nous, jamais cela n’est évoqué. Jamais. Nous réagissons face à cette affaire comme si nous étions Européens, Africains, Arabes ou Asiatiques.
Nous avons donc raturé ce viol premier (et répété) de nos mémoires…

Raphaël CONFIANT

samedi 28 mai 2011

DSK et Martine Aubry aurait-il fauté ?


La presse bruisse après coup, elle fait preuve d'un grand courage sur l'affaire DSK, elle parle même de rumeur, dans laquelle DSK et Martine Aubry aurait fauté, les journalistes prennent toutes précautions d'usage afin de ne pas être poursuivies pour atteinte à la vie privée ou diffamation, mais ce qu"ils disent est que les deux étaient ensemble...


Une rumeur qui ne l'a pas épargnée. Comment celle qui a été au cœur de la vie politico-médiatique pendant plus de vingt ans pouvait-elle ignorer ce qui se disait ou s'écrivait sur DSK? En 2000 sort le livre de deux journalistes, Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les Vies cachées de DSK. Les auteurs racontent dans un chapitre qu'«un soir de septembre 1992, Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur, et Martine Aubry, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, sont les invités d'honneur d'une réception donnée par l'ambassadeur de France à Tokyo. (...) Ces deux-là s'adorent. (...) Ils distillent un même humour vachard, se relaient sans temps mort dans les karaokés de la capitale nippone jusqu'aux premières lueurs du jour et rejettent avec le même dédain l'esprit de sérieux de leurs aînés. Ils savourent la douce insouciance de ceux qui savent que l'avenir leur appartient. De cette folle équipée naît une rumeur colportée dans toutes les salles de rédaction: Martine et Dominique filent le parfait amour..


Grand bien leur fasse, mais c'est grâce à Nafissatou Diallo, que la France a échappé à cet énergumène, au Perv comme le surnomme la presse étasunienne. 

Les journalistes, la classe politique de gauche comme de droite, en passant par le centre, tous savaient que DSK avaient des problèmes  sexuels, ils connaissaient tous l'immoralité du personnage, mais pas un, (du moins il y a eu un ou deux toutefois leurs voix ont été inaudibles) n'a informé la population de la perversité du personnage, non il lui tendait la perche pour être président de la France.

La plus grande majorité de la classe politique et les journalistes  français sont à vomir, tous ces gens sont la honte de la France, des indignes, pas un pour racheter l'autre.

Maintenant, ils peuvent déblatérer, lui pisser dessus,  la bête est par terre, elle ne risque pas de se rebiffer,  au crépuscule des lâches, ils pourront tous aller au bal.


Evariste Zéphyrin  






Natasha Kiss et Gengis-Strauss-Khan


Bien sûr on va encore dire que c’est un coup monté et que Natasha Kiss est un membre du «complot». Il n’empêche que la montée au créneau de cette porn star italienne pour défendre la moralité de l’ex-futur président de la République est une première dans l’histoire de France et que j’ai eu un peu de mal, au début, à y croire. «Je me souviens très bien de lui, explique-t-elle. Je l’avais d’ailleurs immédiatement surnommé Genghis Khan.» Il faut quand même expliquer que la scène se passe dans un « club privé » parisien. Un de ces clubs échangistes - Les Chandelles, probablement - dont Le Perv (c’est son nouveau surnom outre-Atlantique) était, dit-on, un familier. Je ne vous décrirai pas Les Chandelles car je n’y suis jamais allé. Mais l’établissement a un site qui ne cèle rien d’une ambiance qui se veut échangiste et très raffinée. Quant à Natasha Kiss, ses photos sont moins rares sur le net que celles de Nafissatou. Grâce à cette Natasha on apprend que Strauss-Kahn était seul dans ce club – Anne n’étant peut être pas facile à échanger - et qu’il y était venu en vieux loup famélique dans l’espoir de se mettre quelque chose sous la dent, si l’on peut dire. Celui que le parti socialiste nous présente comme un « séducteur » n’avait pas beaucoup de succès, semble-t-il, puisque, d’après Natasha Kiss, il «semblait encaisser les râteaux d’autres femmes avec beaucoup de classe». Classe ou pas, voilà qui n’est pas très bon pour Me Brafman, le défenseur du Perv, car si notre Casanova est un collectionneur de râteaux, même dans les lieux les plus chauds de Paris, on peut comprendre qu’à New York, ville plutôt puritaine, où personne ne le connaissait, Dominique puisse s’équiper sans problème pour monter une vraie jardinerie, et qu’une fois rentré à son hôtel, n’en pouvant plus, il saute sur tout ce qui bouge et sûrement avec beaucoup moins de classe lorsqu’il s’agit d’une prolétaire, à la peau noire de surcroît. «Strauss-Kahn, explique Natasha Kiss, n’était pas un lourd affamé de femmes comme il est dépeint. Il était très gentil, très bien élevé et ne s’est pas comporté comme un chien, comme ça arrive régulièrement. Au contraire! Il m’a traitée avec douceur en me faisant des câlins. C’est ce qui m’a touchée. Il s’agit juste d’un libertin, rien d’autre». Natasha Kiss ne se présente pas comme quelqu’un de farouche, c’est le moins que l’on puisse dire. Que nous apprend-elle ? D’abord qu’avec elle, il n’y a pas eu de «râteau». Et que, Dominique ayant demandé très poliment la permission, le coït - pratiqué sur place et en public ? - n’aurait pas été violent. La violence, on l’imagine plus volontiers en privé lorsqu’une femme dit simplement : non. D’ailleurs le surnom de Gengis Khan qui a laissé une réputation d’une certaine férocité – avec quelques millions de morts derrière lui - est assez contradictoire, à mon avis, avec la douceur présumée des « câlins » du Perv. En attendant, la presse américaine, tout particulièrement The Daily Beast et le New York Post, s’en donnent à cœur joie à propos de la nouvelle résidence de Gengis Strauss Khan qu’Anne a réussi à trouver après une série de «râteaux » d’un autre genre : ceux des copropriétaires qui ne voulaient pas du Perv dans leur immeuble. Elle a finalement trouvé un hôtel particulier à louer pour 35 000 euros mensuels. Une surface de 632 mètres carrés. Dire qu’il y a seulement trois semaines, ils étaient choqués qu’on puisse parler de leur train de vie et de gauche caviar. Mais qui va faire passer l’aspirateur ? Strauss-Kahn ? Anne Sinclair ? Peut-on imaginer en effet que le juge, en de pareilles circonstances, autorise l’embauche d’une employée de maison pour que ça recommence de plus belle ? A moins que Natasha Kiss et quelques unes de ses copines se dévouent. Qu’elles se fassent embaucher par le couple. Dress code : tablier blanc, maquillage noir, perruque afro. On a des raisons de penser qu’Anne Sinclair est compréhensive et qu’elle acceptera.


Claude Ribbe